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  • : Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
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Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

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20 juin 2018 3 20 /06 /juin /2018 06:58
Quand la Mairie de Paris utilise du personnel sans contrat de travail

        Mais bon : c’est Nickel ! Car ils n’ont pas non plus de fiche de paye…

A peine un mois et demi après avoir alerté la Mairie de Paris sur les possibles conséquences sociales de la sous-traitance du service de ménage dans les bibliothèques de la Capitale (lire ici ) le constat est encore pire que ce que l’on craignait.

Petit retour en arrière : la Ville a décidé de confier toutes ses prestations de ménage, assurées jusqu’à il y a peu majoritairement par des agents municipaux, à la société de nettoyage Nickel. Plutôt mal nommée d’ailleurs car depuis le début du mois de mai certaines bibliothèques sont devenues extrêmement cradingues, Il est vrai que là où il y avait deux voire trois agents, il n’y en a désormais plus qu’un seul. Sans parler que ce dernier se retrouve souvent sans équipement ni matériel. Dans certains établissements, il a ainsi fallu que les bibliothécaires fournissent eux-mêmes des gants adéquats aux agents en question. On comprend que la société Nickel a pu proposer des prestations les moins chères de France. Les spécialistes à la Mairie de Paris ont d'ailleurs été étonnés que les prix soient inférieurs de 25% à ce qu’ils escomptaient ! Forcément, à lire ce qui suit.

Ainsi, à la bibliothèque de la rue de la Glacière (Paris XIIIe), la personne en charge du ménage a fini par jeter l’éponge. Faut dire que le 14 juin elle n’avait toujours pas signé de contrat de travail depuis son embauche le 2 mai. Il est vrai là aussi qu’elle n’avait toujours pas été payée, six semaines après avoir commencé son travail. Une habitude semble-t-il pour la société Nickel, puisque sa remplaçante, arrivée le 19 juin n’a pas elle non plus signé de contrat. De plus, au mépris de toutes les règles de sécurité, ces agents sont laissés seuls dans l’établissement, puisque commençant dès six heures du matin ! Embêtant pour la Mairie de Paris en cas d’accident du travail dans ses propres locaux.

Du côté de la bibliothèque Hélène-Berr (XIIe) on confirme. « L’homme de ménage auquel j’ai parlé ce matin me dit « n’avoir vu personne » de la société Nickel » témoigne une bibliothécaire. Pourtant, le pauvre malheureux fait ce qu’il peut puisque il porte une blouse qu’il a récupérée d’un de ses autres boulots... Lui non plus n’a pas de contrat. Il a téléphoné trois fois déjà et nous rapporte que « c’est une entreprise fantôme ! ». Pas faux, tant la société Nickel semble se cacher dans les profondeurs du Web puisque lorsque l’on y fait des recherches, on découvre que cette petite entreprise… a trois adresses différentes !

D’autres bibliothèques ne sont pas en reste puisque il y a encore quelques temps à Marguerite Yourcenar (XVe) la personne de ménage était toute seule depuis le changement de marché, et ce pour nettoyer une surface de plus de 3000 mètres carrés, sans consignes et ne connaissait même pas le nom de la boîte qui a repris le marché ! Et un bibliothécaire de constater accablé : « l'agent n’a même pas de matériel pour travailler, papier toilettes, sac aspirateur, etc. Pas de planning. Rien. ». Et probablement pas de contrat de travail non plus. Nickel chrome quoi ! I

Pourtant la Mairie de Paris est au courant du désastre puisque des personnels de la bibliothèque de la place d’Italie (XIIIe) ont pris des photos et les ont envoyées aux représentants des personnels. Qui les ont eux-mêmes renvoyées à la Direction des Affaires Culturelles et Bruno Julliard, le premier adjoint d’Anne Hidalgo. D’après nos informations, ça commencerait à ruer dans les brancards. Faut dire, qu’outre une dégradation d’un service qui était auparavant assuré parfaitement par des agents de la Ville de Paris, faire travailler des gens sans contrat de travail ni fiche de paye, voire pas de paye du tout ça, ça la fiche très mal pour une municipalité dirigée par une ancienne inspectrice du Travail.

C’est pourquoi devant ce scandale que Le collectif CGT parisien du Nettoyage organise des formations avec l'aide des défenseurs des agents. Prochain rendez-vous : samedi 23 juin de 14 heures à 17 heures à la Bourse du Travail, 85 rue Charlot, salle Léon Frot (métro République), dont les thèmes, ça tombe bien, porteront sur le contrat de Travail, les avenants, la procédure de licenciement et les moyens de se défendre !!!

 

 

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bibliothèque Benjamin Rabier 20/06/2018 17:53

Bonjour,

La bibliothèque Benjamin Rabier fait partie des bibliothèques dont le ménage a été privatisé avec la société Nickel depuis le 2 mai.
Un mois et demi après et avec un PPR signé seulement début juin, l’homme de ménage n’a pas de contrat de travail, il n’a pas les équipements nécessaires et il n’a pas été payé pour le mois de mai.
Le signalement auprès de la DILT a été fait, l’entreprise contactée mais apparemment sans effet.

Les horaires d’intervention pour le ménage ont été changées par l’entreprise sans concertation et malgré notre demande et celle de l’inspection de ménage de ne pas changer.
De fait, l’homme de ménage intervient pendant les heures de travail du personnel ainsi que celle du public jeunesse ce qui pose des problèmes.
La gestion des poubelles est aussi un problème.

L’homme de ménage n’a pas d’information de la part de l’entreprise sur le travail à effectuer. Nous avons des difficultés à communiquer avec lui car il parle très mal français et ne comprend pas très bien. Nous communiquons par l’intermédiaire d’un collègue en contrat avenir d’origine sénégalaise.
Là aussi, une demande auprès de l’entreprise a été faite afin de faciliter nos rapports (demande de formation FLE).

L’entreprise ne répond à aucun de nos mails ou appels téléphoniques. L’inspecteur n’a pas plus de succès.


L’équipe de la Bibliothèque Benjamin Rabier