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Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 08:21

     Le-directeur-de-campagne-d-Anne-Hidalgo-se-sert-des-rubriqu

                                                  Jean-Louis Missika, l'adjoint chargé de l'Urbanisme

 

        Décidément rien ne va plus dans le « bel immeuble » de la Ville de Paris 

La mairie l'avait assuré la main sur le cœur, « tous les contrôles avait été dûment réalisés », mais on peut le dire maintenant, le rêve de ce « nouveau » bâtiment du 121 avenue de France (dit T8) qui abrite les directions de l'urbanisme (DU) et de la voirie (DVD), tourne au cauchemar pour la municipalité. Après les plafonds gorgés d'eau qui s' écroulent, les agents bloqués dans les ascenseurs jusqu'à minuit , les alarmes incendie qui se déclenchent de façon intempestive, les portes de secours dont les poignées se dévissent quand elles ne sont pas bloquées, les WC handicapés inaccessibles.. c'est maintenant le système informatique chargé d'enregistrer les actes juridiques, notamment les permis de construire, qui est en panne depuis une semaine ! A ce jour il n'est toujours pas réparé. 

En tout cas, pour les agents, cet épisode ne fait que les conforter sur le fait que ce « bel immeuble » n'est pas en l'état pour recevoir du personnel et du public. C 'est pour cela qu'ils ont saisi la Mission d'Inspection en Hygiène et Sécurité de la Ville de Paris (MIHS). Dans leur lettre (lire dans la rubrique commentaire) les agents dénoncent « un danger imminent pour la sécurité des agents de l’immeuble T8, et de nombreux dysfonctionnements sanitaires et de sécurité. » 

Pour les personnels, les faits sont têtus : « Deux faux plafonds se sont écroulés après une infiltration d’eau, cela pourrait se reproduire dans d’autres bureaux, avec, cette fois, des conséquences dramatiques. En effet, certaines plaques de faux plafonds se composent d' éléments lourds et rigides (plaques d’éclairage et de ventilation) potentiellement dangereux en cas de chute.

 

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                             T8 : Faudra-t-il se munir de casques pour venir travailler ?

 

Par ailleurs, la sécurité incendie du bâtiment présente de nombreuses failles : Les agents ont dû évacuer l’immeuble trois fois, suite à ce qui leur a été présenté comme de « fausses alertes ». Le système de sécurité incendie est visiblement peu fiable. Fonctionnera-t-il en cas de réel problème ? En tout cas les évacuations se sont déroulées dans la confusion la plus totale : pas de responsable, pas de points de rassemblement à l’extérieur… Sans compter les issues de secours dont les poignées restent dans les mains, quand d'autres sont carrément bloquées !

Nous craignons que les agents de T8 soient en situation de danger imminent, et sollicitons donc que la Mission d’Inspection Hygiène et Sécurité s’autosaisisse d’urgence et enquête sur les lieux sur l’état de la toiture, des faux plafonds et des circulations. » 

Sans compter que la liste des dysfonctionnements en hygiène et sécurité de ce bâtiment s'allonge dangereusement : « Ascenseurs en panne dont un avec une personne bloquée à l'intérieur pendant plusieurs heures, salles présentant un danger pour les usagers, pannes et dysfonctionnements dans les WC, bureaux sombres, signalétiques défaillantes, mauvaises odeurs, isolation acoustique visiblement insuffisante. Tous les éléments sont réunis pour que l'inspection hygiène et Sécurité mène son enquête ». 

Copie de cette lettre a été faite à Jean-Louis Missika, l'adjoint chargé de l'urbanisme qui a la tutelle des directions installées dans l'immeuble de l'avenue de France. Un élu qui a brillé par son absence puisqu'il a séché le dernier Comité Hygiène et Sécurité dont il est pourtant le président. Ceci explique sans doute pourquoi la Ville a déclaré que « tous les contrôles avaient été réalisés ». C'est vrai que ce n'est pas Jean-Louis Missika qui aurait pu les empêcher de sortir cette bourde. Si en plus on ne peut plus déposer de permis de construire. Cette fois, l’exécutif municipal ne pourra pas échapper à ses responsabilités. 

     Affiches-anti-Hidalgo-le-PS-contre-attaque-et-menace-lui-au

                              -  Alors là Jean-Louis, y a plus de branches auxquelles tu peux te raccrocher....

 

 

 

Lire aussi

L'immeuble de la mairie de Paris n'est toujours pas aux normes hygiène et sécurité incendie

Dans « le bel immeuble » de la Ville de Paris, c'est maintenant les plafonds qui sont en train de s'écrouler !

                                   

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Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans santé au travail
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commentaires

CGT Culture DAC Ville de Paris 06/09/2014 16:50

Madame Sylvie CATALA
Mission d’Inspection Hygiène et Sécurité
Bureau 264
100 rue Réaumur
75002 PARIS

Objet : danger imminent pour la sécurité des agents de l’immeuble T8, et nombreux dysfonctionnements sanitaires et de sécurité.
Paris, le : 4 septembre 2014

Madame,

Nous portons à votre attention les faits suivants :
Dans la semaine du 25 août 2014, deux chutes de faux plafonds se sont produites dans l’immeuble T8, situé 121 avenue de France, dans lequel ont emménagé la Direction de l’Urbanisme et la Direction
de la Voirie et des Déplacements en juillet 2014 :
Chute dans un compactus situé au 6ème étage. Un agent présent sur les lieux a failli le prendre sur la tête.
Chute dans un bureau du 7ème étage. La plaque défectueuse qui s’est écroulée a atterri sur la tête de l’agent occupant ce bureau. Par chance, cette plaque, constituée de matériaux légers, n’a pas
blessé notre collègue.
Ces désordres sont dus à une accumulation d’eau dans les faux plafonds, qui proviendrait de la toiture qui fuit et des conduites de climatisation trop froides qui, au contact de l’air, produisent
de l’eau.
Ils pourraient se reproduire dans d’autres bureaux, avec des conséquences dramatiques. En effet, certaines plaques de faux plafonds comportent des éléments plus rigides (plaques d’éclairage et de
ventilation) potentiellement dangereuses en cas de chute.
T8 : Faudra-t-il demander aux agents de se munir de casques pour venir travailler ?

Par ailleurs, la sécurité incendie du bâtiment présente de nombreuses failles :
- Les agents ont dû évacuer l’immeuble 3 fois en 2 mois suite à ce qui leur a été présenté comme de « fausses alertes » : 2 fois en milieu d’après-midi et 1 fois à 19h15. Le système
de sécurité incendie est donc visiblement peu fiable. Fonctionnera-t-il en cas de réel problème ?
- les évacuations de l’immeuble lors des 2 « fausses alertes » en milieu d’après-midi se sont déroulées dans la confusion la plus totale : pas de responsable d’étage et de
compartiment pour diriger les agents, personnes handicapées non secourues, pas de points de rassemblements à l’extérieur…
- au moins deux escaliers de secours (escalier face aux bureaux 14 RT, escalier à côté des ascenseurs rue du Chevaleret) ne sont pas aux normes (1 porte à problème sur 2 au niveau rez-de-chaussée),
et pourraient entraver l’évacuation des agents en cas d’urgence.

Sans compter :
l’escalier de secours face au bureau 270 RC (2ème étage), dont la poignée, défectueuse, vous reste entre les mains,
une porte de sortie, côté avenue de France, hors service au 4ème étage,
une porte de sortie automatique face au 426 RC, quelquefois capricieuse (vice de fabrication),
Le tourniquet et la porte de sortie de l’ouverture côté promenade Lévi Strauss, en panne et condamnés.
Une porte coupe-feu au 4ème étage côté avenue de France reste partiellement bloquée.

Nous craignons que les agents de T8 soient en situation de danger imminent, et sollicitons donc que la Mission d’Inspection Hygiène et Sécurité s’autosaisisse d’urgence et enquête sur les lieux, en
ce qui concerne l’état de la toiture, des faux plafonds et des circulations.

Indépendamment des risques graves d’accidents décrits ci-dessus, la liste des dysfonctionnements concernant l’hygiène et la sécurité de cet immeuble ne cesse de s’allonger :
1 ascenseur dans lequel une collègue est restée bloquée 1 soir durant 3 heures (de 21h à 24h), les agents de sécurité ne parvenant pas à en ouvrir les portes.
Plusieurs salles (1 par étage à partir du 3ème étage – numéros -21RT) présentant un danger pour les usagers, en raison de la présence d’une gaine horizontale à hauteur d’homme, à bords coupants
(risque de blessure crânienne suite à collision entre le bord effilé de la gaine et la tête de l’usager). Nous demandons la fermeture immédiate de ces salles, dans l’attente de travaux de
neutralisation des gaines dangereuses.
Le local réservé à la réception des déclarations d’intention d’aliéner, au rez-de-chaussée, dont l’entrée, située face à la sortie et non à l’accueil, isolera visuellement ses occupants de leurs
collègues de l’accueil en cas d’agression (alerte tardive).
Aucun agent de sécurité n’est présent au rez-de-chaussée de l’immeuble pour filtrer les visiteurs. Le filtrage est assuré par les portes automatiques à chaque étage, et pas au pôle Accueil et
Service à l’Usager. Résultat : les visiteurs, même non munis du passe délivré par les agents d’accueil, peuvent gagner les étages et entrer à la suite d’un agent dans les locaux en étage… tous
non munis de serrure. Le filtrage doit être revu, et les bureaux équipés de serrures.
Le rafraîchissement d’air a posé problème dès l’entrée des agents dans les locaux : visiblement défectueux, voire en panne, dans plusieurs bureaux, il a nécessité de nombreux réglages. A ce
jour, plusieurs locaux, à commencer par la cantine, sont clairement trop réfrigérés.

Conséquence de ce dysfonctionnement : depuis l’entrée des agents à T8, de nombreux cas de rhino-pharyngites, rhinites, angines, migraines, conjonctivites nous ont été signalés, dont deux cas
critiques de forte fièvre, l’un des deux ayant nécessité une hospitalisation de plusieurs jours. Indépendamment des problèmes de santé endurés par les personnels, une telle situation, si elle
devait perdurer, pourrait entraîner une rupture du fonctionnement du service public.

Nous demandons que le système de climatisation fasse l’objet d’une révision générale dans les meilleurs délais, et qu’une étude sur les répercussions de ce système sur la santé des agents soit
effectuée.
Pannes et dysfonctionnements dans les WC :
Aux 2ème, 3ème et 6ème étages (liste non exhaustive), l’éclairage automatique est en panne, plongeant les usagers dans l’obscurité totale (WC sans fenêtres et avec porte se refermant
automatiquement), les verrous sont bloqués, ou se ferment très bien, mais se rouvrent avec difficulté… Sachant que les WC sont bien isolés phonétiquement, faut-t-il conseiller aux agents de passer
aux toilettes munis d’une lampe et d’un portable ?

Par ailleurs, les WC des personnes handicapées, au demeurant mal isolés (vue imprenable depuis le couloir et les bureaux proches sur la cuvette du WC), sont équipés d’une porte dont l’ouverture
nécessite, pour une personne en fauteuil roulant, une force peu commune. Dans le cas contraire, la personne est privée de WC…
Bureaux sombres : dans certains bureaux, situés généralement sur patio, « dans la vague », les agents doivent s’entasser dans des locaux trop sombres, ou (et) dans des passages
transformés en bureaux, et (ou) avec présence d’imposants piliers faisant obstacle à la lumière. Certains agents sont coincés face au mur et dos à la porte...
Signalétique : Les parois de la cantine côté couloir imitent une vague, en verre transparent. En l’absence d’éléments visuels contrastés (graphismes par exemple) permettant de les repérer,
tout agent mal voyant, ou simplement dans un moment de distraction, peut s’y cogner, au risque de se blesser. Cela s’est déjà produit….
Mauvaise acoustique et odeurs : L’isolation acoustique est visiblement insuffisante. Elle pose surtout problème aux 6ème et 7ème étages, où une partie des agents sont installés en open
space ; des odeurs (nuisibles à la santé ?)°empestent les couloirs.

Dans un immeuble où les agents ont emménagé trop tôt, sans que les contrôles préalables indispensables aient été effectués, ces dysfonctionnements sont de nature à nuire à la sécurité et à la santé
des agents. Ils peuvent également perturber durablement le service public rendu aux parisiens. Il nous paraît donc indispensable que l’enquête de la Mission d’Inspection Hygiène et Sécurité porte
également sur les points ci-dessus évoqués.

Nous vous prions d’agréer, Madame, l’assurance de notre considération distinguée.

Pour la CGT,
Barbara PRETI Catherine BONNIN Elisabeth DUPUIS Alain DERRIEN

PS : lettre de la CGT au Directeur de l’urbanisme en date du 11 août 2014

Copie à Monsieur POISSON, chef de l’agence de gestion avenue de France
Copie à Monsieur Jacques BAUDRIER, Conseiller auprès de l’Adjoint à la Maire de Paris chargé de l’urbanisme
Copie à Monsieur Jean-Louis MISSIKA, Adjoint à la Maire de Paris chargé de l’Urbanisme
Copie à Monsieur Claude PRALIAUD, Directeur de l’Urbanisme
Copie à Monsieur Didier BAILLY, Directeur général de la Voirie et des Déplacements
Copie à Monsieur Christophe NAJDOVSKI, chargé de la Voirie
Copie à Monsieur Emmanuel GREGOIRE, Adjoint à la Maire de Paris chargé des ressources humaines,
Copie au Docteur CHEVILLARD