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Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 11:15
Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !
Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !

 

Mais les syndicats qui refusaient de s'adapter à son rythme, lui ont infligé un sacré camouflet !

Depuis quelques années, trois bibliothèques municipales parisiennes sont ouvertes le dimanche, François Truffaut (Ier), Marguerite Yourcenar (XVe) et Marguerite Duras (XXe). La mairie prévoit d'appliquer le même rythme de travail à deux nouveaux établissements (Canopée au Forum des Halles et Françoise Sagan du côté de la Gare de l’Est). Ces nouvelles ouvertures néanmoins doivent faire l'objet d'une délibération qui doit préalablement être présentée au Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles avant son examen par le Conseil de Paris.

Seulement voilà, avant toute nouvelle ouverture d’établissement le dimanche, la mairie a l’obligation de présenter un bilan de l'existant. « Une évaluation approfondie sera menée avec tout les acteurs concernés afin d'en tirer les enseignements nécessaires avant que ce rythme de travail ne soit appliqué à d'autres bibliothèques municipales » précisait ainsi la délibération votée par les élus parisiens en 2007.

Problème, ce bilan a été distribué aux représentant du personnel... le jour de la séance plénière du comité technique. Impossible donc d'en prendre connaissance. Les membres de l'instance en ont logiquement demandé le report à Bruno Julliard. Refus ! Visiblement, l’adjoint à la culture n’apprécie pas que les syndicalistes s’appuient sur les textes réglementaires et exercent leur droit de suite. L'ancien syndicaliste étudiant a donc voulu passer en force. Résultat : tout les syndicats (CGT,CFDT, FO, SUPAP et UCP) ont voté contre. Mais dans ce cas, nouvelles règles obligent, le texte doit être retravaillé avant une nouvelle présentation entre 8 et 30 jours. Un véritable camouflet pour l'adjoint à la culture assez furieux, vous vous en doutez !

 

  Après sa réunion avec les syndicats Bruno Julliard prend conseil auprès de son prédécesseur

Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !

                                              - Franchement Christophe, me faire ça à moi !

                          - Bah, c'est le métier qui rentre fiston, si tu savais ce que j'ai subi !

 

Quant au bilan lui même, il est bien maigre au regard de la présentation du bureau des bibliothèques. En tout cas, très loin de « l'évaluation approfondie » attendue. Un simple quatre pages écrit en gros caractère. Il est vrai que la prose municipale se résume à une prétendue « adaptation des horaires des services municipaux au rythme de vie des parisiens ».En gros, l’ouverture des équipements publics le dimanche ne serait fait que pour « répondre à une demande croissante des usagers ». Un bilan globalement positif que n’aurait pas renié feu George Marchais.

Pour commencer, il n’y a pas de « demande croissante » des usagers pour l’ouverture du dimanche. Bien sûr, il y a du monde le dimanche, mais ce sont souvent les même usagers qui viennent déjà en semaine. Une observation faite par de nombreux bibliothécaires (lire ici). D'ailleurs, selon les chiffres même de la mairie de Paris, seul 5% des inscrits dans ces bibliothèques ouvertes le dimanche ne viennent que ce jour là. Loin d'une demande croissante.

« Par exemple à la Médiathèque Yourcenar, l'ouverture du dimanche ne permet pas de toucher d'autres publics. Du monde, oui, mais en famille. Ce sont les mêmes catégories sociaux-professionnelles (CSP) qui fréquentent l'établissement. En semaine, il y a les enfants, voire la maman le mercredi. Le dimanche, c'est la famille entière qui se retrouve à la médiathèque. Croire que l'ouverture élargie peut seule permettre l'accès démocratique au savoir est illusoire » écrivait notre collègue bibliothécaire.(lire ici).

On peut même ajouter que pour s’adapter « au rythme de vie » des parisiens, il serait bien plus pertinent d’ouvrir… le lundi, jour de repos de nombreux salariés travaillant dans le secteur du commerce et de la grande distribution mais aussi dans les banques ou…. les musées municipaux ! Un public non négligeable et souvent oublié des politiques publiques. Des ouvertures du lundi au samedi permettraient ainsi de fournir « une offre adaptée » selon les termes même de la mairie à l’ensemble des usagers, d’autant que les bibliothèques restent généralement ouvertes jusqu’à 19 heures. A moins que l’ouverture du dimanche ne soit qu’une posture purement idéologique ?

 

                             La mairie de Paris présente son bilan sur les ouvertures du dimanche

Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !
Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !
Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !
Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !

              Un maigre 4 pages en gros caractère aussi rempli qu'un stand au salon du livre

Surtout que la mairie l’avoue elle même : l’ouverture du dimanche ne sert à rien en tant « qu’offre culturelle » car une majorité du public est surtout composée d’étudiants qui comme en semaine d’ailleurs, sont uniquement à la recherche d’espace de travail.

Ouvrons plus : mais pour quoi faire ? A l'origine de cette demande, l'idée que les bibliothèques (parisiennes surtout, et universitaires d'autant plus) sont sursaturées et qu'en ouvrant plus, on libère de l'énergie intellectuelle et créative en permettant l'accès au savoir pour tout le monde. En réalité, cette demande pointe plutôt le manque de places de travail et concerne en premier lieu les étudiants, très mal lotis à Paris. Cette mission ne peut pas reposer uniquement sur les bibliothèques publiques.

D’autant que l’ouverture des médiathèques parisiennes le dimanche se fait comme on dit pudiquement « sur un mode dégradé » avec un effectif notoirement insuffisant. Il suffit parfois que deux bibliothécaires manquent à l’appel pour être obligé de fermer l’établissement. Pourtant, la Ville ne lésine pas sur l’emploi étudiant pour faire fonctionner un service public en principe pérenne. Ils sont même plus nombreux que les personnels titulaires, au mépris des engagements pris par les élus.

Par ailleurs, l'ouverture dominicale pose un problème de logistique et de support : en cas de panne électrique, informatique, de trouble à l'ordre public etc... à qui fait-on appel ? Ce problème est déjà pénalisant le samedi, on ne vous dit pas le dimanche... Va-t-on demander à notre DSI (Direction des Systèmes Informatiques) de venir bosser aussi ce jour là ? 

Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !

                                                            - Bon ça attendra lundi leur truc...

Pour l’informatique, on ne sait pas mais pour les troubles à l’ordre public, le constat est des plus alarmants et le manque de personnel rend la survenue d'incidents impossible à gérer. « Tout peut arriver quand on est si peu nombreux le dimanche » ont ainsi témoigné les bibliothécaires dans de nombreux rapports à la direction. Rapports que nous avons pu consulter en tant que membre du CHS-CT (lire ici). Mais ça, bien sûr, la mairie a oublié de le mettre à son bilan. Un bilan globalement négatif.

L'augmentation des horaires (et notamment le dimanche) peut difficilement se faire avec des moyens humains en baisse et le non remplacement de fonctionnaires comme l’applique avec zèle la municipalité parisienne depuis plusieurs années dans ses bibliothèques.. . Certaines, malgré la réduction de leurs horaires, fautes de personnels suffisant, sont même considérées par l’administration …comme encore en sureffectif ! On marche vraiment sur la tête.

Enfin, la Ville de Paris semble avoir des pudeurs de jeune fille quand il s’agit de parler gros sous. L’ouverture du dimanche, jour qui reste, quoi qu’on en dise, un jour particulier dans note société, implique forcement de faire travailler des agents en ayant recours à des mécanismes de compensation financière. Mais avec quel argent ? Une véritable bombe à retardement tant la question de la prime dominicale traverse tous les secteurs de la Ville de Paris (musées, nettoiement, sport, parcs et jardins...)

Tellement à retardement que la municipalité refuse d’inscrire noir sur blanc le montant de la prime accordée aux bibliothécaires qui est actuellement de 100 euros. Ils n’auront droit qu’à « une rémunération forfaitaire équivalente à ce qui est pratiqué actuellement » se contente-t-elle d'écrire. Mieux, dans l’exposé des motifs qui présente la délibération sur les nouvelles ouvertures du dimanche aux conseillers de Paris, il est indiqué que les bibliothécaires « bénéficient d’une indemnité compensatrice au titre de ce cycle de travail (le dimanche Ndr) du même montant que celui attribué pour les autres médiathèques » Ça alors, on ignorait que la mairie de Paris, en plus des énarques, recrutait des jésuites.

Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !

                                       - Deo gratias ! Je vous présente mes disciples !

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 07:09
Bientôt à Paris, les bibliothèques n'auront plus rien à emporter
Bientôt à Paris, les bibliothèques n'auront plus rien à emporter

Encore une forte baisse des budgets d'acquisition cette année pour les bibliothèques municipales parisiennes.

« Culture sur place ou à emporter ». C'est le nouveau slogan lancé par la mairie pour « promouvoir » ses bibliothèques. En réalité, il pourrait bientôt n'y avoir plus rien à emporter car au rythme des baisses des budgets d'acquisition des livres, les rayonnages vont bientôt sonner creux.

Les bibliothécaires étaient d'ailleurs inquiets, car le contenu de ces budgets qui leur étaient accordés leur avaient été communiqués bien plus tardivement qu'à l’accoutumé. On comprends maintenant pourquoi, car la baisse est encore une fois drastique. Plus de 10% pour l'ensemble des établissements. Une baisse qui fait suite à celles déjà opérées en 2012, 2013 et 2014. Résultat de cette austérité sur le budget culturel municipal, un baisse de plus d'un tiers en trois ans. En réalité, si l'on regarde en détail certaines bibliothèques ont même perdu plus de la moitié de leur budget en quatre ans. Une véritable hécatombe. Pour certains, c'est même plus de la moitié de leur budget qui est passé à la trappe.

En lisant l'argumentaire de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris,on voit bien que cette baisse accompagne un signal politique fort.  : « Il faut communiquer sur les qualités immatérielles des bibliothèques : espace de confort et de bien-être » annonce fièrement l'agence « Klar » à l'origine de cette formule diablement urbaine. « Immatérielles » tout est dit, plus besoin de documents dans nos bibliothèques du futur. Des tables et quelques chaises (voire quelques ordinateurs) feront l'affaire. Pas sûr que cela plaisent à ceux qui ont encore le plaisir de fréquenter nos établissements. Il est vrai qu'ils ne viennent que pour le goût de la lecture (ou de la musique ou du cinéma).

D'ailleurs, la Direction des Affaires Culturelles ne compte pas en rester là. Elle vient tout juste d'annoncer la fermeture du service reliure du SDE, l'ex Service Technique des Bibliothèques qui était le cœur du réseau des bibliothèques. Elle se justifie en arguant que ce service n'est plus viable.... à cause de la diminution de ses effectifs. Une diminution organisée par la mairie elle même ! Devrait bientôt suivre le service des commandes et des fournitures. Évidemment, tout les syndicats ont exprimé leur opposition à ce funeste projet et vont demander son retrait à l'occasion du Comité Technique, prévu en fin de semaine et présidé par l'adjoint en charge de la Culture, Bruno Julliard. Le calendrier social et culturel s'annonce agité.

 

Je baisse le budget des bibliothèques, je ferme le SDE, je réduis les personnels, je suis, je suis..

Bientôt à Paris, les bibliothèques n'auront plus rien à emporter

                                                         - Je suis la mairie de Paris

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 07:38
Margaret Thatcher élue nouvelle maire de Paris !

« Nous allons recruter des vacataires pour remplacer les grévistes » a déclaré au Parisien Anne Hidalgo, en digne héritière de la Dame de fer

C’est l’un des plus longs conflits qu’a connu la mairie de Paris. Depuis plus d’un an, les personnels agents techniques, des piscines, stades et gymnases débrayent chaque dimanche pour obtenir une revalorisation de leur prime dominicale. Depuis tout ce temps la mairie a tout fait pour casser le mouvement. D'abord le pourrissement, en ne recevant pas les syndicats. Ensuite une promesse «  d'ouvrir des discussions sur les primes avec des négociations dans toutes les directions ». Et puis finalement toujours rien treize mois plus tard.

« On nous a fait lanterner des mois en prétextant les municipales, puis les européennes, les vacances et enfin les élections professionnelles. Cela fait 15 ans qu’on attend une revalorisation ; pas question d’abandonner » ont réaffirmé les agents de la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS). D'ailleurs, loin de s’essouffler, le mouvement s’est même durci en s’étendant d'abord au samedi puis maintenant au mercredi. Du côté de la mairie, on essaie donc par tout les moyens de mettre fin à « cette maudite grève » selon les termes même de l'administration parisienne..

Après le pourrissement et les menaces de sanctions diverses et variées, la mairie a remis au goût du jour le principe d'une caisse anti-grève : « Nous avons une enveloppe exceptionnelle d’heures supplémentaires pour remplacer les grévistes et assurer les compétitions les plus sensibles » pouvait-on lire dans une note interne qui aurait dû rester confidentielle (lire ici). Apparemment, pour empêcher les personnels d'exprimer des revendications on ne peut plus légitimes, on sait trouver de l'argent.

Seulement, comme cela ne suffira pas, la ville a décidé d'engager des vacataires, une centaine au bas mot, pour remplacer les grévistes ! « En février, nous avions commencé à redéployer les agents non-grévistes qui travaillaient le dimanche afin d’ouvrir les équipements prioritaires. Cette fois-ci, on renforce les effectifs avec des vacataires pour que l’essentiel des équipements puisse être accessible » a déclaré au Parisien un porte parole de la mairie. Margaret Thatcher avait tout mis en œuvre pour casser la grève des mineurs anglais dans les années 80, visiblement elle a trouvé de dignes héritiers à la Ville de Paris.

Toutefois, il faut signaler qu'embaucher des vacataires pour remplacer des grévistes est interdit par la loi. Alors va-t-on voir une ancienne inspectrice du travail condamnée pour atteinte au droit de grève ? Ce serait so shocking.... Et même carrément indeed

 

                                               Margaret Thatcher, nouvelle maire de Paris ?

Margaret Thatcher élue nouvelle maire de Paris !

                              - Oh my dear, je me disais bien que vous me rappeliez quelqu'un

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 09:43
Quand la mairie de Paris fait entrer ses personnels dans la complexité administrative

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 Métro, c’est trop !

La Ville de Paris, dans le cadre du choc de simplification, n’a qu’un mot à la bouche : « confiance ». Par exemple, il n’est plus nécessaire de fournir de preuves de domicile pour s’inscrire dans une bibliothèque. Une simple déclaration sur l’honneur suffit. Mieux, pour une réinscription, l’administration penchait pour ne demander qu’une photocopie de carte d’identité, d’étudiant, voire de pass navigo. « Il faut faire confiance aux usagers » clamait-elle, avant finalement de revenir sur ce projet. Faire confiance aux usagers, ça oui ! Mais « faire confiance » à ses propres agents cela dépasse visiblement son entendement.

Dernier exemple en date : le remboursement des frais de transport pris en charge par notre employeur. La Ville nous demande de fournir une foule de documents pour pouvoir en bénéficier de nouveau. Elle sait bien pourtant où on habite et où on travaille, non ? A moins qu’elle ne soupçonne les agents de pas prendre les transports en commun pour se rendre sur leur lieu de travail. Ils iraient donc à pied pour gratter quelques sous ?

La mairie souhaite donc que chaque agent remplisse une feuille avec adresse et lieu de travail. Mieux, il faut indiquer la gare de départ et la…gare d’arrivée ! On n’est jamais trop prudent, en effet. Mais attention, l’administration jamais satisfaite et toujours soupçonneuse, exige en plus la copie des coupons de transport. Évidemment, comme ceux-ci n’existent plus dans ce monde dématérialisé, la mairie accepte …un justificatif de paiement ! Au besoin, des photocopies de nos relevés bancaires comme preuve d’achat. Une pratique évidemment on ne peut plus illégale.

Pas grave, que les récalcitrants sachent que la mairie se satisfera alors d’un justificatif de paiement ou d’abonnement qu’ils devront réclamer à un guichet de la RATP. S’il y a quelqu’un puisque ces postes de guichetier sont eux aussi petit à petit supprimés. Bref, du vrai Courteline 2.0. Paris Ville numérique ! Et si on n’a pas de justificatifs ? Alors la Ville se fait menaçante : « Pour tout dossier incomplet ou nous parvenant après la date limite, le remboursement de transport sera stoppé ».

Mais là où la Ville fait le plus fort, c’est lorsqu’elle conclue en demandant aux personnels de remplir …une attestation sur l’honneur ! Là, on est plus chez Courteline mais carrément chez Alfred Jarry (Pierre Dac et Ron Hubbard ont déjà été pris pour QualiParis !).

Nous demandons que ce qui est valable pour les parisiens soit aussi valable pour nous et que l’administration récupère simplement les « attestation sur l’honneur » pour rembourser les frais de transport des agents. D'autant plus qu'en septembre le prix du pass navigo sera identique pour tout les franciliens (lire ici).  La mairie doit faire confiance à ses personnels et les faire bénéficier eux aussi du « choc de simplification administrative ».

 

                  Transport: La mairie doit mettre en place le choc de simplification pour ses agents

Quand la mairie de Paris fait entrer ses personnels dans la complexité administrative

                                    - La déclaration sur l'honneur est téléchargeable ici

 

 

 

 

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 17:30

                                        Il est sept heures, Paris diesel ....

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 16:19
Paris-Musées : Avec le Figaro les personnels ne sont pas à la noce !

         Une enquête exclusive de notre Rouletabille du boulevard Haussmann

Récemment, le Figaro a fait un article sur la dernière exposition présentée au Petit Palais. Et il commence par un cliché. Non pas sur l'exposition elle même mais.... sur le personnel du musée. En effet selon notre Rouletabille du boulevard Haussmann, là où siège le quotidien, de mystérieux visiteurs auraient noté sur le livre d'or du musée : « Les trois premières salles sont noires de monde; deux vacataires s'épuisent à les surveiller depuis le matin. J'ai eu les confidences de l'une d'elles: les titulaires sont soit en vacances soit en congé maladie » (lire ici).

Bien évidemment, le Figaro s'est empressé de retranscrire ceci sans vérifier auprès des personnels concernés la véracité des propos...probablement sortis de leur contexte, et présentés sans analyse. Car oui, les agents des musées sont usés, fatigués, malades, la moyenne d'âge dépasse les cinquante ans, nombre d'entre eux sont reclassés handicapés, déprimés...et malgré cela continuent de travailler dans des conditions très pénibles (là, le Figaro ne nous démentira pas, il le constate lui même !) six jours par semaine, parfois plus, week-end compris pour un salaire et des primes misérables. Souvent sous la pression d'une hiérarchie stressée et donc stressante.

Alors oui, ces agents ont droit à des congés, comme tout salarié, à solder avant le 31 mars ! ce qui explique leurs absences durant ce mois... Mais on n'attendait pas moins de ce quotidien, prompt à reprendre les pires clichés sur les fonctionnaires : privilégiés, égoïstes, absents, pléthoriques, grévistes, désinvoltes, sclérosés etc...

Le Figaro nous avait déjà donné à ce sujet des articles aux titres sans ambiguïté - «  Les sept avantages du statut des fonctionnaires ? »  un titre qui sonne comme : Les sept péchés capitaux ou encore : « Fonctionnaires, et si on s'attaquait aux privilèges ? »...C'est vrai que le journal dirigé par Serge Dassault, un industriel gavé aux subventions d'Etat, est généralement bien connu pour s'attaquer quotidiennement à toutes sortes de privilèges notamment ceux des actionnaires, du Patronat voire des multinationales. A moins qu'au Figaro on ne soit pas non plus à la noce avec l'objectivité ?

Car pour anecdotique qu'il soit, ce soi-disant témoignage dont le Figaro se fait l'écho porte en lui les germes de la discrimination, en opposant des précaires travailleurs aux fonctionnaires glandeurs, alors que, sur le terrain, les personnels sont solidaires et les équipes soudées : la CGT n'a pas manqué d'ailleurs de saisir la DRH de Paris-Musées et l'adjoint chargé de la culture sur la façon scandaleuse dont sont traités, maltraités plutôt les vacataires des musées. Notre courrier, est pour l'instant, resté sans réponse... Bruno Julliard, comme le Figaro, doit lui aussi aimer lers clichés

Le vrai mépris n'est pas du côté des personnels, il est du côté de Paris-Musées, seul responsable de la mauvaise gestion des expositions, comme de la mauvaise gestion des personnels, et comme il l'est du côté de notre maire, il faut bien le reconnaître, plus soucieuse de briser les grèves des personnels des équipements sportifs (stades et piscines) que d'écouter les revendications des agents.

 

                                Paris-Musées: Comme le Figaro, Bruno Julliard aime les clichés ?

Paris-Musées : Avec le Figaro les personnels ne sont pas à la noce !

                                     - Tu sais Omar, j'ai été syndicaliste dans une autre vie

                                           - Arrête de charrier mon Bruno, j'te crois pas !

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 08:08
La Bibliothèque de l'Hôtel de Ville de Paris rouvre ses portes au public plus de deux mois après sa fermeture inopinée.

Une fermeture dont les raisons ont été plus vaseuses les unes que les autres.

Ça y est ! La Bibliothèque de l'Hôtel de Ville de Paris (BHdV), l'une des plus belles de la capitale, va rouvrir ses portes. Après avoir fermée en urgence le 7 janvier dernier suite à la mise en place du plan vigipirate attentat (lire ici), la bibliothèque attendait avec impatience un feu vert pour une réouverture qui n'arrivait pas. Pourtant les propos de la Maire de Paris étaient clairs. Il ne fallait pas céder à la peur, les établissements publics devaient rester ouvert. Paris voulait continuer à vivre et accueillir ses publics. Paris, oui. Mais à l'évidence pas la Bibliothèque de l'Hôtel de Ville.

Alors qu'a-t-elle de si particulier pour être l'objet d’autant d'attention de la part de la municipalité ? Le fait d'être au cœur de l'Hôtel de Ville ? Difficile de penser que c'est la raison qui justifiait le maintien de cette fermeture puisque la Maire, Mme Hidalgo, a continué à recevoir à tout va dans les salons, ses bureaux... et que la vie publique a poursuivi son chemin avec la tenue mi février d'un conseil de Paris qui s 'est tenu....à l'Hôtel de Ville même !

A ce moment là, d'ailleurs la Bibliothèque a bien pensé rouvrir puisque la direction en charge de la sécurité des établissements publics de Paris avait émis un avis favorable. Las, ce n’était, semble t-il, pas du goût du cabinet de la Maire et du secrétariat général qui ont maintenu les portes closes. Et les raisons avancées étaient plus vaseuses les unes que les autres selon des sources proches du dossier.

Ainsi si la bibliothèque a eu l'ordre de rester fermée c'est principalement à cause de suspicion de vols par les lecteurs.... Et oui, vous avez bien lu. Des larcins auraient eu lieu dans divers bureaux. Problème, ces vols auraient continué... pendant que la bibliothèque était fermée ! Bref, cet argument, vaseux, ne tenait plus. A moins que des raisons plus triviales n'expliquent cette fermeture ? Quelques élus chagrins auraient trouvé déplacé que ces lecteurs lambda utilisent les mêmes lieux qu'eux. Il est vrai que certains de ces lieux sont parmi les plus prisés. Un rien de jalousie à partager les ors de la république avec ceux qu'ils sont censés représenter ?

Quand les parisiens ont donné au Maire les clefs de la Ville, ils n'imaginaient sûrement pas que quelques années plus tard, la maison du peuple leur serait en partie interdite. Heureusement grâce aux arguments de l'équipe de la bibliothèque, relayés par notre syndicat et la volonté et la ténacité de quelques autres, jusqu'au plus haut niveau d'une partie de l'administration, il en a finalement été autrement.

 

                                          BHdV : Une ouverture très très attendue

La Bibliothèque de l'Hôtel de Ville de Paris rouvre ses portes au public plus de deux mois après sa fermeture inopinée.

                                      - Preums pour utiliser les lieux les plus prisés

                                                             - Et moi deuz !

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 07:38
Social : Anne Hidalgo au bord de la crise de nerf face aux syndicats

« J'assume cette longue grève et je refuse les négociations » a déclaré la maire de Paris à propos d'un des plus longs mouvements sociaux de l'histoire municipale devant une assemblée éberluée.

C'était la première réunion officielle entre Anne Hidalgo, la maire de Paris et les syndicats sortis des urnes après les élections professionnelles de décembre. Un Comité Technique central où le très mauvais climat social était au cœur des débats, notamment la grève qui dure depuis plus de treize mois de la part des agents des équipement sportifs (piscines, stades, gymnases..) pour obtenir une revalorisation de leur prime dominicale. Une réunion lors de laquelle Anne Hidalgo a frisé l'apoplexie en entendant les interventions de nombreuses organisations syndicales. florilège.

Il faut dire que la réunion a commencé sans échauffement préalable, puisque Force Ouvrière a mis immédiatement les pieds dans le plat en révélant l’existence d'une note interne de la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) qui détaillait des méthodes pour casser la grève à l'aide de procédés on ne peut plus inavouables (caisse noire anti-grève, menaces diverses, mutation d'office, sanctions...). La révélation de ces consignes municipales à toute l'assemblée (lire ici) n'a visiblement pas plus à l'ancienne inspectrice du travail devenue maire de la capitale.

« J’assume cette longue grève et le refus de négociation » a déclaré la maire à propos de ce qui est en train de devenir le plus long mouvement social de l'histoire municipale « ne comptez pas sur moi pour chercher la cogestion » a-telle précisé. On avait bien compris. Et Anne Hidalgo de fustiger les grévistes. « Ce qui tue le service public, c'est de ne pas s'occuper des usagers. Je vous le dit, les revendications des grévistes ne sont pas acceptables ».

 

Social : Anne Hidalgo au bord de la crise de nerf face aux syndicats

Et la maire d'enfoncer le clou façon sarkoziste : « Vous prenez les parisiens en otages. En tant qu’usager, j’ai honte de la situation… » Une honte qui ne l'oblige pas cependant à trouver une solution à ce long conflit . Et l'édile de conclure : « Si les usagers disent qu’il faut privatiser, alors allons-y ! » . Toutefois l'élue n'hésite pas à jouer de la contradiction et à sortir l'habituel rhétorique politique « « Vous verrez, s’il y a un autre patron à la mairie (de droite), vous verrez ! » menace t-elle à l'adresse des syndicats héberlués. Des propos qui décoiffent venant de l'auteure du livre « travail au bord de la crise de nerf ». Effectivement, à la mairie de Paris, c'est le cas.

C'est alors au tour du Supap-FSU d'enfoncer le clou et d'intervenir sur les dégâts de la politique municipale en matière culturelle. Une intervention qui n'a pas apaisé la nouvelle maire de la première ville de France. « Arrêtez ! Vous dites n'importe quoi. Je ne vois pas ce qu’on a détruit dans le milieu culturel » a ainsi asséné la première magistrate qui visiblement n’apprécie guère la critique.

Euh, alors juste les réductions de poste qui obligent les bibliothèques parisiennes à réduire leurs horaires d'ouverture ? Où alors la baisse drastique des budgets d'acquisition ? Sans parler de la diminution de la dotation allouée aux musées municipaux avec pour conséquence l'augmentation du ticket d'entrée des expositions temporaires ? Sans compter les fermeture de salles à gogo ! Quelqu'un devrait peut être l'abonner à notre blog. Ce serait, indéniablement, pour notre maire, une véritable source d'information.

Pas de doute, cette entrevue avec les syndicats, unanimes dans la critique sur la qualité du dialogue social à l’œuvre à la ville de Paris, a bien mis Anne Hidalgo au bord de la crises de nerf.

 

Social : Anne Hidalgo au bord de la crise de nerf face aux syndicats

- Grrr, Ces syndicalistes je ne peux plus les voir en peinture

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 10:56
La Ville de Paris ouvre une caisse noire pour casser la grève du dimanche dans les équipements sportifs

« Nous avons une enveloppe d'heures supplémentaires exeptionnelle "gestion de grève" pour faire venir des agents et assurer la tenue des compétitions les plus sensibles » a avoué la mairie dans une note confidentielle.

C'est ce qu'on appelle une tentative de noyade ! A la Direction de le Jeunesse et des Sports (DJS) de la Ville de Paris, on ne sait plus quoi faire pour casser le mouvement des agents des équipements sportifs en grève depuis maintenant 13 mois (oui, treize !) pour la revalorisation de leur prime dominicale actuellement fixée à 45 euros.

Dans une note qui aurait du rester confidentielle mais dont néanmoins les syndicats ont eu connaissance, on apprends que la ville de paris est prête à tout pour casser la grève des agents municipaux. Mais alors vraiment prête à tout.

« Voici le rappel des points abordés lors des dernières réunions avec la direction sur la gestion de cette maudite (sic) grève » annonce d’emblée la note municipale. La Ville commence par la carotte pour pouvoir attirer des « volontaires » qui seront affectés au remplacement des agents grévistes. 

« Nous avons une enveloppe exceptionnelle d'heures supplémentaires "gestion de grève" » annonce la note de service. Probablement une sorte de « caisse noire » car plus personne dans l'administration depuis les années Chirac n'en avait entendu parler. « Elle va nous servir à faire venir les agents et assurer les compétitions les plus sensibles. N’hésitez pas à l'utiliser pour sécuriser un maximum les manifestations » continue la missive. A vu de nez chaque agent « volontaire » pourrait être payé environ 200 euros par jour. A la mairie, on met vraiment les moyens quand il s'agit de casser une mouvement social pourtant légal et on ne peut plus légitime.

 

                  La mairie cherche dans les textes où se trouve le budget gestion de grève

La Ville de Paris ouvre une caisse noire pour casser la grève du dimanche dans les équipements sportifs

                     - Je ne vois nulle trace Mme le Maire, il faut sûrement remonter à TIbéri

                         -  Voire jusqu'aux années Chirac comme c'est une caisse noire !

 

Mais, comme la carotte ne suffira pas à ouvrir « coûte que coûte » les établissements sportifs de la capitale, la mairie peut sortir le bâton. Outre le fait de sanctionner les grévistes en faisant des rapports à tout va, à la la DJS  c'est maintenant les non grévistes qui sont dans la ligne de mire municipale. « Si un agent refuse son déplacement d'un site à un autre (non prévu actuellement Ndr) il s'expose à un rapport qui sera suivi d'une sanction » menace la note interne.

D'autant que l'équipe d'Anne Hidalgo ne prend pas de gants pour décider du déplacement forcé d'un agent. « Il faut juste le lui avoir notifié, peu importe qu'il signe ou pas. Attention le directeur (un énarque socialiste qui a travaillé autrefois au cabinet de Delanoë Ndr) a donné comme consigne de sanctionner immédiatement sans même de lettre de remontrance préalable ». Visiblement le directeur n'est pas très sport. Il faudrait peut être en avertir une ancienne inspectrice du travail ?

Enfin, cerise sur gâteau Olympique, la ville montre aussi son peu d’intérêt, voire son mépris, envers les « petits » usagers. « Ne pas hésiter à déplacer un agent d'un petit équipement  sans compétition et le fermer pour faire ouvrir un autre avec compétition importante » ordonne l'administration.

La DJS a toutefois une pensée émue pour ceux qui vont devoir appliquer ces consignes « ces informations doivent être partagées avec les chefs d'établissement pour une communication commune. Conscient de la difficulté de votre tâche nous vous en remercions » Avec une prime ?

De nombreux élus ont mis à l'ordre du jour du prochain conseil de Paris la longue grève des agents de la DJS. Outre la dénonciation « de la mauvaise gestion de ce conflit » ils réclament « l'ouverture des négociations avec les grévistes et une harmonisation des primes du dimanche par le haut ».  Ça tombe bien car la mairie de Paris va accorder officiellement 100 euros de prime dominicale aux agents des bibliothèques Françoise Sagan et Canopée qui doivent être inaugurées cette année. Il va y avoir du sport !

 

                 A Paris; l'objectif est uniquement de casser la grève du dimanche à la DJS

La Ville de Paris ouvre une caisse noire pour casser la grève du dimanche dans les équipements sportifs

                                                                        - Coûte que coûte

 

 

 

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 07:21
Santé-environnement : pour l'application de la loi « Abeille » dans toutes les bibliothèques jeunesse de la ville de Paris

                      Pour des espaces jeunesse sans ondes électromagnétiques

En ce début d'année, le Parlement français adoptait une loi (dite loi Abeille) qui interdit le WiFi dans les crèches et le limite dans les écoles. Ce texte voté par la représentation nationale oblige également à indiquer clairement si une zone est couverte par le WiFi, et donc un champ électromagnétique.

Notre syndicat rappelle qu'en 2009, une conférence de citoyens mis en place par la Mairie de Paris recommandait déjà la prudence avec notamment l'abaissement du seuil d'exposition aux ondes électromagnétiques. Elle recommandait en outre de « privilégier dans les bâtiments publics, notamment les bibliothèques, l'utilisation du filaire par rapport au wifi » (lire ici). 

La CGT demande que la Ville de Paris étende l'application de la loi « Abeille » dans tout les lieux accueillant des enfants de moins de trois ans et les lieux où des activités numériques pédagogiques ont lieux en lien avec le fonctionnement de bornes WIFI, notamment les sections jeunesse des bibliothèques. Au delà de la protection des enfants, la mise en œuvre de cette loi créerait, de fait, des zones blanches où les agents souffrant d'électrosensibilité pourraient par ailleurs se réfugier.

 

Santé-environnement : pour l'application de la loi « Abeille » dans toutes les bibliothèques jeunesse de la ville de Paris
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