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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 08:11
Un élu du CHSCT de Paris-Musées évite à Bruno Julliard d'être épinglé par la justice !

Il est vrai que l'adjoint en charge de la culture n'est guère aidé par la direction de l'établissement public en charge des musées municipaux, laquelle multiplie les entorses au droit du travail

C'est ce que l'on peut appeler une bourde. A croire que la direction de Paris-Musées, l'établissement public en charge des musées municipaux de la Capitale, essaye de mettre en difficulté Bruno Julliard dès que l'occasion se présente. Dans sa précipitation à vouloir changer l'organisation du travail des agents des catacombes et des personnels de la surveillance, la direction de Paris-Musées a voulu soumettre des projets de délibération aux partenaires sociaux sauf qu'elle s'est complètement emmêlée les pinceaux et risque pour cela d'être épinglée par la justice.

En effet qu'elle ne fut pas la surprise des membres du Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) de Paris-Musées de découvrir que deux modifications importantes de délibérations étaient inscrites à l'ordre du jour de leur prochaine réunion plénière convoquée par Bruno Julliard, le président de l'établissement public. Une erreur manifeste de droit. Ce qui n'a pas échappé à un élu de la CGT.

Dans une lettre recommandée envoyée au premier adjoint en charge de la culture, l'élu CGT met carrément les pieds dans le plat. « Les points présentés pour avis ne répondent pas à la compétence et aux attributions du comité hygiène et sécurité et des conditions de travail prévient-t-il , en raison que le CHSCT n'a pas à se prononcer sur les délibérations du conseil d'administration de Paris Musées et leurs modifications. Cette partie de la réflexion étant du domaine propre..... des comités techniques ! ». Et oui, Paris-Musées s'est trompé d'instance puisque toute modification de l'organisation du travail doit avant tout être présentée à un Comité Technique, l’équivalent des comité d'entreprises pour la fonction publique. Mieux, pour d'autres points mis à l'ordre du jour, Paris-Musées n'a pas envoyé les documents nécéssaires ce qui les invalides de facto.

Et notre camarade d'ajouter cinglant : « il n'est pas inutile de rappeler que le comité n'est pas une chambre d'enregistrement à l'instar du conseil d'administration de Paris Musées. Le CHSCT ne peut œuvrer utilement que s'il procède à l'analyse des risques professionnels dans les conditions définies par l'article L. 4612-2 du Code du travail. Ce n'est qu'à cette condition qu'il peut proposer ou suggérer toutes mesures de nature à améliorer l'hygiène et la sécurité du travail. » Et toc ! voilà pour le premier adjoint d'Anne Hidalgo qui aurait dû se renseigner auprès d'une (ancienne) inspectrice du travail.

Au cas où l'ordre du jour serait maintenu, Bruno Julliard, outre le fait de voir ces délibérations annulées par le préfet lors du contrôle de légalité risquerait surtout illico d'être condamné pour entrave, ce qui ferait tâche pour un ancien syndicaliste étudiant.

Il est vrai que Bruno Julliard n'est guère aidé par la direction de Paris-Musées, laquelle multiplie les entorses au droit du travail.selon notre camarade qui pointe « les dysfonctionnements récurrents de Paris Musées, les manquements relatifs à leurs obligations de sécurité sont amplifiés par l'absence du bureau de prévention des risques professionnels. L'absence d'enquête sur les accidents de travail et leur empêchement par la direction de Paris Musées ». Un constat alarmant qui devrait inquiéter Bruno Julliard.

Et l'élu CGT de conclure : « les lois Auroux qui avaient pour ambition de transformer profondément les relations de travail au profit des travailleurs et mettre l'accent sur la responsabilisation des différents acteurs sociaux devraient interpeller le président du CHSCT de Paris Musées en tant que garant de l'application de l'esprit de l'esprit des ces textes légaux ». Pour mémoire, Jean Auroux était un ministre socialiste et selon la fondation Jean-Jaures proche de la rue de Solférino, le promoteur de l'ambition sociale (lire ici).

 

   Un élu CGT du CHSCT de Paris-Musées évite à Bruno Julliard des ennuis avec la justice

Un élu du CHSCT de Paris-Musées évite à Bruno Julliard d'être épinglé par la justice !

- Bernard, remercie le camarade pour moi car je suis vraiment pas aidé par ces branquignoles

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 08:13
Les responsables des bibliothèques parisiennes échapperont-ils aux troubles psycho sociaux ?

En tout cas la mairie de Paris dépense des millions d’euros pour les mettre en situation de souffrance au travail.

« J’attache la plus grande importance à la prévention des risques psycho sociaux car je considère le travail comme un lieu de vie et d’échange où chacun doit pouvoir trouver son épanouissement » avait déclaré le Directeur des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, Noël Corbin, à l’occasion de sa prise de fonction. Il est vrai que les personnels des bibliothèques avaient alors mené une véritable fronde, pendant que les conservateurs exprimaient publiquement leur malaise (lire ici).

Une déclaration réitérée au moment d’une conférence …sur les risques-Psycho sociaux organisée par ses services ! On ne doute pas de la sincérité (ni de la bonne volonté) du directeur, mais force est de constater que les responsables des bibliothèques municipales parisiennes sont au bord de l’épuisement, notamment ceux obligés d’appliquer les directives QualiParis.

Qu’est ce que QualiParis ? Officiellement un label qui (en gros) certifie que les établissements qui reçoivent du public … reçoivent bien leur public ! On dirait une formule de Pierre Dac. Il y a quelques années, les bâtiments municipaux avaient déjà été contraints d’afficher une charte d’accueil, laquelle ne faisait qu’énumérer ce qu'ils faisaient depuis toujours.

Seulement voilà, la charte d’accueil, une vulgaire affichette, était un tantinet défraîchie et pas assez moderne aux yeux de la mairie. Et puis, il était temps d'ouvrir de nouveaux marchés et de dépenser enfin de nouveaux millions. Car, en plus QualiParis coûte un prix exhorbitant. Ainsi le seul marché pour la « formation des cadres responsables de site et des chefs de projets sectoriels à la démarche de labellisation QualiParis » (sic) a même été évalué par les services de la mairie à… 600 000 euros. Cela sans compter les nombreuses dépenses complémentaires (réalisation ..d’un audit ou rémunération de « clients mystère ») le total atteint plusieurs millions d’euros TTC.

Plutôt cher pour mettre en situation de souffrance au travail de nombreux agents de la Ville de Paris. Car entre les injonctions contradictoires,  les conflits de valeurs, le manque de moyens accordés pour des objectifs trop élevés, sans parler des multiples réunions avec compte rendu à la clef, on est en plein dans les familles de risques qui caractérisent les troubles psycho-sociaux (lire ici).

N'oublions pas que la mise en marche (forcée) de Qualiparis n’est pas sans conséquence pour la santé de ceux qui sont obligés de l’appliquer : d’abord la mise en œuvre de QualiParis est on ne peut plus chronophage. Dans un premier temps, la direction convoque les chefs d’établissement puis les envoie dans des formations pour les « mettre en condition ». A charge pour eux d’organiser ensuite des réunions avec leurs équipes au détriment de toutes les tâches « ordinaires ».. Pendant ce temps, le travail quotidien s’accumule. A chacun ensuite de se débrouiller seul pour le rattraper. Pendant ce temps, le cadre s’initie aux joies des rétro-planning et autres reporting (excusez nous pour ces anglicismes) car la direction, elle même sous pression, veut quasiment à chaque seconde, savoir où en est l'avancement de ce qui est devenu son unique obsession.

Les responsables des bibliothèques parisiennes échapperont-ils aux troubles psycho sociaux ?

Et c'est pas fini, car les objectifs à atteindre sont tout simplement irréalisables. Pour être certifiés QualiParis, les lieux doivent ainsi être propres et en bon état. Le minimum certes. Sauf que depuis les restrictions budgétaires mises en place par la mairie ce n'est plus le cas. Mais alors pas du tout. Le problème est que cette obligation de propreté échappe complètement aux chefs d'établissement, lesquels dépendent de multiples autres directions que ce soit pour l’entretien courant du bâtiment (ménage) ou plus prosaïquement pour de simples réparations électriques ou de serrurerie. On nage en pleine injonction contradictoire.

Autre obstacle dans l’accueil du public et il est de taille...la réduction des horaires d'ouverture faute de personnel disponible car les directrices et directeurs de bibliothèque ont vu diminuer drastiquement les postes budgétaires de leur établissement. Mais peut être que l'ouverture d'une bibliothèque ne fait pas partie des « critères qualité du référentiel » comme le vante le cahier des charges de QualiParis.

Le pire dans tout ça c'est que l'on demande à ces cadres d'appliquer une politique à laquelle plus personne ne croit. Ni la haute administration, ni bien sûr eux-mêmes ! Un véritable conflit de valeurs. Quant aux équipes n'en parlons pas. On ne compte plus les railleries des collègues devant ces palinodies imbéciles voire le dégoût exprimé devant cet immense gâchis d'argent public. L'exercice tourne même au supplice de Tantale car il ne s'arrête jamais.

« Un audit de surveillance est organisé à mi-parcours, au bout d’un an et demi. Ainsi, la démarche n’est pas un acquis mais une volonté de toujours progresser et de s’améliorer » assène la Ville de Paris. Un charabia que l'on croirait tout droit sorti d'un manuel de scientologie. Et après ? On se retrouve comme dans le film un jour sans fin car c'est un éternel recommencement.

« Le label n’est pas reconduit de façon automatique, les services labellisés devront repasser un audit de renouvellement qui garantira que les efforts fournis sont probants ». Et toc. De nouvelles réunions chronophages en perspective avec comptes rendus et exercices de motivation des équipes. Elle est pas belle la vie ? Reste à savoir combien de cadres résisteront à ce véritable plan d'action de souffrance au travail.

Car ces méthodes en rappellent furieusement d'autres. Elles ont eu cours notamment à La Poste et France Télécom avec les dégâts que l'on sait. Une situation non seulement dénoncée par les syndicats mais aussi par les médecins du travail et les spécialistes en relations sociales. Nous allons demander au CHSCT de la Direction des Affaires Culturelles de se saisir de cette situation et de stopper (ou au mois modifier) cette entreprise de décérébration qu'est QualiParis.

 « J’attache la plus grande importance à la prévention des risques psycho sociaux car je considère le travail comme un lieu de vie et d’échange ou chacun doit pouvoir trouver son épanouissement » a encore réaffirmé le directeur des affaires culturelles en ce début d'année dans ses vœux aux personnels. Dans le cas de contraire il serait lui aussi confronté à véritable conflit de valeurs.

 

Les responsables des bibliothèques parisiennes échapperont-ils aux troubles psycho sociaux ?
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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 13:16
Accident de trajet ou de service : quelques conseils pour rester dans les clous !

                                   En tout cas, voici la marche à suivre

La reconnaissance du lien entre l’accident et son travail est une protection en cas d’arrêt maladie prolongé et/ou de séquelles invalidantes pour soi et sa fonction (couverture par l’employeur, reconversion professionnelle…). Il faut toujours déclarer un accident de service ou de trajet même si à priori il ne semble pas avoir de conséquence durable sur sa santé. Et ne pas hésiter à faire la demande de reconnaissance du caractère professionnel d’une affection chronique.

Un accident de service est un événement soudain qui survient pendant les heures de travail entraînant une lésion corporelle ou psychique même différée. La victime doit prévenir la responsable, remplir la déclaration le plus précisément possible, voir le médecin le plus rapidement possible pour établir un certificat médical initial et envoyer le 1er volet de l’arrêt éventuel (après avoir fait une photocopie) à l’UGD.

Un témoin n’est pas obligatoire mais il est fortement conseillé d’avoir des témoignages directs ou indirects de collègues (ayant constaté l’accident ou la lésion ou la douleur ressentie suite à l’accident).

Quand à l’accident de trajet, celui-ci doit avoir lieu pendant l’aller-retour entre son lieu de travail, la résidence principale et/ou une résidence secondaire présentant un caractère de stabilité, tout autre lieu où l’agent se rend habituellement pour des raisons familiales (école..), le lieu où l’agent prend habituellement ses repas (cantine, restaurant..) pendant sa journée de travail.

La victime doit prévenir son responsable hiérarchique, remplir la déclaration le plus précisément possible, voir le médecin le plus rapidement possible pour établir un certificat médical initial et envoyer le premier volet de l’arrêt éventuel (après avoir fait une photocopie) à l’UGD.

Il faut accumuler le maximum d’éléments rendant le moins contestable le caractère imputable au service de l’accident (sa survenue sur le trajet domicile/travail ou travail/domicile), la mairie de Paris faisant toujours tout son possible pour ne pas reconnaître tout ce qui à un rapport avec un accident de travail quelqu'il soit . L’idéal, là aussi, est d’avoir un témoin direct. A défaut, il faut donc contacter les secours. Sans témoignage direct, les témoignages indirects de voisins et/ou collègues juste avant et juste après l’accident.

Accident de trajet ou de service : quelques conseils pour rester dans les clous !

                     Accident de trajet ou de service : l’idéal est d’avoir un témoin direct.

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 13:15
Aux Catacombes, la mairie de Paris s'en met plein les fouilles

  Les syndicats savent désormais où frapper pour organiser un piquet de grève

Les catacombes de Paris vont-elles devenir une pompe à fric ? On le croirait bien à lire les tarifs d'accès à l’ossuaire géré par la Mairie de Paris, via l’établissement public Paris-Musées. En effet, il suffit de jeter un coup d'œil sur le site internet de cet auguste établissement pour constater que pour rendre visite aux squelettes de la capitale il y en a pour toutes les bourses. Enfin surtout les plus grosses

Pour une simple visite, réduite à la portion congrue de 45 minutes par la direction de Paris-Musées (au lieu d’une heure auparavant), il faut avoir la poche profonde car le tarif minimum est de douze euros. Rappelons qu'il y a peu, il était, tenez vous bien, de… huit euros. Une augmentation de 50 % en quelques mois. Bien plus  que l’inflation.

Mais attention, la Ville de Paris ne compte pas en rester là car à ce (gros) tarif de base peuvent s'ajouter quatre euros pour visiter la crypte archéologique située à proximité de Notre-Dame. Une bonne affaire pour le chaland ? Même pas, car La ville ne fait grâce que d'un euro pour cet achat groupé.

Vient ensuite tout un tas d’options sur lesquelles la municipalité compte gratter quelques billets supplémentaires  : 35 euros pour une visite guidée en français ou encore 37 euros pour celle en anglais...Une véritable arnaque alors que les salaires des conférenciers dont certains, aux contrats fantaisistes et souvent précaires, touchent à peine plus que le SMIC...

Enfin, si l’on n’en croit toujours le site des catacombes, la gamme des tarifs est même encore plus complexe car Paris-Musées va jusqu’à exiger la somme de 110 euros pour certains groupes, 80 pour d'autres, sans oublier 5 euros  pour les audio-guides......Vous n'avez pas tout compris ?...Nous, non plus ! A noter que l'établissement public est également très riche dans le champs lexical puisque quand il daigne accorder la gratuité d'accès, c'est à des « groupes issus du champ social ». Ouch. il est vrai aussi qu'il a inventé une visite à 30 euros pour le droit de parole des groupes (?). On n’invente rien ! D’ailleurs c’est ici.

L’établissement public Paris-Musées est au final très très riche puisqu’ayant déjà encaissé 350 000 euros pour la location fameuse de l’ossuaire à Airbnb (lire ici) sans compter les locations privées (voir là). Mais alors, où passe tout ce flouze ? Pas dans la poche du personnel en tout cas. La CGT souhaite donc qu’une partie de cet argent serve, pour une fois, à financer l'augmentation des maigres primes des agents des Catacombes, eux qui travaillent depuis des années dans le froid, l'humidité et l'obscurité. Quant aux agents de surveillance recrutés en CDD, ils ne sont pas non plus informés de la prolongation de leur contrat qui prend fin dans quelques semaines...

Une chose est sûre: Si Paris-Musées ne veut pas répondre aux demandes légitimes des agents, les syndicats savent désormais qu'il faut frapper au portefeuille pour organiser un piquet de grève.

Aux Catacombes, la mairie de Paris s'en met plein les fouilles

                                - En plus, on a des jeunes motivés qui savent où aller bloquer

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 16:38
Le musée Carnavalet fermé en urgence pour « problème technique »

  En réalité, le système de sécurité-incendie est, de nouveau, tombé en panne !

Aujourd'hui, dimanche 17 janvier, en début d'après midi, le musée Carnavalet, situé entre la rue des Francs-Bourgeois et la rue de Sévigné (IIIe) dans le marais, n'a pas été en mesure d'ouvrir ses portes au public « en raison de problèmes techniques ». Un euphémisme.

En réalité, le système de sécurité-incendie est, de nouveau, tombé en panne. Un problème déjà apparu ces derniers jours et signalé à plusieurs reprises par les agents du PC de sécurité. Petite précision : le cahier Hygiène et Sécurité du musée Carnavalet où, en principe, on se doit de noter les observations de cet ordre... était introuvable ! Sa présence est pourtant obligatoire selon la loi qui régit les établissements qui reçoivent du public.

De son côté, le conservateur d'astreinte n'a pas jugé utile de se déplacer, bien que sans nouvelle de la direction ou du responsable de la sécurité de Paris-Musées, l’établissent public en charge des musées municipaux de la capitale. Ils devaient probablement êtres en train de relever les compteurs aux catacombes (lire ici).

Encore une fois, ce sont les encadrants intermédiaires qui ont dû gérer la situation avec sang froid, désintéressement et conscience professionnelle. Sans doute Carnavalet n'est-il pas encore assez rentable pour qu'on traite avec une telle désinvolture le public et les personnels ? Paris Musées sera-t-il plus attentif lorsque les locations d'espace seront généralisées, la cafétéria installée, et, qui sait, l'accès au musée Carnavalet payant ?

A l'heure où nous écrivons ces lignes, nous ignorons quand le musée sera en mesure d'ouvrir de nouveau ses portes.

 

                                Sécurité-incendie : Paris-Musées manie a merveille l'art de la litote

Le musée Carnavalet fermé en urgence pour « problème technique »

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 11:11
RFID et automates de prêts : A la bibliothèque Parmentier, les personnels craignent une mise en place trop précipitée

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On évoque deux mois de fermeture pendant lesquels l'effectif des bibliothécaires sera réduit de moitié. Intenable !

La bibliothèque Parmentier (XIe), une des plus fréquentées du réseau parisien, va bientôt être équipée d’automates de prêt. Si officiellement ces appareils sont censés soulager un peu les bibliothécaires affectés aux opérations de prêt ou de retour de documents (mais on est en droit de penser qu’ils servent surtout à justifier la compression du personnel), leur mise en place, notamment en termes de calendrier, d’aménagement des espaces ou encore du traitement des collections, ne manque pas d’inquiéter.

En effet, sous l’impulsion de la mairie d’arrondissement, l’installation de ces automates serait avancée pour cet été... Au lieu de début 2017 ! Un calendrier déraisonnable si l’on tient compte du fait qu’il faut d’ici là équiper une bonne centaine de milliers de documents de puces RFID, pour ensuite les "encoder" dans un nouveau logiciel.

Certes, il est question d’après l’administration qu’une entreprise se charge de l’encodage, mais rien n’est moins sûr en ces périodes de disettes budgétaires. En outre, cette entreprise n’interviendra pas sur le réaménagement des espaces ni sur le nécessaire travail sur les collections que cette nouveauté implique. Pourtant, le temps accordé  pour toutes ces opérations semble se réduire à la portion congrue. On a tout d’abord évoqué trois mois de fermeture. Désormais, on ne parle plus que de deux mois, pendant lesquels, vacances d’été oblige, l'effectif des bibliothécaires sera réduit de moitié. Intenable !

Autre inquiétude et non des moindres, les endroits où seront installés les automates de prêt et de retour. Pour information, la bibliothèque Parmentier n’est pas un établissement de plein pied mais agencée sur plusieurs niveaux. Or, il semblerait que le retour des documents soit désormais rendu possible à chaque étage. Problème : il n’y a qu’un seul petit ascenseur, souvent en panne d’ailleurs, pour le public, et pas de monte-charge pour le personnel. Conclusion : le rangement  et le transport des documents risquent de tourner très rapidement au casse-tête, surtout dans un établissement très fréquenté comme Parmentier ! On imagine déjà les incessants allers-retours des chariots dans ce tout petit ascenseur qui ne serait de fait plus destiné au public. Cela semble vraiment impensable, surtout les jours d’affluence.

 

                    Bibliothèque Parmentier : pas de plein pieds et avec un seul petit ascenseur

RFID et automates de prêts : A la bibliothèque Parmentier, les personnels craignent une mise en place trop précipitée

Quant au choix des grandes vacances pour effectuer toute ces transformations, il est certainement pratique pour minimiser la gêne occasionnée pour les lecteurs, mais semble d’une part trop court et d’autre part totalement inadapté à un travail d’équipe alors que le personnel prendra ses congés. On le voit cette précipitation ne permettra pas une réouverture dans de bonnes conditions. On comprend donc que les agents veulent êtres associés à la future organisation, or ces conditions, pourtant indispensables, ne semblent pas se profiler pour le moment !

De plus, la mise en place de ces automates dès l’été prochain pourrait avoir des conséquences inattendues. En effet, l’équipe de la bibliothèque Parmentier doit déterminer ce que dans le jargon des bibliothécaires on appelle la « politique documentaire ». Autrement dit : quels sont les documents que l’on va devoir retirer des rayonnages. Une opération qui doit en principe se tenir tout au long de l’année 2016. Or, avec une mise en place précipitée de la RFID, l’équipe va-t-elle pouvoir finir ce désherbage avant que les livres ne soient équipés de puces ?  Il serait dommage que des milliers de livres (ou des disques) soient équipés de ces puces avant de partir au pilon ! Ce serait un vrai gâchis à Parmentier !

N’en déplaise à l’administration parisienne, ces gros chantiers nécessitent un temps de préparation conséquent avec une période et un temps de fermeture adaptés, c'est à dire surtout pas pendant les grandes vacances estivales ni concentré sur deux mois, ainsi que du matériel de qualité !

Car reste une dernière inconnue : les automates vont-ils marcher ? Si ce sont des appareils de la marque bibliothéca faut voir, car visiblement les automates ne sont pas très fiables et posent problèmes au quotidien, encore en ce moment à la médiathèque Yourcenar (XVe). Pour preuve, la société intervient à chaque récrimination au coup par coup ce qui n’est pas pratique pour les équipes qui travaillent avec ces machines (lire ici). Bref, tous les spécialistes prient pour que ce soit la société 3M qui remporte le marché pour Parmentier. Pas de pot : 3 M a été rachetée par Bibliothéca !

 

                                                A Parmentier, les automates vont-ils marcher ?

RFID et automates de prêts : A la bibliothèque Parmentier, les personnels craignent une mise en place trop précipitée

                                                    - Gosh, c'est le même qu'à Yourcenar !

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 17:59
La Mairie de Paris victime de vols de plusieurs dizaines d’ordinateurs

                             Des larcins qui se durent depuis plusieurs semaines

Les agents du 121 avenue de France (XIIIe), siège la Direction de l’Urbanisme (DU) et de la Direction de la Voirie et des Déplacements (DVD) ont cru que la Mairie de Paris avait cessé d’être une ville numérique. En effet, les personnels ont retrouvé leurs bureaux vides de tout ordinateur. Ceux-ci avaient été volés. L’immeuble, fierté de la municipalité, semble avoir tout d’une vraie passoire. D’autant que les vols se reproduisent depuis plusieurs semaines. Et certaines fois plusieurs nuits de suite. Deux portables par-ci, une dizaine par-là, rien ne semble arrêter l’ingéniosité des vils malandrins.

Ce sont ni la DU, ni la DVD qui sont en charge de la gestion du bâtiment du 121 avenue de France mais, mystère de l’administration,…. une autre direction, la DILT (L pour logistique). Mais cette dernière refusait jusqu’alors de mettre des caméras de surveillance, des serrures aux portes voire même de trouver des clés pour les bureaux en disposant alors que de nombreux agents en ont fait la demande. A notre avis, la DILT devrait très bientôt changer d'avis.

Néanmoins, une malédiction semble régner sur les ordinateurs du 121 avenue de France malgré l’appétence de l’équipe d’Anne Hidalgo pour tout ce qui est technologique et numérique. En effet, le 22 septembre dernier, une surtension électrique a détruit complètement une dizaine d’ordinateurs et d’écrans. De même…..qu’une photocopieuse multifonctions toute neuve ! Toujours ça que les voleurs n’auront pas.

La Mairie de Paris victime de vols de plusieurs dizaines d’ordinateurs

                        Mais où sont passés les ordinateurs du 121 avenue de France ?

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 08:43
Quand la direction de Paris-Musées fait sa mijaurée

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Il faut dire que l'établissement public fait tout pour cacher le sort qu'il compte réserver aux personnels du musée Carnavalet

Le 13 janvier prochain, Delphine Levy, la directrice de Paris-Musées, va présenter aux agents du musée Carnavalet les conditions dans lesquelles seront réalisées les travaux ainsi que le sort qui leur sera réservé ... N'aurait il pas été plus judicieux, plus courtois, soyons fous, osons même plus respectueux d'informer en amont les organisations syndicales ? A croire que la direction de l'établissement public en charge des musées municipaux parisiens a peur de rencontrer les représentants du personnel. Une vraie mijaurée !

Certes, il est dans l'air du temps de zapper les organisations syndicales, à preuve les référendums qui se multiplient dans les entreprises pour mieux faire avaler des couleuvres aux salariés, souvent mal informés, plutôt que de discuter avec des représentants démocratiquement élus et donc parfaitement légitimes à défendre le droit des travailleurs. Mais ceci explique peut être cela. D'autant, et c'est de mauvais augure, que Paris-Musées sait parfaitement à quelle sauce seront mangés les agents...

Mais voilà, on fait durer le plaisir, on assure « qu'on aidera les agents dans leur éventuelle démarche de reconversion professionnelle ». Mais de quelle façon ? La DRH a-t-elle listé les postes vacants à,proposer à ses agents ? Quelle marge de manœuvre auront ceux-ci pour refuser telle ou telle affectation alors qu'en dernier ressort ce sont les fameuses « nécessités de service » qui font loi et que les agents ne sont pas « propriétaires de leur poste » ?

On connaît également les méthodes de certaines directions d'établissement : « Je ne veux pas d'untel qui est trop comme cela ou d'une telle dont on m' a confié qu'elle est trop comme ceci » etc...Aaaahhhh !! Cette fameuse rumeur et son corollaire, la discrimination qui, proche de la calomnie, doublée d'une psychologie de comptoir teintée d'un certain sadisme et marquée par l'ivresse du petit pouvoir, permet excommunier sans raison un certain nombre d'agents.

 

Quand la direction de Paris-Musées fait sa mijaurée

       Delphine Levy, la directrice de Paris-Musée ira-t-elle à la pêche aux derniers potins ?

 

Sans compter « l'abus à des fins privées, d'un pouvoir reçu en délégation publique..» dont Paris-Musées, assure la main sur le cœur que cela n'existe pas dans les musées ! Pourtant on connaît les promotions éclair et les postes réservés aux copains, voire aux copains des copains... La démocratie, dont le service public devrait être la vivante incarnation, c'est la transparence. Est-il certain que celle-ci soit respectée dans les musées ? On peut en douter.

La CGT souhaite ardemment que soient pris en compte les souhaits des agents. Et de tous les agents. Au moins pour ce qui concerne les personnels en charge de la surveillance et leur hiérarchie. Un souhait d'autant plus facile à satisfaire que les musées sont en sous-effectif. Idem pour les agents du PC de sécurité qui n'ont pas ménagé leur peine et leur temps malgré le peu de reconnaissance de leurs compétences et le manque de dialogue au sein de l'établissement.

Ce que nous demandons est simple : que les refus d'accueillir un ou une collègue soit clairement argumenté et consigné par écrit par le chef d'établissement afin d'éviter toutes formes de discriminations, telle que la syndicalophobie, symptôme névrotique fort répandu à Paris-Musées qui génère une forte angoisse chez certains chefs d'établissement et résisterait probablement à toute forme de thérapie.

Nous demandons également que la DRH accompagne réellement les agents avec des propositions de poste concrètes et une information claire qui prendra en compte leurs problèmes, notamment de santé. En effet, dans certains établissements le taux de personnes handicapées ou reclassées atteint le chiffre très elevé de 30% !!!

Enfin, nous souhaitons que les personnels de Carnavalet puissent être accompagnés d'un représentant syndical de leur choix. Évidemment, nous les encourageons vivement à choisir la CGT (car l'essayer, c'est l'adopter). La balle est donc dans le camp de Paris Musées pour que cette année 2016 soit une réussite en terme de dialogue social.

 

              La CGT demande que les personnels de Carnavalet puissent être accompagnés

Quand la direction de Paris-Musées fait sa mijaurée

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 16:13
A la bibliothèque Picpus-Hélène Berr, les personnels et les usagers subissent le coup de la panne

Malgré son label QualiParis, la grande bibliothèque du XIIème arrondissement est inaccessible depuis plusieurs mois aux handicapés, aux personnes âgées ou encore aux parents accompagnés d'enfants en bas âge!

Les bibliothécaires et les usagers de la bibliothèque Hélène Berr, située rue de Picpus dans le XIIème arrondissement de Paris, en ont vraiment plein le dos car l'unique ascenseur de cette grande médiathèque, régulièrement en panne, est cette fois  en carafe depuis le mois de novembre. Plutôt gênant pour un établissement qui compte ...six étages !

Une situation d'autant plus critique que désormais l'établissement est déserté par une partie du public (handicapés, personnes âgées, parents accompagnés d'enfant en bas âge), les locaux leur étant devenus inaccessibles.

Pendant ce temps, les bibliothécaires font tout ce qu'ils peuvent pour réduire les inconvénients pour les utilisateurs et gérer leur mécontentement : retour des documents et renouvellement de carte au rez-de-chaussée pour les plus invalides, proposition d’aller chercher des livres à emprunter dans les étages, aide au port des chariots pleins de livres pour les personnes fatiguées. Mieux, la bibliothèque qui reçoit de nombreuses crèches et autres groupes de la petite enfance au quatrième étage, voit alors ses agents aider à porter les bébés et les gros sacs de livres. A ce rythme, il ne serait pas étonnant qu'une partie du personnel se retrouve bientôt en arrêt de travail pour cause de lumbago ou de déplacement de vertébres. De plus, si le moindre accident se produisait, la responsabilité des agents pourrait même être engagée. Bref, ça ne peut plus durer.

 

 

                                  Hélène Berr, une bibliothèque labélisée CaddieParis

A la bibliothèque Picpus-Hélène Berr, les personnels et les usagers subissent le coup de la panne

 

Malheureusement, depuis novembre, l'ascenseur reste toujours en panne malgré les suppliques de l'administration et des responsables de l'établissement auprès de la société Thyssen en charge de la maintenance de l'appareil. Et l'on ne sait toujours pas quand il sera réparé car la situation a, semble-t-il, basculé dans une dimension que certains qualifieraient d'irréelle. En effet, un technicien est bien venu constater qu'il fallait changer une pièce mais il a ensuite malheureusement été victime d’un grave accident de voiture. Et depuis, plus rien ! La société Thyssen ne sachant pas où en est la commande des pièces nécéssaires à cette réparation. Une commande devenue introuvable parait-il. Surréaliste, n'est ce pas ?

Une situation que ne peut plus supporter un personnel fatigué et excédé qui doit quotidiennement manutentionner des piles de livres sur six étages, porter des nourrissons, subir le mécontentement légitime des utilisateurs qui sont de plus en plus nombreux à déclarer ne plus fréquenter l’établissement tant que la situation perdurera. Ironie de l'histoire, le projet d’établissement de la bibliothèque Hélène Berr est centré..... sur la qualité de l’accueil. Il a même été labellisé QualiParis dont l'une des obligations premières est... de rendre les locaux accessibles (voir ici) ! Une information que l'on transmet sans attendre à l'adjoint à la Culture de la Ville de Paris, Bruno Julliard et la maire du XIIème arrondissement, Catherine  Baratti-Elbaz.

 

              Bruno Julliard et la maire du XIIème devisent de l'état de la bibliothèque Hélène Berr

A la bibliothèque Picpus-Hélène Berr, les personnels et les usagers subissent le coup de la panne

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 12:54
Pour une année 2016 pleine de joie et de bonheur

            logo_us.gif des Affaires Culturelles vous présente ses meilleurs voeux

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