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Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 10:01

 

                                                        canope 4  

 

        ... Mais, attention ce sera dans un environnement très, très métropolitain !

  A la Mairie de Paris il existe un service, le SPR (Service des Publics et du Réseau) dont on se demandait bien à quoi il pouvait servir malgré un effectif de plus en plus pléthorique. Maintenant on sait, car il vient (enfin) d’imaginer….  La bibliothèque du futur. Bon, celle-ci sera surtout une machine à exclure !  

Nos cerveaux municipaux vont faire de cette médiathèque installée sous le fameux toit à 300 millions d’euros (la « Canopée ») du Forum des Halles, un laboratoire d’expérimentations de cultures urbaines. Voici le délicieux descriptif de cette bibliothèque du futur. Et alors là, tenez vous bien.    

                                                                     canope 6  

« Cette bibliothèque doit articuler une dimension métropolitaine car située dans le forum des halles, par où transitent chaque jour plusieurs centaines de milliers de personnes » annoncent déjà nos laborantins. Et oui, « Forum des halles », plus « RER », plus « plusieurs centaines  de milliers de personnes » égalent « métropole ». Vous avez vu l’astuce ? Bon, si on était à la place de la bibliothèque du Louvre, située dans la Mairie de 1er arrondissement, dans le même quartier que le Forum, on commencerait à s’inquiéter, car elle est loin d’avoir un profil « métropolitain »                                    

« La bibliothèque vise à répondre aux demandes et usages d’un public de jeunes adultes (« Génération Y » ou « Digital natives ») avec une activité d’animation importante (actions culturelles mais aussi ateliers divers liés au numérique), une salle modulable selon les besoins et une animation de communauté sur Internet. » Ouarf ! Trop fort des « digital natives » ! Chacun sait que lorsqu’on n’a rien à dire mieux vaut le faire en anglais, sinon la vacuité du propos pourrait être démasquée.

 

                                     canopée 2-copie-2

                                          " T'as vu, ils pensent enfin à nous à la Mairie de Paris "

                                              " Oui, et en plus ils se mettent à parler anglais"


 « La bibliothèque, de manière générale, offrira des collections d’actualité, avec un fort taux de renouvellement et selon une présentation favorisant la découverte et la lecture confortable et détendue. Elle inclura aussi un grand nombre de revues et de postes Internet et multimédia. » Continuent sur leur lancée nos concepteurs du futur. Ah les joies de la « découverte et de la lecture », mais attention hein, dans le « confort et la détente». Pour ne pas bousculer les Digital natives angoissés à l’idée d’entrer dans une bibliothèque et se retrouver face à des livres ? Pour éviter les mouvements de panique de cette génération connectée, on favorisera donc « les collections d’actualité »  mais qui auront « un fort taux de renouvellement ». Ainsi « la génération Y » ne sera pas  entourée de trop de références culturelles qui pourraient s’avérer trop poussiéreuses au moment de se connecter. Pour rassurer nos professeurs nimbus du SPR, un tel endroit ça existe déjà et ça ressemble à ça…


                                                    ... Un espace froid pour une lecture confortable et détendue....

                                                  canopee 2-copie-1

                                                   ... Des collections d'actualité avec un fort taux de renouvellement

 

Mais attention, maintenant on rentre dans le dur. « Compte tenu de son environnement la bibliothèque est fondée sur la cohabitation des publics et des espaces, « espaces froids » pour les publics en quête de silence  et « espaces chauds » plus conviviaux. » expertisent nos spécialistes soudainement transformés en professionnels de la cohabitation climatique.  

« Espace froid » ? Ne serait ce pas  une critique très codée mais néanmoins  virulente du SPR envers sa hiérarchie ? En effet, évoquer des « ’espaces froids» dans une bibliothèque c’est jeter  immanquablement une pierre dans le jardin du Bureau des Bibliothèques. Chacun se souvient de la fermeture de plusieurs établissements cet hiver à cause du manque de chauffage. On reconnaît  là l’esprit taquin de nos promoteurs numériques.

Mais « l’espace chaud » alors, qu’est ce que c’est ? Bon, comme ils disent que « compte tenu de son environnement », (mais lequel ?) il faut des « espaces plus conviviaux », nos fossoyeurs du 22ème siècle ont  « pensé » un endroit où on peut manger, où on peut boire, discuter et même, audace suprême, téléphoner ! Il était même question de baptiser cet espace « une agora », mais nos animateurs métropolitains ont préféré attendre. L’empilement des concepts risquait de tout faire s’écrouler. Pas de panique cependant, nous pouvons vous révéler que « les espaces chauds » existent déjà. Ils ressemblent à ça !


                                                                    Un espace chaud où peut boire et manger !

                                           canopée 7

                                               " Et attendez, on pourra même téléphoner ! "

 

Bon, le problème avec tout ça, c’est que toute une partie du public sera exclue de cette bibliothèque du futur. Tout le monde n’est pas forcément à la recherche de « document d’actualité » même avec « un fort taux de renouvellement ». La majorité des usagers n’est pas forcément disposée à rejoindre « une animation de communauté sur Internet ». Avec la bibliothèque du Louvre fermée, le lecteur qui ne se reconnaît pas dans ce concept creux de « génération Y » devra arpenter la cité en quête de livres.   

Il lui suffira alors de marcher beaucoup (ou d’enfourcher un Vélib ?) en remerciant nos bienfaiteurs municipaux soucieux de lui permettre de faire de l’exercice. La Mairie de Paris claironnait pourtant il y a quelques années « qu’elle aimait l’égalité ». Hummm !!!  Oui mais pour les moins de trente ans seulement ?

 


                                                                  La "canopée" exclue les plus de trente ans !

                                girard-copie-3

                                                                         " Et je peux même pas venir, moi ? "

 

Il est peut être  temps que la Mairie de Paris retrouve le sens commun et recadre ses futurologues, mais néanmois idéologue, de la culture incapables de prévoir des travaux à la bibliothèque Goutte d’Or obligeant celle-ci à fermer deux ans (putain, 2 ans !) s’attirant ainsi les foudres des usagers et du Maire du 18è (lire ici). Les mêmes qui prônent la fermeture des bibliothèques (Vaugirard, Château d’Eau, Isle St Louis, Morland, Louvre….)  qui ont le malheur d’attirer un public ni assez nomade ni connecté. Ben oui, un public normal quoi !  

Nous sommes résolument dans l’attente d’une personnalité qui fasse la promotion d’une lecture publique de qualité et de proximité pour tous les publics et pas seulement une prétendue clientèle aussi jeune et moderne soit elle.

Paris cessera t’il de souffler le chaud et le froid sur les bibliothèques parisiennes, alors qu’elles sont appréciées de tous, comme l’atteste la fréquentation et le nombre de prêts de documents ?

Les personnels et le public l’espèrent et rêvent à des bibliothèques dotées de budgets suffisants, équitablement réparties sur le territoire parisien.

 

                                               canopée 1

                                                  " Bertrand, il est temps de prendre en compte les gens normaux "

 

 

                                                                              

Lire aussi :Fermeture de la bibliothèque Goutte d'Or: La CGT dénonce l'incroyable incompétence de la Mairie de Paris !

Bibliothèques de la Ville de Paris : Christophe Girard dit enfin la vérité !

Pannes informatiques dans les bibliothèques : A Paris c’est « les rois du gag »

Paris: le Bureau des Bibliothèques ne connaît pas la crise (lui) !

 

 

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Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques
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commentaires

Schyven 30/06/2012 18:16

Cher camarade,

Tant mieux si vous appréciez le débat, ça me paraît très sain, et même tout à fait essentiel, même si nos vues ne se rejoignent pas (mais c'est ler propre du débat, n'est-ce pas ?)
Alors je réponds de nouveau à quelques une de vos analyses.
Les difficultés connues par Yourcenar à l'ouverture sont surtout imputables à la crispation (pour ne pas dire plus) qui s'était installée dans les rapports entre le BBL et Jacques Cuzin ...
crispation largement imputable à ce dernier, qui n'était sans doute pas la personne la mieux choisie pour mener à bien cette préfiguration.
A propos de Vaugirard justement, la bonne situation dont jouissait cette bibliothèque était simplement dûe au fait qu'il n' y avait pas dans cet arrondissement (le plus peuplé de Paris) de
bibliothèque capable de desservir correctement un bassin de quelques 200 000 h (la preuve : 14 ème du réseau, Yourcenar 1ère ). Avec La création de Yourcenar, quoi qu'on puisse penser de sa
conception, on a enfin un équipement digne de ce nom dans le 15 ème, dont l'ouverture allait forcément précipiter le déclin de l'activité de Vaugirard ...à partir de là, le maintien de cet
équipement s'imposait-il ? On peut en discuter.
Ce n'est pas forcément le nombre qui fait la qualité d'un réseau, mais la pertinence et la qualité des équipements qui le composent. Et puis, encore une fois, les bibliothèques doivent évoluer,
sous peine de sclérose rapide (voir déjà les discopothèques...). On ne fera pas l'économie d'une réflexion sur ce sujet, et la question des fermetures, qui n'est pas une question facile j'en
conviens, doit être posée avec courage, de façon rationnelle et après avoir été soigneusement pesée.
Alors je ne dis pas qu'il faut fermer comme ça sytématiquement les petits établissements, mais au moins que la question doit être posée à chaque fois qu'un nouvel équipement moderne est mis en
service. Enfin, on ne peut tout de même pas, comme vous le faites, justifier le maintien de petits établissements vétustes en arguant qu'il sont mieux conçus que les nouveaux bâtiments ! Les soucis
sur nombre d'entre eux sont en effet une plaie, mais qui n'est hélas pas propre aux édifices bibliothèques. Et ne nous dites pas que c'est "l'élite de la bibliothéconomie (i.e. le SPR) qui a conçu
le système de chauffage et climatisation de Goutte d'Or ou d'autres établissements à problèmes ! -c'est par trop caricatural !

CGT Culture DAC Ville de Paris 10/09/2012 11:54



Bonjour,


Pour continuer le débat, un article  sur les publics en bibliothèque a été publié sur le site d'information social et culturel "Social nec mergitur". Celà pourrait vous interesser.


Voir sur: http://parisculturesociale.over-blog.com/article-paris-vers-la-fin-de-la-bibliotheque-pour-tous-108653980.html


Bonne journée



CTmieux Avant 27/06/2012 12:33

Dans mon parcours professionnel, j'ai toujours connu deux familles: les "c'était mieux avant" et les " ce sera mieux après" . Je ne suis ni d'une famille, ni d'une autre. Moi ce que je demande c
'est que ce soit bien maintenant... Et franchement on en est loin !!!C 'est vrai que je me souviens de comment fonctionnaient les bibs "avant" et je vois bien où veulent en venir nos édiles. La
comparaison ne plaide pas en faveur du futur

Schyven 26/06/2012 15:58

Vous affirmez, dans votre réponse au commentaire n°2, "connaître de très près (sic ! ) le bilan des services centraux" ... bigre, cela peut paraître tout de même bien présomptueux, sauf à donner
votre propre vision de la chose, et à leur imputer tout ce qui ne va pas dans les bibliothèques, sans penser qu'il y a aussi des élus décideurs et des procédures que l'on ne peut éviter (marchés
plublics). Déjà, on peut se demander ce que vous entendez exatement par "services centraux" : s'agit-il du bureau des bibliothèques dans son ensemble, ou plutôt des services occupés par des
bibliothécaires ? On ne sait trop, mais vu votre acharnement à critiquer les seconds (définitivement déconnectés du terrain et donc inutiles, voire nuisibles, si j'ai bien compris), on peut penser
qu'il s'agit bien de ces derniers ... mais alors, comment peut-on imputer au SPR ou au responsables de secteur, sans une bonne dose de mauvaise foi, les graves dysfonctionnements dont vous parlez ?
: erreurs de conceptions (Yourcenar: voyez plutôt les architecters, à qui, vous le savez bien, on ne fait pas facilement entendre raison), pannes informatiqus (voyez plutôt la DSTI), baisse des
budgets (voyez plutôt les élus), tentative de fermeture de Vaugirard, mais qui peut tout de même, je le maintiens, faire l'objet de débat - tiens d'ailleurs, c'est justement un peu le même, de
débat, que celui de l'avenir de la Bibliothèque Louvre : faut-il ou non maintenir en vie des établissement peu performants et d'un autre âge ? (dire cela n'est pas faire injure à leurs personnels,
méritoires autant que les autres, naturellement). Au cas où vous l'ignoreriez, mais bien informés comme vous l'êtes, cela n'a pu vous échapper, il existe des normes nationales de surfaces, de
collections, de budget, de personnel, rapportés au chiffe de population d'un territoire donné; s'agissant de bibliothèques comme Louvre, on en est très très loin !... A ce sujet d'ailleurs, vous
rappelez que "j'appelle de mes voeux la fermeture de cet établissement " mais vous oubliez de dire, ce qui était clair dans mon précédent post, que c'est uniquement dans l'optique de de son
remplacement par un équipement neuf digne de ce nom et des habitants du 1 er arrdt (autre que la Canopée, bien sûr). Tant qu'un tel projet n'aura pas vu le jour, il convient de maintenir, faute de
mieux, cet équipement désuet... mais c'est toujours la même chose, on ne peut jamais parler de rationaliser l'implantation des bibliothèques dans ce réseau qui en aurait pourtant bien besoin,
réflexion qui pose nécessairement la question (pourquoi en avoir peur ? ) du maintien de certains équipements ... au fond votre position très frileuse sur le sujet me fait penser à celle de biens
des élus de proximité, ravis de conserver dans l'enceinte de leur Mairie, leurs bibliothèques, avec leurs publics d'habitués et leur charme désuet (Ah! ces magnifiques rayonnages en bois qui
montent jusqu'au plafond, et cette vue sur le chevet de l'église St Germain l'Auxerrois, c'est y pas beau çà ?)... On en a vu par exemple récemment certains, se montrer ravis de l'extension (!!) de
la bibliothèque Musset (on croit rêver) ...

CGT Culture DAC Ville de Paris 28/06/2012 17:18



Cher Schyven,


Vous nous demandez ce que nous « entendons exactement par "services centraux" : s'agit-il du bureau des bibliothèques dans son ensemble, ou
plutôt des services occupés par des bibliothécaires ? »


Et bien les deux. Et sans paraître « présomptueux », au vu de notre (longue ?) expérience, nous les connaissons assez bien,
Bureau des bibliothèques et-SPR confondus. Par ordre d’apparition, nous avons eu Yves.A, Jean François J, Jean Claude U, Francis P, Francis V, Jean Claude U (encore !), et enfin l’inénarrable
Hélène.S.Cette dernière qui n’en pouvait plus (dixit) s’est d’abord adjoint 4 chefs de secteurs, une inspectrice (tous conservateurs) et comme ce n’était pas assez suffisant semble t-il, elle
s’est adjoint …un adjoint. On ne sait pas s’ils sont « nuisibles » comme vous dites, mais au vu de leur nombre, guère efficace ils sont et on ne compte pas l’inflation
périphérique


Quant aux dysfonctionnements que nous pointons, ce n’est pas de la « mauvaise foi » mais un certain sens de l’observation. Il est vrai
que les injonctions des élus souvent contradictoires n’arrangent pas les choses, et que les services centraux sont bien les victimes de coupes budgétaires ou du contrôle de l’administration
(centrale pour le coup) de l’Hôtel de Ville. D’ailleurs, sur les baisses de budget nous attaquons la Mairie sur sa politique culturelle dispendieuse (CentQuatre, Gaité lyrique, etc… on frise le
milliard d'euros)


Il y des domaines toutefois où le bureau des bibs-SPR ne peut pas se défausser continuellement. Prenons Yourcenar. D’abord c’est la DAC qui est
maître d’ouvrage et non pas l’architecte. La conception a été faite par le conservateur de l’époque Jacques.C (viré depuis avec sa batterie de casseroles) conception avec l’aval du SPR.
L’établissement a dû fermer ses portes trois mois après son ouverture pour refaire l’intérieur et corriger quelques erreurs de conception (une banque de prêt à 30 000 euros a dû être
cassée !) sous la pression des personnels et des syndicats (nous étions présents dans les réunions). Alors pas coupable ?


Les pannes informatiques : C’est la DAC, (et le bureau des bibs-SPR) qui a décidé de changer le SIGB, de faire du multimédia, de faire
réservation et consultation de compte à distance. Très bien mais visiblement sans réclamer les moyens afférents. Alors la DSTI coupable ?


Pour Vaugirard. Sa tentative de fermeture a toujours été soutenue pas le SPR-Bureau des bibs sans d’ailleurs êtres jamais argumentée. C’était
pourtant la 14ème sur 60 en termes de fréquentation, très bien située dans un quartier dense avec une architecture des plus agréables. Il propose donc dans cette optique de fermer Fessart,
L’Heure Joyeuse, Valeyre, Brochant, St Faurgeau ou Vandamme ? Il y pense sûrement, me direz-vous.


On peut toujours réclamer la suppression de Louvre ou de Musset « à condition d’ouvrir d’autres équipements neufs dignes de ce nom »
comme vous dites. Oui, sauf que ce n’est pas la cas. Et comme cette critique peut aussi concerner Baudoyer, Isle St Louis, Courcelle, Mortier, Diderot ou Sorbier (entre autres), donc on les
ferment ? Mais qui a donc à la bouche le récurrent « à la demande des parisiens » ? On peut juste souligner que ces établissements vétustes ont échappé aux rigueurs
climatiques qui obligent à fermer les bibliothèques modernes conçues en accord avec nos élites de la bibliothéconomie. (SPR inclus). Comprenez nos critiques.


Mais il faut quand même reconnaître que vos arguments ne sont dénués de fondement et qu’au moins une forme de débats est ouvert (Qu’il puisse
continuer à vivre) mais il faut aussi défendre une autre façon de voir les choses et c’est que nous essayons de faire


Au plaisir de vous lire, nos colonnes vous toujours  sont ouvertes



Bibliothécaire 23/06/2012 11:31

Franchement, bravo pour votre article.

Enfin quelque chose qui nous permets de comprendre le jargon de ces "professionnels de la profession". Car à lire le projet de cette bibliothèque de la canopée, on est un peu surpris par ce
verbiage, surtout que l'on ne voit pas bien où ils veulent en venir. Est ce que les attentes de cette génération est uniforme? Les usagers de 17 ou 18 ans ont ils les mêmes attentes que ceux de
30?
Et pourquoi pas dans ce cas une médiathèque dédiée exclusivement aux séniors?

En tout cas, votre réaction reflète assez bien ce que pensent les collègues de notre administration. Nos "professionnels de la profession" sont même assez mal vu des chefs d’établissements effarés
par la lourdeur et l'absurdité des procédures ,quand aux autres ils sont assez désolés de voir la tournure des événements, eux qui en sont à réclamer matériels divers ( filmolux, fournitures,
etc...) sans même parler des budgets d'acquisition toujours en baisse.

En tout cas votre humour ridiculise et permet de démasquer ces responsables de la dégradation continuelle du réseau des bibliothèques parisiennes.
Continuez

CGT Culture DAC Ville de Paris 23/06/2012 11:38



Merci pour vos encouragements. Nous continuerons à manier l'humour si nécéssaire dans cette grisaille professionnelle et à informer le public et les personnels de tous ces projets qui s'annoncent



SCHYVEN 21/06/2012 11:16

Je ne ferai pas de commentaire sur votre zèle à vouloir débusquer partout les "clichés", dont votre pensée n'est d'ailleurs pas non plus exempte : témoin l'éternelle opposition entre le "terrain"
qui travaille et des services centraux qui pensent pour les autres en ignorant les situations de ceux qui sont au contact du public : c'est un véritable fonds de commerce de la pensée parfaitement
réducteur qu'on nous ressert à satiété depuis au moins quinze ans ! Et puis, autre lieu commun, est-il devenu impossible de réfléchir et de se projeter dans l'avenir lorsqu'on a atteint la
cinquantaine ? Comme s'il il fallait être '"jeune" pour penser juste ! La critique du projet de la Canopée par un seul (!!) jeune montrerait plutôt l'inverse: par un hasard extraordinaire, il y a
d'ailleurs aussi découvert ... des clichés !! décidément ... Quant à la critique en règle du modernisme que fait avec talent Philppe Murray, si elle peut donner chaud au coeur, elle ne nous aide en
rien à faire face à l'évolution des comportements et pratiques culturelles, sauf à se lamenter que tout était mieux avant, etc ... Et si vous ne voulez pas utiliser les termes de digital native ou
de génération Y (qui doit aussi vous défriser celui-là), il vous faudra bien reconnaître que la pratique de la lecture s'est considérablement réduite depuis quinze ans, que les jeunes d'aujourd'hui
savent à peine ce qu'est un Cd (support qui appartient pour eux au passé), et vivent dans l'univers des jeux vidéos, de l'interactif et de la "musique nomade". (encore un concept que vous n'aimez
sans doute pas, mais qui est emblématique des nouvelles pratiques culturelles). Enfin, s'agissant de public de proximité, oui, les habitants et ceux qui travaillent dans le quartier des Halles
auraient certes droit à un autre équipement que l'antique et minuscule Bibliothèque Louvre, survivance du XIX ème s. et dont l'existence ne lasse pas d'étonner (sinon plus) maints bibliothécaires
territoriaux (sans parler des étrangers) ayant eu l'occasion de la "découvrir". Cette carence réelle n'empêche pas pour autant de plancher sur le projet Canopée, qui ne fait pas double emploi.

CGT Culture DAC Ville de Paris 22/06/2012 15:11



Il est parfaitement exact que nous ne sommes pas exempts de « clichés » nous non plus, mais dans ce cas nous pourrons échanger les nôtres (sous format numérique bien entendu)

Sachez bien pour les connaitre de très près (et depuis un moment) que le bilan de nos « responsables » des services centraux est des plus accablant pour les  bibliothèques parisiennes ces
dernières années (conception de la médiathèque Yourcenar, pannes informatiques, problèmes de chauffage, loupés dans les marchés d’acquisitions, baisse des budgets, fermeture pour deux ans de
travaux ( !) de la pourtant récente bibliothèque Goutte d’Or, tentative de fermeture de Vaugirard, et on n'en passe (Pour ça lire notre blog).



Pourtant leur effectif est de plus en plus pléthorique (il a quintuplé en 10 ans). Ils ont bien sûr tout à fait le droit de se projeter dans avenir même en ayant atteints 50 ou 60 ans, garde
toutefois à ne pas tomber dans le jeunisme. Et puis une question nous taraude. Pourquoi absolument avoir un lieu physique puisque tout est dématérialisé et qu’on peut tout, mais absolument tout,
faire des quatre points de la planète ? Il y existerait  même parait-il un concept de « musique nomade »

Mais, et  là nous sommes d’accord, c’est lorsque vous écrivez « comme s'il il fallait être '"jeune" pour penser juste », c’est bien pour ça que ce projet pensé exclusivement pour des
supposés jeunes qui n'ont donc par toujours raison (si on vous suit bien) est en soi délirant. Pourquoi ne cibler qu’une partie de la population (de l’électorat ?).

Alors certes la pratique de la lecture s’est peut être réduite, mais ce n’est pas l’avis de nos mêmes penseurs des services centraux puisque ils justifient les pannes informatiques par « une
surcharge, liée aux nombre d’emprunts ! Argggh.

Mais revenons à notre public de proximité qui aurait droit à autre chose que la minable bibliothèque du Louvre et qui « étonne » jusque dans le monde entier, rassurez vous, la Canopée ne fera pas
double emploi, puisque "Louvre" sera supprimée (ce que vous appelez de vos vœux, n’est ce pas ?). Et ce fameux public qui n’est pas très Y n’aura plus droit à rien.

C’est ce que l’on doit appeler le progrès sans doute. Permettez que l'on ne partage cette vision des chose



Schyven 20/06/2012 14:36

On est navré par la vacuité de cette critique en règle, qui, sous des dehors qu'on pourrait trouver rigolos, n'apporte aucun argumenaire sérieux à des positions de principe assez rétrogrades, et
fait feu de tout bois en maniant les clichés - il est facile de se gausser des concepts de "génération Y" ou digital natives", qui ont été théorisés par les meilleurs sociologues, et font
aujourd'hui partie de toute analyse un tant soit peu sérieuse des comportements culturels. Les auteurs de cet article semblent n'avoir pas compris que le monde avait changé, et les bibliothèques
aussi ... celles-ci sont en crise, l'avez vous remarqué ? En dehors de leur fonction de prêt à domicile, déjà bien remise en cause s'agissant des documents sonores, les bibliothèques sont
aujourd'hui fréquentées par une majorité d'usagers ne s'intéressant pas aux collections, mais cherchant un espace convivial - un lieu à vivre: c'est le concept de bibliothèque "troisième lieu" déjà
mis en pratique chez certains de nos voisins européeens, et dans certaines de nos bibliothèques territoriales, parfois moins complexées ...

Vouloir continuer à travailler sur le modèle traditionnel de la bibliothèque encyclopédique, sans s'apercevoir que les pratiques de la lecture ne sont plus les mêmes qu'il y a trente ans, c'est
refuser les réalités et l'évolution du monde extérieur. Quant à contester la dimension métropolitaine du projet, cela procède d'une totale méconnaissance de ce qu'est le Forum des Halles et des
populations qui y transitent... il suffit de s'y promener deux minutes pour s'apercevoir que la notion de public (et donc de bibliothèque) de proximité n'a ici aucun sens ...

CGT Culture DAC Ville de Paris 20/06/2012 15:34



Tout cela est probablement vrai. Toutefois en matière de clichés, nous ne rattraperons jamais ceux déployés pas nos penseurs de la lecture
publique


Nous avons fait lire la fiche de poste descriptive de cette bibliothèque du futur à quelqu’un de 19 ans (pile
un "digital native"). Sa réponse ? « Oh, les clichés, quelle bande de
cons " (sic).


Il est vrai que ces concepteurs qui ont rarement, voire jamais, travaillé en bibliothèque ont en
général la cinquantaine bien tassée.  





Quand au
concept de "lieu à vivre" et autres fariboles, nous vous renvoyons aux livres de Philippe Murray et de son concept de "festivus" qui correspond bien à cette nouvelle dimension
"métropolitaine" 


 


 Mais puisque notre propos est au moins compris « sous des dehors qu'on pourrait trouver rigolos », c’est déjà pas si mal pour démasquer le ridicule de
cette situation 


 


Enfin si
l'on comprend bien "la notion de public (et donc de bibliothèque) de proximité n'a ici
aucun sens ... ".  Ah bon ? Et ceux qui travaillent dans le quartier alors? Bon, c'est vrai ils ont le grave défaut de ne pas correspondre aux clichés, comme
quoi, à clichés, clichés et demie