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  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 16:53
La bibliothèque Hélène Berr en grève pour le troisième dimanche de suite

Les personnels attendent toujours qu'Anne Hidalgo et Bruno Julliard ouvrent des négociations pour sortir de ce conflit

Le mouvement de protestation contre les mauvaises conditions d'ouverture le dimanche est toujours en marche à la bibliothèque Hélène-Berr, située rue de Picpus dans le XIIème arrondissement de Paris. Ce dimanche 19 février est en effet le troisième de suite qui voit la bibliothèque fermer ses portes au public en raison d'un mouvement de grève pour réclamer, dans un premier temps, la création de deux postes de bibliothécaires supplémentaires.

Le combat des agents d'Hélène Berr est soutenu par l'ensemble de leurs collègues du dimanche puisque après les bibliothèques François Truffaut (Ier), Yourcenar (XVe) ou Duras (XXe) qui ont été fermées au cours des dimanches précédents en signe de solidarité, c'est Françoise-Sagan (Xe) qui, cette fois, a rejoint le mouvement de grève en fermant ses portes plus tôt que prévu.

Les bibliothèques parisiennes s'étaient massivement misent en grève en décembre dernier puis en début d'année (lire ici et ) pour exiger de meilleures conditions de travail ainsi que le rattrapage des primes de la filière culturelle sur celles des autres agents de la Ville. Les syndicats attendent toujours que la maire de Paris, Anne Hidalgo et son premier adjoint en charge de la culture, Bruno Julliard ouvrent des négociations pour sortir de de ce conflit. Et il le faudra bien puisque d'autre préavis vont bientôt être déposés par l'intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA.

 

  Social : Anne Hidalgo va-telle respecter ses engagements de campagne ?

Social : Anne Hidalgo va-telle respecter ses engagements de campagne ?

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 17:26
Ouverture du dimanche : des bibliothécaires parisiens lancent un grand sondage

« Vous ne voulez pas travailler le dimanche ? Alors faites le savoir » disent-ils à leurs collègues du réseau

La nouvelle était tombée au printemps dernier. La mairie de Paris annonçait alors  - sans concertation aucune - que sept nouvelles bibliothèques devaient ouvrir le dimanche d'ici 2019 : Hélène Berr (XIIe), Aimé Césaire (XIVe), Melville (XIIIe), Germaine Tillion (XVIe), Rostand (XVIIIe), Parmentier (XIe) et Sabatier (XVIIIe). Plus ou moins dans cet ordre. On parle bien sûr d’établissements déjà existants et qui étaient fermés ce jour-là.

Une annonce qui avait pris par surprise les principaux concernés. Bien sûr, si certains bibliothécaires ne sont pas opposés à l’ouverture dominicale, c'est uniquement à conditions d’avoir les moyens pour le faire. Ce qui est d'ailleurs loin d'être toujours le cas si l'on observe la politique déplorable de la Ville de Paris en ce domaine. D’autres en revanche refusent catégoriquement de travailler ce jour là considérant que leur vie sociale et familiale est déjà suffisamment impactée en travaillant tous les samedis et en finissant tout les soirs à 19 heures.

Des collègues qui ne cachent pas leur inquiétude : « aujourd’hui, nos revendications portent sur de meilleures conditions de travail le dimanche ! Mais dans ce combat que deviennent ceux qui ne veulent pas travailler le dimanche ? Et comment peuvent-ils se faire entendre ? » Bonne question. De plus, comme la mairie de Paris a affirmé publiquement que travailler le dimanche pour les bibliothécaires municipaux se ferait « sur la base du volontariat » il est utile de savoir qui est vraiment volontaire ou pas dans le réseau. Et nos collègues de lancer un grand sondage, en déclarant : « vous ne voulez pas travailler le dimanche ? Faites le savoir ».

Pour répondre à ce sondage, c'est très simple, il suffit juste à chaque bibliothécaire parisien opposé au travail du dimanche d'indiquer son nom et celui de son établissement via le site Askabox, lequel anonymise les réponses, en allant ici. Ensuite, le résultat, avec un pourcentage par bibliothèque, sera publié officiellement.

       Le sondage pour ne pas travailler le dimanche semble déjà promis à un grand succès

 

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 08:41
Paris : la moitié des bibliothèques fermée pour cause de grève ce dimanche 12  février

On attend désormais la réaction d'Anne Hidalgo et de Bruno Julliard sur cet échec de leur politique sociale et culturelle

La crise ne faiblit pas dans les bibliothèques municipales de la capitale. Après les mouvements de décembre dernier puis du premier week-end de février qui ont paralysé l'ensemble du réseau parisien il y avait, ce 12 février, de nouveau un mouvement social d'ampleur puisque la moitié des établissements du dimanche ont fermés pour cause de grève : Yourcenar (XVe), Duras (XXe) et Hélène Berr-Picpus (XIIe).

On ignore pour le moment si la Mairie de Paris, via les cabinets d'Anne Hidalgo ou celui de son adjoint à la Culture, Bruno Julliard, va se décider à faire un communiqué sur cet échec de sa politique culturelle et sociale. Ou bien négocier avec les syndicats pour sortir de ce conflit. Elle le devrait pourtant. D'autant que dimanche prochain la situation pourrait être identique.

          

                                            - Hé m'sieur, on ferme, faut pas rester là !

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 10:16

 

Intimidations diverses, atteinte au droit de grève, ouverture pouvant mettre en danger le personnel et le public : du côté de la rue de Picpus on peut  même parler d’un véritable « désherbage »

C’est la crise à la bibliothèque Hélène-Berr située rue de Picpus dans le XIIe arrondissement. Depuis que cette dernière doit ouvrir le dimanche, sous la pression d’Anne Hidalgo et de son équipe, le climat s’est considérablement dégradé. Au point que de nombreux agents sont déjà partis, pendant que d’autres s’interrogent...

Toutefois, si l’administration a mis la pression sur la direction de la bibliothèque pour ouvrir coûte que coûte le dimanche, cette dernière n’est toutefois pas complètement étrangère à la crise interne qui frappe cet établissement. Il faut dire que certaines méthodes ne passent pas auprès des collègues, notamment tout ce qui concerne la réglementation sociale. Des entorses graves (volontaires ?) au droit du Travail qui sont devenues inacceptables non seulement aux yeux des agents mais aussi des organisations syndicales. Notamment, avec des attaques au droit de grève. Sans même parler de méthodes qui peuvent mettre en danger les bibliothécaires et le public, en maintenant l'ouverture de l’établissement en dépit de tout bon sens.

Passons sur les menaces et intimidations de toutes sortes qui passent par des convocations régulières des « récalcitrants » qui oseraient contester le bien fondé d’ouvrir leur établissement le dimanche, ou bien de seulement demander des moyens corrects pour fonctionner ce jour-là. Silence dans les rangs ! Conséquence de ce management passablement too much, l’ambiance à Hélène-Berr est en pleine déliquescence : certains agents se plaignent de souffrance au travail, d’autres ont été arrêtés plusieurs fois, tandis que les relations entre collègues se détériorent face aux différentes pressions de l’équipe de direction. Ce qui ne surprend pas les bibliothécaires du réseau parisien, qui voient passer les fiches de postes vacants en provenance de cet établissement... Évidemment, et on les comprend, personne ne se bouscule pour postuler hormis les lauréats de concours.

A la bibliothèque de la rue de Picpus, les agents du réseau ne se bousculent pas

A la bibliothèque de la rue de Picpus, les agents du réseau ne se bousculent pas

Mais, cerise sur le gâteau, la direction de la médiathèque de la rue de Picpus a même tenté dernièrement de mettre au pilon le droit de grève en intimant aux agents grévistes le dimanche de venir « récupérer »  en venant travailler un jour de plus en semaine ! Comme le disait Pierre Dac « passé les bornes il n'y a plus de limites  » mais à ce point-là… Même l’administration a dû mettre le holà et rappeler à l’encadrement ses obligations en matière de droit du Travail.

Mieux, lors du mouvement du samedi 4 février, très suivi par toutes les bibliothèques parisiennes, le droit de grève, s’il n’a pas été interdit, a quand même été joyeusement contourné à Hélène-Berr puisqu’en dehors de toute déontologie la direction a voulu tout de même ouvrir, quitte à mettre en danger les personnels présents et les usagers. D’où des collègues laissés seuls dans des étages alors qu'habituellement la présence de deux ou trois bibliothécaires titulaires est nécessaire, tandis que d’autres étaient en service public non stop pendant cinq heures d’affilée...

Cette organisation du travail faite pour casser le mouvement, en a évidemment choqué plus d’un. A tel point « que des collègues révulsés, même s’ils ne voulaient pas faire grève au départ, ont finalement cessé le travail » ont rapporté les personnels de la rue de Picpus. Une ouverture obtenue à l’arrache avec une équipe composée de très peu de bibliothécaires titulaires et d’une majorité d’étudiants. Ce fonctionnement préfigure-t-il l’avenir du métier ? Disons que celui-ci n’est certainement pas défendu avec ces méthodes un peu antisociales et surtout sans aucune perspective. N'empêche que l'établissement a fermé le lendemain dimanche... pour cause de grève. Tout ça pour ça ?

Car, ne nous y trompons pas, si l’encadrement de la bibliothèque Hélène-Berr agit de cette façon sous l’œil pour le moment bienveillant du Bureau des Bibliothèques et de la Direction des Affaires Culturelles - laquelle suit les ordres d’Anne Hidalgo et de Bruno Julliard - il se pourrait bien un jour que l’administration le lâche en rase campagne lorsque l’établissement ne lui sera plus d’aucune utilité politique. Les exemples sont malheureusement nombreux. Et ce jour-là, les syndicats pourraient bien lui être utiles.

A la médiathèque Hélène-Berr, ça pilonne sec sur le droit du Travail
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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 15:32
Pour notre santé, utilisons le CHSCT

Règlementation, obligation, condition de travail, droit d'alerte... tout ce qu'il faut savoir sur le fonctionnement du Comité Hygiène et Sécurité

En ce début d’année, la CGT vous rappelle le rôle des élu(e)s du personnel dans le Comité d’Hygiène et de Sécurité (CHSCT) de votre direction, instance qui intervient pour la prévention des risques et dans les dossiers de santé et sécurité au travail. Au regard des textes qui l’organise (décret 85-603), le CHSCT a la mission de contribuer à la protection de la santé physique et mentale et de la sécurité des agents et à l’amélioration des conditions de travail avec une attention particulière pour celles des femmes (santé au travail des femmes enceintes, harcèlement sexuel…)

A ce titre le CHSCT alerte l’administration via des « avis » émis par ses membres et procède de façon régulière à des visites de sites. Mais l’instance a aussi un pouvoir de contrôle et d’enquête, avec si cela lui semble pertinent, le recours à l’expertise. Elle peut examiner également toutes les fiches du registre de santé sécurité au travail rédigées dans les établissements. Enfin un membre du CHSCT peut enclencher un droit d’alerte ou assister un agent pour un droit de retrait si la situation vécue n’est plus tenable.

Le saviez-vous ? Un registre santé sécurité est ouvert dans chacun de nos établissements. Il sert à consigner toutes les informations, demandes et suggestions des agents relatives à la prévention des risques professionnels et à l’amélioration des conditions de travail. Il est à la disposition de l’ensemble du personnel et le cas échéant des usagers.

Le saviez-vous ? Vous pouvez demander un rendez vous auprès de la médecine préventive hors cadre officiel de l’employeur si vous vous sentez mal dans votre travail ou que votre environnement professionnel vous semble dégradé.

Le saviez-vous ?  Un service d’écoute est à votre disposition du lundi au vendredi de 9h à 17h au 01 42 76 88 00. Des agents tenus au secret professionnel y sont à votre disposition pour toutes situations de travail vécues comme difficiles ou dégradées.

Le saviez-vous ?  A la Direction des Affaires Culturelles, vos représentants CGT au CHSCT sont Sophie Marquié (bibliothèque Hélène Berr), Agnès Dutrevis (bibliothèque de l’Hôtel de ville), Pascal Colas (bibliothèque Melville) et Mathilde Creixams (Conservatoire du XVIe). Vous pouvez les contacter via leur adresse paris.fr

Pour notre santé, utilisons le CHSCT
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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 08:48
Social : Bruno Julliard dos au mur

Social : Bruno Julliard dos au mur

                          Le mouvement s'annonçait très suivi, il l'a été !

La Mairie de Paris attendait de savoir si les bibliothécaires allaient répondre à l'appel de l’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA) : on peut déjà affirmer qu'elle n'a pas dû être déçue.

Près de 60% de grévistes et la moitié du réseau parisien totalement fermée ou fortement perturbée le samedi 4 février. Notamment (liste non exhaustive) : Colette Vivier (XVIIe), Diderot (XIIe), Marguerite Durand (XIIIe), Louise Michel (XXe), Malraux (VIe), Marguerite Duras (XXe), Europe (VIIIe), Hergé (XIXe), Melville (XIIIe), Parmentier (XIe), Rilke (Ve), Rimbaud (IVe), Romilly (XVIIIe), Sabatier (XVIIIe), Germaine Tillion et la Bibliothèque du tourisme et des voyages (XVIe), Villon (Xe), Yourcenar (XIVe), Mouffetard (Ve), Glacière (XIIIe), Couronnes (XXe), Buffon (Ve), Aimé Césaire (XIVe), Vaclav Havel (XVIIIe), Brassens (XVe), Italie (XIIIe), Genevoix (XVIIIe), Faidherbe (XIe). Pour le dimanche 5 décembre, il y avait bien sûr la bibliothèque Hélène-Berr (XIIe) qui a fermé toute la journée, ainsi que François-Truffaut (Ier), et de nouveau Marguerite Duras. Le mouvement s'annonçait très suivi, on peut donc dire qu'il l'a été.

Des grévistes qui par ailleurs ont été recensés dans tout le réseau. Saluons particulièrement les collègues de la Bibliothèque Historique (IVe), Edmond Rostand (XVIIe), Oscar Wilde (XXe), la MMP du Forum des Halles (Ier) ou encore Vandamme (XIVe), aperçus lors du rassemblement le samedi après-midi devant Hélène-Berr. Une manifestation qui a vu également la présence de la presse  (Le Parisien, ActuaLitté ou encore Libération). En revanche, la Direction des Affaires Culturelles a brillé par son absence, elle qui affirme pourtant sans cesse « aller à la rencontre des personnels ». C'est vrai que cette fois-ci, elle aurait eu du mal à vendre son brouet...

Les bibliothécaires et l'intersyndicale demandent toujours des avancées sur la revalorisation des primes de la filière culturelle (les plus basses de toutes les administrations parisiennes) et des effectifs supplémentaires pour assurer l'ouverture du dimanche dans des conditions décentes, en particulier à la bibliothèque de la rue de Picpus, qui essuit les plâtres. En attendant des propositions écrites de la part de la Mairie de Paris via Bruno Julliard, le premier adjoint d'Anne Hidalgo en charge de la Culture, un nouveau préavis va être déposé pour une nouvelle grève le dimanche 12 février à la médiathèque Hèlène Berr.

  Grève des bibliothèques : La mairie croise les doigts pour que le mouvement s'essouffle

Grève des bibliothèques : La mairie croise les doigts pour que le mouvement s'essouffle

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 18:32
Grève de toutes les bibliothèques parisiennes le premier week-end de février

Deux préavis ont été déposés : un premier le samedi 4 février pour toutes les bibliothèques du réseau parisien, et le second le lendemain pour celles... qui ouvrent déjà le dimanche !

La colère ne retombe pas chez les bibliothécaires de la Capitale. Après le mouvement très suivi de décembre dernier (lire ici) les personnels remettent ça le premier week-end de février, les samedi 4 et dimanche 5, à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA, laquelle est plus que majoritaire parmi les agents de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.

Les bibliothécaires, qui dénoncent le mépris de la municipalité à leur égard, demandent à Anne Hidalgo d'ouvrir des négociations pour résoudre cette crise sociale à l’œuvre dans les bibliothèques municipales parisiennes, notamment, sur les effectifs, les primes de la filière culturelle et les conditions de l'ouverture du dimanche. Si la Mairie de Paris a bien proposé un rattrapage des primes, celles-ci restent toutefois inférieures - et de loin - à celles les plus basses des autres agents de la Ville.

« Ce que nous propose la DRH ne permet pas de rattraper le retard abyssal des primes des personnels des bibliothèques » ont rétorqué les agents présents à l’assemblée générale du personnel du 20 janvier. Pire : le protocole d’accord proposé par la Mairie voulait lier l’augmentation de ces primes avec le travail dominical, exigeant ainsi des syndicats et des bibliothécaires « de s’engager à soutenir » toutes les prochaines ouvertures de bibliothèques le dimanche. Une véritable provocation. Si bien que les personnels ont, à l'unanimité, mandaté l’intersyndicale pour ne pas signer cet accord et d'enjoindre l'administration à reprendre les discussions.

Justement parlons de l‘ouverture du dimanche ! Par exemple à la bibliothèque Françoise Sagan (Xe), inaugurée il y a deux ans à peine et ouverte le dimanche donc, le fonctionnement est si déplorable que la Mairie vient justement d’accorder en urgence la création de quatre postes... Sept bibliothèques supplémentaires vont notamment y être soumises d’ici la fin de la mandature, en 2020. Et pour la première d’entre-elles, la bibliothèque Hélène-Berr, située rue de Picpus dans le XIIe arrondissement, cette ouverture dominicale tourne déjà à la crise (lire ici).

Avec l’intersyndicale, les personnels d'Hélène-Berr réclament entre deux et cinq créations de postes supplémentaires, ne serait-ce que pour des raisons de sécurité du public, des agents ou du bâtiment, sans même parler d'assurer un service public juste a minima. Contrairement aux autres bibliothèques du réseau, elle ne sera pas en grève le samedi 4 février (quoique...) . En revanche, elle le sera bien..... le dimanche 5 février comme celles qui doivent ouvrir ce jour-là, telle Marguerite Yourcenar (XIVe) ou encore Marguerite Duras (XXe) puisqu’un second préavis a été déposé. Chez les observateurs, on appelle ça le deuxième effet « Kiss Cool » !

Ceci-dit, il y aura bien du monde le samedi 4 février du côté de la rue de Pcpus puisque les agents du réseau viendrons manifester devant Hélène-Berr à 15 heures avec à l'appui des pétitions proposées aux usagers. Un conflit qui est parti pour durer si rien n’est fait pour répondre aux revendications légitimes des bibliothécaires parisiens. La balle est du côté de l’Hôtel de Ville. Après tout, la Maire de Paris est une ancienne inspectrice du travail et son adjoint à la Culture, Bruno Julliard, un ancien syndicaliste (étudiant, certes !).

Bruno Julliard et une ministre du travail sur les marches de la BnF côté XIIIème

Bruno Julliard et une ministre du travail sur les marches de la BnF côté XIIIème

     - Alors là Myriam de l'autre côté de la Seine on aperçoit la bibliothèque de la rue de Picpus

                       - Moais, moi je vois plutôt une crise sociale, et crois moi je m'y connais !

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 08:04
Souffrance au travail : la mairie de Paris condamnée par le Tribunal de Grande Instance

Une décision qui fera date pour les différents CHSCT de la collectivité parisienne

Management pathogène, direction autiste : c’est la crise dans les établissements de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) qui dépendent de la Ville de Paris. Les témoignages de nombreux agents sont on ne peut plus clairs ! Ils dénoncent une organisation délétère dont les symptômes sont bien connus des spécialistes de la santé au travail : conflits de valeurs, surcharge de travail ajoutée aux changements intempestifs des plannings, sans parler des réorganisations incessantes des services.

Mais derrière cette organisation, qui peut ressembler à celle subie dans d'autres entreprises publiques, se nichent des pratiques vexatoires, notamment des remises en cause des compétences, et de l’expérience, mais aussi des critiques acerbes sur la manière de travailler. Enfin last but not least, en cas de protestation arrive toujours l’argument classique de l'absence de loyauté envers son employeur... De quoi en déstabiliser plus d’un et d’une ! D’autant que les agents se plaignent « d’attaques verbales parfois violentes et humiliantes ».

Une situation de crise qui avait amené le Comité Hygiène et Sécurité au Travail (CHSCT) d'un de ces établissements de la Direction de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Santé (DASES) à désigner dans un vote unanime un cabinet d’expert agréé par le ministère du Travail pour mener une enquête. Au grand dam de l’équipe qui entoure Anne Hidalgo (pourtant une ancienne inspectrice du Travail !). Et qui, on va le voir, fera tout pour saboter la chose. Elle n’imaginait pas alors qu’elle se ferait taper sur les doigts par les juges.

Souffrance au travail : la mairie de Paris condamnée par le Tribunal de Grande Instance

Tout commence quand le cabinet désigné envoie, comme le prévoit la loi, un courrier à la DASES pour une rencontre avec le CHSCT et la direction afin de déterminer le démarrage de l'expertise et les conditions de sa mise en œuvre, avec communication du programme annuel de prévention ainsi que le rapport du médecin du travail. Un coup dur pour la Mairie qui décide alors de faire la morte. Finalement, coincée par la législation en matière de droit du Travail, un projet de convention est rédigé par les deux parties pour être ensuite envoyé à la signature du cabinet de la maire. Panique à bord dans les couloirs de l’Hôtel de Ville qui ne veut surtout pas que l’on vienne regarder la façon dont elle traite ses personnels.

La Mairie risque pourtant gros dans cette affaire si l’on en croit le Code Pénal : cinq ans d'emprisonnement, 75 000 euros d'amende si la mise en danger d'autrui est démontrée, en cas de négligence, de manquement. A voir l’attitude de la municipalité parisienne, on pourrait finir par penser que… Las : après plusieurs tentatives de manipulation de la part de l’exécutif socialiste de la Capitale pour évincer le cabinet, considéré comme trop indépendant, pour lui substituer un autre moins frondeur, le CHSCT a décidé de porter plainte pour « délit d’entrave » via leur avocat maître Bonnemye en saisissant le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris en novembre dernier. Avec succès !

En effet, si la justice est parfois lente, cette fois-ci, saisie dans le cadre du référé, elle a rendu son jugement au bout de quelques semaines. Et il est sans appel ! Le TGI condamne la Mairie de Paris en lui rappelant quelques règles élémentaires de droit du Travail, notamment que le CHSCT est une instance souveraine et que lui seul peut désigner un cabinet d’expert et non l’employeur. Et pour rajouter un peu de sel sur les plaies, la justice condamne en outre cette même mairie à verser près de cinq mille euros au plaignant, au titre de frais de justice (le jugement intégral du TGI est disponible ici). Quand ça veut pas… C'était le 19 janvier dernier. Un jour maudit pour Anne Hidalgo et son équipe une nouvelle fois prises en flagrant délit sur sa douteuse politique sociale. Et une décision qui fera date pour tous ceux, agents et élus des personnels, qui à la Mairie de Paris font face à la souffrance au travail.

 

            19 janvier 2017 : la justice condamne la mairie de Paris sur la souffrance au travail

- Pfff, j'ai vraiment la guigne en ce moment...........

- Pfff, j'ai vraiment la guigne en ce moment...........

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 18:46
Le patron des socialistes parisiens promet à boire et à manger pour la cantine de la Place d'Italie

Il est vrai que celui qui est également l’adjoint d’Anne Hidalgo en charge des personnels, avait dû faire face au tollé général

C’est une nouvelle qui avait pris tout le monde de court. Et qui avait choqué. Il faut dire qu’il y avait de quoi avec la décision de la mairie de Paris de fermer prochainement la seule cantine réservée aux agents de la Ville travaillant dans des quartiers du sud-est de la Capitale (Vème, XIIème et XIIIème arrondissements). D’autant plus choquant que ce « restaurant administratif », situé dans la mairie du XIIIème avait ouvert ses portes il y a à peine six ans pour palier un besoin criant.

D’ailleurs les agents qui bénéficient de cette cantine sont très nombreux. Outre les employés de la mairie elle-même, sont également concernés, entre autres, ceux travaillant dans les crèches, les parcs et jardins, les affaires scolaires, la voirie ou les équipements sportifs situés dans le quartier, sans même parler des personnels de la bibliothèque de la place d’Italie ou de la rue de la Glacière. On remarque donc que cela fait du monde. Et même du beau monde puisqu'on y aperçoit aussi de temps en temps... le maire en personne, Jérôme Coumet ! Ce qui prouve bien l’utilité du lieu.

Finalement face au tollé des personnels, lesquels se sont manifestés par centaines pour signer la pétition initiée par des élus CGT travaillant à la mairie du XIIIème, mais aussi par des élus de l’arrondissement (lire ici), la mairie de Paris a dû faire marche arrière comme en témoigne le courrier écrit il a y quelques semaines par Emmanuel Grégoire, l’adjoint d’Anne Hidalgo en charge des ressources humaines à la mairie de Paris.

Dans cette lettre, celui qui est également le patron de la fédération socialiste de Paris promet ainsi « que compte tenu de la fréquentation importante du Restaurant Italie et du bassin d’agents concernés, j’ai demandé aux équipes de l’ASPP (l’organisme en charge des cantines municipales) et à la DRH (direction des Ressources humaines) d’étudier les mesures pour maintenir ce restaurant en fonctionnement ». C'est donc noté sur ce blog, pour la cantine de la Place d'Italie, Emmanuel Grégoire nous promet donc toujours à boire et à manger.

Hôtel de Ville de Paris : Emmanuel Grégoire a déjà tenu sa promesse

Hôtel de Ville de Paris : Emmanuel Grégoire a déjà tenu sa promesse

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 08:28

 

L’administration rappelle que « consigne a été donnée de mettre en place ces mesures en lien avec son bureau de tutelle ». Sinon ce sera... « directement par le bureau de tutelle » !

Dans une note officielle envoyée aux membres du Comité Hygiène et Sécurité de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, l’administration précise les conditions d’ouverture en cas de baisse de température dans les établissements relevant de sa responsabilité comme les ateliers beaux-arts, les bibliothèques ou encore les conservatoires.

Une note très précieuse en ces périodes de grand froid, surtout quand les problèmes de chauffage sont aussi récurrents dans de nombreux bâtiments municipaux. D’autant plus précieuse que souvent le flou règne du côté des chefs d’établissement qui ne savent pas jusqu’où peut descendre le thermomètre avant de prendre des mesures qui s'imposent tant pour les agents que pour le public.

Désormais, ils sauront quoi faire puisque l’administration a été très claire en leur envoyant « les mesures de prévention dans les cas de figure suivants ». Si jusqu’à 19 degrés les lieux « fonctionnent normalement », juste en dessous les consignes officielles sont désormais sans appel. Ainsi en cas de température comprise entre seulement 18° et 14°, il faut immédiatement « mettre à disposition de chauffages d’appoint » et autoriser « le port du manteau personnel » notamment en service public. Enfin, last but not least, le responsable d’établissement doit bien sûr « aménager l’organisation du travail » ce qui signifie « davantage de roulements, davantage de pauses » avec la possibilité de prendre « des boissons chaudes ».

En cas de température inférieure à 14°, la direction des affaires culturelles demande immédiatement « la fermeture du lieu (le lieu pouvant être une salle) ». Ce qui signifie évacuer les usagers si cet espace reçoit du public mais aussi renvoyer les personnels s’il n’y a aucun autre endroit où aller se réchauffer. Pour les récalcitrants, l’administration rappelle que « consigne a été donnée de mettre en place ces mesures en lien avec son bureau de tutelle  » sinon ce sera « directement le bureau de tutelle qui interviendra ». Effectivement là ça refroidit !

Bibliothèques, conservatoires : à 14 degrés, on ferme !
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