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  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 16:34

De quoi désormais éviter aux personnels administratifs et enseignants bien des situations conflictuelles

Les conservatoires municipaux de la Ville de Paris étaient jusqu’alors dans une sorte de no man's land administratif. Ces établissements, bien que contrôlés directement depuis septembre 2006, par la mairie de Paris en application d’une décision de Christophe Girard de « municipaliser » ce qui était alors un système « associatif », n’avaient toujours pas de règlement intérieur, contrairement aux autres établissements municipaux qui reçoivent du public. Une carence qui était parfois source de conflits entre les personnels et les usagers, public, parents d’élèves et élèves.

Des épisodes qui seront peut être derrière nous puisque la mairie a décidé enfin de doter ses conservatoires d’un règlement intérieur. Un texte, en forme d’arrêté municipal qui avant d’être validé par le Conseil de Paris, a été présenté aux représentants des personnels. Une première version écrite par la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris avait toutefois soulevé de nombreuse craintes, notamment sur le fait d’autoriser à laisser des enfants de onze ans sans surveillance. Une situation rendue possible par le manque récurrent d’effectifs (lire ici).

Finalement, après moult sollicitations, l’administration a accepté nos amendements. Si bien que ce règlement, voté à l’unanimité par les syndicats de la Direction des Affaires Culturelles est désormais finalisé et va être appliqué dans les conservatoires d’arrondissement dès septembre 2017. Un bon départ qui protège les agents confrontés aux demandes parfois les plus baroques. De quoi éviter au maximum les situations conflictuelles…

Maintenant les enseignants attendent les règlements pédagogiques, actualisés en fonction des réformes qui se multiplient

Enfin un règlement intérieur pour les conservatoires parisiens
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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 15:16
Des bibliothécaires lancent un appel pour défendre une autre vision de la lecture publique

« Nous appelons à l’élaboration d’une loi sur les bibliothèques qui soit une véritable reconnaissance de leur action dans l’éducation culturelle et populaire afin que leur existence s’impose aux collectivités territoriales ou à l’état »

Depuis bientôt un an, nos collègues bibliothécaires et les habitants de Grenoble se mobilisent pour contrer un plan d’austérité dirigé entre autres services contre le réseau des bibliothèques. Leur mobilisation a permis de sauver une des trois bibliothèques menacées. Mais huit postes ont été supprimés, et deux bibliothèques vidées de leurs collections. C’est donc avec stupéfaction que nous découvrons que l’ABF (Association des Bibliothécaires de France) invite, à l’occasion de son congrès, le maire de cette ville, Eric Piolle, pour qu’il réponde à la question : « fermer une bibliothèque est-ce une source d'inégalité ? ». Sans attendre sa réponse, nous affirmons que oui.

Car ces fermetures ne procèdent que d’une logique purement comptable de la société, faisant fi des conditions de travail et de la qualité du service rendu. Conséquence : face à l’absence d’une politique culturelle ambitieuse, la marchandisation du bien commun gagne du terrain et condamne les bibliothèques à devenir des supermarchés culturels cédant aux sirènes du marketing.

La lecture publique pour toutes et tous en voie de disparition. À Grenoble, la fermeture des bibliothèques dans des quartiers populaires a déjà des conséquences lourdement dommageables. L’acte de lire ne se décrète pas, susciter le désir de lecture est un travail de longue haleine. Priver les citoyens des quartiers populaires d’équipements de proximité, c’est renforcer l’éloignement du livre et de la culture, c’est amplifier la relégation d’une partie de la population. Et les bibliothèques de Grenoble ont beau être labellisées Bibliothèques numériques de référence, le numérique ne remplacera jamais ces lieux de vie que sont les bibliothèques de quartier.

Alors qu’aujourd’hui les bibliothécaires parviennent à toucher un public plus large que la plupart des institutions culturelles, on assiste à un véritable démantèlement de la lecture publique. Au delà de Grenoble, on ne compte plus les bibliothèques menacées de fermeture, les équipes largement précarisées, qui ne cessent de diminuer, les budgets amputés parfois de moitié.

Non au travail du dimanche et aux bibliothèques supermarché ! Cette litanie de nos élites d'ouvrir les bibliothèques le dimanche ne remplacera jamais les bibliothèques de quartier et l’articulation fine et régulière des différents lieux de lecture. Nous tenons donc à rappeler notre opposition ferme au travail du dimanche. Le repos du dimanche n’est pas négociable, il est le fruit des luttes sociales qui ont construit notre présent. Seul jour de repos commun il doit permettre à chacun et chacune de disposer de son temps comme bon lui semble. Le travail dominical doit être réglementé, largement compensé et surtout rester exceptionnel. Car, nous n’en doutons pas, les bibliothèques, comme les commerces, ne sont qu’une étape supplémentaire vers la généralisation du travail le dimanche. Ce qui réduit à néant tous les arguments sur le « volontariat » ou une « meilleure rémunération » : quand la plupart des salarié-e-s travailleront le dimanche ces compensations seront hors de propos.

Et puis, quel est le but de cette proposition ? S’agit-il d’autre chose que d’heures de prêt supplémentaires ? Rappelons-le les bibliothèques, du moins en milieu urbain, sont déjà largement ouvertes en soirée et le samedi. Et trop souvent nous manquons de temps pour mener à bien les différentes tâches qui nous incombent. Et c’est à nous ensuite d’assumer l’incomplétude des collections auxquelles, quoi qu’en pensent certains, les usagers sont attentifs, les erreurs dans le suivi de leurs demandes, les documents abîmés, sales ou mal classés... Nous refusons de plus la rationalisation et la centralisation du travail en médiathèque, qui, comme l’ont dénoncé nos collègues de Plaine Commune, hiérarchise et parcellise le travail. Nous souhaitons enfin avoir une vision du public autre que celle d’une masse qu’il faut gérer.

Pour une autre politique de la lecture publique. Si l’accès pour toutes et tous à la lecture publique est véritablement l’enjeu des débats, d’autres voies sont à soutenir : la multiplication des lieux de proximité, la gratuité d’accès, les services à domicile, les actions hors les murs, le temps pour construire des partenariats durables et constructifs, pour maîtriser et apprécier les contenus, les outils et les animations que nous proposons, pour connaître les différents publics auxquels nous nous adressons. Du temps aussi pour la formation à un métier, qui certes évolue, mais avec quels moyens et dans quelles conditions ?…

Plutôt que d’ouvrir plus, ouvrons mieux ! Nous défendons en effet une augmentation du nombre d’agents dans les bibliothèques en place, pour développer les activités que nous jugeons essentielles : les animations, les ateliers, la programmation culturelle, les temps de préparation, les commandes, les déplacements, la lecture, la mise en valeur des fonds... Si nous appelons à l’élaboration d’une loi sur les bibliothèques, afin que leur existence s’impose aux collectivités territoriales ou à l’état, nous voulons que cette loi soit une véritable reconnaissance de leur action dans l’éducation culturelle et populaire et non une entrave à la constitution et à la mise à disposition de fonds ou une casse des droits des salariés.

Des bibliothécaires lancent un appel pour défendre une autre vision de la lecture publique

Signature : collectif des bibliothécaires en lutte + syndicats Pour nous rejoindre contact :

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 17:25
Bibliothèques : La première bourde de la nouvelle Ministre de la Culture

Françoise Nyssen confond la petite enfance et les grands dadets étudiants pour justifier l'idéologie macroniène

« Je ne suis ministre que depuis deux jours » a avoué devant la presse Françoise Nyssen, la nouvelle ministre de la Culture du Gouvernement d'Emmanuel Macron. Elle a aussi commis sa première bourde devant la presse lors de sa visite officielle à la cité des sciences. Et la nouvelle locataire de la rue de Valois de se faire mousser : « Si j’ai accepté ce poste, c’est parce que le gouvernement a vraiment envie de travailler sur l’accès à la culture dès la petite enfance car elle permet d’établir du lien social et de réduire la fracture sociale » a ainsi déclaré Françoise Nyssen dans le quotidien Le Parisien.

Oui mais voilà, prise dans son élan la propriétaire des éditions Actes Sud s'est mise aussitôt En marche dans la démagogie Macroniènne de déréguler les rythmes de vie des services publics puisque selon le même article le journaliste du Parisien a noté que « sans doute est-ce pour cela que la ministre a salué la volonté du président de la République d’ouvrir les bibliothèques plus tard, tous les jours ». « Une évidence » pour Françoise Nyssen. « C’est une mesure primordiale car les bibliothèques ouvertes le soir permettent de s’enrichir et aussi de créer du lien social » (lire ici).

Peut- être, mais devons nous rappeler à notre nouvelle ministre que la petite enfance s'arrête à six ans ? Et que si les bibliothèques doivent lui être accessible... c'est plutôt le matin. On imagine mal en effet les visites de crèches se faire après 20 heures. Pas même en famille d'ailleurs.  Ce serait en effet la conséquence « d'ouvrir plus tard » des établissements qui ferment déjà à 19 heures si l'on suit les déclarations de la ministre. Françoise Nyssen ne confondrait t-elle pas les bambins et grands dadets étudiants qui eux se lèvent (et se couchent) beaucoup plus tard ? « Je ne suis ministre que depuis deux jours » affirme notre ministre. C'est vrai et elle vient d'en faire la preuve en lâchant la première bourde des membres du gouvernement Macron.

Bibliothèques : La première bourde de la nouvelle Ministre de la Culture
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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 11:06
Ces adjointes d’Anne Hidalgo qui refusent de s’occuper de la santé des personnels dont elles ont la tutelle

Mais pourquoi donc refuser d’aborder cet important sujet alors qu’on est une élue socialiste ? Et les syndicats de faire une découverte plutôt incongrue

On savait que la mairie de Paris n’aimait pas trop discuter avec les syndicats. Même dans les instances représentatives des personnels comme les Comités Techniques (CT) ou les Comités Hygiène et Sécurité (CHSCT). Sauf que cela tourne carrément au ridicule quand cela se passe au sein même de la Direction ...de la Démocratie et du Citoyen (DDCT) ! Eh oui, ça ne s’invente pas comme nom de direction. Mais il est vrai que l’administration parisienne dirigée par Anne Hidalgo, a toujours aimé se pousser du col.

Néanmoins, le dialogue social à la DDCT est réduit à la portion congrue. Surtout quand il s’agit de la santé des agents. C’est pourtant une direction qui ne devrait pas manquer d’interlocuteurs pour en discuter puisque au moins deux adjointes d’Anne Hidalgo en ont la tutelle : Pauline Veron et Colombe Brossel. Des adjointes aux délégations là aussi on ne peut plus importantes puisque l’une est en charge de la démocratie locale et de la participation citoyenne quand l’autre s’occupe de la politique de la ville ou encore de l'intégration. Des boulots en principe à plein temps.

Faut croire que non. C’est en tout cas le constat fait par les élu-es des personnels de la DDCT.  « Mme Veron et Mme Brossel, qui se présentent toutes deux comme des spécialistes de la citoyenneté et de la participation des habitants quand elles s’adressent aux médias, sont visiblement moins promptes à être à l’écoute de leurs agents et aux alertes en terme de souffrance au travail que font les représentants du personnel ! » ont ainsi rapporté nos collègues dans un communiqué. C'est que nos deux édiles qui adorent faire des réorganisations de service incessantes telles des manageuses de chez France Télécom, ont refusé de mettre ces bouleversements, qui auront pourtant un impact, à l’ordre du jour du CHSCT. Et ce malgré la demande insistante des élus de cette instance. Quitte surtout à bafouer la loi qui leur en fait obligation. Désormais celui-ci ne sera pas convoqué avant la fin juin, au plus tôt.

Mais pourquoi donc refuser de parler de la santé au travail des personnels dont on a la tutelle quand on est une élue socialiste ? Et les syndicats de faire une découverte pour le moins incongrue. En effet, au lieu d’assurer leurs tâches auprès des agents, il semble que nos deux adjointes préfèrent ....battre la campagne en vue des prochaines élections législatives. Il est vrai qu’elles sont candidates dans les 1ère et 17ème circonscriptions de la Capitale pour se faire élire députées à dix mille euros par mois (tout compris). Ce qui explique qu’elles ne sont plus libres avant le 18 juin. Après non plus d’ailleurs.  Car soit elles seront en route vers le Palais Bourbon, soit on sera en pleine période estivale. En tout cas, il semble que pour Colombe Brossel et Pauline Veron, les problèmes de santé des agents peuvent bien attendre. « Et alors », comme dirait un ancien candidat interrogé sur le prix de ses costumes.

 

 

 Colombe Brossel (en rouge) n'est plus disponible pour ses agents jusqu'au 18 juin (au moins)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                            -  Bien joué Colombe

               - En même temps, comme dirait notre nouveau président, je sais de qui tenir

                               

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 09:13
Les éditeurs veulent se faire du blé sur le dos des bibliothèques

      Quand la SCELF veut transformer l'heure du conte en l'heure du compte

Les bibliothèques vont-elles devoir raquer à chaque fois qu’elles font la lecture aux enfants ou aux adultes (car oui, on fait aussi la lecture à voix haute pour les grands) ? C’est en tout cas le projet de la SCELF (société civile des éditeurs de langue française), laquelle a récupéré la gestion du « droit de lecture » dans les espaces publics.

Et le tarif sera presque aussi salé qu’un plat commandé à la brasserie de la Rotonde puisque la SCELF compte réclamer trente euros minimum pour chaque « heure du conte » qui serait organisée dans les bibliothèques de France et de Navarre. Ça peut vraiment en faire des sous. Et comble de ce que l’on peut qualifier de véritable racket, même pour les auteurs qui viennent lire leur propre texte.... c’est aussi trente euros (toujours minimum) ! À la charge bien sûr des bibliothèques déjà mal en point niveau budget. Désormais, du côté de la SCELF, on veut transformer l'heure du conte en l'heure du compte.

On comprend donc le cri d’alarme (et à haute voix) de nombreux bibliothécaires, d'auteurs, de lecteurs bénévoles, lesquels  ont décidé de lancer un collectif pour protester contre cette mesure qui va à l’encontre même des missions des bibliothèques et de la diffusion de la lecture et de la culture.

« Ce serait une catastrophe, cela remettrait fondamentalement en cause notre travail de médiation de la lecture et de la littérature » affirme ainsi une bibliothécaire du réseau parisien. « Cela remet en cause l’heure du conte bien sûr, mais également tous les accueils et toute la médiation qui est la base de l’activité des bibliothèques, et permet d’aller chercher des publics, que ce soit en jeunesse ou en adulte, éloignés de la lecture » rappelle une autre, horrifiée par ce mercantilisme sans vergogne.

C’est pourquoi la CGT des bibliothèques parisiennes appelle tous les collègues à relayer largement le texte de pétition mis en ligne par le  collectif « Schéhérazade en colère » pour demander à la SCELF de renoncer à son funeste projet. Pour le signer c’est ici.

 

                                      Ce bibliothécaire parisien devra-t-il bientôt lâcher 30 euros ?

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 11:58

 

 

 

 

 

 

 

 

        

          Il est vrai que dès le début, ils s’y sont pris comme des manches

C’était une promesse de campagne d’Anne Hidalgo, gravée dans la feuille de route de Bruno Julliard, son premier adjoint en charge de la culture. La mairie avait alors pour ambition d'ouvrir le dimanche sept nouvelles bibliothèques d’ici 2019 : Hélène Berr (XIIe), Aimé Césaire (XIVe), Melville (XIIIe), Germaine Tillion (XVIe), Rostand (XVIIIe), Parmentier (XIe) et Sabatier (XVIIIe). Plus ou moins dans cet ordre. On parle bien sûr d’établissements déjà existants et qui étaient fermés ce jour-là. Un calendrier qui ne sera pas tenu. Il faut dire que pour la première d’entre-elles, la bibliothèque Hélène-Berr, l’ouverture du dimanche s’est vraiment mal emmanchée.

Pourtant, les bibliothécaires de la rue de Picpus n’étaient pas à priori de farouches opposants à une ouverture dominicale. Ils passaient même pour des agents exemplaires, parmi les premiers dans le réseau être labellisés QualiParis. C’est d’ailleurs peut être pour ça que la mairie de Paris a cru qu’elle pourrait faire n’importe quoi. Et elle ne s’en est pas privée car cette extension dominicale devait se faire quasiment sans moyens supplémentaires ! De quoi refroidir les plus enthousiastes, même du côté d’Hélène-Berr. Ils l’ont d’ailleurs tellement été que la bibliothèque a fermé de nombreux dimanches pour cause de grève entraînant, par solidarité, dans ce mouvement d'autres bibliothèques ouvertes ce jour là (lire ici et ). Une véritable fronde contre la politique de Bruno Julliard.

Face à cette crise, l’adjoint à la culture a donc décidé de temporiser. « Les futures ouvertures du dimanche ne se feront pas au détriment de la qualité d’accueil et des conditions de travail des bibliothécaires » a ainsi déclaré l’élu lors d’une rencontre officielle avec l’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA). Et Bruno Julliard de rassurer : « les bibliothèques ne vont pas ouvrir le dimanche à marche forcée et un nouveau calendrier, desserré, va être étudié ». Ce qui renvoie clairement ces ouvertures à plus tard.

Ainsi, l’administration, mise au pied du mur, a été encouragée à réfléchir à la mise en place d’une nébuleuse « équipe volante » dans le but d' ouvrir les prochaines bibliothèques le dimanche sans embaucher trop de personnels titulaires. Une idée pour le moment assez brumeuse puisque la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris en charge de ce dossier n’est pas en mesure d’en dessiner des contours précis que ce soit en terme d’effectif, de catégorie de personnels ou de cycle de travail. Il n'est pas sûr du tout qu’elle aboutisse. Et de toute façon, il faudra une nouvelle délibération municipale.

De fait, il semble plus qu'improbable que nous assistions à de nouvelles ouvertures avant 2018, au mieux. Et pour la bibliothèque Aimé Césaire, la suivante dans le calendrier d’origine, c’est certain puisque les locaux ne le permettent pas. « Il est probable qu’aucune bibliothèque ne sera ouverte le dimanche dans le XIVème arrondissement pendant cette mandature » a avoué Bruno Julliard. Et ce sera également très très difficile dans le XIème arrondissement car les personnels de la bibliothèque Parmentier ont manifesté très majoritairement leur opposition au travail du dimanche (voir ici).

« Je suis très conscient de l’opposition totale des personnels de Parmentier » a d’ailleurs reconnu l’adjoint d’Anne Hidalgo qui a, là aussi, demandé à son administration de réfléchir à une solution. Quand aux promesses de campagne d’ouvrir beaucoup de bibliothèques le dimanche, Bruno Julliard a martelé qu’il irait expliquer à Anne Hidalgo « que la feuille de route n’aura pas pu être suivie dans son intégralité ».

Bibliothèques : les ouvertures du dimanche reportées à plus tard par la mairie de Paris
Bibliothèques : les ouvertures du dimanche reportées à plus tard par la mairie de Paris
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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 17:35
La médiathèque Marguerite Duras sera finalement fermée lors des prochains dimanches « électoraux »

Mais il aura fallut que les syndicats déposent un préavis de grève pour que la municipalité parisienne revienne à la raison

La décision semblait assez folle : la mairie de Paris avait tenu à implanter un bureau de vote à l'intérieur même de la médiathèque Marguerite-Duras (XXe) alors que cette dernière restait ouverte au public. Et ceci au mépris de toutes les règles élémentaires de sécurité (lire ici). Les personnels avaient eu beau protester, soutenus de facto par le Préfet de Police dans une note, rien n'y faisait. Il aura fallu que les syndicats déposent un prévis de grève pour que la municipalité revienne finalement à la raison.

En effet, ce mercredi l'administration a annoncé officiellement aux organisations syndicales à l'origine du préavis que « la Médiathèque Marguerite Duras ne sera pas ouverte au public lors des quatre dimanches d’avril à juin où se tiennent les scrutins électoraux ». Cette fermeture « administrative » revêtant un caractère exceptionnel « les agents contractuels recrutés pour les week-ends seront rémunérés selon leur contrat, donc sans aucun changement ». La mairie de Paris confirme également que « les bibliothécaires titulaires seront eux aussi payés normalement et sans modification de leur cycle de travail » à l'occasion de cette fermeture imposée.

Notons que l'administration parisienne était dans ses petit souliers à l'occasion de cette rencontre avec les syndicats car Bruno Julliard, l'adjoint d'Anne Hidalgo en charge de la culture, avait vendu la mèche au journal Le Parisien quatre jours plus tôt. On était donc déjà au courant de cette décision municipale. Enfin pour ceux qui lisent la presse.

 

La médiathèque Marguerite Duras sera finalement fermée lors des prochains dimanches « électoraux »
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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 18:14
La bibliothèque Charlotte Delbo évacuée en urgence

Une semaine après les faits, on attend toujours la réaction de l'administration parisienne

C’est un événement qui a été soigneusement passé sous silence par la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. Pourtant il était d’importance. Heureusement, des collègues bien placés dans l'administration nous ont gracieusement transmis l’information. Certes avec un peu de retard, mais sans eux nous n'en aurions rien su.

Cela s’est passé la semaine dernière à la bibliothèque Charlotte Delbo, située du côté de la place des Victoires dans le IIe arrondissement de Paris. Ainsi, on a appris qu'« un individu agressif a bousculé le personnel de la bibliothèque, avant de quitter les lieux en actionnant le système d’alarme incendie du site ». Un acte assez grave pour « provoquer l’évacuation par mesure de sécurité du personnel... et d’une quarantaine d’enfants de la crèche des Petits Pères qui se trouvait à proximité » précisent encore nos sources.

D’après ces mêmes informations « une plainte sera déposée par le personnel de la bibliothèque au commissariat d’arrondissement ». Notre syndicat rappelle toutefois, comme le stipule l'article 31 du nouveau règlement des bibliothèques voté par le Conseil de Paris, que ce n’est évidemment pas aux collègues d’aller porter plainte. Cette procédure incombe à la Ville de Paris, ou à défaut la Direction des Affaires Culturelles, en tant qu'employeur. D'ailleurs pour assurer cette démarche, il existe ce que l'on appelle des cadres « d’astreinte », lesquels touchent même une grosse prime pour cela.

En attendant l’administration parisienne est toujours silencieuse sur ce grave incident qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques. C’est pourquoi notre syndicat lui a demandé officiellement d’en informer le CHSCT (Comité Hygiène et Sécurité). Ce qu’elle n’a malheureusement toujours pas fait à l’heure où nous écrivons ces lignes, soit pourtant une bonne semaine après les faits. Inquiétant.

Enfin, nous aimerions bien savoir si l’administration a bien porté plainte au nom de la Ville de Paris et quelles suites elle compte donner pour que ce genre d’événement ne se reproduise plus à la bibliothèque Charlotte Delbo. Ni dans aucune autre d'ailleurs.

 

 

   Delbo : Faudra-t-il faire appel à Emmanuel Grégoire, l'adjoint en charge des personnels ?

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 10:02
Grève le dimanche à la médiathèque Marguerite Duras lors des prochains scrutins

Pourtant plusieurs alertes ont été faites par les personnels de la bibliothèque auprès de la Ville de Paris, pour dénoncer les conditions d’organisation de ces élections tant en terme éthique que de sécurité

L'organisation des prochaines élections présidentielles et législatives va-t-elle être remise en cause dans le XXème arrondissement- à Paris ? En effet, la mairie a décidé, sans concertation aucune, l’implantation de bureaux de vote pour les prochains scrutins à l'intérieur même de la médiathèque Marguerite Duras... alors que cette dernière doit rester ouverte aux usagers ! Une première car depuis toujours les électeurs effectuent leur devoir civique dans des locaux sans autre activité ce jour-là (écoles, gymnases, mairies…).

Pourtant plusieurs alertes ont été faites par les personnels de la bibliothèque à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, gestionnaire des lieux, pour dénoncer les conditions d’organisation de ces élections tant en terme éthique que de sécurité (lire ici). Mais la mairie de Paris, comme à son habitude, fait la sourde oreille. Si bien que l’ensemble de l’équipe de Marguerite Duras, de guerre lasse, a demandé aux organisations syndicales de déposer un préavis de grève pour les dimanches 23 avril, 7 mai, 11 et 18 juin. Aussitôt dit, aussitôt fait.

Dans ce préavis, signé conjointement par la CGT, FO, SUD et SUPAP, les représentants du personnel demandent à la maire de Paris, Anne Hidalgo, de « ne pas ouvrir au public la bibliothèque ces jours-là du fait de l’organisation d’un bureau de vote au sein de l’établissement. Ces deux activités ne nous semblent pas pouvoir se dérouler dans de bonnes conditions sur un même lieu ». Et les syndicats de préciser que « le bureau de vote doit être un lieu neutre. Le flux des personnes entrant et sortant ne sera pas distinct. Les personnes pourront circuler d’une activité à l’autre. La confusion sera de mise et la pression sur les personnels plus importante encore que les dimanches habituels et cela aura un impact négatif tant sur la qualité du service public que sur les conditions de travail des agents ».

Du côté de la mairie de Paris, on a visiblement eu affaire à une sorte d'amateurisme. « Nous sommes en dialogue constant avec les représentants syndicaux et la médiathèque Marguerite-Duras sur cette question » affirmait imprudemment à Livres- Hebdo, Noël Corbin le directeur des affaires culturelles de la Ville de Ville (lire ici). Une déclaration surprenante puisque le directeur des affaires culturelles et son équipe sollicités officiellement par notre syndicat pour fournir les modalités techniques et opérationnelles du déroulement des élections au sein de la bibliothèque ont été incapables de nous communiquer le moindre début de réponse. A moins qu'ils aient préféré se réfugier dans l'abstention.

Toutefois, la municipalité parisienne peut encore s'éviter le ridicule d'une grève puisque le principe d'un préavis déposé largement en amont par les représentants des personnels est normalement fait pour arriver à une solution intelligente. « Nos syndicats soutiennent la demande de l’équipe de Marguerite Duras, d'obtenir la fermeture administrative de l’établissement pendant la tenue des élections avec la possibilité pour les agents de travailler en interne ».

 

 

                       Elections sous haute tension à la médiathèque Marguerite Duras

                

             - A croire que la  mairie de Paris veut faire de ces élections un piège à cons !

              

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 11:13
80 % des agents de la bibliothèque Parmentier disent « non » à une ouverture le dimanche !

Des scores très élevés ont également été recensés dans plusieurs bibliothèques du réseau parisien

L’initiative avait vu le jour fin février.  « Vous ne voulez pas travailler le dimanche ? Alors faites-le savoir » avaient lancé des bibliothécaires parisiens à leurs collègues du réseau en leur demandant de se recenser via le site Askabox (lire ici).

Une initiative d’autant plus à propos que la récente ouverture du dimanche de la bibliothèque Hélène-Berr (XIIe) s’est faite dans les pires conditions qui soient avec quasiment aucun recrutement. Résultat : les grèves se sont succédé avec des fermetures plusieurs dimanches de suite. Et si la mairie de Paris a du envoyer du personnel contractuel en urgence, le feu couve toujours du côté de la rue de Picpus. Et pourrait reprendre à tout moment, malgré les nombreux départs, tant le conflit a laissé des traces (lire ici).

Un conflit qui va rendre plus compliqué le souhait de la mairie de Paris d’ouvrir d’autres bibliothèques le dimanche. Notamment à la bibliothèque Parmentier (XIe) puisque les agents ont répondu massivement à 80 % contre le travail dominical. Dans d’autres établissements concernés par ces extensions d’ouverture comme Edmond Rostand (XVIIe) ou Robert Sabatier (XVIIIe) c’est déjà plus de 30 % des personnels qui se sont déclarés « contre ». Et encore tout le monde n’a pas encore répondu. Il reste toutefois encore quelques jours pour se manifester puisque le site Askabox est ouvert jusqu’au 16 avril (c’est ici).

Enfin signalons les scores très élevés, entre 30 et 50 %, recensés dans plusieurs bibliothèques du réseau preuve que les projets de la mairie de Paris ne remportent pas l’adhésion, loin de là.  

80 % des agents de la bibliothèque Parmentier disent « non » à une ouverture le dimanche !
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