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  • : Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
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  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 08:45

 

                       42364-1

                                              " Ouf, on est enfin certifié Qualiparis ! "

 

                              

                              On peut même venir y promener son chien Lulu...

 

On s’en doutait un peu, mais la nouvelle est maintenant confirmée. Une organisation bien mystérieuse infiltre de nouveau les bibliothèques municipales !

 

La création d’une nouvelle mission qualité au bureau des bibliothèques, justifiant la suppression du poste d’inspectrice a permis le retour en force de l’analyse transactionnelle au cœur même de l’administration parisienne. 

 

La victime de cette infiltration insidieuse ? Rien moins qu’une formation Qualiparis sur l’accueil du public.

 

Les bibliothèques parisiennes s'étaient à peine (non sans mal, certes) défaites de l’emprise de la pyramide de Maslow  (lire ici) que le triangle malèfique de cette organisation toujours aussi tenace réussit à s’infiltrer.

 

 

                                                  Qualiparis: L'administration ne va-t-elle pas trop loin ?

                   tupperware.jpg

                                            " Attention, maintenant je vais vous montrer un triangle ! "

 

 

 

Car  aujourd'hui toute formation digne de ce nom commence avec plusieurs schémas tous en forme de triangle avec un nombre considérable de flèches sur tous les côtés. Au sommet du triangle, on trouve le sigle GP pour …Grande Puissance qui signifie l’autorité ! Oups !  

 

En bas du triangle (de la grande puissance donc) il y a, plus ou moins, les bibliothécaires, sous une forme ou une autre, et le public. On y trouve également de la demande et des contrats et tout doit être bien équilibré comme un triangle. Et oui, dans les nouveaux services publics agents et usagers doivent passer un contrat sinon pas de certification Qualiparis !

 

Après l’étape évidente du jeu de rôle à laquelle personne ne peut échapper, arrive la distribution tant attendue d’un schéma qui décrit les rapports humains. De la pure analyse transactionnelle tirée d’un bouquin de Thomas Harris  « I’m OK, you're OK ! » (Je suis OK, t’es OK pour les non anglophones). Une formule raillée par plusieurs générations d’américains (voir ici). Mais bon, ceux qui sont derrière cette infiltration, en plus d’être OK! doivent sûrement êtres aussi bath (ils aiment leur salle de bain, toujours pour les non anglophones)

 

 

 

                                                   Pour Qualiparis, le matériel de formation est de qualité !

                      diagramme10

                                               Une fiche spécialement rédigée pour les non-anglophones

 

 

 

Cette tentative d’infantilisation des bibliothécaires n’est peut être après tout qu’une façon de leur refuser des compétences techniques et culturelles ? A moins que ce type de formation ne soit plus qu’une façon de démontrer que l’horizon indépassable des personnels est de gérer les chocs thermiques des futurs espaces chauds et froids que veut installer la Mairie de Paris dans ses bibliothèques du Futur (lire ici) ?

 

Dieux merci, arrive le chien Lulu. Un curieux épisode animalier pour une formation pourtant réputée sérieuse.

 

Les participants doivent résoudre cette énigme : Un type promène son chien Lulu sur la plage; Lulu rencontre un autre chien. Que se passe-t-il ?  Et, oui que se passe-t-il ?

 

 

                                                 Qualiparis: Y a pas que les chiens qui s'appellent Lulu

                              314769.jpg

                                                          " Ah non, nous on veut pas êtres mêlé à ça ! "

 

 

Imaginons la tête d’un bibliothécaire nouvellement labélisé Qualiparis qui fait l’effort de participer à une formation sur l’accueil du public, qui entend comparer ses situations de travail à deux chiens qui se reniflent sur une plage… ?  Arggh. Ca y est, ce collègue est converti à son insu !

 

Finalement ramener les rapports humains à Lulu et ses congénères est peut-être la forme ultime de mépris des agents et des usagers ? Et ça, c’est une manœuvre finalement très Qualiparis, non ?

 

Allez pas la peine de chercher bien loin. La prochaine bibliothèque qui ouvrira à Paris s’appellera « médiathèque Ron Hubbard » on en est sûr maintenant.

 

 

                                                            QualiParis: Une formation sans accroc

                                             podborochka-kartinok 62402 s 52

                                              "  Hummm, à mon avis, ils ont été convertis à leur insu ! "

 

 

 

Lire aussi

L’inspectrice des bibliothèques parisiennes ne renonce jamais !

Paris : La Bibliothèque du futur fait polémique !

La Mairie lance un appel pour donner un nom au futur centre Hip-Hop du Forum des Halles

 

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Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques
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commentaires

Gilles Pierret 23/05/2013 11:23

Quelques précisions après votre réponse au commentaire n°8
Lorsque j'ai dit que la CGT ne me paraissait pas sécialement défendre les cadres, c'était au deuxième degré, évidemment (je sais bien qu'un syndicat est censé défendre toutes les catégories de
personne, merci); je ne parlais que des bibliothèques (je ne suis pas qualifié pour m'éxprimer sur les cadres en général), et je persiste à dire que je n'ai jamais senti un engagement particulier
de la CGT sur la défense des responsables de bibliothèques.
Alors vous m'accusez de ne défendre, dans une veine bien corporatiste, que les conservateurs, dans les CAP (où on ne parle pas d'ailleurs que de promotions, comme vous le laissez entendre). Je ne
sais si vous même êtes élu en CAP, mais c'est un peu comme si je vous disais qu'un élu de catégorie C ou de catégorie B ne défendait que des personnels de son grade ! ça ne viendrait à l'idée de
personne ! Sachez en tout cas qu'en ce qui me concerne, j'ai toujours participé à ces CAP avec désintéressement, et certainement pas pour faire avancer ma propre carrière, (comme d'autres), mais
pour faire valoir les spécifités du métier de bibliothécaire et défendre les chefs d'établissements qui me paraissaient devoir l'être. Eh ! oui, le mot de promotion n'est pas un gros mot, quand il
vient récompenser des responsables, dont l'action à la tête de leur établissement est largement reconnue. Et je n'ai pas à rougir d'avoir pu, modestement, avec mes autres collègues élus, apporter
ma contribution à cela.

CGT Culture DAC Ville de Paris 23/05/2013 17:52



Merci pour vos précisions,


Quand vous écrivez « Lorsque j'ai dit que la CGT ne me paraissait pas spécialement défendre les cadres, c'était au deuxième
degré » vous faites donc le même humour que nous pour l’analyse transactionnelle et les formations Qualiparis, n'est ce pas ? Dont
acte. Nous acceptons vos explications.


Vous rajoutez  «  je persiste à dire que je n'ai jamais senti un engagement particulier de la
CGT sur la défense des responsables de bibliothèques. ». Alors là vous avez tord. Nous n’arrêtons pas de défendre les effectifs, les
budgets, le maintient des petites et moyennes structures (sans parler de bien d’autres choses, notre site en est plein).


Nous sommes présents sur des thèmes comme le handicap en bibliothèque ou la santé au travail (allez voir notre article sur la préfiguration
de Vaclav Havel). Si ça ce n’est pas aussi défendre les responsables de bibliothèques, qu’est ce que c’est ?  Nous vous l'assurons, les
conservateurs sont les bienvenus chez nous.


Par contre, oui, nous critiquons l’analyse transactionnelle, qui pour nous n’a rien (mais alors rien à faire dans  quelque formation que ce soit). Et ce n’est en aucune façon du « dérapage » comme vous dites.


Nous ne vous reprochons pas, non plus, de participer au CAP et de défendre les conservateurs (normal), c’était juste une réponse à votre
vision syndicale nous concernant, mais puisque c’était du second degré, hein !. Et puis, être élu CAP n’empêche nullement de s’intéresser aux autres catégories de personnels n’est ce
pas ?   


Quand on est syndicaliste (c’est le cas, de facto, lorsque l’on se présente sur des listes pour devenir représentant des personnels, on peut tout
de même dans ce cas se montrer (aussi) solidaire des personnels en venant par exemple  assister aux AG
(comme en février) rien ne vous l’interdit . C’était le sens de notre réponse.


Comme vous avez pu le constater dans les autres commentaires, pas sûr que les réactions de certain conservateurs fassent l’unanimité dans le
réseau.


Au plaisir de vous lire.




Bibliothécaire 21/05/2013 17:30

C’est bien la première fois qu’il existe une telle unanimité des chefs d’établissement : quelle énergie, quel enthousiasme ! C’est sans doute ça l’esprit de corps.
Malheureusement, ces mêmes chefs sont beaucoup moins prompts à s’exprimer aussi collectivement lorsqu’il s’agit de défendre les heures d’ouverture des bibliothèques, leurs missions ou leur
entretien.
C’est dommage car les chefs d’établissement auraient tout intérêt à se faire entendre aux côtés de la CGT. Car aujourd’hui, c’est bien d’une ambulance qu’il s’agit lorsqu’on parle du fameux réseau.
Une ambulance surchargée et branlante qui transporte tant bien que mal son lot de sous-effectifs, de pannes en série et de mépris pour l’initiative.
Le réseau s’effrite peu à peu et sa tête capitale, pensante et organisatrice, ne parvient pas à recoller les morceaux. Le SPR infantilise les chefs d’établissement et démoralise les agents.
Aujourd’hui, la richesse du réseau c’est encore ses collections, son public, tous deux pléthoriques, et ses professionnels, motivés et bricoleurs. Quant aux services, ils sont réduits à la portion
congrue : patrimoine en très mauvais état, mobilier à la limite de l’indigence, mètres carrés insuffisants, informatique sous-dimensionnée et vétuste, centralisation de l’information et de la
communication, services en ligne inexistants...

Quant à cette fameuse pyramide, on pourrait tout à fait la reprendre ligne par ligne pour montrer à quel point le réseau marche sur la tête :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins_de_Maslow

Ahhhh ça m’énerve !

bibliothècaire parisien (2) 21/05/2013 13:54

Pas de méchanceté dans l’ironie ! (quoique « Ayez pitié, ils n savent pas ce qu’ils font ! ») Bien au contraire, j’ai d’ailleurs incité d’autres collègues à le lire. D’autres articles de la même
veine me paraissent indispensables.
Le Rapport sur les lauréats ENSIB ne pourrait-il pas être propice à un article sur la « cancrétude » de nos futur(e)s dirigeant(e)s, à voir ?

Bibliothécaire parisien 21/05/2013 13:52

Ah non non, je n’ai pas trouvé ça trop méchant ! Mais alors, pas du tout.
Et puis j’ai bien rigolé, surtout l’histoire du chien Lulu, incroyable !!

L’analyse transactionnelle, la PNL et tout le tralala, c’est quand même « borderline »…
J’imagine qu’en plus ces « formations », dispensées par de quasi-charlatans, sont financées avec l’argent du contribuable.
Décidément, Qualiparis ça ne s’arrange pas, on dirait…

Marielle de Miribel 21/05/2013 13:07

Chers collègues,

Merci à vous tous, pour avoir réagi, nombreux, à ce tract de la CGT-Cadres et ce blog CGT du 15 mai dont on peut se demander quel est son objectif. Celui que je perçois est de dénigrer, à travers
ce tract et le précédent du 28 novembre dernier, l’inspectrice des bibliothèques actuelle dans ses compétences, son travail et sa personne, et je m’interroge sur l’adéquation entre cet objectif et
celui d’un syndicat CGT Cadres, qui a pour mission de défendre l’intérêt professionnel des cadres et qui « milite pour défendre le droit des salariés, la qualité du service public rendu aux
Parisiens ».
Je m’interroge aussi sur les cibles de cette entreprise de dénigrement que sont ces deux textes (sans parler du tract injurieux qui cible et cite nommément mon collègue Yves Alix, inspecteur, quant
à lui, des bibliothèques d’État).
• La pyramide de Maslow. Deux fois cette fameuse pyramide, élaborée par ses successeurs, est la cible des sarcasmes de ce tract. Pour quelles raisons ? Abraham Maslow est un sociologue des années
50 réputé pour son travail de recherche sur la motivation des personnes au travail, membre de l’école dites « des relations humaines ». Pourquoi se moquer de lui et pas des autres chercheurs dans
ce domaine comme Douglas Mc Gregor, Frédéric Herzberg, Edwin Locke, David Mc Clelland ou d’autres ?
• L’analyse transactionnelle. Cette théorie de la personnalité et des organisations, dont le créateur est Éric Berne, se situe également dans le courant humaniste. Les concepts opérationnels de
cette théorie, qui analyse les relations entre les personnes dans un contexte donné, fait partie du bagage des formateurs et consultants actuels, et en particulier ceux qui forment nos responsables
de bibliothèque ; d’ailleurs, certains auteurs connus, comme Jacques Salomé, l’utilisent abondamment sans citer leurs sources. Pourquoi dénigrer l’Analyse transactionnelle et pas la Systémique,
l’École de Palo Alto, la Communication non violente ou l’approche Rogérienne ?
• Les réunions Tupperware. Ces réunions avaient pour but de réunir des jeunes femmes américaines, oisives, autour de sujets les concernant comme la cuisine et donc les ustensiles de cuisines, selon
un système commercial original fondé sur les relations sociales. Vouloir associer les groupes de travail animés par l’inspectrice des bibliothèques à des groupes Tupperware est une manière,
humoristique, peut-être, de discréditer non seulement la personne qui les anime mais aussi ses participants.
• Enfin la photo de Ron Hubbard en fin de blog, laisse à penser qu’il peut exister un lien entre les activités de l’inspectrice et la scientologie, dont Ron Hubbard est le fondateur, condamnée en
France comme une secte. Quel rapport ?

Je trouve les associations d’images ou d’idées employées dans ces tracts assez tendancieux, pour ne pas dire dangereux. Ils me rappellent dans ces procédés, certains propos de Marie-Claude
Monchaux, auteur de Écrits pour nuire, 1985, qui stigmatisaient certains ouvrages pour la jeunesse, et par métonymie les bibliothécaires eux-mêmes, comme porteurs d’une idéologie tendant à
pervertir la belle jeunesse française.
Par ailleurs, il me semble que taper sur l’inspection des bibliothèques parisiennes, institution qui va disparaître silencieusement après de bons et loyaux services depuis 150 ans, est un mauvais
calcul, qui va à l’encontre de la démarche annoncée de protéger les droits des salariés et la qualité du service public rendu aux Parisiens. Car c’est tirer sur l’ambulance.


Marielle de Miribel
Inspection des bibliothèques
DAC, Ville de Paris
16 rue des Blancs-Manteaux-75004 Paris

CGT Culture DAC Ville de Paris 21/05/2013 14:51



Cette réponse mérite quand même quelques commentaires. Outre qu’il est piquant de voir qu’un simple descriptif d’une formation (lisez attentivement le texte) mette l’élite des bibliothèques
dans un certain état au point que l’on parle de « dérapage » ou « d’attaque personnelle » ( mais où vont-ils donc chercher tout ça?) c'est que ce petit billet devait vraiment
être dérangeant (a noter que de très nombreux collègues (la plupart ?) ont trouvé le texte très drôle, très juste, et pas du tout diffamatoire (question de point de vue social sans doute).
 Allez des commentaires sur les justifications de l’inspectrice qu’elle set toujours si l’on en croit la signature


 


« La pyramide de Maslow. Deux fois cette fameuse pyramide, élaborée par ses successeurs, est la cible des sarcasmes de ce tract. Pour quelles raisons ? Abraham Maslow est un
sociologue des années 50 réputé pour son travail de recherche sur la motivation des personnes au travail, membre de l’école dites « des relations humaines ». Pourquoi se moquer de lui
et pas des autres chercheurs dans ce domaine comme Douglas Mc Gregor, Frédéric Herzberg, Edwin Locke, David Mc Clelland ou d’autres ? »


 


Réponse : Ben, c’est tout simple, On se moque de Maslow  parce que l’on se moque des billets de l’inspectrice que le cite abondamment
(comme aujourd’hui encore)


 


« Pourquoi dénigrer l’Analyse transactionnelle et pas la Systémique, l’École de Palo Alto,…)


 


Réponse Idem que pour la précédente (on se gardera de reprendre le reste du paragraphe qui est un pur Chef d’œuvre !)


 


« Vouloir associer les groupes de travail animés par l’inspectrice des bibliothèques à des groupes Tupperware est une manière, humoristique, peut-être, de discréditer non seulement la
personne qui les anime mais aussi ses participants. »


 


Réponse : Nous y voilà ! En fait c’est être comparé à « de jeunes femmes américaines, oisives, autour de sujets les concernant comme la cuisine et donc les ustensiles de
cuisines » qui provoque l’ire de nos chers dirigeants d’établissements. Finalement on est bien peu de chose !


 


« Enfin la photo de Ron Hubbard en fin de blog, laisse à penser qu’il peut exister un lien entre les activités de l’inspectrice et la scientologie, dont Ron Hubbard est le fondateur,
condamnée en France comme une secte. Quel rapport ? »


 


Réponse : Quoi, il y en a qui auraient pu trouver un lien entre toutes ces charlataneries ? Ben, oui quel rapport ?


 


« Je trouve les associations d’images ou d’idées employées dans ces tracts assez tendancieux, pour ne pas dire dangereux »


 


Réponse : Un argumentaire sans une petite référence au point de Godwin n’est pas un argumentaire digne de ce nom, Pyramide de Maslow ou pas


 


Pour conclure, il n’est pas certain que l’activité de l’Inspectrice (qui est donc toujours en place si l’on en croit sa signature officielle) aille dans le sens de la défense des salariés
ou de la qualité du service public mais chacun a le droit d’avoir ses opinions. Nous garderons donc les notres.


 



Personnels des bibliothèques 18/05/2013 17:33

Quelques réactions :

« Effectivement voilà qui a fait mouche !

Non, non, je ne trouve pas ça choquant du tout, l’analyse transactionnelle faisant partie des méthodes de management extrêmement décriées. Je suis plutôt choqué de voir appliquer ces méthodes dans
le secteur public.

Cette dame a manifestement été payée des années pour faire un travail qui servait à quoi ? Tout le monde se pose la question. Effectivement, une inspectrice qui n’a jamais inspecté, n’est-ce pas
dévoyer la fonction ?

Sur un autre plan, ses billets au ton moralisateur m’ont parus difficilement acceptables. A propos de ces billets justement, le n°12 et 21 sont tirés de Sagesses et malices de Nasreddine, le fou
qui était sage de Jihad Darwiche, Albin Michel, vol.3 pour le 1er et vol. 1 ou 2 pour le second, au mépris des droits d’auteur puisque aucune mention n’en est faite.
J’avais été choqué qu’elle s’attribue un texte sous droits : il s’agit ni plus ni moins de plagias.
Ce texte est finalement mentionné en note dans un 3e, le n°18, mais je doute qu’elle ait eu l’accord de l’éditeur, puisqu’il ne s’agit pas d’une simple citation.

Mais vous connaissez les administrations, pour faire comme l’inspectrice : « Selon que vous serez puissant ou misérable / Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »

Une autre :
« Pour Qualiparis tout le monde est frustré du contenu qui n’a pas répondu aux attentes ; sur la forme absurde ou convenue de la formation - schémas, triangles, communication DESC -, ils sont entre
l’amusement et l’agacement ; pour mon groupe, tout le monde a dit que la formatrice ne maitrisait pas son sujet et avait eu des expressions floues ou malheureuses.
Beaucoup ont dit qu’ils s’inscriraient à la formation gestion des conflits où ils espèrent trouver des outils plus applicables.
Quand aux réactions de quelqiues conservateurs pour défendre l’Inspectrice, nous sommes attérés
Et encore une autre :
« Oui effectivement, ils feraient bien de se battre un peu plus pour nous et un peu moins pour eux! Ils doivent tous se sentir menacés de toutes parts, c’est pour cela qu’ils se défendent entre eux
: je n’ai pas l’impression qu’il règne une bonne ambiance dans leurs bureaux.
Continuez votre combat, il est légitime et apprécié du plus grand nombre.
Bon wek-end. »

Et toujours :

« Moi, j’apprécie vos textes que je trouve très drôles et non, il ne faut surtout pas arrêter, tant pis pour les grincheux !
Je suis d’accord avec vous : l’analyse transactionnelle ça va 2 secondes mais on ne fonde rien de concret là-dessus. »
Courage !
N’abandonnez pas.

Encore et encore :

« Je viens de le relire pour en être certain mais je ne trouve pas que ce soit particulièrement diffamatoire. Je pense que ce qui les choque c'est la comparaison avec Ron Hubbart qui est pour
certains le nouveau Hitler de la pensée unique. C'est là sans doute leur point d'attaque... Si vous mettez les frères Bogdanov ils ne diront plus rien »

Et enfin (provisoirement)

« Bonjour,
Une chose me frappe dans ce déluge de protestations : ce ne sont pratiquement que des chefs d’établissement en grande majorité conservateurs qui défendent une personne ….ce serait intéressant de
voir ce qu’en pense les équipes… les personnels de ma bibliothèque ayant par le passé (je n’y étais pas) fait l’objet de cette médiation restent sceptique … en ce qui me concerne j’aimais beaucoup
Marielle de Miribelle mais son coté « gourou-bon-à-tout » actuel me perturbe »

Gilles Pierret 18/05/2013 17:23

J’avoue ne guère avoir été convaincu par vos explications.

On peut faire de l’humour, pourquoi pas, ça peut être même assez sympathique (quoique certains thèmes mériteraient tout de même un traitement un peu plus approfondi), mais sans s’en prendre aux
personnes, ce que vous avez fait récemment par deux fois -il s’agit bel et bien d’attaques ad hominem (et non Ad Nominem, mais passons …).

Ces « dérapages » ne sont guère admissibles.

On peut critiquer, comme vous dites, « des méthodes », (à propos des quelles on peut en effet être d’accord ou pas), mais sans passer sous silence (volontairement ou par ignorance ?) le bilan de
l’action de Marielle de Miribel en terme de médiation, dont nombre de chefs d’établissement a reconnu l’utilité et la pertinence.

J’ignorais par ailleurs que la CGT défendait particulièrement les cadres et les responsables d’équipement … mais cela m’a sans doute échappé.

Gilles Pierret
Conservateur général
Médiathèque musicale de Paris

CGT Culture DAC Ville de Paris 18/05/2013 17:52



La dernière phrase est intéressante car Il faut savoir que Gilles Pierret pratique « l’action syndicale » a sa manière (enfin il s’est présenté sur une
liste syndicale pour représenter les conservateurs dans les commissions d’avancement). Comme a il  toujours défendu exclusivement sa corporation (et, oui on est syndicaliste
jusqu’au bout des promotions !)  qu’un syndicat (ce qui est le cas de la majorité des confédérations en France) s’occupe (aussi) des cadres en plus des autres catégories de
personnels, mais pas "particulièrement" ne peut que le perturber et on « comprends que ça lui ai échappé » .


 



Sandrine Haon 17/05/2013 17:56

Merci d'avoir retiré votre premier post.
Je viens du secteur privé, j'ai fait une école de commerce et je pense que je sais mieux que vous ce que sont le harcèlement et les méthodes qui y conduisent : j'en ai été victime à titre
personnel. S'acharner sur une personne en difficulté, qui vient de voir supprimer son poste, s'apparente à du harcèlement. Vos objectifs sont peut-être louables mais vos méthodes ne le sont pas,
essayez d'en convenir.
J'ai personnellement l'impression que vos actions sont peu concluantes quant aux revenus des personnels, les miennes non plus, je vous le concède. En ce qui concerne la qualité de la vie dans la
bibliothèque où je suis adjointe, je ne vous permets pas de vous exprimer sur ce que je fais pour améliorer le quotidien de mes collègues : ce sont eux qui sont mes seuls juges, interrogez-les si
vous voulez.
Votre mauvaise fois éclate dans votre dernier paragraphe : j'étais de votre action de décembre à Duras, parce que, ne vous en déplaise, je soutiens votre action quand il y en a une. Mais comme vous
n'avez pas pris la peine de me faire signer quoi que ce soit, ou de faire un appel, vous l'ignorez.

CGT Culture DAC Ville de Paris 17/05/2013 18:14



 « Votre mauvaise fois éclate dans votre dernier paragraphe : j'étais de votre action de décembre à Duras, parce que, ne vous en déplaise, je soutiens
votre action quand il y en a une. Mais comme vous n'avez pas pris la peine de me faire signer quoi que ce soit, ou de faire un appel, vous l'ignorez. » Vous avez raison, Dont
acte !


« Vos objectifs sont peut-être louables mais vos méthodes ne le sont pas, essayez d'en convenir »


Écoutez, oui on peu en convenir, c’est d’ailleurs toute la difficulté de la chose. Notre objectif n’est aucunement de harceler Mme De Miribel que nous ne
connaissons pas personnellement et qui d’après les échos que l’on a eu est assez sympathique par ailleurs, mais le problème c’est tout son barda d’analyses « quelque chose » qu’elle
véhicule (et encouragé c’est vrai par l’administration). Il n’est, malheureusement, peut pas possible de trouver la bonne méthode pour le dénoncer.


On essayera de faire mieux la prochaine fois


 


 



Schyven 17/05/2013 15:05

Alors comme çà, le "piteux état" (sic) du réseau serait le résultat de l'inconsistance et de la faiblesse de (nombreux) chefs d'établissements, adeptes inconditionnels de "l'analyse
transactionnelle" !! ça, pour une nouvelle, c'en est une, et on admire la puissance de l'analyse. Remarquez, çà nous change un peu, nous qui avions compris que tout le mal venait des services
centraux ...Dans un autre contexte, on serait volontiers saisi d'un gros rire, mais là, très franchement on a plutôt la nausée, en lisant vos attaques inqualifiables sur "la réputation" de certains
chefs d'établissement, de misérables "suiveurs" tout juste capables, selon vous, de dupliquer bêtement l'avis d'un des leurs ... c'est vrai qu'ils ont subi un tel lavage de cerveau, les pauvres !
Enfin, les masques tombent ... dès lors que vous vous apercevez que vos petites fables cinéphiliques ne font plus rire personne, et que derrière votre "humour", qui ne résiste décidément que bien
peu à la contradiction, se cache un comportement ou le ressentiment fieleux le dispute à l'invective. Et vous prétendez (cf mail d'hier) défendre les chefs d'établissements ? A moins qu'il n'y en
ait pour vous de bons et d'autres mauvais ? C'est grave !

CGT Culture DAC Ville de Paris 17/05/2013 18:04



Bonjour Chèr (chere ?) chyrven.


Votre commentaire est publié


Merci pour cette réponse qui effectivement « ne résiste décidément que bien peu à la contradiction, se cache un comportement ou le ressentiment fielleux le
dispute à l'invective. »


Sachez qu’effectivement le réseau est dans un piteux état, les nombreuses réductions d’horaires en sont la preuve, bientôt les fermetures des petites structures
(que vous appelez de vos vœux) sans oublier ses préfigurations catastrophiques (Yourcenar Vaclav Havel). Mais bon, vous devez trouvez ça bien.


Et oui, dans les chefs d’établissement il y en des bons et des mauvais (en tout cas d’un point de vue syndical, si vous le permettez). Quand on voit parmi les
quelques signataires que certains sont en conflit ouverts avec leur équipe,  que d’autres ont des méthodes inacceptables avec les vacataires, ben oui, ils peuvent
 toujours défendre l’analyse transactionnelle.


Sachez par ailleurs que d’autres Conservateurs nous ont manifestés leur soutien, effarés qu’ils étaient contre le comportement grégaire de leurs contemporains et
dubitatifs sur les formations Qualiparis ou autres. Quand aux personnels du réseau les retours sont positifs et ils aiment toujours beaucoup notre humour. Si vous saviez ce qu’ils pensent de
toutes ces charlataneries.


Enfin on a compris que vous louez le travail des services centraux du SPR, du BBL, des ex ou futur inspecteurs d’Etat, des grosses médiathèques modernes
 munies d’espaces froids et chauds avec des personnels QualiParis, bref, c’est que du bonheur et tous des gens formidables


On risque de ne pas souvent être d’accord



Sandrine Haon 17/05/2013 13:24

Vous me ferez le plaisir de retirer le post qui reprend mon mail et que vous signez stupidement "Belle personne" alors que ma signature, Sandrine H. MMP, me rend tout à fait identifiable.
Voici le contenu de ce mail, que je réitère, dussiez-vous me traiter de suiveuse, de résistante de la 25ème heure et de personne ne sachant pas diriger son établissement :
"Entièrement d’accord avec tout ce que viennent de dire nos collègues. En plus d’être une belle personne, Marielle rend de vrais services aux bibliothèques qui lui demandent son aide.
Quant aux syndicats, il me semble qu’ils sont censés défendre l’ensemble du personnel des bibliothèques, quelles que soient sa catégorie ou ses fonctions. Que celui-ci, plutôt que de se préoccuper
des véritables problèmes du réseau, s’acharne sur l’un ou l’une d’entre nous est particulièrement inquiétant pour l’avenir."
Voulez-vous que je développe et que je m'étende sur les lacunes de votre action syndicale qui, non contente de n'améliorer en rien les conditions de travail des catégories B et C, ou de se battre
efficacement contre la diminution des effectifs, préfère s'acharner sur des broutilles sans conséquence pour le fonctionnement global de notre réseau ? Il est inadmissible qu'un syndicat pratique
le harcèlement moral comme le premier petit cadre de France Télécom venu, et c'est pourtant ce que vous faites avec Marielle de Miribel.
Sachez pour finir que je milite au Parti communiste, et que je ne vous ai pas attendus pour savoir ce qu'étaient les Luttes, heureusement.

CGT Culture DAC Ville de Paris 17/05/2013 17:40



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Vous écrivez que notre syndicat « préfère s'acharner sur des broutilles sans conséquence pour le fonctionnement global de notre
réseau ». Des broutilles sans conséquences ? Au contraire ces formations avec analyses transactionnelles sont justement les méthodes utilisées par France Télécom que vous dénoncez
par ailleurs. Quand au harcèlement, franchement si dénoncer des méthodes que l’on juge néfastes, c’est du harcèlement, révisez vos définitions (c’est limite du point de godwin !.). Et dans
ce cas nous ne devons plus rien dire ?


Vous dites encore: « Voulez-vous que je développe et que je m'étende sur les lacunes de votre action syndicale qui, non contente de
n'améliorer en rien les conditions de travail des catégories B et C, ou de se battre efficacement contre la diminution des effectifs,?  Ben oui,on veut bien avoir vos
explications.


Sachez toutefois que même si les limites de l’action syndical sont réels, nous faisons tout notre possible pour défendre les conditions de
travail des personnels auprès de l’administration, des élus, actions reprises par la presse généralistes ou professionnelle. Notre efficacité est probablement proche du néant, mais vous mais vous
allez nous donner un coup de main, n’est ce pas ?


Enfin vous concluez : « Sachez pour finir que je milite au Parti communiste, et que je ne vous ai pas attendus pour savoir ce
qu'étaient les Luttes, heureusement. »


Bah, tant mieux pour vous, et même si on ne voit pas bien ce le Parti vient faire là dedans, mais dans les luttes justement vous n’y êtes guère
en tout cas dans les bibliothèques semble t-il.


Pourtant des actions il y en eu : A Duras en décembre à l’appel de la CGT et de la CFDT, et un AG en février à l’appel de tout les
syndicats de la DAC. Vous n'y étiez pas, alors que le mot d'ordre était justement  " lesconditions de travail des catégories B et C
(et A aussi), et de se battre efficacement contre la diminution des effectifs"  Une prochaine fois peut
être ?