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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

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4 avril 2022 1 04 /04 /avril /2022 10:43

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14 janvier 2022 5 14 /01 /janvier /2022 10:55

 

Dans les bibliothèques municipales de la capitale la situation est tellement chaotique que se pose désormais la question de savoir qui sont les responsables d’un tel fiasco

C’est peu dire que la mise en place des badgeuses dans les bibliothèques parisiennes tourne déjà à la farce alors l’administration, la main sur le cœur, disait « que tout serait en place le premier janvier » et « que les agents pourraient bénéficier de plus de souplesse en passant aux horaires variables ». Bon évidemment personne ne croyait à ces craques, d’autant plus que cette nouvelle « réforme » avait pour première conséquence d’empêcher de fait les personnels d’aller manger dans les cantines qui leur sont dédiées à la Ville de Paris (voir ici).

Pourtant la municipalité a au départ fait des miracles : commander en un temps record (quelques jours à peine) près d'une centaine de badgeuses. Une prouesse jamais vue jusqu’alors dans les bibliothèques parisiennes qui attendent parfois des semaines pour obtenir une simple réparation. Mais voilà à la Mairie de Paris y a toujours semble-t-il une couille dans le potage et l’opération Chronotime tourne déjà au fiasco. À croire que ceux qui ont imposé cette nouvelle contrainte étaient incapables de mettre en place un truc qui marche. Vous avez dit branquignols ?

Alors que depuis deux semaines maintenant les bibliothécaires sont censés badger à leur arrivée dans l’établissement… s’est posé un petit problème. Oh trois fois rien, juste qu’il n’y avait…aucune badgeuse d'installée dans la plupart des bibliothèques du réseau ! Des flèches on vous dit. Du côté de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, au lieu de faire preuve de bon sens et de reporter la mise en œuvre de ce nouveau système une fois que ce dernier sera - enfin - vraiment opérationnel, on a trouvé un système encore plus délirant.

« Vous badgerez dans un premier temps en vous connectant à votre ordinateur ». Du grand n’importe quoi quand on sait qu’il faut plusieurs minutes pour accéder à un ordinateur, plusieurs minutes encore pour que celui-ci s’allume et autant de temps pour ouvrir une session, si bien que l’agent se trouve sacrément pigeonné en étant facilement grugé de dix bonnes minutes. De quoi attiser la colère des personnels : « Quand on sait qu’on nous demande de travailler à la minute près pour engranger des JRTT, y’a un problème ! » entend-on communément dans le réseau.

 

 

                                         Chronotime :L'administration parisienne dans ses œuvres

 

 

Mais s’il n’y avait que ça... Il faut aussi badger deux fois au moment de la pause déjeuner, et à ce moment-là le système semble en « surcharge » comme le racontent de nombreux collègues, « c’est juste impossible de badger au retour de sa pause déjeuner, la connexion ne se fait plus, le lien « badger » ne fonctionne pas - nous avons perdu dix minutes avant de pouvoir enfin badger, c’est scandaleux ! » D’autant plus scandaleux que si on calcule bien ça fait déjà vingt minutes de perdues. Pendant ce temps-là, les chefs d’établissements s’arrachent la tête car ils ont été désignés « gestionnaires » de Chronotime et doivent par conséquent « corriger » ce genre de problèmes en rétablissant à la main les horaires normalement effectués par chaque agent. Sauf que, régulièrement, ils n’arrivent pas à passer outre. Si bien que la consigne est passée dans certains établissements de ne plus badger : « On régularisera plus tard » affirment-ils, désespérés par la situation.

Mais là où ça commence à faire très fort c’est pour les agents qui réussissent à badger, mais qui eux aussi se retrouvent bloqués et placés « en anomalie » par la machine infernale. Ce qui au fil des jours concerne... tout le monde puisque la machine ne prend en compte ni les temps partiels ni tous ceux à temps complet qui arrivent plus tard ou partent plus tôt en raison des très grandes amplitudes horaires journalières dans les bibliothèques. « Les codes n’ont été créés ni pour les agents à temps partiels ni pour les journées courtes » a finalement avoué l’administration qui franchement ne manque pas d’air puisque le sujet est officiellement sur la table depuis....sept mois! Il se murmure maintenant qu’ils pourraient finalement être créés…début février !! Des cadors on vous dit. Il faudra juste voir si les badgeuses seront elles aussi finalement toutes installées à ce moment-là…

Enfin, cerise sur le gâteau, lorsque les responsables des bibliothèques parisiennes font remonter tous ces « incidents » à l’administration via une adresse générique, c’est pour aussitôt se faire remonter les bretelles : « Nous devons sans cesse reprendre vos modifications, cela devient ingérable ! » se voient-ils ainsi répondre. Comme si c'était de leur faute si le système déconne. Ben c’est vrai quoi, l’administration est dirigée visiblement par des amateurs, à voir ce véritable fiasco, et en plus y en a qui ont l’outrecuidance de se plaindre. Ceci dit, eux aussi sont livrés à eux-mêmes (voir dans la rubrique commentaire).

En attendant c’est le chaos dans les bibliothèques parisiennes. Mais c’est peut-être la volonté de la municipalité dirigée par Anne Hidalgo et son équipe. À moins que cette dernière pour montrer sa bonne foi suspende sine die cette nouvelle procédure et attendre que cela marche vraiment……..

 

 

                                 Chaos dans les bibliothèques : la Ville de Paris en haut de l'affiche...

 

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11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 10:56

 

Même si ça se passe dans le XIIIème arrondissement, ce n’était finalement pas du Street Art ...

C’était le mardi 4 janvier, jour de rentrée pour cette nouvelle année. Au départ les agents  de la bibliothèque de la Place d’Italie située dans le XIIIe arrondissement ont cru que c’était une initiative de Jérôme Coumet, le maire du secteur, dont les bureaux sont de l’autre côté de la place, notamment connu pour son amour du Street Art dont il a fait une marque de fabrique pour son arrondissement :  l’installation d’une piscine in situ pour transformer la bibliothèque en lieu d’art contemporain avec le soutien de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris toujours en pâmoison pour ce genre d’animation. 

Et puis non finalement, c’était juste la pluie qui tombait sur la capitale et s’infiltrait dans les locaux le mardi 4 janvier. Plusieurs dizaines de litres tout de même. Et une bonne occasion d’étrenner l’année pour les bibliothécaires d’Italie déçus d’être ramenés à leur triste condition en épongeant et écopant et de ne pas assister à une « performance ». On ignore toutefois si de son côté Jérôme Coumet a tenté de mettre fin à cette situation en faisant pression sur l’administration pour éviter durablement toute nouvelle inondation à l’avenir. Ce qui après tout est son boulot de Maire.

A priori son magistère ne semple pas très efficace car bis repetita ce mardi 11 janvier, soit pile une semaine après le premier épisode, la bibliothèque Italie est de nouveau inondée ! Avec là encore des dizaines de litres d’eau qui se sont  de nouveau infiltrés à l’intérieur du bâtiment, rendant ce dernier de nouveau inaccessible au public comme l'illustre la photo publiée plus haut. C’est alors qu’est arrivée une nouvelle tuile : une panne de chauffage généralisée ! « La bibliothèque est désormais transformée en glacière et nous sommes obligés d’être engoncés dans nos manteaux pour éviter de tomber malades » nous rapporte un membre du personnel.

De son côté l’administration parisienne se garde bien d’intervenir en mettant en avant un argument imparable. « La bibliothèque Italie n’est pas située à la Glacière, celle qui est là-bas s’appelle Marina Tsvetaieva » ont-ils déclaré, prouvant bien là, leur fine connaissance de la localisation des bibliothèques du XIIIème arrondissement. En attendant, pourvu que dans les jours qui viennent, il ne pleuve pas dans le sud de la capitale.

 

 

                               Jérôme Coumet propose de rebaptiser la bibliothèque de la Place d'Italie

                                                - Je vais même rajouter "inondable" après "zone"

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3 janvier 2022 1 03 /01 /janvier /2022 13:32
Un passe vaccinal ? T'es con, fallait pas...

Un passe vaccinal ? T'es con, fallait pas...

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6 décembre 2021 1 06 /12 /décembre /2021 12:46
Social : les bibliothécaires parisiens n'en peuvent plus d'exercer dans des conditions toxiques !

Ils et elles vont rappeler à la ville de Paris ses obligations d'employeur et manifester leur colère le jeudi 9 décembre en marge d'un CHSCT réunissant élu de la majorité et huiles de l'administration. Une réunion dont l'ordre du jour est …l'amélioration des conditions de travail !

Les bibliothèques municipales parisiennes vivent une crise sans précédent (lire ici). Et les personnels n'en peuvent vraiment plus. Preuve de leur colère : la présence vendredi dernier d'une centaine d'entre eux représentant la totalité des bibliothèques de la capitale à l'assemblée générale programmée par les syndicats de la direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris. A l'issue de cette réunion, un appel à la grève pour le jeudi 9 décembre a été voté (l’intégralité de cet appel est disponible dans la rubrique commentaire)

Pourquoi ce jour là ? Simplement parce que c'est le moment fixé par la DAC pour la séance plénière du Comité Hygiène et Sécurité et des Conditions de travail (CHSCT). La tenue de cette réunion en présence de Karen Taïeb, adjointe d'Anne Hidalgo et présidente de cette instance, entourée des huiles de l'administration est censée..... améliorer les conditions de travail des personels ! On ne rit pas. Ce sera donc l'occasion pour les bibliothécaires parisiens de rappeler à leur employeur ses obligations et de faire autre chose que du mauvais théâtre.

Cette réunion se tenant au siège de la direction des affaires culturelles, au cœur du marais, les bibliothécaires ont décidé de venir manifester en nombre durant toute la réunion pour protester contre les conditions exécrables que leur fait subir la municipalité parisienne et les empêcher, encore plus violemment aujourd'hui, d'exercer correctement leurs missions. Plusieurs centaines de personnes sont attendues selon nos informations. La cour de l’Hôtel d'Albret devrait donc être pleine à craquer. Des élu·es du Conseil de Paris et des représentants des médias ont aussi annoncé leur venue. Le rendez-vous est fixé à 9h30.

 

 

                   Calme avant la tempête : la cour de l’hôtel d'Albret le jeudi 9 décembre à 9h25

 

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3 décembre 2021 5 03 /12 /décembre /2021 17:02
L'équipe de la Bibliothèque Germaine Tillion (XVIe) en souffrance !

Ils ne veulent surtout pas rouvrir dans ces conditions et le font savoir dans une lettre ouverte adressée à leur administration

C’est vraiment la crise dans les bibliothèques de la Ville de Paris (lire ici). Une crise qui ne fait qu’empirer de jour en jour. Dernier épisode en date : une lettre ouverte des personnels de la bibliothèque Germaine Tillion, située dans le quartier du Trocadéro dans le XVIème arrondissement, pour dénoncer les conditions de la réouverture de l’établissement après des mois de travaux. Voici leur missive dans son intégralité.

« Toute l’équipe de la bibliothèque Germaine Tillion est mobilisée et tient à exprimer son fort mécontentement. Aujourd'hui, pour la bibliothèque Germaine Tillion et la bibliothèque du Tourisme et des Voyages, les bibliothécaires sont obligés de constater que les conditions matérielles de sécurité, d’accueil et de confort des usagers ne sont pas réunies pour permettre une réouverture le mardi 7 décembre 2021.

En effet, les équipements essentiels tels que les moniteurs de surveillance sont hors-service et ne peuvent donc servir à alerter l’équipe et protéger les usagers en cas d’agression ce qui est non-conforme à la législation Vigipirate. De plus, un seul automate a été livré à la section adulte sur les trois automates prévus, le mobilier des périodiques du nouveau salon de lecture n’a pas été réparé et pour ce qui est du système d’aération pour le renouvellement de l’air, il est toujours inexistant, ce qui peut contribuer à la propagation du virus Covid 19 et de ses dangereux variants ». Bref, on peut vraiment dire que c'est la cata !

« A ces obstacles, condition préalable à une réouverture respectant la sécurité, l’accueil et le confort des usagers et du personnel, s'ajoute un problème majeur : celui d'un effectif très insuffisant, à savoir six postes manquants sur un effectif de dix-neuf postes permanents (soit un tiers). Sachant que cet effectif très insuffisant sera de plus très affecté par les prochains départs à la retraite (deux sont prévus en 2022), il apparaît évident qu'une réouverture au 7 décembre serait prématurée et que nos usagers tout comme l'ensemble des bibliothécaires vivraient très mal une ouverture dans des conditions dégradées et dangereuses.

De même, le fonctionnement de notre équipe  qui devra être « sur le pont » non-stop sur les neuf postes de service public pendant les heures d’ouverture, n’est pas viable et dangereux pour notre santé physique et mentale. A l’opposé des conditions actuelles dangereuses et dégradées pour tous, nous proposons d’ouvrir la bibliothèque Germaine Tillion dans de meilleures conditions en janvier 2022 ». Une demande pour le moins raisonnable, non ? A moins que l'équipe d'Anne Hidalgo ne passe en force pour encore plus enfoncer la bibliothèque Germaine Tillion dans la crise...

                                          

 

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2 décembre 2021 4 02 /12 /décembre /2021 11:00
Covid-19 : un cluster découvert dans une bibliothèque parisienne !

Sept agents ont été testés positifs la semaine dernière et tous leurs collègues sont considérés, de facto, cas contact

« En raison de circonstances sanitaires exceptionnelles, nous sommes contraints de fermer la bibliothèque Robert Sabatier » viens de révéler la mairie de Paris dans un communiqué officiel. Un communiqué on ne peut plus pudique car en fait c'est un véritable cluster qui vient d'être découvert dans la bibliothèque du quartier Jules Joffrin, située dans le XVIIIIème arrondissement de la capitale

C’est en effet sept agents, soit plus d'un quart de l’effectif, qui ont été déclarés positifs samedi dernier et de facto tous les autres bibliothécaires sont considérés automatiquement comme cas contact. Conséquence : l’établissement est fermé jusqu’au mardi 7 décembre. A minima, car si parmi les personnels cas contact, certains se voyaient eux aussi être déclarés positifs cela rallongerait d’une dizaine de jours encore la fermeture de la bibliothèque Robert Sabatier.

Si on ignore l'origine de la contamination beaucoup de questions vont se poser vue l'étendu fulgurante des personnes testées positives, d'autant que les personnels de la bibliothèque, obligés d’avoir un passe sanitaire pour venir travailler, sont normalement tous vaccinés. De son côté, la ville de Paris, bien obligée, a été contrainte de déclarer ce cluster à l’Agence Régionale de Santé (ARS) d'Ile-de-France.

 

 

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26 novembre 2021 5 26 /11 /novembre /2021 17:22
La bibliothèque Mohamed Arkoun (Ve) pourrait bientôt fermer ses portes faute de chauffage !

Il est vrai que les radiateurs sont maintenant à l’arrêt…depuis trois semaines !

C’est ce que l’on appelle refroidir les ardeurs : depuis trois semaines, les usagers et les agents de la bibliothèque Mohamed Arkoun, située rue Mouffetard dans le Vème arrondissement de Paris, ont l’impression d’échapper au phénomène du réchauffement climatique.

Faut dire que dès le début d’après-midi, les températures à l’intérieur de l’établissement baissent progressivement pour dès 16 heures atteindre péniblement les quinze degrés ! D’après les observateurs la chaufferie est mal programmée, coupant ainsi les radiateurs dès 13 heures, car il semblerait que les chauffagistes aient confondu les heures de jours et celles de nuit. Véridique !

Alertés à de multiples reprises par la direction de la bibliothèque, les chauffagistes (provenant d’une société privée ayant décroché le marché d’entretien) ont finalement daigné se déplacer pour avouer qu’ils n’avaient pas le droit de toucher au thermostat sans demander l’avis du service compétent, lequel leur interdit toute intervention lourde sur le matériel ! Et oui, ça ne s'invente pas. Si bien que ce n'est jamais réparé. Pour les béotiens, il faut savoir que le chauffage des bâtiments municipaux parisiens est géré par un service qui s’appelle la STEG, la Section Technique du Génie climatique. Climatique, on ne sait pas, mais génie, pour sûr...

En attendant, la bibliothèque Mohamed Arkoun grelote et dès que la température à l'intérieur du bâtiment atteindra les quatorze degrés, la direction a prévenue sa hiérarchie qu’elle fermerait la bibliothèque comme le prévoit la règlementation (lire ici). Ce qui ne saurait tarder vu le froid qui sévit actuellement sur la capitale. Brrrr...

 

 

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4 novembre 2021 4 04 /11 /novembre /2021 16:12

 

Un plan de destruction qui paraît rien moins que programmé si l’on en croit les chiffres officiels publiés par.... l’administration elle-même !

« Franchement, je n’ai jamais vu une situation aussi catastrophique ». C’est le cri du cœur d’un spécialiste de la lecture publique qui travaille au plus haut niveau à la direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris. Cette sentence pourrait être reprise par de nombreux bibliothécaires vu l’état de dépérissement du réseau parisien. Un dépérissement qui apparait rien moins que programmé si l’on en croit les chiffres officiels publiés.... par l’administration elle-même !

Désormais les agents s’amusent à recenser tous les jours les postes vacants proposés en interne par le bureau des bibliothèques et du livre (BBL). Et ce chiffre a de quoi donner le vertige tant il semble irréel. Au dernier décompte le nombre s’élève en effet.... à cent douze ! Plus de 10% de l’effectif total. Le pire c’est qu’inexorablement ce nombre ne fait que croitre de semaines en semaines puisqu’il a été multiplié par deux en trente-six mois.

Preuve de cette faillite : les horaires d’ouverture des établissements. Ainsi, en plein mois d’octobre, la plupart des bibliothèques municipales de la capitale…sont encore en horaires d’été ! Ceux que l’on adopte normalement en période de vacances faute de personnels en nombre suffisant. Si la mairie tente, difficilement, de s’approprier le concept de Ville du quart d’heure, elle vient en fait d’inventer l’été en automne, voire en hiver. Et ce sans même faire intervenir le réchauffement climatique.

On se moque, mais le rire ne peut qu’être jaune car dans la réalité la situation est encore plus catastrophique que celle évoquée par les chiffres donnés plus haut. Car aux postes dits vacants, il faut aussi ajouter plusieurs dizaines d’autres qui eux sont manquants mais administrativement « non remplaçables » car concernent des agents en arrêt maladie, en disponibilité ou en congé maternité. Sans compter les personnels mis à pied dernièrement, faute de passe sanitaire en règle. Si bien que le manque de personnel approche en réalité les 20%. Vertigineux !

Certains établissements n’ouvrent qu’avec le soutien de personnels qui viennent des bibliothèques actuellement fermées pour travaux ou de « l’équipe de remplacement ». Pour d’autres site, c’est carrément l’agonie, puisque de source très sûre, on observe désormais des bibliothèques qui ne peuvent compter que sur 50% de leur effectif et fonctionne, comme on dit pudiquement, en mode dégradé. D’autres à peine 70%. Les bibliothèques qui sont restée ouvertes sans interruption depuis la fin du premier confinement en juin 2020 sont sur les jantes. Les chefs d’établissement pressurisés par l’administration sont au bord de l’explosion. À tel point qu’une forme de jacquerie interne commence à voir le jour. Là aussi du « jamais vu » pour les observateurs. Avec à la clef une fuite en avant : « Moi, dès que je trouve un poste dans une autre collectivité, je me casse » entend-on régulièrement.

Toutefois, les bibliothèques parisiennes peuvent être encore sauvées, même si ça prendra du temps vu l’acharnement qu’elles subissent depuis des années. Il suffirait pour cela d’appliquer la gestion que se doit de faire toute collectivité digne de ce nom puisque ce sont des postes vraiment « vacants », ce qui selon le jargon de l’administration sont budgétisés. Ils peuvent donc être pourvus à tout moment par voie de concours. Il suffit juste d’en organiser ! Sauf que des concours, il n’y en a pas. Mais alors que se passe-t-il ? Deux hypothèses...

L’administration parisienne ayant été longtemps réputée pour son expertise technique et administrative bien avant l’élection d’un maire de Paris en 1977, la première piste serait que le niveau de compétence a baissé de manière drastique. Possible, mais on n’ose le penser tant l’excellence règne au niveau du BBL, de la DAC et de la DRH. Ce qui amène alors à privilégier plus sérieusement une seconde piste : une volonté délibérée de la part de l’équipe d’Anne Hidalgo de faire couler le plus grand réseau de bibliothèques au monde. Vu le nombre de postes délibérément non pourvus depuis des années cette évidence a de quoi prendre un certain poids. Et puis au final, c’est bien le politique qui commande l’administration.

À moins que couper les vivres aux bibliothèques serve à financer les JO ? Dans ce cas, cela signifie qu’à court ou moyen terme il faudra fermer une vingtaine d’établissements dans tout Paris. Bon, évidemment, nombreux seraient alors les parisiens à ne plus avoir de bibliothèque de proximité comme c’est le cas actuellement, ruinant au passage le fumeux concept de la ville du quart d’heure ! Ouch ! En tout cas, pour le moment, le plan pour faire couler les bibliothèques parisiennes est bien en marche...

 

                                          -  Ben quoi, j'applique bien le plan Lire à Paris, non ?

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19 octobre 2021 2 19 /10 /octobre /2021 07:45
La recette d’Anne Hidalgo pour mettre en faillite les cantines des agents de la Ville de Paris !

Le progrès social selon les socialistes parisiens va désormais contraindre les personnels à se contenter d’un sandwich ou d’un plat surgelé mais surtout à manger au lance-pierre sur des lieux de travail où rien n’est prévu pour ça

C’est ce que l’on appelle probablement le « progrès social » et sans doute une des mesures phares du programme de la future candidate socialiste à la Présidentielle. Une mesure tellement formidable pour Anne Hidalgo qu’elle rentre en vigueur le 2 janvier prochain pour s’appliquer aux soixante mille agents qui travaillent à la mairie de Paris. Objectif ? Les mettre à la diète car ces derniers appréciaient trop d’aller déjeuner

Pour commencer, il faut savoir que dans toutes les entreprises privées ou bien dans le secteur public l’employeur doit compenser une partie des coûts des repas. Elles ont alors le choix entre deux options : soit la restauration collective (la bonne vieille cantine) soit l’octroi de Tickets-restaurant (prise en charge pour moitié). La Ville de Paris clame depuis des lustres qu’elle a choisi « de privilégier la restauration collective pour ses agents ».

Une formule qui permet de très grosses économies car il existe seulement une petite dizaine de cantines municipales pour les soixante mille agents de la Ville, et la plupart très éloignées des lieux de travail si bien que la majorité des gens n’y vont pas à moins de prendre les transports en commun. Toutefois, pour le peu d’agents qui tout de même faisaient valoir leur droit de manger pour pas trop cher ou prendre simplement un repas chaud, la Ville de Paris, magnanime, leur accordait jusque-là un « délai de route » leur permettant d’aller sur les lieux.

Pas du luxe, car souvent il fallait plus d’une demi-heure aller et retour de temps de trajet. Et c’est là que la Ville de Paris a concocté un plan (sans accrocs) qui va lui permettre d’empêcher les gens d’aller à la cantine et forcer ces dernières à fermer faute de fréquentation. Alors c’est quoi le plan ? Ben, on supprime les délais de route pardi ! Maintenant, les personnels n’auront droit qu’à une demi-heure, défalquée automatiquement pour la pause-déjeuner. Au-delà de cette durée minimum de trente minutes, le temps sera décompté de la journée de travail de l’agent et devra être rattrapé à un autre moment ce qui de facto empêchera tout le monde de s’y rendre et donc à très court terme conduira à  la fermeture des cantines de la Ville de Paris faute de fréquentation. Dans les couloirs de l’administration, on reconnait d’ailleurs que « c’est qui va arriver ».

Le progrès social selon la Ville de Paris va donc désormais contraindre les personnels à se contenter d’un sandwich ou d’un plat surgelé mais surtout à manger au lance pierre sur des lieux de travail où rien n’est prévu pour ça. Les observateurs appellent ça « le bien-être au travail  selon socialistes parisiens ». Peut-être est-ce aussi le projet que nourrit Anne Hidalgo pour la France ?

Enfin, signalons ce qui est finalement une véritable arnaque sociale dans cette histoire. Car si il n’y a plus de cantine à subventionner, l’équipe d’Anne Hidalgo refuse toujours d’aller vers le système des tickets restaurants qui là, O malheur, bénéficierait à tous les agents, surtout les plus modestes. Tout bénef pour la Ville de Paris qui gagne ainsi sur les deux tableaux. Visiblement, il lui faut tomber bien bas pour devoir désespérément gratter de l’argent sur le dos des personnels juste pour pouvoir financer ses JO.

 

            - Ma chère Anne, après cette idée géniale je suis obligée de te nommer ministre du travail !

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