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Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

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16 octobre 2019 3 16 /10 /octobre /2019 09:01

 

Après l'invasion de rampants dans une bibliothèque du XIIIe arrondissement cet été, l'administration parisienne a délibérément tenté de cacher l'information 

L’affaire a fait les gros titres de la presse locale : la bibliothèque de l’Alcazar à Marseille avait dû fermer ses portes en urgence pour cause d’invasion de punaises de lit. La presse nationale en avait même fait ses choux gras : « On connaissait les punaises de lit, voici les punaises de livre » galéjeait Libération. « Notons que les ouvrages en prêt numérique ne seraient, eux, pas atteints par cette épidémie de bug » osait de son côté le site spécialisé, ActuaLitté. Sauf que Marseille avait été devancée par une rivale parisienne... Et pas qu’un peu.

L'info vient juste de nous parvenir. Faut dire que la mairie de Paris avait mis soigneusement cette affaire de punaises de lit sous le tapis... Même le CHSCT a été maintenu délibérément dans l’ignorance, comme pulvérisé sous les insecticides par l'administration parisienne. Mais bon, mieux vaut tard que jamais !!! L’histoire est quand même venue à nos oreilles...

Nous étions au cœur de l’été à la bibliothèque Glacière dans le XIIIe arrondissement lorsqu'une lectrice a fait un retour de livres, quasiment tous infestés de punaises de lit, de différentes tailles. Évidemment une fois les livres posés sur le comptoir de prêt, les bestioles s’égayèrent de partout. Dont certaines déjà d'une taille conséquentes. « On était un peu horrifié » nous a rapporté un membre de l’équipe. Pas de doute, à Glacière, les bibliothécaires ont alors sacrément été refroidit et l’établissement a dû être fermé d’urgence pour une désinsectisation.

Problème : au retour des personnels quelques jours plus tard, toute l’équipe a eu des maux de têtes, la gorge sèche ainsi les yeux qui piquaient, à des degrés divers, pendant au moins quinze jours. Normal car le produit utilisé pour éliminer les punaises « est beaucoup, beaucoup plus toxique que celui utilisé normalement pour les cafards et autres rampants » a précisé l’employé de l'entreprise de désinsectisation. Malgré les fiches de signalements, l’administration n’a pourtant jamais alerté le comité hygiène et sécurité (CHSCT) de la direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, piétinant ainsi toute la règlementation en la matière

De quoi inquiéter les agents de la bibliothèque Glacière qui se sont depuis posé énormément de questions  : « Nous tenons à réagir et à communiquer sur ce problème, qui n’est pas des moindres. Déjà pour tenir au courant les collègues des autres établissements du besoin d’être vigilant sur ce problème précis » nous ont-ils ainsi affirmé. Sans parler de leurs effets possibles sur la santé et des précautions réglementaires d’usage. C'est pourquoi le CHSCT, toujours vivant et plus que jamais résistant au DDT municipal, va exiger les noms et le descriptif chimique des produits utilisés et de leur dosage, et de savoir également si d'autres bibliothèques de la Capitale ont été touchées par l'invasion de ces petites bêtes. Sur ce coup la mairie est dans de sales draps. Oh punaise...

 

 

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commentaires

T
Eh oui, ce n'était qu'une question de temps pour que les endroits très fréquentés comme les bibliothèques soient contaminés par les punaises de lits. Ce n'est pas une question d'insalubrité ou autre, juste que s'il y a du sang humain, les punaises de lits aiment bien.
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D
Les traitements chimiques pour éliminer les punaises sont en effet très nocifs pour la santé si les mesures de prévention ne sont pas respectées. Une fois le traitement pulvérisé, il faut aérer la pièce traitée pendant un long moment pour que les particules de produits chimiques ne stagnent pas à l'intérieur et ne causent pas de troubles respiratoires.

Savez-vous quel produit a été pulvérisé ?
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C
Après avoir alerté l’administration sur l’épisode estival des punaises de lit à la bibliothèque Glacière, des représentant-e-s de la CGT DAC ont été reçu-e-s par Anne Souyris, adjointe à la Maire de Paris chargée de la Santé .

La CGT DAC a de nouveau dénoncé l’opacité totale concernant les modalités de désinsectisation alors que des troubles physiques (migraines, gorge et yeux qui brûlent, etc.) pourraient être liés à cette pulvérisation. Les inquiétudes et les demandes des agents relayées publiquement par la CGT DAC s’avèrent tout à fait fondées !

Pour Mme Souyris et son cabinet, la fermeture de la bibliothèque aurait dû être d’au moins...4 à 5 jours consécutifs après chaque passage du produit pour préserver le personnel d'éventuelles émanations nocives ! Une analyse de l’air aurait dû être pratiquée avant le retour des personnels après chaque pulvérisation ! Le CHSCT aurait dû être prévenu de l’incident (présence de punaises de lit), la médecine préventive aussi...

En résumé, sans qu’on en connaisse la nature, un produit chimique puissant a été pulvérisé par un prestataire privé et sans aucune précaution (temps de ventilation, analyse de la qualité de l’air) les agents ont réintégré l’établissement.

Et à ce jour, les représentant-e-s des personnels au CHSCT n’ont toujours aucune information sérieuse sur cet épisode malheureux.

Alors que les dérèglements climatiques et l’augmentation de la précarité entraînent le développement de nouveaux risques sanitaires, à la DAC comme dans l’ensemble des services-publics parisiens l’information des usagers et des agents comme la mise en place de protocoles pour les protéger deviennent urgents (traitement des nuisibles, information et protection des agents). Mais rien ne se fera sans moyens humains…

En 2018, la CGT avait alerté l’administration parisienne sur les conséquences des réductions d’effectifs dans les services municipaux qui traitent les nuisibles (et de la privatisation d’une partie de leurs missions) : délais d’intervention plus longs, des sites prioritaires ou...pas (pour les cafards, ce sont les crèches), et même des missions abandonnées. L’appel à des prestataires privés ne répond pas aux besoins : augmentation de la présence des rongeurs, des cafards, des punaises de lit, ça déborde…
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C
Courrier envoyé aux membres du comité hygiène et sécurité (CHSCT) de la direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris

Bonjour à tous-tes.

Nous avons appris qu’au cours de l’été la bibliothèque Glacière a connu un épisode « punaises de lit » et qu’une désinsectisation a été réalisée après fermeture de l’établissement.

Nous nous étonnons de n’avoir eu aucune information à ce sujet.
D’autant que l’équipe s’est alertée de maux de tête, de picotements aux yeux, de gorges sèches constatés dans les quinze jours qui ont suivi ! Une fiche du registre SST existe à ce sujet.

Nous demandons donc à avoir toutes les informations concernant le traitement de désinsectisation (produits, dosages, conditions de réalisation (durée, réouverture des locaux, ventilation (conditions normales et éventuel dispositif exceptionnel…), et que ces informations soient communiqués à l’équipe.

Nous demandons une visite sur site de la médecine préventive et la proposition de visite médicale pour celles et ceux qui le souhaiteraient.

Au-delà, nous souhaitons qu’un protocole soit élaboré concernant les interventions de ce type (information des agents et du CHSCT, principes de précaution…).

Pour les mandaté-e-s CGT au CHSCT de DAC,
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