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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
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  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 14:29
La Ville de Paris fait appel à un transporteur privé pour déplacer un ordinateur…. sur 60 mètres !

Pas loin de plusieurs centaines d'euros, aller et retour, pour se rendre de la Bibliothèque Historique à la rue des Francs-Bourgeois

Il parait que la Ville de Paris cherche à faire des économies. La Direction des Affaires Culturelles n’est d’ailleurs pas en reste puisque pour cause de restriction budgétaire nos établissements culturels (ateliers beaux-arts, bibliothèques ou conservatoires) voient leurs moyens de fonctionnement diminuer années après années. Des restrictions qui visiblement ne concernent pas tout le monde.

C'est ce qu'ont pu constater les personnels de la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (BHVP) dès qu'un des ordinateurs de l'établissement tombe en panne. Dans ce cas, un bibliothécaire fait une demande d’intervention auprès du Service Organisation et Informatique (SOI) de la Direction des Affaires Culturelles (DAC). Mais depuis plusieurs mois, peut être pour des problèmes d’effectifs, au lieu de se déplacer eux-mêmes ou d’envoyer le service des transports pour venir récupérer le matériel défectueux, le SOI fait appel... à un transporteur privé !

Problème, la distance entre la Bibliothèque Historique et le service informatique n'est que... de soixante mètres (à peine), soit la distance entre le 24, rue Pavée, adresse de la BHVP et le 29 ter, rue des Francs Bourgeois où logent les agents du SOI. Mais peut être que le matériel defectueux de la BHVP est impossible à transporter autrement que par un professionnel de la livraison? Ben, en fait pas vraiment car ce n’est à chaque fois qu’une simple unité centrale, 30 x 30 x 10 cm, d’une dizaine de kilos, sans écran, sans rien.

Toutefois, pour transporter cette petite unité centrale sur soixante mètres, ce n’est pas donné. Montant de la douloureuse : 52 euros (hors taxes !) pour chaque trajet aller et retour. Et comme  cette petite opération se renouvelle régulièrement, c’est désormais pas loin de plusieurs centaines d’euros de facture que doit régler la DAC comme le prouvent les bons de livraisons délivrés à la bibliothèque historique.

On ignore toutefois si ce transporteur privé est venu en voiture. Dans ce cas, il est  vrai, la distance est plus longue. La rue des Francs-Bourgeois étant à sens unique, le livreur, en sortant de la rue Pavée, doit en effet impérativement prendre la rue de Rivoli pour ensuite… revenir dans le Marais. Enfin, après nombre de détours et circonvolutions pour cause de sens unique, l’unité centrale arrive à bon port...Si la rue des Francs-Bourgeois n’est pas embouteillée ! Ce qui est rare, avouons le....

Bref, en pleine COP 21 et de restriction budgétaire, la Ville de Paris réalise un double exploit : polluer plus la capitale malgré ses prétentions de favoriser les mobilités non polluantes et les alternatives à la voiture individuelle (lire ici) et gaspiller l’argent public, des sommes modestes certes, mais quand même. Reste à savoir si dans les prochaines semaines, elle va réitérer cette performance.

 

                                Climat : la mairie avait pourtant fait des effets d'annonce

La Ville de Paris fait appel à un transporteur privé pour déplacer un ordinateur…. sur 60 mètres !

    - Objection, on ne s'est jamais engagé pour le climat, cette image a été photoshopée !

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 09:09
Risques Psycho-Sociaux à la Direction des Affaires culturelles : n’hésitez pas à répondre au questionnaire

Son analyse devant aboutir à des préconisations pour améliorer les conditions de travail

Récemment, l'ensemble des agents de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) ont reçu par courrier électronique un questionnaire axé sur leur quotidien au travail et les facteurs de troubles psycho-sociaux (RPS) auxquels ils peuvent être confrontés dans le cadre professionnel.

C'est une étape importante dans la démarche que les membres du comité d’hygiène et sécurité mènent depuis plusieurs mois et la possibilité d'un véritable diagnostic sur les risques psycho-sociaux au sein de la direction, même si les organisations syndicales ont depuis longtemps une analyse solide du risque psychosocial construite sur les remontées de terrain.

Ce n'est pas un énième audit qui est présenté mais bien une sollicitation de l'ensemble du personnel devant aboutir à des préconisations sérieuses à mettre en œuvre rapidement pour améliorer les conditions de travail dans notre direction (ateliers beaux arts, archives, bibliothèques, conservatoires et services centraux)

Même si notre syndicat regrette que le groupe de travail du CHSCT n'a pas été sollicité sur le choix de la société en charge de l'enquête, il n'en reste pas moins que le respect de l'anonymat, la qualité du questionnaire de l'INRS (institut national de recherche et de sécurité) utilisé par nombre de collectivités et sociétés privées, le travail conjoint de l'administration et des représentants du personnel au sein du groupe de réflexion RPS suffisent à appeler chacun d'entre nous à répondre à ce questionnaire.

On peut estimer que l'administration se protège de sa responsabilité en questionnant sur la souffrance au travail qu'elle met elle même en place et qu’elle joue au pompier qui souhaite éteindre le feu qu'il a lui même allumé. Cette question s'est posée à la CGT comme aux autres organisations syndicales. Notre réponse est de rester acteur de la démarche, continuer à être force de proposition et dénoncer les dérives qui pourraient voir le jour. Ce questionnaire n'est pas le seul élément d'analyse et nous proposerons sous peu dans le cadre du CHSCT de la DAC, des indicateurs qui nous semblent important pour suivre l'évolution du risque psychosocial et nous veillerons à sa prise en compte dans les documents uniques d’établissement

Pour toute question concernant la santé, sécurité et les conditions de travail, n'hésitez pas à contacter : agnes.dutrevis@paris.f

Risques Psycho-Sociaux à la Direction des Affaires culturelles : n’hésitez pas à répondre au questionnaire

Photos : Storm Thogerson (Hipgnosis)

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 16:20
Fermeture du musée Carnavalet : Où iront les personnels ?

La CGT exige équité et transparence sur l'affectation des agents durant les longs mois de travaux

Le musée Carnavalet va bientôt fermer ses portes au public pendant plusieurs années pour cause de travaux. L'organisation de ce gigantesque chantier n'est pas sans poser de question du côté des personnels.

Tout d'abord rappelons que l’équité de traitement est une donnée fondamentale de la gestion des agents du service public. La CGT ne doute pas que l’affectation de l’ensemble des collègues durant la fermeture du musée se fera dans la plus grande transparence… Toutefois, si ce n’était pas le cas, nous appellerions le personnel à faire connaître son mécontentement par les moyens que le droit syndical met à sa disposition.

Que propose la CGT ? Que soit pris en compte prioritairement le choix des agents, que ce choix soit en lien avec la distance domicile/ travail, des raisons de santé ou des obligations familiales...

Que l’avis des secrétaires généraux ou chefs d’établissement soit communiqué clairement et par écrit aux intéressés et que les agents puissent faire valoir un contre argumentaire si nécessaire.

Que cessent les pratiques du recommander ou déconseiller tel ou tel agent de façon officieuse mais qui finissent toujours par être connues (évidemment la directrice de Paris-Musées, madame Delphine Lévy va jurer la main sur le cœur que ces pratiques n’existent pas, mais la CGT a des preuves).

Que les agents particulièrement attachés à Carnavalet aient l’engagement d’y être ré-affectés après les travaux.

Que les agents soient informés dès aujourd’hui des décisions de la DRH quant au sort du PC de sécurité

La DRH et le Bureau de Prévention des Risques Professionnels nous ont assuré de leur détermination à lutter contre toutes les formes de discrimination et réaffirmé l’attention qu’ils portaient aux risques psycho-sociaux. Notre syndicat saura rappeler avec force cet engagement dès la prochaine réunion avec Paris Musées, que ce point soit ou non à l’ordre du jour, reprenant ainsi cette directive européenne que chaque employeur se doit se respecter : adapter le travail à l'homme et non l'homme au travail.

Fermeture du musée Carnavalet : Où iront les personnels ?

                  Musée Carnavalet : N'ayons pas l'esprit d'escalier mais exigeons la tranparence

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 16:57
Paris-Musée : Pourquoi la CGT dit au revoir à l’intersyndicale 

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               Parce que certains ont décidé en loucedé de faire cavaliers seuls

Depuis plusieurs mois, à la demande des agents, une intersyndicale (CFDT, CGT, FO, Supap et UNSA) s’était mise en place pour fédérer les revendications des personnels et s’opposer à la politique méprisante de Paris Musées.

Dans ce cadre, la CGT avait toute sa place, mais malheureusement nous venons d'apprendre avec surprise que FO et l'UNSA ont décidé en loucedé de diffuser un tract dans le dos des trois autres organisations qui composent l'intesyndicale pour tirer la couverture à elles en reprenant à leur compte les thèmes de la plateforme commune (notamment le privatisation de certains services de veilleurs de nuit). Un procédé, on ne peut plus déloyal, niant par ailleurs le travail accompli notamment par la CGT.

En effet, les thématiques abordées dans ce tract sauvage reprennent ni plus, ni moins.... que les propositions faites publiquement par notre syndicat depuis plusieurs années (prime dominicale, ticket-restaurant.....lire ici notre rubrique musée) ! Bref, face à cette initiative malhonnête qui préfère sacrifier les intérêts collectifs des agents des musées municipaux parisiens au profit d'intérêts particuliers de deux organisations, la CGT préfère se retirer de cette intersyndicale qui n'a désormais plus de sens. Et nous sommes bien les premiers à le regretter.

Mais bon, notre syndicat, qui déplore vraiment l'attitude de nos collègues de Force Ouvrière et de l'UNSA, fera ce qu'il a toujours fait au sein de Paris-Musées : continuer de défendre les personnels sur le terrain et dans les instances représentatives, avec le sérieux et la détermination que tous lui reconnaissent.

 

                      Paris-Musées : FOUNSA décident en loucedé de faire cavaliers seuls

Paris-Musée : Pourquoi la CGT dit au revoir à l’intersyndicale 

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 18:23
Bruno Julliard censure les bibliothécaires parisiens qui osent relayer sur twitter les critiques sur le prêt numérique

                  Ils ne font pourtant que diffuser un communiqué de l'ABF

La mise en place de la bibliothèque numérique à la ville de Paris semble rendre fous ses zélateurs. Pourtant ce dispositif, on ne peut plus contesté, méritait bien un débat public. C'en était encore trop pour la mairie de Paris qui a sommé les bibliothécaires de la capitale de retirer in petto leurs tweet trop critiques même quand il s’agissait de faire connaître le communiqué d'une institution aussi sérieuse que l'association des bibliothécaires de France (ABF)

Ainsi plusieurs collègues ont relayé sur les comptes Twitter officiels de leur bibliothèque ce fameux communiqué. Un texte très mesuré mais qui a la mauvaise idée d'analyser les lacunes du système de Prêt Numérique en Bibliothèque (PNB) et les coûts astronomiques générés pour les collectivités qui utilisent ce dispositif (lire ici). Pas cool pour la mairie de Paris qui par le biais de son bureau des bibliothèques (BBL) et le Cabinet de Bruno Julliard a appelé les établissements concernés à retirer leurs tweets...

« Nous avons été sommés de retirer ces tweets qui ne représentent à nos yeux qu'un droit à l'information pensons-nous; le droit à l'information, c'est aussi le droit à l'information contradictoire pour que chacun, chacune se fasse une idée » affirment choqués de nombreux bibliothécaires parisiens qui croient encore à la diffusion des savoirs. Alors comme ça, Bruno Julliard se met à jouer les censeurs comme un vulgaire Patrick Balkany ? A moins que cette censure ne soit qu'une initiative d'une administration trop zélée ? A notre avis la mairie de Paris et son premier adjoint en charge de la cultue ne devraient pas tarder à diffuser un communiqué pour s'expliquer sur cette triste histoire.

 

                                               Censure : la mairie de Paris manie le ciseau

Bruno Julliard censure les bibliothécaires parisiens qui osent relayer sur twitter les critiques sur le prêt numérique
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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 08:48
A Paris, la bibliothèque numérique sera très vite inutile faute de livres à télécharger

Le collectif SavoirCom1 met la ville de Paris face à ses contradictions en lançant une grande campagne sur Twitter avec le hashtag la #chasseauxjetons

C’est aujourd’hui que la Ville de Paris sort sa bibliothèque de prêt numérique et elle pourrait vite se retrouver en rupture de stock. La faute à une initiative lancée par SavoirCom1, collectif d'universitaires, des bibliothécaires et de juristes en droit d’auteur. La méthode est des plus simplissime :  télécharger jusqu'à épuisement des stocks tout les fichiers disponibles. Comme nous l'avions décrit « Au bout de trente emprunts votre document s'autodétruira......... » si bien que le 31ème emprunteur n'aura plus rien (lire ici). Formidable, n'est ce pas dans une ville qui se veut métropole mondiale.

C'est pourquoi SavoirCom1 histoire de dénoncer ce système absurde et mettre la ville de Paris face à ses contradictions vient de lancer ce matin une grande campagne sur Twitter avec le hashtag la #chasseauxjetons. « N’hésitez pas à l’utiliser et à la tester, elle va probablement être rapidement inutilisable avec le merveilleux système de jetons que PNB propose. Comme les bibliothèques sont facturées au nombre d’emprunt de livres numériques et qu’elles ont des budgets limités, plus le public consulte les fichiers de PNB et moins la bibliothèque peut les proposer! Plus on fait notre métier de médiateurs sur ces contenus et moins on a de livres numériques à recommander, n’est-ce pas formidable ? Allez n’hésitez pas à télécharger des livres et le dire sur twitter, la #chasseauxjetons est lancée! » ont déclaré les membres du collectif dans un communiqué.

Pour SavoirCom1 le modèle de bibliothèque numérique proposé par la ville de Paris (et d'autres) est complètement inadapté au monde d'aujourd'hui. D’un simple point de vue économique, l’offre est même tout simplement inabordable pour les budgets publics comme l'avait montré, chiffres à l’appui, le collectif en fin d’année dernière (lire ici). Un argumentaire que le site du journal L’Express avait d'ailleurs relayé.

«Voici donc les éléments plus développés d’une critique constructive, c’est à dire avec des chiffres, des alternatives, des exemples étrangers et une volonté de mettre cette approche du livre numérique en perspective avec les communs de la connaissance » conclut le collectif SavoirCom1 (lire ici). On ne saurait dire mieux.

 

                          Des usagers parisiens tentent (en vain) de télécharger un livre numérique

A Paris, la bibliothèque numérique sera très vite inutile faute de livres à télécharger

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                                                                        - Nardin NUMOK !

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 08:15
A la mairie de Paris, le domaine public ne fait pas de vieux os

Aux catacombes, entre la ville de Paris et la société Airbnb c'est l’amour à mort

C'est une société internet de location d’appartement. Elle s'appelle Airbnb. Elle est en train de vider Paris de ses habitants en transformant petit à petit les appartements de la capitale en lieu de villégiature pour touristes fortunés. Souvent au mépris de la loi.

Un drame dans une ville qui manque cruellement de logement et a vu disparaître 20 000 biens sur le marché locatif selon les spécialistes. D'ailleurs la mairie de Paris avait un temps protesté contre cette transformation de Paris en « Ville-musée » et voulait multiplier les contrôle contre cette entreprise prédatrice (lire ici).

Mais ça c'était avant. Désormais Airbnb et la mairie de Paris filent le parfait amour. A tel point que même le domaine public ne fait plus de vieux os, car la municipalité, à l'imagination sans limite, a décidé de transformer les catacombes, la plus grande tombe de Paris..... en chambre d'hôtel pendant le week-end Halloween. Au programme, selon Airbnb : des « récits fascinants » sur les catacombes, une « expérience culinaire hors du commun » accompagnée d'un concert privé mais aussi, un « vrai lit » au milieu des crânes et des ossements. Brrrr...

« Profitez du lever du soleil en compagnie des morts, vous serez la seule personne vivante à vous réveiller dans les catacombes de Paris », conclut Airbnb qui promet des « cauchemars garantis ». Un énorme coup de pub pour le site de location d'appartement. Il faut dire qu'il y met le prix puisque il aurait acheté le droit d'organiser l'événement en versant à Paris-Musée, le gestionnaire des Catacombes, la somme de 350 000 euros, selon la Tribune de l'art.

A la mairie de Paris, le domaine public ne fait pas de vieux os

                              Au Catacompbes la mairie de Paris fournit aussi un vrai lit !

A cette occasion, les catacombes seront bien évidemment entièrement privatisées pendant une soirée, une nuit entière et une matinée. Une première dans ce lieu qui dépend du musée Carnavalet. La mairie de Paris aurait toutefois imposé quelques conditions à l’événement. « Nous avons réclamé à l'organisateur plusieurs garde-fous, dont un comportement correct de la part des participants » Une pudeur de violette inhabituelle

Et Paris-Musées de signaler que rien ne viendra altérer l'ossuaire, notamment « l'absence de bougies ». Pas de pot pour l'établissement public, les photos publicitaires diffusées par Airbnb et visibles dans notre article contiennent nos seulement des bougies mais on peut même parler des chandeliers. Paris-Musées est encore tombé sur un os !

Mais comment la mairie de Paris peut elle dévoyer à ce point le domaine public ? La réponse tient peut être au fait qu'Airbnb a choisi la capitale pour y tenir en novembre prochain son événement annuel « Airbnb Open ». Un raout qui devrait attirer plus de 6.000 participants, Pour fêter l’événement Bruno Julliard, premier adjoint en charge de la culture à la Maire de Paris, a reçu en avril à l’Hôtel de Ville, Brian Chesky, co-fondateur et PDG de la société (voir ici). A la mairie de Paris, l’alliance du socialisme municipal et des multinationales d'Internet a donc fait une première victime, les catacombes, en transformant l'ossuaire en vulgaire chambre d'hôtel ! Notre syndicat ne peut que dénoncer cette privatisation rampante (et avec deux oreillers) du patrimoine municipal.

 

                                      Le PDG d'Airbnb et Bruno Julliard à l'Hôtel de Ville

A la mairie de Paris, le domaine public ne fait pas de vieux os

                                   - Mon cher Bruno, je peux aussi avoir les grands salons ?

                                                     - Quand tu veux, mon cher Brian

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 13:40
Prêt numérique en bibliothèque : au bout de trente emprunts votre document s’autodétruira

« Les gens sont assez choqués lorsqu'ils réalisent combien payent les bibliothèques pour des livres numériques qu’en en fin de compte nous ne possédons même pas » déclare dépitée une directrice de bibliothèque qui a expérimenté ce système

La Ville de Paris compte bientôt mettre en place un système de prêt numérique au sein des bibliothèques municipales de la capitale. Un système loin de faire l’unanimité chez nombre de professionnels.

Car le livre numérique (ou ebook) coûte cher. Systématiquement plus cher qu’un livre traditionnel (en papier quoi) en ce qui concerne le tarif appliqué aux bibliothèques. Très cher même, car le modèle en vigueur est celui d'une cession de licences, à la fois limitées dans le temps (six ans, pour Paris) et plafonnées au nombre d’emprunt. Avec le PNB (prêt numérique en bibliothèque) c’est fromage et dessert. Des livres électroniques qui contrairement aux bons vieux livres en papier ne sont jamais vraiment acquis. Sauf à les racheter éternellement.

Ainsi la ville n’aurait le droit de prêter un livre numérique que 30 fois maximum. Après, il disparaîtrait des bases de données. On imagine que pour une nouveauté ou un best seller cela ne devrait prendre que quelques semaines même en limitant les téléchargements simultanés. Quand au livre qui serait moins demandé au bout de six ans il disparaîtrait également. Et hop, plus de livre numérique  alors que son grand frère en papier avait la particularité d’être propriété inaliénable de la collectivité. 

« Les gens sont assez choqués lorsqu'ils réalisent combien payent les bibliothèques pour des ebooks », a ainsi déclaré, dépitée, une directrice de bibliothèque de l’Ontario au site ActuaLitté.com. « Pour faire court, nous devons utiliser plus de ressources financières pour proposer ce service et en fin de compte, nous ne possédons même pas le titre en question » (lire ici).

 

                                 Au bout de trente emprunts votre document s'autodétruira.........

Prêt numérique en bibliothèque : au bout de trente emprunts votre document s’autodétruira

                                                    Un livre numérique vers son 29ème emprunts

Une dérive également dénoncée par le collectif SavoirsCom1 qui après avoir réalisé une étude d’impact sur le coût du PNB pour les bibliothèques, livre une conclusion sans appel. « En l’état le PNB ou le livre numérique est inabordable pour les bibliothèques » (lire ici).  « Et s'il fallait tout simplement ne pas acheter le moindre livre numérique dans PNB pour ne pas entrer dans cet engrenage ? Et si le modèle de vente à l'acte devait être abandonné au profit d'une vente en bouquet à un prix abordable ? ». Voilà les questions qui sont posées par ce collectif qui regroupe des universitaires, des bibliothécaires ou encore des juristes en droit d’auteur. Lesquels n'ont pas hésités à répondre aux assertions du ministère de la culture sur ce même sujet (lire ici).

Autre problème et non des moindres. Sur quel budget vont être imputés ces livres électroniques ? La mairie de Paris affirme que c’est sur une ligne spécifique. Étonnant, car la municipalité nous parle continuellement de « contrainte budgétaire » et envisage encore des coupes dans le fonctionnement de son réseau pour l’année prochaine si l’on en croit les chiffres alarmants qui circulent pour le budget de 2016, avec un programme « d’économie » de 300 millions d’euros.

D’autre affirment qu’il faudra, pour équilibrer les comptes, encore diminuer les budgets d’acquisitions de l’ensemble des bibliothèques parisiennes alors qu’ils sont déjà en baisse régulière depuis plusieurs années. Cela se fera alors au détriment des acquisitions des livres papier qui garnissent nos rayonnages et pour lesquels, rappelons le, une immense majorité d’usagers est encore attachée. C’est alors tout un pan de l’accès à la lecture publique qui serait encore diminué. On attend les précisions de Bruno Julliard, l’adjoint en charge de la culture.

Si la mairie de Paris veut mettre en place une bibliothèque numérique, pourquoi pas ! Mais il faut alors un autre rapport de force avec les éditeurs et un droit de prêt numérique similaire au droit de prêt papier sans contrainte de durée ni de nombre de prêt.

Sinon vu le coût exponentiel que cela va engendrer, on va tout droit vers des bibliothèques sans livre. Le rêve du bureau des bibliothèques de la Ville de Paris ? Bon, en même temps avec les fichiers qui seront inutilisables après un certain nombre de téléchargements elle aurait droit aussi à une bibliothèque sans livre numérique !

 

                       Des bibliothécaires cherchent un livre numérique dans les rayonnages

Prêt numérique en bibliothèque : au bout de trente emprunts votre document s’autodétruira

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                                      -  Les gars je crois que nos bouquins ont disparu

                                         - Bon au moins, ça nous évitera de piloner !

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 16:28
Comme pour les énarques de la Ville de Paris, obtenons 100% de promotions

Tous les syndicats demandent des ratios de promotions à 100% pour l'ensemble du personnel des administrations parisiennes. L'intersyndicale appelle également à une grève le jeudi 15 octobre.

La valeur du point d'indice de la Fonction Publique est bloquée depuis 2010. L’augmentation des ratios de promotion est le seul levier dont dispose notre employeur (la Ville de Paris) pour augmenter la rémunération de ses agents. Nous ne pouvons donc pas accepter sans réagir les ratios promus/ promouvables que l'Administration veut nous imposer pour la période 2016/2018.

Nous demandons un taux de 100% pour tous les corps. Une véritable évolution de carrière semblable à celle de nos hauts fonctionnaires parisiens (souvent énarques) promus dès qu'ils passent de la ville au gouvernement ou dans les ministère pour revenir ensuite à la ville et se faire de nouveau promouvoir aux postes les plus prestigieux quand ils ne sont tout simplement pas élus adjoints de la mairie.

Une pétition portée par toutes les organisations syndicales parisiennes (CFDT, CFTC, CGT, FO, SUPAP, UNSA et UCP) est adressée à Anne Hidalgo, maire de Paris. Pour la signer, c'est ici. Cette intersyndicale, historique en ce qui concerne l'ensemble de la Ville de Paris, appelle également à une grève le jeudi 15 octobre.

 

              Des énarques de la Ville entourent la maire pour obtenir leur ratio de 100%

Comme pour les énarques de la Ville de Paris, obtenons 100% de promotions

                                       - N'approchez pas, vous êtes déjà promus tous les ans

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 15:14
Bibliothèques : Anne Hidalgo débordée par Alain Juppé sur la gratuité de tous les supports (et en plus pour tous les publics)

    Le libéralisme est de gauche, la gratuité est de droite : tout fout le camp…

C’était il y a vingt deux mois. Ça commence à faire un bail. Le conseil de Paris avait alors voté la gratuité des CD en bibliothèque pour les mineurs et les bénéficiaires des minima sociaux. Depuis plus rien. A croire qu’Anne Hidalgo et son premier adjoint à la culture, Bruno Julliard n’ont pas la volonté politique d’appliquer une mesure pourtant réclamé par sa majorité de gauche. « Les espaces discothèques implantés dans de nouveaux établissements et disposant d’un fonds important rencontre un réel succès » affirmaient d’ailleurs les conseillers de Paris pour qui « la culture doit être accessible à tous sans distinction de revenu » (lire ici).

C’est alors que, face à l’immobilisme de la Ville de Paris, une figure politique s’est décidée à appliquer cette mesure de gauche. Une personnalité que l’on n’attendait pas. Mais alors vraiment pas. Voire même pas du tout du tout. Et pourtant, c’est un ancien élu de la Mairie de Paris…

C’est un ancien premier ministre (ancien ministre aussi d’ailleurs). Un ténor de la vie politique française. Après une tentation de Venise, il est parti en exil au Québec se reposer d’une condamnation (bien) méritée. Il fut aussi durant plus de quinze ans une figure de la vie municipale à Paris en ayant été adjoint de Jacques Chirac… Je suis, je suis… Alain Juppé !

Car depuis le 1er octobre, les emprunts en bibliothèque sont gratuits à Bordeaux. Tous les emprunts ! Des livres et des magazines bien sûr mais aussi des CD ! Et même des DVD ! « Le tarif est le même : c'est gratuit ! » affirme le site de la Ville dirigée par Alain Juppé. En plus, c’est pour tout le monde sans restriction d’âge, de sexe ni de condition. Même si l’on n’habite pas Bordeaux. « Vous habitez dans une autre commune de la métropole, ailleurs en Gironde, en France, en Europe, plus loin ? Vous êtes étudiants, actifs, retraités, en recherche d'emploi, etc ? Le tarif est le même : c'est gratuit ! » Et toc pour la mairie de Paris qui prend un sale coup de vieux dans sa politique culturelle. Fortiche le Alain qui vient donc de déborder Anne Hidalgo et son équipe sur sa gauche. Reste à savoir si la Mairie de Paris va rester droite dans ses bottes…

 

             Bibliothèques : gratuité pour tous les supports et tous les publics, je suis, je suis...

Bibliothèques : Anne Hidalgo débordée par Alain Juppé sur la gratuité de tous les supports (et en plus pour tous les publics)

                                                                -.... Je suis Alain Juppé !

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