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  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 16:07
Pour ouvrir le dimanche, la Mairie de Paris est vraiment prête à tout

                                  Et même à faire vraiment n’importe quoi

C’était un peu le branle-bas de combat à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. Et l’aréopage était d’importance, constitué d' une délégation de sous-directeurs, de chefs de bureau et autres grands chefs à plumes venus convaincre les agents de la bibliothèque Hélène-Berr (XIIe) d’ouvrir le dimanche, ordre d’Anne Hidalgo. Car, dans la liste des bibliothèques dont l'ouverture le dimanche est prévue prochainement, l’établissement de la rue de Picpus va être le premier à essuyer les plâtres (lire ici).

Les personnels ne sont guère enchantés par cette perspective, même si l’équipe est partagée entre résignation et colère face aux propositions de la Mairie d’ouvrir dans de mauvaises conditions (lire ici). A quelques jours de la première ouverture dominicale, c’est même un climat délétère qui s’est installé à la bibliothèque Hélène-Berr. Et les propos tenus dans cette réunion de la dernière chance ne risquent pas d’arranger les choses tellement l’administration est prête à tout pour ouvrir le dimanche. Mais alors vraiment à tout.

Ainsi, la médiathèque, dont le bâtiment compte six niveaux ouverts au public, ouvrira le dimanche non seulement avec un personnel très réduit, mais surtout avec une moitié d’étudiants embauchés sur des contrats de quatre jours par mois (une sorte de CPE, quoi). Et l’administration d’asséner : « Il n'y a aucun obstacle juridique à laisser un étudiant tout seul sur un plateau ». Plus fort, selon nos cadres dirigeants : « Il a le même degré de responsabilité qu'un personnel titulaire ». Cette assertion est complètement fausse, mais ce n’est pas tellement que la Direction des Affaires Culturelles et le bureau des bibliothèques racontent n’importe quoi, c’est surtout complètement irresponsable en terme de sécurité, que ce soit du bâtiment ou des personnes (agents comme usagers). Et comme tel, interdit par tous les règlements en matière d’hygiène et de sécurité.

Mais la Mairie ne s’arrête pas là dans le domaine de la provocation : « La médiathèque pourra ouvrir le dimanche avec cinq titulaires et neuf étudiants ». A ce rythme d'ailleurs, pourquoi des titulaires ? Et pourquoi pas quatorze étudiants ? Pas de doute, avec Anne Hidalgo et son équipe l’avenir des services publics parisiens est assuré. Un volontarisme qui a de quoi inquiéter jusqu’à François Fillon qui devra vite réactualiser son programme s’il ne veut pas se faire déborder ! Face à la crise qui s’annonce, la direction de la médiathèque de la rue de Picpus, qui n’en peut mais, est contrainte d’appliquer les ordres municipaux, même les plus imbéciles, et bien obligée d’avouer son désarroi à l’équipe : « Ouvrons d'abord, et ensuite on verra bien si c'est supportable ou non le dimanche ». Pas très rassurant tout ça. Même pour les thuriféraires de l’ouverture dominicale.

D’autant que pour une partie des bibliothécaires d’Hèlène Berr, cette façon de faire ne passe pas vraiment. Et même vraiment pas : « Malgré un renouvellement de presque un quart de l’équipe en vue de l’ouverture dominicale (un « turn over »  assez inquiétant NDR), une grande partie des personnels reste déterminée à maintenir ses revendications, soutenue par un grand nombre de bibliothèques parisiennes, ainsi qu’en atteste la mobilisation du 17 décembre.  Non, les personnels de la médiathèque Hélène Berr ne baissent pas les bras, ils se mobilisent et sont prêts à faire grève si les revendications portées par l’intersyndicale ne sont pas entendues » affirment-ils dans un communiqué.

Une revendication d’ailleurs bien modeste puisqu'elle consiste en la demande de création de seulement cinq postes budgétaires supplémentaires. Pas grand chose pour une collectivité au budget de sept milliards d’euros. Si cette demande pour un fonctionnement pourtant a minima d’un établissement qui reçoit du public est au dessus des moyens de la Ville de Paris, alors qu’elle renonce à ouvrir ses bibliothèques le dimanche.

Dis Bruno !?!  Cette idée de faire fonctionner le service public avec des étudiants ça viendrait pas de tes copains de l'UNEF ?

Dis Bruno !?! Cette idée de faire fonctionner le service public avec des étudiants ça viendrait pas de tes copains de l'UNEF ?

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 16:26
Bibliothécaires, tous à l'Assemblée Générale le 20 janvier après la grève très suivie de décembre dernier

L’intersyndicale invite tous les personnels pour discuter des suites à donner au mouvement, le vendredi 20 janvier de dix heures à midi à la Bourse du Travail

La grève des bibliothèques parisiennes du 17 décembre dernier pour protester contre le mépris de la Mairie de Paris envers les personnels a été très très suivie, avec la majorité du réseau fermée totalement ou partiellement (lire ici).

L'intersyndicale a demandé à la municipalité dirigée par Anne Hidalgo d'ouvrir des négociations pour résoudre cette crise sociale à l’œuvre dans les bibliothèques de la Capitale, notamment sur les effectifs, les primes de la filière culturelle ou les conditions de l'ouverture du dimanche (voir le courrier dans commentaire).

Si nous voulons faire avancer les choses, il faut participer massivement à l’Assemblée Générale organisée à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA, le vendredi 20 janvier 2017 de dix heures à midi à la Bourse du Travail (salle Jean Jaurès) pour envisager les suites à donner au mouvement.

Cette réunion se déroule sur le temps de travail dans le cadre des heures d'informations et a été autorisée par l'administration.

Bibliothécaires, tous à la Bourse du Travail, 3 rue du Château d'Eau (Paris IIIe), le 20 janvier

Bibliothécaires, tous à la Bourse du Travail, 3 rue du Château d'Eau (Paris IIIe), le 20 janvier

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 11:33

 

Elle va glisser en douce dans une délibération d'un prochain Conseil de Paris l'autorisation de prendre un arrêté municipal qui ira dans ce sens

En musique, on appelle ça un couac ou une fausse note. Une dissonance qui ne doit toutefois pas atteindre les oreilles des élus du Conseil de Paris lesquels doivent rester soigneusement dans l’ignorance. En effet, au prétexte d’une délibération anodine sur l’évolution du régime indemnitaire de la filière culturelle, la mairie de Paris compte en profiter pour y glisser en douce l’autorisation de prendre un arrêté. Lequel arrêté aura pour but de classifier en deux catégories les conservatoires municipaux selon leur nombre d’élèves et le nombre d’écoles publiques de leur arrondissement.

Inutile de dire qu’au vu de la disparité selon les arrondissements en matière de superficie, de population, de natalité, d’écoles etc… c’est une véritable inégalité de traitement qui est proposée par l’équipe de Bruno Julliard. Mais surtout une véritable discrimination entre les conservatoires parisiens que rien ne justifie puisque depuis l’agrément du Ministère de la Culture tous les conservatoires municipaux d'arrondissement de la capitale sont classés sans exception en CRC : c’est à dire à rayonnement communal (voir ici le classement officiel). Logique puisque la ville de Paris est une seule et même commune, l’arrondissement n’ayant pas d’existence administrative propre. Dans ce classement officiel, le seul qui vaille d’un point de vue réglementaire, il n’est pas question du nombre d’élèves mais bien plutôt du rayonnement dans un cadre géographique ou administratif.

D’autant que la mairie de Paris se garde bien pour le moment d’annoncer aux élus la nouvelle donne, eux qui se sont battus il y a une vingtaine d’années pour l’agrément de leurs conservatoires. Ni sur quels critères elle va s'appuyer pour classifier les petits et les grands conservatoires. À huit cent cinquante élèves ? Plus de mille ? Entre mille cinq cent et deux mille ? Où bien l'âge du capitaine ? Même opacité pour le nombre d'écoles primaires ou élémentaires. Ce sont alors les parisiens et les maires d’arrondissement qui seraient les premières victimes de cette politique.

Car il ne faut pas s’y tromper : avec cette nouvelle configuration il y aura des retombées sur la tenue des bâtiments, la dotation en instruments, matériel et accessoires de musique, de danse, d'art dramatique mais aussi sur le niveau de recrutement des professeurs et des accompagnateurs ainsi que sur la constitution des équipes administratives et les conditions de travail… Et à terme, parce que tout se sait, les élèves s’inscriraient dans les grands conservatoires désormais mieux considérés. Ce qui signifierait alors la mort des petits.

Alors question : les conservatoires sont-ils les mal aimés de la politique culturelle menée par la Mairie de Paris ? Une affirmation qui est loin d’être une vue de l’esprit car elle exprime le ressenti quasi général des professeurs et des personnels administratifs pour lesquels les « petits » établissements (en terme de surface ou de nombre d’élèves – ce qui est une tautologie) sont appelés à disparaître. Pour notre part, s’il devait y avoir un sous classement instituant une discrimination entre les différents conservatoires municipaux de la capitale notre syndicat appellerait à la grève.

 

        Discrimination dans les conservatoires parisiens : la mairie de Paris prise en plein couac

                       - Si j'aurais su, j'aurais pas venu surtout avec mon badge

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 08:40
Peinture murale, angle boulevard Vincent Auriol et rue Edmond Flamand, Paris XIIIe

Peinture murale, angle boulevard Vincent Auriol et rue Edmond Flamand, Paris XIIIe

          logo_us.gif    des Affaires Culturelles vous présente ses meilleurs voeux

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 08:09
Social : Les bibliothèques parisiennes à l’arrêt le 17 décembre

    Une vraie bérézina pour la Mairie qui pariait sur un échec de la mobilisation

Le mouvement s'annonçait très très suivi. Il le fut. La réponse des bibliothécaires au mépris affiché par la Mairie de Paris à leur égard (lire ici) a été cinglante. Bruno Julliard ne peut que constater la colère des personnels au regard du nombre d'établissements du réseau touchés par la grève lancée par l'intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA.

Et quand on dit touchés on pourrait même ajouter paralysés, puisque la liste de bibliothèques fermées toute la journée est plus qu'impressionnante : Buffon (Ve), Mohamed Arkoun (Ve), Rilke (Ve), Malraux (VIe), Drouot (IXe), Faidherbe (XIe), Parmentier (XIe), Glacière (XIIIe), Italie (XIIIe), Brassens (XIVe), Germaine Tillion (XVIe) (« une première » d'après un agent), Marguerite Durand (XIIIe), Yourcenar (XVe), Colette Vivier (XVIIe), Rostand (XVIIe), Genevoix (XVIIIe), Romilly (XVIIIe) (« du jamais vu » selon un autre employé...), Couronnes (XXe), ou encore Europe (VIIIe). Des établissements dans lesquels on recensait des taux de 70 à 100% de grévistes. A cette liste ajoutons le Service Informatique des Bibliothèques (SIB) qui a également suivi et a été arrêté toute la journée. Une vraie "bérézina" pour la Mairie de Paris qui pariait sur un échec de la mobilisation.

D'autant que de nombreuses autres bibliothèques ont aussi participé activement à la grève puisque elles ont été closes dès l'après-midi ou bien avant l'heure officielle de fermeture. Parmi elles, citons pêle-mêle : Amélie (VIIe), Villon (Xe), Sagan (Xe), Crimée (XIXe), Duras (XXe), Rabier (XIXe), Sabatier (XVIIIe), Césaire (XIVe) ou encore Melville (XIIIe). Une liste évidemment non exhaustive. Sans compter les collègues grévistes dans la plupart des bibliothèques  notamment à Hergé (XIXe), Chaptal (IXe), Lancry (Xe), Delbo (IIIe), Valeyre (IXe), Vandamme (XIVe) et même Musset (XVIe) !

Au total, et selon nos informations à ce jour, on compte dix-huit bibliothèques fermées toute la journée, douze l’après-midi, et trois fermetures anticipées. Quant à celles qui ont voulu ouvrir coûte que coûte sous la pression de l'administration et de l'encadrement, ce fut au prix d'un service très dégradé et de conditions de travail des plus pénibles. La Mairie de Paris est en principe très attachée à la sécurité des agents et du public, et l’on peut se demander si les conditions étaient bien remplies ce samedi dans certains établissements…

Par ailleurs, plusieurs centaines de bibliothécaires ont participé aux deux rassemblements, le matin à Parmentier, puis l'après-midi devant Hélène Berr, qui fut ensuite investie par les manifestants. De quoi affoler la directrice de l'établissement qui, paniquée, a été tentée d'appeler la... police ! Si la maire socialiste du XIIe arrondissement, pourtant invitée, n'a pas osé venir à la rencontre des grévistes présents rue de Picpus, ces derniers ont néanmoins reçu le soutien de Nicolas Bonnet, élu du quartier et président du Groupe Communiste au Conseil de Paris, et d'Alexis Corbière, ancien élu du secteur lui aussi, et désormais conseiller politique de Jean-Luc Mélenchon. Le tout devant les caméras de la chaîne LCI. Il est vrai que niveau média, la grève a là aussi été très suivie, puisque'il y a eu des articles dans Livre-Hebdo, Le Parisien, ActuaLitté, 20 Minutes, Miroir Social, mais aussi dans Libération et l'Obs !

L'intersyndicale va demander à la Mairie de Paris d'ouvrir des négociations pour résoudre cette crise sociale à l’œuvre dans les bibliothèques de la Capitale. Après tout, la Maire de Paris est une ancienne inspectrice du travail et son adjoint à la Culture un ancien syndicaliste (étudiant, certes...). Enfin, une assemblée générale des personnels est programmée le vendredi 20 janvier à 10 heures à la Bourse du Travail pour envisager les suites à donner au mouvement.

17 décembre  : par crainte de sureffectif, la direction de Picpus a été tentée d'appeler la Police
17 décembre  : par crainte de sureffectif, la direction de Picpus a été tentée d'appeler la Police
17 décembre  : par crainte de sureffectif, la direction de Picpus a été tentée d'appeler la Police

17 décembre : par crainte de sureffectif, la direction de Picpus a été tentée d'appeler la Police

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 10:41
Les bibliothécaires parisiens en grève le 17 décembre pour dénoncer le mépris d'Anne Hidalgo et de son équipe

Une manifestation se tiendra le matin devant la bibliothèque Parmentier (XIe), puis une autre l’après-midi devant celle d’Hélène Berr (XIIe)

La situation des bibliothèques municipales parisiennes empire de jour en jour avec les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années et la diminution importante des effectifs.

A ces dégradations des conditions de travail s’ajoute le manque de considération - certains diraient le mépris - envers les personnels qui travaillent à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris : ces derniers ont en effet les primes les plus basses de toute l’administration parisienne ! Et la  municipalité ne compte visiblement pas corriger cette injustice... Comme un affront de plus envers les personnels de la filière culturelle.

Nous sommes tous arrivés à saturation et au bord de l’implosion. De plus, nous en avons assez d’être payés moins que tous les autres personnels de la Ville, bien que travaillant tous les soirs jusqu’à 19h et tous les samedis, et le dimanche pour certains ! Enfin, pour rajouter au ras-le-bol, Anne Hidalgo  et son équipe sont en train d'imposer l'ouverture de sept bibliothèques le dimanche, sans même proposer les effectifs nécessaires pour fonctionner normalement et de manière efficace pour le public. Une véritable provocation ! Son adjoint à la Culture, Bruno Julliard, est fermé à toute négociation en refusant toutes les propositions raisonnables des organisations syndicales et des personnels concernés.

Face à cette situation de crise, nous n’avons pas d’autre choix que de manifester en nous mettant en grève le samedi 17 décembre pour réclamer des conditions de travail dignes, la reconnaissance de nos compétences et de nos métiers, des effectifs supplémentaires et un rattrapage conséquent de nos primes pour être au niveau des autres agents de la Mairie de Paris.

Le 17 décembre, à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA, soyons très nombreux et mobilisés pour obtenir l’ouverture de négociations sur l’ensemble de nos revendications, pour qu’enfin la Maire de Paris prête attention à la situation des personnels des bibliothèques.

Pour afficher notre détermination plusieurs manifestations seront au programme : une première se tiendra le matin devant la bibliothèque Parmentier (XIe), puis une autre l’après-midi devant celle d’Hélène Berr (XIIe). OUI : soyons très nombreux !!!

Paris : les bibliothécaires manifesteront le 17 décembre pour demander l'ouverture de négociations sur leurs revendications

Paris : les bibliothécaires manifesteront le 17 décembre pour demander l'ouverture de négociations sur leurs revendications

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 11:31
A Paris recruter plus de bibliothécaires, c’est possible...

    En tout cas à l'Hôtel de Ville, ça embauche sec dans les hautes sphères !

La Mairie de Paris a été prise la main dans le sac par Le Parisien. Alors que l’Hôtel de Ville clame la main sur le cœur qu’elle réduit les effectifs dans les services publics parce que « c’est la crise » on apprend donc par la presse que « ça embauche à la Mairie de Paris ». Et pas qu’un peu. Bien évidemment, pas des petits salaires non plus... En effet, comme c’est le sauve-qui-peut général au gouvernement ces derniers temps, les collaborateurs des ministres sont visiblement nombreux à se retourner vers la Ville de Paris pour trouver un nouveau poste.

Et apparemment ça marche puisque, toujours d’après le quotidien francilien, « la lecture des récents bulletins municipaux officiels (BMO) montre ainsi qu’une dizaine de recrues ont été nommées à des hauts postes ». Et il n’y a pas que dans les hautes sphères que ça embauche sec, il y a aussi les contractuels (de catégorie A bien sûr). « On n’arrête pas de voir de nouvelles têtes à tous les niveaux », murmure-t-on dans les couloirs de l’Hôtel de Ville (lire ici). En bref, contre toute attente, recruter des personnels pour faire marcher les services publics parisiens c’est donc possible !!! 

Justement, c'est la revendication des bibliothécaires de la Capitale qui seront en grève le 17 décembre. « La situation des bibliothèques municipales parisiennes empire de jour en jour avec les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années et la diminution importante des effectifs. Nous sommes tous au bord de l’implosion et de la saturation et en avons assez d’être payés moins que tous les autres personnels de la Ville bien que travaillant tous les soirs jusqu’à 19h, tous les samedis, et le dimanche pour certains ! Enfin, pour rajouter au ras-le-bol, Anne Hidalgo impose d’ouvrir sept nouvelles bibliothèques le dimanche, sans même proposer les effectifs nécessaires pour fonctionner normalement. Une véritable provocation ! » a ainsi déclaré l’intersyndicale dans son appel (lire ici).

Alors tous en grève le samedi 17 décembre. Plusieurs manifestations au programme : une première se tiendra le matin devant la bibliothèque Parmentier (XIe) à 10 h, puis une autre l’après-midi devant Hélène Berr (XIIe) à 14h30. Soyons alors très nombreux pour réclamer (en plus de l’augmentation des primes) des postes de bibliothécaires pour faire fonctionner le réseau. Puisque, comme on le voit du côté de l'Hôtel de Ville, c’est tout à fait possible

 

 

         Pour justifier la casse des bibliothèques, l'équipe d'Hidalgo n'a plus d'arguments           

 

   - Anne, pour parer à tout ça, je propose qu'on supprime le BMO dans les bibliothèques

                         -Pffff mon cher Bruno rajoute aussi Le Parisien dans ta liste noire

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 18:28
La maire du XIIème va-telle venir saluer les bibliothécaires de Picpus-Hélène-Berr le 17 décembre ?

En tout cas, madame Catherine Baratti-Elbaz les laissent sans nouvelles depuis plusieurs mois

Il y aura de l’animation le samedi 17 décembre en début d’après-midi devant la médiathèque Hélène-Berr, située rue de Picpus, dans le XIIème arrondissement de Paris. Il est vrai que ce jour là, les bibliothécaires de la capitale manifesteront à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA (lire ici).

Une manifestation qui sera l’occasion d’avoir des nouvelles de la maire de l’arrondissement, madame Catherine Barrati-Elbaz. En effet, une délégation composée de représentants des personnels et de collègues d’Hélène Berr avait rencontré l’édile il y a quelques mois pour l’alerter sur les funestes conditions de l’ouverture du dimanche de la bibliothèque de la rue de Picpus.

En gros, nous lui disions que si la mairie centrale persistait à vouloir l’ouvrir dans ces conditions, ce serait grève sur grève dans ce qui est un des équipements phares de son arrondissement. D’autant que la demande des personnels était des plus modérée.Ils  demandaient seulement la création de cinq postes budgétaires supplémentaires pour pourvoir fonctionner ne serait-ce qu’à minima. Elle avait alors promis de faire la maximum pour aider nos collègues et surtout de revenir vers nous.

Depuis plus de nouvelles. Ni même de réponses à nos sollicitations. Et bien sûr, même pas d’intervention au Conseil de Paris pour réclamer du mieux disant social pour la lecture publique de son arrondissement. Mais tout n’est pas perdu. La manifestation des bibliothécaires parisiens devant Hélène-Berr sera l’occasion pour madame Barrati-Elbaz de venir donner des nouvelles et de rencontrer enfin les agents de Picpus. Ce sera également l’occasion de discuter avec les bibliothécaires et les usagers pour comprendre le malaise qui touche la lecture publique à Paris.

Si besoin, elle peut demander à Bruno Julliard, l’adjoint à la culture de l’accompagner, ce dernier étant un familier des manifs. Il y aura même un peu de lecture puisque les grévistes distribueront un texte au public.

 

 

           La maire du XIIème va-t-elle venir saluer les personnels de Picpus-Hélène Berr ?         

                      - Oui, car je suis fidèle à mes engagements de campagne

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 15:26
Le maire du XIème viendra-t-il quand même à la bibliothèque Parmentier le 17 décembre ?

                                         Normalement il a dû bloquer son agenda

Le maire du XIème arrondissement, François Vauglin s’était fait une joie de réserver son samedi 17 décembre. Il est vrai qu’il doit normalement « inaugurer » la bibliothèque Parmentier, un des équipements phares de son arrondissement, qui ouvre de nouveau ses portes aux usagers après plusieurs mois de travaux. Reste à savoir s’il va tenir sa promesse de venir saluer les personnels.

Car voilà, ce samedi 17 décembre, la bibliothèque Parmentier risque bien d’être fermée au public, les bibliothécaires de la capitale étant en grève ce jour là, à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA (voir ici).

Néanmoins, monsieur Vauglin pourra quand même faire un petit coucou car justement les agents du réseau organiseront une manifestation ….devant la bibliothèque Parmentier. Et ce dès 10 heures. Ce sera l’occasion de discuter avec les bibliothécaires et les usagers pour comprendre le malaise qui touche la lecture publique à Paris. Si besoin, il peut demander à Bruno Julliard, l’adjoint à la culture et familier des manifs de l’accompagner. Il y aura même un peu de lecture puisque les agents grévistes distribueront un texte au public.

 

 

                  Bruno Julliard, retrouvera-t-il une seconde jeunesse le 17 décembre ?                 

    - Heu, vous êtes pas drôle à le Cegète de déterrer toutes mes anciennes photos de manif

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 14:08
La Mairie de Paris demande à ses agents de suggérer aux Parisiens les projets qu’ils devront proposer au prochain budget participatif

        Une initiative pas très éthique d'ores et déjà rejetée par les personnels

Le budget participatif, cette grande idée vendue aux Parisiens par Anne Hidalgo, commence vraiment à tourner en eau de boudin. Il y avait déjà eu l’idée de se défausser sur les Parisiens pour pallier à l’incompétence municipale (lire ici). Ou encore cette tentative de manipuler l’opinion en inventant des faux citoyens (lire là). Mais voilà maintenant que la Ville demande à ses agents d’influencer les Parisiens pour que ces derniers proposent les « bons projets » pour le prochain vote « participatif ».

C’est en effet une curieuse demande qui a été envoyée aux personnels travaillant dans les sections discothèques des bibliothèques de la Capitale. « Cette année encore, les Parisiens ont proposé de nombreuses idées pour le budget participatif concernant la musique en bibliothèque. Malheureusement, aucune d’entre elles n’a aboutie ». Pas de pot. Mais l’administration étant pugnace « un groupe de travail s’est donc constitué pour aider les porteurs de projets pour le budget participatif 2017 ». Aider les Parisiens, pas assez grands pour penser par eux mêmes, c’est ce que l’on appelle un grand bond en avant démocratique.

Et pour ceux qui douteraient de la motivation de la Mairie, cette dernière a fait chauffer l’imprimante couleur : « Afin de mobiliser le public, nous vous proposons de distribuer des petits flyers à vos usagers » annonce-t-elle émue. Des flyers qui sont déjà arrivés à bon port dans les établissements. Comme quoi l’administration peut être efficace quand elle veut.

Inutile de dire que cette proposition de « co-construction » a fait tomber de leurs platines les discothécaires du réseau. Ces derniers pensaient naïvement que le budget participatif consistait à donner aux Parisiens la possibilité de proposer eux-mêmes des projets dont la Mairie n’avait pas l’initiative. Bon, avec la dernière proposition de l’administration, on est maintenant sûrs du contraire.

D’autant que cette nouvelle idée municipale pose quand même de gros problèmes éthiques. Soit il s’agit pour les agents de suggérer subtilement aux habitants de faire des propositions de projets qui leur conviennent. En bon français on appelle ça de la manipulation.

Soit les personnels risquent de faire face à des usagers qui portent des projets qui pourraient aller à l’encontre des politiques culturelles construites par les équipes elle-mêmes. Et là on est pile-poil dans ce que l’on nomme « un conflit de valeurs». Un terme bien connu des spécialistes de la santé mentale au travail ,et en principe officiellement combattu par la Mairie. La même qui en tant qu’employeur a vanté aux partenaires sociaux un plan d’action pour lutter contre les troubles psycho-scociaux. 

Dans les deux cas, on comprend que les agents en rejettent le principe. La Mairie a donc raté son coup.

Caramba, encore raté !

Caramba, encore raté !

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