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Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 15:12
« Mais pourquoi tenez-vous donc tant à garder la bibliothèque Château d'Eau ouverte ? » demande interloqué le premier des socialistes parisiens

Rémi Féraud, maire du Xe arrondissement et président du groupe Socialiste au Conseil de Paris, ne comprend pas que l'on conteste les décisions de la Direction des Finances de la Ville de Paris

Le projet de fermeture de la bibliothèque Château d'Eau, située dans la mairie du Xe arrondissement, n'en finit plus, tel le sparadrap du capitaine Haddock, de coller aux doigts des socialistes parisiens. Dernier épisode en date, l'entrevue entre l'intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA) et le maire de l’arrondissement, Rémi Féraud, accompagné de deux de ses adjoints.

Bien que très cordiaux, les trois élus du Xe arrondissement ont néanmoins été interloqués par la position des syndicats majoritaires à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris : « Mais pourquoi tenez-vous donc tant à garder la bibliothèque Château d'Eau ouverte ? » ont interrogé, candides, Rémi Féraud et ses deux acolytes. Mais c'est vrai pourquoi des syndicats de bibliothécaires défendent-ils la lecture publique et la culture de proximité ? On se le demande...

Les élus étaient d'autant plus surpris de la réaction des syndicats - mais aussi des élus de gauche comme de droite, tant de l'arrondissement que du Conseil de Paris (lire ici) - que pour eux la décision avait déjà été prise par l'administration parisienne. Un aveu qui, on doit le dire, nous a peu cloué sur place car Rémi Féraud est, en principe, un poids lourd de la politique municipale parisienne, puisque après avoir été le patron de la fédération socialiste de la Capitale le voilà désormais président du groupe Socialiste au Conseil de Paris. Un cador quoi ! Enfin croyait-on... Car l'élu, censé par ailleurs représenter tous les habitants de son arrondissement, s’efface visiblement devant la décision de la Direction des Finances de l'Hôtel de Ville. Pas très glorieux, en effet.

Toutefois, comme cette histoire de fermeture de bibliothèque ne s'est pas passé, avec la fronde d'une partie des élus, comme ce qui avait été prévu par l’exécutif municipal, le Conseil de Paris a été contraint de voter que « durant les prochains mois, l'activité de cette bibliothèque soit étudiée avec la plus grande attention et la fermeture prévue de l'établissement soit conditionnée à la poursuite du déclin de l'activité » (lire ici). Ce qui veut dire que la mairie de Paris devrait réunir normalement une commission regroupant des élus et des habitants du Xe pour trancher sur cette question, démocratie locale et participative oblige.

Une étude qui pourrait apporter des surprises car la bibliothèque Château d'Eau, une bibliothèque de quartier, prête plus de documents que... la bibliothèqe numérique, ce service fort coûteux disponible via Internet, ouvert en permanence, qui touche un bassin de plusieurs millions de lecteurs potentiels, et qui aurait donc dû écraser la concurrence...

Quant aux organisations syndicales, elles ont demandé à l’administration et à Bruno Julliard, le premier adjoint d'Anne Hidalgo en charge de la Culture, de présenter cette nouvelle étude des chiffres de fréquentation de la bibliothèque Château d'Eau au prochain Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.

 

 

Chateau d'Eau : Le maire du Xe, poids lourd politique, a-t-il cédé à la direction des finances ?

« Mais pourquoi tenez-vous donc tant à garder la bibliothèque Château d'Eau ouverte ? » demande interloqué le premier des socialistes parisiens

                                 - Mais qui m'a mis cette banderolle au dessus de ma tête ?

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 14:50
A quoi ressembleront les médiathèques de demain ? Un colloque organisé le 14 avril par les bibliothécaires de Plaine-Commune

Réorganisation, parcellisation des tâches, management, évolution du métier, souffrance au travail… autant de thèmes qui seront abordés par des sociologues du travail, des conservateurs de bibliothèque, des usagers ou encore des chercheurs du CNRS

Saluons l’initiative de nos collègues du collectif des bibliothèques-CGT de la communauté d’agglomération de Plaine-Commune (Seine-Saint-Denis), lesquels proposent une journée d’étude le jeudi 14 avril sur l’avenir de leur métier. Un colloque qui sera animé par des sociologues du travail, des conservateurs de la Bibliothèque Nationale de France (BnF), des usagers des bibliothèques ou encore des chercheurs du CNRS.

Les médiathèques de Plaine commune (25 établissements, 250 agents et un million de documents) remportent régulièrement des prix prestigieux : Prix de l'animation en 2012, Grand prix Livres-hebdo en 2015, distinctions du ministère de la Culture… Faut-il en conclure que tout va bien dans le meilleur des mondes ? Comme d'autres réseaux de lecture publique la situation est pourtant loin d’être aussi idyllique.

« Au cours de ces dernières années, nous avons vu les organisations et les conditions de travail se modifier. La politique de la lecture publique de Plaine-Commune évolue, nous le savons et sommes les premiers concernés. Des choix sont faits par nos directions en « consultant » les agents avec peu, voire aucune marge de manœuvre leur permettant d’être force de propositions sur l’avenir des médiathèques, de leur métier et de leurs conditions de travail » remarquent, amers, nos collègues.

A quoi ressembleront les médiathèques de demain ? Un colloque organisé le 14 avril par les bibliothécaires de Plaine-Commune

Car dans cette communauté d'agglomération de Seine-Saint-Denis « la mutualisation du travail en médiathèque a hiérarchisé et parcellisé davantage le travail de chacun, générant ainsi moins d’autonomie, un sentiment de dévalorisation, de perte de compétence, de baisse de qualité entraînant à terme un manque de motivation chez certains agents. En janvier 2014, la mutualisation des acquisitions est mise en place au niveau du réseau (sans concertation avec les organismes paritaires, alors que modifiant de manière significative les organisations de travail des différentes équipes) ». Ça ne vous rappelle rien ?

Et les bibliothécaires du 93 d'enfoncer le clou « Cette réorganisation, vécue comme une division du savoir, des pratiques et des agents, est souvent la cause d'un mal-être et d'une souffrance au travail, entraînant encore plus de malaise dans les équipes, un sentiment d’inégalité de traitement, d’isolement, et de difficulté à donner du sens à nos missions. Nous craignons encore des modifications dans les missions des bibliothécaires et des nouveaux services qui entraînent de nouvelles pratiques et organisations professionnelles. Et pour quel résultat ? Le risque de perdre certains adhérents qui ont déjà de grosses difficultés à retrouver une réponse à leur besoin, principalement de lecture ». Une analyse de nos collègues de Plaine-Communes que partagent sans doute de nombreux professionnels qui travaillent dans la lecture publique que ce soit à Paris ou sur le reste du territoire.

Et les bibliothécaires de Seine-Saint-Denis, pas passeistes pour autant, de préciser : « nous avons conscience que notre métier est en pleine évolution et ne le contestons pas, mais ces nouvelles orientations engagées par Plaine Commune sans concertation avec les agents créent un sentiment de négation chez nos collègues et nous interpelle. Nous voulons être force de propositions, pouvoir apporter notre pierre à la construction de l'édifice, dans la concertation. Il s’agit du devenir de notre coeur de métier et de l’offre que nous diffuserons au plus grand nombre. Il s’agit aussi de préciser quel sens est donné aux nouvelles médiathèques, quelles valeurs y seront développées et pour quel avenir ? » Des interrogations qui seront au coeur du colloque qui aura lieu le jeudi 14 avril 2016 à la Bourse du Travail de Saint-Denis (Auditorium Marcel Paul, 1er étage), M° Saint-Denis-Porte de Paris  et dont le programme et les modalités d’inscriptions se trouvent ici.

       Le 14 avril, vous êtes tous invités au colloque sur l'avenir des bibliothèques à Saint-Denis

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 07:34
L.I.R.E à Paris : la mairie de Paris sucre 150 000 euros à l’association en charge d’éveiller les très jeunes enfants au livre et à la lecture

Drôle de façon de considérer une structure qui s’investit dans la lutte contre l'exclusion qui est, en principe, une priorité d’Anne Hidalgo et de son équipe

Encore un coup bas pour la lecture à Paris. Cette fois c’est l’association L.I.R.E à Paris, laquelle intervenait dans les structures de la petite enfance telles que les PMI mais aussi les centres sociaux ou les bibliothèques jeunesse, de faire les frais de la politique de la mairie de Paris. « Nous venons d’apprendre que la subvention qui nous est versée depuis plus de dix ans, serait amputée, sans délai de prévenance  de 40%, soit 150 000€. » Du brutal.

Tellement brutal que l’association qui avait déjà programmé ses interventions pour l’année en cours et « recruté les effectifs nécessaires pour les mener » va être dans l’obligation de licencier cinq personnes. C’est pas comme ça que la courbe du chômage va s’inverser !

Drôle de façon de considérer une structure qui fidèle à son acronyme, « Le Livre pour l’Insertion et le Refus de l’Exclusion » s’investit dans un domaine qui est, en principe, une priorité d’Anne Hidalgo et de son équipe, puisque L.I.R.E à Paris se démène pour rapprocher du livre les publics les plus éloignés, au moyen d’actions culturelles dont, entre autres, les bibliothèques hors les murs (BHLM).

Une chose est sûre, si la ville de Paris persistait dans ces mesure d’économie cela contraindrait l'association « à abandonner tout un travail développé dans la durée, toute une série d’actions transversales avec d’autres institutions du territoire (bibliothèques, centre sociaux…) dans l’accompagnement social et culturel des parents et de leur enfants ». Elle lance donc un véritable cri d’alarme (lire ici).

Un appel à l'aide qui a déjà reçu le soutien de parents et de professionnels de la petite enfance (lire ici et). Une pétition vient également d'être mise en ligne (pour la signer, c'est ici). Espérons que L.I.R.E à Paris sera entendu par la mairie de Paris pour que cette dernière revienne sur sa décision.

 

L.I.R.E à Paris : la mairie de Paris sucre 150 000 euros à l’association en charge d’éveiller les très jeunes enfants au livre et à la lecture

               La lutte contre l'exclusion est pourtant, en principe, la priorité d’Anne Hidalgo

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 12:03
Loi El-Khomri : tous en grève et dans la rue le mercredi 9 mars pour témoigner de notre soutien au gouvernement

                  Photo prise à l'Assemblée nationale en 2006 durant les débats sur le CPE

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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 10:51
Loi Travail : tous en grève et dans la rue le mercredi 9 mars

Allez, tous ensemble pour faire entrer ce gouvernement dans le vrai XXIe siècle

Salariés du privé, du public, précaires, chômeurs, lycéens et étudiants : Il devrait y avoir du monde le mercredi 9 mars à l’appel des syndicats et des organisations de jeunesse pour demander le retrait du projet de loi sur le code du travail. Un texte qui nous renvoyait furieusement tout droit au XIXe siècle. Un projet « ni amendable, ni discutable » pour la majorité des habitants de ce pays comme le prouve la pétition mise en ligne et qui file vers le million de signataires. La goutte de trop surtout….

En tout cas, le 9 mars ça va être sportif car deux manifestations sont prévues ce jour là. A tout seigneur, tout honneur. Un premier rassemblement sera organisé par les syndicats à 12h30 devant le siège du Medef, avenue Bosquet (VIIe) dans les beaux quartiers (le métro le plus proche est École Militaire). L’occasion d’aller saluer notre ami Pierre Gattaz. Direction ensuite le ministère du travail, Rue de Grenelle, toujours dans le même arrondissement. Comme on le voit les deux institutions déjà très proches idéologiquement le sont aussi géographiquement.

Après cette mise en jambe (et quelques merguez), direction la place de la République où aura lieu le grand rassemblement de la journée à 14 heures avec le renfort de la jeunesse. Allez tous ensemble le mercredi 9 mars pour faire entrer ce gouvernement dans le vrai XXIe siècle (lire ici).

 

                           Loi Travail : tous en grève et dans la rue le mercredi 9 mars

Loi Travail : tous en grève et dans la rue le mercredi 9 mars

                                          - Eh ben, qu'est ce que j'ai fait venir comme monde !

                                    - Ouais, plus fort que le discours du Bourget....

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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 14:46

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La CGT de Paris-Musées dit non au projet de loi El-Khomri et appelle à manifester le 9 mars

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Parce que nous sommes solidaires de tous les salariés du privé comme du public (et les deux coexistent dans notre établissement public) mais aussi parce ce que si ce texte passe, la prochaine étape sera la réforme du statut des fonctionnaires

Soyons tous en grève (et dans la rue)  le mercredi 9 mars à l’appel des syndicats et des organisations de jeunesse pour demander le retrait du projet de loi sur le code du travail. Un texte qui nous renvoyait furieusement tout droit au XIXe siècle (voir ici le détail). Un projet « ni amendable, ni discutable » pour la majorité des habitants de ce pays comme le prouve la pétition mise en ligne et qui file vers le million de signataires. La goutte de trop surtout….

Si la CGT de Paris-Musées dit non au projet de loi El-Khomri c’est parce que nous sommes solidaires de tous les salariés du privé comme du public (et les deux coexistent dans notre établissement public)  mais aussi parce que si ce texte passe, l’étape suivante sera la réforme du statut des fonctionnaires...

Et, pour le coup, les agents affectés à Paris-Musées ont un avant goût de ce qui pourrait arriver, eux qui depuis sa transformation en établissement public, ont pu constater les dérives d'une gestion très libérale : rentabilisation des agents, suppression de postes de veilleurs de nuit sans souci des risques encourus par le patrimoine et les réticences des prêteurs, tentatives répétées de contourner les organisations syndicales démocratiquement élues par les personnels afin de sonder directement les agents souvent mal informés, influençables et pour certains manipulables.

Mais Paris-Musées, c’est aussi la prolifération de soirées privées, l’extension des horaires sans créations de postes, la remise en cause de l'accord RTT et le recours à des contractuels ou des Contrat d’Avenir qui effectuent les tâches théoriquement confiées à des fonctionnaires. On se demande bien quelle peut être la couleur politique de l’élu qui préside cet établissement public.

En tous cas, parce que les musées sont gardiens de notre patrimoine et que notre patrimoine c'est aussi l'histoire des luttes, des acquis sociaux, des artistes engagés pour la diffusion de la culture, pour que tous aient le temps et les moyens d'y accéder, pour que ceux qui font vivre les musées soient respectés et considérés, de l'agent de surveillance au conservateur, pour toutes ces raisons et pour tant d'autres, la CGT de Paris-Musées dit non au projet de loi El-Khomri et appelle à la grève le 9 mars.

Un premier rassemblement sera organisé par les syndicats à 12h30 devant le siège du Medef, avenue Bosquet (VIIe) dans les beaux quartiers (le métro le plus proche est École Militaire). L’occasion d’aller saluer notre ami Pierre Gattaz. Direction ensuite le ministère du travail, Rue de Grenelle, toujours dans le même arrondissement. Comme on le voit les deux institutions déjà très proches idéologiquement le sont aussi géographiquement. Après cette mise en jambe (et quelques merguez), direction la place de la République où aura lieu le grand rassemblement de la journée à 14 heures avec le renfort de la jeunesse. Allez tous ensemble le mercredi 9 mars pour faire entrer ce gouvernement dans le vrai XXIe siècle (lire ici).

 

                       Pour sûr, y aura du monde le 9 mars pour protester contre la loi Travail

La CGT de Paris-Musées dit non au projet de loi El-Khomri et appelle à manifester le 9 mars
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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 08:09
Les parents d’élèves dénoncent les conditions d’ouverture du nouveau conservatoire du Forum des Halles

               Pourtant Mozart avait l'habitude « de passer dans le coin » 

La mairie de Paris en était tellement fière qu’elle a sorti tambours et trompettes pour annoncer l’ouverture prochaine de quatre nouveaux équipements, notamment une bibliothèque et un conservatoire sous la canopée du Forum des Halles. « Ce sera un centre culturel majeur, l'émergence d'une nouvelle communeauté » n’hésitait d’ailleurs pas à claironner Bruno Julliard dans Le Parisien. Pour la bibliothèque on ne sait pas encore mais pour le conservatoire c’est loin d’être gagné si l’on en croit la lettre cinglante envoyée par l’association des parents d’élèves du conservatoire du centre (APEC) à la maire de Paris, Anne Hidalgo.

« A quelques jours de l’ouverture des nouveaux locaux du conservatoire, les élèves des classes de musique et de danse ne disposent toujours pas de lieux adaptés à leur travail quotidien » attaque d’entrée l’association. Si les danseurs se marcheront sur les pieds car les salles sont toutes « de dimensions étriquées », les musiciens devraient eux se passer de leurs instruments ! « Les locaux destinés à l’orchestre symphonique ne permettent pas à ses musiciens de rentrer tous ensemble » déplorent les parents d'élèves estomaqués. Heureusement, certains sont là pour leur expliquer ce qu'est un vrai centre culturel majeur.

« On veut dépoussiérer l’image du conservatoire », déclarait ainsi son directeur au Parisien. Tellement le dépoussiérer d’ailleurs que la musique et la danse, pourtant enseignements de base d’un conservatoire, devraient laisser la place à de « nouvelles disciplines » comme... le « soundpainting, un langage gestuel de création artistique » et « la musique pour jeux vidéo ». Bon, apparemment, ça prend moins de place.

N’empêche, l’association des parents d’élèves demande tout de même que la mairie pallie « cette absence surprenante de lieux de travail » surtout dans un conservatoire entièrement reconstruit ! Mieux, ce dernier n'a même pas d’auditorium ! Fallait quand même le faire. Peut être que la ville n’avait plus de sous après avoir tout dépensé dans le fameux toit en verre de la Canopée !

Face à ce couac, Bruno Julliard, l’adjoint en charge de la culture avait promis que le conservatoire pourrait utiliser de temps à autre les autres équipements du Forum des Halles qui dépendent de la Direction des Affaires Culturelles de la ville de Paris (Forum des images, Maison des pratiques amateurs...). Sauf qu’aucun accord n’a encore été signé et que de fait « les professeurs du Conservatoire du Centre ne pourront pas organiser les cours collectifs et les auditions pour leurs 1900 élèves ». Dommage pour un équipement qui aura coûté quand même des millions d’euros.

Il faut dire que le conservatoire du Forum des Halles était déjà rentré dans les annales municipales, outre sa difficile conception, puisque son nom aurait même été soufflé par les forces de l’esprit. En effet, le grand manitou du Conservatoire Mozart (c’est donc son nom de baptême) avait déclaré sur le site officiel de la Ville : « Conservatoire Mozart car Mozart, quand il était à Paris, avait pour habitude de passer dans le coin. Les obsèques de sa mère ont d'ailleurs eu lieu à l'église Saint-Eustache. Et puis Mozart, c’était un rebelle, ça plaît aux jeunes ! ». Il parait même qu'il faisait du soundpainting.

 

Les parents d’élèves dénoncent les conditions d’ouverture du nouveau conservatoire du Forum des Halles

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 14:30
Code du travail : aidons à faire entrer le gouvernement socialiste dans le XXIème siècle

Augmentation du temps de travail, baisse des salaires, licenciement, contournement des syndicats...   Comme le dit le Premier ministre « Il y en a qui sont encore au XIXe siècle » !

Allez soyons constructifs : aidons à faire entrer le gouvernement socialiste dans le XXIe siècle. Il faut dire qu’être de son temps est une obsession de Manuel  Valls. Pour le Premier ministre « il faut bouger. Il y en a qui sont encore au XIXe siècle, moi, et les membres du gouvernement ici présents, nous sommes dans le XXIe siècle ». Et Manu, happé par la faille spatio-temporelle, de présenter une loi proposée par sa nouvelle ministre du Travail, Myriam El Khomri. Une loi, qui par bien des points, rappelle des lois sociales dignes du XIXe siècle.

Jugez plutôt. Une entreprise pourra, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail. Les temps d’astreinte pourront être décomptés des temps de repos. Les apprentis mineurs pourront travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine. Il suffit d’un accord d’entreprise pour que les heures supplémentaires soient cinq fois moins rémunérées. Une mesure pourra être imposée par référendum contre l’avis de 70% des syndicats. Une entreprise pourra faire un plan social sans avoir de difficultés économiques. Après un accord d'entreprise, un(e) salarié(e) qui refuse un changement dans son contrat de travail pourra être licencié(e). Par simple accord on pourra passer de 10h à 12h de travail maximum par jour. Les 11 heures de repos obligatoires par tranche de 24 heures pourront être fractionnées... N'en jetons plus ! Un projet de loi décortiqué dans le détail et dont le décryptage est disponible ici.

Une régression qui, on s’en doutait, remplit d’aise... Pierre Gattaz ! « J’espère que la loi El Khomri ne sera pas dénaturée » scande le patron des patrons devenu le premier des socialistes. « C’est une véritable révolution. Il donne plus de capacité de répondre aux entreprises » renchérit l’inénarrable Jean-Marie Le Guen, apparatchick parisien bien connu. Alors comme des centaines de milliers d’entre nous, renvoyons ces tristes sires dans leurs rêves du XIXe siècle et signons la pétition contre la loi de Myriam El Khomri. Et elle est disponible ici. Et hop, en route vers le million de signataires.

Nous laisserons le mot de la fin à ce savoureux tweet posté sur les réseaux sociaux (lire ici).

Code du travail : aidons à faire entrer le gouvernement socialiste dans le XXIème siècle

                                                                     Socialistes !

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 07:59
La mairie de Paris propose de faire marcher les petits vieux qui fréquentent la bibliothèque Château d’Eau

Mais attention, ce sera un accompagnement personnalisé pour mieux faciliter la transition

Le projet de fermeture de la bibliothèque Château d’Eau était au cœur des débats du dernier Conseil de Paris. Et celui-ci prend un tour vraiment inattendu. Pour le moins ! Il est vrai que les services de Bruno Julliard ne savent pas comment se dépêtrer de cette triste affaire.

Pour mémoire, la Ville de Paris pensait que la fermeture de cette bibliothèque située à l’intérieur de la mairie du Xème arrondissement passerait comme une lettre à la poste.  Le cachet ne devait pas vraiment faire foi car en décembre dernier cette tentative avait été rejetée à l’unanimité par le Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. A cette occasion, les représentants du personnel avaient même avancé plusieurs propositions, dont certaines assez audacieuses, pour au contraire développer cet équipement (lire ici).

De plus, l’équipe qui entoure Anne Hidalgo avait « oublié » de demander leurs avis aux personnes concernés, ceux du Xème arrondissement. Pas grave les élus communistes et Les Républicains de l’arrondissement ont déposé des vœux demandant le maintien de leur bibliothèque. Il est vrai que pour les représentants des habitants du Xème « Il s’agit d’une bibliothèque de proximité, dont l’apport est indéniable pour faire vivre le quartier comme la mairie ». Pas faux.

Oui, mais alors comment fermer la bibliothèque Château d’Eau malgré tout les arguments avancés ? Simple ! En présentant cet établissement comme un véritable repoussoir. « Le public déserte en masse » n’hésite pas à assener l’exécutif transformé soudain en exécuteur. Pourtant plus de 70% de ses usagers continuent de fréquenter Château d’Eau malgré l’ouverture de Françoise Sagan dans le même arrondissement. Pire, il y en a même, les inconcients, pour venir s'y inscrire ! Mais Bruno Julliard, l’adjoint à la culture, n’en a cure et annonce déjà que « l’exode va s’amplifier ». Pour la mairie de Paris, la bibliothèque Château d’Eau n'est qu'un simple lieu pour pestiférés.

 

                      Bibliothèque Château d'Eau: la mairie de Paris pousse un cri du coeur

La mairie de Paris propose de faire marcher les petits vieux qui fréquentent la bibliothèque Château d’Eau

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Mais alors, ce vœu présenté par les socialistes et soutenu par les seuls écologistes qu’est ce qu’il dit ? Regardons en détail les points présentés tant ils sont croquignolets. Tout d’abord, il semblerait que Château d’Eau bénéficie d’un sursis si l’on en croit le Parisien (lire ici). D’ailleurs, le vœu précise bien que « durant les prochains mois l’activité de la bibliothèque Château d’Eau et les pratiques de ses usagers soient étudiées avec la plus grande attention ». C'est-à-dire que rien ne peut être décidé avant la fin de l’année prochaine (lire ici).

Enfin ça, c’est lorsque l’on est dans une démocratie municipale... Car la Ville a toujours l’intention de fermer la bibliothèque dans trois mois ! D’ailleurs, l’établissement n’ayant plus de budget d’acquisition et n’ayant aucune nouveauté à proposer, pas même la presse, « la poursuite du déclin de l’activité » est assurée. De quoi remplir d’aise les tenants d’une fermeture coûte que coûte.

Néanmoins, où vont passer les collections, près de 30 000 documents, dont un fonds unique de 3 000 livres consacrés à la photographie ? Au départ, la Mairie aurait bien tout balancé à la poubelle, mais comme les projecteurs sont braqués désormaissur elle, difficile de commettre un tel forfait en loucedé . Et de faire preuve d’une certaine imagination. Tout d’abord, « le fonds de romans [sera] transféré à la bibliothèque jeunesse de Lancry (Xe) », avec un argument qui ne manque pas de sel puisque , selon la direction des Affaires Culturelles, c’est « afin de lui permettre d’améliorer le service offert aux adultes ». Ceux qui allaient à Château d’Eau sans doute. 

Reste le fonds photo, qui colle à la Mairie comme le sparadrap au nez du capitaine Haddock. Si bien que désormais elle espère « qu’une solution soit trouvée pour accueillir le fonds d’ouvrages photographiques ». Laquelle ? Là son cœur balance : « à la médiathèque Françoise Sagan si possible ou à défaut dans un autre établissement à Paris, comme la médiathèque Edmond Rostand (XVIIe) ». Bref, la Mairie hésite. Pour ce qui est des « rencontres photographiques » organisées par l’équipe de Château d’Eau, pas d’inquiétude toutefois puisque elles devraient être récupérées par des amis. En effet, selon la Mairie, « l’équipe du Point Ephémère s’est d'ores et déjà portée candidate ». Évidemment, si auparavant cette manifestation culturelle était organisée de manière bénévole, ce ne sera probablement pas le cas avec le Point Ephémère. Et il faudra sans doute passer par une énième (grosse) subvention au frais du contribuable. Mais on vous a gardé le meilleur pour la fin...

Que vont devenir les petits vieux qui continuent mordicus de fréquenter Château d’Eau ? La Mairie a la solution, qui devrait lui valoir le premier prix du concours Lépine organisé chaque année à la Foire de Paris, car elle propose rien moins : « qu’un accompagnement personnalisé puisse être mis en place par les équipes - notamment les jeunes en service civique - pour les plus fidèles usagers et notamment les personnes âgées et que des visites des bibliothèques avoisinantes leur soient proposées, afin de faciliter la transition ». Comme ça, ils pourront enfin découvrir et arpenter leur quartier. Mais comme le dit la Mairie puisque « c’est pour faciliter la transition ». Comme l’avenir des bibliothèques parisiennes sans doute.

 

          La Mairie de Paris emmène les séniors découvrir les bibliothèques parisiennes

La mairie de Paris propose de faire marcher les petits vieux qui fréquentent la bibliothèque Château d’Eau

                             - Eh, on serait pas en train de nous amener à Lancry, là ?

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 10:09
NBI « zone urbaine sensible » dans les bibliothèques parisiennes : les avocats de la CGT  taillent en pièce les arguments de la mairie

Il est vrai que, dans leur mémoire remis au tribunal, les baveux de l’Hôtel de Ville ont été petits joueurs

C’est une nouvelle étape dans la procédure auprès du Tribunal Administratif lancée par plus d’une centaine de bibliothécaires pour obtenir l’attribution d’une prime réglementaire s’appuyant sur une jurisprudence favorable du Conseil d'Etat (lire ici).

Pour mémoire, la plus haute juridiction administrative avait  établi que les agents exerçant dans des établissements n’entrant pas dans le découpage des Zones Urbaines Sensibles (ZUS) - mais dont la proximité a pour conséquence qu’ils reçoivent les mêmes usagers - peuvent eux aussi prétendre à une prime dite NBI (Nouvelle Bonification Indiciaire). La même que celle accordée à leurs collègues en poste dans un établissement situé en ZUS. Et oui, il suffit que des usagers habitant dans une de ces ZUS soient inscrits dans une bibliothèque ou bien fréquentent n’importe quelle autre du réseau pour qu’ils rentrent dans les critères définis par ce jugement qui s’impose à toutes les administrations.

Les bibliothèques partie prenante de cette action en justice ont ainsi été on ne peut plus nombreuses : François Villon (Xe) Parmentier (XIe), Hélène Berr (XIIe), Saint Eloi (XIIe), Melville (XIIIe), Italie (XIIIe), Aimé Césaire (XIVe), Yourcenar (XVe), Sabatier (XVIIIe), Vaclav Havel (XVIIIe), Hergé (XIXe), Levi Strauss( XIXe) ou encore Duras (XXe). Une class action à la parisienne qui n’a pas fait plaisir à notre chère mairie si l’on en croit la mauvaise foi déployée par son service juridique. Pas grave, nos avocats leur ont donné une petite leçon de droit.

Faut dire que la mairie de Paris a fait fort dans la mesquinerie : « Les requérants ne travaillent  pas de manière significative en relation directe avec les populations issues  d’une ZUS car ce public représente une part marginale de l’ensemble des usagers accueilli par les bibliothèques » ont osé déclarer les baveux de l’Hôtel de Ville dans leur mémoire remis au tribunal. Petits joueurs... Et de pousser le bouchon en affirmant qu’il faut que la moitié au moins des usagers provienne d’une ZUS pour pouvoir prétendre à la NBI. Au risque de se prendre les pieds dans le code administratif.

« La Ville interprète comme souvent le droit de manière erroné, cet argument sur la quotité n’est jamais cité dans la loi ou dans les décrets concernant l’attribution d’une NBI pour les personnels recevant du public provenant des zones sensibles » leur ont rétorqué les avocats de notre syndicat précisant même que « cet argument sur un nombre minimum d’usagers n’a pas non plus été retenu par le Conseil d’État dans son arrêt ». et vlan ! La plus haute juridiction administrative de notre pays ayant juste retenu comme critère que « l’agent doit être en relation direct avec les usagers d’une ZUS et non de savoir si l’agent côtoyait une quantité suffisante d’usagers venant d’une ZUS ». Cruel pour la mairie de Paris en train de se faire tailler une veste sur le plan juridique.

NBI « zone urbaine sensible » dans les bibliothèques parisiennes : les avocats de la CGT  taillent en pièce les arguments de la mairie

Mais alors nos collègues qui ont déposé leurs dossiers au tribunal administratif sont-ils au contact régulier d’usagers en provenance d’une ZUS ? Oui, si l’on en croit les chiffres….. qu’a été obligé de fournir l’administration à la justice. Près d’un millier à Duras, Villon, Lévi-Strauss ou encore Sabatier. Quasiment deux mille pour Parmentier. Pour Vaclav-Havel ou Hergé la part des usagers inscrits originaires d’une ZUS frise également les 10%. Et le reste est à l’avenant…Pire, les chiffres donnés par la mairie dans son mémoire de défense ne concernent que la bibliothèque d’inscription et ne donne aucune référence sur la fréquentation réelle des usagers vis-à-vis des différents équipements de son réseau. De plus  le nombre d’usagers des bibliothèques libres d’accès, ne se limitent pas aux seuls inscrits.

Et notre syndicat de rappeler un fait que les services d’Anne Hidalgo semblent ignorer  « les usagers venant de quartiers sensibles (ou  politique de la Ville) ne se limitent pas à fréquenter des établissements publics uniquement inclus dans ces quartiers ». Et oui, Paris étant plutôt bien desservi en transport public de nombreuses bibliothèques sont de facto proche d’une ZUS parfois en moins de temps qu’il n‘en faut.

Par ailleurs, la fréquentation d’un équipement n’est pas conditionnée au seul lieu de résidence, bien au contraire, tout le monde sait (sauf la ville apparemment) que le lieu de travail et d’activités sociales sont eux aussi un facteur déterminant pour aller dans une bibliothèque. Des arguments que les avocats municipaux ont semble-t-il été incapable de démonter auprès du tribunal puisque désormais ils sont muets comme des carpes. Un paradoxe pour ceux que la sagesse populaire surnomme les bavards.

Bon,  la ville n’ayant pas répondu dans les délais, nous allons faire une demande de clôture d’instruction au greffe du Tribunal Administratif. L’audience pourrait même se tenir avant l’été. En cas de victoire, outre l’attribution de la NBI aux bibliothèques concernées, nous demanderons, pour les collègues qui ont déposé un autre dossier en parallèle, le rappel des primes dues jusqu’à quatre ans en arrière. Trois cent milles euros au bas mot. Ouch ! Nous demanderions en sus le paiement des frais d’avocats. Aïe !

NBI « zone urbaine sensible » dans les bibliothèques parisiennes : les avocats de la CGT  taillent en pièce les arguments de la mairie

                                                 - Ouch, ça pourrait faire mal

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Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques Primes
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