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  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 16:48
Paris : La médiathèque Yourcenar fermée pour cause de panne électrique

Les autres bibliothèques de la capitale, bien qu'elles aient toujours de l'électricité, sont, elles, perturbées quotidiennement par des pannes informatiques.

« En raison d’une panne électrique, la Médiathèque Yourcenar sera fermée aujourd’hui et demain ». C'est le message qui a été diffusé par la direction de l'établissement aux bibliothécaires du réseau parisien. La bibliothèque de la rue d'Alleray dans le XVème arrondissement de Paris est coupée du monde car elle n'est également plus joignable ni par téléphone ni par le biais de sa messagerie internet.

En réalité, la médiathèque Marguerite Yourcenar n'est pas la seule à être touchée par des problèmes techniques, car depuis plusieurs semaines, ce sont toutes les bibliothèques municipales qui, bien qu'elles aient toujours de l'électricité, sont perturbées par des pannes informatiques à répétition. Des pannes qui empêchent le bon fonctionnement des établissements pour les opérations de service public les plus courantes : prêt ou retour de document, inscription des nouveaux usagers ou renseignement et consultation du catalogue.

Un épisode qui fait s'arracher les cheveux des bibliothécaires de la capitale et du service informatique des bibliothèques (SIB) à tel point que ces derniers n'ont pas hésité à déclarer «  eu égard aux incidents à répétition à la connexion de Vsmart (le logiciel) , nous pensons qu’il sera plus souple pour vous d’avoir une autorisation permanente de passer en prêt secouru » Un système qui permet de prêter les documents mais ne permet aucune autre opération.

Ces perturbations sont récurrentes et les explications données aux agents ou au public sont souvent nébuleuses. Elles sont même franchement inquiétantes tant ces pannes informatiques sont anciennes comme le rappelle un article du Parisien publié il y a trois ans (lire ici)

De son côté, le fournisseur du logiciel, la société Infor avait tenu à préciser que ces problèmes n'étaient pas liés à des bugs logiciels « mais à une infrastructure qui a atteint ses limites  : taille des disques, nombre de licences atteint, ouverture de nouvelles bibliothèques, mise en place de nouveaux automates… sans ajustement des matériels » comme elle l'avait décrit ici. Trois ans après, est ce toujours pour les mêmes raisons que les systémes informatiques des bibliothèques de la capitales tombent en panne ?

Notre syndicat va de nouveau interpeller la direction des affaires culturelles et la direction des services informatiques pour connaitres les raisons de ces nouveaux dysfonctionnements.

 

 

                        V.Smart : Pour les spécialistes, l'infrastructure a atteint ses limites 

Paris : La médiathèque Yourcenar fermée pour cause de panne électrique

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      - Y a pas que l'infrastructure informatique qui a atteint ses limites, nos articulations aussi

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 10:44
 A Paris, la bibliothèque du futur soufflera le chaud et le froid !

Mais attention, le jargon municipal brasse tellement le concept d'espace chaud et d'espace froid qu'il pourrait provoquer un choc thermique et mettre en péril la prochaine conférence sur le climat

A la Mairie de Paris, on adore jargonner, surtout pour ne rien dire. Dernier fait d'arme, proposer rien moins ce que sera….  la bibliothèque du futur ! Bibliothèque qui sera installée sous le fameux toit à 300 millions d’euros, la Canopée, du Forum des Halles, d'où son nom. Nos élus, qui ne jurent plus que par le concept de smart city ont décidé faire de cette nouvelle médiathèque un laboratoire d’expérimentations de cultures urbaines. Voici cet équipement du futur tel que le décrit officiellement la municipalité. Verbatim façon 4G...

Et ça commence fort : « cette bibliothèque doit articuler une dimension métropolitaine car située dans le forum des halles, par où transitent chaque jour plusieurs centaines de milliers de personnes » est-il annoncé d'emblée. Ben oui quoi, « Forum des halles », plus « RER », plus « plusieurs centaines  de milliers de personnes » égalent « métropole ». Avec ça plus besoin de Grand Paris. Mais la mairie, lancée tel un RER (de la ligne A) à pleine vitesse, ne s'arrête pas là.

« La bibliothèque vise à répondre aux demandes et usages d’un public de jeunes adultes (« Génération Y » ou « Digital natives ») avec une activité d’animation importante (actions culturelles mais aussi ateliers divers liés au numérique), une salle modulable selon les besoins et une animation de communauté sur Internet. » Ouarf ! Trop fort des « digital natives » ! Chacun sait que lorsqu’on n’a rien à dire mieux vaut le faire en anglais. Il est vrai que la vacuité du propos pourrait être démasquée.

                              Speak english: même le Prince Phillip ne s'en laisse pas compter

 A Paris, la bibliothèque du futur soufflera le chaud et le froid !

                                                             - Your vacuité is unmasked !

C'est donc de manière on ne peut plus indeed que la ville dégaine son fumeux projet. « La bibliothèque, de manière générale, offrira des collections d’actualité, avec un fort taux de renouvellement et selon une présentation favorisant la découverte et la lecture confortable et détendue. Ah les joies de la « découverte et de la lecture », mais attention hein, dans le « confort et la détente». Pour ne pas effrayer les digital natives qui auraient l’idée (saugrenue) d’entrer dans une bibliothèque ? Sans doute si l'on croit ce qui suit.

Car pour éviter probablemement tout mouvement de panique, la mairie a décidé de favoriser uniquement « les collections d’actualité » lesquelles devenues très vite bio-dégradables auront nécéssairement « un fort taux de renouvellement ». Ainsi pour notre municipalité, la génération Y ne doit surtout pas être entourée de trop de références culturelles qui pourraient s’avérer trop poussiéreuses au moment de se connecter.

Et puis voilà que l'on on rentre dans le dur. « Compte tenu de son environnement la bibliothèque est fondée sur la cohabitation des publics et des espaces, « espaces froids » pour les publics en quête de silence et « espaces chauds » plus conviviaux. » expertisent nos spécialistes soudainement transformés en professionnels de la cohabitation climatique. Promis, on invente rien. De quoi faire palir le GIEC.

Quoique espace froid et espace chaud ne serait ce pas une critique, certes codée, mais néanmoins virulente ? En effet, évoquer des espaces froids et espaces chauds dans une bibliothèque, c’est jeter immanquablement une pierre dans le jardin municipal. Chacun se souvient de la fermeture de plusieurs établissements chaque hiver à cause du manque de chauffage. Quand vient l'été en revanche, ils sont, cette fois, contraints de fermer pour cause de canicule. On reconnaît là l’esprit taquin de nos promoteurs numériques.

Mais l'espace chaud, nous direz-vous, qu’est ce que c’est ? Bon, comme ils disent que « compte tenu de son environnement », (mais lequel ?) il faut des « espaces plus conviviaux ». En fait un endroit où on peut manger, boire, discuter et même, audace suprême, téléphoner ! Il était même question de baptiser cet espace « une agora », mais nos animateurs métropolitains ont préféré attendre. L’empilement des concepts risquait de tout faire s’écrouler.

                                            Un espace chaud pas encore devenu une agora

 A Paris, la bibliothèque du futur soufflera le chaud et le froid !

            - Bruno, faudra quand même penser à mettre des prises pour nos Iphones

Bon, le problème avec tout ça, c’est que toute une partie du public sera exclue de cette bibliothèque du futur. Tout le monde n’est pas forcément à la recherche de « document d’actualité » même avec « un fort taux de renouvellement ». La majorité des usagers n’est pas non plus forcément disposée à rejoindre « une animation de communauté sur Internet ». Le lecteur qui ne se reconnaît pas dans ce concept creux de « génération Y » devra bientôt arpenter la cité en quête de livres.   

Il lui suffira alors de marcher beaucoup (ou d’enfourcher un Vélib ?) en remerciant nos bienfaiteurs municipaux soucieux de lui permettre de faire de l’exercice. La Mairie de Paris claironnait pourtant il y a quelques années « qu’elle aimait l’égalité ». Hummm !!!  Pour les moins de trente ans seulement ?

Pour le personnel, le jargon n'en est pas moins là aussi redoutable si l'on en croit les fiches de poste rédigées par l'administration : L’équipe fonctionnera en groupes-projet rassemblant des agents de différents pôles sur des sujets transversaux pour une meilleure cohésion et un fonctionnement plus créatif....

Mieux, elle propose un poste de chargé de l’animation des communautés et de la communication. Un poste proposé pour un agent ...de catégorie C ! Le grade le plus bas de la fonction publique. Comme quoi, on peut être moderne et être (très) près de ses sous pour mieux exploiter, c'est bien le mot, des compétences en principe dévolues à des personnels de catégorie B. Toutefois, l'agent de catégorie C ne pourra pas se prendre pour le chef car il sera placé sous l’autorité du responsable de pôle « développement créatif ». Ouf !

Il est peut être  temps que la Mairie de Paris retrouve le sens commun et fasse la promotion d’une lecture publique de qualité et de proximité pour tous les publics et pas seulement une prétendue clientèle aussi jeune et moderne soit elle.

Nos élus devraient cesser de souffler le chaud et le froid sur les bibliothèques parisiennes, alors qu’elles sont appréciées de tous, non seulement des parisiens mais aussi des banlieusards qui travaillent dans la capitale. Même si malheureusement ces derniers ont désormais beaucoup plus de mal à fréquenter les bibliothèques, celles ci étant de moins en mois ouvertes à l'heure du déjeuner pour cause de diminution des horaires d'ouvertures.

En fait, le véritable réseau du futur devrait être composé de bibliothèques dotées de budgets suffisants et équitablement réparties sur le territoire parisien.

 

                   Paris : La bibliothèque du futur sera-t-elle interdite au moins de trente ans ?

 A Paris, la bibliothèque du futur soufflera le chaud et le froid !

                                                   -  Geek, Je crois que j'ai trouvé une astuce

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 08:28
Ondes électromagnétiques : Le CHSCT vote l'application de la loi Abeille dans les espaces jeunesse des bibliothèques parisiennes

Ce CHSCT a également adopté un avis précisant que « tant pour le personnels que pour les usagers doivent exister des lieux publics et de travail qui protègent les personnes électro-hyper sensibles et ne les excluent ni de la vie professionnelle, ni de la vie sociale »

Le Comité d’Hygiène, de sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) de la Direction des Affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris s’est déclaré à l’unanimité en faveur de la déclinaison de la loi Abeille, relative à la sobriété, à la transparence, à l'information et à la concertation en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques. Une mesure qui devrait s’appliquer notamment dans les espaces jeunesses des bibliothèques de la capitale.

Cette instance présidée par le premier adjoint en charge de la culture, Bruno Julliard avait par ailleurs fait appel à plusieurs « personnalités qualifiées » pour éclairer les débats soit  un représentant  de la direction des services informatiques de le Ville (DSTI), le porte parole de Robin des Toits, Etienne Cendrier mais surtout…. la députée du Val de marne, Laurence Abeille elle même. La députée a ainsi pu exposer tant aux membres représentants les personnels qu’à ceux de l’administration les fondements de la loi qui porte son nom

Ondes électromagnétiques : Le CHSCT vote l'application de la loi Abeille dans les espaces jeunesse des bibliothèques parisiennes

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                                              Laurence Abeille, députée du Val de Marne

Ce CHSCT adoptait également, toujours à l’unanimité de ses membres présents (CGT, CFDT, FO, SUPAP, UCP) un avis précisant que « tant pour le personnels que pour les usagers doivent exister des lieux publics et des lieux de travail qui protègent les personnes électro-hyper sensibles et ne les excluent ni de la vie professionnelle, ni de la vie sociale ».

Cet avis préconise par ailleurs que soit étudiée la mise en place de « zones blanches » au sein de la municipalité, notamment dans les établissements de la direction des affaires culturelles. Il précise que les personnels doivent bénéficier de bureaux protégés sans wifi et d'outils informatiques connectés prioritairement par du filaire.

Les membres du CHSCT se sont également prononcés en faveur d'une baisse générale de l’exposition aux ondes pour tous et de l'utilisation de tablettes filaires dans l'ensemble des établissements de la DAC recevant du jeune public. Enfin un groupe de travail sur cette question des ondes électromagnétiques et de ses répercutions sur la santé des agents a également été voté là encore de manière unanime.

Ne reste plus à la Direction des affaires culturelles et à Bruno Julliard, président de ce CHSCT et premier adjoint à la Maire de Paris, de respecter les avis exprimés dans les instances de la Ville

 

Ondes électromagnétiques : Le CHSCT vote l'application de la loi Abeille dans les espaces jeunesse des bibliothèques parisiennes
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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 07:43
Vague de chaleur: Comment se protéger des fortes températures pendant ses heures de travail

  Canicule :  Quelques conseils en cas de fortes chaleurs au travail (et ailleurs) 

La météo est souvent incertaine, mais toujours capricieuse et une vague de chaleur est annoncée cette semaine. Voici un rappel des préconisations en la matière:

Adapter l'organisation du travail en augmentant la fréquence des pauses. Il faut bien entendu limiter les efforts physiques importants, réduire les activités durant les heures les plus chaudes de la journée (11h-15h) et éventuellement décaler les horaires de travail. Il est important également d'éviter le travail isolé et, si possible, instaurer une rotation des agents sur les postes les plus exposés.

Dans le bâtiment, c'est à l'employeur de mettre en place des dispositifs pour lutter contre la chaleur : climatiseurs, ventilateurs, brumisateurs, stores, films anti-solaires, aération... Il convient de noter qu’au-dessus de 33°C, le ventilateur augmente l’inconfort (brassage d’air chaud).

Adapter les comportements et l’hygiène de vie en buvant régulièrement sans attendre la soif, porter de préférence des vêtements amples et légers, se protéger du soleil, éviter/limiter les repas gras et copieux, la consommation d'alcool (sauf le Chateau Lapompe) et de tabac, tenir compte de sa tolérance à la chaleur et de son état de santé,

Adapter son rythme de travail et éliminer toute source additionnelle de chaleur (matériel électrique non utilisé : poste informatique, imprimante, lampe…). Cesser immédiatement toute activité, dès que des symptômes de malaise se font sentir et le signaler (encadrement, …). En cas de trouble en fin de journée (fatigue, étourdissement, maux de tête…), éviter toute conduite de véhicule et/ou se faire accompagner. Ne pas hésiter à consulter un médecin. Enfin il faut se montrer d’autant plus vigilant en cas de problème de santé et/ou de prise de médicaments (diurétiques, sédatifs, tranquillisants…). Lire aussi le dossier du site Officiel Prévention, santé et sécurité au travail en cliquant là

 

            Adapter son rythme de travail et surtout, boire régulièrement sans attendre la soif !

Vague de chaleur: Comment se protéger des fortes températures pendant ses heures de travail

                         - Alors mon ami, comme ça on écoute la CGT maintenant ?

 

 

 

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Santé au Travail

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 09:28
Quand Paris-Musées flambe l’argent public sans en avertir son conseil d’administration

Plus de cent mille euros (tout de même) pour commander un rapport qui insulte les personnels et préconise de privatiser des pans entiers des musées municipaux parisiens

Apparemment, à Paris-Musées, l’établissement public en charge des musées municipaux parisiens, on a de l’argent à dépenser. Mais alors beaucoup d’argent ! Visiblement pas pour valoriser la prime du dimanche ni accorder des tickets restaurants aux agents qui travaillent presque tous les week-ends de l’année.

Non, cette fortune a été dépensée pour réaliser un audit sur le personnel par un obscur cabinet de conseil, Gescem. Une société qui n’est pourtant spécialisé que dans... l’ingénierie immobilière (lire ici). Loin de toute compétence en matière de ressources humaines ou d’organisation du travail ! Il est vrai que cette commande s’est faite dans le dos du propre conseil d’administration de Paris-Musées, présidé par le premier adjoint en charge de la culture à Paris, Bruno Julliard et  où siègent en principe plusieurs élus de la capitale et, en principe, quelques représentants des personnels.

Pourtant la situation qui règne dans les musée parisiens, notamment dans le domaine de la gestion du personnel est on ne plus catastrophique. Réduction d’effectifs (avec pour conséquence des fermetures de salle). Des agents bloqués dans leur progression de carrière.car les promotions en CAP continuent de s'effectuer au compte goutte.

Des discussions sur la prime de panier, la NBI ou bien la revalorisation du dimanche demandée avec insistance  par la CGT sont reportées aux calendes grecques. Et on ne compte plus les vacataires qui attendent parfois trois mois avant d'être payés...Illustration parfaite du manque de considération de la direction de Paris-Musées envers les agents et leurs représentants. Mais, visiblement l’établissement public  avait encore du mépris sous le coude Un mépris a pratiquement un million quand on s'amuse à convertir la somme en francs.

 

                      Paris-Musées a commandé un rapport à un million pour privatiser ses services

Quand Paris-Musées flambe l’argent public sans en avertir son conseil d’administration

                                 - Et ben mon Bruno, ça fait cher pour pour tuer le service public

 

Alors que préconise Gescem, le pourtant non spécialiste de la question ? Rien moins que la privatisation de pans entiers des services de surveillance et de sécurité de Paris-Musées notamment celui des veilleurs de nuit. Après avoir au passage insulté les agents en laissant entendre qu’ils étaient incompétents, la société Gescem affirme qu’il n’y a pas de sous effectifs. Ça tombe bien, c’est pile-poil la demande de Paris-Musées !

Un rapport au coût faramineux de 109 milles euros, soit dit en passant, qui ajoute la colère à l'injure (hé oui, on a beau être contre les fonctionnaires, on aime bien se gaver avec l'argent public chez les consultants de tout poils).car il prétend que les services sont « mal organisés » un très vieux refrain. Nos spécialistes de l’immobilier vont donc nous réorganiser tout ça : D’abord fini les RTT, bande de feignants. Bon, vous ne travaillez que de 9h30 à 18h15 sur un cycle de travail du mardi au dimanche, avec parfois quelques nocturne mais bon vous, n’aviez qu’à faire consultant chez Gescem.

Autre privilège : la pause déjeuner. Il faut la réduire, disent nos bienfaiteurs. Autres purges : la suppression des postes de veilleurs de nuit et la privatisation des PC de sécurité ou encore le filtrage aux entrées confié à des sociétés de surveillance dont les personnels sont payés au lance pierre, quand ils sont déclarés. Un secteur dont le turn over est très élevé (tiens donc, pourquoi ?).

Enfin, last but not least, Gescem considère que la précarité est un élément moteur de l'efficacité. Reste à savoir ce qu’en pense l’ancien syndicaliste étudiant qui n’est autre que…Bruno Julliard ! Bref, un rapport ultra libéral au coût faramineux, rappelons le, de 109 milles euros.

La privatisation est donc à l'œuvre dans les musées parisiens, la municipalité via Paris-Musées planifie le détricotage de nos acquis sociaux et programme la mort du service public contre laquelle lutte la CGT tant au niveau national que dans les services de la ville.

 

          A Paris-Musées on considère que la précarité est un élément moteur de l'efficacité.

Quand Paris-Musées flambe l’argent public sans en avertir son conseil d’administration

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                                                                - Heu, t'en penses quoi Bruno ?

                    

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 09:46
La bibliothèque du futur telle que la rêve la mairie de Paris (et quelques autres)

         Bref, y a plus de bibliothécaires ! Et ça Biblio Remix n’y avait pas pensé.

Les bibliothèques municipales traversent une grave crise avec la multiplication des mouvements sociaux dans tous les territoires de France et de Navarre : Rennes, Le Havre, Lyon, Angers, Clermont, Lons le Saunier, Auch, Marseille, Nantes, Paris… la liste est malheureusement non exhaustive.  

Les restrictions budgétaires et les multiples suppressions de poste qui touchent de plein fouet les établissements de lecture publique sont telles que cela a pour grave conséquence la  diminution drastique des horaires d’ouverture quand ce ne sont pas des fermetures d’établissement pures et simples (comme à Brest ou Levallois très récemment).  

De leur côté, les élus de tout bords ne rêvent que d’ouverture en soirée, en nocturne ou le dimanche. Pour y arriver une seule solution : la bibliothèque du futur sera entièrement automatisé (ce n’est pas de la science-fiction, cela existe déjà dans certains endroits). Bref, y a plus de bibliothécaires ! Pour preuve ce petit film réalisé par nos collègues bibliothécaires brestois (actuellement en lutte, lire ici) qui dépeignent ce que sera cet équipement culturel du futur. On ignore si le collectif Biblio Remix dont « l’objectif  est de réfléchir à des projets innovants et d’expérimenter des méthodes de travail créatives » y a déjà pensé.

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 14:37
Paris-Musées pris en flagrant délit de mensonge sur la gratuité

« Le ticket donation ne met pas en cause la gratuité des musées parisiens » se défausse maladroitement Paris-Musées. Ben, quand cela devient quasi obligatoire, en fait,  si !

Notre syndicat avait levé un véritable lièvre en dénonçant la tentative de Paris-Musées, l’établissement public en charge des musées municipaux de la capitale, de mettre fin (en loucedé certes) à la gratuité de ses collections permanentes (lire ici). Une info qui a obligé la mairie de Paris à dégainer un communiqué en forme de démenti. Un communiqué toutefois plein de mensonges ( par omission certes).

« L’accès aux collections permanentes de douze musées de la ville de Paris (petit Palais, musée Zadkine, musée de la vie romantique...) est et reste gratuit » affirme la direction de Paris-Musées au quotidien « Le Parisien ». Sauf que l’établissement public se trouve quand même obligé de préciser « qu’un système de « ticket-donation» a été créé afin de permettre aux Parisiens comme aux touristes qui le souhaitent, de faire un don à la caisse, de quelques euros par exemple. Cette contribution qui repose sur le volontariat, ne remet pas en cause la gratuité de l’entrée aux collections permanentes » (lire ici). Une déclaration qui n’est pas  tout à fait exacte.

En réalité, dans certains musées municipaux parisiens, la mention « accès gratuit »  a été effacée sur les panneaux à l’entrée des expositions permanentes (voir les photos). De fait, de nombreux visiteurs tombent dans le panneau (c’est le cas de le dire) et ignorent donc qu’ils peuvent accéder sans débourser monnaies sonnantes et trébuchantes. C’est là que prend place notre fameux « ticket-donation ».   

En effet, depuis quelques temps, les caissiers des musées ont pour consigne de la direction de proposer systématiquement ces désormais célèbres « tickets-donation »  avec pour objectif de gratter un max de sous aux visiteurs. Bon, outre que c'est gênant pour les agents du service public contraints de marchander la gratuité, ça l'est aussi pour les visiteurs qui, comme les susnommés, n'ont pas trop le choix surtout quand ils ne sont pas au fait de tous les usages  ...la culture pour tous ? Ou la culture pour tous ceux qui payent ? Donc oui nous persistons, la direction de Paris-Musées tente bien de mettre fin à la gratuité. La voilà prise la main dans le sac.

 

      Dans certains musées parisiens le mot gratuit a même été discrètement effacé la preuve.

Paris-Musées pris en flagrant délit de mensonge sur la gratuité
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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 08:14
Quand Paris-Musées tente de mettre fin à la gratuité

Dans certains musées municipaux parisiens le mot gratuit a même été discrètement effacé des panneaux d'orientation

C’était une annonce faite en fanfare, il y a plus de dix ans, du temps du flamboyant Christophe Girard, l’adjoint au maire de Paris en charge de la culture de l’époque : « les musées de la ville seront désormais gratuits ». Du moins les collections permanentes. Mais ça c’était avant car désormais « gratuites », elles ne le sont plus, enfin plus vraiment.

Car si l’accès aux musées municipaux de la capitale n'est pas tout à fait payant, il n'est plus tout à fait gratuit non plus. Pas tout à fait payant parce que censé être gratuit mais pluss tout à fait gratuit car il est conseillé de payer si c'est gratuit. Quoique bien que payante, la gratuité reste gratuite ! Comment ça vous ne comprenez plus rien ?

Explications : en fait faut juste payer un peu... Oh ! Un peu, rien qu’un tout p'tit peu! Deux euros, trois ? Cinq euros sont même fortement conseillés. Allez à  vot' bon cœur M'sieurs dames !

En effet, depuis quelques temps, les caissiers des musées ont pour consigne….. de demander des sous aux visiteurs. Bon, outre que c'est gênant pour eux (les agents du service public contraints de marchander la gratuité, c'est pas joli joli...) ça l'est aussi pour les visiteurs qui, comme les susnommés, n'ont pas trop le choix ...la culture pour tous ? Ou la culture pour tous ceux qui payent ?

Dans certains musées, sur les panneaux d'orientation, le mot gratuit a  même été discrètement effacé...  Que Paris-Musées prenne ses responsabilités : les musées de la Ville de Paris ne sont plus gratuits !

Champion de la démagogie, Paris-Musées n'assume visiblement pas ses décisions...Comme il n'assume pas d'ailleurs ses décisions d'externalisation, de redéploiement de ses personnels ou  bien encore des suppressions de poste. Résultat de cette politique : une  dégradation  continuelle du service public avec pour conséquence des fermetures régulières de salles depuis plusieurs années (lire ici).

 

        Dans certains musées parisiens le mot gratuit a même été discrètement effacé la preuve.

Quand Paris-Musées tente de mettre fin à la gratuité
Quand Paris-Musées tente de mettre fin à la gratuité
Quand Paris-Musées tente de mettre fin à la gratuité

                                       - Et hop voila le travail, maintenant y a plus rien

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 17:27
Les musées parisiens en grève le 2 juillet à l'appel de tous les syndicats

Le même jour, Bruno Julliard, l'élu en charge de Paris-Musées, présidera un conseil d’administration qui s'annonce mouvementé

Les musées de la Ville de Paris seront probablement fermés toute la journée au public dès le jeudi 2 juillet. En effet, tous les syndicats sans exception (CFDT, CGT, FO, SUPAP et UNSA) appellent à la grève. Une première au sein de l’établissement public en charge des musées municipaux de la capitale. Le préavis étant reconductible, le mouvement pourrait même se poursuivre jusqu'en fin de semaine. Il faut dire que la situation est explosive au sein de Paris-Musées depuis plusieurs années (réduction des effectifs, redéploiement des personnels, brimades...).

C 'est une une étincelle qui va probablement mettra le feu aux poudres. Le pyromane est la société GESCEM dont le rapport très néo libéral insulte les personnels sur leur manque d'adaptation et préconise rien moins que la privatisation de pans entiers des services de surveillance et de sécurité de Paris-Musées dont celui des veilleurs de nuit. Un rapport au coût faramineux de 109 milles euros soit dit en passant qui rajoute la colère à l'injure (Hé oui, on a beau être contre les fonctionnaires, on aime bien se gaver avec l'argent public chez les consultants de tout poils).

Mais les personnels des musées seront également en grève pour demander l'ouverture de négociations immédiates sur les rémunérations, notamment les primes concernant le travail dominical. Rappelons juste que les agents des musées travaillent tout les week-ends que ce soit le samedi ou le dimanche.

Ce mardi 2 juillet sera également le jour où devra se tenir le conseil d'administration de Paris-Musées avec à l'ordre du jour le fameux rapport GESCEM. Cette réunion sera présidée par Bruno Julliard, le premier adjoint au maire de Paris chargé de la culture. Un conseil d'administration qui s'annonce mouvementé.

 

                                     Social : Paris-Musées va-t-il droit dans le mur ?

Les musées parisiens en grève le 2 juillet à l'appel de tous les syndicats

                                         - J'crois qu'avec ce rapport GESCEM on y va tout droit

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 16:19
Ateliers Beaux Arts de la Ville de Paris : le préavis de grève pour le 13 juin est levé.

                        Les revendications ont été entendues et satisfaites

Le syndicat CGT de la Direction des affaires culturelles de la Ville de Paris dénonce depuis plusieurs mois, voire des années, la dégradation des conditions de travail des collègues professeurs ou administratifs dans les Ateliers Beaux Arts municipaux de la capitale

Nous nous étions donc associé au préavis déposé par Force Ouvrière pour une grève le samedi 13 juin 2015 suite aux détériorations des relations hiérarchiques entre l'administration et les personnels des enseignements artistiques. Nous demandions, entre autre, l'arrêt de la mobilité imposée. Enfin, nous soutenions la demande d'une revalorisation des contrats à temps plein et la 16ème heure pour tous (lire ici).

Dans le cadre de ce préavis, l’administration parisienne a donc rencontré les représentants des personnels. Après des échanges constructifs la Direction des Affaires Culturelles a annulé son projet de licenciement d’un professeur. La mobilité contrainte sera réévaluée avec les enseignants concernés. La souffrance générée par ces dispositions ayant été entendue.

Par ailleurs, la 16ème heure va être étudiée par la Direction des Ressources Humaines (DRH) à la demande du directeur des affaires culturelles,  afin d'aboutir à une solution positive. Enfin, les missions des coordinateurs seront redéfinies et feront l'objet de fiches de poste précises en concertation avec les partenaires sociaux.

Dans ces conditions, considérant que les revendications ont été entendues et satisfaites, le préavis de grève est levé.

 

                                     Aux Ateliers Beaux Arts le préavis a bien été levé...

Ateliers Beaux Arts de la Ville de Paris : le préavis de grève pour le 13 juin est levé.

                                                                        - Mouais, faut voir ...

 

 

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