Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
  • Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
  • Contact

Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


Recherche

Pages

14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 08:48
A Paris, la bibliothèque numérique sera très vite inutile faute de livres à télécharger

Le collectif SavoirCom1 met la ville de Paris face à ses contradictions en lançant une grande campagne sur Twitter avec le hashtag la #chasseauxjetons

C’est aujourd’hui que la Ville de Paris sort sa bibliothèque de prêt numérique et elle pourrait vite se retrouver en rupture de stock. La faute à une initiative lancée par SavoirCom1, collectif d'universitaires, des bibliothécaires et de juristes en droit d’auteur. La méthode est des plus simplissime :  télécharger jusqu'à épuisement des stocks tout les fichiers disponibles. Comme nous l'avions décrit « Au bout de trente emprunts votre document s'autodétruira......... » si bien que le 31ème emprunteur n'aura plus rien (lire ici). Formidable, n'est ce pas dans une ville qui se veut métropole mondiale.

C'est pourquoi SavoirCom1 histoire de dénoncer ce système absurde et mettre la ville de Paris face à ses contradictions vient de lancer ce matin une grande campagne sur Twitter avec le hashtag la #chasseauxjetons. « N’hésitez pas à l’utiliser et à la tester, elle va probablement être rapidement inutilisable avec le merveilleux système de jetons que PNB propose. Comme les bibliothèques sont facturées au nombre d’emprunt de livres numériques et qu’elles ont des budgets limités, plus le public consulte les fichiers de PNB et moins la bibliothèque peut les proposer! Plus on fait notre métier de médiateurs sur ces contenus et moins on a de livres numériques à recommander, n’est-ce pas formidable ? Allez n’hésitez pas à télécharger des livres et le dire sur twitter, la #chasseauxjetons est lancée! » ont déclaré les membres du collectif dans un communiqué.

Pour SavoirCom1 le modèle de bibliothèque numérique proposé par la ville de Paris (et d'autres) est complètement inadapté au monde d'aujourd'hui. D’un simple point de vue économique, l’offre est même tout simplement inabordable pour les budgets publics comme l'avait montré, chiffres à l’appui, le collectif en fin d’année dernière (lire ici). Un argumentaire que le site du journal L’Express avait d'ailleurs relayé.

«Voici donc les éléments plus développés d’une critique constructive, c’est à dire avec des chiffres, des alternatives, des exemples étrangers et une volonté de mettre cette approche du livre numérique en perspective avec les communs de la connaissance » conclut le collectif SavoirCom1 (lire ici). On ne saurait dire mieux.

 

                          Des usagers parisiens tentent (en vain) de télécharger un livre numérique

A Paris, la bibliothèque numérique sera très vite inutile faute de livres à télécharger

.

                                                                        - Nardin NUMOK !

Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques
commenter cet article
13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 08:15
A la mairie de Paris, le domaine public ne fait pas de vieux os

Aux catacombes, entre la ville de Paris et la société Airbnb c'est l’amour à mort

C'est une société internet de location d’appartement. Elle s'appelle Airbnb. Elle est en train de vider Paris de ses habitants en transformant petit à petit les appartements de la capitale en lieu de villégiature pour touristes fortunés. Souvent au mépris de la loi.

Un drame dans une ville qui manque cruellement de logement et a vu disparaître 20 000 biens sur le marché locatif selon les spécialistes. D'ailleurs la mairie de Paris avait un temps protesté contre cette transformation de Paris en « Ville-musée » et voulait multiplier les contrôle contre cette entreprise prédatrice (lire ici).

Mais ça c'était avant. Désormais Airbnb et la mairie de Paris filent le parfait amour. A tel point que même le domaine public ne fait plus de vieux os, car la municipalité, à l'imagination sans limite, a décidé de transformer les catacombes, la plus grande tombe de Paris..... en chambre d'hôtel pendant le week-end Halloween. Au programme, selon Airbnb : des « récits fascinants » sur les catacombes, une « expérience culinaire hors du commun » accompagnée d'un concert privé mais aussi, un « vrai lit » au milieu des crânes et des ossements. Brrrr...

« Profitez du lever du soleil en compagnie des morts, vous serez la seule personne vivante à vous réveiller dans les catacombes de Paris », conclut Airbnb qui promet des « cauchemars garantis ». Un énorme coup de pub pour le site de location d'appartement. Il faut dire qu'il y met le prix puisque il aurait acheté le droit d'organiser l'événement en versant à Paris-Musée, le gestionnaire des Catacombes, la somme de 350 000 euros, selon la Tribune de l'art.

A la mairie de Paris, le domaine public ne fait pas de vieux os

                              Au Catacompbes la mairie de Paris fournit aussi un vrai lit !

A cette occasion, les catacombes seront bien évidemment entièrement privatisées pendant une soirée, une nuit entière et une matinée. Une première dans ce lieu qui dépend du musée Carnavalet. La mairie de Paris aurait toutefois imposé quelques conditions à l’événement. « Nous avons réclamé à l'organisateur plusieurs garde-fous, dont un comportement correct de la part des participants » Une pudeur de violette inhabituelle

Et Paris-Musées de signaler que rien ne viendra altérer l'ossuaire, notamment « l'absence de bougies ». Pas de pot pour l'établissement public, les photos publicitaires diffusées par Airbnb et visibles dans notre article contiennent nos seulement des bougies mais on peut même parler des chandeliers. Paris-Musées est encore tombé sur un os !

Mais comment la mairie de Paris peut elle dévoyer à ce point le domaine public ? La réponse tient peut être au fait qu'Airbnb a choisi la capitale pour y tenir en novembre prochain son événement annuel « Airbnb Open ». Un raout qui devrait attirer plus de 6.000 participants, Pour fêter l’événement Bruno Julliard, premier adjoint en charge de la culture à la Maire de Paris, a reçu en avril à l’Hôtel de Ville, Brian Chesky, co-fondateur et PDG de la société (voir ici). A la mairie de Paris, l’alliance du socialisme municipal et des multinationales d'Internet a donc fait une première victime, les catacombes, en transformant l'ossuaire en vulgaire chambre d'hôtel ! Notre syndicat ne peut que dénoncer cette privatisation rampante (et avec deux oreillers) du patrimoine municipal.

 

                                      Le PDG d'Airbnb et Bruno Julliard à l'Hôtel de Ville

A la mairie de Paris, le domaine public ne fait pas de vieux os

                                   - Mon cher Bruno, je peux aussi avoir les grands salons ?

                                                     - Quand tu veux, mon cher Brian

Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans musées
commenter cet article
12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 13:40
Prêt numérique en bibliothèque : au bout de trente emprunts votre document s’autodétruira

« Les gens sont assez choqués lorsqu'ils réalisent combien payent les bibliothèques pour des livres numériques qu’en en fin de compte nous ne possédons même pas » déclare dépitée une directrice de bibliothèque qui a expérimenté ce système

La Ville de Paris compte bientôt mettre en place un système de prêt numérique au sein des bibliothèques municipales de la capitale. Un système loin de faire l’unanimité chez nombre de professionnels.

Car le livre numérique (ou ebook) coûte cher. Systématiquement plus cher qu’un livre traditionnel (en papier quoi) en ce qui concerne le tarif appliqué aux bibliothèques. Très cher même, car le modèle en vigueur est celui d'une cession de licences, à la fois limitées dans le temps (six ans, pour Paris) et plafonnées au nombre d’emprunt. Avec le PNB (prêt numérique en bibliothèque) c’est fromage et dessert. Des livres électroniques qui contrairement aux bons vieux livres en papier ne sont jamais vraiment acquis. Sauf à les racheter éternellement.

Ainsi la ville n’aurait le droit de prêter un livre numérique que 30 fois maximum. Après, il disparaîtrait des bases de données. On imagine que pour une nouveauté ou un best seller cela ne devrait prendre que quelques semaines même en limitant les téléchargements simultanés. Quand au livre qui serait moins demandé au bout de six ans il disparaîtrait également. Et hop, plus de livre numérique  alors que son grand frère en papier avait la particularité d’être propriété inaliénable de la collectivité. 

« Les gens sont assez choqués lorsqu'ils réalisent combien payent les bibliothèques pour des ebooks », a ainsi déclaré, dépitée, une directrice de bibliothèque de l’Ontario au site ActuaLitté.com. « Pour faire court, nous devons utiliser plus de ressources financières pour proposer ce service et en fin de compte, nous ne possédons même pas le titre en question » (lire ici).

 

                                 Au bout de trente emprunts votre document s'autodétruira.........

Prêt numérique en bibliothèque : au bout de trente emprunts votre document s’autodétruira

                                                    Un livre numérique vers son 29ème emprunts

Une dérive également dénoncée par le collectif SavoirsCom1 qui après avoir réalisé une étude d’impact sur le coût du PNB pour les bibliothèques, livre une conclusion sans appel. « En l’état le PNB ou le livre numérique est inabordable pour les bibliothèques » (lire ici).  « Et s'il fallait tout simplement ne pas acheter le moindre livre numérique dans PNB pour ne pas entrer dans cet engrenage ? Et si le modèle de vente à l'acte devait être abandonné au profit d'une vente en bouquet à un prix abordable ? ». Voilà les questions qui sont posées par ce collectif qui regroupe des universitaires, des bibliothécaires ou encore des juristes en droit d’auteur. Lesquels n'ont pas hésités à répondre aux assertions du ministère de la culture sur ce même sujet (lire ici).

Autre problème et non des moindres. Sur quel budget vont être imputés ces livres électroniques ? La mairie de Paris affirme que c’est sur une ligne spécifique. Étonnant, car la municipalité nous parle continuellement de « contrainte budgétaire » et envisage encore des coupes dans le fonctionnement de son réseau pour l’année prochaine si l’on en croit les chiffres alarmants qui circulent pour le budget de 2016, avec un programme « d’économie » de 300 millions d’euros.

D’autre affirment qu’il faudra, pour équilibrer les comptes, encore diminuer les budgets d’acquisitions de l’ensemble des bibliothèques parisiennes alors qu’ils sont déjà en baisse régulière depuis plusieurs années. Cela se fera alors au détriment des acquisitions des livres papier qui garnissent nos rayonnages et pour lesquels, rappelons le, une immense majorité d’usagers est encore attachée. C’est alors tout un pan de l’accès à la lecture publique qui serait encore diminué. On attend les précisions de Bruno Julliard, l’adjoint en charge de la culture.

Si la mairie de Paris veut mettre en place une bibliothèque numérique, pourquoi pas ! Mais il faut alors un autre rapport de force avec les éditeurs et un droit de prêt numérique similaire au droit de prêt papier sans contrainte de durée ni de nombre de prêt.

Sinon vu le coût exponentiel que cela va engendrer, on va tout droit vers des bibliothèques sans livre. Le rêve du bureau des bibliothèques de la Ville de Paris ? Bon, en même temps avec les fichiers qui seront inutilisables après un certain nombre de téléchargements elle aurait droit aussi à une bibliothèque sans livre numérique !

 

                       Des bibliothécaires cherchent un livre numérique dans les rayonnages

Prêt numérique en bibliothèque : au bout de trente emprunts votre document s’autodétruira

.

                                      -  Les gars je crois que nos bouquins ont disparu

                                         - Bon au moins, ça nous évitera de piloner !

Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques
commenter cet article
9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 16:28
Comme pour les énarques de la Ville de Paris, obtenons 100% de promotions

Tous les syndicats demandent des ratios de promotions à 100% pour l'ensemble du personnel des administrations parisiennes. L'intersyndicale appelle également à une grève le jeudi 15 octobre.

La valeur du point d'indice de la Fonction Publique est bloquée depuis 2010. L’augmentation des ratios de promotion est le seul levier dont dispose notre employeur (la Ville de Paris) pour augmenter la rémunération de ses agents. Nous ne pouvons donc pas accepter sans réagir les ratios promus/ promouvables que l'Administration veut nous imposer pour la période 2016/2018.

Nous demandons un taux de 100% pour tous les corps. Une véritable évolution de carrière semblable à celle de nos hauts fonctionnaires parisiens (souvent énarques) promus dès qu'ils passent de la ville au gouvernement ou dans les ministère pour revenir ensuite à la ville et se faire de nouveau promouvoir aux postes les plus prestigieux quand ils ne sont tout simplement pas élus adjoints de la mairie.

Une pétition portée par toutes les organisations syndicales parisiennes (CFDT, CFTC, CGT, FO, SUPAP, UNSA et UCP) est adressée à Anne Hidalgo, maire de Paris. Pour la signer, c'est ici. Cette intersyndicale, historique en ce qui concerne l'ensemble de la Ville de Paris, appelle également à une grève le jeudi 15 octobre.

 

              Des énarques de la Ville entourent la maire pour obtenir leur ratio de 100%

Comme pour les énarques de la Ville de Paris, obtenons 100% de promotions

                                       - N'approchez pas, vous êtes déjà promus tous les ans

Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans Revendications Justice
commenter cet article
2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 15:14
Bibliothèques : Anne Hidalgo débordée par Alain Juppé sur la gratuité de tous les supports (et en plus pour tous les publics)

    Le libéralisme est de gauche, la gratuité est de droite : tout fout le camp…

C’était il y a vingt deux mois. Ça commence à faire un bail. Le conseil de Paris avait alors voté la gratuité des CD en bibliothèque pour les mineurs et les bénéficiaires des minima sociaux. Depuis plus rien. A croire qu’Anne Hidalgo et son premier adjoint à la culture, Bruno Julliard n’ont pas la volonté politique d’appliquer une mesure pourtant réclamé par sa majorité de gauche. « Les espaces discothèques implantés dans de nouveaux établissements et disposant d’un fonds important rencontre un réel succès » affirmaient d’ailleurs les conseillers de Paris pour qui « la culture doit être accessible à tous sans distinction de revenu » (lire ici).

C’est alors que, face à l’immobilisme de la Ville de Paris, une figure politique s’est décidée à appliquer cette mesure de gauche. Une personnalité que l’on n’attendait pas. Mais alors vraiment pas. Voire même pas du tout du tout. Et pourtant, c’est un ancien élu de la Mairie de Paris…

C’est un ancien premier ministre (ancien ministre aussi d’ailleurs). Un ténor de la vie politique française. Après une tentation de Venise, il est parti en exil au Québec se reposer d’une condamnation (bien) méritée. Il fut aussi durant plus de quinze ans une figure de la vie municipale à Paris en ayant été adjoint de Jacques Chirac… Je suis, je suis… Alain Juppé !

Car depuis le 1er octobre, les emprunts en bibliothèque sont gratuits à Bordeaux. Tous les emprunts ! Des livres et des magazines bien sûr mais aussi des CD ! Et même des DVD ! « Le tarif est le même : c'est gratuit ! » affirme le site de la Ville dirigée par Alain Juppé. En plus, c’est pour tout le monde sans restriction d’âge, de sexe ni de condition. Même si l’on n’habite pas Bordeaux. « Vous habitez dans une autre commune de la métropole, ailleurs en Gironde, en France, en Europe, plus loin ? Vous êtes étudiants, actifs, retraités, en recherche d'emploi, etc ? Le tarif est le même : c'est gratuit ! » Et toc pour la mairie de Paris qui prend un sale coup de vieux dans sa politique culturelle. Fortiche le Alain qui vient donc de déborder Anne Hidalgo et son équipe sur sa gauche. Reste à savoir si la Mairie de Paris va rester droite dans ses bottes…

 

             Bibliothèques : gratuité pour tous les supports et tous les publics, je suis, je suis...

Bibliothèques : Anne Hidalgo débordée par Alain Juppé sur la gratuité de tous les supports (et en plus pour tous les publics)

                                                                -.... Je suis Alain Juppé !

Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques
commenter cet article
25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 08:20
Quand  Anne Hidalgo se pointe incognito à Carnavalet  pour ne pas se frotter aux personnels

.

Pour la direction de Paris-musées, la maire de Paris n'est peut être pas un personnage assez important pour qu'on annonce sa venue

Le mardi 15 septembre, Anne Hidalgo donnait à Carnavalet une conférence de presse sur la rénovation des musées parisiens... Curieusement, la direction du musée n'avait pas annoncé cet évènement aux personnels et surtout pas aux agents de surveillance à qui on répète pourtant  à l'envi que la sécurité est la priorité absolue de Paris-Musées, l’établissement public en charge des musées municipaux parisiens. Les agents face à la venue d’une telle personnalité étaient donc sensés redoubler de vigilance... A moins que…

A moins que pour Paris-Musées la  maire de Paris ne soit  pas un personnage assez important pour qu'on annonce sa venue et qu'on applique les mesures nécessaires afin d'assurer sa sécurité ? Y a vraiment plus de respect. Rappelons que les musées sont soumis au plan Vigipirate renforcé !

Pourtant quand il faut communiquer,  y a pas mieux que le musée Carnavalet. Un joli petit livret « d'information »  intitulé le chat est ainsi distribué chaque mois au personnel. certes, on y apprend régulièrement des nouvelles absolument dépourvues d'intérêt telles que la naissance du petit dernier de Mme X ou le départ à la retraire de M.Y ainsi que les prochaines expos que tout le monde connaît déjà...mais ce mois, de la venue de la Maire, il n'était point question ! Un oubli sans doute… à moins que…

A moins que la direction du musée Carnaval ait été inquiète de la réaction du personnel du musée ?? Il était possible en effet que certains syndicats, pervers notoires et trublions invétérés, particulièrement la CGT, aient pu manigancer quelque comité d'accueil bruyant à la Maire...Il est vrai qu'ils ne cessent de l’interpeller sur les primes de dimanche et les conditions de travail...Un comité d’accueil aurait pu être à craindre en effet. Mais ce n'est que partie remise, car l'intersyndicale qui s’est constituée pour contrer les sombres projets de Paris Musées pourrait réserver quelques surprises à cette Maire qui communique beaucoup aux médias mais évite soigneusement  les syndicats et les personnels

Quand  Anne Hidalgo se pointe incognito à Carnavalet  pour ne pas se frotter aux personnels

.

                                                       - Au moins ici je suis dans mon élément

Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans musées
commenter cet article
22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 17:21
Bibliothèques : La mairie de Paris partage-t-elle les positions de Marylise Lebranchu ?

« Avoir encore des médiathèques de nos jours n’est plus vraiment pertinent » a ainsi fortement suggéré la ministre de la décentralisation au journal Les Échos.

Les temps sont rudes sous ce gouvernement qui s’est un temps (brièvement certes) réclamé de la Gauche. Après les salaires trop élevés, le temps de travail pas assez long, les chômeurs pas assez contrôlés ou encore les fonctionnaires trop protégés, c'est maintenant au tour des équipements culturels d'être dans le collimateur. C'est le cas notamment des bibliothèques municipales qui ne sont plus en odeur de sainteté dans les hautes sphères du socialisme de plus en plus macronisées. A preuve cette déclaration d’une proche de François Hollande

« Il y a beaucoup d’émissions de télévision sur les gabegies locales (..) les médiathèques sont-elles un équipement toujours d’actualité au XXIe siècle ? On peut se poser la question » a déclaré au journal Les Échos, la ministre de la décentralisation et de la fonction publique, Marylise Lebranchu, en réponse aux maires qui dénoncent les baisses de moyens alloués par l’État aux collectivités locales. On ne sait pas encore ce que pensent les élus de la Capitale, notamment Anne Hidalgo et son premier adjoint en charge de la culture, Bruno Julliard, des déclarations de leur camarade.

La seule chose que l’on sait pour le moment, c’est que la maire de Paris a annoncé vouloir faire 150 millions d’euros d'économies supplémentaires pour son prochain budget, les dotations de l’État ayant encore baissé de 300 millions (lire ici). Des économies qui devraient probablement encore toucher les personnels qui sont quotidiennement en contact avec le public. Alors des équipements culturels vont-ils devoir être sacrifiés faute de moyens dans la ville la plus riche de France ? On attend avec impatience les précisions de la maire et de son premier adjoint. Toutefois, il se murmure toujours dans les couloirs de l'Hôtel de Ville, la fermeture, entre autres, de la bibliothèque Château d’Eau (Xe). Alors ?

En tout cas, le manque de personnel à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris est désormais criant si l’on en croit… le cabinet de Bruno Julliard lui-même !  « On ne peut plus se permettre d’avoir plus de personnel aujourd‘hui avec le budget limité que connait la ville de Paris » a-t-il ainsi été avoué ( et à moitié pardonné ?) récemment au journal 20 Minutes. Aîe, il se pourrait donc que l'on ne puisse plus ouvrir le dimanche.

 

                                          Bibliothèques : Marylise Lebranchu mouille Anne Hidalgo

Bibliothèques : La mairie de Paris partage-t-elle les positions de Marylise Lebranchu ?

              - C'est pas sympa Marylise, maintenant la CGT va m'obliger à me découvrir

 

 

Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques
commenter cet article
10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 06:46
Incivilités dans les bibliothèques parisiennes : ESPRI es tu là ?

.

Pour que l’ESPRI règne dans tous les établissements de la direction des affaires culturelles, faites appel à lui !

Les incivilités, les agressions verbales (et parfois physiques) ne doivent plus être considérées comme la face cachée mais inévitable des relations que peuvent avoir les personnels de la Direction des Affaires Culturelles avec les usagers !

Rappelons que pour le secrétaire général de la Ville de Paris, le mot agression recouvre des réalités aussi diverses que les attaques violentes, les comportements ou les paroles blessantes. En clair tout événement qui porte atteinte aux personnes et/ ou aux biens et /ou au patrimoine et /ou au bon fonctionnement des services de la Ville de Paris.

Pour que ces comportements inappropriés soient pris en compte, la municipalité a développé un certain nombre d’outils dont la fiche ESPRI qui permet à chacun de réagir en cas d’incident. Elle est informatisée et protégée par un mot de passe. Ce qui implique que l’ensemble du personnel d’un établissement n’y a pas accès. Généralement, le responsable du site, du service, son adjoint ou le relais de prévention peuvent la remplir sur les indications de l’agent concerné. La CGT demande d'ailleurs que l'ensemble du personnel y ait accès comme c’est le cas pour les fiches d'hygiène et sécurité.

Le respect qui nous est dû est l'affaire de tous, et même si signaler un problème peut paraître fastidieux et compliqué parce que le support est peu adapté, il est important de prendre le temps de le faire comme Il est important que dans toutes ces démarches les encadrants s’impliquent pleinement. Ils sont concernés au premier chef. En cas d’agression physique d’un agent, c’est le responsable hiérarchique qui doit proposer à l’agent d’aller porter plainte et lui expliquer le dispositif de protection fonctionnelle. Au responsable d’établissement aussi de porter plainte en cas d’atteinte aux biens.

Son rôle ne s’arrête pas là. C’est aussi au supérieur hiérarchique d’informer l’agent de l’existence d’un service de soutien psychologiques de la Ville de Paris, à lui également de prendre les mesures adaptées à l’organisation du service post–agression (intervention de la police, fermeture de l’établissement…).

Enfin, il est à noter que les membres du Comité Hygiène et Sécurité et des Conditions de Travail (CHS-CT) ont accès à ces fiches ESPRI ce qui leur permet d'avoir une vision des difficultés que peuvent rencontrer certains de leurs collègues et surtout proposer des solutions.

 

           Il est important que dans toutes ces démarches les encadrants s’impliquent pleinement.

Incivilités dans les bibliothèques parisiennes : ESPRI es tu là ?

                                                                   - Ouille, ça pique !

Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques santé au travail
commenter cet article
4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 13:35
La CGT de Paris-Musées solidaire de la lutte de leurs collègues de la National Gallery à Londres

D’un côté comme de l’autre de la Manche, l’offensive libérale et les projets de déréglementation sont les mêmes. D’ailleurs Paris-Musées a lui aussi l'intention de privatiser un certain nombre de ses services

Dominant Trafalgar Square, sous le regard intemporel de l’amiral Nelson, la vénérable National Gallery, aux trésors artistiques inestimables, est entrée dans son septième mois de lutte. En effet, depuis le mois de février, les personnels de la National Gallery de Londres sont mobilisés contre les projets de privatisation d’une partie de leurs missions..

Fin juillet, le conflit s'est durci quand le nouveau directeur a annoncé sans concertation la signature d’un contrat de cinq ans avec l’entreprise G4S pour prendre en charge l’accueil et la surveillance des visiteurs ainsi que la sécurité des œuvres exposées. Plus de 400 employés (sur un total de 600 !) sont touchés par cette restructuration et seront désormais salariés de G4S. Il est vrai que, curieux hasard, le « consultant en sécurité » à l’origine de cette privatisation avait lui même travaillé dans le passé…. chez 4GS !  Appuyé par le Syndicat PCS (Public and Commercial Service), les personnels sont en grève illimitée afin de dénoncer cette privatisation.

D’un côté comme de l’autre de la Manche, l’offensive libérale et les projets de déréglementation sont les mêmes. Là-bas comme ici, les personnels se battent contre l’externalisation et la privatisation de leurs missions et la défense de leur emploi et d’un service public de qualité. D’ailleurs Paris-Musées a lui aussi annoncé l’intention de privatiser les services de veilleurs à Bourdelle, La Vie Romantique ou Cognac-Jay. Pour mieux ensuite privatiser l’ensemble de la surveillance ?

La CGT de Paris-Musées solidaire de leurs collègues londoniens vous invite donc à signer la pétition de soutient des personnels de la National Gallery. la pétition est ICI    Important : les signataires doivent indiquer un code postal britannique. Nous recommandons d’utiliser celui du musée – WC2N 5DN

Pour aller plus loin : www.facebook.com/nonationalgalleryprivatisation

La CGT de Paris-Musées solidaire de la lutte de leurs collègues de la National Gallery à Londres
Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans musées Grèves - manifestations
commenter cet article
3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 08:12
Primes NBI dans les bibliothèques : Pressée par le tribunal, la Ville de Paris reconnaît que les plaignants ont raison !

Même si avec la justice on ne sait jamais, à notre avis ça sent la condamnation à plein nez pour la municipalité.

C’est ce que l’on appelle une Class action à la parisienne. Après un recours gracieux resté sans réponse, auprès de la Ville de Paris et de Bruno Julliard, plus d’une centaine de bibliothécaires* ont déposé officiellement un dossier auprès du Tribunal Administratif pour obtenir l’attribution d’une prime réglementaire s’appuyant sur une jurisprudence favorable du Conseil D’état (lire ici).

La plus haute juridiction administrative a en effet établi que les agents exerçant dans des établissements n’entrant pas dans le découpage des Zones Urbaines Sensibles (ZUS) - mais dont la proximité a pour conséquence qu’ils reçoivent les mêmes usagers - peuvent eux aussi prétendre à une prime dite NBI (Nouvelle Bonification Indiciaire). La même que celle accordée à leurs collègues en poste dans un établissement situé en ZUS. Et oui, il suffit que des usagers habitant dans une de ces ZUS soient inscrits dans une bibliothèque ou bien fréquentent n’importe quelle autre du réseau pour qu’ils rentrent dans les critères définis par ce jugement qui s’impose à toutes les administrations.

Les bibliothèques partie prenante de cette action en justice sont on ne peut plus nombreuses,: François Villon (Xe) Parmentier (XIe), Hélène Berr (XIIe), Saint Eloi (XIIe), Melville (XIIIe), Italie (XIIIe), Aimé Césaire (XIVe), Yourcenar (XVe), Sabatier (XVIIIe), Vaclav Havel (XVIIIe), Hergé (XIXe), Levi Strauss( XIXe) ou encore Duras (XXe). Ce n’est pas loin d’une quinzaine de bibliothèques qui, avec l’aide de notre syndicat, se sont appuyées sur cette décision du Conseil d’État pour obtenir satisfaction.

Primes NBI dans les bibliothèques : Pressée par le tribunal, la Ville de Paris reconnaît que les plaignants ont raison !

                                  - Mince, j'espère que l'on va pas se prendre une veste

Après les dépôts de plainte de nos collègues, la mairie a essayé de faire la morte mais la justice ne l’entendait pas de cette oreille. Le Tribunal Administratif a donc mis en demeure notre cher employeur de présenter (enfin) l’argumentaire qui justifie son refus. Un argumentaire des plus cocasses comme nous allons le voir.

Notre administration a donc sous la contrainte judiciaire recensé les usagers qui fréquentent les bibliothèques parisiennes pour mieux comprendre leur origines géographique. Et bien, figurez-vous qu’une part significative des inscrits vient d’une ZUS. Bigre ! Près d’un millier à Duras, Villon, Lévi-Strauss ou encore Sabatier. Quasiment deux mille pour Parmentier. Pour Vaclav-Havel ou Hergé la part des usagers inscrits originaires d’une ZUS frise également les 10%. On le voit c’est on ne peut plus significatif pour reprendre les termes du Conseil d’État. Un chiffre de plus sous évalué par la mairie car elle n’a pris en compte que les usagers qui se sont inscrits dans les établissements susnommés, oubliant ceux qui viennent emprunter en provenance des autres bibliothèques du réseau. Un oubli sans doute.

Pour ce qui concerne les bibliothèques Italie, Yourcenar, Hélène Berr, Melville, Saint Eloi et Aimé Césaire, la ville a même cherché à tromper la justice en ne faisant aucun recensement sur la provenance de leurs usagers sous le fallacieux prétexte…. qu’il n’y a pas de ZUS dans leurs arrondissements ! Un peu mesquin non ? Franchement, l’Hôtel de ville paye vraiment ses avocats à rien foutre. Pas grave, car on peut déjà dire que pour Yourcenar, selon une étude de l’APUR (le service de l’urbanisme), il y a plein d’usagers qui viennent, pile poil d’une ZUS (voir ici la carte). On peut même avancer, sans trop de risque, vu leur taille et leur fréquentation, que ce sera la même chose pour Hélène Berr et Melville. Bref, la ville reconnaît de facto que les plaignants ont raison.

 

La carte officielle faite par l'APUR : En jaune, les inscrits de Yourcenar. En rouge, ceux de Duras

Primes NBI dans les bibliothèques : Pressée par le tribunal, la Ville de Paris reconnaît que les plaignants ont raison !

     Pour Yourcenar et Duras de nombreux d'usagers viennent Pile poil d'une ZUS selon l'APUR

Pour contrer ces réalités de terrain incontournables, la Ville sort l’argumentaire qui tue : « il résulte des développements précédents que l’ensemble des requérants qui exercent leurs fonctions dans les établissements susmentionnés ne travaille pas de manière significative en relation directe avec les populations issue d’une ZUS » Tudieu ! Et la mairie d’enfoncer (maladroitement) le clou : « ce public représente une part marginale de l’ensemble des usagers accueilli par les bibliothèques ». Ben, forcément, puisque les ZUS à Paris n’occupent guère plus de 5% de la surface de la capitale. Est-ce à dire que la municipalité va retirer la NBI aux rares bibliothèques qui la touchent déjà** et qui sont elles situées en ZUS ? Comme le dit un des plaignants : « s’ils n’ont trouvé que ça comme arguments… ». Bon, c’est vrai qu’avec la justice on ne sait jamais mais à notre avis ça sent la condamnation à plein nez pour la mairie de Paris.
 

D'autant que les avocats de la Ville ont été désavoués par Anne HIdalgo en personne ! Après avoir rencontré, fin août, les personnels de la bibliothèque Vaclav Havel, la maire de Paris a déclaré dans un communiqué que « des échanges très libres se sont noués entre les agents de la bibliothèque et la Maire de Paris, autour notamment des conditions de travail et de la reconnaissance de la spécificité des interventions dans ces secteurs » (lire ici). Si ce n’est pas un argument pour attribuer la NBI…

En tout cas, pour répondre à l’attitude de la Ville qui, comme d'habitude, manie le double langage et n’a même pas cherché à trouver une solution pour répondre (même partiellement) à la demande pourtant légitime de ses agents, nous engageons en parallèle une procédure qui pourrait faire mal aux finances municipales. En effet, en cas de victoire, nous demanderons, pour les collègues qui le souhaitent (ils doivent juste remplir quelques papiers), le rappel des primes dues jusqu’à quatre ans en arrière. Trois cent milles euros au bas mot. Ouch ! Nous demanderions en sus le paiement des frais d’avocats. Aïe. Dura lex, sed lex !

 

                                             NBI : la mairie de Paris en plein désarroi

Primes NBI dans les bibliothèques : Pressée par le tribunal, la Ville de Paris reconnaît que les plaignants ont raison !

          - Docteur, je crois que les arguments de nos avocats ont encore été un peu nuls

  - C'est bien je vois qu'on progresse, à la prochaine scéance on abordera le double langage

 

 

* Le nombre de plaignants aurait même pu être plus important car de nombreux dossiers n'ont pas été déposés pour diverses raisons (dossier incomplet,délai trop court). C'est donc une part non négligeable du réseau qui s'est lancée dans cette procédure

** Les sept bibliothèques parisiennes géographiquement installées dans une ZUS sont : Chateau d'Eau, Lancry (Xe), Goutte d'Or, Porte Montmartre (XVIIIe),  Benjamin Rabier (XIXe), Couronnes et St Fargeau (XXe).

 


Lire aussi

NBI : Plus de cent bibliothécaires parisiens saisissent le Tribunal Administratif pour faire appliquer une décision du Conseil d’État

Dans les établissements culturels parisiens, la NBI pour (presque) tous, c'est possible ?

Paris : Des dizaines de bibliothécaires écrivent à Bruno Julliard pour obtenir une prime

NBI : Des centaines de bibliothécaires parisiens mettent Bruno Julliard dans l’embarras

NBI : Plus de cent bibliothécaires parisiens saisissent le Tribunal Administratif pour faire appliquer une décision du Conseil d’État

 

Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques Justice
commenter cet article