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  • : Syndicat PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog du syndicat PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein du syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service (PACS) pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com

 

 

 

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22 mars 2018 4 22 /03 /mars /2018 13:19
Les bibliothécaires en grève le 22 mars dans toute la France

Après le rapport Orsenna, défendre la lecture publique, défendre les services publics !

La publication du rapport Orsenna a permis une (brève !) médiatisation de quelques enjeux autour de la lecture publique. Mais quelques bonnes intentions ne peuvent masquer ni la politique d'austérité du gouvernement, qui détruit la lecture publique, ni les dangers de certaines propositions. Nous sommes bien loin d'une politique publique digne de ce nom et financée...

Car il n'y a qu'un seul crédo pour notre académicien : « Ouvrir le soir et le dimanche, avec des budgets réduits, des contrats aidés et des étudiants ». Et oui, voilà quand même en gros ce que propose ce fameux rapport. Et encore, à condition, selon Erik Orsenna, que l’État              « accompagne financièrement » la mise en œuvre de ces objectifs. C’est-à-dire l’augmentation de huit malheureux petits millions d’euros de la dotation générale de décentralisation en faveur des bibliothèques pour les cinq années à venir. Mais à condition seulement de « soutenir 200 projets d’extension d’horaires ». Il s'agit donc de ne financer que l'extension horaire alors que tous les budgets baissent... Jusqu’à la crise que subissent nombre de nos collègues partout en France.

Ainsi, sous le coup de restrictions de dotation, de nombreuses collectivités sont asphyxiées, réduisent leur budgets culturel et, à certains endroits, ferment des bibliothèques (Grenoble, Levallois-Perret...). A Brest, Metz, Rouen, Marseille, Laval, Saint-Malo, Caen, Saint-Quentin-en Yvelines, Lyon, les bibliothécaires dénoncent la baisse des moyens permettant d’exercer correctement leurs missions. La situation devrait encore s’aggraver alors que l’État doit réduire de 120 milliards d'euros la dotation aux collectivités locales d’ici la fin du quinquennat ! Pour les bibliothèques départementales de prêt s'ajoutent aussi la métropolisation et la fin des départements...

Dans ce contexte de désengagement de l’État, le rapport envisage « la mutualisation de locaux et de personnels d’accueil » entre les bibliothèques et les agences postales, le recours accru aux étudiants et aux contrats aidés, « chaînon indispensable entre les professionnels et les bénévoles ». Dans le réseau parisien, des ouvertures le dimanche se sont faites contre l'avis des équipes et sans création de postes. La baisse des effectifs  a eu aussi pour effet de réduire les horaires d’ouverture, le matin notamment ou pendant les vacances scolaires...

 

                     Un ancien directeur de la DAC, un académicien, une ministre et Jupiter

- Tenez Président, voici le rapport Corbin sur l'état désastreux des bibliothèques parisiennes

 

La « bibliothèque de demain » pour pallier à la destruction des services publics ? Considérer que les bibliothèques sont « des outils inestimables pour lutter contre les fractures de notre société » ne doit pas signifier qu'elles doivent devenir un (faux) substitut aux services publics détruits par les politiques gouvernementales. Comme l’Éducation, les bibliothèques ne peuvent pas compenser l'explosion des inégalités provoquées par les politiques libérales !

D'un côté, on gère la Poste ou la SNCF comme des entreprises privées en fermant des bureaux de poste ou des lignes de trains, on réduit les effectifs de Pôle emploi... De l'autre, on demande aux bibliothèques de contribuer à l'aide à l'insertion (avec des permanences de Pôle emploi !), à la lutte contre l’exclusion numérique (alors que la Poste va lancer des interventions d'aide numérique aux particuliers... facturées 50 euros !), d'installer des boîtes à livres dans les trains...

D'un côté, l’État et les collectivités ne donnent plus les moyens à l'Aide sociale à l'enfance de loger et de protéger les mineurs isolés étrangers (comme la loi les y oblige). Et dans l'éducation nationale les classes pour les jeunes primo-arrivants (avec des enseignants spécialisés en FLE) sont menacées par la baisse des moyens. De l'autre, le ministère de la Culture souhaite développer l’apprentissage du français dans les bibliothèques, notamment à destination des migrants.

D'un côté, le rapport entend promouvoir « l'éducation à la lecture » par le développement des partenariats avec l’Éducation Nationale et la création de modules de sensibilisation aux « fake news ». De l’autre, le budget moyen par élève baisse, les créations de poste d'enseignant sont largement insuffisantes pour répondre à la hausse du nombre d'élèves, le nombre d'élèves par classe augmente, le nombre de vacataires recruté par Pôle emploi et le nombre d'absences non remplacées augmentent aussi...

Le rapport préconise aussi des actions à destination des moins de trois ans et de leur famille, en partenariat avec les professionnels de la petite enfance. Dans le même temps, un projet d'ordonnance pour l'accueil des jeunes enfants prévoit des mesures de simplification et de nouvelles possibilités de dérogation qui risquent de se traduire par des normes d'encadrement dégradées et un appel toujours plus important à des personnels non diplômés.

Sans parler de la dernière offensive des éditeurs de la SCELF qui entendait taxer les lectures à voix haute ! Le rapport ne dit rien sur le droit de lire des livres aux enfants (et au-delà) et la protection de ces usages collectifs. Dans le réseau parisien, la fin des subventions à l’association L.I.R.E. à Paris, laquelle intervenait dans les structures de la petite enfance, avait déjà constitué un net recul sur ce plan. Les bibliothèques doivent faire partie de vrais dispositifs publics d'accès aux droits. Elles ne doivent pas devenir le cache-misère des politiques libérales de destruction des services publics.

 

 

Pas de lecture publique sans services publics ni fonctionnaires

Après le gel du point d’indice, l’instauration d’un jour de carence, la hausse de la CSG, le nouveau plan de guerre du gouvernement contre les services publics : supprimer 120 000 postes de fonctionnaires, recourir massivement aux contractuels, abandonner et privatiser des missions publiques, poursuivre les « réformes » qui aggravent les inégalités entre territoires, réaliser 16 milliards d’économies supplémentaires sur les collectivités les plus importantes ! Il veut aussi faire des performances individuelles la part la plus importante de notre salaire, pour nous mettre en concurrence, mettre fin au déroulement de carrière et au statut des agents publics (statut qui protège les missions d’intérêt général par rapport aux intérêts privés et aux pressions politiques).

Emmanuel Macron ne cesse de faire de nouveaux cadeaux financiers aux grandes entreprises dont les profits explosent. De son côté, Anne Hidalgo affecte 145 millions d'euros pour l’organisation des prochains Jeux Olympiques.  De l’argent il y en a pour développer les services publics, y créer massivement des emplois non précaires pour répondre aux besoins de la population, et améliorer les conditions de travail des agents.

L'heure est donc à la mobilisation unitaire de toutes et de tous. Et justement le 22 mars il y a une journée nationale de grève à l’appel d’une intersyndicale très large (CFTC, CGC, CGT, FAFP, FO, FSU et Solidaires). Parmi les revendications nationales de l’intersyndicale : créations massives de postes d’agents publics pour répondre aux besoins sociaux (petite enfance, éducation, culture, santé, logement, transports..), la titularisation des précaires, le dégel du point d’indice et le rattrapage salarial, ainsi que l’abrogation du jour de carence.

 

 

                                                    Le 22 mars, tous dans la rue.....

 

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commentaires

88cives2218 30/04/2018 15:07

Le gouvernement apporte et maintient une seule et même réponse aux multiples mécontentements sociaux:la répression.Est-ce suffisant ?