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Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 13:30
Fermeture de bibliothèque à Paris : Bruno Julliard a-t-il été trahi par ses services ?

« Nous devons préserver et renforcer les bibliothèques. C'est, en ces jours dramatiques, un défi collectif que le pari de la lecture et des livres. Je souhaite longue vie à toutes les bibliothèques parisiennes » a ainsi affirmé l’adjoint à la Culture, visiblement pas informé de la fermeture de la bibliothèque Château d’Eau.

La Ville de Paris veut fermer une bibliothèque, celle de Château d’Eau, située dans la mairie du Xe arrondissement. Pour justifier cette fermeture d’un équipement culturel de proximité, la municipalité n’hésite pas à s’éloigner de la vérité. Et même à des haureurs stratosphériques, si l’on en croit le document soumis au Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles qui va (peut-être…) se tenir le 17 décembre. Une instance présidée par le premier adjoint, également en charge de la Culture, Bruno Julliard.

D’après les services de la mairie, la bibliothèque Château d’Eau doit fermer car « elle serait devenue inutile ». La ville s’appuie sur la récente ouverture dans le même arrondissement de la nouvelle médiathèque Françoise Sagan laquelle « a rencontré un vif succès » d’après la mairie. Encore heureux qu’un nouvel équipement, surtout de cette taille, rencontre son public !!! On espère même que c’était l’ambition de ceux qui ont lancé ce projet il y a des années. Un projet qui n’impliquait en aucun cas la fermeture de la bibliothèque Château d’Eau.

Oui, mais voilà, la ville cherche des sous. A tel point qu’elle coupe dans des services pourtant utiles aux Parisiens, quitte à avancer les arguments les plus fallacieux. Ainsi la mairie de Paris affirme sans vergogne que les usagers « auraient quitté en masse la bibliothèque Château d’Eau » depuis l’ouverture de François Sagan. Rien n’est plus faux ! Certes, une partie du public, rien de plus normal, fréquente désormais la nouvelle médiathèque, essentiellement parce qu’elle est plus proche de leur domicile. Mais il n’empêche que les usagers fréquentent toujours Château d’Eau et ils sont en nombre. Près de 75% d’entre eux osent encore mettre les pieds dans une des plus anciennes bibliothèques de la Capitale. Un véritable plébiscite !

Il faut dire que la bibliothèque Château d’Eau, comme ses consœurs du réseau, propose des collections variées, quelques 25 0000 documents, qui plaisent au public. Mais surtout, la bibliothèque abrite un fonds, unique en son genre, de 3 000 livres sur la photographie. Certains très rares et tous disponibles pour le prêt. Résultat : plus de quatre mille usagers uniques viennent emprunter régulièrement tout au long de l’année. Pas vraiment ce que l’on appelle un établissement déserté. Et on ne parle que des lecteurs régulièrement inscrits !!! Car il faut aussi ajouter les milliers d’usagers annuels qui viennent lire sur place journaux, revues et autres documents ou simplement consulter Internet.

Fermeture de bibliothèque à Paris : Bruno Julliard a-t-il été trahi par ses services ?

     - Mon dieu, faite que personne ne prenne connaissance des argumentaires de la CGT

Évidemment personne n’a été consulté pour fermer cet établissement. Ni les usagers, ni les membres des Conseils de Quartier du Xe, pas plus que les élus du Conseil d’arrondissement. Il paraît qu’il y a dans le Xe un adjoint chargé de la démocratie locale. Zappé lui aussi. C’est finalement les syndicats qui vont les informer. Ben quoi ?!? Il faut bien pallier les manques de la municipalité pour faire vivre la démocratie citoyenne à Paris. Comme quoi les organisations syndicales sont vraiment utiles.

Mais le pire dans tout ça, preuve d’une absence totale de vision culturelle à long terme, c’est que la fermeture de la bibliothèque Château d’Eau semble complètement improvisée. Pour commencer, quid de l’avenir des collections, notamment du très précieux fonds photographique ? « On ne sait pas » selon les dires de l’administration elle-même, qui affirme juste qu’elle va « étudier avec le réseau, les possibilités de reprise de ce fonds ». Une étude pas encore faite donc.

D’autant qu’à notre connaissance aucune bibliothèque municipale de la Capitale n’est en mesure de « reprendre ce fonds ». Encore moins depuis que la direction des Affaires Culturelles leur ordonne (sous le nom, barbare pour le néophyte, de volumétrie) de diminuer le nombre de rayonnages et de documents qui composent leurs collections. C’est « pour aérer » affirment nos architectes d’intérieur toujours en quête de troisième lieu et d’espace ludique. Alors le fonds photographique partira-t-il à la poubelle ? Sans doute car l’administration précise dans les documents officiels « que sa spécificité sera prise en compte dans la mesure du possible ». Dans la mesure du possible ? On ne savait pas le bureau des bibliothèques si blagueur.

 

Fermeture de bibliothèque à Paris : Bruno Julliard a-t-il été trahi par ses services ?

                                      -  Dis Bruno, BBL ça veut dire bureau des blagues ?

                                                            - Et du ludique !

Quand aux devenir des personnels, on touche là au sublime. « Un accompagnement particulier sera mis en œuvre ». Accompagnement qui se traduira par « des entretiens individuels, propositions de poste » voire des « propositions de formation ». Une méthode de reclassement à la hauteur des défis que se donnent les services des ressources humaines puisque selon eux « le nombre d’agents ayant beaucoup d’ancienneté sur le site est important ». Diantre ! ces bibliothécaires désormais considérés comme de vieux croulants auront donc droit à toute la bienveillance nécessaire.

Et l’administration d’enfoncer le clou : « les préoccupations légitimes des agents d’être reclassés au mieux seront prises en compte et constitueront une priorité ». Autant dire, vu les derniers bilans en la matière à la Ville, que cela va se traduire par des mutations forcées. On voit mal quel syndicat va l’accepter. En tout cas pas la CGT. Ni probablement la majorité des organisations de la direction des Affaires Culturelles, lesquelles se sont d’ailleurs réunies en intersyndicale (lire ici).

Mais les usagers et les personnels de Château d’Eau pourraient bien se trouver un allié de dernière minute. Et même un soutien de poids. On laissera ainsi le mot de la fin à Bruno Julliard lequel n’a pas hésité à s’exposer politiquement le 3 décembre lors de la remise du prix Livres-Hebdo des bibliothèques. « Aujourd'hui, les bibliothèques en France sont tellement intégrées qu'elles sont considérées comme une évidence. Mais plus que jamais, nous devons les préserver et les renforcer. C'est, en ces jours dramatiques, un défi collectif que le pari de la lecture et des livres ». Et l’adjoint à culture d’Anne Hidalgo, probablement grisé par l’événement, de lâcher sans prévenir : « Je souhaite longue vie à toutes les bibliothèques parisiennes et françaises ».

Une audace qui a dû effrayer au sein de son administration car c’est pile-poil au moment où elle propose de fermer la bibliothèque Château d’Eau. Visiblement Bruno Julliard a été trahi par ses services. Mais on sait notre élu de tutelle homme de conviction il devrait donc sans peine remiser les funestes projets de son administration à l’occasion du prochain Comité Technique de la Direction de Affaires Culturelles. C’est ce que l’on appellerait en politique un acte fort.

 

 

                      Finalement Bruno Julliard a clamé son amour pour la bibliothèque Château d'Eau

Fermeture de bibliothèque à Paris : Bruno Julliard a-t-il été trahi par ses services ?

                       - Pour preuve je vais même leur apporter des cadenas d'amour

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 09:07
Paris : les syndicats dénoncent la fermeture d’une bibliothèque dans le Xème arrondissement

                                        Un drôle de signal dans le contexte actuel

La Mairie de Paris vient de mettre à l'ordre du jour du prochain Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles, qui doit se tenir dans moins de deux semaines, la fermeture, sans justification aucune, de la bibliothèque Château d’Eau située à l’intérieur de la mairie du Xème arrondissement. Un projet qui se fait évidemment sans aucune consultation, ni des élus locaux, ni des usagers et encore moins des syndicats. Un vrai passage en force. C’est pourtant l'une des premières à avoir vu le jour dans la Capitale (elle a été créée en 1862, avant son déménagement dans la mairie en 1896). Un drôle de signal dans le contexte actuel.

D’autant que la bibliothèque Château d’Eau, toujours appréciée de ses usagers, possède, en plus de ses collections habituelles, un fonds unique en France de livres consacré à la photo et à la vidéo d'art. De plus, ce fonds, riche de plusieurs milliers de documents, ne peut être transféré dans aucune bibliothèque du réseau parisien. La Mairie de Paris compte-t-elle s'en débarrasser ? Quel gâchis écologique.

La bibliothèque Château d’Eau est également réputée pour l'organisation des Rencontres photographiques du Xe dont les colloques et expositions autour de la photographie dépassent le cadre des spécialistes. La majorité des organisations syndicales représentatives (CGT, FO, UCP, SUPAP-FSU) de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris s’opposent donc clairement à ce projet de fermeture.

En 2012, l’intersyndicale avait rencontré l’équipe municipale du Xème. Cette dernière avait alors déclaré « partager la vision de la richesse du fonds photo de Château d’Eau, fonds précieux pour la mairie, et qu’il serait dommage de disperser. Le maire est également  très attaché à l’existence de la bibliothèque au sein de la mairie et ne souhaite pas récupérer ses locaux ». Comme aucun des actuels élus du quartier n’a été saisi de cette question on suppose que cette position n’a pas changé.

Par ailleurs à une question écrite du groupe Europe Écologie-Les Verts (EELV) sur l’avenir de cette même bibliothèque à l’occasion du Conseil de Paris du mois de juin dernier, le premier adjoint au maire en charge de la culture, monsieur Bruno Julliard n’a jamais annoncé, ni même évoqué cette fermeture.

La fermeture d’une bibliothèque est toujours un signal négatif. L’intersyndicale va donc alerter les usagers, les élus et les professionnels du secteur pour maintenir une offre diversifiée de lecture publique dans la capitale.

 

                  La contestation monte contre la fermeture de la bibliothèque Chateau d'Eau

Paris : les syndicats dénoncent la fermeture d’une bibliothèque dans le Xème arrondissement

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 20:49
La Mairie de Paris veut couler la bibliothèque Château d’Eau

Pourtant les élus du Xe arrondissement veulent garder cette bibliothèque qui ne manque pas d'atouts. Bref, pour défendre Château d’Eau, y a pas photo !!!

Déjà que nombre de bibliothèques doivent fermer à chaque fois qu’il pleut sur la Capitale, voilà que la mairie de Paris veut maintenant en couler une, celle de Château d’Eau (Xe). Pourtant, cette dernière ne fuit pas. Ni ses lecteurs d’ailleurs.

En fait, la Ville veut supprimer cet établissement pour des raisons bassement budgétaires. Funeste projet pour cette bibliothèque située à l’intérieur de la mairie du Xe arrondissement, l'une des premières à avoir vu le jour dans la Capitale (elle a été créée en 1862, avant son déménagement dans la mairie en 1896). Un drôle de signal dans le contexte actuel.

La municipalité argue de la création d'une nouvelle médiathèque dans l’arrondissement pour justifier de cette fermeture. Argument évidemment fallacieux car les usagers sont toujours présents et le nombre d’emprunts n’est qu’en légère baisse à Château d'eau, malgré l’ouverture de ce grand équipement culturel qu’est la médiathèque Françoise Sagan. En fait, on assiste plutôt à une reconstitution de ligue dissoute, car la mairie avait déjà tenté de fermer la bibliothèque Château d’Eau… Il y a près de quatre ans (lire ici) !

 

          Anne Hidalgo va-t-elle réduire en miettes les bibliothèques du Xème arrondissement ?

La Mairie de Paris veut couler la bibliothèque Château d’Eau

                                           - Après Chateau d'Eau, j'écraserais Lancry

Pourtant, la bibliothèque de Château d’Eau ne manque pas d’atouts. En plus de ses collections habituelles, elle possède un fonds de livres consacré à la photo et à la vidéo unique en France. La bibliothèque est également réputée pour l'organisation des Rencontres photographiques du Xe avec ses colloques et expositions autour de la photographie dont la renommée dépasse le cadre des spécialistes (lire ici et ).

Autre atout et non des moindres pour une future complémentarité de l'offre de lecture publique à Paris : Château d’Eau est une bibliothèque de mairie (elles sont encore cinq dans ce cas). En raison des contraintes du bâtiment leurs horaires d’ouverture, notamment le samedi, ne sont pas toujours en adéquation avec les autres bibliothèques municipales de la capitale. Il suffirait d'ouvrir ces équipements culturels de proximité…. du lundi au samedi matin, avec un roulement des agents sur le modèle de ceux qui ouvrent déjà du mardi au dimanche. Comme ça, le réseau parisien sera unique au monde puisque il y aura tout les jours de la semaine au moins une bibliothèque ouverte. On voit mal Bruno Julliard, le premier adjoint en charge de la culture, aller contre cette formidale avancée culturelle, au moins avec Chateau d'Eau, n'est ce pas ?

Et du côté des élus locaux ? En 2012, une intersyndicale avait rencontré l’équipe municipale du Xème. Cette dernière avait alors déclaré « partager la vision de la richesse du fonds photo de Château d’Eau, fonds précieux pour la mairie, et qu’il serait dommage de disperser. Le maire est également  très attaché à l’existence de la bibliothèque au sein de la mairie et ne souhaite pas récupérer ses locaux » bref, pour le maintien de Château d’Eau, Y a pas photo comme ont dit.

La CGT va contacter les autres organisations syndicales (CFDT, FO, SUPAP, UCP, UNSA ) pour se mobiliser en faveur de Château d’Eau. Le Supap-FSU s'est déjà positionné en dénonçant cette fermeture par voix de tract auprès des personnels.

 

         Rémi Ferraud, le maire du Xe ( à gauche) très attaché à Chateau d'eau va-t-il être trahi ?

La Mairie de Paris veut couler la bibliothèque Château d’Eau
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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 12:19
Paris : Ces bibliothèques qui doivent fermer à chaque fois qu’il pleut

      Certaines ne sont plus très fluctuat et même parfois carrément mergitur

Le phénomène commence à être bien connu des collègues du réseau parisien. Quand il pleut sur la Capitale, il arrive que certaines bibliothèques se retrouvent inondées et doivent fermer dare-dare leurs portes au public. Au moins quatre établissements ont été concernés ces derniers mois : Parmentier (XIe), Saint Eloi (XIIe), Italie (XIIIe) ou encore Benjamin Rabier (XIXe).

Du côté de Parmentier, c’est la verrière qui avait fait des siennes au mois de septembre : l’eau était tombée et les collègues avaient dû installer onze seaux (oui onze !!!) pour colmater la fuite (voir ici la spectaculaire vidéo). Il n’empêche : l’eau avait envahi partiellement les deux niveaux de l'établissement, ainsi que les locaux du personnel... Lesquels venaient d’être rénovés !  D’après la mairie de Paris, bien que le problème soit connu et récurrent, il serait difficile de réparer la verrière car celle-ci est en multi-copropriété avec les immeubles voisins. Ce qui permet à chacun de se renvoyer la balle... En l'occurence : de water-polo !!! 

Si la bibliothèque Benjamin Rabier a connu deux fuites successives, le 16 et le 19 novembre, la bibliothèque de la Place d’Italie a elle aussi défrayé la chronique météorologique, en fermant encore une fois en catastrophe la semaine dernière. Là aussi, à chaque période passablement pluvieuse, les personnels ressortent seaux, bâches et serpillières (voir ici la vidéo). Et ça dure depuis de nombreuses années (lire ici). L’origine des intempéries vient cette fois du toit-terrasse. Celui-ci a, paraît-il, été l’objet de travaux d’étanchéité. « Une rénovation visiblement pas correctement menée » a déclaré dans la presse la direction des Affaires culturelles, avec un art consommé pour la litote (lire ici les articles du Parisien et d’ActuaLitté). Seulement cette fois pas d’excuse : la ville de Paris ne peut pas se retrancher derrière de sombres et tortueuses histoires de copropriété, car les murs de la bibliothèque Italie appartiennent à la mairie via la RIVP (Régie Immobilière de la Ville de Paris) !!!

Toutefois la palme (et le tuba !!!!) revient à nos infortunés collègues de Saint-Eloi. Après avoir subi à chaque pluie des inondations, dues également à une terrasse mal isolée, et entraînant parfois des fermetures de plusieurs semaines, la bibliothèque a dû carrément fermer au printemps dernier après avoir reçu toutes les eaux usagées des étages de l’immeuble situés au-dessus ! On vous laisse imaginer l’état des sols, des murs et des collections. Sa réouverture n’est pas attendue avant plusieurs mois, hélas ! Là aussi, les murs appartiennent à la RIVP. Le directeur des Affaires culturelles doit bientôt rencontrer son homologue de la RIVP pour mettre fin à ces inondations répétées. Dans le cas contraire, des bibliothèques devront encore être obligées de fermer à chaque fois qu’il pleut sur Paname. Pas très fluctuat et même parfois carrément mergitur. Et il faudrait alors changer la devise de la ville de Paris

 

A Paris, les bibliothécaires expérimentent une nouvelle technique du désherbage

Paris : Ces bibliothèques qui doivent fermer à chaque fois qu’il pleut

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 09:59

La France est en deuil suite aux attaques terroristes qui ont fait plus d'une centaine de morts hier soir dans la capitale. Face à cette situation, les bibliothèques parisiennes vont rester fermer ce week-end, selon un communiqué de la mairie de Paris.

« Compte tenu de la situation, les bibliothèques seront fermées ce samedi » a indiqué l'administration parisienne dans un message envoyé à l'ensemble des personnels. Pour les quatre bibliothèques qui ouvrent le dimanche la mairie de Paris indiquera « si cette mesure est reconduite pour le dimanche ». Il est néanmoins probable qu'elles resteront fermées.

Cette décision de fermeture est étendue à l'ensemble des équipements municipaux recevant du public dont les conservatoires et les musées. La mesure, là aussi, concerne tout le week-end.

Pour des ouvertures éventuelles la semaine prochaine, il faudra attendre les consignes du Gouvernement et de la Ville de Paris. Actuellement le pays est placé en situation « d'état d'urgence ».

 

 

Les bibliothèques, les conservatoires et les musées parisiens fermés suite aux attentats qui ont frappé la capitale

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 16:35
Au musée Bourdelle, les pompiers sont intervenus à temps grâce à la présence des veilleurs de nuit

Une catastrophe qui ne pourra pas être évitée à l'avenir si la mairie de Paris persiste dans son projet de supprimer les veilleurs de nuit pour les remplacer par un système de télésurveillance.

La catastrophe a été évitée de justesse il y a deux jours au musée Bourdelle. L'établissement qui dépend de la Ville de Paris, situé dans le quartier de Montparnasse et qui abrite les œuvres du célèbre sculpteur, a en effet été victime d'un dégât des eaux si important qu'il a nécessité l'intervention de la police et des pompiers. Heureusement que les veilleurs de nuit étaient présents pour donner l'alerte sinon...

Au cœur de la nuit, ces derniers ont entendu de multiples alarmes de détection incendie provenant du local du système central de climatisation. Leur intervention rapide a permis de constater que le système était au bord de l'explosion et laissait s'échapper de la vapeur d'eau brûlante, d'où le déclenchement des alarmes. En fait, le système était surtout en train de perdre les eaux...

Les personnels qui font office de veilleurs de nuit ont donc suivi le protocole d’alerte en avertissant immédiatement la directrice du musée puis en appelant les pompiers. Ces derniers devant l'ampleur des dégâts, la fuite touchant plusieurs étages du musée, ont dû procéder immédiatement à des opérations de pompage. Et vu la nature sensible de l'établissement, la police était également présente sur place. En tout cas, l'opération conjointe des veilleurs de nuit et des pompiers a permis de préserver le bâtiment et les œuvres du musée Bourdelle.

Une catastrophe qui ne pourra pas être évitée à l'avenir si la mairie de Paris persiste dans son projet funeste de supprimer les veilleurs de nuit de nombreux musées municipaux pour les remplacer par un système de télésurveillance. Un système qui non seulement ne remplacera pas la présence humaine qui toute la nuit effectue régulièrement des rondes pour détecter tous les problèmes qui peuvent éventuellement survenir (intrusion, incendie, inondation..) mais qui en plus ne sera jamais aussi réactif q'un PC de sécurité présent sur place. Car oui, préserver les œuvres est aussi une des missions principales (sinon la première) de tout musée qui se respecte.

La Mairie de Paris avait fait une première tentative de suppression des postes de veilleurs de nuit au musée Bourdelle dans les années quatre-vingt-dix, considérant à l’époque que la présence d’une gardienne à la loge suffisait à sécuriser l’établissement. La réaction de Rhodia Dufet Bourdelle, alors propriétaire des sculptures en bronze a été cinglante, exigeant la présence constante d'une équipe de sécurité qualifiée pour protéger les œuvres et le bâtiment. Elle avait fini par avoir gain de cause. Il est vrai qu'elle avait menacé la ville de changer le testament. Un avertissement pour Paris-Musée, l'établissemnt en charge des musées municipaux de la capitale

 

       Musée Bourdelle: Les pompiers sont intervenus illico presto grâce aux veilleurs de nuit

Au musée Bourdelle, les pompiers sont intervenus à temps grâce à la présence des veilleurs de nuit

                        Tu vois le gars en survetement, il a comme un air de télésurveillance

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 10:32
Quand la mairie de Paris fait dans la mesquinerie morbide

L’administration parisienne, telle une mort de faim, ne recule devant rien pour réclamer quelques sous en guise de condoléances

On en apprend de belles sur les méthodes de la Ville de Paris à la lecture du dernier numéro du Canard Enchainé (daté du mercredi 11 novembre). En tout cas pour notre part, nous ignorions totalement la chose. Voici l’article dans son intégralité. Attention : pour ceux qui avaient encore foi en notre belle administration parisienne, il vaut mieux s’abstenir !

« La Mairie de Paris sait honorer ses morts. Naguère, en cas de décès d’un agent municipal avant son départ à la retraite, la ville le payait jusqu’à la fin du mois en cours. Mais en 2012, tout a changé. Désormais le salaire du fonctionnaire s’arrête le jour de sa mort. Et, si le chèque du mois est déjà parti, il faut récupérer le trop-perçu…

Pas chien, le bureau des rémunérations avait pris l’habitude de laisser passer le délai de deux ans au-delà duquel la ville ne peut plus exiger de remboursement. Certains avaient encore un peu de cœur (et de décence) dans ce monde de brute. Mais fini les cadeaux…

En effet depuis le début de cette année, le service de paies établit, pour chaque agent décédé, une demande de reversement de trop-perçu envoyée dès la fin du mois ». Une façon sans doute pour la ville d’exprimer ses condoléances.  Mais bon, à la lecture du Canard on suppose que notre bonne mairie de Paris toujours en train de donner des leçons de morale à la Terre entière va immédiatement mettre fin à cette pratique où l’injure aux douleurs des familles se mêle à l’infamie.

Quand la mairie de Paris fait dans la mesquinerie morbide
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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 12:15
 A Paris, certaines bibliothèques expérimentent encore (et encore) la mesure du temps

Une expérience Chronogestor qui génère parfois des scènes cocasses auprès des usagers

Peu de bibliothécaires le savent, mais dans le réseau parisien quelques établissements (Trocadéro, Vandamme, Amélie, Valeyre …)  expérimentent Chronogestor,  ce logiciel de gestion du temps de travail (en fait une pointeuse). Une expérience qui dure maintenant pour certaines d’entre elles depuis dix ans ! Un fiasco d’ailleurs. A tel point que la Direction des Affaires Culturelles est même incapable d’en délivrer le moindre bilan.

Il faut dire que Chronogestor, à l’origine destiné aux personnels administratifs de la Ville de Paris dans le cadre de l’accord sur l'aménagement du temps de travail, n’est absolument pas compatible avec le fonctionnement des bibliothèques municipales parisiennes pour une raison simple : les personnels sont en horaire fixe toute l’année alors que Chronogestor n’a d’utilité que pour les agents en horaire variable et qui peuvent moduler leur heures d’arrivée ou de départ de leur travail.

Ce qui fait dans que dans ces bibliothèques l’outil Chronogestor tourne au casse tête et au stress permanent pour les agents. D’abord  le calcul est fait sur une journée type Ville de Paris soit 7h48 alors que celle d’un ou d’une bibliothécaire est bien plus longue, généralement de 8h30, plusieurs fois par semaine. Et oui, sinon il n’y aurait plus personne pour mettre en place la bibliothèque le matin ou fermer les établissements le soir. D’où un résultat absurde dans la machine qui ne correspond à rien de connu pour les spécialistes de temps travail dans les établissements de lecture publique.

En plus ce système est d’un compliqué qui génère parfois des scènes cocasses : Ainsi nos infortunés collègues doivent parfois penser à badger… pendant leurs plages de service public ! Et les usagers surpris de les voir filer vers la sortie en pleine opération d’enregistrement de leurs documents ! Ça ne s’invente pas.

Mais si nos bibliothécaires, toujours en pleine phase d’expérimentation, se précipitent vers notre pointeuse electronique, c’est qu’il leur faut impérativement prendre leur quarante cinq minutes de pause déjeuner, plus le temps de trajet imparti. En effet à la ville (et avec Chronogestor) le temps de trajet équivaut à du temps de travail. Or les aléas du service public ne permettent pas toujours aux agents de prendre la totalité de leur pose méridienne qui doit, de plus, être prise impérativement entre 11h30 et 15h30. Il faut donc pointer et repointer...

 A Paris, certaines bibliothèques expérimentent encore (et encore) la mesure du temps

       Avec Chronogestor, les bibliothécaires parisiens explorent le temps entre 11h30 et 15h30

C’est qu’en cas d’oubli tout est décalé. L’horaire d’arrivée devient l’horaire de départ et vice versa. Un bug qui impose au responsable de l’établissement un contrôle journalier. Il paraitrait qu’il y aurait encore une bibliothèque qui aurait fait acte de candidature pour elle aussi tenter l’expérience. Une idée sortie sûrement tout droit d’un cerveau pervers.

En plus cette expérimentation hors de prix, près de deux mille euros par appareil (gasp !), est en train d’avoir un effet que la mairie de Paris n’avait pas prévu.  Les bibliothécaires peuvent en effet avec ce système de Chronogestor….. générer des jours de récupération supplémentaires !  Une possibilité qui s’avère impossible pour les autres collègues du réseau.

Il est vrai que cet avantage soudain va à l’encontre de la délibération sur le temps de travail votée en 2002 par le Conseil de Paris. Les élus pleins de sagesse avaient en effet compris que si les personnels arrivaient plus tôt ou plus tard, sans justification en termes de service public, pour fabriquer des jours de RTT supplémentaires, la plupart des établissements devrait mettre la clef sous la porte, vu la faiblesse des effectifs. Mais peut être est-ce l’objectif de la municipalité parisienne…

Mais si l'installation de Chronogestor, n'a pour but que de n'être qu'une vulgaire pointeuse pour contrôler les horaires de travail des uns et des autres, inutile dans ce cas d'installer cette très coûteuse machine car c'est justement le rôle des chefs d'établissements. Et celà se passe en général très bien. Bref, il est temps que l’administration mette fin à cette expérience sans fin mais néanmoins insupportable pour les bibliothécaires qui la subissent au quotidien. La CGT mettra d’ailleurs ce sujet à l’ordre du jour du prochain Comité Technique des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.

 

                Le Bureau des Biliothèques en train de présenter son bilan de Chronogestor

 A Paris, certaines bibliothèques expérimentent encore (et encore) la mesure du temps

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 10:08
Les conservatoires municipaux parisiens au bord de l’implosion

Depuis 2005, la situation se dégrade pour les personnels administratifs et techniques des conservatoires

En 2005, ils étaient cent vingt cinq…Qui ils ? Les personnels administratifs et techniques des conservatoires municipaux d’arrondissement. Soit les chargés de l’accueil, de la mise en place des salles de cours, de concerts et spectacles divers (n'en jetez plus) mais aussi ceux en charge de la scolarité, de la diffusion culturelle, des commandes, des ressources humaines (n'en jetez plus). Et n'oublions pas non plus les régisseurs, ces champions de la polyvalence, qui doivent aussi veiller au respect du plan Vigipirate (n'en jetez vraiment plus).

Quand les conservatoires ont été repris, il y a dix ans, en gestion directe par la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, Christophe Girard, l'adjoint au maire en charge de la culture à l'époque, avait alors pour objectif d’accueillir trois mille élèves de plus dans les conservatoires parisiens. Et pourtant, pendant ce temps là, les personnels administratifs et techniques ont vu leurs effectifs fondre de dix-sept postes budgétaires. Ils n’étaient donc plus que cent huit pour relever ce nouveau défi. Et évidemment la mairie de Paris ne s'est pas donnée les moyens de ses ambitions et n’a crée aucun poste supplémentaire pour absorber ces milliers de nouveaux inscrits.

Et puis est arrivée en 2013 la mise en place de l’Aménagement des Rythmes Éducatifs. Pour mener à bien cette nouvelle réforme gouvernementale imposée aux collectivités locales, la mairie n’a eu d’autre choix que de mettre (un peu) la main à la poche et fut alors contrainte de créer de nouveaux dix-sept postes dans les conservatoires. On en était alors revenu aux effectifs…. de 2005 ! Mais avec toujours d’avantage d’élèves et, de fait, d’avantage de dossiers …

C’est alors que pour la nouvelle mandature, Bruno Julliard, premier adjoint en charge de la culture à la mairie de Paris  a décidé de lancer son grand chantier : « ouvrir les conservatoires municipaux parisiens au plus grand nombre avec, à la clef, l’objectif (ambitieux) de plus de mixité sociale ». La CGT ne peut qu’applaudir…

Les conservatoires municipaux parisiens au bord de l’implosion

Si ce n’est que, pour mener à bien ce projet, il faut nécessairement renforcer les équipes techniques et administratives. Un objectif bien loin d’être atteint, si l’on en croit les chiffres, qui ne sont d’ailleurs pas très précis.

Et notre syndicat de poser les questions à Bruno Julliard et à son administration : Combien d’élèves sont actuellement inscrits dans les conservatoires municipaux de la Capitale ? Combien d’élèves fréquentent nos établissements dans le cadre de la réforme des rythmes éducatifs (ARE) ? Enfin combien de jeunes sont accueillis dans nos structures dans le cadre de partenariat avec des associations ou des centres d’animation pour la jeunesse ?

Ces questions doivent nécessairement obtenir des réponses si la municipalité veut accueillir les petits parisiens dans les meilleures conditions qui soient. Ce qui est loin d’être le cas pour le moment.

On peut même dire que les conditions sont mauvaises. Certains craquent et se plaignent désormais de la dégradation continue de leurs conditions de travail pour des questions d’effectifs, bien sûr, mais aussi pour des questions matérielles : espaces mal chauffés, avec problèmes acoustiques récurrents, des problèmes d’isolation et des inondations à gogo. Dans la plupart des conservatoires sous dimensionnés, il n'y a pas de salle des professeurs, ni de lieu de repos notamment pour les personnels d’accueil – pas de lieu de restauration pour les élèves qui déjeunent dans les salles de cours ou hall d’accueil. Les prestations de ménage sont insuffisantes pour le nombre exponentiel d’élèves.

Quant au logiciel d’inscription et de scolarité, le bien mal nommé Arpège, il est notoirement sous dimensionné et inintéressant…

Bref, dans ces conditions, on peut affirmer que Bruno Julliard se trouve face à un véritable défi et s’il n’apporte pas de réponses aux demandes des personnels alors les conservatoires municipaux parisiens vont bientôt très vite imploser...

Les conservatoires municipaux parisiens au bord de l’implosion

                       Conservatoires parisiens : Depuis 2005, la situation se dégrade vraiment

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 09:02
Paris Musées, désormais riche comme crésus, doit reverser un peu de ses profits à ses agents

C'est très simple, seulement 10% du contrat passé avec Airbnb suffiraient largement à doubler la « prime de fin d'année » des agents de surveillance, de leur encadrement et des personnels administratifs

C'est une annonce qui a éberlué tous les personnels travaillant dans les musées municipaux parisiens : l'établissement public Paris Musées a empoché 350 000 euros de la part de la société Airbnb pour louer, pour une nuit, le site des catacombes (lire ici). Avec une telle somme tombée dans ses poches, Paris-Musées peut facilement augmenter les primes de fin d'année pour tous ses agents..Dans certains milieux, on appelle ça la participation aux bénéfices...

On nous répondra que « ça n'est pas le même budget », certes, mais les agents payés huit euros de l'heure auront un peu de mal à saisir la nuance, eux qui contribuent largement au succès de l'opération, comme d'ailleurs tous les personnels qui dans la surveillance ou au niveau administratif permettent toute l'année le bon fonctionnement des musées municipaux de la capitale.

L'année dernière, devant les demandes insistantes de La CGT, la directrice de l'établissement public a, partiellement, mis fin au copinage qui gangrenait la répartition de cette primette de fin d'année en exigeant un minimum de 150 euros par agent. La CGT l'en remercie. Toutefois, le montant maximum alloué à certains reste toujours mystérieux..

Mais puisque Paris-Musées s'apparente désormais à une entreprise privée en recourant toute l'année à des marques pour faire fructifier ses espaces, pourquoi ne pas consacrer 10% de cette somme aux agents. Cet intéressement aux bénéfices ravirait chacun d'entre nous...et il resterait encore 90 % dans les caisses de l'établissement public.

C'est très simple, 10% du contrat passé avec Airbnb, cette société spécialisée dans l'optimisation fiscale, ça fait 35 000 euros et cela suffirait largement à permettre de doubler la « prime de fin d'année » des agents de surveillance, de leur encadrement et du personnel administratif de catégorie C ou B. Alors ?... la CGT persiste et signe : 300 euros, c'est possible maintenant !

Paris Musées, désormais riche comme crésus, doit reverser un peu de ses profits à ses agents
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