Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
  • Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
  • Contact

Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


Recherche

Pages

28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 09:43

 

                          L'inspectrice des bibliothèques en pleine démonstration d'analyse transactionelle !

                  sb ftc26 01 630x420

                                " Et maintenant, mesdames, voici une magnifique "Pyramide de Maslow " !

 

                 Quand elle nous fiche son billet, on est tous complètement « smarté » !

Les bibliothèques municipales parisiennes ne connaissent pas leur bonheur. Depuis plusieurs années elles ont l’honneur de compter dans leur rang une inspectrice des bibliothèques, même si cette dernière a un rôle pour le moins incertain.

Mais attention, les activités de L’inspectrice ne sont pas d’inspecter, ça non ! Sa véritable (et unique) mission est de nous délivrer chaque mois une analyse des comportements humains. Les bibliothèques parisiennes l’ignoraient, mais leur chère inspectrice est surtout la spécialiste de l’analyse transactionnelle. Vous savez cette méthode de charlatans qui font payer cher leur service de coaching aux entreprises.

 

                                    transactionnelle.jpg


Ce billet mensuel tant attendu par tous les bibliothécaires qui n’ont plus que ça pour s’amuser avait, cette fois, pour thème qu’est ce qu’une équipe ? Ben, oui alors qu’est ce que c’est ? Se demandent les bibliothécaires qui ont des préoccupations décidément trop terre à terre.

D’abord  nous apprends l’inspectrice, une équipe c’est un ensemble « d’individu ». « L’individu (…) s’occupe (…) de ses propres besoins tels qu’inscrits dans la pyramide de Maslow ». Pour tout connaître de la pyramide de Maslow, cliquez là.

Sur sa lancée notre billettiste ajoute « si ces besoins ne sont pas satisfaits, il risque de se replier dans de l’individualisme ». Houlà ! Si on n’arrête pas à temps cet individu, il pourrait même se replier dans la pyramide de Maslow.

 

                      010002 paris louvre pyramide

                                             Un individualiste parti se réfugier dans la "Pyramide de Maslow"


Ensuite, tous ses individus réunis font « un amas de personnes » qui finit par former « un groupe » qui à la fin se transforme « en équipe ». Dixit notre spécialiste de l’analyse transactionnelle.  

Nous y voilà !  Avec l’arrivé du concept « d’équipe », notre inspectrice va enfin nous expliquer comment travailler.  « Une équipe est un groupe de personnes rassemblées selon les trois éléments constitutifs d’une équipe : un chef, un objectif commun, des règles communes. Si l’équipe ne peut se fédérer autour de ces trois éléments, ce n’est pas une équipe mais un groupe de personnes ». observe finement l’inspectrice ! Espérons toutefois qu’elle ne s’est pas fait trop mal en enfonçant cette porte ouverte. Aie !

Mais pour mener cette « équipe » il faut bien sûr une chef. « Plutôt un chef de projet, qui a pour fonction de mener l’ensemble de l’équipe à l’atteinte de l’objectif fixé » écrit sans rire l’Inspectrice !

Mais il y quand même des risques : « Fédérer une équipe (…) n’est pas une mince affaire. En premier lieu, qui dit objectif dit vision, en lien avec les contraintes de l’environnement et les possibilités offertes par le service ». poursuit- elle sans mollir. C’est là que surgit (sans prévenir) le concept de l’inspectrice en pleine créativité transactionnelle.

« Pour synthétiser, il doit être SMARTER: S comme spécifique. M comme mesurable et évaluable. A comme adapté. R comme réaliste.T comme inscrit dans le temps et dans une durée déterminée (?). E comme écologique, en lien avec l’environnement et enfin R comme réactualisable ! " Oups !

 

                                                                          Un bon chef doit savoir SMARTER                                                    4275932.jpg

                                                -  " Non Patron, l'inspectrice a dit Smarter, pas smasher ! "

                                                                            -  " Ah, je me disais aussi ! "


Quoi « Smarter » ? Mais d’où vient ce délicieux concept ? C’est là tout le génie de notre bonne Inspectrice mariant l’humour le plus chafouin avec de solides connaissances bibliothéconomique car le terme de« smarter » provient, pas moins……du logiciel des bibliothèques parisiennes, V.Smart ! Oui, oui, celui même qui tombe régulièrement en panne (lire ici).

Toutefois, l’estocade n’est pas loin. Notre chère Inspectrice sait aussi avoir les pieds bien ancrés dans le réel. Elle offre ce conseil pratique à l’usage de ceux qui savent désormais bien smarter.

« À titre d’exemple, si un bibliothécaire cherche à entrer en relation avec un groupe d’ados sans en repérer le chef, ni s’adresser, en premier lieu, à lui, il encourt des difficultés plus ou moins importantes à gérer », conclue- t- elle.

Et là horreur ! On savait les effectifs du Bureau des bibliothèques pléthoriques, on découvre maintenant qu’ils ont en leur sein même, non plus une Inspectrice des bibliothèques, mais plutôt une Inspectrice des travaux finis. On attend désormais avec smartence la livraison du prochain billet.

Le plus triste dans cette histoire finalement c’est que faute de personnels suffisant un certain nombre de bibliothèques parisiennes ont été contraintes de réduire leurs heures d’ouverture. Le public pour se plaindre n’aura plus « qu’à entrer en relation avec la Mairie de Paris, en repérer le chef pour  s’adresser à lui ». Finalement ça a du bon l’analyse transactionnelle !

Pour lire l'intégralité de ce billet de l'inspectrice désormais célèbre, voir dans la rubrique Commentaire.

 

                          Pour rentrer en relation avec un groupe, il faut savoir repérer le chef !                     photo_1195731814144-1-0_zoom.jpg

                         -  " Attention Bruno, l'Inspectrice des bibliothèques vient vers nous "  !

                   -  " Vite, les amis ! Allons tous nous réfugier dans la Pyramide de Maslow !  "

 

 

 

Lire aussi

Paris : La Bibliothèque du futur fait polémique !

Les bibliothèques parisiennes étranglées par l’austérité budgétaire !

Système informatique des bibliothèques: J'ai la rate qui se dilate !

Paris: le Bureau des Bibliothèques ne connaît pas la crise (lui) !

Portfilio, V.smart : C’est toujours les réseaux de la colère dans les bibliothèques parisiennes!

Bibliothèques : Le Maire de Paris, roi du bonneteau, prends les parisiens pour des pigeons

Partager cet article

Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques
commenter cet article

commentaires

Bibliotèques parisiennes 30/11/2012 11:31

Alors, celui-là il est super !

Je me suis bien marrée.

Dites, on a vraiment le droit de lire ça au boulot ?

et qu'en dirait l'inspectrice ?

Bibliothécaire 29/11/2012 15:12

Attention un jour là haut ils vont vous embaucher pour fournir des photos pour toute la Mairie.

Bibliothécaire Ville de Paris 29/11/2012 15:12

EXCELLENT
Depuis le temps que j’attendais un billet sur elle….

Bibliothécaire Ville de Paris 29/11/2012 15:10

Héhé, fort bien tourné !

Bibliothécaire Ville de Paris 29/11/2012 15:09

Dans le style infantilisation, le billet de l’inspectrice est tout de même bien salé. Ce sont des enfilages de perles que seuls les plus pervers d’entre nous lisent chaque mois avec délices…

Bibliothécaire Ville de Paris 29/11/2012 15:00

C’est tout de même incroyable toutes ces lignes pour expliciter la notion de groupe avant de terminer sur les précautions d’usage lorsqu’on doit aborder un « groupe d’ados »… Que doit-on en
conclure ?
Il se trouve que j’ai eu Marielle de Miribel comme formatrice du temps où je préparais mon DUT : lorsqu’on l’écoute, son discours est au premier abord immédiatement séduisant et c’est une personne
qui sait captiver son auditoire, mais je suis revenu d’un certain nombre de ses idées depuis, et la façon qu’elle a eu d’instrumentaliser dans un de ses livres le personnage de Nasreddine Hodja
pour convaincre m’a été insupportable au point que je n’ai plus que très peu de sympathie pour son discours.

Bibliothécaire Ville de Paris 29/11/2012 14:58

Ah merci !
J’ai adoré le billet sur l’inspectrice .J’ai bien ri.

Bibliothécaire Ville de Paris 29/11/2012 14:57

Les photos sont particulièrement rigolotes !!!

Bibliothècaire 28/11/2012 16:11

Bravo ! désopilant…mais juste !

Bibliothécaire 28/11/2012 16:09

QUEL REGAL CE « BILLET » que vous nous envoyez !
J’en riais toute seule dans mon bureau, tête couchée sur la chemise du Projet d’établissement. Celui là aussi il faut lui régler son compte…
Merci de continuer à nous régaler de la sorte. J’ai transmis à un maximum de personnes.

Bibliothécaire 28/11/2012 15:16

Bonjour,
En général j’aime bien lire vos mails, souvent drôles, mais là c’est une attaque contre 1 personne, c’est assez désagréable et - excusez moi- démagogique. Son rôle est effectivement en décalage par
rapport à d’autres inspecteurs/trices du passé et, si vous réfléchissez, il n’y en a pas 2 qui ont exercé leur fonction de la même façon.
Dire que son rôle se limite à la rédaction des « billets » est faux et malhonnête, quelle que soit votre opinion sur l’analyse transactionnelle.

Annick Ghersin
responsable de la Bibliothèque Saint Simon

CGT Culture DAC Ville de Paris 29/11/2012 13:35



Bonjour,


Vous n'avez peut être pas tord, la cible était assez facile. Néanmoins son rôle pose de nombreuses questions. On ne sait pas quels sont exactement ses fonctions au sein d'un bureau des
bibliothèques de plus en plus pléthorique. De plus, elle ne fait pas partie de la Ville de Paris, ayant été recruté sous le généreux régime de "chargé de mission" (Combiens est-elle payé par
mois, 4 000, 5 000, 7 000 euros?). Sachant qu’en plus elle exerce des fonctions de consulting dans l’analyse transactionnelle ce mélange des genres fait désordre. Désolé, au moment où on supprime
beaucoup de postes dans les bibliothèques parisiennes, cette situation est scandaleuse.


Vous dites son rôle se limite  pas à la rédaction des « billets », Peut être mais alors à quoi peut elle passer le reste de son temps, sachant qu’il y a un chef de bureau,
un adjoint, 4 chefs de secteur, le SPR, le SDE …. Il parait qu’elle fait parfois un peu de médiation dans les bibliothèques. Sachez que les représentants syndicaux font cela toute l’année. Eux
aussi sont efficaces et utiles.L’administration peut en témoigner.


Au plaisir de vous lire


 


 



scylla 28/11/2012 13:40

Je trouve regrettable que la CGT attaque le travail de l'Inspectrice, en faisant mine de croire qu'il se limite à son billet. Loin d'être l'espèce de charlatan que vous décrivez dans votre post,
elle est au contraire la personne vers laquelle se tournent les responsables d'établissement qui ont la chance de connaître sa valeur, son intelligence des situations et ses grandes qualités
humaines. Son écoute et ses conseils permettent toujours de désamorcer des situations tendues, là où les solutions classiques ne feraient qu'envenimer les choses et mettre les agents dans une
position difficile. La Ville de Paris applique beaucoup de "méthodes du privé" inefficaces, voire nuisibles et c'est certes à vous de les dénoncer, mais ne perdez pas votre temps à dénigrer le
travail d'une personne efficace et utile.

CGT Culture DAC Ville de Paris 29/11/2012 13:38



 


Bonjour,


Vous n'avez peut être pas tord, la cible était assez facile. Néanmoins son rôle pose de nombreuses questions. On ne sait pas quels sont exactement ses fonctions au sein d'un bureau des
bibliothèques de plus en plus pléthorique. De plus, elle ne fait pas partie de la Ville de Paris, ayant été recruté sous le généreux régime de "chargé de mission" (Combiens est-elle payé par
mois, 4 000, 5 000, 7 000 euros?). Sachant qu’en plus elle exerce des fonctions de consulting dans l’analyse transactionnelle ce mélange des genres fait désordre. Désolé, au moment où on supprime
beaucoup de postes dans les bibliothèques parisiennes, cette situation est scandaleuse.


Vous dites son rôle se limite  pas à la rédaction des « billets », Peut être mais alors à quoi peut elle passer le reste de son temps, sachant qu’il y a un chef de bureau,
un adjoint, 4 chefs de secteur, le SPR, le SDE …. Il parait qu’elle fait parfois un peu de médiation dans les bibliothèques. Sachez que les représentants syndicaux font cela toute l’année. Eux
aussi sont efficaces et utiles.L’administration peut en témoigner.


Au plaisir de vous lire



Inspectrice des bibliotèques parisiennes 25/11/2012 17:20

Le billet de l’inspectrice
Comment constituer et faire vivre une équipe ? Et d’abord, une équipe, c’est quoi exactement ? Quels liens y a-t-il entre un individu et les autres membres d’une équipe ?

L’individu

l’interaction entre les individus est la base de toute relation sociale. L’individu livré à lui-même s’occupe en priorité de ses propres besoins (paix et tranquillité, par exemple), mais aussi de
ses besoins physiologiques, besoins de sécurité et de tous les autres besoins inscrits dans la pyramide de Maslow, par exemple. L’individu, en tant que tel, risque de se replier dans de
‘l’individualisme’, s’il ne gère pas au mieux ses besoins d’appartenance, de reconnaissance et de stimulation, qui impliquent la relation avec d’autres personnes, et qui sont inhérents à tout être
humain, selon des degrés et un équilibre variables pour chacun.

L’amas de personnes

Des personnes assemblées en un même lieu et un même endroit, de façon aléatoire, sont considérées comme un amas de personnes. Ce rassemblement est informel, non constitué en tant que groupe, et
chacun est libre d’agir à sa guise.

Le groupe de personnes
Un groupe de personnes est un groupe constitué, c’est-à-dire qu’il répond à un dessein, une intention initiale qui en justifie la réunion. Il se distingue également de l’amas de personnes du fait
qu’il est clos. Il y a les gens qui en font partie, et ceux qui n’en font pas partie.
Par exemple, il y a les personnels des bibliothèques de la Ville de Paris, et les personnels des bibliothèques parisiennes (BPI, BnF…). Il y a les membres du personnel et le public…
L’équipe
Qu’est-ce qui différencie un groupe de personnes d’une équipe ? Une équipe est un groupe de personnes rassemblées selon les trois éléments constitutifs d’une équipe : un chef. un objectif, commun,
des règles communes. Si l’équipe ne peut se fédérer autour de ces trois éléments, ce n’est pas une équipe mais un groupe de personnes.

Un chef

Le chef dans une équipe, que l’on peut se représenter plutôt comme un chef de projet, a pour fonction de mener l’ensemble de l’équipe à l’atteinte de l’objectif fixé, dans les meilleures conditions
possibles, en fonction des contraintes et des opportunités de l’environnement, ainsi que des ressources et des difficultés en interne. Comme un berger, il indique et trace le chemin : “c’est là
qu’on va, et on y va par là”, et il veille à ne laisser personne au bord du chemin.

Un objectif commun

Fédérer une équipe sur un projet commun n’est pas une mince affaire. En premier lieu, qui dit objectif dit vision, en lien avec les contraintes de l’environnement et les possibilités offertes par
le service.

Pour avoir une chance de succès, il doit être en cohérence sur trois niveaux :
- Déontologique, c'est-à-dire que l’objectif doit être en accord avec les valeurs du service considéré;
- Psychologique, c'est-à-dire qu’il doit pouvoir entraîner l’adhésion de tous les membres de l’équipe, et donc être en accord avec les motivations des agents, dans le cadre du service.
- Matériel, c'est-à-dire qu’il doit tenir compte des opportunités dans l’environnement et de la réalité.

Pour synthétiser, il doit être SMARTER
S comme spécifique
M comme mesurable et évaluable
A comme adapté
R comme réaliste
T comme inscrit dans le temps et dans une durée déterminée
E comme écologique, en lien avec l’environnement
R comme réactualisable

Des règles communes
Les règles communes constituent ce que l’on pourrait appeler le Canon en droit constitutionnel. C’est l’ensemble de règles, us et coutumes, façons d’être et modes opératoires propres à une
organisation ou une institution spécifique, qui signent l’appartenance : “ici, on fait comme ça”; “ici, on se comporte comme ça…”. Bien souvent, en bibliothèque, on constate que les procédures
techniques sont facilement consultables et écrites, (avec le soutien, à Paris, de Wikibib), mais que les us et coutumes sont plutôt de l’ordre de l’implicite, ce qui ne facilite pas la
communication, car c’est une source importante de malentendus.
Et donc dans nos bibliothèques, de quoi s’agit-il, tant parmi le personnel que parmi le public? Avons-nous affaire à des individus, des amas de personnes, des groupes, des équipes ? Il est
important de le savoir, car le mode de communication n’est pas du tout le même. À titre d’exemple, si un bibliothécaire cherche à entrer en relation avec un groupe d’ados sans en repérer le chef,
ni s’adresser, en premier lieu, à lui, il encourt des difficultés plus ou moins importantes à gérer.
Marielle de M., Inspection des bibliothèques