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  • : Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
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  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 07:59
La mairie de Paris propose de faire marcher les petits vieux qui fréquentent la bibliothèque Château d’Eau

Mais attention, ce sera un accompagnement personnalisé pour mieux faciliter la transition

Le projet de fermeture de la bibliothèque Château d’Eau était au cœur des débats du dernier Conseil de Paris. Et celui-ci prend un tour vraiment inattendu. Pour le moins ! Il est vrai que les services de Bruno Julliard ne savent pas comment se dépêtrer de cette triste affaire.

Pour mémoire, la Ville de Paris pensait que la fermeture de cette bibliothèque située à l’intérieur de la mairie du Xème arrondissement passerait comme une lettre à la poste.  Le cachet ne devait pas vraiment faire foi car en décembre dernier cette tentative avait été rejetée à l’unanimité par le Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. A cette occasion, les représentants du personnel avaient même avancé plusieurs propositions, dont certaines assez audacieuses, pour au contraire développer cet équipement (lire ici).

De plus, l’équipe qui entoure Anne Hidalgo avait « oublié » de demander leurs avis aux personnes concernés, ceux du Xème arrondissement. Pas grave les élus communistes et Les Républicains de l’arrondissement ont déposé des vœux demandant le maintien de leur bibliothèque. Il est vrai que pour les représentants des habitants du Xème « Il s’agit d’une bibliothèque de proximité, dont l’apport est indéniable pour faire vivre le quartier comme la mairie ». Pas faux.

Oui, mais alors comment fermer la bibliothèque Château d’Eau malgré tout les arguments avancés ? Simple ! En présentant cet établissement comme un véritable repoussoir. « Le public déserte en masse » n’hésite pas à assener l’exécutif transformé soudain en exécuteur. Pourtant plus de 70% de ses usagers continuent de fréquenter Château d’Eau malgré l’ouverture de Françoise Sagan dans le même arrondissement. Pire, il y en a même, les inconcients, pour venir s'y inscrire ! Mais Bruno Julliard, l’adjoint à la culture, n’en a cure et annonce déjà que « l’exode va s’amplifier ». Pour la mairie de Paris, la bibliothèque Château d’Eau n'est qu'un simple lieu pour pestiférés.

 

                      Bibliothèque Château d'Eau: la mairie de Paris pousse un cri du coeur

La mairie de Paris propose de faire marcher les petits vieux qui fréquentent la bibliothèque Château d’Eau

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Mais alors, ce vœu présenté par les socialistes et soutenu par les seuls écologistes qu’est ce qu’il dit ? Regardons en détail les points présentés tant ils sont croquignolets. Tout d’abord, il semblerait que Château d’Eau bénéficie d’un sursis si l’on en croit le Parisien (lire ici). D’ailleurs, le vœu précise bien que « durant les prochains mois l’activité de la bibliothèque Château d’Eau et les pratiques de ses usagers soient étudiées avec la plus grande attention ». C'est-à-dire que rien ne peut être décidé avant la fin de l’année prochaine (lire ici).

Enfin ça, c’est lorsque l’on est dans une démocratie municipale... Car la Ville a toujours l’intention de fermer la bibliothèque dans trois mois ! D’ailleurs, l’établissement n’ayant plus de budget d’acquisition et n’ayant aucune nouveauté à proposer, pas même la presse, « la poursuite du déclin de l’activité » est assurée. De quoi remplir d’aise les tenants d’une fermeture coûte que coûte.

Néanmoins, où vont passer les collections, près de 30 000 documents, dont un fonds unique de 3 000 livres consacrés à la photographie ? Au départ, la Mairie aurait bien tout balancé à la poubelle, mais comme les projecteurs sont braqués désormaissur elle, difficile de commettre un tel forfait en loucedé . Et de faire preuve d’une certaine imagination. Tout d’abord, « le fonds de romans [sera] transféré à la bibliothèque jeunesse de Lancry (Xe) », avec un argument qui ne manque pas de sel puisque , selon la direction des Affaires Culturelles, c’est « afin de lui permettre d’améliorer le service offert aux adultes ». Ceux qui allaient à Château d’Eau sans doute. 

Reste le fonds photo, qui colle à la Mairie comme le sparadrap au nez du capitaine Haddock. Si bien que désormais elle espère « qu’une solution soit trouvée pour accueillir le fonds d’ouvrages photographiques ». Laquelle ? Là son cœur balance : « à la médiathèque Françoise Sagan si possible ou à défaut dans un autre établissement à Paris, comme la médiathèque Edmond Rostand (XVIIe) ». Bref, la Mairie hésite. Pour ce qui est des « rencontres photographiques » organisées par l’équipe de Château d’Eau, pas d’inquiétude toutefois puisque elles devraient être récupérées par des amis. En effet, selon la Mairie, « l’équipe du Point Ephémère s’est d'ores et déjà portée candidate ». Évidemment, si auparavant cette manifestation culturelle était organisée de manière bénévole, ce ne sera probablement pas le cas avec le Point Ephémère. Et il faudra sans doute passer par une énième (grosse) subvention au frais du contribuable. Mais on vous a gardé le meilleur pour la fin...

Que vont devenir les petits vieux qui continuent mordicus de fréquenter Château d’Eau ? La Mairie a la solution, qui devrait lui valoir le premier prix du concours Lépine organisé chaque année à la Foire de Paris, car elle propose rien moins : « qu’un accompagnement personnalisé puisse être mis en place par les équipes - notamment les jeunes en service civique - pour les plus fidèles usagers et notamment les personnes âgées et que des visites des bibliothèques avoisinantes leur soient proposées, afin de faciliter la transition ». Comme ça, ils pourront enfin découvrir et arpenter leur quartier. Mais comme le dit la Mairie puisque « c’est pour faciliter la transition ». Comme l’avenir des bibliothèques parisiennes sans doute.

 

          La Mairie de Paris emmène les séniors découvrir les bibliothèques parisiennes

La mairie de Paris propose de faire marcher les petits vieux qui fréquentent la bibliothèque Château d’Eau

                             - Eh, on serait pas en train de nous amener à Lancry, là ?

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 10:09
NBI « zone urbaine sensible » dans les bibliothèques parisiennes : les avocats de la CGT  taillent en pièce les arguments de la mairie

Il est vrai que, dans leur mémoire remis au tribunal, les baveux de l’Hôtel de Ville ont été petits joueurs

C’est une nouvelle étape dans la procédure auprès du Tribunal Administratif lancée par plus d’une centaine de bibliothécaires pour obtenir l’attribution d’une prime réglementaire s’appuyant sur une jurisprudence favorable du Conseil d'Etat (lire ici).

Pour mémoire, la plus haute juridiction administrative avait  établi que les agents exerçant dans des établissements n’entrant pas dans le découpage des Zones Urbaines Sensibles (ZUS) - mais dont la proximité a pour conséquence qu’ils reçoivent les mêmes usagers - peuvent eux aussi prétendre à une prime dite NBI (Nouvelle Bonification Indiciaire). La même que celle accordée à leurs collègues en poste dans un établissement situé en ZUS. Et oui, il suffit que des usagers habitant dans une de ces ZUS soient inscrits dans une bibliothèque ou bien fréquentent n’importe quelle autre du réseau pour qu’ils rentrent dans les critères définis par ce jugement qui s’impose à toutes les administrations.

Les bibliothèques partie prenante de cette action en justice ont ainsi été on ne peut plus nombreuses : François Villon (Xe) Parmentier (XIe), Hélène Berr (XIIe), Saint Eloi (XIIe), Melville (XIIIe), Italie (XIIIe), Aimé Césaire (XIVe), Yourcenar (XVe), Sabatier (XVIIIe), Vaclav Havel (XVIIIe), Hergé (XIXe), Levi Strauss( XIXe) ou encore Duras (XXe). Une class action à la parisienne qui n’a pas fait plaisir à notre chère mairie si l’on en croit la mauvaise foi déployée par son service juridique. Pas grave, nos avocats leur ont donné une petite leçon de droit.

Faut dire que la mairie de Paris a fait fort dans la mesquinerie : « Les requérants ne travaillent  pas de manière significative en relation directe avec les populations issues  d’une ZUS car ce public représente une part marginale de l’ensemble des usagers accueilli par les bibliothèques » ont osé déclarer les baveux de l’Hôtel de Ville dans leur mémoire remis au tribunal. Petits joueurs... Et de pousser le bouchon en affirmant qu’il faut que la moitié au moins des usagers provienne d’une ZUS pour pouvoir prétendre à la NBI. Au risque de se prendre les pieds dans le code administratif.

« La Ville interprète comme souvent le droit de manière erroné, cet argument sur la quotité n’est jamais cité dans la loi ou dans les décrets concernant l’attribution d’une NBI pour les personnels recevant du public provenant des zones sensibles » leur ont rétorqué les avocats de notre syndicat précisant même que « cet argument sur un nombre minimum d’usagers n’a pas non plus été retenu par le Conseil d’État dans son arrêt ». et vlan ! La plus haute juridiction administrative de notre pays ayant juste retenu comme critère que « l’agent doit être en relation direct avec les usagers d’une ZUS et non de savoir si l’agent côtoyait une quantité suffisante d’usagers venant d’une ZUS ». Cruel pour la mairie de Paris en train de se faire tailler une veste sur le plan juridique.

NBI « zone urbaine sensible » dans les bibliothèques parisiennes : les avocats de la CGT  taillent en pièce les arguments de la mairie

Mais alors nos collègues qui ont déposé leurs dossiers au tribunal administratif sont-ils au contact régulier d’usagers en provenance d’une ZUS ? Oui, si l’on en croit les chiffres….. qu’a été obligé de fournir l’administration à la justice. Près d’un millier à Duras, Villon, Lévi-Strauss ou encore Sabatier. Quasiment deux mille pour Parmentier. Pour Vaclav-Havel ou Hergé la part des usagers inscrits originaires d’une ZUS frise également les 10%. Et le reste est à l’avenant…Pire, les chiffres donnés par la mairie dans son mémoire de défense ne concernent que la bibliothèque d’inscription et ne donne aucune référence sur la fréquentation réelle des usagers vis-à-vis des différents équipements de son réseau. De plus  le nombre d’usagers des bibliothèques libres d’accès, ne se limitent pas aux seuls inscrits.

Et notre syndicat de rappeler un fait que les services d’Anne Hidalgo semblent ignorer  « les usagers venant de quartiers sensibles (ou  politique de la Ville) ne se limitent pas à fréquenter des établissements publics uniquement inclus dans ces quartiers ». Et oui, Paris étant plutôt bien desservi en transport public de nombreuses bibliothèques sont de facto proche d’une ZUS parfois en moins de temps qu’il n‘en faut.

Par ailleurs, la fréquentation d’un équipement n’est pas conditionnée au seul lieu de résidence, bien au contraire, tout le monde sait (sauf la ville apparemment) que le lieu de travail et d’activités sociales sont eux aussi un facteur déterminant pour aller dans une bibliothèque. Des arguments que les avocats municipaux ont semble-t-il été incapable de démonter auprès du tribunal puisque désormais ils sont muets comme des carpes. Un paradoxe pour ceux que la sagesse populaire surnomme les bavards.

Bon,  la ville n’ayant pas répondu dans les délais, nous allons faire une demande de clôture d’instruction au greffe du Tribunal Administratif. L’audience pourrait même se tenir avant l’été. En cas de victoire, outre l’attribution de la NBI aux bibliothèques concernées, nous demanderons, pour les collègues qui ont déposé un autre dossier en parallèle, le rappel des primes dues jusqu’à quatre ans en arrière. Trois cent milles euros au bas mot. Ouch ! Nous demanderions en sus le paiement des frais d’avocats. Aïe !

NBI « zone urbaine sensible » dans les bibliothèques parisiennes : les avocats de la CGT  taillent en pièce les arguments de la mairie

                                                 - Ouch, ça pourrait faire mal

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 15:16
La réforme des conservatoires parisiens tombe à l'eau

                            En tout cas dans celui du XVIème arrondissement

Depuis plus de deux ans, le conservatoire Francis Poulenc situé dans le quartier Ranelagh dans le XVIème arrondissement de Paris patauge, victime d’infiltrations d’eau probablement en provenance de la Seine (quoique personne n'a pu encore en déterminer l'origine). Conséquence : avec son sous-sol continuellement inondé l’établissement est privé de plusieurs salles pour accueillir élèves et professeurs.

A cette inondation, s'ajoute une panne récurrente du chauffage. A tel point que les techniciens qui intervenaient jusqu'à présent au moins une fois par semaine doivent désormais venir tous les jours. Brrr...

Mais comme si cela ne suffisait pour cette structure empêchée depuis trop longtemps de délivrer un enseignement artistique de qualité en bénéficiant de tout son espace, la voilà désormais touchée par un débordement d'eaux usées. C'est-à-dire rien de moins que les égoûts... Ce débordement qui va jusque dans la cour du conservatoire est évidemment accompagné d'une odeur qui n'épargne malheureusement personne.

Bruno Julliard, le premier adjoint à la maire de Paris en charge de la Culture, veut porter une réforme ambitieuse des conservatoires municipaux de la Capitale via une révolution pédagogique visant notamment à augmenter la mixité sociale. Force est de constater que pour le conservatoire du XVIème arrondissement, cela sera impossible faute de locaux adéquats.

 

    Inondation, eaux usées : les personnels du conservatoire du XVIe constatent les dégâts

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 11:04
Paris Xe : les élus votent contre la fermeture d’une bibliothèque

Gauche, droite et écologistes ont présenté plusieurs textes demandant le maintien de la bibliothèque Château d’Eau

C’est ce que l’on appelle un rebondissement ! Alors que la mairie de Paris croyait l’affaire réglée, la majorité des membres du conseil municipal du Xe arrondissement, gauche, droite et écologistes confondus, a voté hier plusieurs textes demandant le maintien de l'ouverture de la bibliothèque Château d’Eau.

La Ville voulait fermer cet équipement culturel de proximité mais avait oublié un petit détail : consulter les élus de l’arrondissement sans même parler des usagers qui fréquentent cette bibliothèque, située à l’intérieur de la mairie du Xe, l'une des premières à avoir vu le jour dans la Capitale (elle a été créée en 1862, avant son déménagement dans la mairie en 1896). Une entorse manifeste à cette démocratie locale chère (en principe !) à la maire de Paris. Il est vrai que l’exécutif est dans ses petits souliers dans cette affaire car rien ne justifie cette fermeture.

Car la bibliothèque Château d’Eau, comme ses consœurs du réseau, propose des collections variées, quelques 25 000 documents, qui plaisent au public. Mais surtout, la bibliothèque abrite un fonds, unique en son genre, de 3 000 livres sur la photographie, certains très rares, et tous disponibles pour le prêt. Résultat : plus de 4 000 usagers uniques viennent emprunter régulièrement ! Auxquels il faut ajouter les milliers de visiteurs annuels qui viennent lire sur place journaux, revues et autres documents, ou simplement consulter Internet.

D’ailleurs, selon le vœu proposé par les élus communistes Didier Le Reste, Dante Bassino et Dominique Tourte : « Il s’agit d’une bibliothèque de proximité, dont l’apport est indéniable pour faire vivre le quartier comme la mairie ». Un argument repris par la droite parisienne puisque Déborah Pawlik, cheffe de file du groupe Les Républicains de l'arrondissement, a elle aussi déposé un vœu dans lequel elle demande « le maintien de la bibliothèque Château d’Eau au sein de la mairie, le temps qu’une étude soit réalisée par un groupe de travail paritaire sur les possibilités de développement de complémentarités entre les différentes bibliothèques de l'arrondissement ».

Dans la foulée, les élus écologistes ont demandé que le fonds photo de la bibliothèque Château d'Eau reste dans l'arrondissement. Texte adopté... à la majorité. Ce qui signifie peu ou prou que Château d'Eau est sauvé puisque il n'existe pas d'autre endroit où l'installer selon les considérants exposés en préambule du voeu lui-même. Imparable.

L’avenir de la bibliothèque de la mairie du Xe arrondissement sera également débattu au Conseil de Paris, avec cette fois l'ensemble des élus de la Capitale. Le vote des élus parisiens pourrait confirmer celui du Xe puisque ceux qui sont favorables au maintien de la bibliothèque Château d'Eau, au minimum avec ses collections de livres sur la photographie (Les Républicains, PCF, Parti de Gauche et EELV) seront, à cette occasion, là aussi majoritaires.

Une perspective qui devrait réjouir l’adjoint au maire en charge de la Culture ! Puisque Bruno Julliard en personne avait asséné il y a quelques semaines lors de la remise du Prix Livres-Hebdo des bibliothèques « que nous devons préserver et renforcer les bibliothèques. C'est, en ces jours dramatiques, un défi collectif que le pari de la lecture et des livres. Je souhaite longue vie à toutes les bibliothèques parisiennes ». Pas mieux.

Le projet de fermeture de la bibliothèque Château d’Eau avait déjà été rejeté à l’unanimité par le Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. A cette occasion, les représentants du personnel avaient même avancé plusieurs propositions, dont certaines assez audacieuses, pour au contraire développer cet équipement (lire ici). Bruno Julliard qui aime les bibliothèques va enfin pouvoir faire parler son cœur...

 

Château d'Eau : Bruno Julliard, Anne Hidalgo et Rémi Ferraud vont-ils soutenir le vote des élus ?

Paris Xe : les élus votent contre la fermeture d’une bibliothèque

               - Bon il ne reste plus qu'à nous planquer dans la bibliothèque de l'Hôtel de Ville

                      - Désolé, Anne, on pourra pas, on la ferme à chaque Conseil, tu sais bien!

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 08:11
Un élu du CHSCT de Paris-Musées évite à Bruno Julliard d'être épinglé par la justice !

Il est vrai que l'adjoint en charge de la culture n'est guère aidé par la direction de l'établissement public en charge des musées municipaux, laquelle multiplie les entorses au droit du travail

C'est ce que l'on peut appeler une bourde. A croire que la direction de Paris-Musées, l'établissement public en charge des musées municipaux de la Capitale, essaye de mettre en difficulté Bruno Julliard dès que l'occasion se présente. Dans sa précipitation à vouloir changer l'organisation du travail des agents des catacombes et des personnels de la surveillance, la direction de Paris-Musées a voulu soumettre des projets de délibération aux partenaires sociaux sauf qu'elle s'est complètement emmêlée les pinceaux et risque pour cela d'être épinglée par la justice.

En effet qu'elle ne fut pas la surprise des membres du Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) de Paris-Musées de découvrir que deux modifications importantes de délibérations étaient inscrites à l'ordre du jour de leur prochaine réunion plénière convoquée par Bruno Julliard, le président de l'établissement public. Une erreur manifeste de droit. Ce qui n'a pas échappé à un élu de la CGT.

Dans une lettre recommandée envoyée au premier adjoint en charge de la culture, l'élu CGT met carrément les pieds dans le plat. « Les points présentés pour avis ne répondent pas à la compétence et aux attributions du comité hygiène et sécurité et des conditions de travail prévient-t-il , en raison que le CHSCT n'a pas à se prononcer sur les délibérations du conseil d'administration de Paris Musées et leurs modifications. Cette partie de la réflexion étant du domaine propre..... des comités techniques ! ». Et oui, Paris-Musées s'est trompé d'instance puisque toute modification de l'organisation du travail doit avant tout être présentée à un Comité Technique, l’équivalent des comité d'entreprises pour la fonction publique. Mieux, pour d'autres points mis à l'ordre du jour, Paris-Musées n'a pas envoyé les documents nécéssaires ce qui les invalides de facto.

Et notre camarade d'ajouter cinglant : « il n'est pas inutile de rappeler que le comité n'est pas une chambre d'enregistrement à l'instar du conseil d'administration de Paris Musées. Le CHSCT ne peut œuvrer utilement que s'il procède à l'analyse des risques professionnels dans les conditions définies par l'article L. 4612-2 du Code du travail. Ce n'est qu'à cette condition qu'il peut proposer ou suggérer toutes mesures de nature à améliorer l'hygiène et la sécurité du travail. » Et toc ! voilà pour le premier adjoint d'Anne Hidalgo qui aurait dû se renseigner auprès d'une (ancienne) inspectrice du travail.

Au cas où l'ordre du jour serait maintenu, Bruno Julliard, outre le fait de voir ces délibérations annulées par le préfet lors du contrôle de légalité risquerait surtout illico d'être condamné pour entrave, ce qui ferait tâche pour un ancien syndicaliste étudiant.

Il est vrai que Bruno Julliard n'est guère aidé par la direction de Paris-Musées, laquelle multiplie les entorses au droit du travail.selon notre camarade qui pointe « les dysfonctionnements récurrents de Paris Musées, les manquements relatifs à leurs obligations de sécurité sont amplifiés par l'absence du bureau de prévention des risques professionnels. L'absence d'enquête sur les accidents de travail et leur empêchement par la direction de Paris Musées ». Un constat alarmant qui devrait inquiéter Bruno Julliard.

Et l'élu CGT de conclure : « les lois Auroux qui avaient pour ambition de transformer profondément les relations de travail au profit des travailleurs et mettre l'accent sur la responsabilisation des différents acteurs sociaux devraient interpeller le président du CHSCT de Paris Musées en tant que garant de l'application de l'esprit de l'esprit des ces textes légaux ». Pour mémoire, Jean Auroux était un ministre socialiste et selon la fondation Jean-Jaures proche de la rue de Solférino, le promoteur de l'ambition sociale (lire ici).

 

   Un élu CGT du CHSCT de Paris-Musées évite à Bruno Julliard des ennuis avec la justice

Un élu du CHSCT de Paris-Musées évite à Bruno Julliard d'être épinglé par la justice !

- Bernard, remercie le camarade pour moi car je suis vraiment pas aidé par ces branquignoles

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 08:13
Les responsables des bibliothèques parisiennes échapperont-ils aux troubles psycho sociaux ?

En tout cas la mairie de Paris dépense des millions d’euros pour les mettre en situation de souffrance au travail.

« J’attache la plus grande importance à la prévention des risques psycho sociaux car je considère le travail comme un lieu de vie et d’échange où chacun doit pouvoir trouver son épanouissement » avait déclaré le Directeur des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, Noël Corbin, à l’occasion de sa prise de fonction. Il est vrai que les personnels des bibliothèques avaient alors mené une véritable fronde, pendant que les conservateurs exprimaient publiquement leur malaise (lire ici).

Une déclaration réitérée au moment d’une conférence …sur les risques-Psycho sociaux organisée par ses services ! On ne doute pas de la sincérité (ni de la bonne volonté) du directeur, mais force est de constater que les responsables des bibliothèques municipales parisiennes sont au bord de l’épuisement, notamment ceux obligés d’appliquer les directives QualiParis.

Qu’est ce que QualiParis ? Officiellement un label qui (en gros) certifie que les établissements qui reçoivent du public … reçoivent bien leur public ! On dirait une formule de Pierre Dac. Il y a quelques années, les bâtiments municipaux avaient déjà été contraints d’afficher une charte d’accueil, laquelle ne faisait qu’énumérer ce qu'ils faisaient depuis toujours.

Seulement voilà, la charte d’accueil, une vulgaire affichette, était un tantinet défraîchie et pas assez moderne aux yeux de la mairie. Et puis, il était temps d'ouvrir de nouveaux marchés et de dépenser enfin de nouveaux millions. Car, en plus QualiParis coûte un prix exhorbitant. Ainsi le seul marché pour la « formation des cadres responsables de site et des chefs de projets sectoriels à la démarche de labellisation QualiParis » (sic) a même été évalué par les services de la mairie à… 600 000 euros. Cela sans compter les nombreuses dépenses complémentaires (réalisation ..d’un audit ou rémunération de « clients mystère ») le total atteint plusieurs millions d’euros TTC.

Plutôt cher pour mettre en situation de souffrance au travail de nombreux agents de la Ville de Paris. Car entre les injonctions contradictoires,  les conflits de valeurs, le manque de moyens accordés pour des objectifs trop élevés, sans parler des multiples réunions avec compte rendu à la clef, on est en plein dans les familles de risques qui caractérisent les troubles psycho-sociaux (lire ici).

N'oublions pas que la mise en marche (forcée) de Qualiparis n’est pas sans conséquence pour la santé de ceux qui sont obligés de l’appliquer : d’abord la mise en œuvre de QualiParis est on ne peut plus chronophage. Dans un premier temps, la direction convoque les chefs d’établissement puis les envoie dans des formations pour les « mettre en condition ». A charge pour eux d’organiser ensuite des réunions avec leurs équipes au détriment de toutes les tâches « ordinaires ».. Pendant ce temps, le travail quotidien s’accumule. A chacun ensuite de se débrouiller seul pour le rattraper. Pendant ce temps, le cadre s’initie aux joies des rétro-planning et autres reporting (excusez nous pour ces anglicismes) car la direction, elle même sous pression, veut quasiment à chaque seconde, savoir où en est l'avancement de ce qui est devenu son unique obsession.

Les responsables des bibliothèques parisiennes échapperont-ils aux troubles psycho sociaux ?

Et c'est pas fini, car les objectifs à atteindre sont tout simplement irréalisables. Pour être certifiés QualiParis, les lieux doivent ainsi être propres et en bon état. Le minimum certes. Sauf que depuis les restrictions budgétaires mises en place par la mairie ce n'est plus le cas. Mais alors pas du tout. Le problème est que cette obligation de propreté échappe complètement aux chefs d'établissement, lesquels dépendent de multiples autres directions que ce soit pour l’entretien courant du bâtiment (ménage) ou plus prosaïquement pour de simples réparations électriques ou de serrurerie. On nage en pleine injonction contradictoire.

Autre obstacle dans l’accueil du public et il est de taille...la réduction des horaires d'ouverture faute de personnel disponible car les directrices et directeurs de bibliothèque ont vu diminuer drastiquement les postes budgétaires de leur établissement. Mais peut être que l'ouverture d'une bibliothèque ne fait pas partie des « critères qualité du référentiel » comme le vante le cahier des charges de QualiParis.

Le pire dans tout ça c'est que l'on demande à ces cadres d'appliquer une politique à laquelle plus personne ne croit. Ni la haute administration, ni bien sûr eux-mêmes ! Un véritable conflit de valeurs. Quant aux équipes n'en parlons pas. On ne compte plus les railleries des collègues devant ces palinodies imbéciles voire le dégoût exprimé devant cet immense gâchis d'argent public. L'exercice tourne même au supplice de Tantale car il ne s'arrête jamais.

« Un audit de surveillance est organisé à mi-parcours, au bout d’un an et demi. Ainsi, la démarche n’est pas un acquis mais une volonté de toujours progresser et de s’améliorer » assène la Ville de Paris. Un charabia que l'on croirait tout droit sorti d'un manuel de scientologie. Et après ? On se retrouve comme dans le film un jour sans fin car c'est un éternel recommencement.

« Le label n’est pas reconduit de façon automatique, les services labellisés devront repasser un audit de renouvellement qui garantira que les efforts fournis sont probants ». Et toc. De nouvelles réunions chronophages en perspective avec comptes rendus et exercices de motivation des équipes. Elle est pas belle la vie ? Reste à savoir combien de cadres résisteront à ce véritable plan d'action de souffrance au travail.

Car ces méthodes en rappellent furieusement d'autres. Elles ont eu cours notamment à La Poste et France Télécom avec les dégâts que l'on sait. Une situation non seulement dénoncée par les syndicats mais aussi par les médecins du travail et les spécialistes en relations sociales. Nous allons demander au CHSCT de la Direction des Affaires Culturelles de se saisir de cette situation et de stopper (ou au mois modifier) cette entreprise de décérébration qu'est QualiParis.

 « J’attache la plus grande importance à la prévention des risques psycho sociaux car je considère le travail comme un lieu de vie et d’échange ou chacun doit pouvoir trouver son épanouissement » a encore réaffirmé le directeur des affaires culturelles en ce début d'année dans ses vœux aux personnels. Dans le cas de contraire il serait lui aussi confronté à véritable conflit de valeurs.

 

Les responsables des bibliothèques parisiennes échapperont-ils aux troubles psycho sociaux ?
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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 13:16
Accident de trajet ou de service : quelques conseils pour rester dans les clous !

                                   En tout cas, voici la marche à suivre

La reconnaissance du lien entre l’accident et son travail est une protection en cas d’arrêt maladie prolongé et/ou de séquelles invalidantes pour soi et sa fonction (couverture par l’employeur, reconversion professionnelle…). Il faut toujours déclarer un accident de service ou de trajet même si à priori il ne semble pas avoir de conséquence durable sur sa santé. Et ne pas hésiter à faire la demande de reconnaissance du caractère professionnel d’une affection chronique.

Un accident de service est un événement soudain qui survient pendant les heures de travail entraînant une lésion corporelle ou psychique même différée. La victime doit prévenir la responsable, remplir la déclaration le plus précisément possible, voir le médecin le plus rapidement possible pour établir un certificat médical initial et envoyer le 1er volet de l’arrêt éventuel (après avoir fait une photocopie) à l’UGD.

Un témoin n’est pas obligatoire mais il est fortement conseillé d’avoir des témoignages directs ou indirects de collègues (ayant constaté l’accident ou la lésion ou la douleur ressentie suite à l’accident).

Quand à l’accident de trajet, celui-ci doit avoir lieu pendant l’aller-retour entre son lieu de travail, la résidence principale et/ou une résidence secondaire présentant un caractère de stabilité, tout autre lieu où l’agent se rend habituellement pour des raisons familiales (école..), le lieu où l’agent prend habituellement ses repas (cantine, restaurant..) pendant sa journée de travail.

La victime doit prévenir son responsable hiérarchique, remplir la déclaration le plus précisément possible, voir le médecin le plus rapidement possible pour établir un certificat médical initial et envoyer le premier volet de l’arrêt éventuel (après avoir fait une photocopie) à l’UGD.

Il faut accumuler le maximum d’éléments rendant le moins contestable le caractère imputable au service de l’accident (sa survenue sur le trajet domicile/travail ou travail/domicile), la mairie de Paris faisant toujours tout son possible pour ne pas reconnaître tout ce qui à un rapport avec un accident de travail quelqu'il soit . L’idéal, là aussi, est d’avoir un témoin direct. A défaut, il faut donc contacter les secours. Sans témoignage direct, les témoignages indirects de voisins et/ou collègues juste avant et juste après l’accident.

Accident de trajet ou de service : quelques conseils pour rester dans les clous !

                     Accident de trajet ou de service : l’idéal est d’avoir un témoin direct.

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 13:15
Aux Catacombes, la mairie de Paris s'en met plein les fouilles

  Les syndicats savent désormais où frapper pour organiser un piquet de grève

Les catacombes de Paris vont-elles devenir une pompe à fric ? On le croirait bien à lire les tarifs d'accès à l’ossuaire géré par la Mairie de Paris, via l’établissement public Paris-Musées. En effet, il suffit de jeter un coup d'œil sur le site internet de cet auguste établissement pour constater que pour rendre visite aux squelettes de la capitale il y en a pour toutes les bourses. Enfin surtout les plus grosses

Pour une simple visite, réduite à la portion congrue de 45 minutes par la direction de Paris-Musées (au lieu d’une heure auparavant), il faut avoir la poche profonde car le tarif minimum est de douze euros. Rappelons qu'il y a peu, il était, tenez vous bien, de… huit euros. Une augmentation de 50 % en quelques mois. Bien plus  que l’inflation.

Mais attention, la Ville de Paris ne compte pas en rester là car à ce (gros) tarif de base peuvent s'ajouter quatre euros pour visiter la crypte archéologique située à proximité de Notre-Dame. Une bonne affaire pour le chaland ? Même pas, car La ville ne fait grâce que d'un euro pour cet achat groupé.

Vient ensuite tout un tas d’options sur lesquelles la municipalité compte gratter quelques billets supplémentaires  : 35 euros pour une visite guidée en français ou encore 37 euros pour celle en anglais...Une véritable arnaque alors que les salaires des conférenciers dont certains, aux contrats fantaisistes et souvent précaires, touchent à peine plus que le SMIC...

Enfin, si l’on n’en croit toujours le site des catacombes, la gamme des tarifs est même encore plus complexe car Paris-Musées va jusqu’à exiger la somme de 110 euros pour certains groupes, 80 pour d'autres, sans oublier 5 euros  pour les audio-guides......Vous n'avez pas tout compris ?...Nous, non plus ! A noter que l'établissement public est également très riche dans le champs lexical puisque quand il daigne accorder la gratuité d'accès, c'est à des « groupes issus du champ social ». Ouch. il est vrai aussi qu'il a inventé une visite à 30 euros pour le droit de parole des groupes (?). On n’invente rien ! D’ailleurs c’est ici.

L’établissement public Paris-Musées est au final très très riche puisqu’ayant déjà encaissé 350 000 euros pour la location fameuse de l’ossuaire à Airbnb (lire ici) sans compter les locations privées (voir là). Mais alors, où passe tout ce flouze ? Pas dans la poche du personnel en tout cas. La CGT souhaite donc qu’une partie de cet argent serve, pour une fois, à financer l'augmentation des maigres primes des agents des Catacombes, eux qui travaillent depuis des années dans le froid, l'humidité et l'obscurité. Quant aux agents de surveillance recrutés en CDD, ils ne sont pas non plus informés de la prolongation de leur contrat qui prend fin dans quelques semaines...

Une chose est sûre: Si Paris-Musées ne veut pas répondre aux demandes légitimes des agents, les syndicats savent désormais qu'il faut frapper au portefeuille pour organiser un piquet de grève.

Aux Catacombes, la mairie de Paris s'en met plein les fouilles

                                - En plus, on a des jeunes motivés qui savent où aller bloquer

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 16:38
Le musée Carnavalet fermé en urgence pour « problème technique »

  En réalité, le système de sécurité-incendie est, de nouveau, tombé en panne !

Aujourd'hui, dimanche 17 janvier, en début d'après midi, le musée Carnavalet, situé entre la rue des Francs-Bourgeois et la rue de Sévigné (IIIe) dans le marais, n'a pas été en mesure d'ouvrir ses portes au public « en raison de problèmes techniques ». Un euphémisme.

En réalité, le système de sécurité-incendie est, de nouveau, tombé en panne. Un problème déjà apparu ces derniers jours et signalé à plusieurs reprises par les agents du PC de sécurité. Petite précision : le cahier Hygiène et Sécurité du musée Carnavalet où, en principe, on se doit de noter les observations de cet ordre... était introuvable ! Sa présence est pourtant obligatoire selon la loi qui régit les établissements qui reçoivent du public.

De son côté, le conservateur d'astreinte n'a pas jugé utile de se déplacer, bien que sans nouvelle de la direction ou du responsable de la sécurité de Paris-Musées, l’établissent public en charge des musées municipaux de la capitale. Ils devaient probablement êtres en train de relever les compteurs aux catacombes (lire ici).

Encore une fois, ce sont les encadrants intermédiaires qui ont dû gérer la situation avec sang froid, désintéressement et conscience professionnelle. Sans doute Carnavalet n'est-il pas encore assez rentable pour qu'on traite avec une telle désinvolture le public et les personnels ? Paris Musées sera-t-il plus attentif lorsque les locations d'espace seront généralisées, la cafétéria installée, et, qui sait, l'accès au musée Carnavalet payant ?

A l'heure où nous écrivons ces lignes, nous ignorons quand le musée sera en mesure d'ouvrir de nouveau ses portes.

 

                                Sécurité-incendie : Paris-Musées manie a merveille l'art de la litote

Le musée Carnavalet fermé en urgence pour « problème technique »

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 11:11
RFID et automates de prêts : A la bibliothèque Parmentier, les personnels craignent une mise en place trop précipitée

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On évoque deux mois de fermeture pendant lesquels l'effectif des bibliothécaires sera réduit de moitié. Intenable !

La bibliothèque Parmentier (XIe), une des plus fréquentées du réseau parisien, va bientôt être équipée d’automates de prêt. Si officiellement ces appareils sont censés soulager un peu les bibliothécaires affectés aux opérations de prêt ou de retour de documents (mais on est en droit de penser qu’ils servent surtout à justifier la compression du personnel), leur mise en place, notamment en termes de calendrier, d’aménagement des espaces ou encore du traitement des collections, ne manque pas d’inquiéter.

En effet, sous l’impulsion de la mairie d’arrondissement, l’installation de ces automates serait avancée pour cet été... Au lieu de début 2017 ! Un calendrier déraisonnable si l’on tient compte du fait qu’il faut d’ici là équiper une bonne centaine de milliers de documents de puces RFID, pour ensuite les "encoder" dans un nouveau logiciel.

Certes, il est question d’après l’administration qu’une entreprise se charge de l’encodage, mais rien n’est moins sûr en ces périodes de disettes budgétaires. En outre, cette entreprise n’interviendra pas sur le réaménagement des espaces ni sur le nécessaire travail sur les collections que cette nouveauté implique. Pourtant, le temps accordé  pour toutes ces opérations semble se réduire à la portion congrue. On a tout d’abord évoqué trois mois de fermeture. Désormais, on ne parle plus que de deux mois, pendant lesquels, vacances d’été oblige, l'effectif des bibliothécaires sera réduit de moitié. Intenable !

Autre inquiétude et non des moindres, les endroits où seront installés les automates de prêt et de retour. Pour information, la bibliothèque Parmentier n’est pas un établissement de plein pied mais agencée sur plusieurs niveaux. Or, il semblerait que le retour des documents soit désormais rendu possible à chaque étage. Problème : il n’y a qu’un seul petit ascenseur, souvent en panne d’ailleurs, pour le public, et pas de monte-charge pour le personnel. Conclusion : le rangement  et le transport des documents risquent de tourner très rapidement au casse-tête, surtout dans un établissement très fréquenté comme Parmentier ! On imagine déjà les incessants allers-retours des chariots dans ce tout petit ascenseur qui ne serait de fait plus destiné au public. Cela semble vraiment impensable, surtout les jours d’affluence.

 

                    Bibliothèque Parmentier : pas de plein pieds et avec un seul petit ascenseur

RFID et automates de prêts : A la bibliothèque Parmentier, les personnels craignent une mise en place trop précipitée

Quant au choix des grandes vacances pour effectuer toute ces transformations, il est certainement pratique pour minimiser la gêne occasionnée pour les lecteurs, mais semble d’une part trop court et d’autre part totalement inadapté à un travail d’équipe alors que le personnel prendra ses congés. On le voit cette précipitation ne permettra pas une réouverture dans de bonnes conditions. On comprend donc que les agents veulent êtres associés à la future organisation, or ces conditions, pourtant indispensables, ne semblent pas se profiler pour le moment !

De plus, la mise en place de ces automates dès l’été prochain pourrait avoir des conséquences inattendues. En effet, l’équipe de la bibliothèque Parmentier doit déterminer ce que dans le jargon des bibliothécaires on appelle la « politique documentaire ». Autrement dit : quels sont les documents que l’on va devoir retirer des rayonnages. Une opération qui doit en principe se tenir tout au long de l’année 2016. Or, avec une mise en place précipitée de la RFID, l’équipe va-t-elle pouvoir finir ce désherbage avant que les livres ne soient équipés de puces ?  Il serait dommage que des milliers de livres (ou des disques) soient équipés de ces puces avant de partir au pilon ! Ce serait un vrai gâchis à Parmentier !

N’en déplaise à l’administration parisienne, ces gros chantiers nécessitent un temps de préparation conséquent avec une période et un temps de fermeture adaptés, c'est à dire surtout pas pendant les grandes vacances estivales ni concentré sur deux mois, ainsi que du matériel de qualité !

Car reste une dernière inconnue : les automates vont-ils marcher ? Si ce sont des appareils de la marque bibliothéca faut voir, car visiblement les automates ne sont pas très fiables et posent problèmes au quotidien, encore en ce moment à la médiathèque Yourcenar (XVe). Pour preuve, la société intervient à chaque récrimination au coup par coup ce qui n’est pas pratique pour les équipes qui travaillent avec ces machines (lire ici). Bref, tous les spécialistes prient pour que ce soit la société 3M qui remporte le marché pour Parmentier. Pas de pot : 3 M a été rachetée par Bibliothéca !

 

                                                A Parmentier, les automates vont-ils marcher ?

RFID et automates de prêts : A la bibliothèque Parmentier, les personnels craignent une mise en place trop précipitée

                                                    - Gosh, c'est le même qu'à Yourcenar !

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