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  • : Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
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  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 16:33
Les bibliothécaires parisiens en grève le 17 décembre pour dénoncer le mépris d'Anne Hidalgo et de son équipe

Une manifestation se tiendra le matin devant la bibliothèque Parmentier (XIe), puis une autre l’après-midi devant celle d’Hélène Berr (XIIe)

La situation des bibliothèques municipales parisiennes empire de jour en jour avec les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années et la diminution importante des effectifs.

A ces dégradations des conditions de travail s’ajoute le manque de considération, certains diraient le mépris, envers les personnels qui travaillent à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris puisque ces derniers ont les primes les plus basses… de toute l’administration parisienne ! Une municipalité qui visiblement ne compte pas corriger cette injustice comme un affront de plus envers les personnels de la filière culturelle

Nous sommes tous au bord de l’implosion et de la saturation et en avons assez d’être payés moins que tous les autres personnels de la Ville bien que travaillant, tous les soirs jusqu’à 19h, tous les samedis, et le dimanche pour certains ! Enfin, pour rajouter au ras-le-bol, Anne Hidalgo impose d’ouvrir sept nouvelles bibliothèques le dimanche, sans même proposer les effectifs nécessaires pour fonctionner normalement. Une véritable provocation ! Son adjoint à la culture, Bruno Julliard est fermé à toute négociation en refusant toutes les propositions raisonnables des organisations syndicales et des personnels concernés.

Face à cette situation de crise, nous n’avons d’autre choix que de manifester en nous mettant en grève le samedi 17 décembre pour réclamer des conditions de travail dignes, la reconnaissance de nos compétences et de nos métiers, des effectifs supplémentaires et un rattrapage conséquent de nos primes pour être au niveau des autres agents de la Mairie de Paris.

Le 17 décembre, à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA, soyons très nombreux et mobilisés pour obtenir l’ouverture de négociations sur l’ensemble de nos revendications, pour qu’enfin la Maire de Paris prête une attention à la situation des personnels des bibliothèques

Pour afficher notre détermination plusieurs manifestations seront au programme : une première se tiendra le matin devant la bibliothèque Parmentier (XIe), puis une autre l’après-midi devant celle d’Hélène Berr (XIIe). Oui, soyons très nombreux.

Paris: les bibliothucaires manifesteront le 17 décembre pour demander l'ouverture de négociations sur leurs revendications

Paris: les bibliothucaires manifesteront le 17 décembre pour demander l'ouverture de négociations sur leurs revendications

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 14:08
La mairie de Paris demande à ses agents de suggérer aux parisiens les projets qu’ils devront proposer au prochain budget participatif

        Une initiative pas très éthique d'ors et déjà rejetée par les personnels

Le budget participatif, cette grande idée vendue aux parisiens par Anne Hidalgo, commence vraiment à tourner en eau de boudin. Il y avait déjà eu l’idée de se défausser sur les parisiens pour pallier l’incompétence municipale (lire ici). Ou encore cette tentative de manipuler l’opinion en inventant des faux citoyens (lire là). Mais voilà maintenant que la Ville demande à ses agents d’influencer les parisiens pour que ces derniers proposent les « bons projets » pour le prochain vote « participatif ».

C’est en effet une curieuse demande qui a été envoyée aux personnels travaillant dans les sections discothèques des bibliothèques de la capitale. « Cette année encore, les parisiens ont proposé de nombreuses idées pour le budget participatif concernant la musique en bibliothèque. Malheureusement, aucune d’entre elles n’a aboutie ». Pas de pot. Mais l’administration étant pugnace « un groupe de travail s’est donc constitué pour aider les porteurs de projets pour le budget participatif 2017 ». Aider les parisiens, pas assez grands pour penser par eux même, c’est ce que l’on appelle un grand bond en avant démocratique.

Et pour ceux qui douteraient de la motivation municipale, cette dernière a fait chauffer l’imprimante couleur. « Afin de mobiliser le public, nous vous proposons de distribuer des petits flyers à vos usagers » annonce-t-elle émue. Des flyers qui sont déjà arrivés à bon port dans les établissements. Comme quoi l’administration peut être efficace quand elle veut.

Inutile de dire que cette proposition de « co-construction » a fait tomber de leurs platines les discothécaires du réseau. Ces derniers pensaient naïvement que le budget participatif consistait à donner aux Parisiens la possibilité de proposer eux-mêmes des projets dont la mairie n’avait pas l’initiative. Bon, avec la dernière proposition de l’administration on est maintenant sûrs que non.

D’autant que cette nouvelle idée municipale pose quand même de gros problèmes éthiques. Soit il s’agit aux agents de suggérer subtilement aux habitants de proposer des projets qui  leurs conviennent. En bon français on appelle ça de la manipulation.

Soit les personnels risquent de faire face à des usagers qui portent des projets qui pourraient aller à l’encontre des politiques culturelles construites par les équipes elle même. Et là on est pile poil dans ce que l’on nomme « un conflit de valeur ». Un terme bien connu des spécialistes de la santé mentale au travail et en principe officiellement combattu par la mairie. La même qui en tant qu’employeur a vanté aux partenaires sociaux un plan d’action pour lutter contre les troubles psycho-scociaux. 

Dans les deux cas, on comprend que les agents en rejettent le principe. La mairie a donc raté son coup.

Caramba, encore raté !

Caramba, encore raté !

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 07:50
Négociation sur les primes de la filière culturelle : la Mairie de Paris se fout ouvertement des bibliothécaires

Face à cette véritable provocation et ce nouvel affront envers les personnels, la CGT a quitté la salle.

RIFSEEP ! C'est l'acronyme barbare derrière lequel se cache un nouveau dispositif qui a pour but de remplacer la plupart des primes et indemnités existantes sous une autre appellation. Mais attention « sans perte de rémunération pour les agents concernés » prennent toutefois bien soin de préciser ses thuriféraires.

Un dispositif en vigueur dans certains services de l’État que la ville de Paris compte appliquer à son tour. Mais avant cela, elle voudrait voir comment le mettre en œuvre. Et c’est la Direction des Affaires Culturelles qui a été désignée comme cobaye pour subir l’expérimentation.

« Une direction pas trop grande, composée majoritairement d’agent appartenant à la même filière administrative » a argué la municipalité pour expliquer son choix. L’occasion pour la CGT de profiter de cette « expérimentation » pour justement parler du sujet qui fâche : les primes versées aux agents des bibliothèques, les plus basses par rapport à tous les autres personnels de la Ville de Paris.

Inutile de rappeler que notre syndicat demande cette revalorisation des primes depuis plusieurs années. D'ailleurs il faut savoir que pour la petite histoire la mairie de Paris s’était engagée à mener cette réflexion après le mouvement social sur l’ouverture du dimanche en 2011 (lire ici).

Dès la première réunion, nous avions averti que les rencontres entre les syndicats et la DRH n’avaient de sens que si cette dernière faisait des propositions pour un rééquilibrage des primes de la filière culturelle qui les mèneraient au niveau de celles des autres directions avec à la clé un calendrier pour sa mise en œuvre.

Au final, la municipalité a décidé de se foutre ouvertement de la gueule des bibliothécaires qui déjà travaillent les jours jusqu’à 19 heures, tout les samedis et, pour de plus en plus de collègues, le dimanche. Mais voilà les bibliothèques sont composées en majorité de personnel féminin. Ceci explique sûrement cela. En tout cas la mairie les considère comme quantité très négligeable si l’on en croit sa proposition de « revalorisation ».

Négociation sur les primes de la filière culturelle : la Mairie de Paris se fout ouvertement des bibliothécaires

Il faut dire que l’équipe dirigée par Anne Hidalgo fait fort. Très fort même puisque elle propose par exemple pour les ASBM (catégorie B) une augmentation (très) progressive…de 25 euros par mois au bout de quatre ans ! Pour les Bibliothécaires et Conservateurs, corps de catégorie A, ce sera respectivement une augmentation de 34 et 42 euros par mois (mais attention pas d’emballement intempestif là aussi très progressivement sur quatre ans). Précisons juste qu'avec cette « augmentation » les primes de la filière culturelle restent toujours bonnes dernières et n'atteignent même pas la moyenne basse des autres agents de la Ville.

Bref, pas question pour la mairie Paris de corriger une injustice pourtant unanimement reconnue. Pour répondre à cette véritable provocation et ce nouvel affront envers les personnels de la filière culturelle, la CGT a décidé de s’en tenir à sa parole et de quitter la réunion.

Face à cette situation de crise, il est grand temps de se manifester pour réclamer des conditions de travail dignes avec des effectifs supplémentaires, la reconnaissance de nos compétences, de nos métiers, et un rattrapage conséquent de nos primes pour être au niveau des autres agents de la Mairie de Paris. Premier rendez-vous : le samedi 17 décembre à l’appel de l’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP ET UNSA) avec au programme plusieurs manifestations. Une le matin devant la bibliothèque Parmentier pour accueillir le maire du XIème et Bruno Julliard qui doivent venir inaugurer sa réouverture. L’autre l’après midi devant Hélène Berr (XIIe). Soyons nombreux.

Négociation sur les primes de la filière culturelle : la Mairie de Paris se fout ouvertement des bibliothécaires
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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 10:20
            Ouverture du dimanche : à la mairie de Paris, c'est le Grand bond en avant

Ouverture du dimanche : à la mairie de Paris, c'est le Grand bond en avant

          Un document digne des meilleurs moments de Mission Capitale

Il souffle comme un vent de panique à la mairie de Paris. En effet, les personnels des bibliothèques ont eu la surprise de recevoir un mail du directeur des affaires culturelles en personne (lui qui écrit rarement aux personnels) pour leur expliquer le bienfait des prochaines ouvertures du dimanche.

Selon lui, « les agents ne seront pas obligés de travailler le dimanche, ces ouvertures ne se feront pas au détriment de l’accueil des usagers et des postes seront créés pour permettre l'ouverture du dimanche ». Un véritable florilège.

Pour appuyer sa démonstration, il a fait appel aux services de la propagande de la mairie pour élaborer un document (disponible sur simple demande) digne des meilleurs moments de Mission Capitale, ce petit livre rouge municipal envoyé tous les mois aux agents.

Néanmoins, nos services ont retrouvé la première mouture décrivant les véritables modalités de l’ouverture du dimanche des bibliothèques. La voici. Un vrai Flash info !

      Ouverture du dimanche : la mairie de Paris en vante les bienfaits aux bibliothécaires

Ouverture du dimanche : la mairie de Paris en vante les bienfaits aux bibliothécaires

« Il ressort des enquêtes de satisfaction que les usagers souhaitent une plus grande ouverture notamment le dimanche » affirme la mairie de Paris.

Faux : la demande des usagers se porte en tout premier lieu sur les matinées et nocturnes ainsi que les lundis. Le dimanche n’est pas leur premier souhait selon les enquêtes Qualiparis réalisées auprès des usagers des bibliothèques.

« Il convient de mettre en place cet engagement en veillant à concilier la réponse aux attentes des Parisiens, le respect des conditions de travail du personnel et la qualité du service public ».

Faux : comme on l’a vu, ce ne sont pas les attentes premières des parisiens. Les conditions de travail du personnel et la qualité du service public seront très dégradées.

« Les représentants du personnel sont consultés sur les conditions de travail et les ouvertures de sites à l’occasion des audiences consacrées spécifiquement au bibliothèques, des comités techniques et des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail ».

Faux : lors de ces différents comités, l’avis contre l'ouverture du dimanche dans de telles conditions, majoritaire chez les représentants du personnel, s’est heurté à une posture méprisante de la part de Bruno Julliard, le premier adjoint en charge de la culture (lire ici). Pire, une motion adoptée par la majorité du Comité Technique demandant la présence de huit titulaires le dimanche à Hélène Berr n’a pas été inscrite au compte-rendu ! Pourtant, on ne peut pas dire que la demande était révolutionnaire. Enfin, précisons que si ces comités ont été réunis c'est uniquement parce que la règlementation l’exige sinon la mairie de Paris s'en serait bien passé.

« Les bibliothécaires qui travaillent le dimanche le font sur la base du volontariat ».

Faux : Les agents qui sont actuellement affectés à une bibliothèque qui ouvrira le dimanche seront obligés de travailler le dimanche, c'est la loi de la fonction publique. A moins de demander sa mutation dans un autre établissement qui lui convienne, ce qui est loin d'être évident. D'autant que le choix va se restreindre de plus en plus, avec douze bibliothèques ouvertes le dimanche d'ici 2018 selon la mairie de Paris. Ce qui correspondra à un tiers des effectifs du réseau.

Ouverture du dimanche : la mairie de Paris veut que mille automates s'épanouissent

Ouverture du dimanche : la mairie de Paris veut que mille automates s'épanouissent

« Les usagers bénéficient le dimanche des services habituels tels que le prêt et le retour de documents ; ils peuvent aussi s’inscrire et être renseignés ».

Faux : les usagers seront accueillis soit par des contractuels formés sur deux jours seulement soit par des titulaires formés correctement mais très sollicités et beaucoup moins voire non disponibles. Le renseignement bibliographique pointu tel qu’on nous le demande en permanence ne pourra pas être assuré ainsi que l’aide à la recherche de documents.

« Le dimanche je travaillerai moins que le samedi ».

Faux : le samedi, l’amplitude d’ouverture est certes plus grande mais le nombre de titulaires présents permet de n’effectuer que deux ou trois tranches de service public d’une heure trente, soit au maximum quatre heures et demie de service public, le tout entrecoupé de pauses et de travail interne. Le dimanche, les personnels devront effectuer effecteur cinq heures d’affilée de service public. Sans interruption et sans pause. Nous sommes donc là en présence d’un argument de mauvaise foi manifeste. Les personnels savent parfaitement que le travail du dimanche n’est pas une promenade de santé !

« Des postes sont créés pour permettre l’ouverture du dimanche ».

Faux : En ce qui concerne Hélène Berr, sur les trois postes créés, deux correspondent seulement à un simple rattrapage du sous-effectif dû aux temps partiels. Il n'y aura que sept titulaires par dimanche alors qu’il en faut au minimum quatorze pour les retours de documents, le renseignement et les inscriptions. De plus, les bibliothécaires d'Hélène Berr sont aidés en semaine par quatre agents pour le rangement. Le dimanche, ils seront donc moins en terme d'effectif que le samedi alors que la fréquentation sera plus importante d'après la mairie de Paris.

« La bibliothèque ouvrira le dimanche de manière dégradée ».

Vrai : pour toutes les raisons exprimées précédemment et en se basant sur l’expérience des établissements ouverts le dimanche, cela s’effectue sur un mode dégradé, tant au niveau de l’accueil du public que des conditions de travail des personnels.

Et gardons le meilleur pour la fin : « Les bibliothécaires auront une compensation financière» ose se vanter la mairie la mairie.

Vrai.......Mais c'est uniquement grâce aux syndicats et aux personnels qui ont fait grève pour obtenir cela. Alors que la mairie offrait une maigre prime de cinquante euros brut, les bibliothécaires ont fini par obtenir cent euros après douze semaines de mobilisation en 2010 (lire ici l'article de 20 minutes).

Question mouvement social, le réseau va remettre ça le 17 décembre. Et Hélène Berr tous les dimanches dès janvier prochain (lire ici et ). A croire que les bibliothécaires parisiens n'ont pas été convaincus par la propagande municipale.

Ouverture du dimanche : le directeur et la mairie de Paris tentent en vain de convaincre les bibliothécaires

Ouverture du dimanche : le directeur et la mairie de Paris tentent en vain de convaincre les bibliothécaires

- Madame, on a raté notre coup, notre propagande est partie faire la chasse aux Pokemon

                             - Pfff, ça plus le toit de la Canopée qui fuit, quelle guigne !

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 08:04
Paris : les bibliothécaires en ont vraiment ras-le-bol !

C’est pourquoi l'intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA) appelle tous les personnels du réseau des bibliothèques parisiennes à une grande assemblée générale le 17 novembre à la Bourse du Travail

La situation des bibliothèques municipales parisiennes est devenu tellement mauvaise avec les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années et la diminution importante des effectifs que désormais ce sont les ambiances de travail qui sont fortement dégradées dans de nombreux établissements. Un phénomène observé par tous les représentants des personnels, de plus en plus inquiets de cette situation. 

A ces dégradations des conditions de travail s’ajoute le manque de considération, certains diraient le mépris, envers les personnels qui travaillent à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris puisque ces derniers ont les primes les plus basses… de toute l’administration parisienne ! Nous sommes tous au bord de l’implosion et de la saturation et en avons assez d’être payés moins que tous les autres personnels de la Ville bien que travaillant, tous les soirs jusqu’à 19h, tous les samedis, et le dimanche pour certains !!!

Enfin, pour rajouter au ras-le-bol, Anne Hidalgo impose d’ouvrir sept nouvelles bibliothèques le dimanche, sans même proposer les effectifs nécessaires pour fonctionner normalement. D’ailleurs les conditions imposées par la Mairie sont telles que les collègues de la bibliothèque Picpus-Hélène Berr, les premiers à essuyer les plâtres en janvier prochain, sont non seulement en colère mais vivent une période de particulièrement pénible. Le climat se détériore et l’établissement risque une implosion à court ou moyen terme. Le nombre de postes vacants - dans cet établissement - proposés aux bibliothécaires du réseau en dit long à ce sujet.

Face à cette situation de crise, il est donc grand temps de se manifester auprès de nos élus de tutelle, notamment Bruno Julliard, premier adjoint également en charge de la Culture, pour réclamer des conditions de travail dignes et la reconnaissance de nos compétences et de nos métiers, avec également des demandes d’effectifs supplémentaires et un rattrapage conséquent de nos primes pour être au niveau des autres agents de la Mairie de Paris.

Alors, tous à l’Assemblée Générale du jeudi 17, à partir de 9h30, à la Bourse du Travail (salle Jean Jaurès), 3 Rue du Château d'Eau, métro République, pour décider ensemble des actions à mener, et ce dès le mois de décembre. Cette réunion, autorisée par l'administration dans les cadres des heures d'information syndicale, se déroule donc sur le temps de travail : soyons nombreux !

Les syndicats appellent les bibliothécaires parisiens à une assemblée générale le 17 novembre

Les syndicats appellent les bibliothécaires parisiens à une assemblée générale le 17 novembre

                                            - Rendez-vous salle Jean-Jaurès, la bien nommée !

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 11:35
Remise officielle du rapport d’enquête sur la souffrance au travail à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris

Le Comité d'Hygiène et Sécurité, récipiendaire de ce rapport très alarmant, va maintenant travailler sur un plan d’actions pour mettre fin à ce que les spécialistes appellent les troubles Psycho-Sociaux

C’est un rapport qui était très attendu. Il faut dire que les informations publiées conjointement par l’UNSA des attachés d’administrations parisiennes et la CGT des affaires culturelles sur la souffrance au travail au cœur même de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris avaient sidéré jusque au plus haut niveau de l’Hôtel de Ville (lire ici et ).

Finalement, après plusieurs mois d’une enquête menée conjointement par une psychologue clinicienne du travail nommée par la Direction des ressources Humaines (DRH ) de l’administration parisienne et notre représentante élue du Comité Hygiène, Sécurité et des Conditions de travail (CHSCT) laquelle a déclenché l’alerte, ce sont plusieurs dizaines de pages, fruit du témoignage d'une trentaine d'agents en souffrance, qui sont remises au CHSCT de la DAC composé de membres nommés par l’administration et de représentants du personnel.

Une séance au cours de laquelle les représentants syndicaux ont interpellé très vivement, Bruno Julliard, le président de l’instance en tant que premier adjoint à la culture, sur les conséquences qu'ont les orientations politiques de la mairie dirigée par Anne Hidalgo sur la santé physique et mentale de son personnel. Une situation confirmée par le rapport d'enquête, dont la qualité a par ailleurs été saluée par tous.

Il décrit de manière plutôt accablante une organisation du travail et certains comportements managériaux clairement inacceptables au sein du siège de la Direction des Affaires Culturelles déjà mis en exergue lors de l'alerte officielle (lire ici). Le résultat de cette enquête, remis à l'ensemble des membres du CHSCT de la DAC, met ainsi en lumière nombre de dysfonctionnements. Et chose interessante pas seulement du côté de l'administration mais aussi du côté du politique, notamment la pression exercée par les cabinets des élus.

Pour mettre fin à ce que certains qualifient « d’organisation toxique » les élus du CHSCT de la DAC vont donc désormais s’appuyer sur ce rapport, lequel donne des pistes nombreuses et étayées, pour rédiger un « plan d'action » que devra appliquer la Mairie de Paris. Une première étape.

 

Remise officielle du rapport d’enquête sur la souffrance au travail à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 17:00
Le Musée d'Art Moderne de Paris obligé de fermer sine die l'expo Carl André pour des « raisons techniques »

                         La réalité, c'est que les œuvres ont pris la pluie

« Pour des raisons techniques, l'exposition Carl Andre est exceptionnellement fermée samedi 12 et dimanche 13 novembre. Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée », peut-on lire (très discrètement d’ailleurs) sur le site du musée d'Art Moderne (MAM) de la Ville de Paris, situé avenue du Président Wilson dans le XVIème arrondissement.

En fait de « raisons techniques », c'est qu'il y a des fuites récurrentes au musée d'Art moderne, notamment au département contemporain (l'ARC), situé sous une verrière, où prennent place certaines expositions. Cette fois, ce sont des œuvres en bois de Carl André, présentées horizontalement, qui ont pris la pluie...Elles ont été bâchées mais l'expo est suspendue... A notre avis, les prêteurs ne vont pas être très contents !

On ignore si Paris-Musées, l'établissement public en charge des musées municipaux de la capitale, a communiqué cette information à la presse. Et si oui, comment il a justifié l'interruption de l'exposition. En sortant les parapluies ?

Dernière minute (le 16 novembre). Devant l'étendue des dégâts, l'établissement public a été obligé d'avouer sur le site du musée que finalement « les infiltrations dans la verrière l'oblige à fermer l’exposition Carl Andre jusqu’à mi-décembre ». Hmm, au moins.

 

Le Musée d'Art Moderne de Paris obligé de fermer sine die l'expo Carl André pour des « raisons techniques »
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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 08:04
  La mairie de Paris enterre le plan climat pour mieux vendre le patrimoine (dans tout les sens du terme)

Le malaise s’installe de plus en plus chez les agents de la Direction des Affaires Culturelle 

La Maire de Paris a décidé de démanteler les services centraux de la Direction des Affaires Culturelles (DAC)  hébergés depuis de nombreuses années rue des Francs Bourgeois dans le IVème arrondissement. En substance, la direction elle-même, les ressources humaines, et les services associés à l’art contemporain (cinéma, photographie, arts plastiques) resteront dans le quartier du Marais, alors que le patrimoine et l’histoire iront rue du Pré, porte de la Chapelle (XVIIIe).

Cette décision est lourde de conséquence, les agents travaillant dans la sous-direction de l’histoire et du patrimoine intervenant quotidiennement sur les chantiers de restauration des édifices cultuels appartenant à la Ville (96 édifices en tout), notamment les églises, certains agents vont passer des jours entiers dans les transports en commun ! Un déménagement qui pour les personnels et l'intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA en dit beaucoup sur ce qui se passe dans la municipalité dirigée par Anne Hidalgo. Décryptage…..

La Ville est incapable de gérer son parc immobilier : la Ville a vendu l’hôtel de Coulanges (35-37 rue des Francs Bourgeois) en 2014. Un bâtiment qui abrite une partie des services centraux de la DAC. Pourtant depuis cette date, la municipalité n’a pas été capable de reloger quiconque, où que ce soit. Mais devant livrer ce superbe hôtel particulier à son nouveau propriétaire en août 2017, elle a donc décidé de reloger les services gérant le patrimoine et l’histoire, dans une certaine précipitation et sans concertation avec les agents directement concernés, porte de la Chapelle !

Le siège du Crédit municipal de Paris loué à du privé : le Crédit municipal de Paris, filiale à 100 % de la Ville, possède un gigantesque siège social en plein centre de Paris. Les services de la Ville qui y étaient logés, doivent laisser leur place à des locataires privés qui paieront beaucoup plus cher. Les loyers permettent ainsi de pallier la situation financière délicate que vit actuellement le CMP (la Ville a dû recapitaliser la banque en 2015).

 La mairie de Paris vend son patrimoine (dans tout les sens du terme)

La mairie de Paris vend son patrimoine (dans tout les sens du terme)

Le plan climat est enterré : les services du patrimoine et de l’histoire devant intervenir quotidiennement dans le centre de Paris, ce déménagement improvisé implique des déplacements continuels des agents entre la porte de la Chapelle et le centre de Paris. Le plan climat n’est pas suivi par la Ville elle-même. Pour cinq jours de travail, certains agents passeront une journée entière dans les transports en commun et en voiture par semaine, ce qui ne fera qu’augmenter la pollution et les embouteillages. Pour mémoire, un agent du patrimoine et de l’histoire devant se rendre dans les salles d’expositions allouées par la DAC (bibliothèque Forney, Hôtel de Ville) perdra 1h30 dans les transports. Pour les ingénieurs et les conservateurs chargés de la restauration des églises, cela représente parfois jusqu’à deux heures de perdu par déplacement entre la porte de la Chapelle et les édifices eux-mêmes (Saint-Pierre de Montrouge, Sainte-Anne de la Butte-aux-Cailles).

Le plan église est suspendu : en octobre 2015, la Maire de Paris annonçait un plan de restauration des églises de Paris pour un montant de 80 millions d’euros. Ce plan est aujourd’hui purement et simplement impossible à atteindre. Un tel déménagement suppose une perte de charge allant jusqu’à 30 % pour la seule mandature. Le plan église ne pourra de toute façon pas être appliqué durant la mandature, la Ville elle-même le reconnait. Une promesse de la Maire qui ne sera donc pas tenue.

Le malaise s’installe de plus en plus dans les services de la Ville : cette improvisation dans la gestion de la Ville, puisqu’il faut dire les choses clairement, provoque un profond malaise. Les services de la DAC déménagent à peu près tous les cinq ans, impliquant des coûts de déménagement, des travaux d’installation, au budget exorbitant. Elle suppose une constante désorganisation des services par la mutation d’une part importante des agents. Elle provoque une incompréhension des agents devant des arbitrages autoritaires et non négociables.

Une hiérarchie de la culture au sein de la Ville ? On finit tout de même par se demander si ce déménagement n’est pas une sanction ? Observez que les services qui gèrent la création, l’art contemporain, la Nuit Blanche, le cinéma, ceux qui sont et budgétairement et médiatiquement les plus avantagés depuis le début de la législature, c’est le moins que l’on puisse dire, restent au centre de Paris alors que les services gérant le patrimoine, l’archéologie, l’histoire, la conservation ceux qui ont fait l’objet de nombreuses polémiques dans les médias, nous ne reviendrons pas sur les serres d’Auteuil, la halle Freyssinet, Notre-Dame du Lorette, ou la Commission du Vieux Paris, sont finalement sanctionnés, budgétairement et humainement.

 

  La mairie de Paris enterre le plan climat pour mieux vendre le patrimoine (dans tout les sens du terme)

    - Pour tenir ma promesse je vais vendre le patrimoine. Et dans tout les sens du terme !

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 08:18
Paris : le « Plan églises » de la mairie mis en péril

L’intersyndicale va prendre rendez-vous avec le Diocèse pour l'alerter sur les conséquences des projets de la Ville de Paris visiblement en contradiction avec les annonces faites par Anne Hidalgo

Le transfert des services du patrimoine de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, en charge notamment de l’entretien des églises, synagogues, temples devenus propriété communale suite à la Loi de 1905, pourrait avoir de graves répercutions sur l’exécution des chantiers de restauration dans les 96 édifices cultuels de la  capitale et l’entretien et la préservation des 40 000 œuvres d’art qui s’y trouvent.

En effet, ce service de la sous-direction du Patrimoine et de l’Histoire (SDPH), situé dans le centre de Paris (rue des Francs-bourgeois, IVe) doit être délocalisé vers la Porte de la Chapelle. Or ce lieu est très mal desservi par les transports et surtout très éloigné des chantiers où doivent se rendre quotidiennement nombres d’ingénieurs, de surveillants de travaux ou encore de conservateurs responsables des chantiers de restauration. De quoi mettre en péril le « Plan églises » de 80 millions d’euros annoncé par la Mairie de Paris en octobre de l’année dernière.

Malgré une lettre très argumentée signée par l’immense majorité des agents adressée à Anne Hidalgo, dénonçant avec ce déménagement « une dégradation considérable des temps de concertation entrainant des retards qui auront pour conséquence l’impossible maintien du niveau de qualité et d’efficacité des actions menées par cette sous-direction pour préserver le patrimoine parisien » la mairie est restée sourde aux alertes des agents. L'Hôtel de Ville est aussi resté muet pour justifier de l’efficacité de ce transfert puisque celui-ci a été visiblement décidé dans l’urgence pour des raisons uniquement budgétaires.

« On ne peut pas croire qu’une seule problématique budgétaire vienne mettre en péril les promesses faites par la Maire de Paris sur la sauvegarde indispensable de toutes ces richesses à transmettre aux générations futures » ont ainsi déclaré les spécialistes de la question, lesquels ont calculé « une perte de charge de près de 30% » sur les différentes mises en chantier. « La municipalité parisienne est-elle en train de saborder ses engagements faits en octobre 2015 dans le cadre du Plan d’Investissement de la Mandature (80 M€) pour la préservation du patrimoine religieux de la Ville ? » s’alarment déjà les professionnels du secteur.

C’est pourquoi les agents de la sous-direction du Patrimoine et de l’Histoire demandent à la mairie de Paris de revenir sur cette décision. De son côté, l'intersyndicale - CGT, FO, UCP, UNSA et SUPAP - va solliciter un rendez-vous avec le Diocèse de Paris pour l'alerter sur les conséquences des projets de la Ville de Paris visiblement en contradiction avec les annonces d’Anne Hidalgo et de son équipe.

 

Plan église : L'intersyndicale va demander un rendez-vous avec le diocèse de Paris

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 08:12
Paris XIIIe : les élus de l’arrondissement votent pour que les agents municipaux puissent déjeuner sans trop dépenser

Ce vote, qui exige le maintien de la cantine située dans la mairie du XIIIe arrondissement, sera aussi présenté au Conseil de Paris

C’est une nouvelle qui a pris tout le monde de court. Non seulement les personnels municipaux qui s’y rendaient mais aussi les élus, lesquels ont été tenus soigneusement dans l’ignorance. Il faut dire que la décision de fermer la seule cantine réservée aux agents de la Ville de Paris travaillant dans le quartier avait de quoi choquer. Surtout que ce restaurant administratif, situé dans les locaux de la mairie du XIIIe arrondissement, avait ouvert ses portes il y a à peine six ans.

Pourtant les agents qui bénéficient de cette cantine sont très nombreux. Outre les employés de la mairie elle-même, sont également concernés, entre autres, les agents travaillant dans les crèches, les parcs et jardins, les affaires scolaires, la voirie ou les équipements sportifs situés dans le quartier, sans même parler des personnels de la bibliothèque de la place d’Italie ou de la rue de la Glacière. On remarque donc que cela fait du monde. Et même du beau monde puisqu'on y aperçoit aussi de temps en temps... le maire en personne, Jérôme Coumet ! Ce qui prouve bien l’utilité du lieu.

Dans son projet, la mairie centrale proposerait d’envoyer déjeuner les personnels concernés à Pétaouchnock... En tout cas à plusieurs kilomètres de là : porte d’Ivry ou avenue de France. « Cela impliquerait des temps de déplacement assez conséquents, trente à quarante minutes aller-retour, et contraindrait les agents à utiliser les transports en commun. Ce qui poserait un problème d’organisation dans les services, notamment à ceux qui reçoivent du public » dénonce la CGT dans un communiqué. De surcroit, vu les faibles salaires des agents, car beaucoup appartiennent à la catégorie C de la fonction publique, « il n’est évidemment pas envisageable de contraindre les agents à se restaurer dans les commerces du quartier, cela aurait un impact pécuniaire trop important » précise le syndicat. Si bien que plus de quatre cents agents ont écrit pour protester à Anne Hidalgo, son adjoint en charge des personnels, Emmanuel Grégoire (par ailleurs patron de la Fédération socialiste de Paris), et à la présidente de l’ASPP, la structure en charge des cantines de la Ville de Paris.

En attendant de connaitre la position de l’Hôtel de Ville, les personnels ont reçu un appui de poids pour conserver la cantine de la mairie du XIIIe. Et rien moins que celui des élus de l’arrondissement ! Lesquels ont voté à l’unanimité en conseil municipal « le maintien de la cantine située dans la mairie » ou à défaut « son remplacement par un restaurant administratif situé à proximité du lieu de travail des agents en poste dans le quartier de la place d’Italie ». C'est-à-dire sans avoir à prendre les transports en commun. Un vote qui devrait facilement convaincre l'ASPP de revenir sur sa funeste décision car, ironie de l'histoire, sa présidente n'est autre... qu'une élue du XIIIe, Annick Olivier !

Le texte va maintenant être présenté au Conseil de Paris. Et la balle est désormais dans le camp d’Anne Hidalgo et de son équipe pour que les agents municipaux du XIIIe puissent déjeuner sans trop dépenser leur maigre paye, eux qui n’ont pas droit (comme tous leurs collègues des autres services d’ailleurs) aux titres restaurant ni aux primes de panier, dont peuvent bénéficier les autres salariés.

   Jérôme Coumet, et les élus du XIIIe interpellent Anne Hidalgo sur la cantine de la mairie

Jérôme Coumet, et les élus du XIIIe interpellent Anne Hidalgo sur la cantine de la mairie

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