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  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 08:17
- Ouch !

- Ouch !

Les personnels de la médiathèque Marguerite Duras, où a été implanté un bureau de vote, dénoncent les conditions de sécurité ainsi que des possibles infractions au code électoral

La tension monte au sein de la médiathèque Marguerite Duras, dans le XXe arrondissement. En effet, la mairie de Paris a décidé, sans concertation aucune, l’implantation de bureaux de votes pour les prochaines élections présidentielles et législatives à l'intérieur même de l'établissement... Alors que celui-ci va rester ouvert aux usagers ! Une première à Paris comme en province, où depuis toujours les électeurs effectuent leur devoir civique dans des locaux sans autre activité ce jour-là (écoles, gymnases, mairies…). Un scrutin qui toutefois pourrait être fortement perturbé (voire annulé) tant les conditions de sécurité et de neutralité ne seront clairement pas au rendez-vous.

Pourtant, plusieurs alertes ont été faites par l’encadrement de la bibliothèque auprès de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, gestionnaire des lieux, pour dénoncer les conditions d’organisation de ces élections. Mais la mairie de Paris fait la sourde oreille. Une habitude. Si bien que l’’ensemble de l’équipe de Marguerite Duras, de guerre lasse, à décider de faire connaitre sa situation au grand jour en publiant une lettre ouverte.

« L’organisation d’un bureau de vote pour les élections présidentielles et législatives dans la médiathèque Marguerite Duras pendant ses horaires d’ouverture suscite de vives inquiétudes au sein de l’équipe, inquiétudes relayées dans un courrier adressé par les cadres aux représentants de l’administration il y a deux mois. Les réponses apportées par ces derniers n’étant pas de nature à rassurer l’équipe, cette dernière tient à son tour à exprimer ses interrogations ». Et elles sont nombreuses.

Commençons déjà par les questions de sécurité. « La jauge maximale de l’établissement est de 662 personnes au même moment dans le bâtiment » rappellent les personnels de Duras. Une jauge, dans laquelle sont évidemment inclus les bibliothécaires et les assesseurs, qui sera immanquablement dépassée le jour du scrutin puisque le nombre d’inscrits dans ce futur bureau de vote se compte en plusieurs milliers pour une élection (la présidentielle) qui a le taux de participation le plus élevé.

D’autant plus que la fréquentation habituelle des usagers atteint souvent plus de 500 personnes le dimanche d’après les observateurs. A tel point que les espaces sont saturés dès 14 heures. « De ce fait nous ne voyons pas comment accueillir dans des conditions de sécurité normales un public supplémentaire, à plus forte raison dans le cadre du plan Vigipirate niveau sécurité renforcée risque d’attentat » pointent les personnels de Duras. Un argument d’autant plus recevable que la presse avait révélé qu’un attentat déjoué il y a quelques mois visait une médiathèque de l’Est parisien.  

Pour la mairie de Paris, malgré l’évidence, « la jauge ne sera pas atteinte ». Une mairie pourtant bien incapable de démontrer cette assertion labelisée « postvérité». D’ailleurs, pour prendre au mot l’administration notre syndicat lui a demandé de nous communiquer un tableau récapitulatif « précisant la fréquentation à Duras le dimanche, mois par mois, sur les douze derniers mois, un tableau récapitulatif heure par heure de la fréquentation sur les six derniers dimanches et pour finir la fréquentation de la bibliothèque heure par heure les deux dimanches où la bibliothèque a déjà accueilli des bureaux de vote lors des dernières régionales ». Histoire de vérifier ses dires.  Bizarre : la réponse ne nous est pas encore parvenue. L’administration aurait-elle tenté un coup de bluff en affirmant « que la jauge ne serait pas atteinte » ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                       - Dis Bruno, t'as bien mis des piles dans ta calculette ?

 

En tout cas, pour les spécialistes de la sécurité que nous avons consultés « la jauge ne peut pas être dépassée ». En aucun cas. Dans le cas contraire les personnels seraient légalement en droit de faire valoir « leur droit de retrait » affirment les experts. Alors si la jauge est atteinte, qui va empêcher le public d’entrer dans la bibliothèque et par conséquent dans le bureau de vote ? « Et selon quels critères : les électeurs seront-ils prioritaires sur les usagers de la bibliothèque ? » demandent candides les bibliothécaires. La mairie visiblement n’en sait rien et semble se réfugier dans l’abstention.

Ceci dit, outre les questions de sécurité plus que sérieuses, les personnels de Duras ont levé un lièvre. Et même un sacré. Qui pourrait bien mettre en danger le scrutin. En effet, la neutralité d’un bureau de vote doit être garantie. Une évidence rappelée par le Conseil Constitutionnel : « Les bureaux de votes doivent demeurer des lieux neutres, dans lesquels les citoyens puissent accomplir leur devoir électoral en toute sérénité et à l'abri de toute pression.  Il en résulte que les autorités responsables des lieux où se tient le bureau de vote, de l'aménagement de celui-ci ou de ses abords, doivent veiller à ce que les électeurs soient tenus à l'écart de tout message de teneur politique, quel qu'en soit le support, afin de préserver leur liberté de choix, de garantir un traitement égal des candidats par les pouvoirs publics nationaux et locaux et de sauvegarder ainsi la sincérité du scrutin » détaille la plus haute autorité du pays.

Or l’implantation d’un bureau de vote au sein d’une bibliothèque ouverte au public est clairement une infraction au code électoral dont l’article R48 stipule que « toutes discussions et toutes délibérations des électeurs sont interdites à l'intérieur des bureaux de vote ». Or comme ne manque pas de le relever les agents de Marguerite Duras : « La médiathèque, de par le pluralisme de ses collections, est un lieu d’échanges pour le public. Les bibliothécaires ne peuvent ni ne souhaitent interdire aux usagers d’échanger des propos de nature politique. De ce fait se pose la question de la neutralité du bureau de vote et de ses abords, et de son maintien ». En tout cas selon le code électoral (et le Conseil Constitutionnel), la réponse est très claire : c’est non !

La seule solution pour éviter ce pataquès est simple : fermer la médiathèque Marguerite Duras au public et ouvrir uniquement les espaces amenant au bureau de vote. Dans le cas contraire,« l’équipe envisage, avec l’appui des syndicats, d’avoir recours à son droit de grève ». et c’est peut être bien le scrutin qui pourrait se voir annulé.

 

 

                     La mairie de Paris découvre effaré l'article R48 du code électoral

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

                           - En plus cette fois on pourra pas compter sur le Conseil Constitutionnel

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 17:28
Bibliothèques en lutte : Bravo aux collègues de Grenoble

Grâce à leur initiative, des bibliothécaires de divers horizons se sont réunis au Salon du Livre pour préparer l'avenir

Ils avaient lancé cet appel comme un défi. Certains auraient même dit comme une bouteille à la mer. « Convaincus de l’utilité sociale de notre métier, de l’importance de son rôle éducatif et émancipateur, si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifiés-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail (…), rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris » lançaient ainsi les bibliothécaires de la Ville de Grenoble à l’adresse de tous les professionnels de la lecture publique pour protester contre les attaques envers leur métier et leurs missions.

Un appel qui aura finalement été largement entendu puisque de nombreux bibliothécaires en provenance de Clamart (Haut-de Seine) Amiens (Somme), Plaine-communes (Saine-Saint-Denis), Vitry (Val-de-Marne), la BnF, Boulogne-Billancourt (Haut-de-Seine) auront répondu présent pour soutenir dans leur lutte leurs collègues de l'Isère venus manifester à la Porte de Versailles. Sans oublier bien sûr les bibliothécaires de la Ville de Paris (en provenance entre autre de Brassens (XIVe), Chedid (XVe), Vivier (XVIIe), Genevoix (XVIIIe), Malraux (VIe), Chaptal (IXe), Tillion (XVIe), Helène-Berr (XIIe), MMP (Ier), Yourcenar (XVe), Italie (XIIIe)....). Enfin, signalons également le message de soutien envoyé par les bibliothécaires de la Ville de Nantes (Loire-Atlantique).

Après la manifestation de la Porte de Versailles, direction le Parc des Expositions, où les organisateurs du Salon du livre de Paris, nous ont gentiment fourni une salle afin de tenir une conférence de presse pour évoquer tout ce qui ne va pas dans les bibliothèques de France et de Navarre : réductions de budget, suppressions de poste, extension des horaires d'ouverture. « Malgré les spécificités propres à chaque réseau, tous les intervenants ont souligné la dégradation des moyens humains et financiers consacrés à la lecture publique dans leurs établissements, au moment même où on demande aux équipes des efforts supplémentaires, notamment pour élargir les horaires d’ouverture des bibliothèques, et en particulier le dimanche » rapporte ainsi la journaliste de Livres-Hebdo (lire ici).

A noter également la présence de Chantal Ferreux, Secrétaire générale de l'ABF, l'association des bibliothécaires de France, laquelle a été un peu chahutée par les bibliothécaires qui avaient fait le déplacement au Salon du Livre. Ces derniers reprochant le « manque de soutien » de l'ABF aux attaques contre la lecture publique au cour des dernières années (citons en plus des villes déjà évoquées : Brest (Finistère), Metz (Moselle), Rennes (Ile-et-Vilaine), Marseille (Bouche-du-Rhône), Le Havre (Seine-Maritime), Lyon (Rhône), Sevran (Seine-Saint-Denis), Levallois (Haut-de-Seine) ou encore Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). « En conséquence, la création d'un collectif national de bibliothécaires se profile, pour mieux coordonner une action voulue plus franche que celle de l'ABF » note de son côté le journaliste du site ActuaLitté présent lors des débats (lire ici).

Un collectif qui reste bien entendu à construire, mais comme dirait l'autre « si la pente est forte, notre route est droite ». Des contacts ont donc été pris entre tous les bibliothécaires présents. « Un mouvement national ? Fermer toutes les bibliothèques d’un coup sur l’ensemble du territoire, ce serait quelque chose ! » relève ainsi un agent parisien qui malheureusement n'avait pu être présent. Un idée qui, si elle se concrétise, le sera grâce à l'initiative de nos collègues de Grenoble. Alors bravo (et merci) à eux.

Bibliothèques en lutte : Bravo aux collègues de Grenoble
Bibliothèques en lutte : Bravo aux collègues de Grenoble
Bibliothèques en lutte : Bravo aux collègues de Grenoble
Bibliothèques en lutte : Bravo aux collègues de Grenoble
Bibliothèques en lutte : Bravo aux collègues de Grenoble
Bibliothèques en lutte : Bravo aux collègues de Grenoble
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Bibliothèques en lutte : Bravo aux collègues de Grenoble
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Bibliothèques en lutte : Bravo aux collègues de Grenoble
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 17:38
No sea, no sex & no sun ?

No sea, no sex & no sun ?

  « Elle doit être précise » selon les spécialistes de la DRH et justifiée par écrit

La situation est tellement tendue dans nombre d’établissements que les refus d’accorder des congés (ou des RTT) et des formations sont devenus malheureusement la seule solution pour faire fonctionner correctement le service public pour nombre d’encadrants, lesquels se retranchent derrière « les nécessités de service ». 

Pourtant prendre ses congés (ou ses RTT) et suivre à des formations sont des droits. D’autant plus que pour certaines périodes (juillet-août, Noël-Jour de l’an) tous les agents peuvent légitimement s'absenter. Au moins la moitié d’une équipe doit  pouvoir poser des jours en été ou pendant les fêtes de fin d’année, permettant ainsi à chacun de partir à tour de rôle. Une règle portant simple qui n’est désormais plus respectée dans certains établissements. Sauf que pour refuser des congés, il faut avancer une bonne raison. Et c’est là que ça se complique.

En effet, selon les services de la DRH la « nécessités de service », perpétuellement avancée pour justifier un refus, obéit à des critères très stricts. « Les nécessités du service, se justifient par le fait qu’un jour donné, il n’est pas possible, compte tenu des effectifs présents, d’autoriser un agent à s’absenter car le travail déterminé qu’il doit réaliser ne peut en l’occurrence ni être reporté ni exécuté par un autre agent ». Par exemple, pour un service qui accueille du public comme une bibliothèque ou un conservatoire « il ne faut pas que l’absence de l’agent porte atteinte au bon fonctionnement du service et entraîne par exemple une réduction de la durée d’ouverture aux usagers » précise ainsi la DRH.

En clair, ça veut dire qu’en dessous d’un certains nombre d’agents... l’établissement ferme ! Ce qui est valable également lorsque il y a des problèmes de transports ou un mouvement de grève. Il faut donc déterminer un chiffre incontestable d’agents nécessaire pour fonctionner au moins a minima. Et pour faire ce calcul, il faut que ce chiffre corresponde au moins à la moitié de l’effectif officiel pour les raisons exposées plus haut. Si ce n’est pas possible, cela signifie que l’établissement est sous-effectif. CQFD.

Bref, un refus de congé pour nécessités de service ne peut qu’être exceptionnel et non une règle de fonctionnement tout au long de l’année. Pour les spécialistes de ces questions à la DRH « ces nécessités du service doivent être précisément justifiées en cas de refus d’autorisation d’absence ». Et puisque nous sommes dans l’administration cela doit même être par écrit. En cas de litige, n’hésitez donc pas à saisir un syndicat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                   

                                  - Pas de justification écrite, et hop à moi le sea, sex & sun !

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 17:16
Ces livres qui font peur à la mairie de Paris

Pour la mairie de Paris, visiblement les bibliothèques ne sont que des repoussoirs qu’il faut désormais aménager

« La mairie de Paris a peur » pourrait-on affirmer en paraphrasant la célèbre sentence de Roger Gicquel. Certes la municipalité parisienne n’est pas forcément la seule dans ce cas, air du temps sans doute, mais l’objet de sa crainte parait bien étrange puisque qu’il s’agit rien moins…. que de livres !

En effet, la scène se passe dans une des plus grandes bibliothèques du réseau parisien. Inaugurée comme tant d’autres dans la capitale au début des années quatre-vingt, elle présente pourtant tout les critères d’un établissement culturel de proximité (et de qualité) avec ses collections diverses (livres, CD, DVD), ses espaces de lecture (journaux, magasines) ainsi qu’une vaste salle de travail flanquée de ses postes de consultation Internet. Malheureusement, il semble que cet agencement ne soit pas du goût de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville Paris. Et c’est même écrit noir sur blanc.

Car pour la mairie de Paris, visiblement les bibliothèques ne sont que des repoussoirs qu’il faut désormais aménager pour viser, tenez vous bien … « un public non fréquentant attiré par un aménagement moins intimidant que l’espace actuel chargé de rayonnages ». Traduction pour ceux qui ne comprennent pas la novlangue municipale : si les gens ne viennent pas dans une bibliothèque c’est que les livres sont trop « intimidants ». Évidemment vu comme ça….

Bon le problème, c’est que la bibliothèque qui selon la mairie doit donc « réimplanter ces collections »......... est une des plus fréquentées dans la capitale par des usagers de toutes catégories sociales  ! Ce qui prouve bien qu’elle remplit son rôle de service public. A moins que du côté de la municipalité parisienne, ce ne soit justement l’idée même de tells bibliothèques qu’il faut « réimplanter » ? Pour ensuite mieux les faire disparaitre ? A croire que ceux qui nous dirigent ne lisent plus de livres et ont décidé que ce serait le cas pour tout le monde. Si les livres font peur à la mairie de Paris, pour d’autres cette politique culturelle est pour le moins intimidante. Voire même flippante.

 

                                             Culture : Le nouveau visage de la Ville de Paris

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 13:54
- Mouais, pas terrible !

- Mouais, pas terrible !

Il est vrai que le dans le bilan d'Anne Hidalgo sur la « démocratie participative », il y a a boire et à manger

A l'heure où Anne Hidalgo va faire son bilan de « la démocratie participative», les personnels en charge de ces questions, notamment au sein des « Maisons des Associations » organisent un « banquet » sur le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris ce mardi 28 mars à partir midi et demie.

Un acte citoyen pour expliquer les dessous de cette reforme et les conséquences pour le service public puisque est programmée la fermeture de quatre « maisons des associations » pas moins..

Par ailleurs la Direction de la Démocratie, de la Citoyenneté et des Territoires (DDCT) est une direction en souffrance, laquelle a été révélé par la mise en œuvre immédiate d'une enquête du Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT).

Enfin, dans ce secteur « social », celui-ci n'est pas vraiment au rendez-vous puisque la mairie utilise la précarité à tout va.En effet les syndicats ont dénombré que ...44% des agents étaient en situation de précarité.

Le personnel qui n'a toujours pas de réponse à ses revendications sera également en grève le mardi 28 mars à l'appel des syndicats CGT et Supap-FSU et donne rendez-vous sur le parvis de l'Hôtel de Ville à l'occasion d'un banquet qui lui sera vraiment « citoyen »

 

                Social, démocratie locale : Anne Hidalgo nous laisse (encore) sur notre faim   

                     - Bon aura au moins en apéritif quelques maisons des associations

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 18:00
Paris XIXe : la bibliothèque Benjamin Rabier à l’agonie !

Cet établissement pour la jeunesse, situé dans un quartier populaire du nord-est de la capitale, pourrait bien fermer ses portes faute d’effectif

Le Bureau des Bibliothèques (BBL) de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris avait pourtant tout fait pour garder la chose secrète mais la bibliothèque jeunesse Benjamin Rabier, située avenue de Flandre dans le XIXème arrondissement est tellement au bord de l’agonie qu’elle pourrait fermer temporairement ses portes.

Malgré les multiples appels à l’aide auprès de leur administration, les bibliothécaires se sentent véritablement à l’abandon. Il faut dire que l’équipe souffre d’une situation de sous-effectif permanent que malheureusement le BBL minimise ou ignore. Probablement pour ne pas avouer à leurs supérieurs que leur politique menée depuis plusieurs années est néfaste.

Cette pénurie de personnel est encore plus évidente pour cette petite structure, qui compte seulement neuf agents selon les « effectifs cible » de la DAC, car depuis  la rentrée en septembre 2016 outre un agent en longue maladie, un poste vacant non pourvu suite à une mutation, l’équipe compte également deux femmes enceintes lesquelles ont réduit leurs horaires avant de partir bientôt en congé maternité. Et comme si tout ça ne suffisait pas, la majorité des bibliothécaires de Benjamin Rabier souffre de trouble musculo-squelettiques (TMS), dont la gravité est telle que deux agents ont même obtenu une reconnaissance de maladie professionnelle par la médecine statutaire. A part ça tout va bien.

A moins que le sort de cette bibliothèque jeunesse située dans un quartier « politique de la ville » n’intéresse pas la mairie de Paris. Elle est pourtant plébiscitée par les usagers. En effet, située sur la très passante avenue de Flandre, la bibliothèque Benjamin Rabier est très fréquentée par les familles du quartier (140.000 prêts par an), une fréquentation qui s’est accrue depuis la construction du nouveau quartier Rosa Parks (10 000 logements) pour lequel aucun équipement culturel n’a été prévu par la municipalité. Malgré toutes ces difficultés « l’équipe est très engagée et mène beaucoup de projets avec les partenaires éducatifs et associatifs du quartier » témoignent les personnels. Jusqu’à quand ?

Car désormais la situation devient très critique en période de vacances scolaires pendant laquelle une partie de l’équipe est en congés (ce qui est plus que nécessaire vu les conditions de travail). Mais à cause de sa position géographique, la bibliothèque est encore plus fréquentée que d’habitude car les enfants du quartier eux ne partent pas en vacances et viennent donc se réfugier à la bibliothèque, mais sans que le personnel présent puisse assurer un service digne de ce nom. Un exemple concret ? Lors des prochaines vacances scolaires l’équipe va parfois se retrouver à trois, voire deux agents titulaires même si l’administration argue la présence supplémentaire d’un agent en « contrat d’avenir ». Malgré cette situation dramatique le BBL répond « qu’on peut très bien ouvrir avec un tiers de l’effectif »….Comme une forme de mépris de classe. Reste à savoir ce qu’en pense le maire de l’arrondissement.

Une chose est sûre, cette situation ne peut perdurer car selon les agents « l’équipe est fatiguée et déçue de ne pas voir ses efforts reconnus, les risques psychosociaux ont atteint un niveau d’alerte, délibérément ignoré par la hiérarchie qui d’un côté parle de « santé au travail », de l’autre épuise physiquement et moralement les agents ». La bibliothèque Benjamin Rabier est donc bien à l’agonie et si ça continue elle pourrait bien fermer ses portes faute d’effectif.

Benjamin Rabier :Quand le maire du XIXe découvre le mépris affiché par le Bureau des Bibliothèques

Benjamin Rabier :Quand le maire du XIXe découvre le mépris affiché par le Bureau des Bibliothèques

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 13:07
Appel de Grenoble : les bibliothécaires parisiens soutiennent eux aussi le mouvement

Et ils seront au côté de leurs collègues venus d'un peu partout, le vendredi 24 mars à 10 heures au Salon du Livre de la Porte de Versailles

Les bibliothécaires de Grenoble appellent tous les professionnels de la lecture publique à venir manifester à Paris le 24 mars, à l’occasion de la tenue du Salon du Livre, pour défendre un métier qui est attaqué de toutes parts dans de nombreuses communes.Une initiative qui reçoit le soutien de nombreux bibliothécaires de la Ville de Paris. Bien que « l'appel de Grenoble » a été relayé par plusieurs syndicat municipaux de la Capitale (CGT, FO, SUD ou encore SUPAP) les bibliothécaires parisiens, à l'instar de ceux de Clamart, tenaient à diffuser un texte de soutien à leurs collègues Isérois puisque « leur appel s’inscrit complètement dans la continuité de ce que nous avons défendu ces derniers mois : défense de la lecture publique,  de nos conditions de travail, de politiques budgétaires cohérentes... ». Le voici donc dans son intégralité.

«  Les personnels du réseau des bibliothèques de la Ville de Paris sont solidaires avec les bibliothécaires de Grenoble en lutte qui dans un appel invitent tout les professionnels de la lecture publique à les rejoindre le 24 Mars à 10 heures à la Porte de Versailles lors de le tenue  du Salon du Livre. Cette mobilisation nationale des bibliothécaires et de l’ensemble des acteurs du livre souhaite attirer l’attention sur un nombre préoccupant de bibliothèques dont l’existence est aujourd’hui menacée en France. Il s’agit de défendre avec force et détermination une profession mise à mal par des collectivités qui privilégient de plus en plus la logique de rentabilité et de rendement, au lieu de faciliter davantage l’accès à la culture.

Et comme dans le reste du pays, la situation à Paris est aussi très préoccupante : les diminutions d’effectifs et des budgets d’acquisition sont continuels depuis plusieurs années malgré le fait que la collectivité parisienne soit la plus riche de France. Conséquences de cette politique de restriction budgétaire, des petites bibliothèques de quartier ont dû fermer leurs portes au cours des dernières mandatures. Enfin pour rajouter de la crise à la crise, les projets d’ouverture du dimanche de nouvelles bibliothèques dans la capitale ont entraîné un conflit ouvert avec la Ville de Paris, qui ne veut pas entendre les revendications du personnel : l’augmentation des effectifs de titulaires pour pouvoir fonctionner normalement avec ces nouvelles extensions d’horaire ; réelle prise en charge des personnels ne souhaitant pas travailler le dimanche plutôt que pressions diverses pour qu’ils changent de poste….

Le 24 mars prochain, à partir de 10 heures, nous seront donc aux côtés de nos collègues venus de toute la France qui comme nous sont en lutte contre la vague libérale entraînant le fermeture des bibliothèques de quartier, la précarisation du métier, le non-respect des conditions dignes de travail, en somme la disparition programmée de la culture de proximité sous une pression économique qui n’a pas lieu d’être ici. Alors oui, tous à la Porte de Versailles ».

Les bibliothécaires de la Ville de Paris ne seront pas seuls car outre ceux de Grenoble, de Clamart ou d'Amiens, nous pourrons compter également sur des délégations de Boulogne-Billancourt (Haut-De-Seine) ou encore de la Communauté Urbaine «  Grand Paris Seine et Oise ». Des bibliothécaires d'autres communes d’Île-de-France sont également attendus. Enfin selon le site d'information ActuaLitté «  L'Association des Bibliothécaires de France (ABF), absente depuis plusieurs années du salon Livre de Paris, devrait, selon nos informations, elle aussi, envoyer une délégation à l'occasion de cette journée de mobilisation de la profession » (lire ici). Pas de doute, les soutiens se multiplient.

Appel de Grenoble : les bibliothécaires parisiens soutiennent eux aussi le mouvement
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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 12:25
Crise dans les bibliothèques : les organisateurs du Salon du Livre fournissent une salle pour la tenue d’une conférence de presse

Les journalistes sont conviés le 24 mars à 11 heures, salle « Connexions », allée B20, à l'intérieur même du Parc des Expositions de la porte de Versailles

L’appel des bibliothécaires de Grenoble à tous les professionnels de la lecture publique à venir manifester à Paris le 24 mars, à l’occasion de la tenue du Salon du Livre, pour défendre un métier qui est attaqué de toutes parts dans de nombreuses communes (avec l'Isère, citons pêle-mêle Sevran, Brest, Caen, Rouen, Metz, Marseille, Saint-Quentin-en-Yvelines, Lyon, Levallois, Auch, Clermont-Ferrand, Le Havre, Paris...), commence à rencontrer un écho certain.

Les collègues grenoblois, qui arriveront après un long voyage en bus à la porte de Versailles sur le coup de 10 heures, sont d’ores et déjà sûrs d’être accueillis à l’entrée du Parc des Expositions puisque outre ceux de la Ville de Paris et d’autres communes d’Ile–de-France (Yvelines, Seine et Marne, Plaine Commune, Sevran...) des bibliothécaires d'Amiens (Somme) seront eux aussi présents ainsi que les personnels de la petite bibliothèque Ronde de Clamart (lire ici leur appel). Un mouvement qui pourrait faire tâche d’huile puisque l’appel de Grenoble circule abondamment sur les réseaux sociaux.

Une journée du 24 mars qui est en train de prendre une nouvelle dimension puisque les organisateurs du Salon ont accepté de mettre à disposition des initiateurs de l'appel une salle de deux cent places pour la tenue d’une conférence de presse. Les journalistes sont conviés à 11 heures dans la salle « Connexions », située dans l’allée B20 du Parc des Expositions (d'après le plan officiel, elle est à proximité du stand de Radio France).

Parions que des politiques seront également de la partie. Eux pour qui le Salon du Livre sert de prétexte à venir se montrer pour clamer leur attachement au livre et à la culture. Pour ce qui est de la lecture publique, en revanche, c’est assez flou (voire très faiblard) si l’on en croit les propos de campagne. Nous les invitons alors à venir expliquer leurs projets (s’ils en ont) et rencontrer (enfin) des bibliothécaires lors du rassemblement prévu lui à partir de 10 heures. En plus, bonne nouvelle pour eux, la presse devrait également être là.

   - Dites-moi les amis, il est pas mal l'appel des bibliothécaires de Grenoble                                       - Heu, ne marchez pas trop vite Président, n'oubliez pas que vous devez encore rallier Eric Piolle

- Dites-moi les amis, il est pas mal l'appel des bibliothécaires de Grenoble - Heu, ne marchez pas trop vite Président, n'oubliez pas que vous devez encore rallier Eric Piolle

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 07:16
- Nous sommes tous des Grenoblois

- Nous sommes tous des Grenoblois

« Toutes et tous à Paris, le vendredi 24 mars à 10 heures, pour manifester au Salon du Livre » lancent nos collègues de l'Isère

Les bibliothécaires de Grenoble (Isère) ont décidé de lancer un appel à tous les professionnels de la lecture publique pour revendiquer « la préservation et la valorisation d’un métier d’engagement » mis à mal non seulement du côté des Alpes mais également sur tout le territoire. Voici leur texte dans son intégralité.

« Nous, bibliothécaires de Grenoble, soutenu-es par l'intersyndicale CGT-FO-SUD-CNT, sommes en lutte depuis le mois de juin 2016. Cette lutte fait suite à l’annonce de la fermeture de trois bibliothèques de quartier et la suppression de 13 postes. Ces fermetures, dans le contexte d'un plan d'austérité mis en place par la municipalité grenobloise, viennent frapper un réseau de bibliothèques exemplaire à plus d'un titre. Face à une attaque sans précédent contre notre métier, nos emplois et les valeurs du service public, nous combattons ces choix que nous jugeons délétères et qui, nous l’affirmons haut et fort, hypothèquent l’idéal démocratique.

Nous récusons les choix budgétaires, qui, à Grenoble, dépossèdent les quartiers populaires de leur bibliothèque, et font peser sur les plus défavorisés le coût de l’austérité. A l’heure où la fragmentation sociale gagne du terrain, où le repli sur soi et la défiance à l’égard de l’autre gangrènent chaque jour un peu plus notre devenir commun, fermer des bibliothèques, c’est selon nous, se montrer aveugle ou se faire complice du délitement de la société.

Car ce qui fonde la bibliothèque, c’est son incarnation du principe d’égalité. Elle est encore l’un des derniers lieux ouvert à tous où se joue l’apprentissage du vivre ensemble et de la citoyenneté. Œuvrant activement pour la résorption des inégalités, elle reste l’instrument privilégié du projet de démocratisation culturelle. Convaincus de l’utilité sociale de notre métier, de l’importance de son rôle éducatif et émancipateur, nous sommes fermement décidés à le défendre au plan national, en organisant le déplacement d'une délégation de bibliothécaires jusqu'au Salon du Livre de Paris d'une part, jusqu'au Ministère de la Fonction Publique d'autre part, pour exiger les moyens d'exercer un service public de proximité et de qualité.

Faisant le constat que les bibliothèques de Grenoble ne sont pas les seules mises à mal et que d’autres bibliothèques françaises sont aux prises avec des difficultés similaires, nous appelons tous les professionnels de la lecture publique à rejoindre notre lutte pour revendiquer la préservation et la valorisation d’un métier d’engagement.

Si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifié-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail, le démantèlement et la marchandisation du bien commun, si vous aussi vous êtes indigné-es par le rouleau compresseur de l’austérité budgétaire, rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris ».

Un appel que ne nous ne pouvons que partager dans les bibliothèques de la Ville de Paris. Alors tous ensemble le 24 mars à partir de 10 heures à la Porte de Versailles pour rejoindre nos collègues de Grenoble dans leur défense de la lecture publique. Pour toutes infos complémentaires vous pouvez également vous rendre sur leur page Facebook. Pour ceux qui voudraient donner un petit coup de pouce à nos collègues et leur permettre de financer un peu leur virée dans la Capitale une cagnotte a été mise en ligne (voir ici).

Bibliothécaires de France et de Navarre, le 24 mars tous à Paris pour défendre la lecture publique

Bibliothécaires de France et de Navarre, le 24 mars tous à Paris pour défendre la lecture publique

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 08:52
Pour préserver notre santé, servons-nous du CHSCT

Réglementation, obligation de l'employeur, condition de travail, droit d'alerte... tout ce qu'il faut savoir sur le fonctionnement du Comité Hygiène et Sécurité

En ce début d’année, la CGT vous rappelle le rôle des élu(e)s du personnel dans le Comité d’Hygiène et de Sécurité (CHSCT) de votre direction, instance qui intervient pour la prévention des risques et dans les dossiers de santé et sécurité au travail. Au regard des textes qui l’organise (décret 85-603), le CHSCT a la mission de contribuer à la protection de la santé physique et mentale et de la sécurité des agents et à l’amélioration des conditions de travail avec une attention particulière pour celles des femmes (santé au travail des femmes enceintes, harcèlement sexuel…)

A ce titre le CHSCT alerte l’administration via des « avis » émis par ses membres et procède de façon régulière à des visites de sites. Mais l’instance a aussi un pouvoir de contrôle et d’enquête, avec si cela lui semble pertinent, le recours à l’expertise. Elle peut examiner également toutes les fiches du registre de santé sécurité au travail rédigées dans les établissements. Enfin un membre du CHSCT peut enclencher un droit d’alerte ou assister un agent pour un droit de retrait si la situation vécue n’est plus tenable.

Le saviez-vous ? Un registre santé sécurité est ouvert dans chacun de nos établissements. Il sert à consigner toutes les informations, demandes et suggestions des agents relatives à la prévention des risques professionnels et à l’amélioration des conditions de travail. Il est à la disposition de l’ensemble du personnel et le cas échéant des usagers.

Le saviez-vous ? Vous pouvez demander un rendez vous auprès de la médecine préventive hors cadre officiel de l’employeur si vous vous sentez mal dans votre travail ou que votre environnement professionnel vous semble dégradé.

Le saviez-vous ?  Un service d’écoute est à votre disposition du lundi au vendredi de 9h à 17h au 01 42 76 88 00. Des agents tenus au secret professionnel y sont à votre disposition pour toutes situations de travail vécues comme difficiles ou dégradées.

Le saviez-vous ?  A la Direction des Affaires Culturelles, vos représentants CGT au CHSCT sont Sophie Marquié (bibliothèque Hélène Berr), Agnès Dutrevis (bibliothèque de l’Hôtel de ville), Pascal Colas (bibliothèque Melville) et Mathilde Creixams (Conservatoire du XVIe). Vous pouvez les contacter via leur adresse paris.fr

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