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Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 18:00
Paris XIXe : la bibliothèque Benjamin Rabier à l’agonie !

Cet établissement pour la jeunesse, situé dans un quartier populaire du nord-est de la capitale, pourrait bien fermer ses portes faute d’effectif

Le Bureau des Bibliothèques (BBL) de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris avait pourtant tout fait pour garder la chose secrète mais la bibliothèque jeunesse Benjamin Rabier, située avenue de Flandre dans le XIXème arrondissement est tellement au bord de l’agonie qu’elle pourrait fermer temporairement ses portes.

Malgré les multiples appels à l’aide auprès de leur administration, les bibliothécaires se sentent véritablement à l’abandon. Il faut dire que l’équipe souffre d’une situation de sous-effectif permanent que malheureusement le BBL minimise ou ignore. Probablement pour ne pas avouer à leurs supérieurs que leur politique menée depuis plusieurs années est néfaste.

Cette pénurie de personnel est encore plus évidente pour cette petite structure, qui compte seulement neuf agents selon les « effectifs cible » de la DAC, car depuis  la rentrée en septembre 2016 outre un agent en longue maladie, un poste vacant non pourvu suite à une mutation, l’équipe compte également deux femmes enceintes lesquelles ont réduit leurs horaires avant de partir bientôt en congé maternité. Et comme si tout ça ne suffisait pas, la majorité des bibliothécaires de Benjamin Rabier souffre de trouble musculo-squelettiques (TMS), dont la gravité est telle que deux agents ont même obtenu une reconnaissance de maladie professionnelle par la médecine statutaire. A part ça tout va bien.

A moins que le sort de cette bibliothèque jeunesse située dans un quartier « politique de la ville » n’intéresse pas la mairie de Paris. Elle est pourtant plébiscitée par les usagers. En effet, située sur la très passante avenue de Flandre, la bibliothèque Benjamin Rabier est très fréquentée par les familles du quartier (140.000 prêts par an), une fréquentation qui s’est accrue depuis la construction du nouveau quartier Rosa Parks (10 000 logements) pour lequel aucun équipement culturel n’a été prévu par la municipalité. Malgré toutes ces difficultés « l’équipe est très engagée et mène beaucoup de projets avec les partenaires éducatifs et associatifs du quartier » témoignent les personnels. Jusqu’à quand ?

Car désormais la situation devient très critique en période de vacances scolaires pendant laquelle une partie de l’équipe est en congés (ce qui est plus que nécessaire vu les conditions de travail). Mais à cause de sa position géographique, la bibliothèque est encore plus fréquentée que d’habitude car les enfants du quartier eux ne partent pas en vacances et viennent donc se réfugier à la bibliothèque, mais sans que le personnel présent puisse assurer un service digne de ce nom. Un exemple concret ? Lors des prochaines vacances scolaires l’équipe va parfois se retrouver à trois, voire deux agents titulaires même si l’administration argue la présence supplémentaire d’un agent en « contrat d’avenir ». Malgré cette situation dramatique le BBL répond « qu’on peut très bien ouvrir avec un tiers de l’effectif »….Comme une forme de mépris de classe. Reste à savoir ce qu’en pense le maire de l’arrondissement.

Une chose est sûre, cette situation ne peut perdurer car selon les agents « l’équipe est fatiguée et déçue de ne pas voir ses efforts reconnus, les risques psychosociaux ont atteint un niveau d’alerte, délibérément ignoré par la hiérarchie qui d’un côté parle de « santé au travail », de l’autre épuise physiquement et moralement les agents ». La bibliothèque Benjamin Rabier est donc bien à l’agonie et si ça continue elle pourrait bien fermer ses portes faute d’effectif.

Benjamin Rabier :Quand le maire du XIXe découvre le mépris affiché par le Bureau des Bibliothèques

Benjamin Rabier :Quand le maire du XIXe découvre le mépris affiché par le Bureau des Bibliothèques

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 13:07
Appel de Grenoble : les bibliothécaires parisiens soutiennent eux aussi le mouvement

Et ils seront au côté de leurs collègues venus d'un peu partout, le vendredi 24 mars à 10 heures au Salon du Livre de la Porte de Versailles

Les bibliothécaires de Grenoble appellent tous les professionnels de la lecture publique à venir manifester à Paris le 24 mars, à l’occasion de la tenue du Salon du Livre, pour défendre un métier qui est attaqué de toutes parts dans de nombreuses communes.Une initiative qui reçoit le soutien de nombreux bibliothécaires de la Ville de Paris. Bien que « l'appel de Grenoble » a été relayé par plusieurs syndicat municipaux de la Capitale (CGT, FO, SUD ou encore SUPAP) les bibliothécaires parisiens, à l'instar de ceux de Clamart, tenaient à diffuser un texte de soutien à leurs collègues Isérois puisque « leur appel s’inscrit complètement dans la continuité de ce que nous avons défendu ces derniers mois : défense de la lecture publique,  de nos conditions de travail, de politiques budgétaires cohérentes... ». Le voici donc dans son intégralité.

«  Les personnels du réseau des bibliothèques de la Ville de Paris sont solidaires avec les bibliothécaires de Grenoble en lutte qui dans un appel invitent tout les professionnels de la lecture publique à les rejoindre le 24 Mars à 10 heures à la Porte de Versailles lors de le tenue  du Salon du Livre. Cette mobilisation nationale des bibliothécaires et de l’ensemble des acteurs du livre souhaite attirer l’attention sur un nombre préoccupant de bibliothèques dont l’existence est aujourd’hui menacée en France. Il s’agit de défendre avec force et détermination une profession mise à mal par des collectivités qui privilégient de plus en plus la logique de rentabilité et de rendement, au lieu de faciliter davantage l’accès à la culture.

Et comme dans le reste du pays, la situation à Paris est aussi très préoccupante : les diminutions d’effectifs et des budgets d’acquisition sont continuels depuis plusieurs années malgré le fait que la collectivité parisienne soit la plus riche de France. Conséquences de cette politique de restriction budgétaire, des petites bibliothèques de quartier ont dû fermer leurs portes au cours des dernières mandatures. Enfin pour rajouter de la crise à la crise, les projets d’ouverture du dimanche de nouvelles bibliothèques dans la capitale ont entraîné un conflit ouvert avec la Ville de Paris, qui ne veut pas entendre les revendications du personnel : l’augmentation des effectifs de titulaires pour pouvoir fonctionner normalement avec ces nouvelles extensions d’horaire ; réelle prise en charge des personnels ne souhaitant pas travailler le dimanche plutôt que pressions diverses pour qu’ils changent de poste….

Le 24 mars prochain, à partir de 10 heures, nous seront donc aux côtés de nos collègues venus de toute la France qui comme nous sont en lutte contre la vague libérale entraînant le fermeture des bibliothèques de quartier, la précarisation du métier, le non-respect des conditions dignes de travail, en somme la disparition programmée de la culture de proximité sous une pression économique qui n’a pas lieu d’être ici. Alors oui, tous à la Porte de Versailles ».

Les bibliothécaires de la Ville de Paris ne seront pas seuls car outre ceux de Grenoble, de Clamart ou d'Amiens, nous pourrons compter également sur des délégations de Boulogne-Billancourt (Haut-De-Seine) ou encore de la Communauté Urbaine «  Grand Paris Seine et Oise ». Des bibliothécaires d'autres communes d’Île-de-France sont également attendus. Enfin selon le site d'information ActuaLitté «  L'Association des Bibliothécaires de France (ABF), absente depuis plusieurs années du salon Livre de Paris, devrait, selon nos informations, elle aussi, envoyer une délégation à l'occasion de cette journée de mobilisation de la profession » (lire ici). Pas de doute, les soutiens se multiplient.

Appel de Grenoble : les bibliothécaires parisiens soutiennent eux aussi le mouvement
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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 12:25
Crise dans les bibliothèques : les organisateurs du Salon du Livre fournissent une salle pour la tenue d’une conférence de presse

Les journalistes sont conviés le 24 mars à 11 heures, salle « Connexions », allée B20, à l'intérieur même du Parc des Expositions de la porte de Versailles

L’appel des bibliothécaires de Grenoble à tous les professionnels de la lecture publique à venir manifester à Paris le 24 mars, à l’occasion de la tenue du Salon du Livre, pour défendre un métier qui est attaqué de toutes parts dans de nombreuses communes (avec l'Isère, citons pêle-mêle Sevran, Brest, Caen, Rouen, Metz, Marseille, Saint-Quentin-en-Yvelines, Lyon, Levallois, Auch, Clermont-Ferrand, Le Havre, Paris...), commence à rencontrer un écho certain.

Les collègues grenoblois, qui arriveront après un long voyage en bus à la porte de Versailles sur le coup de 10 heures, sont d’ores et déjà sûrs d’être accueillis à l’entrée du Parc des Expositions puisque outre ceux de la Ville de Paris et d’autres communes d’Ile–de-France (Yvelines, Seine et Marne, Plaine Commune, Sevran...) des bibliothécaires d'Amiens (Somme) seront eux aussi présents ainsi que les personnels de la petite bibliothèque Ronde de Clamart (lire ici leur appel). Un mouvement qui pourrait faire tâche d’huile puisque l’appel de Grenoble circule abondamment sur les réseaux sociaux.

Une journée du 24 mars qui est en train de prendre une nouvelle dimension puisque les organisateurs du Salon ont accepté de mettre à disposition des initiateurs de l'appel une salle de deux cent places pour la tenue d’une conférence de presse. Les journalistes sont conviés à 11 heures dans la salle « Connexions », située dans l’allée B20 du Parc des Expositions (d'après le plan officiel, elle est à proximité du stand de Radio France).

Parions que des politiques seront également de la partie. Eux pour qui le Salon du Livre sert de prétexte à venir se montrer pour clamer leur attachement au livre et à la culture. Pour ce qui est de la lecture publique, en revanche, c’est assez flou (voire très faiblard) si l’on en croit les propos de campagne. Nous les invitons alors à venir expliquer leurs projets (s’ils en ont) et rencontrer (enfin) des bibliothécaires lors du rassemblement prévu lui à partir de 10 heures. En plus, bonne nouvelle pour eux, la presse devrait également être là.

   - Dites-moi les amis, il est pas mal l'appel des bibliothécaires de Grenoble                                       - Heu, ne marchez pas trop vite Président, n'oubliez pas que vous devez encore rallier Eric Piolle

- Dites-moi les amis, il est pas mal l'appel des bibliothécaires de Grenoble - Heu, ne marchez pas trop vite Président, n'oubliez pas que vous devez encore rallier Eric Piolle

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 07:16
- Nous sommes tous des Grenoblois

- Nous sommes tous des Grenoblois

« Toutes et tous à Paris, le vendredi 24 mars à 10 heures, pour manifester au Salon du Livre » lancent nos collègues de l'Isère

Les bibliothécaires de Grenoble (Isère) ont décidé de lancer un appel à tous les professionnels de la lecture publique pour revendiquer « la préservation et la valorisation d’un métier d’engagement » mis à mal non seulement du côté des Alpes mais également sur tout le territoire. Voici leur texte dans son intégralité.

« Nous, bibliothécaires de Grenoble, soutenu-es par l'intersyndicale CGT-FO-SUD-CNT, sommes en lutte depuis le mois de juin 2016. Cette lutte fait suite à l’annonce de la fermeture de trois bibliothèques de quartier et la suppression de 13 postes. Ces fermetures, dans le contexte d'un plan d'austérité mis en place par la municipalité grenobloise, viennent frapper un réseau de bibliothèques exemplaire à plus d'un titre. Face à une attaque sans précédent contre notre métier, nos emplois et les valeurs du service public, nous combattons ces choix que nous jugeons délétères et qui, nous l’affirmons haut et fort, hypothèquent l’idéal démocratique.

Nous récusons les choix budgétaires, qui, à Grenoble, dépossèdent les quartiers populaires de leur bibliothèque, et font peser sur les plus défavorisés le coût de l’austérité. A l’heure où la fragmentation sociale gagne du terrain, où le repli sur soi et la défiance à l’égard de l’autre gangrènent chaque jour un peu plus notre devenir commun, fermer des bibliothèques, c’est selon nous, se montrer aveugle ou se faire complice du délitement de la société.

Car ce qui fonde la bibliothèque, c’est son incarnation du principe d’égalité. Elle est encore l’un des derniers lieux ouvert à tous où se joue l’apprentissage du vivre ensemble et de la citoyenneté. Œuvrant activement pour la résorption des inégalités, elle reste l’instrument privilégié du projet de démocratisation culturelle. Convaincus de l’utilité sociale de notre métier, de l’importance de son rôle éducatif et émancipateur, nous sommes fermement décidés à le défendre au plan national, en organisant le déplacement d'une délégation de bibliothécaires jusqu'au Salon du Livre de Paris d'une part, jusqu'au Ministère de la Fonction Publique d'autre part, pour exiger les moyens d'exercer un service public de proximité et de qualité.

Faisant le constat que les bibliothèques de Grenoble ne sont pas les seules mises à mal et que d’autres bibliothèques françaises sont aux prises avec des difficultés similaires, nous appelons tous les professionnels de la lecture publique à rejoindre notre lutte pour revendiquer la préservation et la valorisation d’un métier d’engagement.

Si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifié-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail, le démantèlement et la marchandisation du bien commun, si vous aussi vous êtes indigné-es par le rouleau compresseur de l’austérité budgétaire, rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris ».

Un appel que ne nous ne pouvons que partager dans les bibliothèques de la Ville de Paris. Alors tous ensemble le 24 mars à partir de 10 heures à la Porte de Versailles pour rejoindre nos collègues de Grenoble dans leur défense de la lecture publique. Pour toutes infos complémentaires vous pouvez également vous rendre sur leur page Facebook. Pour ceux qui voudraient donner un petit coup de pouce à nos collègues et leur permettre de financer un peu leur virée dans la Capitale une cagnotte a été mise en ligne (voir ici).

Bibliothécaires de France et de Navarre, le 24 mars tous à Paris pour défendre la lecture publique

Bibliothécaires de France et de Navarre, le 24 mars tous à Paris pour défendre la lecture publique

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 08:52
Pour préserver notre santé, servons-nous du CHSCT

Réglementation, obligation de l'employeur, condition de travail, droit d'alerte... tout ce qu'il faut savoir sur le fonctionnement du Comité Hygiène et Sécurité

En ce début d’année, la CGT vous rappelle le rôle des élu(e)s du personnel dans le Comité d’Hygiène et de Sécurité (CHSCT) de votre direction, instance qui intervient pour la prévention des risques et dans les dossiers de santé et sécurité au travail. Au regard des textes qui l’organise (décret 85-603), le CHSCT a la mission de contribuer à la protection de la santé physique et mentale et de la sécurité des agents et à l’amélioration des conditions de travail avec une attention particulière pour celles des femmes (santé au travail des femmes enceintes, harcèlement sexuel…)

A ce titre le CHSCT alerte l’administration via des « avis » émis par ses membres et procède de façon régulière à des visites de sites. Mais l’instance a aussi un pouvoir de contrôle et d’enquête, avec si cela lui semble pertinent, le recours à l’expertise. Elle peut examiner également toutes les fiches du registre de santé sécurité au travail rédigées dans les établissements. Enfin un membre du CHSCT peut enclencher un droit d’alerte ou assister un agent pour un droit de retrait si la situation vécue n’est plus tenable.

Le saviez-vous ? Un registre santé sécurité est ouvert dans chacun de nos établissements. Il sert à consigner toutes les informations, demandes et suggestions des agents relatives à la prévention des risques professionnels et à l’amélioration des conditions de travail. Il est à la disposition de l’ensemble du personnel et le cas échéant des usagers.

Le saviez-vous ? Vous pouvez demander un rendez vous auprès de la médecine préventive hors cadre officiel de l’employeur si vous vous sentez mal dans votre travail ou que votre environnement professionnel vous semble dégradé.

Le saviez-vous ?  Un service d’écoute est à votre disposition du lundi au vendredi de 9h à 17h au 01 42 76 88 00. Des agents tenus au secret professionnel y sont à votre disposition pour toutes situations de travail vécues comme difficiles ou dégradées.

Le saviez-vous ?  A la Direction des Affaires Culturelles, vos représentants CGT au CHSCT sont Sophie Marquié (bibliothèque Hélène Berr), Agnès Dutrevis (bibliothèque de l’Hôtel de ville), Pascal Colas (bibliothèque Melville) et Mathilde Creixams (Conservatoire du XVIe). Vous pouvez les contacter via leur adresse paris.fr

Pour préserver notre santé, servons-nous du CHSCT
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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 17:48
Il ne fait pas bon être une femme à la Mairie de Paris

                En tout cas quand celle-ci travaille dans une bibliothèque

C’est un secteur à très forte majorité féminine. Pas loin de 70% selon les derniers chiffres officiels de la Mairie de Paris. Des femmes qui finissent souvent leur service à 19 heures et travaillent tous les samedis et aussi de plus en plus souvent le dimanche puisque notre Maire à tous veut étendre le travail dominical à de nouveaux établissements. Des femmes qui sont les moins bien payées de toute l’administration parisienne, car elles travaillent dans les bibliothèques municipales de la Capitale.

Mais vraiment moins bien payées ! Non pas pour ce qui concerne le traitement de base, mais pour toutes les rémunérations annexes appelées dans le jargon administratif « régime indemnitaire ». Même l’administration le reconnait officiellement. Il faut dire que les écarts sont abyssaux entre la filière culturelle et les autres directions de la Ville de Paris. Des différences qui vont de un à quatre avec la filière administrative, par exemple. Pour réparer cette inégalité de traitement, cette injustice surtout, les bibliothécaires demandent donc, via leurs représentants, un rattrapage de ce régime indemnitaire. La revendication présentée est plus que raisonnable puisque les syndicats demandent dans un premier temps de ramener cet écart de un à deux, puis de négocier dans un deuxième temps une augmentation régulière sur les années suivantes pour parvenir à l’égalité de traitement et en finir ainsi avec les discriminations qui témoignent de l’archaïsme et du sexisme bien présents à la Ville.

Si la Mairie de Paris a fait des propositions d’augmentation, celles-ci restent largement insuffisantes et très en deçà de nos demandes pourtant modestes. Et l’équipe d’Anne Hidalgo a beau affirmer sans vergogne dans la presse que « la concertation menée depuis plusieurs semaines a abouti à une augmentation moyenne de 47 % de la prime des agents d’ici à 2020 » le chiffre est trompeur car il faudrait au moins 300% d’augmentation pour arriver à une égalité réelle… Bref, avec de telles affirmations on ne peut que constater qu’il ne fait pas bon être une femme à la Mairie de Paris quand on travaille dans la filière culturelle. Leurs collègues masculins étant bien sûr logés à la même enseigne, notons que dans les bibliothèques de la Capitale un homme est d’ailleurs aussi une femme comme les autres.

Pour protester contre ce traitement, l'intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA) appelle les bibliothécaires parisiennes à fêter à leur façon la journée du 8 mars, qui est désormais celle du « Droit des femmes », en manifestant leur colère au siège de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris à 10 heures. Anne Hidalgo et son adjoint en charge de la Culture Bruno Julliard et bien entendue, Hélène Bidard, adjointe chargée de toutes les questions relatives à l'égalité femmes/hommes (ou encore à la lutte contre les discriminations ...) sont bien entendu invités à venir fêter avec eux dignement cet événement.

Pour prouver qu’ils ne tiennent pas un double discours du type « Paris aime les femmes, Paris aime l’égalité », ils peuvent aussi apporter des preuves d’amour en faisant des propositions qui  permettraient alors d’arriver à l’égalité homme/femme dans les bibliothèques de la Ville de Paris. Une égalité réelle. Des élues  du Conseil de Paris, de toutes les tendances politiques, ont également été invitées à cette manifestation.

Il ne fait pas bon être une femme à la Mairie de Paris
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 17:16
Pantalonnade à la Ville de Paris pour le droit des femmes

 Pour célébrer le 8 mars, Anne Hidalgo oblige les femmes à se mettre en grève

La situation est on ne peut plus choquante. Alors que la Maire de Paris, Anne Hidalgo met continuellement en avant son combat pour l'égalité, notamment envers les femmes, elle refuse dans le même temps à ses employées de se réunir le 8 mars à l'occasion de la journée « des droits des femmes ».

En effet, le syndicat CGT avait prévu de tenir ce jour là une réunion d'information syndicale (sur le temps de travail comme le prévoit la réglementation) en début d'après-midi à la Bourse du Travail sur le thème justement de « l'égalité entre les femmes et les hommes à la Ville de Paris ». Une initiative refusée par les services d'Anne Hidalgo puisque l'administration a affirmé « qu'une telle autorisation ne peut être accordée ce jour-là » car....il existerait un préavis de grève nationale !

Pour la maire de Paris, les femmes travaillant dans son administration qui veulent assister à cette réunion pour s’informer de leurs droits ou encore comment réduire les inégalités qui existent toujours, et parfois de manière criante au sein des filière composées de personnels majoritairement féminins (social, santé, culture, nettoyage, petite enfance...) au sein de la municipalité parisienne devront donc se mettre en grève !

Pour mettre fin à ce que les observateurs pourraient bien qualifier de « pantalonnade », la CGT demande à Anne Hidalgo « de démontrer qu’elle prend au sérieux ces questions et qu’elle est prête à passer des discours aux actes, en commençant par lever l’interdiction de se rendre à des réunions d’informations ». Par ailleurs, signalons l'appel à la manifestation à République à partir de 15 h 40 heures. Pourquoi 15 h40 ? Ben, c'est justement l'heure à partir de laquelle les femmes de l'Hexagone travaillent gratuitement (voir ici).

- Osons le féminisme

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 10:08
Ouverture du dimanche : des bibliothécaires parisiens lancent un grand sondage via le site Askabox

« Vous ne voulez pas travailler le dimanche ? Alors faites-le savoir » disent-ils à leurs collègues du réseau

La nouvelle était tombée au printemps dernier. La mairie de Paris annonçait alors  - sans concertation aucune - que sept nouvelles bibliothèques devaient ouvrir le dimanche d'ici   2019 : Hélène Berr (XIIe), Aimé Césaire (XIVe), Melville (XIIIe), Germaine Tillion (XVIe), Rostand (XVIIIe), Parmentier (XIe) et Sabatier (XVIIIe). Plus ou moins dans cet ordre. On parle bien sûr d’établissements déjà existants et qui étaient fermés ce jour-là.

Une annonce qui avait pris par surprise les principaux concernés. Bien sûr, si certains bibliothécaires ne sont pas opposés à l’ouverture dominicale, c'est uniquement à condition d’avoir les moyens pour le faire. Ce qui est d'ailleurs loin d'être toujours le cas si l'on observe la politique déplorable de la Ville de Paris en ce domaine. D’autres en revanche refusent catégoriquement de travailler ce jour-là considérant que leur vie sociale et familiale est déjà suffisamment impactée en travaillant tous les samedis et en finissant tout les soirs à 19 heures.

Des collègues qui ne cachent pas leur inquiétude : « Aujourd’hui, nos revendications portent sur de meilleures conditions de travail le dimanche ! Mais dans ce combat que deviennent ceux qui ne veulent pas travailler le dimanche ? Et comment peuvent-ils se faire entendre ? » Bonne question. De plus, comme la mairie de Paris a affirmé publiquement que travailler le dimanche pour les bibliothécaires municipaux se ferait « sur la base du volontariat », il est utile de savoir qui est vraiment volontaire ou pas dans le réseau. Et nos collègues de lancer un grand sondage, en déclarant : « Vous ne voulez pas travailler le dimanche ? Faites-le savoir ».

Pour répondre à ce sondage, c'est très simple, il suffit juste à chaque bibliothécaire parisien opposé au travail du dimanche d'indiquer son nom et celui de son établissement via le site Askabox, lequel anonymise les réponses, en allant ici. Ensuite, le résultat, avec le pourcentage par bibliothèque, sera publié officiellement.

       Le sondage pour ne pas travailler le dimanche semble déjà promis à un grand succès

 

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 16:53
La bibliothèque Hélène Berr en grève pour le troisième dimanche de suite

Les personnels attendent toujours qu'Anne Hidalgo et Bruno Julliard ouvrent des négociations pour sortir de ce conflit

Le mouvement de protestation contre les mauvaises conditions d'ouverture le dimanche est toujours en marche à la bibliothèque Hélène-Berr, située rue de Picpus dans le XIIème arrondissement de Paris. Ce dimanche 19 février est en effet le troisième de suite qui voit la bibliothèque fermer ses portes au public en raison d'un mouvement de grève pour réclamer, dans un premier temps, la création de deux postes de bibliothécaires supplémentaires.

Le combat des agents d'Hélène Berr est soutenu par l'ensemble de leurs collègues du dimanche puisque après les bibliothèques François Truffaut (Ier), Yourcenar (XVe) ou Duras (XXe) qui ont été fermées au cours des dimanches précédents en signe de solidarité, c'est Françoise-Sagan (Xe) qui, cette fois, a rejoint le mouvement de grève en fermant ses portes plus tôt que prévu.

Les bibliothèques parisiennes s'étaient massivement misent en grève en décembre dernier puis en début d'année (lire ici et ) pour exiger de meilleures conditions de travail ainsi que le rattrapage des primes de la filière culturelle sur celles des autres agents de la Ville. Les syndicats attendent toujours que la maire de Paris, Anne Hidalgo et son premier adjoint en charge de la culture, Bruno Julliard ouvrent des négociations pour sortir de de ce conflit. Et il le faudra bien puisque d'autre préavis devraient bientôt être déposés par l'intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA.

 

  Social : Anne Hidalgo va-telle respecter ses engagements de campagne ?

Social : Anne Hidalgo va-telle respecter ses engagements de campagne ?

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 08:41
Paris : la moitié des bibliothèques fermée pour cause de grève ce dimanche 12  février

On attend désormais la réaction d'Anne Hidalgo et de Bruno Julliard sur cet échec de leur politique sociale et culturelle

La crise ne faiblit pas dans les bibliothèques municipales de la capitale. Après les mouvements de décembre dernier puis du premier week-end de février qui ont paralysé l'ensemble du réseau parisien il y avait, ce 12 février, de nouveau un mouvement social d'ampleur puisque la moitié des établissements du dimanche ont fermés pour cause de grève : Yourcenar (XVe), Duras (XXe) et Hélène Berr-Picpus (XIIe).

On ignore pour le moment si la Mairie de Paris, via les cabinets d'Anne Hidalgo ou celui de son adjoint à la Culture, Bruno Julliard, va se décider à faire un communiqué sur cet échec de sa politique culturelle et sociale. Ou bien négocier avec les syndicats pour sortir de ce conflit. Elle le devrait pourtant. D'autant que dimanche prochain la situation pourrait être identique.

          

                                            - Hé m'sieur, on ferme, faut pas rester là !

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