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  • : Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
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  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 12:15
 A Paris, certaines bibliothèques expérimentent encore (et encore) la mesure du temps

Une expérience Chronogestor qui génère parfois des scènes cocasses auprès des usagers

Peu de bibliothécaires le savent, mais dans le réseau parisien quelques établissements (Trocadéro, Vandamme, Amélie, Valeyre …)  expérimentent Chronogestor,  ce logiciel de gestion du temps de travail (en fait une pointeuse). Une expérience qui dure maintenant pour certaines d’entre elles depuis dix ans ! Un fiasco d’ailleurs. A tel point que la Direction des Affaires Culturelles est même incapable d’en délivrer le moindre bilan.

Il faut dire que Chronogestor, à l’origine destiné aux personnels administratifs de la Ville de Paris dans le cadre de l’accord sur l'aménagement du temps de travail, n’est absolument pas compatible avec le fonctionnement des bibliothèques municipales parisiennes pour une raison simple : les personnels sont en horaire fixe toute l’année alors que Chronogestor n’a d’utilité que pour les agents en horaire variable et qui peuvent moduler leur heures d’arrivée ou de départ de leur travail.

Ce qui fait dans que dans ces bibliothèques l’outil Chronogestor tourne au casse tête et au stress permanent pour les agents. D’abord  le calcul est fait sur une journée type Ville de Paris soit 7h48 alors que celle d’un ou d’une bibliothécaire est bien plus longue, généralement de 8h30, plusieurs fois par semaine. Et oui, sinon il n’y aurait plus personne pour mettre en place la bibliothèque le matin ou fermer les établissements le soir. D’où un résultat absurde dans la machine qui ne correspond à rien de connu pour les spécialistes de temps travail dans les établissements de lecture publique.

En plus ce système est d’un compliqué qui génère parfois des scènes cocasses : Ainsi nos infortunés collègues doivent parfois penser à badger… pendant leurs plages de service public ! Et les usagers surpris de les voir filer vers la sortie en pleine opération d’enregistrement de leurs documents ! Ça ne s’invente pas.

Mais si nos bibliothécaires, toujours en pleine phase d’expérimentation, se précipitent vers notre pointeuse electronique, c’est qu’il leur faut impérativement prendre leur quarante cinq minutes de pause déjeuner, plus le temps de trajet imparti. En effet à la ville (et avec Chronogestor) le temps de trajet équivaut à du temps de travail. Or les aléas du service public ne permettent pas toujours aux agents de prendre la totalité de leur pose méridienne qui doit, de plus, être prise impérativement entre 11h30 et 15h30. Il faut donc pointer et repointer...

 A Paris, certaines bibliothèques expérimentent encore (et encore) la mesure du temps

       Avec Chronogestor, les bibliothécaires parisiens explorent le temps entre 11h30 et 15h30

C’est qu’en cas d’oubli tout est décalé. L’horaire d’arrivée devient l’horaire de départ et vice versa. Un bug qui impose au responsable de l’établissement un contrôle journalier. Il paraitrait qu’il y aurait encore une bibliothèque qui aurait fait acte de candidature pour elle aussi tenter l’expérience. Une idée sortie sûrement tout droit d’un cerveau pervers.

En plus cette expérimentation hors de prix, près de deux mille euros par appareil (gasp !), est en train d’avoir un effet que la mairie de Paris n’avait pas prévu.  Les bibliothécaires peuvent en effet avec ce système de Chronogestor….. générer des jours de récupération supplémentaires !  Une possibilité qui s’avère impossible pour les autres collègues du réseau.

Il est vrai que cet avantage soudain va à l’encontre de la délibération sur le temps de travail votée en 2002 par le Conseil de Paris. Les élus pleins de sagesse avaient en effet compris que si les personnels arrivaient plus tôt ou plus tard, sans justification en termes de service public, pour fabriquer des jours de RTT supplémentaires, la plupart des établissements devrait mettre la clef sous la porte, vu la faiblesse des effectifs. Mais peut être est-ce l’objectif de la municipalité parisienne…

Mais si l'installation de Chronogestor, n'a pour but que de n'être qu'une vulgaire pointeuse pour contrôler les horaires de travail des uns et des autres, inutile dans ce cas d'installer cette très coûteuse machine car c'est justement le rôle des chefs d'établissements. Et celà se passe en général très bien. Bref, il est temps que l’administration mette fin à cette expérience sans fin mais néanmoins insupportable pour les bibliothécaires qui la subissent au quotidien. La CGT mettra d’ailleurs ce sujet à l’ordre du jour du prochain Comité Technique des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.

 

                Le Bureau des Biliothèques en train de présenter son bilan de Chronogestor

 A Paris, certaines bibliothèques expérimentent encore (et encore) la mesure du temps

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 10:08
Les conservatoires municipaux parisiens au bord de l’implosion

Depuis 2005, la situation se dégrade pour les personnels administratifs et techniques des conservatoires

En 2005, ils étaient cent vingt cinq…Qui ils ? Les personnels administratifs et techniques des conservatoires municipaux d’arrondissement. Soit les chargés de l’accueil, de la mise en place des salles de cours, de concerts et spectacles divers (n'en jetez plus) mais aussi ceux en charge de la scolarité, de la diffusion culturelle, des commandes, des ressources humaines (n'en jetez plus). Et n'oublions pas non plus les régisseurs, ces champions de la polyvalence, qui doivent aussi veiller au respect du plan Vigipirate (n'en jetez vraiment plus).

Quand les conservatoires ont été repris, il y a dix ans, en gestion directe par la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, Christophe Girard, l'adjoint au maire en charge de la culture à l'époque, avait alors pour objectif d’accueillir trois mille élèves de plus dans les conservatoires parisiens. Et pourtant, pendant ce temps là, les personnels administratifs et techniques ont vu leurs effectifs fondre de dix-sept postes budgétaires. Ils n’étaient donc plus que cent huit pour relever ce nouveau défi. Et évidemment la mairie de Paris ne s'est pas donnée les moyens de ses ambitions et n’a crée aucun poste supplémentaire pour absorber ces milliers de nouveaux inscrits.

Et puis est arrivée en 2013 la mise en place de l’Aménagement des Rythmes Éducatifs. Pour mener à bien cette nouvelle réforme gouvernementale imposée aux collectivités locales, la mairie n’a eu d’autre choix que de mettre (un peu) la main à la poche et fut alors contrainte de créer de nouveaux dix-sept postes dans les conservatoires. On en était alors revenu aux effectifs…. de 2005 ! Mais avec toujours d’avantage d’élèves et, de fait, d’avantage de dossiers …

C’est alors que pour la nouvelle mandature, Bruno Julliard, premier adjoint en charge de la culture à la mairie de Paris  a décidé de lancer son grand chantier : « ouvrir les conservatoires municipaux parisiens au plus grand nombre avec, à la clef, l’objectif (ambitieux) de plus de mixité sociale ». La CGT ne peut qu’applaudir…

Les conservatoires municipaux parisiens au bord de l’implosion

Si ce n’est que, pour mener à bien ce projet, il faut nécessairement renforcer les équipes techniques et administratives. Un objectif bien loin d’être atteint, si l’on en croit les chiffres, qui ne sont d’ailleurs pas très précis.

Et notre syndicat de poser les questions à Bruno Julliard et à son administration : Combien d’élèves sont actuellement inscrits dans les conservatoires municipaux de la Capitale ? Combien d’élèves fréquentent nos établissements dans le cadre de la réforme des rythmes éducatifs (ARE) ? Enfin combien de jeunes sont accueillis dans nos structures dans le cadre de partenariat avec des associations ou des centres d’animation pour la jeunesse ?

Ces questions doivent nécessairement obtenir des réponses si la municipalité veut accueillir les petits parisiens dans les meilleures conditions qui soient. Ce qui est loin d’être le cas pour le moment.

On peut même dire que les conditions sont mauvaises. Certains craquent et se plaignent désormais de la dégradation continue de leurs conditions de travail pour des questions d’effectifs, bien sûr, mais aussi pour des questions matérielles : espaces mal chauffés, avec problèmes acoustiques récurrents, des problèmes d’isolation et des inondations à gogo. Dans la plupart des conservatoires sous dimensionnés, il n'y a pas de salle des professeurs, ni de lieu de repos notamment pour les personnels d’accueil – pas de lieu de restauration pour les élèves qui déjeunent dans les salles de cours ou hall d’accueil. Les prestations de ménage sont insuffisantes pour le nombre exponentiel d’élèves.

Quant au logiciel d’inscription et de scolarité, le bien mal nommé Arpège, il est notoirement sous dimensionné et inintéressant…

Bref, dans ces conditions, on peut affirmer que Bruno Julliard se trouve face à un véritable défi et s’il n’apporte pas de réponses aux demandes des personnels alors les conservatoires municipaux parisiens vont bientôt très vite imploser...

Les conservatoires municipaux parisiens au bord de l’implosion

                       Conservatoires parisiens : Depuis 2005, la situation se dégrade vraiment

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 09:02
Paris Musées, désormais riche comme crésus, doit reverser un peu de ses profits à ses agents

C'est très simple, seulement 10% du contrat passé avec Airbnb suffiraient largement à doubler la « prime de fin d'année » des agents de surveillance, de leur encadrement et des personnels administratifs

C'est une annonce qui a éberlué tous les personnels travaillant dans les musées municipaux parisiens : l'établissement public Paris Musées a empoché 350 000 euros de la part de la société Airbnb pour louer, pour une nuit, le site des catacombes (lire ici). Avec une telle somme tombée dans ses poches, Paris-Musées peut facilement augmenter les primes de fin d'année pour tous ses agents..Dans certains milieux, on appelle ça la participation aux bénéfices...

On nous répondra que « ça n'est pas le même budget », certes, mais les agents payés huit euros de l'heure auront un peu de mal à saisir la nuance, eux qui contribuent largement au succès de l'opération, comme d'ailleurs tous les personnels qui dans la surveillance ou au niveau administratif permettent toute l'année le bon fonctionnement des musées municipaux de la capitale.

L'année dernière, devant les demandes insistantes de La CGT, la directrice de l'établissement public a, partiellement, mis fin au copinage qui gangrenait la répartition de cette primette de fin d'année en exigeant un minimum de 150 euros par agent. La CGT l'en remercie. Toutefois, le montant maximum alloué à certains reste toujours mystérieux..

Mais puisque Paris-Musées s'apparente désormais à une entreprise privée en recourant toute l'année à des marques pour faire fructifier ses espaces, pourquoi ne pas consacrer 10% de cette somme aux agents. Cet intéressement aux bénéfices ravirait chacun d'entre nous...et il resterait encore 90 % dans les caisses de l'établissement public.

C'est très simple, 10% du contrat passé avec Airbnb, cette société spécialisée dans l'optimisation fiscale, ça fait 35 000 euros et cela suffirait largement à permettre de doubler la « prime de fin d'année » des agents de surveillance, de leur encadrement et du personnel administratif de catégorie C ou B. Alors ?... la CGT persiste et signe : 300 euros, c'est possible maintenant !

Paris Musées, désormais riche comme crésus, doit reverser un peu de ses profits à ses agents
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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 14:29
La Ville de Paris fait appel à un transporteur privé pour déplacer un ordinateur…. sur 60 mètres !

Pas loin de plusieurs centaines d'euros, aller et retour, pour se rendre de la Bibliothèque Historique à la rue des Francs-Bourgeois

Il parait que la Ville de Paris cherche à faire des économies. La Direction des Affaires Culturelles n’est d’ailleurs pas en reste puisque pour cause de restriction budgétaire nos établissements culturels (ateliers beaux-arts, bibliothèques ou conservatoires) voient leurs moyens de fonctionnement diminuer années après années. Des restrictions qui visiblement ne concernent pas tout le monde.

C'est ce qu'ont pu constater les personnels de la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (BHVP) dès qu'un des ordinateurs de l'établissement tombe en panne. Dans ce cas, un bibliothécaire fait une demande d’intervention auprès du Service Organisation et Informatique (SOI) de la Direction des Affaires Culturelles (DAC). Mais depuis plusieurs mois, peut être pour des problèmes d’effectifs, au lieu de se déplacer eux-mêmes ou d’envoyer le service des transports pour venir récupérer le matériel défectueux, le SOI fait appel... à un transporteur privé !

Problème, la distance entre la Bibliothèque Historique et le service informatique n'est que... de soixante mètres (à peine), soit la distance entre le 24, rue Pavée, adresse de la BHVP et le 29 ter, rue des Francs Bourgeois où logent les agents du SOI. Mais peut être que le matériel defectueux de la BHVP est impossible à transporter autrement que par un professionnel de la livraison? Ben, en fait pas vraiment car ce n’est à chaque fois qu’une simple unité centrale, 30 x 30 x 10 cm, d’une dizaine de kilos, sans écran, sans rien.

Toutefois, pour transporter cette petite unité centrale sur soixante mètres, ce n’est pas donné. Montant de la douloureuse : 52 euros (hors taxes !) pour chaque trajet aller et retour. Et comme  cette petite opération se renouvelle régulièrement, c’est désormais pas loin de plusieurs centaines d’euros de facture que doit régler la DAC comme le prouvent les bons de livraisons délivrés à la bibliothèque historique.

On ignore toutefois si ce transporteur privé est venu en voiture. Dans ce cas, il est  vrai, la distance est plus longue. La rue des Francs-Bourgeois étant à sens unique, le livreur, en sortant de la rue Pavée, doit en effet impérativement prendre la rue de Rivoli pour ensuite… revenir dans le Marais. Enfin, après nombre de détours et circonvolutions pour cause de sens unique, l’unité centrale arrive à bon port...Si la rue des Francs-Bourgeois n’est pas embouteillée ! Ce qui est rare, avouons le....

Bref, en pleine COP 21 et de restriction budgétaire, la Ville de Paris réalise un double exploit : polluer plus la capitale malgré ses prétentions de favoriser les mobilités non polluantes et les alternatives à la voiture individuelle (lire ici) et gaspiller l’argent public, des sommes modestes certes, mais quand même. Reste à savoir si dans les prochaines semaines, elle va réitérer cette performance.

 

                                Climat : la mairie avait pourtant fait des effets d'annonce

La Ville de Paris fait appel à un transporteur privé pour déplacer un ordinateur…. sur 60 mètres !

    - Objection, on ne s'est jamais engagé pour le climat, cette image a été photoshopée !

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 09:09
Risques Psycho-Sociaux à la Direction des Affaires culturelles : n’hésitez pas à répondre au questionnaire

Son analyse devant aboutir à des préconisations pour améliorer les conditions de travail

Récemment, l'ensemble des agents de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) ont reçu par courrier électronique un questionnaire axé sur leur quotidien au travail et les facteurs de troubles psycho-sociaux (RPS) auxquels ils peuvent être confrontés dans le cadre professionnel.

C'est une étape importante dans la démarche que les membres du comité d’hygiène et sécurité mènent depuis plusieurs mois et la possibilité d'un véritable diagnostic sur les risques psycho-sociaux au sein de la direction, même si les organisations syndicales ont depuis longtemps une analyse solide du risque psychosocial construite sur les remontées de terrain.

Ce n'est pas un énième audit qui est présenté mais bien une sollicitation de l'ensemble du personnel devant aboutir à des préconisations sérieuses à mettre en œuvre rapidement pour améliorer les conditions de travail dans notre direction (ateliers beaux arts, archives, bibliothèques, conservatoires et services centraux)

Même si notre syndicat regrette que le groupe de travail du CHSCT n'a pas été sollicité sur le choix de la société en charge de l'enquête, il n'en reste pas moins que le respect de l'anonymat, la qualité du questionnaire de l'INRS (institut national de recherche et de sécurité) utilisé par nombre de collectivités et sociétés privées, le travail conjoint de l'administration et des représentants du personnel au sein du groupe de réflexion RPS suffisent à appeler chacun d'entre nous à répondre à ce questionnaire.

On peut estimer que l'administration se protège de sa responsabilité en questionnant sur la souffrance au travail qu'elle met elle même en place et qu’elle joue au pompier qui souhaite éteindre le feu qu'il a lui même allumé. Cette question s'est posée à la CGT comme aux autres organisations syndicales. Notre réponse est de rester acteur de la démarche, continuer à être force de proposition et dénoncer les dérives qui pourraient voir le jour. Ce questionnaire n'est pas le seul élément d'analyse et nous proposerons sous peu dans le cadre du CHSCT de la DAC, des indicateurs qui nous semblent important pour suivre l'évolution du risque psychosocial et nous veillerons à sa prise en compte dans les documents uniques d’établissement

Pour toute question concernant la santé, sécurité et les conditions de travail, n'hésitez pas à contacter : agnes.dutrevis@paris.f

Risques Psycho-Sociaux à la Direction des Affaires culturelles : n’hésitez pas à répondre au questionnaire

Photos : Storm Thogerson (Hipgnosis)

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 16:20
Fermeture du musée Carnavalet : Où iront les personnels ?

La CGT exige équité et transparence sur l'affectation des agents durant les longs mois de travaux

Le musée Carnavalet va bientôt fermer ses portes au public pendant plusieurs années pour cause de travaux. L'organisation de ce gigantesque chantier n'est pas sans poser de question du côté des personnels.

Tout d'abord rappelons que l’équité de traitement est une donnée fondamentale de la gestion des agents du service public. La CGT ne doute pas que l’affectation de l’ensemble des collègues durant la fermeture du musée se fera dans la plus grande transparence… Toutefois, si ce n’était pas le cas, nous appellerions le personnel à faire connaître son mécontentement par les moyens que le droit syndical met à sa disposition.

Que propose la CGT ? Que soit pris en compte prioritairement le choix des agents, que ce choix soit en lien avec la distance domicile/ travail, des raisons de santé ou des obligations familiales...

Que l’avis des secrétaires généraux ou chefs d’établissement soit communiqué clairement et par écrit aux intéressés et que les agents puissent faire valoir un contre argumentaire si nécessaire.

Que cessent les pratiques du recommander ou déconseiller tel ou tel agent de façon officieuse mais qui finissent toujours par être connues (évidemment la directrice de Paris-Musées, madame Delphine Lévy va jurer la main sur le cœur que ces pratiques n’existent pas, mais la CGT a des preuves).

Que les agents particulièrement attachés à Carnavalet aient l’engagement d’y être ré-affectés après les travaux.

Que les agents soient informés dès aujourd’hui des décisions de la DRH quant au sort du PC de sécurité

La DRH et le Bureau de Prévention des Risques Professionnels nous ont assuré de leur détermination à lutter contre toutes les formes de discrimination et réaffirmé l’attention qu’ils portaient aux risques psycho-sociaux. Notre syndicat saura rappeler avec force cet engagement dès la prochaine réunion avec Paris Musées, que ce point soit ou non à l’ordre du jour, reprenant ainsi cette directive européenne que chaque employeur se doit se respecter : adapter le travail à l'homme et non l'homme au travail.

Fermeture du musée Carnavalet : Où iront les personnels ?

                  Musée Carnavalet : N'ayons pas l'esprit d'escalier mais exigeons la tranparence

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 16:57
Paris-Musée : Pourquoi la CGT dit au revoir à l’intersyndicale 

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               Parce que certains ont décidé en loucedé de faire cavaliers seuls

Depuis plusieurs mois, à la demande des agents, une intersyndicale (CFDT, CGT, FO, Supap et UNSA) s’était mise en place pour fédérer les revendications des personnels et s’opposer à la politique méprisante de Paris Musées.

Dans ce cadre, la CGT avait toute sa place, mais malheureusement nous venons d'apprendre avec surprise que FO et l'UNSA ont décidé en loucedé de diffuser un tract dans le dos des trois autres organisations qui composent l'intesyndicale pour tirer la couverture à elles en reprenant à leur compte les thèmes de la plateforme commune (notamment le privatisation de certains services de veilleurs de nuit). Un procédé, on ne peut plus déloyal, niant par ailleurs le travail accompli notamment par la CGT.

En effet, les thématiques abordées dans ce tract sauvage reprennent ni plus, ni moins.... que les propositions faites publiquement par notre syndicat depuis plusieurs années (prime dominicale, ticket-restaurant.....lire ici notre rubrique musée) ! Bref, face à cette initiative malhonnête qui préfère sacrifier les intérêts collectifs des agents des musées municipaux parisiens au profit d'intérêts particuliers de deux organisations, la CGT préfère se retirer de cette intersyndicale qui n'a désormais plus de sens. Et nous sommes bien les premiers à le regretter.

Mais bon, notre syndicat, qui déplore vraiment l'attitude de nos collègues de Force Ouvrière et de l'UNSA, fera ce qu'il a toujours fait au sein de Paris-Musées : continuer de défendre les personnels sur le terrain et dans les instances représentatives, avec le sérieux et la détermination que tous lui reconnaissent.

 

                      Paris-Musées : FOUNSA décident en loucedé de faire cavaliers seuls

Paris-Musée : Pourquoi la CGT dit au revoir à l’intersyndicale 

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 18:23
Bruno Julliard censure les bibliothécaires parisiens qui osent relayer sur twitter les critiques sur le prêt numérique

                  Ils ne font pourtant que diffuser un communiqué de l'ABF

La mise en place de la bibliothèque numérique à la ville de Paris semble rendre fous ses zélateurs. Pourtant ce dispositif, on ne peut plus contesté, méritait bien un débat public. C'en était encore trop pour la mairie de Paris qui a sommé les bibliothécaires de la capitale de retirer in petto leurs tweet trop critiques même quand il s’agissait de faire connaître le communiqué d'une institution aussi sérieuse que l'association des bibliothécaires de France (ABF)

Ainsi plusieurs collègues ont relayé sur les comptes Twitter officiels de leur bibliothèque ce fameux communiqué. Un texte très mesuré mais qui a la mauvaise idée d'analyser les lacunes du système de Prêt Numérique en Bibliothèque (PNB) et les coûts astronomiques générés pour les collectivités qui utilisent ce dispositif (lire ici). Pas cool pour la mairie de Paris qui par le biais de son bureau des bibliothèques (BBL) et le Cabinet de Bruno Julliard a appelé les établissements concernés à retirer leurs tweets...

« Nous avons été sommés de retirer ces tweets qui ne représentent à nos yeux qu'un droit à l'information pensons-nous; le droit à l'information, c'est aussi le droit à l'information contradictoire pour que chacun, chacune se fasse une idée » affirment choqués de nombreux bibliothécaires parisiens qui croient encore à la diffusion des savoirs. Alors comme ça, Bruno Julliard se met à jouer les censeurs comme un vulgaire Patrick Balkany ? A moins que cette censure ne soit qu'une initiative d'une administration trop zélée ? A notre avis la mairie de Paris et son premier adjoint en charge de la cultue ne devraient pas tarder à diffuser un communiqué pour s'expliquer sur cette triste histoire.

 

                                               Censure : la mairie de Paris manie le ciseau

Bruno Julliard censure les bibliothécaires parisiens qui osent relayer sur twitter les critiques sur le prêt numérique
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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 08:48
A Paris, la bibliothèque numérique sera très vite inutile faute de livres à télécharger

Le collectif SavoirCom1 met la ville de Paris face à ses contradictions en lançant une grande campagne sur Twitter avec le hashtag la #chasseauxjetons

C’est aujourd’hui que la Ville de Paris sort sa bibliothèque de prêt numérique et elle pourrait vite se retrouver en rupture de stock. La faute à une initiative lancée par SavoirCom1, collectif d'universitaires, des bibliothécaires et de juristes en droit d’auteur. La méthode est des plus simplissime :  télécharger jusqu'à épuisement des stocks tout les fichiers disponibles. Comme nous l'avions décrit « Au bout de trente emprunts votre document s'autodétruira......... » si bien que le 31ème emprunteur n'aura plus rien (lire ici). Formidable, n'est ce pas dans une ville qui se veut métropole mondiale.

C'est pourquoi SavoirCom1 histoire de dénoncer ce système absurde et mettre la ville de Paris face à ses contradictions vient de lancer ce matin une grande campagne sur Twitter avec le hashtag la #chasseauxjetons. « N’hésitez pas à l’utiliser et à la tester, elle va probablement être rapidement inutilisable avec le merveilleux système de jetons que PNB propose. Comme les bibliothèques sont facturées au nombre d’emprunt de livres numériques et qu’elles ont des budgets limités, plus le public consulte les fichiers de PNB et moins la bibliothèque peut les proposer! Plus on fait notre métier de médiateurs sur ces contenus et moins on a de livres numériques à recommander, n’est-ce pas formidable ? Allez n’hésitez pas à télécharger des livres et le dire sur twitter, la #chasseauxjetons est lancée! » ont déclaré les membres du collectif dans un communiqué.

Pour SavoirCom1 le modèle de bibliothèque numérique proposé par la ville de Paris (et d'autres) est complètement inadapté au monde d'aujourd'hui. D’un simple point de vue économique, l’offre est même tout simplement inabordable pour les budgets publics comme l'avait montré, chiffres à l’appui, le collectif en fin d’année dernière (lire ici). Un argumentaire que le site du journal L’Express avait d'ailleurs relayé.

«Voici donc les éléments plus développés d’une critique constructive, c’est à dire avec des chiffres, des alternatives, des exemples étrangers et une volonté de mettre cette approche du livre numérique en perspective avec les communs de la connaissance » conclut le collectif SavoirCom1 (lire ici). On ne saurait dire mieux.

 

                          Des usagers parisiens tentent (en vain) de télécharger un livre numérique

A Paris, la bibliothèque numérique sera très vite inutile faute de livres à télécharger

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                                                                        - Nardin NUMOK !

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 08:15
A la mairie de Paris, le domaine public ne fait pas de vieux os

Aux catacombes, entre la ville de Paris et la société Airbnb c'est l’amour à mort

C'est une société internet de location d’appartement. Elle s'appelle Airbnb. Elle est en train de vider Paris de ses habitants en transformant petit à petit les appartements de la capitale en lieu de villégiature pour touristes fortunés. Souvent au mépris de la loi.

Un drame dans une ville qui manque cruellement de logement et a vu disparaître 20 000 biens sur le marché locatif selon les spécialistes. D'ailleurs la mairie de Paris avait un temps protesté contre cette transformation de Paris en « Ville-musée » et voulait multiplier les contrôle contre cette entreprise prédatrice (lire ici).

Mais ça c'était avant. Désormais Airbnb et la mairie de Paris filent le parfait amour. A tel point que même le domaine public ne fait plus de vieux os, car la municipalité, à l'imagination sans limite, a décidé de transformer les catacombes, la plus grande tombe de Paris..... en chambre d'hôtel pendant le week-end Halloween. Au programme, selon Airbnb : des « récits fascinants » sur les catacombes, une « expérience culinaire hors du commun » accompagnée d'un concert privé mais aussi, un « vrai lit » au milieu des crânes et des ossements. Brrrr...

« Profitez du lever du soleil en compagnie des morts, vous serez la seule personne vivante à vous réveiller dans les catacombes de Paris », conclut Airbnb qui promet des « cauchemars garantis ». Un énorme coup de pub pour le site de location d'appartement. Il faut dire qu'il y met le prix puisque il aurait acheté le droit d'organiser l'événement en versant à Paris-Musée, le gestionnaire des Catacombes, la somme de 350 000 euros, selon la Tribune de l'art.

A la mairie de Paris, le domaine public ne fait pas de vieux os

                              Au Catacompbes la mairie de Paris fournit aussi un vrai lit !

A cette occasion, les catacombes seront bien évidemment entièrement privatisées pendant une soirée, une nuit entière et une matinée. Une première dans ce lieu qui dépend du musée Carnavalet. La mairie de Paris aurait toutefois imposé quelques conditions à l’événement. « Nous avons réclamé à l'organisateur plusieurs garde-fous, dont un comportement correct de la part des participants » Une pudeur de violette inhabituelle

Et Paris-Musées de signaler que rien ne viendra altérer l'ossuaire, notamment « l'absence de bougies ». Pas de pot pour l'établissement public, les photos publicitaires diffusées par Airbnb et visibles dans notre article contiennent nos seulement des bougies mais on peut même parler des chandeliers. Paris-Musées est encore tombé sur un os !

Mais comment la mairie de Paris peut elle dévoyer à ce point le domaine public ? La réponse tient peut être au fait qu'Airbnb a choisi la capitale pour y tenir en novembre prochain son événement annuel « Airbnb Open ». Un raout qui devrait attirer plus de 6.000 participants, Pour fêter l’événement Bruno Julliard, premier adjoint en charge de la culture à la Maire de Paris, a reçu en avril à l’Hôtel de Ville, Brian Chesky, co-fondateur et PDG de la société (voir ici). A la mairie de Paris, l’alliance du socialisme municipal et des multinationales d'Internet a donc fait une première victime, les catacombes, en transformant l'ossuaire en vulgaire chambre d'hôtel ! Notre syndicat ne peut que dénoncer cette privatisation rampante (et avec deux oreillers) du patrimoine municipal.

 

                                      Le PDG d'Airbnb et Bruno Julliard à l'Hôtel de Ville

A la mairie de Paris, le domaine public ne fait pas de vieux os

                                   - Mon cher Bruno, je peux aussi avoir les grands salons ?

                                                     - Quand tu veux, mon cher Brian

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