Vendredi 3 février 2012
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Santé au travail: Paris fait eau de toutes parts
Santé
au travail: La Mairie de Paris perd sa note
Après avoir perdu son triple A démocratique en refusant d’organiser les élections professionnelles, la Ville de Paris vient de
perdre aussi, et sans appel, son triple A financier.
Pourtant, pour plaire aux marchés financiers, notre Maire avait fait sienne la formule de Laurence Parisot ‘la Vie, la santé, l’amour sont
précaires, pourquoi le travail ne le serait-il pas ?’. Exploiter 25% de non titulaires, redéployer les effectifs, budgets
contraints, notre Maire n’en finissait pas d’envoyer des signes aux agences de notation ! Eh, ben c’est raté !
Voilà ce que c'est que de faire confiance à un thermomètre qui donne la fièvre.
Dis moi qui tu fréquente ……
Même les amis de la Ville de Paris étaient triés sur le volet : Connaissez-vous M. Joël Marias ? Ce Monsieur, Directeur des Services Généraux de la société Philips a licencié en mars 2010, 216 employés à Dreux
juste pour optimiser ses coûts de production. Malgré cela ou à cause de cela, il a été l’invité spécial de la Ville de Paris
à deux reprises, juste pour expliquer comment parquer les agents dans des Open Stress dans un éclairage tamisé. Cette personnalité haute en couleur vantait aussi les mérites de
l’externalisation. Aussitôt dit, aussitôt fait :
- La Direction de l’Urbanisme externalise son Bureau de la
Topographie.
- La Direction des Affaires Sociales Et Sanitaires ferme des centres de santé et le laboratoire Saint Marcel (c’est l’effet
deux en un !).
- La Direction Informatique, quant à elle externalise les développements à des sociétés de service qui ruinent les parisiens.
Il est vrai que quand on aime, on ne compte pas.
Mais externalisation et flexibilité n’ont pas suffit à convaincre Standard and Poor’s. Quelle ingratitude, vraiment. La CGT, soucieuse des finances publiques, propose que les Directeurs, sous Directeurs, et Secrétaires Général-aux, abandonnent leur prime départementale
pour économiser entre 1 et 2 millions d’euros et redonner le moral à Standard and Poors.
Paris: Des "Open Space" avec éclairage tamisé .....
..... Les mêmes, après externalisation !
Et pendant de temps là, Hidalgo est condamnée !
Mais la municipalité parisienne traverse vraiment une mauvaise passe en ce moment, car après la condamnation de la Mairie de Paris et de Mme
Hidalgo à 40 000 euros d’amendes pour infraction au
droit du travail, voilà qu’elle se retrouve dégradée dans un troisième domaine.
" On traverse vraiment une mauvaise passe en ce moment "
Exclusif : La Ville de Paris perd (aussi) son Triple A Social
C’est dans ce douloureux contexte, que la Mairie de Paris veut faire signer aux organisations syndicales un accord cadre sur la
Santé et Sécurité au Travail. Mais cet accord refuse d’inscrire dans le document, les propositions de la CGT :
1 - La reconnaissance de la précarité comme facteur de souffrance au
travail.
2 - La dégradation des conditions de travail qui conduisent au ‘burn out’, voire au suicide comme à l’APUR (celle là même qui a conduit aux plaintes de
l’inspection du travail et la condamnation de la Mairie).
3 – Le lien entre effectifs et conditions de travail, le lien entre organisation du travail et souffrance au travail. Par contre, ‘l’accord’
individualise et psychiatrise la souffrance au travail, se dédouanant d’une organisation du travail toxique.
4 – la suppression du CPAHD (la commission sur le harcèlement) et son
remplacement par un organisme fonctionnant avec la participation active des organisations syndicales.
5 - Un plan de recrutement des médecins du travail.
6 – la garantie de l’indépendance de la
médecine préventive
7 – Des mesures concrètes prises pour lutter contre la surmortalité des agents dans les métiers à risque (éboueurs, égoutiers,
etc….)
La dégradation des conditions de travail peuvent pousser des agents au suicide : « Ils ne meurent pas tous, mais tous sont
frappés » dit on. C’est pourquoi la CGT dégrade définitivement la note sociale de la Mairie de Paris et ne signera pas cette
palinodie.
"Je ne comprends pas pourquoi la CGT n'aime pas ma petite musique"
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