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  • : Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
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  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 18:14
La bibliothèque Charlotte Delbo évacuée en urgence

Une semaine après les faits, on attend toujours la réaction de l'administration parisienne

C’est un événement qui a été soigneusement passé sous silence par la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. Pourtant il était d’importance. Heureusement, des collègues bien placés dans l'administration nous ont gracieusement transmis l’information. Certes avec un peu de retard, mais sans eux nous n'en aurions rien su.

Cela s’est passé la semaine dernière à la bibliothèque Charlotte Delbo, située du côté de la place des Victoires dans le IIe arrondissement de Paris. Ainsi, on a appris qu'« un individu agressif a bousculé le personnel de la bibliothèque, avant de quitter les lieux en actionnant le système d’alarme incendie du site ». Un acte assez grave pour « provoquer l’évacuation par mesure de sécurité du personnel... et d’une quarantaine d’enfants de la crèche des Petits Pères qui se trouvait à proximité » précisent encore nos sources.

D’après ces mêmes informations « une plainte sera déposée par le personnel de la bibliothèque au commissariat d’arrondissement ». Notre syndicat rappelle toutefois, comme le stipule l'article 31 du nouveau règlement des bibliothèques voté par le Conseil de Paris, que ce n’est évidemment pas aux collègues d’aller porter plainte. Cette procédure incombe à la Ville de Paris, ou à défaut la Direction des Affaires Culturelles, en tant qu'employeur. D'ailleurs pour assurer cette démarche, il existe ce que l'on appelle des cadres « d’astreinte », lesquels touchent même une grosse prime pour cela.

En attendant l’administration parisienne est toujours silencieuse sur ce grave incident qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques. C’est pourquoi notre syndicat lui a demandé officiellement d’en informer le CHSCT (Comité Hygiène et Sécurité). Ce qu’elle n’a malheureusement toujours pas fait à l’heure où nous écrivons ces lignes, soit pourtant une bonne semaine après les faits. Inquiétant.

Enfin, nous aimerions bien savoir si l’administration a bien porté plainte au nom de la Ville de Paris et quelles suites elle compte donner pour que ce genre d’événement ne se reproduise plus à la bibliothèque Charlotte Delbo. Ni dans aucune autre d'ailleurs.

 

 

   Delbo : Faudra-t-il faire appel à Emmanuel Grégoire, l'adjoint en charge des personnels ?

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 10:02
Grève le dimanche à la médiathèque Marguerite Duras lors des prochains scrutins

Pourtant plusieurs alertes ont été faites par les personnels de la bibliothèque auprès de la Ville de Paris, pour dénoncer les conditions d’organisation de ces élections tant en terme éthique que de sécurité

L'organisation des prochaines élections présidentielles et législatives va-t-elle être remise en cause dans le XXème arrondissement- à Paris ? En effet, la mairie a décidé, sans concertation aucune, l’implantation de bureaux de vote pour les prochains scrutins à l'intérieur même de la médiathèque Marguerite Duras... alors que cette dernière doit rester ouverte aux usagers ! Une première car depuis toujours les électeurs effectuent leur devoir civique dans des locaux sans autre activité ce jour-là (écoles, gymnases, mairies…).

Pourtant plusieurs alertes ont été faites par les personnels de la bibliothèque à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, gestionnaire des lieux, pour dénoncer les conditions d’organisation de ces élections tant en terme éthique que de sécurité (lire ici). Mais la mairie de Paris, comme à son habitude, fait la sourde oreille. Si bien que l’ensemble de l’équipe de Marguerite Duras, de guerre lasse, a demandé aux organisations syndicales de déposer un préavis de grève pour les dimanches 23 avril, 7 mai, 11 et 18 juin. Aussitôt dit, aussitôt fait.

Dans ce préavis, signé conjointement par la CGT, FO, SUD et SUPAP, les représentants du personnel demandent à la maire de Paris, Anne Hidalgo, de « ne pas ouvrir au public la bibliothèque ces jours-là du fait de l’organisation d’un bureau de vote au sein de l’établissement. Ces deux activités ne nous semblent pas pouvoir se dérouler dans de bonnes conditions sur un même lieu ». Et les syndicats de préciser que « le bureau de vote doit être un lieu neutre. Le flux des personnes entrant et sortant ne sera pas distinct. Les personnes pourront circuler d’une activité à l’autre. La confusion sera de mise et la pression sur les personnels plus importante encore que les dimanches habituels et cela aura un impact négatif tant sur la qualité du service public que sur les conditions de travail des agents ».

Du côté de la mairie de Paris, on a visiblement eu affaire à une sorte d'amateurisme. « Nous sommes en dialogue constant avec les représentants syndicaux et la médiathèque Marguerite-Duras sur cette question » affirmait imprudemment à Livres- Hebdo, Noël Corbin le directeur des affaires culturelles de la Ville de Ville (lire ici). Une déclaration surprenante puisque le directeur des affaires culturelles et son équipe sollicités officiellement par notre syndicat pour fournir les modalités techniques et opérationnelles du déroulement des élections au sein de la bibliothèque ont été incapables de nous communiquer le moindre début de réponse. A moins qu'ils aient préféré se réfugier dans l'abstention.

Toutefois, la municipalité parisienne peut encore s'éviter le ridicule d'une grève puisque le principe d'un préavis déposé largement en amont par les représentants des personnels est normalement fait pour arriver à une solution intelligente. « Nos syndicats soutiennent la demande de l’équipe de Marguerite Duras, d'obtenir la fermeture administrative de l’établissement pendant la tenue des élections avec la possibilité pour les agents de travailler en interne ».

 

 

                       Elections sous haute tension à la médiathèque Marguerite Duras

                

             - A croire que la  mairie de Paris veut faire de ces élections un piège à cons !

              

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 11:13
80 % des agents de la bibliothèque Parmentier disent « non » à une ouverture le dimanche !

Des scores très élevés ont également été recensés dans plusieurs bibliothèques du réseau parisien

L’initiative avait vu le jour fin février.  « Vous ne voulez pas travailler le dimanche ? Alors faites-le savoir » avaient lancé des bibliothécaires parisiens à leurs collègues du réseau en leur demandant de se recenser via le site Askabox (lire ici).

Une initiative d’autant plus à propos que la récente ouverture du dimanche de la bibliothèque Hélène-Berr (XIIe) s’est faite dans les pires conditions qui soient avec quasiment aucun recrutement. Résultat : les grèves se sont succédé avec des fermetures plusieurs dimanches de suite. Et si la mairie de Paris a du envoyer du personnel contractuel en urgence, le feu couve toujours du côté de la rue de Picpus. Et pourrait reprendre à tout moment, malgré les nombreux départs, tant le conflit a laissé des traces (lire ici).

Un conflit qui va rendre plus compliqué le souhait de la mairie de Paris d’ouvrir d’autres bibliothèques le dimanche. Notamment à la bibliothèque Parmentier (XIe) puisque les agents ont répondu massivement à 80 % contre le travail dominical. Dans d’autres établissements concernés par ces extensions d’ouverture comme Edmond Rostand (XVIIe) ou Robert Sabatier (XVIIIe) c’est déjà plus de 30 % des personnels qui se sont déclarés « contre ». Et encore tout le monde n’a pas encore répondu. Il reste toutefois encore quelques jours pour se manifester puisque le site Askabox est ouvert jusqu’au 16 avril (c’est ici).

Enfin signalons les scores très élevés, entre 30 et 50 %, recensés dans plusieurs bibliothèques du réseau preuve que les projets de la mairie de Paris ne remportent pas l’adhésion, loin de là.  

80 % des agents de la bibliothèque Parmentier disent « non » à une ouverture le dimanche !
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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 11:52
Dans les conservatoires parisiens, les enfants pourront désormais être laissés sans surveillance

Une proposition qui pourrait bien faire hurler les auteurs d'un rapport (qui avait défrayé la chronique) sur la protection des mineurs dans les conservatoires

C’est un texte que la mairie de Paris va bientôt soumettre au vote des élus de la capitale. Un règlement officiel régissant le fonctionnement des conservatoires municipaux d’arrondissement. Problème : certains passages  de ce règlement sont clairement à l’opposé des règles élémentaires de sécurité.

En effet, la Ville de Paris compte bientôt officialiser noir sur blanc que des enfants, s’ils ont simplement dépassé l’âge de onze ans, auront désormais le droit de pouvoir s’enfermer seul dans une salle pour répéter. Évidemment, hors de toute surveillance puisque les dites salles ne sont pas munies de hublot mais sont aussi souvent éloignées des espaces d’accueil où se trouve les personnels administratifs. Un véritable problème notamment en cas d’évacuation (incendie ou autre).  Nous posons donc la question de savoir comment un enfant de onze ans interprétera la sonnerie d’une alarme. Comme un appel à se barricader ou bien à évacuer ? Notre syndicat rappelle à tout hasard que les conservatoires sont notoirement en sous effectifs : ils manquent de personnels administratifs et ces derniers ne pourront pas surveiller des enfants qui pourraient se trouver isolés.

Pour justifier de laisser les enfants de plus de onze ans livrés à eux même dans ces bâtiments complexes que sont les conservatoires d’arrondissement, l’administration dans un premier temps affirmait que c'était « une demande des parents ». Mais après l'avoir poussée dans ses retranchements, la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris a fini par nous avouer que c'était en fait « une volonté politique » de nos élus. Ces derniers auraient-ils été soudain attrapés par le syndrome de Summerhill ? Bizarre tout de même que cette  « volonté politique » puisque les conservatoires ont toujours accueilli les élèves qui souhaitent répéter ; mais ils le font évidemment en fonction de leurs effectifs, de leurs disponibilités et de la disponibilité des locaux. Preuve de leurs difficultés, il arrive même que les cours soient donnés hors conservatoire du fait de la défaillance des bâtiments.

Mais cette proposition de laisser seuls des enfants encore très jeunes pourrait bien avoir des conséquences dans un tout autre domaine que la sécurité et faire hurler les membres….. de la  Mission « de prévention, de signalement et de traitement des risques d’infraction sexuelle sur des mineurs par des agents de la Ville de Paris » ! Il est vrai que ces derniers dans un rapport qui avait défrayé la chronique en juin 2015, avaient recommandé de « rendre les locaux transparents et visibles, notamment par la pose de portes entièrement en verre dans les conservatoires ». Mais surtout, pour les auteurs de ce rapport, il était hors de question de laisser des enfants  dans des « espaces isolés, à distance des regards et/ou isolés à un étage différent ». Soit tout le contraire de ce qui est dans ce projet de « règlement ».

C'est ce qu'on appelle soulever un lièvre. Voire dans le cas présent un loup. C’est pourquoi nous demandons à l’administration parisienne de revoir sa copie. Une position partagée par de nombreux agents des conservatoires de la Capitale.

 

 

     Sécurité des élèves dans les conservatoires :  la Ville de Paris doit revoir sa copie

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 08:17
- Ouch !

- Ouch !

Les personnels de la médiathèque Marguerite Duras, où a été implanté un bureau de vote, dénoncent les conditions de sécurité ainsi que des possibles infractions au code électoral

La tension monte au sein de la médiathèque Marguerite Duras, dans le XXe arrondissement. En effet, la mairie de Paris a décidé, sans concertation aucune, l’implantation de bureaux de votes pour les prochaines élections présidentielles et législatives à l'intérieur même de l'établissement... Alors que celui-ci va rester ouvert aux usagers ! Une première à Paris comme en province, où depuis toujours les électeurs effectuent leur devoir civique dans des locaux sans autre activité ce jour-là (écoles, gymnases, mairies…). Un scrutin qui toutefois pourrait être fortement perturbé (voire annulé) tant les conditions de sécurité et de neutralité ne seront clairement pas au rendez-vous.

Pourtant, plusieurs alertes ont été faites par l’encadrement de la bibliothèque auprès de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, gestionnaire des lieux, pour dénoncer les conditions d’organisation de ces élections. Mais la mairie de Paris fait la sourde oreille. Une habitude. Si bien que l’’ensemble de l’équipe de Marguerite Duras, de guerre lasse, à décider de faire connaitre sa situation au grand jour en publiant une lettre ouverte.

« L’organisation d’un bureau de vote pour les élections présidentielles et législatives dans la médiathèque Marguerite Duras pendant ses horaires d’ouverture suscite de vives inquiétudes au sein de l’équipe, inquiétudes relayées dans un courrier adressé par les cadres aux représentants de l’administration il y a deux mois. Les réponses apportées par ces derniers n’étant pas de nature à rassurer l’équipe, cette dernière tient à son tour à exprimer ses interrogations ». Et elles sont nombreuses.

Commençons déjà par les questions de sécurité. « La jauge maximale de l’établissement est de 662 personnes au même moment dans le bâtiment » rappellent les personnels de Duras. Une jauge, dans laquelle sont évidemment inclus les bibliothécaires et les assesseurs, qui sera immanquablement dépassée le jour du scrutin puisque le nombre d’inscrits dans ce futur bureau de vote se compte en plusieurs milliers pour une élection (la présidentielle) qui a le taux de participation le plus élevé.

D’autant plus que la fréquentation habituelle des usagers atteint souvent plus de 500 personnes le dimanche d’après les observateurs. A tel point que les espaces sont saturés dès 14 heures. « De ce fait nous ne voyons pas comment accueillir dans des conditions de sécurité normales un public supplémentaire, à plus forte raison dans le cadre du plan Vigipirate niveau sécurité renforcée risque d’attentat » pointent les personnels de Duras. Un argument d’autant plus recevable que la presse avait révélé qu’un attentat déjoué il y a quelques mois visait une médiathèque de l’Est parisien.  

Pour la mairie de Paris, malgré l’évidence, « la jauge ne sera pas atteinte ». Une mairie pourtant bien incapable de démontrer cette assertion labelisée « postvérité». D’ailleurs, pour prendre au mot l’administration notre syndicat lui a demandé de nous communiquer un tableau récapitulatif « précisant la fréquentation à Duras le dimanche, mois par mois, sur les douze derniers mois, un tableau récapitulatif heure par heure de la fréquentation sur les six derniers dimanches et pour finir la fréquentation de la bibliothèque heure par heure les deux dimanches où la bibliothèque a déjà accueilli des bureaux de vote lors des dernières régionales ». Histoire de vérifier ses dires.  Bizarre : la réponse ne nous est pas encore parvenue. L’administration aurait-elle tenté un coup de bluff en affirmant « que la jauge ne serait pas atteinte » ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                       - Dis Bruno, t'as bien mis des piles dans ta calculette ?

 

En tout cas, pour les spécialistes de la sécurité que nous avons consultés « la jauge ne peut pas être dépassée ». En aucun cas. Dans le cas contraire les personnels seraient légalement en droit de faire valoir « leur droit de retrait » affirment les experts. Alors si la jauge est atteinte, qui va empêcher le public d’entrer dans la bibliothèque et par conséquent dans le bureau de vote ? « Et selon quels critères : les électeurs seront-ils prioritaires sur les usagers de la bibliothèque ? » demandent candides les bibliothécaires. La mairie visiblement n’en sait rien et semble se réfugier dans l’abstention.

Ceci dit, outre les questions de sécurité plus que sérieuses, les personnels de Duras ont levé un lièvre. Et même un sacré. Qui pourrait bien mettre en danger le scrutin. En effet, la neutralité d’un bureau de vote doit être garantie. Une évidence rappelée par le Conseil Constitutionnel : « Les bureaux de votes doivent demeurer des lieux neutres, dans lesquels les citoyens puissent accomplir leur devoir électoral en toute sérénité et à l'abri de toute pression.  Il en résulte que les autorités responsables des lieux où se tient le bureau de vote, de l'aménagement de celui-ci ou de ses abords, doivent veiller à ce que les électeurs soient tenus à l'écart de tout message de teneur politique, quel qu'en soit le support, afin de préserver leur liberté de choix, de garantir un traitement égal des candidats par les pouvoirs publics nationaux et locaux et de sauvegarder ainsi la sincérité du scrutin » détaille la plus haute autorité du pays.

Or l’implantation d’un bureau de vote au sein d’une bibliothèque ouverte au public est clairement une infraction au code électoral dont l’article R48 stipule que « toutes discussions et toutes délibérations des électeurs sont interdites à l'intérieur des bureaux de vote ». Or comme ne manque pas de le relever les agents de Marguerite Duras : « La médiathèque, de par le pluralisme de ses collections, est un lieu d’échanges pour le public. Les bibliothécaires ne peuvent ni ne souhaitent interdire aux usagers d’échanger des propos de nature politique. De ce fait se pose la question de la neutralité du bureau de vote et de ses abords, et de son maintien ». En tout cas selon le code électoral (et le Conseil Constitutionnel), la réponse est très claire : c’est non !

La seule solution pour éviter ce pataquès est simple : fermer la médiathèque Marguerite Duras au public et ouvrir uniquement les espaces amenant au bureau de vote. Dans le cas contraire,« l’équipe envisage, avec l’appui des syndicats, d’avoir recours à son droit de grève ». et c’est peut être bien le scrutin qui pourrait se voir annulé.

 

 

                     La mairie de Paris découvre effaré l'article R48 du code électoral

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

                           - En plus cette fois on pourra pas compter sur le Conseil Constitutionnel

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 17:28
Bibliothèques en lutte : Bravo aux collègues de Grenoble

Grâce à leur initiative, des bibliothécaires de divers horizons se sont réunis au Salon du Livre pour préparer l'avenir

Ils avaient lancé cet appel comme un défi. Certains auraient même dit comme une bouteille à la mer. « Convaincus de l’utilité sociale de notre métier, de l’importance de son rôle éducatif et émancipateur, si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifiés-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail (…), rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris » lançaient ainsi les bibliothécaires de la Ville de Grenoble à l’adresse de tous les professionnels de la lecture publique pour protester contre les attaques envers leur métier et leurs missions.

Un appel qui aura finalement été largement entendu puisque de nombreux bibliothécaires en provenance de Clamart (Haut-de Seine) Amiens (Somme), Plaine-communes (Saine-Saint-Denis), Vitry (Val-de-Marne), la BnF, Boulogne-Billancourt (Haut-de-Seine) auront répondu présent pour soutenir dans leur lutte leurs collègues de l'Isère venus manifester à la Porte de Versailles. Sans oublier bien sûr les bibliothécaires de la Ville de Paris (en provenance entre autre de Brassens (XIVe), Chedid (XVe), Vivier (XVIIe), Genevoix (XVIIIe), Malraux (VIe), Chaptal (IXe), Tillion (XVIe), Helène-Berr (XIIe), MMP (Ier), Yourcenar (XVe), Italie (XIIIe)....). Enfin, signalons également le message de soutien envoyé par les bibliothécaires de la Ville de Nantes (Loire-Atlantique).

Après la manifestation de la Porte de Versailles, direction le Parc des Expositions, où les organisateurs du Salon du livre de Paris, nous ont gentiment fourni une salle afin de tenir une conférence de presse pour évoquer tout ce qui ne va pas dans les bibliothèques de France et de Navarre : réductions de budget, suppressions de poste, extension des horaires d'ouverture. « Malgré les spécificités propres à chaque réseau, tous les intervenants ont souligné la dégradation des moyens humains et financiers consacrés à la lecture publique dans leurs établissements, au moment même où on demande aux équipes des efforts supplémentaires, notamment pour élargir les horaires d’ouverture des bibliothèques, et en particulier le dimanche » rapporte ainsi la journaliste de Livres-Hebdo (lire ici).

A noter également la présence de Chantal Ferreux, Secrétaire générale de l'ABF, l'association des bibliothécaires de France, laquelle a été un peu chahutée par les bibliothécaires qui avaient fait le déplacement au Salon du Livre. Ces derniers reprochant le « manque de soutien » de l'ABF aux attaques contre la lecture publique au cour des dernières années (citons en plus des villes déjà évoquées : Brest (Finistère), Metz (Moselle), Rennes (Ile-et-Vilaine), Marseille (Bouche-du-Rhône), Le Havre (Seine-Maritime), Lyon (Rhône), Sevran (Seine-Saint-Denis), Levallois (Haut-de-Seine) ou encore Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). « En conséquence, la création d'un collectif national de bibliothécaires se profile, pour mieux coordonner une action voulue plus franche que celle de l'ABF » note de son côté le journaliste du site ActuaLitté présent lors des débats (lire ici).

Un collectif qui reste bien entendu à construire, mais comme dirait l'autre « si la pente est forte, notre route est droite ». Des contacts ont donc été pris entre tous les bibliothécaires présents. « Un mouvement national ? Fermer toutes les bibliothèques d’un coup sur l’ensemble du territoire, ce serait quelque chose ! » relève ainsi un agent parisien qui malheureusement n'avait pu être présent. Un idée qui, si elle se concrétise, le sera grâce à l'initiative de nos collègues de Grenoble. Alors bravo (et merci) à eux.

Bibliothèques en lutte : Bravo aux collègues de Grenoble
Bibliothèques en lutte : Bravo aux collègues de Grenoble
Bibliothèques en lutte : Bravo aux collègues de Grenoble
Bibliothèques en lutte : Bravo aux collègues de Grenoble
Bibliothèques en lutte : Bravo aux collègues de Grenoble
Bibliothèques en lutte : Bravo aux collègues de Grenoble
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Bibliothèques en lutte : Bravo aux collègues de Grenoble
Bibliothèques en lutte : Bravo aux collègues de Grenoble
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 17:38
No sea, no sex & no sun ?

No sea, no sex & no sun ?

  « Elle doit être précise » selon les spécialistes de la DRH et justifiée par écrit

La situation est tellement tendue dans nombre d’établissements que les refus d’accorder des congés (ou des RTT) et des formations sont devenus malheureusement la seule solution pour faire fonctionner correctement le service public pour nombre d’encadrants, lesquels se retranchent derrière « les nécessités de service ». 

Pourtant prendre ses congés (ou ses RTT) et suivre à des formations sont des droits. D’autant plus que pour certaines périodes (juillet-août, Noël-Jour de l’an) tous les agents peuvent légitimement s'absenter. Au moins la moitié d’une équipe doit  pouvoir poser des jours en été ou pendant les fêtes de fin d’année, permettant ainsi à chacun de partir à tour de rôle. Une règle portant simple qui n’est désormais plus respectée dans certains établissements. Sauf que pour refuser des congés, il faut avancer une bonne raison. Et c’est là que ça se complique.

En effet, selon les services de la DRH la « nécessités de service », perpétuellement avancée pour justifier un refus, obéit à des critères très stricts. « Les nécessités du service, se justifient par le fait qu’un jour donné, il n’est pas possible, compte tenu des effectifs présents, d’autoriser un agent à s’absenter car le travail déterminé qu’il doit réaliser ne peut en l’occurrence ni être reporté ni exécuté par un autre agent ». Par exemple, pour un service qui accueille du public comme une bibliothèque ou un conservatoire « il ne faut pas que l’absence de l’agent porte atteinte au bon fonctionnement du service et entraîne par exemple une réduction de la durée d’ouverture aux usagers » précise ainsi la DRH.

En clair, ça veut dire qu’en dessous d’un certains nombre d’agents... l’établissement ferme ! Ce qui est valable également lorsque il y a des problèmes de transports ou un mouvement de grève. Il faut donc déterminer un chiffre incontestable d’agents nécessaire pour fonctionner au moins a minima. Et pour faire ce calcul, il faut que ce chiffre corresponde au moins à la moitié de l’effectif officiel pour les raisons exposées plus haut. Si ce n’est pas possible, cela signifie que l’établissement est sous-effectif. CQFD.

Bref, un refus de congé pour nécessités de service ne peut qu’être exceptionnel et non une règle de fonctionnement tout au long de l’année. Pour les spécialistes de ces questions à la DRH « ces nécessités du service doivent être précisément justifiées en cas de refus d’autorisation d’absence ». Et puisque nous sommes dans l’administration cela doit même être par écrit. En cas de litige, n’hésitez donc pas à saisir un syndicat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                   

                                  - Pas de justification écrite, et hop à moi le sea, sex & sun !

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 17:16
Ces livres qui font peur à la mairie de Paris

Pour la mairie de Paris, visiblement les bibliothèques ne sont que des repoussoirs qu’il faut désormais aménager

« La mairie de Paris a peur » pourrait-on affirmer en paraphrasant la célèbre sentence de Roger Gicquel. Certes la municipalité parisienne n’est pas forcément la seule dans ce cas, air du temps sans doute, mais l’objet de sa crainte parait bien étrange puisque qu’il s’agit rien moins…. que de livres !

En effet, la scène se passe dans une des plus grandes bibliothèques du réseau parisien. Inaugurée comme tant d’autres dans la capitale au début des années quatre-vingt, elle présente pourtant tout les critères d’un établissement culturel de proximité (et de qualité) avec ses collections diverses (livres, CD, DVD), ses espaces de lecture (journaux, magasines) ainsi qu’une vaste salle de travail flanquée de ses postes de consultation Internet. Malheureusement, il semble que cet agencement ne soit pas du goût de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville Paris. Et c’est même écrit noir sur blanc.

Car pour la mairie de Paris, visiblement les bibliothèques ne sont que des repoussoirs qu’il faut désormais aménager pour viser, tenez vous bien … « un public non fréquentant attiré par un aménagement moins intimidant que l’espace actuel chargé de rayonnages ». Traduction pour ceux qui ne comprennent pas la novlangue municipale : si les gens ne viennent pas dans une bibliothèque c’est que les livres sont trop « intimidants ». Évidemment vu comme ça….

Bon le problème, c’est que la bibliothèque qui selon la mairie doit donc « réimplanter ces collections »......... est une des plus fréquentées dans la capitale par des usagers de toutes catégories sociales  ! Ce qui prouve bien qu’elle remplit son rôle de service public. A moins que du côté de la municipalité parisienne, ce ne soit justement l’idée même de tells bibliothèques qu’il faut « réimplanter » ? Pour ensuite mieux les faire disparaitre ? A croire que ceux qui nous dirigent ne lisent plus de livres et ont décidé que ce serait le cas pour tout le monde. Si les livres font peur à la mairie de Paris, pour d’autres cette politique culturelle est pour le moins intimidante. Voire même flippante.

 

                                             Culture : Le nouveau visage de la Ville de Paris

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 13:54
- Mouais, pas terrible !

- Mouais, pas terrible !

Il est vrai que le dans le bilan d'Anne Hidalgo sur la « démocratie participative », il y a a boire et à manger

A l'heure où Anne Hidalgo va faire son bilan de « la démocratie participative», les personnels en charge de ces questions, notamment au sein des « Maisons des Associations » organisent un « banquet » sur le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris ce mardi 28 mars à partir midi et demie.

Un acte citoyen pour expliquer les dessous de cette reforme et les conséquences pour le service public puisque est programmée la fermeture de quatre « maisons des associations » pas moins..

Par ailleurs la Direction de la Démocratie, de la Citoyenneté et des Territoires (DDCT) est une direction en souffrance, laquelle a été révélé par la mise en œuvre immédiate d'une enquête du Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT).

Enfin, dans ce secteur « social », celui-ci n'est pas vraiment au rendez-vous puisque la mairie utilise la précarité à tout va.En effet les syndicats ont dénombré que ...44% des agents étaient en situation de précarité.

Le personnel qui n'a toujours pas de réponse à ses revendications sera également en grève le mardi 28 mars à l'appel des syndicats CGT et Supap-FSU et donne rendez-vous sur le parvis de l'Hôtel de Ville à l'occasion d'un banquet qui lui sera vraiment « citoyen »

 

                Social, démocratie locale : Anne Hidalgo nous laisse (encore) sur notre faim   

                     - Bon aura au moins en apéritif quelques maisons des associations

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 18:00
Paris XIXe : la bibliothèque Benjamin Rabier à l’agonie !

Cet établissement pour la jeunesse, situé dans un quartier populaire du nord-est de la capitale, pourrait bien fermer ses portes faute d’effectif

Le Bureau des Bibliothèques (BBL) de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris avait pourtant tout fait pour garder la chose secrète mais la bibliothèque jeunesse Benjamin Rabier, située avenue de Flandre dans le XIXème arrondissement est tellement au bord de l’agonie qu’elle pourrait fermer temporairement ses portes.

Malgré les multiples appels à l’aide auprès de leur administration, les bibliothécaires se sentent véritablement à l’abandon. Il faut dire que l’équipe souffre d’une situation de sous-effectif permanent que malheureusement le BBL minimise ou ignore. Probablement pour ne pas avouer à leurs supérieurs que leur politique menée depuis plusieurs années est néfaste.

Cette pénurie de personnel est encore plus évidente pour cette petite structure, qui compte seulement neuf agents selon les « effectifs cible » de la DAC, car depuis  la rentrée en septembre 2016 outre un agent en longue maladie, un poste vacant non pourvu suite à une mutation, l’équipe compte également deux femmes enceintes lesquelles ont réduit leurs horaires avant de partir bientôt en congé maternité. Et comme si tout ça ne suffisait pas, la majorité des bibliothécaires de Benjamin Rabier souffre de trouble musculo-squelettiques (TMS), dont la gravité est telle que deux agents ont même obtenu une reconnaissance de maladie professionnelle par la médecine statutaire. A part ça tout va bien.

A moins que le sort de cette bibliothèque jeunesse située dans un quartier « politique de la ville » n’intéresse pas la mairie de Paris. Elle est pourtant plébiscitée par les usagers. En effet, située sur la très passante avenue de Flandre, la bibliothèque Benjamin Rabier est très fréquentée par les familles du quartier (140.000 prêts par an), une fréquentation qui s’est accrue depuis la construction du nouveau quartier Rosa Parks (10 000 logements) pour lequel aucun équipement culturel n’a été prévu par la municipalité. Malgré toutes ces difficultés « l’équipe est très engagée et mène beaucoup de projets avec les partenaires éducatifs et associatifs du quartier » témoignent les personnels. Jusqu’à quand ?

Car désormais la situation devient très critique en période de vacances scolaires pendant laquelle une partie de l’équipe est en congés (ce qui est plus que nécessaire vu les conditions de travail). Mais à cause de sa position géographique, la bibliothèque est encore plus fréquentée que d’habitude car les enfants du quartier eux ne partent pas en vacances et viennent donc se réfugier à la bibliothèque, mais sans que le personnel présent puisse assurer un service digne de ce nom. Un exemple concret ? Lors des prochaines vacances scolaires l’équipe va parfois se retrouver à trois, voire deux agents titulaires même si l’administration argue la présence supplémentaire d’un agent en « contrat d’avenir ». Malgré cette situation dramatique le BBL répond « qu’on peut très bien ouvrir avec un tiers de l’effectif »….Comme une forme de mépris de classe. Reste à savoir ce qu’en pense le maire de l’arrondissement.

Une chose est sûre, cette situation ne peut perdurer car selon les agents « l’équipe est fatiguée et déçue de ne pas voir ses efforts reconnus, les risques psychosociaux ont atteint un niveau d’alerte, délibérément ignoré par la hiérarchie qui d’un côté parle de « santé au travail », de l’autre épuise physiquement et moralement les agents ». La bibliothèque Benjamin Rabier est donc bien à l’agonie et si ça continue elle pourrait bien fermer ses portes faute d’effectif.

Benjamin Rabier :Quand le maire du XIXe découvre le mépris affiché par le Bureau des Bibliothèques

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