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Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 08:26

 

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En attendant la publication officielle de cette enquête, la CGT a effectué ses propres recherches et vous livre ses premiers résultats et son analyse

Il y a maintenant plusieurs semaines la Direction des Affaires Culturelles (DAC) a lancé une enquête sur les incivilités dans les bibliothèques municipales parisiennes. Il est vrai que les agressions verbales et même parfois physiques sont de plus nombreuses, surtout depuis l’introduction de nouveaux services, comme les pôles informatiques Une hausse d’ailleurs reconnue par notre adjoint à la culture, Bruno Julliard.

En attendant la publication officielle de cette enquête (d'ici la fin de l'année?), la CGT a effectué ses propres recherches et vous livre aujourd’hui ses premiers résultats et son analyse. Elle portera sa réflexion au Comité Hygiène et Sécurité de la direction et présentera ses préconisations au groupe de travail sur les risques psychosociaux.

Dans un premier temps, il faut noter une forte progression des déclarations d’événements sur l’ensemble des établissements de la DAC entre 2009 et 2014.

D’entrée de jeu la question de pose : y a-t-il réellement plus d’incivilités ou les établissements font ils simplement plus de déclarations, ayant mieux intégré les outils mis à leur disposition ?

Les deux, mon général !  Même si pour notre syndicat, il est clair que les établissements de la culture connaissent les mêmes problématiques de dégradation des relations humaines que l’ensemble de la société.

 

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                                                                                Charte graphique !


On remarque par ailleurs une répartition très inégale des déclarations entre bibliothèques, conservatoires, ateliers beaux-arts et sites centraux, aussi bien en quantité qu’en qualité (si tant est que l’on puisse parler de la « qualité » d’un incident).

A cela plusieurs pistes de réponse : Les bibliothèques sont des lieux plus ouverts que les autres établissements de la DAC. Pas besoin d’inscription, et surtout l'offre d' un service gratuit dès lors que l’on ne s’abonne ni à l’emprunt des CD et des DVD. D’autres parts les conservatoires n’ont rejoint le giron de la ville que depuis quelques années. La politique en sante sécurité y est encore balbutiante.

Par ailleurs, les déclarations se font maintenant sur support informatique. Cela nécessite un login de connexion particulier. En général, c’est le chef d’établissement et son adjoint le plus proche qui en sont dépositaires. Encore trop souvent, ils ne connaissent pas le mot de passe, ou s’ils le connaissent, ils  ne souhaitent pas rédiger de déclaration de peur de stigmatiser leur établissement.

Parfois, ils ne comprennent pas les enjeux d’une déclaration considérant que l’incident est de peu d’importance. Il arrive également qu’une seule personne sache utiliser ce programme de déclaration d’incident et dès lors qu’il est absent, il n’y a personne pour prendre le relais. 

Enfin, les motifs de déclarations sont très divers. Ils vont de la dénonciation de dégradations de bien (vols etc…) aux agressions verbales et physiques entre usagers ou entre usagers et agents de la Ville. Une chose est sure : beaucoup d’incidents sont susceptibles d’avoir des suites pénales. Toutefois peu se transforment en main courante ou plainte en commissariat.

 

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                                                   Incivilités: La mairie de Paris reconnait une hausse

 

Pourquoi, alors que les problématiques sont bien identifiées, n’arrive-t-on pas à trouver de solutions satisfaisantes ? Question de culture ?  Pas seulement. Plusieurs pistes de réflexion possibles :

Il n’y a pas de formation satisfaisante sur la gestion des usagers difficiles pour les agents

La population des agents dans la plupart des établissements est encore essentiellement féminine. Se pose alors la question : une plus grande mixité serait elle un moyen de réduire le nombre d’agressions ?

L’apparition et le développement des pôles multimédia drainent une nouvelle population d’usagers dont les comportements nouveaux déroutent le personnel.

Aujourd’hui, La politique de la DAC n’est pas une politique de prévention mais de réparation.

La mise en place de Quali-paris et de façon générale la parole du politique qui place l’usager parisien  au sommet de la pyramide rends de plus en plus difficile les échanges. Le parisien paye ses impôts donc il est libre de faire ce qu’il souhaite dans les établissements municipaux.

La grande difficulté à porter plainte. Ce n’est pas dans les habitudes des bibliothécaires. Par ailleurs, les agents savent que poser juste une main courante ne sert à rien.

La grande difficulté aussi à considérer qu’une agression envers un agent est un délit qui se porte en justice mais se traite également en CHS pour trouver des solutions rapides et concrètes. On attend donc avec impatience la publication de ce rapport mais surtout les mesures que va proposer l’administration parisienne.

 

                  

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Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans santé au travail
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