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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 13:40
Prêt numérique en bibliothèque : au bout de trente emprunts votre document s’autodétruira

« Les gens sont assez choqués lorsqu'ils réalisent combien payent les bibliothèques pour des livres numériques qu’en en fin de compte nous ne possédons même pas » déclare dépitée une directrice de bibliothèque qui a expérimenté ce système

La Ville de Paris compte bientôt mettre en place un système de prêt numérique au sein des bibliothèques municipales de la capitale. Un système loin de faire l’unanimité chez nombre de professionnels.

Car le livre numérique (ou ebook) coûte cher. Systématiquement plus cher qu’un livre traditionnel (en papier quoi) en ce qui concerne le tarif appliqué aux bibliothèques. Très cher même, car le modèle en vigueur est celui d'une cession de licences, à la fois limitées dans le temps (six ans, pour Paris) et plafonnées au nombre d’emprunt. Avec le PNB (prêt numérique en bibliothèque) c’est fromage et dessert. Des livres électroniques qui contrairement aux bons vieux livres en papier ne sont jamais vraiment acquis. Sauf à les racheter éternellement.

Ainsi la ville n’aurait le droit de prêter un livre numérique que 30 fois maximum. Après, il disparaîtrait des bases de données. On imagine que pour une nouveauté ou un best seller cela ne devrait prendre que quelques semaines même en limitant les téléchargements simultanés. Quand au livre qui serait moins demandé au bout de six ans il disparaîtrait également. Et hop, plus de livre numérique  alors que son grand frère en papier avait la particularité d’être propriété inaliénable de la collectivité. 

« Les gens sont assez choqués lorsqu'ils réalisent combien payent les bibliothèques pour des ebooks », a ainsi déclaré, dépitée, une directrice de bibliothèque de l’Ontario au site ActuaLitté.com. « Pour faire court, nous devons utiliser plus de ressources financières pour proposer ce service et en fin de compte, nous ne possédons même pas le titre en question » (lire ici).

 

                                 Au bout de trente emprunts votre document s'autodétruira.........

Prêt numérique en bibliothèque : au bout de trente emprunts votre document s’autodétruira

                                                    Un livre numérique vers son 29ème emprunts

Une dérive également dénoncée par le collectif SavoirsCom1 qui après avoir réalisé une étude d’impact sur le coût du PNB pour les bibliothèques, livre une conclusion sans appel. « En l’état le PNB ou le livre numérique est inabordable pour les bibliothèques » (lire ici).  « Et s'il fallait tout simplement ne pas acheter le moindre livre numérique dans PNB pour ne pas entrer dans cet engrenage ? Et si le modèle de vente à l'acte devait être abandonné au profit d'une vente en bouquet à un prix abordable ? ». Voilà les questions qui sont posées par ce collectif qui regroupe des universitaires, des bibliothécaires ou encore des juristes en droit d’auteur. Lesquels n'ont pas hésités à répondre aux assertions du ministère de la culture sur ce même sujet (lire ici).

Autre problème et non des moindres. Sur quel budget vont être imputés ces livres électroniques ? La mairie de Paris affirme que c’est sur une ligne spécifique. Étonnant, car la municipalité nous parle continuellement de « contrainte budgétaire » et envisage encore des coupes dans le fonctionnement de son réseau pour l’année prochaine si l’on en croit les chiffres alarmants qui circulent pour le budget de 2016, avec un programme « d’économie » de 300 millions d’euros.

D’autre affirment qu’il faudra, pour équilibrer les comptes, encore diminuer les budgets d’acquisitions de l’ensemble des bibliothèques parisiennes alors qu’ils sont déjà en baisse régulière depuis plusieurs années. Cela se fera alors au détriment des acquisitions des livres papier qui garnissent nos rayonnages et pour lesquels, rappelons le, une immense majorité d’usagers est encore attachée. C’est alors tout un pan de l’accès à la lecture publique qui serait encore diminué. On attend les précisions de Bruno Julliard, l’adjoint en charge de la culture.

Si la mairie de Paris veut mettre en place une bibliothèque numérique, pourquoi pas ! Mais il faut alors un autre rapport de force avec les éditeurs et un droit de prêt numérique similaire au droit de prêt papier sans contrainte de durée ni de nombre de prêt.

Sinon vu le coût exponentiel que cela va engendrer, on va tout droit vers des bibliothèques sans livre. Le rêve du bureau des bibliothèques de la Ville de Paris ? Bon, en même temps avec les fichiers qui seront inutilisables après un certain nombre de téléchargements elle aurait droit aussi à une bibliothèque sans livre numérique !

 

                       Des bibliothécaires cherchent un livre numérique dans les rayonnages

Prêt numérique en bibliothèque : au bout de trente emprunts votre document s’autodétruira

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                                      -  Les gars je crois que nos bouquins ont disparu

                                         - Bon au moins, ça nous évitera de piloner !

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Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques
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commentaires

bibliosurf 13/10/2015 21:17

Ce billet est bien démago.
Un livre papier est racheté aussi au bout de 30 prêts car il est en miette.
Le coût du prêt du livre numérique doit être bien inférieur à celui du papier.

Bernard ancien libraire, ancien bibliothécaire qui n'a aucun intérêt dans cette histoire

Comparer les usages liés au papier et à ceux nouveaux liés au numérique, c'est comme comparer des pommes et des poires.

Bref, c'est bien démago mais cela ne fait pas avance la défense du service public.

CGT Culture DAC Ville de Paris 14/10/2015 15:25

Démago ce billet ? Peut être. Mais alors que dire de ce commentaire publié par bibliosurf tellement celui-ci est est truffé de faits complètement assénés mais malheureusement très loin de la vérité.

Le coût du prêt du livre numérique doit être bien inférieur à celui du papier affirme notre ancien libraire te bibliothécaire ? Faux ! Selon les chiffres même de la mairie de Paris, le prix d'achat est de 20 euros "en moyenne". C'est à dire que nombre d'entre eux coûtent bien plus cher. Plus cher même qu'un livre "papier". Par ailleurs la ville annonce un budget de 570 000 euros pour acquérir 15 000 livre "numérique". Coût moyen d'un ebook ? 38 euros. A mois que les services de la mairie de Paris soient aussi démago que la CGT, ce coût est faramineux, non ?.

Autre "vérité' assénée : "Un livre papier est racheté aussi au bout de 30 prêts car il est en miette". Biibliosurf prétend être un ancien bibliothécaire. Il n'a pas dû fréquenter beaucoup les rayonnage des bibliothèques municipales car il n'est pas rare d'y trouver des ouvrages, vieux de plus de 30 ans, qui ont été emprunté plus d'une centaine de fois. Certains on encore les dates de retour de prêt tamponnées sur les petites fiches collées en fin des ouvrages (plus d'une cinquantaine) avant que les services soient informatisés (il y a bientôt 20 ans). Étonnant, non ?

Bon à la CGT on est bien gentil de laisser des commentaires qui disent n'importe quoi. Mais bon si ça peut faire avancer le débat, pourquoi pas. C'est peut être ça être démago....

Autre 16/07/2015 15:01

PNB n'est pas la seule plateforme pour que les bibliothèques puissent mettre des livres numériques à disposition des usagers. Mais ses promoteurs sont en train de réussir un coup double :
*Ancrer l'idée et le mot de "prêt" pour le livre numérique, ce qui est complètement inadapté à une ressource numérique ;
*Ancrer l'idée que donner l'accès au livre numérique en bib = passer par PNB.

On regardait tous Lyon d'un œil amusé quand ils ne sont pas entrés dans le test de PNB aux côtés de Grenoble, alors que Lyon se proclame de l'excellence numérique, mais aujourd'hui on est peut être obligé de reconnaître que leurs arguments (l'offre n'est pas satisfaisante, principalement) étaient plutôt pertinents.
Il leur reste à proposer autre chose, un autre modèle.

blanc 09/07/2015 16:52

Etrange, voilà un article qui parle d'économie du livre sans citer aucun chiffre : bravo !

CGT Culture DAC Ville de Paris 09/07/2015 18:20

C'est dans les liens (hypertexte) cher ami