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  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 13:15
Aux Catacombes, la mairie de Paris s'en met plein les fouilles

  Les syndicats savent désormais où frapper pour organiser un piquet de grève

Les catacombes de Paris vont-elles devenir une pompe à fric ? On le croirait bien à lire les tarifs d'accès à l’ossuaire géré par la Mairie de Paris, via l’établissement public Paris-Musées. En effet, il suffit de jeter un coup d'œil sur le site internet de cet auguste établissement pour constater que pour rendre visite aux squelettes de la capitale il y en a pour toutes les bourses. Enfin surtout les plus grosses

Pour une simple visite, réduite à la portion congrue de 45 minutes par la direction de Paris-Musées (au lieu d’une heure auparavant), il faut avoir la poche profonde car le tarif minimum est de douze euros. Rappelons qu'il y a peu, il était, tenez vous bien, de… huit euros. Une augmentation de 50 % en quelques mois. Bien plus  que l’inflation.

Mais attention, la Ville de Paris ne compte pas en rester là car à ce (gros) tarif de base peuvent s'ajouter quatre euros pour visiter la crypte archéologique située à proximité de Notre-Dame. Une bonne affaire pour le chaland ? Même pas, car La ville ne fait grâce que d'un euro pour cet achat groupé.

Vient ensuite tout un tas d’options sur lesquelles la municipalité compte gratter quelques billets supplémentaires  : 35 euros pour une visite guidée en français ou encore 37 euros pour celle en anglais...Une véritable arnaque alors que les salaires des conférenciers dont certains, aux contrats fantaisistes et souvent précaires, touchent à peine plus que le SMIC...

Enfin, si l’on n’en croit toujours le site des catacombes, la gamme des tarifs est même encore plus complexe car Paris-Musées va jusqu’à exiger la somme de 110 euros pour certains groupes, 80 pour d'autres, sans oublier 5 euros  pour les audio-guides......Vous n'avez pas tout compris ?...Nous, non plus ! A noter que l'établissement public est également très riche dans le champs lexical puisque quand il daigne accorder la gratuité d'accès, c'est à des « groupes issus du champ social ». Ouch. il est vrai aussi qu'il a inventé une visite à 30 euros pour le droit de parole des groupes (?). On n’invente rien ! D’ailleurs c’est ici.

L’établissement public Paris-Musées est au final très très riche puisqu’ayant déjà encaissé 350 000 euros pour la location fameuse de l’ossuaire à Airbnb (lire ici) sans compter les locations privées (voir là). Mais alors, où passe tout ce flouze ? Pas dans la poche du personnel en tout cas. La CGT souhaite donc qu’une partie de cet argent serve, pour une fois, à financer l'augmentation des maigres primes des agents des Catacombes, eux qui travaillent depuis des années dans le froid, l'humidité et l'obscurité. Quant aux agents de surveillance recrutés en CDD, ils ne sont pas non plus informés de la prolongation de leur contrat qui prend fin dans quelques semaines...

Une chose est sûre: Si Paris-Musées ne veut pas répondre aux demandes légitimes des agents, les syndicats savent désormais qu'il faut frapper au portefeuille pour organiser un piquet de grève.

Aux Catacombes, la mairie de Paris s'en met plein les fouilles

                                - En plus, on a des jeunes motivés qui savent où aller bloquer

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 16:38
Le musée Carnavalet fermé en urgence pour « problème technique »

  En réalité, le système de sécurité-incendie est, de nouveau, tombé en panne !

Aujourd'hui, dimanche 17 janvier, en début d'après midi, le musée Carnavalet, situé entre la rue des Francs-Bourgeois et la rue de Sévigné (IIIe) dans le marais, n'a pas été en mesure d'ouvrir ses portes au public « en raison de problèmes techniques ». Un euphémisme.

En réalité, le système de sécurité-incendie est, de nouveau, tombé en panne. Un problème déjà apparu ces derniers jours et signalé à plusieurs reprises par les agents du PC de sécurité. Petite précision : le cahier Hygiène et Sécurité du musée Carnavalet où, en principe, on se doit de noter les observations de cet ordre... était introuvable ! Sa présence est pourtant obligatoire selon la loi qui régit les établissements qui reçoivent du public.

De son côté, le conservateur d'astreinte n'a pas jugé utile de se déplacer, bien que sans nouvelle de la direction ou du responsable de la sécurité de Paris-Musées, l’établissent public en charge des musées municipaux de la capitale. Ils devaient probablement êtres en train de relever les compteurs aux catacombes (lire ici).

Encore une fois, ce sont les encadrants intermédiaires qui ont dû gérer la situation avec sang froid, désintéressement et conscience professionnelle. Sans doute Carnavalet n'est-il pas encore assez rentable pour qu'on traite avec une telle désinvolture le public et les personnels ? Paris Musées sera-t-il plus attentif lorsque les locations d'espace seront généralisées, la cafétéria installée, et, qui sait, l'accès au musée Carnavalet payant ?

A l'heure où nous écrivons ces lignes, nous ignorons quand le musée sera en mesure d'ouvrir de nouveau ses portes.

 

                                Sécurité-incendie : Paris-Musées manie a merveille l'art de la litote

Le musée Carnavalet fermé en urgence pour « problème technique »

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 11:11
RFID et automates de prêts : A la bibliothèque Parmentier, les personnels craignent une mise en place trop précipitée

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On évoque deux mois de fermeture pendant lesquels l'effectif des bibliothécaires sera réduit de moitié. Intenable !

La bibliothèque Parmentier (XIe), une des plus fréquentées du réseau parisien, va bientôt être équipée d’automates de prêt. Si officiellement ces appareils sont censés soulager un peu les bibliothécaires affectés aux opérations de prêt ou de retour de documents (mais on est en droit de penser qu’ils servent surtout à justifier la compression du personnel), leur mise en place, notamment en termes de calendrier, d’aménagement des espaces ou encore du traitement des collections, ne manque pas d’inquiéter.

En effet, sous l’impulsion de la mairie d’arrondissement, l’installation de ces automates serait avancée pour cet été... Au lieu de début 2017 ! Un calendrier déraisonnable si l’on tient compte du fait qu’il faut d’ici là équiper une bonne centaine de milliers de documents de puces RFID, pour ensuite les "encoder" dans un nouveau logiciel.

Certes, il est question d’après l’administration qu’une entreprise se charge de l’encodage, mais rien n’est moins sûr en ces périodes de disettes budgétaires. En outre, cette entreprise n’interviendra pas sur le réaménagement des espaces ni sur le nécessaire travail sur les collections que cette nouveauté implique. Pourtant, le temps accordé  pour toutes ces opérations semble se réduire à la portion congrue. On a tout d’abord évoqué trois mois de fermeture. Désormais, on ne parle plus que de deux mois, pendant lesquels, vacances d’été oblige, l'effectif des bibliothécaires sera réduit de moitié. Intenable !

Autre inquiétude et non des moindres, les endroits où seront installés les automates de prêt et de retour. Pour information, la bibliothèque Parmentier n’est pas un établissement de plein pied mais agencée sur plusieurs niveaux. Or, il semblerait que le retour des documents soit désormais rendu possible à chaque étage. Problème : il n’y a qu’un seul petit ascenseur, souvent en panne d’ailleurs, pour le public, et pas de monte-charge pour le personnel. Conclusion : le rangement  et le transport des documents risquent de tourner très rapidement au casse-tête, surtout dans un établissement très fréquenté comme Parmentier ! On imagine déjà les incessants allers-retours des chariots dans ce tout petit ascenseur qui ne serait de fait plus destiné au public. Cela semble vraiment impensable, surtout les jours d’affluence.

 

                    Bibliothèque Parmentier : pas de plein pieds et avec un seul petit ascenseur

RFID et automates de prêts : A la bibliothèque Parmentier, les personnels craignent une mise en place trop précipitée

Quant au choix des grandes vacances pour effectuer toute ces transformations, il est certainement pratique pour minimiser la gêne occasionnée pour les lecteurs, mais semble d’une part trop court et d’autre part totalement inadapté à un travail d’équipe alors que le personnel prendra ses congés. On le voit cette précipitation ne permettra pas une réouverture dans de bonnes conditions. On comprend donc que les agents veulent êtres associés à la future organisation, or ces conditions, pourtant indispensables, ne semblent pas se profiler pour le moment !

De plus, la mise en place de ces automates dès l’été prochain pourrait avoir des conséquences inattendues. En effet, l’équipe de la bibliothèque Parmentier doit déterminer ce que dans le jargon des bibliothécaires on appelle la « politique documentaire ». Autrement dit : quels sont les documents que l’on va devoir retirer des rayonnages. Une opération qui doit en principe se tenir tout au long de l’année 2016. Or, avec une mise en place précipitée de la RFID, l’équipe va-t-elle pouvoir finir ce désherbage avant que les livres ne soient équipés de puces ?  Il serait dommage que des milliers de livres (ou des disques) soient équipés de ces puces avant de partir au pilon ! Ce serait un vrai gâchis à Parmentier !

N’en déplaise à l’administration parisienne, ces gros chantiers nécessitent un temps de préparation conséquent avec une période et un temps de fermeture adaptés, c'est à dire surtout pas pendant les grandes vacances estivales ni concentré sur deux mois, ainsi que du matériel de qualité !

Car reste une dernière inconnue : les automates vont-ils marcher ? Si ce sont des appareils de la marque bibliothéca faut voir, car visiblement les automates ne sont pas très fiables et posent problèmes au quotidien, encore en ce moment à la médiathèque Yourcenar (XVe). Pour preuve, la société intervient à chaque récrimination au coup par coup ce qui n’est pas pratique pour les équipes qui travaillent avec ces machines (lire ici). Bref, tous les spécialistes prient pour que ce soit la société 3M qui remporte le marché pour Parmentier. Pas de pot : 3 M a été rachetée par Bibliothéca !

 

                                                A Parmentier, les automates vont-ils marcher ?

RFID et automates de prêts : A la bibliothèque Parmentier, les personnels craignent une mise en place trop précipitée

                                                    - Gosh, c'est le même qu'à Yourcenar !

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 17:59
La Mairie de Paris victime de vols de plusieurs dizaines d’ordinateurs

                             Des larcins qui se durent depuis plusieurs semaines

Les agents du 121 avenue de France (XIIIe), siège la Direction de l’Urbanisme (DU) et de la Direction de la Voirie et des Déplacements (DVD) ont cru que la Mairie de Paris avait cessé d’être une ville numérique. En effet, les personnels ont retrouvé leurs bureaux vides de tout ordinateur. Ceux-ci avaient été volés. L’immeuble, fierté de la municipalité, semble avoir tout d’une vraie passoire. D’autant que les vols se reproduisent depuis plusieurs semaines. Et certaines fois plusieurs nuits de suite. Deux portables par-ci, une dizaine par-là, rien ne semble arrêter l’ingéniosité des vils malandrins.

Ce sont ni la DU, ni la DVD qui sont en charge de la gestion du bâtiment du 121 avenue de France mais, mystère de l’administration,…. une autre direction, la DILT (L pour logistique). Mais cette dernière refusait jusqu’alors de mettre des caméras de surveillance, des serrures aux portes voire même de trouver des clés pour les bureaux en disposant alors que de nombreux agents en ont fait la demande. A notre avis, la DILT devrait très bientôt changer d'avis.

Néanmoins, une malédiction semble régner sur les ordinateurs du 121 avenue de France malgré l’appétence de l’équipe d’Anne Hidalgo pour tout ce qui est technologique et numérique. En effet, le 22 septembre dernier, une surtension électrique a détruit complètement une dizaine d’ordinateurs et d’écrans. De même…..qu’une photocopieuse multifonctions toute neuve ! Toujours ça que les voleurs n’auront pas.

La Mairie de Paris victime de vols de plusieurs dizaines d’ordinateurs

                        Mais où sont passés les ordinateurs du 121 avenue de France ?

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 08:43
Quand la direction de Paris-Musées fait sa mijaurée

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Il faut dire que l'établissement public fait tout pour cacher le sort qu'il compte réserver aux personnels du musée Carnavalet

Le 13 janvier prochain, Delphine Levy, la directrice de Paris-Musées, va présenter aux agents du musée Carnavalet les conditions dans lesquelles seront réalisées les travaux ainsi que le sort qui leur sera réservé ... N'aurait il pas été plus judicieux, plus courtois, soyons fous, osons même plus respectueux d'informer en amont les organisations syndicales ? A croire que la direction de l'établissement public en charge des musées municipaux parisiens a peur de rencontrer les représentants du personnel. Une vraie mijaurée !

Certes, il est dans l'air du temps de zapper les organisations syndicales, à preuve les référendums qui se multiplient dans les entreprises pour mieux faire avaler des couleuvres aux salariés, souvent mal informés, plutôt que de discuter avec des représentants démocratiquement élus et donc parfaitement légitimes à défendre le droit des travailleurs. Mais ceci explique peut être cela. D'autant, et c'est de mauvais augure, que Paris-Musées sait parfaitement à quelle sauce seront mangés les agents...

Mais voilà, on fait durer le plaisir, on assure « qu'on aidera les agents dans leur éventuelle démarche de reconversion professionnelle ». Mais de quelle façon ? La DRH a-t-elle listé les postes vacants à,proposer à ses agents ? Quelle marge de manœuvre auront ceux-ci pour refuser telle ou telle affectation alors qu'en dernier ressort ce sont les fameuses « nécessités de service » qui font loi et que les agents ne sont pas « propriétaires de leur poste » ?

On connaît également les méthodes de certaines directions d'établissement : « Je ne veux pas d'untel qui est trop comme cela ou d'une telle dont on m' a confié qu'elle est trop comme ceci » etc...Aaaahhhh !! Cette fameuse rumeur et son corollaire, la discrimination qui, proche de la calomnie, doublée d'une psychologie de comptoir teintée d'un certain sadisme et marquée par l'ivresse du petit pouvoir, permet excommunier sans raison un certain nombre d'agents.

 

Quand la direction de Paris-Musées fait sa mijaurée

       Delphine Levy, la directrice de Paris-Musée ira-t-elle à la pêche aux derniers potins ?

 

Sans compter « l'abus à des fins privées, d'un pouvoir reçu en délégation publique..» dont Paris-Musées, assure la main sur le cœur que cela n'existe pas dans les musées ! Pourtant on connaît les promotions éclair et les postes réservés aux copains, voire aux copains des copains... La démocratie, dont le service public devrait être la vivante incarnation, c'est la transparence. Est-il certain que celle-ci soit respectée dans les musées ? On peut en douter.

La CGT souhaite ardemment que soient pris en compte les souhaits des agents. Et de tous les agents. Au moins pour ce qui concerne les personnels en charge de la surveillance et leur hiérarchie. Un souhait d'autant plus facile à satisfaire que les musées sont en sous-effectif. Idem pour les agents du PC de sécurité qui n'ont pas ménagé leur peine et leur temps malgré le peu de reconnaissance de leurs compétences et le manque de dialogue au sein de l'établissement.

Ce que nous demandons est simple : que les refus d'accueillir un ou une collègue soit clairement argumenté et consigné par écrit par le chef d'établissement afin d'éviter toutes formes de discriminations, telle que la syndicalophobie, symptôme névrotique fort répandu à Paris-Musées qui génère une forte angoisse chez certains chefs d'établissement et résisterait probablement à toute forme de thérapie.

Nous demandons également que la DRH accompagne réellement les agents avec des propositions de poste concrètes et une information claire qui prendra en compte leurs problèmes, notamment de santé. En effet, dans certains établissements le taux de personnes handicapées ou reclassées atteint le chiffre très elevé de 30% !!!

Enfin, nous souhaitons que les personnels de Carnavalet puissent être accompagnés d'un représentant syndical de leur choix. Évidemment, nous les encourageons vivement à choisir la CGT (car l'essayer, c'est l'adopter). La balle est donc dans le camp de Paris Musées pour que cette année 2016 soit une réussite en terme de dialogue social.

 

              La CGT demande que les personnels de Carnavalet puissent être accompagnés

Quand la direction de Paris-Musées fait sa mijaurée

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 16:13
A la bibliothèque Picpus-Hélène Berr, les personnels et les usagers subissent le coup de la panne

Malgré son label QualiParis, la grande bibliothèque du XIIème arrondissement est inaccessible depuis plusieurs mois aux handicapés, aux personnes âgées ou encore aux parents accompagnés d'enfants en bas âge!

Les bibliothécaires et les usagers de la bibliothèque Hélène Berr, située rue de Picpus dans le XIIème arrondissement de Paris, en ont vraiment plein le dos car l'unique ascenseur de cette grande médiathèque, régulièrement en panne, est cette fois  en carafe depuis le mois de novembre. Plutôt gênant pour un établissement qui compte ...six étages !

Une situation d'autant plus critique que désormais l'établissement est déserté par une partie du public (handicapés, personnes âgées, parents accompagnés d'enfant en bas âge), les locaux leur étant devenus inaccessibles.

Pendant ce temps, les bibliothécaires font tout ce qu'ils peuvent pour réduire les inconvénients pour les utilisateurs et gérer leur mécontentement : retour des documents et renouvellement de carte au rez-de-chaussée pour les plus invalides, proposition d’aller chercher des livres à emprunter dans les étages, aide au port des chariots pleins de livres pour les personnes fatiguées. Mieux, la bibliothèque qui reçoit de nombreuses crèches et autres groupes de la petite enfance au quatrième étage, voit alors ses agents aider à porter les bébés et les gros sacs de livres. A ce rythme, il ne serait pas étonnant qu'une partie du personnel se retrouve bientôt en arrêt de travail pour cause de lumbago ou de déplacement de vertébres. De plus, si le moindre accident se produisait, la responsabilité des agents pourrait même être engagée. Bref, ça ne peut plus durer.

 

 

                                  Hélène Berr, une bibliothèque labélisée CaddieParis

A la bibliothèque Picpus-Hélène Berr, les personnels et les usagers subissent le coup de la panne

 

Malheureusement, depuis novembre, l'ascenseur reste toujours en panne malgré les suppliques de l'administration et des responsables de l'établissement auprès de la société Thyssen en charge de la maintenance de l'appareil. Et l'on ne sait toujours pas quand il sera réparé car la situation a, semble-t-il, basculé dans une dimension que certains qualifieraient d'irréelle. En effet, un technicien est bien venu constater qu'il fallait changer une pièce mais il a ensuite malheureusement été victime d’un grave accident de voiture. Et depuis, plus rien ! La société Thyssen ne sachant pas où en est la commande des pièces nécéssaires à cette réparation. Une commande devenue introuvable parait-il. Surréaliste, n'est ce pas ?

Une situation que ne peut plus supporter un personnel fatigué et excédé qui doit quotidiennement manutentionner des piles de livres sur six étages, porter des nourrissons, subir le mécontentement légitime des utilisateurs qui sont de plus en plus nombreux à déclarer ne plus fréquenter l’établissement tant que la situation perdurera. Ironie de l'histoire, le projet d’établissement de la bibliothèque Hélène Berr est centré..... sur la qualité de l’accueil. Il a même été labellisé QualiParis dont l'une des obligations premières est... de rendre les locaux accessibles (voir ici) ! Une information que l'on transmet sans attendre à l'adjoint à la Culture de la Ville de Paris, Bruno Julliard et la maire du XIIème arrondissement, Catherine  Baratti-Elbaz.

 

              Bruno Julliard et la maire du XIIème devisent de l'état de la bibliothèque Hélène Berr

A la bibliothèque Picpus-Hélène Berr, les personnels et les usagers subissent le coup de la panne

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 12:54
Pour une année 2016 pleine de joie et de bonheur

            logo_us.gif des Affaires Culturelles vous présente ses meilleurs voeux

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 09:28
Bibliothèque Château d’Eau : les syndicats font des propositions à Bruno Julliard

Ils ont d’ailleurs présenté un avis au Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris

La mairie de Paris a mis à l’ordre du jour du Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelle - une instance présidée par le premier adjoint en charge de la Culture, Bruno Julliard - la fermeture de la bibliothèque Château d’Eau, située à l’intérieur même de la mairie du Xe arrondissement (voir ici). Toutefois, les arguments avancés pour justifier la fermeture de cet équipement culturel de proximité ont du mal à convaincre. A tout le moins.

C’est pourquoi les représentants des personnels - CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA -  qui siègent à ce Comité Technique ont soumi au vote un avis demandant le maintien de la bibliothèque. Il faut dire que les arguments ne manquent pas.

Ainsi dans les considérants en introduction de cet avis, les syndicats affirment que « la fermeture de la bibliothèque Château d’Eau ne peut se justifier que si l’établissement ne répond plus à un besoin et une offre de service public utile ». Or, il est très loin d’en être ainsi… Bien au contraire même ! En effet, l’établissement, très apprécié par ses usagers, bénéficie toujours d’une fréquentation importante et d’un nombre d'emprunt de livres égal à 75% de ceux qui étaient prêtés avant l’ouverture de la nouvelle médiathèque Françoise Sagan dans le même arrondissement.

D’ailleurs, la construction de ce dernier équipement n’a même jamais été conditionnée à la fermeture de Château d’Eau par ses concepteurs d’origine ! Mais comme la mairie cherche à récupérer des sous coûte que coûte (elle supprime encore de nombreux postes dans son budget 2016), elle tente de justifier son forfait par une baisse drastique de la fréquentation.

Pour cela la municipalité ne manque de souffle puisque la période choisie par l’administration (quelques mois à peine…) pour évaluer la situation en termes de prêts comprenait la période des grandes vacances ! Une évaluation ni pertinente ni honnête... Sauf si la décision de fermer était déjà prise !

 

     Maintien de la bibliothèque Chateau d'Eau : Bruno Julliard pourra-t-il verrouiller le débat ?

Bibliothèque Château d’Eau : les syndicats font des propositions à Bruno Julliard

                                                    - Non, car je ne suis que cadenas d'amour ....

En tout cas chez les professionnels de la lecture publique, l’expérience leur a appris que toute nouvelle ouverture entraîne une baisse des prêts dans les établissements situés à proximité. Mais il arrive aussi que ces prêts recommencent à monter au bout de quelques mois comme ce fût le cas à la bibliothèque Vaugirard (XVe). Une bibliothèque que la mairie voulait également fermer suite à l’ouverture de la grande médiathèque Marguerite Yourcenar en 2008.

Surtout, on ne peut pas dire que la mairie ait voulu donner une chance à la bibliothèque Château d’Eau. Elle aurait ainsi pu faire preuve de créativité sur les horaires et les jours d’ouverture en proposant par exemple d’ouvrir le lundi puisqu’elle est située à l’intérieur d’une mairie ouverte ce jour là. Cela aurait notamment permis à la Ville de Paris de pouvoir se vanter d’avoir un réseau ouvert…sept jour sur sept !!!

Mais le pire c’est que la fermeture de Château d’Eau aura pour conséquence de priver de nombreux usagers de bibliothèque. En effet, nombre d’entre eux n’iront pas à la nouvelle médiathèque Françoise Sagan ni ailleurs pour de multiples raisons (proximité, spécificité du lieu ou des collections, salariés travaillant dans le quartier mais habitant en banlieue…). Pour exemple : la bibliothèque Marguerite Duras (XXe) n’aurait récupéré que la moitié des usagers de l’ancienne bibliothèque St-Blaise qu’elle a remplacée. Une déperdition significative, non ?

Enfin, last but not least, la bibliothèque Château d’Eau abrite un fonds, unique en son genre, de livres spécialisés sur la photographie sous toutes ses formes. Un fonds qui devrait partir à la poubelle en cas de fermeture puisque l’administration n’a même pas trouvé un lieu pour le relocaliser. Il est vrai qu’il n’existe nulle part où aller dans les autres bibliothèques du réseau parisien. Sur la base de tous ces éléments, rien pour les syndicats ne peut permettre de justifier la décision de fermer cette bibliothèque.

C’est pourquoi, dans un souci de préserver et même de développer la lecture publique, les membres du Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris ont proposé pour avis « le maintien de la bibliothèque Château d’Eau tant que n’est pas donnée la preuve de son manque de rayonnement et la fuite du public et l’expérimentation de l’ouverture du lundi sur une période d’un an avant d’en faire le bilan en termes de fréquentation et de prêts ».

A également été présenté au vote de ce Comité Technique « le maintien du fonds de livres sur la photo et la poursuite des rencontres photographiques dans le Xe arrondissement autour de la bibliothèque et de la mairie et une réflexion suivie pour améliorer les synergies et l’offre à tous les publics ». Qui a dit que les syndicats ne faisaient jamais de propositions ?

 

        L'ancien syndicaliste étudiant sera-t-il sensible aux propositions des partenaires sociaux ?

Bibliothèque Château d’Eau : les syndicats font des propositions à Bruno Julliard

                              - Faut reconnaitre que les arguments sont plutôt bien amenés

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 16:40
Culture : Quand des élus parisiens sont flashés en plein excès de démagogie et de populisme

Mais à force de ramer, Bruno Julliard et Rémi Féraud vont bientôt devoir attaquer la falaise.

Quand des hommes politiques disent ce que veulent entendre leur auditoire, on appelle cela de la démagogie, voire du populisme. C'est dans cette discipline, certes prisée par de nombreux élus, que ce sont illustrés dernièrement Bruno Julliard, premier adjoint en charge de la culture à la Ville de Paris et Rémi féraud, maire du Xème arrondissement. Deux figures éminentes du socialisme municipal dans la capitale.

Mais qu'est ce qui a bien pu pousser nos deux personnalités parisiennes à se prendre les pieds dans le tapis ? Tout simplement leur justification, sans vergogne, à vouloir fermer une bibliothèque simplement pour faire de (petites) économies alors que celle-ci fonctionne encore très bien en terme de fréquentation. On parle ici de la bibliothèque Château d'Eau, nichée au cœur de la mairie du Xème arrondissement. Pourtant, Rémi Féraud puis Bruno Julliard ont juré, la main sur le cœur, leur amour des bibliothèques en général et leur attachement à Château d'Eau en particulier.

Ainsi, le maire du Xe n'a pas hésité à clamer : « Je suis très attaché à l’existence de la bibliothèque Château d’Eau au sein de la mairie et ne souhaite pas récupérer ses locaux ». Bon, il est vrai que c'était face à des représentants syndicaux et juste avant les dernières élections municipales. Démagogie quand tu nous tient.

Toutefois, le premier prix de cynisme a été décroché, haut la main, par Bruno Jullliard. Alors que ses services annonçaient officiellement aux représentants des personnels la fermeture de la bibliothèque Château d'Eau, l'adjoint à la culture d'Anne Hidalgo clamait.... son amour des bibliothèques !

C'était il y a dix jours à peine. Un discours, là aussi, adapté à son auditoire puisque prononcé à l'occasion de la remise du prix Livres-Hebdo des bibliothèques. « Aujourd'hui, les bibliothèques en France sont tellement intégrées qu'elles sont considérées comme une évidence. Mais plus que jamais, nous devons les préserver et les renforcer ». Du lourd.

Plus fort, il n'hésitait pas alors à relier le tout aux attentats du 13 novembre ! « C'est, en ces jours dramatiques, un défi collectif que le pari de la lecture et des livres ». Qu'est ce que l'on ne ferait pas pour simplement flatter son public.

On aurait pu en rester là, mais Bruno Julliard, probablement grisé par l’événement, a aussi lâché sans prévenir : « Je souhaite longue vie à toutes les bibliothèques parisiennes et françaises ». Et là on peut dire qu'il a été flashé en plein excès de démagogie et de populisme. Pour en sortir il va devoir ramer. Mais à force de ramer il va bientôt attaquer la falaise.

 

 

         Démagogie et populisme en politique : actuellement à l'affiche à l'Hôtel de Ville de Paris

Culture : Quand des élus parisiens sont flashés en plein excès de démagogie et de populisme

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 12:25
Fermeture de bibliothèques : Avec Rémi Féraud et Bruno Julliard la parole politique tombe à l’eau

                                             …Et même dans le château d’Eau !

La Ville de Paris veut fermer une bibliothèque, celle de Château d’Eau, située dans la mairie du Xe arrondissement. Évidemment, personne n’a été consulté pour fermer cet équipement culturel de proximité. Ni les usagers, ni les membres des Conseils de Quartier du Xe, pas plus que les élus du Conseil d’arrondissement. Il paraît qu’il y a dans le Xe un adjoint chargé de la démocratie locale. On ne rit pas….

Une fermeture qui lorsque elle a été dévoilée au grand jour par les syndicats a embarrassé nos élus progressistes, lesquels pour justifier l’injustifiable n’ont pas hésité à affirmer n’importe quoi. Et sans vergogne. « Il a toujours été envisagé que l’ouverture de la médiathèque Françoise Sagan s’accompagnerait de la fermeture de Château d’Eau », a ainsi osé déclarer au Parisien, le maire du Xe Rémi Féraud (lire ici).

Problème, rien n’est plus faux. En effet, Il n’a jamais été question, lorsque le projet de nouvelle médiathèque été mis sur les rails, que cela « s’accompagne de la fermeture de Château d’Eau ». Mais alors, jamais! Pour preuve, les déclarations…. du même Rémi Féraud en 2012 alors que le projet de Françoise Sagan était déjà bien avancé. « Je suis très attaché à l’existence de la bibliothèque Château d’Eau au sein de la mairie et ne souhaite pas récupérer ses locaux ». Un véritable grand écart à 180 degrés. Certes, c’est nouveau comme figure de style mais Rémi Ferraud viens de la réaliser avec brio.

 

               Parole politique : Rémi Féraud viens d'inventer une nouvelle figure de style

Fermeture de bibliothèques : Avec Rémi Féraud et Bruno Julliard la parole politique tombe à l’eau

                                        - Le grand écart à 180 dégrés, c'est maintenant

Par ailleurs, à une question écrite du groupe Europe Écologie-Les Verts (EELV) sur l’avenir de cette même bibliothèque, à l’occasion du Conseil de Paris du mois de juin dernier, le premier adjoint à la maire, en charge de la culture, monsieur Bruno Julliard n’a jamais annoncé, ni même évoqué cette fermeture. Donc, là encore, personne de véritablement honnête ne peux soutenir qu’« il a toujours été envisagé que l’ouverture de la médiathèque Françoise Sagan s’accompagnerait de la fermeture de Château d’Eau ». Une bibliothèque qui, rappelons-le, abrite un fonds unique en son genre, de 3 000 livres sur la photographie. Certains très rares et tous disponibles pour le prêt. Sa disparition serait une véritable perte.

C’est peut être pour rester un homme de gauche que Rémi Féraud, toujours dans le Parisien souhaite « que le fonds photo  reste dans le réseau des bibliothèques de la Ville » ? Malheureusement pour notre élu, cette incantation semble relever de la simple posture politicienne (une de plus ?) car de son côté la Direction des Affaires Culturelles sait pertinemment qu’aucune bibliothèque du réseau parisien n’est en mesure d’accueillir ce fonds.

On laissera le mot de la fin à Bruno Julliard, lequel n’a pas hésité à s’exposer politiquement le 3 décembre lors de la remise du prix Livres-Hebdo des bibliothèques. « Aujourd'hui, les bibliothèques en France sont tellement intégrées qu'elles sont considérées comme une évidence. Mais plus que jamais, nous devons les préserver et les renforcer. C'est, en ces jours dramatiques, un défi collectif que le pari de la lecture et des livres ». Et l’adjoint à la culture d’Anne Hidalgo, probablement grisé par l’événement, de lâcher sans prévenir : « Je souhaite longue vie à toutes les bibliothèques parisiennes et françaises ». Il a visiblement changé d’avis en décidant de fermer sans préavis la bibliothèque Château d’Eau.

Une bibliothèque qui attire pourtant encore un nombreux public (voir ici) et qui pourrait même en calant ses jours et horaires d’ouvertures sur la mairie du Xe, offrir une véritable complémentarité à l'offre de lecture publique à Paris (lire ici). Hélas, tous ces arguments laissent de marbre la Ville de Paris qui ne s'intérèsse plus qu'à des concepts aussi fumeux de bibliothèques métropolitaines ou remixées. Le plus triste dans tout ça, c’est qu’avec cet épisode de fermeture à marche forcée d’une bibliothèque, on ne peut que constater que la parole politique de Rémi Féraud et Bruno Julliard est tombée à l’eau. Et même dans le château d’Eau.

 

                              La mairie de Paris à la recherche de sa parole politique perdue

Fermeture de bibliothèques : Avec Rémi Féraud et Bruno Julliard la parole politique tombe à l’eau

                                                - Mince, je crois qu'elle vient d'exploser en plein vol

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Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques
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