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  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 16:35
Au musée Bourdelle, les pompiers sont intervenus à temps grâce à la présence des veilleurs de nuit

Une catastrophe qui ne pourra pas être évitée à l'avenir si la mairie de Paris persiste dans son projet de supprimer les veilleurs de nuit pour les remplacer par un système de télésurveillance.

La catastrophe a été évitée de justesse il y a deux jours au musée Bourdelle. L'établissement qui dépend de la Ville de Paris, situé dans le quartier de Montparnasse et qui abrite les œuvres du célèbre sculpteur, a en effet été victime d'un dégât des eaux si important qu'il a nécessité l'intervention de la police et des pompiers. Heureusement que les veilleurs de nuit étaient présents pour donner l'alerte sinon...

Au cœur de la nuit, ces derniers ont entendu de multiples alarmes de détection incendie provenant du local du système central de climatisation. Leur intervention rapide a permis de constater que le système était au bord de l'explosion et laissait s'échapper de la vapeur d'eau brûlante, d'où le déclenchement des alarmes. En fait, le système était surtout en train de perdre les eaux...

Les personnels qui font office de veilleurs de nuit ont donc suivi le protocole d’alerte en avertissant immédiatement la directrice du musée puis en appelant les pompiers. Ces derniers devant l'ampleur des dégâts, la fuite touchant plusieurs étages du musée, ont dû procéder immédiatement à des opérations de pompage. Et vu la nature sensible de l'établissement, la police était également présente sur place. En tout cas, l'opération conjointe des veilleurs de nuit et des pompiers a permis de préserver le bâtiment et les œuvres du musée Bourdelle.

Une catastrophe qui ne pourra pas être évitée à l'avenir si la mairie de Paris persiste dans son projet funeste de supprimer les veilleurs de nuit de nombreux musées municipaux pour les remplacer par un système de télésurveillance. Un système qui non seulement ne remplacera pas la présence humaine qui toute la nuit effectue régulièrement des rondes pour détecter tous les problèmes qui peuvent éventuellement survenir (intrusion, incendie, inondation..) mais qui en plus ne sera jamais aussi réactif q'un PC de sécurité présent sur place. Car oui, préserver les œuvres est aussi une des missions principales (sinon la première) de tout musée qui se respecte.

La Mairie de Paris avait fait une première tentative de suppression des postes de veilleurs de nuit au musée Bourdelle dans les années quatre-vingt-dix, considérant à l’époque que la présence d’une gardienne à la loge suffisait à sécuriser l’établissement. La réaction de Rhodia Dufet Bourdelle, alors propriétaire des sculptures en bronze a été cinglante, exigeant la présence constante d'une équipe de sécurité qualifiée pour protéger les œuvres et le bâtiment. Elle avait fini par avoir gain de cause. Il est vrai qu'elle avait menacé la ville de changer le testament. Un avertissement pour Paris-Musée, l'établissemnt en charge des musées municipaux de la capitale

 

       Musée Bourdelle: Les pompiers sont intervenus illico presto grâce aux veilleurs de nuit

Au musée Bourdelle, les pompiers sont intervenus à temps grâce à la présence des veilleurs de nuit

                        Tu vois le gars en survetement, il a comme un air de télésurveillance

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 10:32
Quand la mairie de Paris fait dans la mesquinerie morbide

L’administration parisienne, telle une mort de faim, ne recule devant rien pour réclamer quelques sous en guise de condoléances

On en apprend de belles sur les méthodes de la Ville de Paris à la lecture du dernier numéro du Canard Enchainé (daté du mercredi 11 novembre). En tout cas pour notre part, nous ignorions totalement la chose. Voici l’article dans son intégralité. Attention : pour ceux qui avaient encore foi en notre belle administration parisienne, il vaut mieux s’abstenir !

« La Mairie de Paris sait honorer ses morts. Naguère, en cas de décès d’un agent municipal avant son départ à la retraite, la ville le payait jusqu’à la fin du mois en cours. Mais en 2012, tout a changé. Désormais le salaire du fonctionnaire s’arrête le jour de sa mort. Et, si le chèque du mois est déjà parti, il faut récupérer le trop-perçu…

Pas chien, le bureau des rémunérations avait pris l’habitude de laisser passer le délai de deux ans au-delà duquel la ville ne peut plus exiger de remboursement. Certains avaient encore un peu de cœur (et de décence) dans ce monde de brute. Mais fini les cadeaux…

En effet depuis le début de cette année, le service de paies établit, pour chaque agent décédé, une demande de reversement de trop-perçu envoyée dès la fin du mois ». Une façon sans doute pour la ville d’exprimer ses condoléances.  Mais bon, à la lecture du Canard on suppose que notre bonne mairie de Paris toujours en train de donner des leçons de morale à la Terre entière va immédiatement mettre fin à cette pratique où l’injure aux douleurs des familles se mêle à l’infamie.

Quand la mairie de Paris fait dans la mesquinerie morbide
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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 12:15
 A Paris, certaines bibliothèques expérimentent encore (et encore) la mesure du temps

Une expérience Chronogestor qui génère parfois des scènes cocasses auprès des usagers

Peu de bibliothécaires le savent, mais dans le réseau parisien quelques établissements (Trocadéro, Vandamme, Amélie, Valeyre …)  expérimentent Chronogestor,  ce logiciel de gestion du temps de travail (en fait une pointeuse). Une expérience qui dure maintenant pour certaines d’entre elles depuis dix ans ! Un fiasco d’ailleurs. A tel point que la Direction des Affaires Culturelles est même incapable d’en délivrer le moindre bilan.

Il faut dire que Chronogestor, à l’origine destiné aux personnels administratifs de la Ville de Paris dans le cadre de l’accord sur l'aménagement du temps de travail, n’est absolument pas compatible avec le fonctionnement des bibliothèques municipales parisiennes pour une raison simple : les personnels sont en horaire fixe toute l’année alors que Chronogestor n’a d’utilité que pour les agents en horaire variable et qui peuvent moduler leur heures d’arrivée ou de départ de leur travail.

Ce qui fait dans que dans ces bibliothèques l’outil Chronogestor tourne au casse tête et au stress permanent pour les agents. D’abord  le calcul est fait sur une journée type Ville de Paris soit 7h48 alors que celle d’un ou d’une bibliothécaire est bien plus longue, généralement de 8h30, plusieurs fois par semaine. Et oui, sinon il n’y aurait plus personne pour mettre en place la bibliothèque le matin ou fermer les établissements le soir. D’où un résultat absurde dans la machine qui ne correspond à rien de connu pour les spécialistes de temps travail dans les établissements de lecture publique.

En plus ce système est d’un compliqué qui génère parfois des scènes cocasses : Ainsi nos infortunés collègues doivent parfois penser à badger… pendant leurs plages de service public ! Et les usagers surpris de les voir filer vers la sortie en pleine opération d’enregistrement de leurs documents ! Ça ne s’invente pas.

Mais si nos bibliothécaires, toujours en pleine phase d’expérimentation, se précipitent vers notre pointeuse electronique, c’est qu’il leur faut impérativement prendre leur quarante cinq minutes de pause déjeuner, plus le temps de trajet imparti. En effet à la ville (et avec Chronogestor) le temps de trajet équivaut à du temps de travail. Or les aléas du service public ne permettent pas toujours aux agents de prendre la totalité de leur pose méridienne qui doit, de plus, être prise impérativement entre 11h30 et 15h30. Il faut donc pointer et repointer...

 A Paris, certaines bibliothèques expérimentent encore (et encore) la mesure du temps

       Avec Chronogestor, les bibliothécaires parisiens explorent le temps entre 11h30 et 15h30

C’est qu’en cas d’oubli tout est décalé. L’horaire d’arrivée devient l’horaire de départ et vice versa. Un bug qui impose au responsable de l’établissement un contrôle journalier. Il paraitrait qu’il y aurait encore une bibliothèque qui aurait fait acte de candidature pour elle aussi tenter l’expérience. Une idée sortie sûrement tout droit d’un cerveau pervers.

En plus cette expérimentation hors de prix, près de deux mille euros par appareil (gasp !), est en train d’avoir un effet que la mairie de Paris n’avait pas prévu.  Les bibliothécaires peuvent en effet avec ce système de Chronogestor….. générer des jours de récupération supplémentaires !  Une possibilité qui s’avère impossible pour les autres collègues du réseau.

Il est vrai que cet avantage soudain va à l’encontre de la délibération sur le temps de travail votée en 2002 par le Conseil de Paris. Les élus pleins de sagesse avaient en effet compris que si les personnels arrivaient plus tôt ou plus tard, sans justification en termes de service public, pour fabriquer des jours de RTT supplémentaires, la plupart des établissements devrait mettre la clef sous la porte, vu la faiblesse des effectifs. Mais peut être est-ce l’objectif de la municipalité parisienne…

Mais si l'installation de Chronogestor, n'a pour but que de n'être qu'une vulgaire pointeuse pour contrôler les horaires de travail des uns et des autres, inutile dans ce cas d'installer cette très coûteuse machine car c'est justement le rôle des chefs d'établissements. Et celà se passe en général très bien. Bref, il est temps que l’administration mette fin à cette expérience sans fin mais néanmoins insupportable pour les bibliothécaires qui la subissent au quotidien. La CGT mettra d’ailleurs ce sujet à l’ordre du jour du prochain Comité Technique des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.

 

                Le Bureau des Biliothèques en train de présenter son bilan de Chronogestor

 A Paris, certaines bibliothèques expérimentent encore (et encore) la mesure du temps

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 10:08
Les conservatoires municipaux parisiens au bord de l’implosion

Depuis 2005, la situation se dégrade pour les personnels administratifs et techniques des conservatoires

En 2005, ils étaient cent vingt cinq…Qui ils ? Les personnels administratifs et techniques des conservatoires municipaux d’arrondissement. Soit les chargés de l’accueil, de la mise en place des salles de cours, de concerts et spectacles divers (n'en jetez plus) mais aussi ceux en charge de la scolarité, de la diffusion culturelle, des commandes, des ressources humaines (n'en jetez plus). Et n'oublions pas non plus les régisseurs, ces champions de la polyvalence, qui doivent aussi veiller au respect du plan Vigipirate (n'en jetez vraiment plus).

Quand les conservatoires ont été repris, il y a dix ans, en gestion directe par la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, Christophe Girard, l'adjoint au maire en charge de la culture à l'époque, avait alors pour objectif d’accueillir trois mille élèves de plus dans les conservatoires parisiens. Et pourtant, pendant ce temps là, les personnels administratifs et techniques ont vu leurs effectifs fondre de dix-sept postes budgétaires. Ils n’étaient donc plus que cent huit pour relever ce nouveau défi. Et évidemment la mairie de Paris ne s'est pas donnée les moyens de ses ambitions et n’a crée aucun poste supplémentaire pour absorber ces milliers de nouveaux inscrits.

Et puis est arrivée en 2013 la mise en place de l’Aménagement des Rythmes Éducatifs. Pour mener à bien cette nouvelle réforme gouvernementale imposée aux collectivités locales, la mairie n’a eu d’autre choix que de mettre (un peu) la main à la poche et fut alors contrainte de créer de nouveaux dix-sept postes dans les conservatoires. On en était alors revenu aux effectifs…. de 2005 ! Mais avec toujours d’avantage d’élèves et, de fait, d’avantage de dossiers …

C’est alors que pour la nouvelle mandature, Bruno Julliard, premier adjoint en charge de la culture à la mairie de Paris  a décidé de lancer son grand chantier : « ouvrir les conservatoires municipaux parisiens au plus grand nombre avec, à la clef, l’objectif (ambitieux) de plus de mixité sociale ». La CGT ne peut qu’applaudir…

Les conservatoires municipaux parisiens au bord de l’implosion

Si ce n’est que, pour mener à bien ce projet, il faut nécessairement renforcer les équipes techniques et administratives. Un objectif bien loin d’être atteint, si l’on en croit les chiffres, qui ne sont d’ailleurs pas très précis.

Et notre syndicat de poser les questions à Bruno Julliard et à son administration : Combien d’élèves sont actuellement inscrits dans les conservatoires municipaux de la Capitale ? Combien d’élèves fréquentent nos établissements dans le cadre de la réforme des rythmes éducatifs (ARE) ? Enfin combien de jeunes sont accueillis dans nos structures dans le cadre de partenariat avec des associations ou des centres d’animation pour la jeunesse ?

Ces questions doivent nécessairement obtenir des réponses si la municipalité veut accueillir les petits parisiens dans les meilleures conditions qui soient. Ce qui est loin d’être le cas pour le moment.

On peut même dire que les conditions sont mauvaises. Certains craquent et se plaignent désormais de la dégradation continue de leurs conditions de travail pour des questions d’effectifs, bien sûr, mais aussi pour des questions matérielles : espaces mal chauffés, avec problèmes acoustiques récurrents, des problèmes d’isolation et des inondations à gogo. Dans la plupart des conservatoires sous dimensionnés, il n'y a pas de salle des professeurs, ni de lieu de repos notamment pour les personnels d’accueil – pas de lieu de restauration pour les élèves qui déjeunent dans les salles de cours ou hall d’accueil. Les prestations de ménage sont insuffisantes pour le nombre exponentiel d’élèves.

Quant au logiciel d’inscription et de scolarité, le bien mal nommé Arpège, il est notoirement sous dimensionné et inintéressant…

Bref, dans ces conditions, on peut affirmer que Bruno Julliard se trouve face à un véritable défi et s’il n’apporte pas de réponses aux demandes des personnels alors les conservatoires municipaux parisiens vont bientôt très vite imploser...

Les conservatoires municipaux parisiens au bord de l’implosion

                       Conservatoires parisiens : Depuis 2005, la situation se dégrade vraiment

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 09:02
Paris Musées, désormais riche comme crésus, doit reverser un peu de ses profits à ses agents

C'est très simple, seulement 10% du contrat passé avec Airbnb suffiraient largement à doubler la « prime de fin d'année » des agents de surveillance, de leur encadrement et des personnels administratifs

C'est une annonce qui a éberlué tous les personnels travaillant dans les musées municipaux parisiens : l'établissement public Paris Musées a empoché 350 000 euros de la part de la société Airbnb pour louer, pour une nuit, le site des catacombes (lire ici). Avec une telle somme tombée dans ses poches, Paris-Musées peut facilement augmenter les primes de fin d'année pour tous ses agents..Dans certains milieux, on appelle ça la participation aux bénéfices...

On nous répondra que « ça n'est pas le même budget », certes, mais les agents payés huit euros de l'heure auront un peu de mal à saisir la nuance, eux qui contribuent largement au succès de l'opération, comme d'ailleurs tous les personnels qui dans la surveillance ou au niveau administratif permettent toute l'année le bon fonctionnement des musées municipaux de la capitale.

L'année dernière, devant les demandes insistantes de La CGT, la directrice de l'établissement public a, partiellement, mis fin au copinage qui gangrenait la répartition de cette primette de fin d'année en exigeant un minimum de 150 euros par agent. La CGT l'en remercie. Toutefois, le montant maximum alloué à certains reste toujours mystérieux..

Mais puisque Paris-Musées s'apparente désormais à une entreprise privée en recourant toute l'année à des marques pour faire fructifier ses espaces, pourquoi ne pas consacrer 10% de cette somme aux agents. Cet intéressement aux bénéfices ravirait chacun d'entre nous...et il resterait encore 90 % dans les caisses de l'établissement public.

C'est très simple, 10% du contrat passé avec Airbnb, cette société spécialisée dans l'optimisation fiscale, ça fait 35 000 euros et cela suffirait largement à permettre de doubler la « prime de fin d'année » des agents de surveillance, de leur encadrement et du personnel administratif de catégorie C ou B. Alors ?... la CGT persiste et signe : 300 euros, c'est possible maintenant !

Paris Musées, désormais riche comme crésus, doit reverser un peu de ses profits à ses agents
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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 14:29
La Ville de Paris fait appel à un transporteur privé pour déplacer un ordinateur…. sur 60 mètres !

Pas loin de plusieurs centaines d'euros, aller et retour, pour se rendre de la Bibliothèque Historique à la rue des Francs-Bourgeois

Il parait que la Ville de Paris cherche à faire des économies. La Direction des Affaires Culturelles n’est d’ailleurs pas en reste puisque pour cause de restriction budgétaire nos établissements culturels (ateliers beaux-arts, bibliothèques ou conservatoires) voient leurs moyens de fonctionnement diminuer années après années. Des restrictions qui visiblement ne concernent pas tout le monde.

C'est ce qu'ont pu constater les personnels de la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (BHVP) dès qu'un des ordinateurs de l'établissement tombe en panne. Dans ce cas, un bibliothécaire fait une demande d’intervention auprès du Service Organisation et Informatique (SOI) de la Direction des Affaires Culturelles (DAC). Mais depuis plusieurs mois, peut être pour des problèmes d’effectifs, au lieu de se déplacer eux-mêmes ou d’envoyer le service des transports pour venir récupérer le matériel défectueux, le SOI fait appel... à un transporteur privé !

Problème, la distance entre la Bibliothèque Historique et le service informatique n'est que... de soixante mètres (à peine), soit la distance entre le 24, rue Pavée, adresse de la BHVP et le 29 ter, rue des Francs Bourgeois où logent les agents du SOI. Mais peut être que le matériel defectueux de la BHVP est impossible à transporter autrement que par un professionnel de la livraison? Ben, en fait pas vraiment car ce n’est à chaque fois qu’une simple unité centrale, 30 x 30 x 10 cm, d’une dizaine de kilos, sans écran, sans rien.

Toutefois, pour transporter cette petite unité centrale sur soixante mètres, ce n’est pas donné. Montant de la douloureuse : 52 euros (hors taxes !) pour chaque trajet aller et retour. Et comme  cette petite opération se renouvelle régulièrement, c’est désormais pas loin de plusieurs centaines d’euros de facture que doit régler la DAC comme le prouvent les bons de livraisons délivrés à la bibliothèque historique.

On ignore toutefois si ce transporteur privé est venu en voiture. Dans ce cas, il est  vrai, la distance est plus longue. La rue des Francs-Bourgeois étant à sens unique, le livreur, en sortant de la rue Pavée, doit en effet impérativement prendre la rue de Rivoli pour ensuite… revenir dans le Marais. Enfin, après nombre de détours et circonvolutions pour cause de sens unique, l’unité centrale arrive à bon port...Si la rue des Francs-Bourgeois n’est pas embouteillée ! Ce qui est rare, avouons le....

Bref, en pleine COP 21 et de restriction budgétaire, la Ville de Paris réalise un double exploit : polluer plus la capitale malgré ses prétentions de favoriser les mobilités non polluantes et les alternatives à la voiture individuelle (lire ici) et gaspiller l’argent public, des sommes modestes certes, mais quand même. Reste à savoir si dans les prochaines semaines, elle va réitérer cette performance.

 

                                Climat : la mairie avait pourtant fait des effets d'annonce

La Ville de Paris fait appel à un transporteur privé pour déplacer un ordinateur…. sur 60 mètres !

    - Objection, on ne s'est jamais engagé pour le climat, cette image a été photoshopée !

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 09:09
Risques Psycho-Sociaux à la Direction des Affaires culturelles : n’hésitez pas à répondre au questionnaire

Son analyse devant aboutir à des préconisations pour améliorer les conditions de travail

Récemment, l'ensemble des agents de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) ont reçu par courrier électronique un questionnaire axé sur leur quotidien au travail et les facteurs de troubles psycho-sociaux (RPS) auxquels ils peuvent être confrontés dans le cadre professionnel.

C'est une étape importante dans la démarche que les membres du comité d’hygiène et sécurité mènent depuis plusieurs mois et la possibilité d'un véritable diagnostic sur les risques psycho-sociaux au sein de la direction, même si les organisations syndicales ont depuis longtemps une analyse solide du risque psychosocial construite sur les remontées de terrain.

Ce n'est pas un énième audit qui est présenté mais bien une sollicitation de l'ensemble du personnel devant aboutir à des préconisations sérieuses à mettre en œuvre rapidement pour améliorer les conditions de travail dans notre direction (ateliers beaux arts, archives, bibliothèques, conservatoires et services centraux)

Même si notre syndicat regrette que le groupe de travail du CHSCT n'a pas été sollicité sur le choix de la société en charge de l'enquête, il n'en reste pas moins que le respect de l'anonymat, la qualité du questionnaire de l'INRS (institut national de recherche et de sécurité) utilisé par nombre de collectivités et sociétés privées, le travail conjoint de l'administration et des représentants du personnel au sein du groupe de réflexion RPS suffisent à appeler chacun d'entre nous à répondre à ce questionnaire.

On peut estimer que l'administration se protège de sa responsabilité en questionnant sur la souffrance au travail qu'elle met elle même en place et qu’elle joue au pompier qui souhaite éteindre le feu qu'il a lui même allumé. Cette question s'est posée à la CGT comme aux autres organisations syndicales. Notre réponse est de rester acteur de la démarche, continuer à être force de proposition et dénoncer les dérives qui pourraient voir le jour. Ce questionnaire n'est pas le seul élément d'analyse et nous proposerons sous peu dans le cadre du CHSCT de la DAC, des indicateurs qui nous semblent important pour suivre l'évolution du risque psychosocial et nous veillerons à sa prise en compte dans les documents uniques d’établissement

Pour toute question concernant la santé, sécurité et les conditions de travail, n'hésitez pas à contacter : agnes.dutrevis@paris.f

Risques Psycho-Sociaux à la Direction des Affaires culturelles : n’hésitez pas à répondre au questionnaire

Photos : Storm Thogerson (Hipgnosis)

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 16:20
Fermeture du musée Carnavalet : Où iront les personnels ?

La CGT exige équité et transparence sur l'affectation des agents durant les longs mois de travaux

Le musée Carnavalet va bientôt fermer ses portes au public pendant plusieurs années pour cause de travaux. L'organisation de ce gigantesque chantier n'est pas sans poser de question du côté des personnels.

Tout d'abord rappelons que l’équité de traitement est une donnée fondamentale de la gestion des agents du service public. La CGT ne doute pas que l’affectation de l’ensemble des collègues durant la fermeture du musée se fera dans la plus grande transparence… Toutefois, si ce n’était pas le cas, nous appellerions le personnel à faire connaître son mécontentement par les moyens que le droit syndical met à sa disposition.

Que propose la CGT ? Que soit pris en compte prioritairement le choix des agents, que ce choix soit en lien avec la distance domicile/ travail, des raisons de santé ou des obligations familiales...

Que l’avis des secrétaires généraux ou chefs d’établissement soit communiqué clairement et par écrit aux intéressés et que les agents puissent faire valoir un contre argumentaire si nécessaire.

Que cessent les pratiques du recommander ou déconseiller tel ou tel agent de façon officieuse mais qui finissent toujours par être connues (évidemment la directrice de Paris-Musées, madame Delphine Lévy va jurer la main sur le cœur que ces pratiques n’existent pas, mais la CGT a des preuves).

Que les agents particulièrement attachés à Carnavalet aient l’engagement d’y être ré-affectés après les travaux.

Que les agents soient informés dès aujourd’hui des décisions de la DRH quant au sort du PC de sécurité

La DRH et le Bureau de Prévention des Risques Professionnels nous ont assuré de leur détermination à lutter contre toutes les formes de discrimination et réaffirmé l’attention qu’ils portaient aux risques psycho-sociaux. Notre syndicat saura rappeler avec force cet engagement dès la prochaine réunion avec Paris Musées, que ce point soit ou non à l’ordre du jour, reprenant ainsi cette directive européenne que chaque employeur se doit se respecter : adapter le travail à l'homme et non l'homme au travail.

Fermeture du musée Carnavalet : Où iront les personnels ?

                  Musée Carnavalet : N'ayons pas l'esprit d'escalier mais exigeons la tranparence

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 16:57
Paris-Musée : Pourquoi la CGT dit au revoir à l’intersyndicale 

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               Parce que certains ont décidé en loucedé de faire cavaliers seuls

Depuis plusieurs mois, à la demande des agents, une intersyndicale (CFDT, CGT, FO, Supap et UNSA) s’était mise en place pour fédérer les revendications des personnels et s’opposer à la politique méprisante de Paris Musées.

Dans ce cadre, la CGT avait toute sa place, mais malheureusement nous venons d'apprendre avec surprise que FO et l'UNSA ont décidé en loucedé de diffuser un tract dans le dos des trois autres organisations qui composent l'intesyndicale pour tirer la couverture à elles en reprenant à leur compte les thèmes de la plateforme commune (notamment le privatisation de certains services de veilleurs de nuit). Un procédé, on ne peut plus déloyal, niant par ailleurs le travail accompli notamment par la CGT.

En effet, les thématiques abordées dans ce tract sauvage reprennent ni plus, ni moins.... que les propositions faites publiquement par notre syndicat depuis plusieurs années (prime dominicale, ticket-restaurant.....lire ici notre rubrique musée) ! Bref, face à cette initiative malhonnête qui préfère sacrifier les intérêts collectifs des agents des musées municipaux parisiens au profit d'intérêts particuliers de deux organisations, la CGT préfère se retirer de cette intersyndicale qui n'a désormais plus de sens. Et nous sommes bien les premiers à le regretter.

Mais bon, notre syndicat, qui déplore vraiment l'attitude de nos collègues de Force Ouvrière et de l'UNSA, fera ce qu'il a toujours fait au sein de Paris-Musées : continuer de défendre les personnels sur le terrain et dans les instances représentatives, avec le sérieux et la détermination que tous lui reconnaissent.

 

                      Paris-Musées : FOUNSA décident en loucedé de faire cavaliers seuls

Paris-Musée : Pourquoi la CGT dit au revoir à l’intersyndicale 

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 18:23
Bruno Julliard censure les bibliothécaires parisiens qui osent relayer sur twitter les critiques sur le prêt numérique

                  Ils ne font pourtant que diffuser un communiqué de l'ABF

La mise en place de la bibliothèque numérique à la ville de Paris semble rendre fous ses zélateurs. Pourtant ce dispositif, on ne peut plus contesté, méritait bien un débat public. C'en était encore trop pour la mairie de Paris qui a sommé les bibliothécaires de la capitale de retirer in petto leurs tweet trop critiques même quand il s’agissait de faire connaître le communiqué d'une institution aussi sérieuse que l'association des bibliothécaires de France (ABF)

Ainsi plusieurs collègues ont relayé sur les comptes Twitter officiels de leur bibliothèque ce fameux communiqué. Un texte très mesuré mais qui a la mauvaise idée d'analyser les lacunes du système de Prêt Numérique en Bibliothèque (PNB) et les coûts astronomiques générés pour les collectivités qui utilisent ce dispositif (lire ici). Pas cool pour la mairie de Paris qui par le biais de son bureau des bibliothèques (BBL) et le Cabinet de Bruno Julliard a appelé les établissements concernés à retirer leurs tweets...

« Nous avons été sommés de retirer ces tweets qui ne représentent à nos yeux qu'un droit à l'information pensons-nous; le droit à l'information, c'est aussi le droit à l'information contradictoire pour que chacun, chacune se fasse une idée » affirment choqués de nombreux bibliothécaires parisiens qui croient encore à la diffusion des savoirs. Alors comme ça, Bruno Julliard se met à jouer les censeurs comme un vulgaire Patrick Balkany ? A moins que cette censure ne soit qu'une initiative d'une administration trop zélée ? A notre avis la mairie de Paris et son premier adjoint en charge de la cultue ne devraient pas tarder à diffuser un communiqué pour s'expliquer sur cette triste histoire.

 

                                               Censure : la mairie de Paris manie le ciseau

Bruno Julliard censure les bibliothécaires parisiens qui osent relayer sur twitter les critiques sur le prêt numérique
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