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  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 11:06
Ces adjointes d’Anne Hidalgo qui refusent de s’occuper de la santé des personnels dont elles ont la tutelle

Mais pourquoi donc refuser d’aborder cet important sujet alors qu’on est une élue socialiste ? Et les syndicats de faire une découverte plutôt incongrue

On savait que la mairie de Paris n’aimait pas trop discuter avec les syndicats. Même dans les instances représentatives des personnels comme les Comités Techniques (CT) ou les Comités Hygiène et Sécurité (CHSCT). Sauf que cela tourne carrément au ridicule quand cela se passe au sein même de la Direction ...de la Démocratie et du Citoyen (DDCT) ! Eh oui, ça ne s’invente pas comme nom de direction. Mais il est vrai que l’administration parisienne dirigée par Anne Hidalgo, a toujours aimé se pousser du col.

Néanmoins, le dialogue social à la DDCT est réduit à la portion congrue. Surtout quand il s’agit de la santé des agents. C’est pourtant une direction qui ne devrait pas manquer d’interlocuteurs pour en discuter puisque au moins deux adjointes d’Anne Hidalgo en ont la tutelle : Pauline Veron et Colombe Brossel. Des adjointes aux délégations là aussi on ne peut plus importantes puisque l’une est en charge de la démocratie locale et de la participation citoyenne quand l’autre s’occupe de la politique de la ville ou encore de l'intégration. Des boulots en principe à plein temps.

Faut croire que non. C’est en tout cas le constat fait par les élu-es des personnels de la DDCT.  « Mme Veron et Mme Brossel, qui se présentent toutes deux comme des spécialistes de la citoyenneté et de la participation des habitants quand elles s’adressent aux médias, sont visiblement moins promptes à être à l’écoute de leurs agents et aux alertes en terme de souffrance au travail que font les représentants du personnel ! » ont ainsi rapporté nos collègues dans un communiqué. C'est que nos deux édiles qui adorent faire des réorganisations de service incessantes telles des manageuses de chez France Télécom, ont refusé de mettre ces bouleversements, qui auront pourtant un impact, à l’ordre du jour du CHSCT. Et ce malgré la demande insistante des élus de cette instance. Quitte surtout à bafouer la loi qui leur en fait obligation. Désormais celui-ci ne sera pas convoqué avant la fin juin, au plus tôt.

Mais pourquoi donc refuser de parler de la santé au travail des personnels dont on a la tutelle quand on est une élue socialiste ? Et les syndicats de faire une découverte pour le moins incongrue. En effet, au lieu d’assurer leurs tâches auprès des agents, il semble que nos deux adjointes préfèrent ....battre la campagne en vue des prochaines élections législatives. Il est vrai qu’elles sont candidates dans les 1ère et 17ème circonscriptions de la Capitale pour se faire élire députées à dix mille euros par mois (tout compris). Ce qui explique qu’elles ne sont plus libres avant le 18 juin. Après non plus d’ailleurs.  Car soit elles seront en route vers le Palais Bourbon, soit on sera en pleine période estivale. En tout cas, il semble que pour Colombe Brossel et Pauline Veron, les problèmes de santé des agents peuvent bien attendre. « Et alors », comme dirait un ancien candidat interrogé sur le prix de ses costumes.

 

 

 Colombe Brossel (en rouge) n'est plus disponible pour ses agents jusqu'au 18 juin (au moins)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                            -  Bien joué Colombe

               - En même temps, comme dirait notre nouveau président, je sais de qui tenir

                               

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 09:13
Les éditeurs veulent se faire du blé sur le dos des bibliothèques

      Quand la SCELF veut transformer l'heure du conte en l'heure du compte

Les bibliothèques vont-elles devoir raquer à chaque fois qu’elles font la lecture aux enfants ou aux adultes (car oui, on fait aussi la lecture à voix haute pour les grands) ? C’est en tout cas le projet de la SCELF (société civile des éditeurs de langue française), laquelle a récupéré la gestion du « droit de lecture » dans les espaces publics.

Et le tarif sera presque aussi salé qu’un plat commandé à la brasserie de la Rotonde puisque la SCELF compte réclamer trente euros minimum pour chaque « heure du conte » qui serait organisée dans les bibliothèques de France et de Navarre. Ça peut vraiment en faire des sous. Et comble de ce que l’on peut qualifier de véritable racket, même pour les auteurs qui viennent lire leur propre texte.... c’est aussi trente euros (toujours minimum) ! À la charge bien sûr des bibliothèques déjà mal en point niveau budget. Désormais, du côté de la SCELF, on veut transformer l'heure du conte en l'heure du compte.

On comprend donc le cri d’alarme (et à haute voix) de nombreux bibliothécaires, d'auteurs, de lecteurs bénévoles, lesquels  ont décidé de lancer un collectif pour protester contre cette mesure qui va à l’encontre même des missions des bibliothèques et de la diffusion de la lecture et de la culture.

« Ce serait une catastrophe, cela remettrait fondamentalement en cause notre travail de médiation de la lecture et de la littérature » affirme ainsi une bibliothécaire du réseau parisien. « Cela remet en cause l’heure du conte bien sûr, mais également tous les accueils et toute la médiation qui est la base de l’activité des bibliothèques, et permet d’aller chercher des publics, que ce soit en jeunesse ou en adulte, éloignés de la lecture » rappelle une autre, horrifiée par ce mercantilisme sans vergogne.

C’est pourquoi la CGT des bibliothèques parisiennes appelle tous les collègues à relayer largement le texte de pétition mis en ligne par le  collectif « Schéhérazade en colère » pour demander à la SCELF de renoncer à son funeste projet. Pour le signer c’est ici.

 

                                      Ce bibliothécaire parisien devra-t-il bientôt lâcher 30 euros ?

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 11:58

 

 

 

 

 

 

 

 

        

          Il est vrai que dès le début, ils s’y sont pris comme des manches

C’était une promesse de campagne d’Anne Hidalgo, gravée dans la feuille de route de Bruno Julliard, son premier adjoint en charge de la culture. La mairie avait alors pour ambition d'ouvrir le dimanche sept nouvelles bibliothèques d’ici 2019 : Hélène Berr (XIIe), Aimé Césaire (XIVe), Melville (XIIIe), Germaine Tillion (XVIe), Rostand (XVIIIe), Parmentier (XIe) et Sabatier (XVIIIe). Plus ou moins dans cet ordre. On parle bien sûr d’établissements déjà existants et qui étaient fermés ce jour-là. Un calendrier qui ne sera pas tenu. Il faut dire que pour la première d’entre-elles, la bibliothèque Hélène-Berr, l’ouverture du dimanche s’est vraiment mal emmanchée.

Pourtant, les bibliothécaires de la rue de Picpus n’étaient pas à priori de farouches opposants à une ouverture dominicale. Ils passaient même pour des agents exemplaires, parmi les premiers dans le réseau être labellisés QualiParis. C’est d’ailleurs peut être pour ça que la mairie de Paris a cru qu’elle pourrait faire n’importe quoi. Et elle ne s’en est pas privée car cette extension dominicale devait se faire quasiment sans moyens supplémentaires ! De quoi refroidir les plus enthousiastes, même du côté d’Hélène-Berr. Ils l’ont d’ailleurs tellement été que la bibliothèque a fermé de nombreux dimanches pour cause de grève entraînant, par solidarité, dans ce mouvement d'autres bibliothèques ouvertes ce jour là (lire ici et ). Une véritable fronde contre la politique de Bruno Julliard.

Face à cette crise, l’adjoint à la culture a donc décidé de temporiser. « Les futures ouvertures du dimanche ne se feront pas au détriment de la qualité d’accueil et des conditions de travail des bibliothécaires » a ainsi déclaré l’élu lors d’une rencontre officielle avec l’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA). Et Bruno Julliard de rassurer : « les bibliothèques ne vont pas ouvrir le dimanche à marche forcée et un nouveau calendrier, desserré, va être étudié ». Ce qui renvoie clairement ces ouvertures à plus tard.

Ainsi, l’administration, mise au pied du mur, a été encouragée à réfléchir à la mise en place d’une nébuleuse « équipe volante » dans le but d' ouvrir les prochaines bibliothèques le dimanche sans embaucher trop de personnels titulaires. Une idée pour le moment assez brumeuse puisque la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris en charge de ce dossier n’est pas en mesure d’en dessiner des contours précis que ce soit en terme d’effectif, de catégorie de personnels ou de cycle de travail. Il n'est pas sûr du tout qu’elle aboutisse. Et de toute façon, il faudra une nouvelle délibération municipale.

De fait, il semble plus qu'improbable que nous assistions à de nouvelles ouvertures avant 2018, au mieux. Et pour la bibliothèque Aimé Césaire, la suivante dans le calendrier d’origine, c’est certain puisque les locaux ne le permettent pas. « Il est probable qu’aucune bibliothèque ne sera ouverte le dimanche dans le XIVème arrondissement pendant cette mandature » a avoué Bruno Julliard. Et ce sera également très très difficile dans le XIème arrondissement car les personnels de la bibliothèque Parmentier ont manifesté très majoritairement leur opposition au travail du dimanche (voir ici).

« Je suis très conscient de l’opposition totale des personnels de Parmentier » a d’ailleurs reconnu l’adjoint d’Anne Hidalgo qui a, là aussi, demandé à son administration de réfléchir à une solution. Quand aux promesses de campagne d’ouvrir beaucoup de bibliothèques le dimanche, Bruno Julliard a martelé qu’il irait expliquer à Anne Hidalgo « que la feuille de route n’aura pas pu être suivie dans son intégralité ».

Bibliothèques : les ouvertures du dimanche reportées à plus tard par la mairie de Paris
Bibliothèques : les ouvertures du dimanche reportées à plus tard par la mairie de Paris
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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 17:35
La médiathèque Marguerite Duras sera finalement fermée lors des prochains dimanches « électoraux »

Mais il aura fallut que les syndicats déposent un préavis de grève pour que la municipalité parisienne revienne à la raison

La décision semblait assez folle : la mairie de Paris avait tenu à implanter un bureau de vote à l'intérieur même de la médiathèque Marguerite-Duras (XXe) alors que cette dernière restait ouverte au public. Et ceci au mépris de toutes les règles élémentaires de sécurité (lire ici). Les personnels avaient eu beau protester, soutenus de facto par le Préfet de Police dans une note, rien n'y faisait. Il aura fallu que les syndicats déposent un prévis de grève pour que la municipalité revienne finalement à la raison.

En effet, ce mercredi l'administration a annoncé officiellement aux organisations syndicales à l'origine du préavis que « la Médiathèque Marguerite Duras ne sera pas ouverte au public lors des quatre dimanches d’avril à juin où se tiennent les scrutins électoraux ». Cette fermeture « administrative » revêtant un caractère exceptionnel « les agents contractuels recrutés pour les week-ends seront rémunérés selon leur contrat, donc sans aucun changement ». La mairie de Paris confirme également que « les bibliothécaires titulaires seront eux aussi payés normalement et sans modification de leur cycle de travail » à l'occasion de cette fermeture imposée.

Notons que l'administration parisienne était dans ses petit souliers à l'occasion de cette rencontre avec les syndicats car Bruno Julliard, l'adjoint d'Anne Hidalgo en charge de la culture, avait vendu la mèche au journal Le Parisien quatre jours plus tôt. On était donc déjà au courant de cette décision municipale. Enfin pour ceux qui lisent la presse.

 

La médiathèque Marguerite Duras sera finalement fermée lors des prochains dimanches « électoraux »
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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 18:14
La bibliothèque Charlotte Delbo évacuée en urgence

Une semaine après les faits, on attend toujours la réaction de l'administration parisienne

C’est un événement qui a été soigneusement passé sous silence par la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. Pourtant il était d’importance. Heureusement, des collègues bien placés dans l'administration nous ont gracieusement transmis l’information. Certes avec un peu de retard, mais sans eux nous n'en aurions rien su.

Cela s’est passé la semaine dernière à la bibliothèque Charlotte Delbo, située du côté de la place des Victoires dans le IIe arrondissement de Paris. Ainsi, on a appris qu'« un individu agressif a bousculé le personnel de la bibliothèque, avant de quitter les lieux en actionnant le système d’alarme incendie du site ». Un acte assez grave pour « provoquer l’évacuation par mesure de sécurité du personnel... et d’une quarantaine d’enfants de la crèche des Petits Pères qui se trouvait à proximité » précisent encore nos sources.

D’après ces mêmes informations « une plainte sera déposée par le personnel de la bibliothèque au commissariat d’arrondissement ». Notre syndicat rappelle toutefois, comme le stipule l'article 31 du nouveau règlement des bibliothèques voté par le Conseil de Paris, que ce n’est évidemment pas aux collègues d’aller porter plainte. Cette procédure incombe à la Ville de Paris, ou à défaut la Direction des Affaires Culturelles, en tant qu'employeur. D'ailleurs pour assurer cette démarche, il existe ce que l'on appelle des cadres « d’astreinte », lesquels touchent même une grosse prime pour cela.

En attendant l’administration parisienne est toujours silencieuse sur ce grave incident qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques. C’est pourquoi notre syndicat lui a demandé officiellement d’en informer le CHSCT (Comité Hygiène et Sécurité). Ce qu’elle n’a malheureusement toujours pas fait à l’heure où nous écrivons ces lignes, soit pourtant une bonne semaine après les faits. Inquiétant.

Enfin, nous aimerions bien savoir si l’administration a bien porté plainte au nom de la Ville de Paris et quelles suites elle compte donner pour que ce genre d’événement ne se reproduise plus à la bibliothèque Charlotte Delbo. Ni dans aucune autre d'ailleurs.

 

 

   Delbo : Faudra-t-il faire appel à Emmanuel Grégoire, l'adjoint en charge des personnels ?

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 10:02
Grève le dimanche à la médiathèque Marguerite Duras lors des prochains scrutins

Pourtant plusieurs alertes ont été faites par les personnels de la bibliothèque auprès de la Ville de Paris, pour dénoncer les conditions d’organisation de ces élections tant en terme éthique que de sécurité

L'organisation des prochaines élections présidentielles et législatives va-t-elle être remise en cause dans le XXème arrondissement- à Paris ? En effet, la mairie a décidé, sans concertation aucune, l’implantation de bureaux de vote pour les prochains scrutins à l'intérieur même de la médiathèque Marguerite Duras... alors que cette dernière doit rester ouverte aux usagers ! Une première car depuis toujours les électeurs effectuent leur devoir civique dans des locaux sans autre activité ce jour-là (écoles, gymnases, mairies…).

Pourtant plusieurs alertes ont été faites par les personnels de la bibliothèque à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, gestionnaire des lieux, pour dénoncer les conditions d’organisation de ces élections tant en terme éthique que de sécurité (lire ici). Mais la mairie de Paris, comme à son habitude, fait la sourde oreille. Si bien que l’ensemble de l’équipe de Marguerite Duras, de guerre lasse, a demandé aux organisations syndicales de déposer un préavis de grève pour les dimanches 23 avril, 7 mai, 11 et 18 juin. Aussitôt dit, aussitôt fait.

Dans ce préavis, signé conjointement par la CGT, FO, SUD et SUPAP, les représentants du personnel demandent à la maire de Paris, Anne Hidalgo, de « ne pas ouvrir au public la bibliothèque ces jours-là du fait de l’organisation d’un bureau de vote au sein de l’établissement. Ces deux activités ne nous semblent pas pouvoir se dérouler dans de bonnes conditions sur un même lieu ». Et les syndicats de préciser que « le bureau de vote doit être un lieu neutre. Le flux des personnes entrant et sortant ne sera pas distinct. Les personnes pourront circuler d’une activité à l’autre. La confusion sera de mise et la pression sur les personnels plus importante encore que les dimanches habituels et cela aura un impact négatif tant sur la qualité du service public que sur les conditions de travail des agents ».

Du côté de la mairie de Paris, on a visiblement eu affaire à une sorte d'amateurisme. « Nous sommes en dialogue constant avec les représentants syndicaux et la médiathèque Marguerite-Duras sur cette question » affirmait imprudemment à Livres- Hebdo, Noël Corbin le directeur des affaires culturelles de la Ville de Ville (lire ici). Une déclaration surprenante puisque le directeur des affaires culturelles et son équipe sollicités officiellement par notre syndicat pour fournir les modalités techniques et opérationnelles du déroulement des élections au sein de la bibliothèque ont été incapables de nous communiquer le moindre début de réponse. A moins qu'ils aient préféré se réfugier dans l'abstention.

Toutefois, la municipalité parisienne peut encore s'éviter le ridicule d'une grève puisque le principe d'un préavis déposé largement en amont par les représentants des personnels est normalement fait pour arriver à une solution intelligente. « Nos syndicats soutiennent la demande de l’équipe de Marguerite Duras, d'obtenir la fermeture administrative de l’établissement pendant la tenue des élections avec la possibilité pour les agents de travailler en interne ».

 

 

                       Elections sous haute tension à la médiathèque Marguerite Duras

                

             - A croire que la  mairie de Paris veut faire de ces élections un piège à cons !

              

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 11:13
80 % des agents de la bibliothèque Parmentier disent « non » à une ouverture le dimanche !

Des scores très élevés ont également été recensés dans plusieurs bibliothèques du réseau parisien

L’initiative avait vu le jour fin février.  « Vous ne voulez pas travailler le dimanche ? Alors faites-le savoir » avaient lancé des bibliothécaires parisiens à leurs collègues du réseau en leur demandant de se recenser via le site Askabox (lire ici).

Une initiative d’autant plus à propos que la récente ouverture du dimanche de la bibliothèque Hélène-Berr (XIIe) s’est faite dans les pires conditions qui soient avec quasiment aucun recrutement. Résultat : les grèves se sont succédé avec des fermetures plusieurs dimanches de suite. Et si la mairie de Paris a du envoyer du personnel contractuel en urgence, le feu couve toujours du côté de la rue de Picpus. Et pourrait reprendre à tout moment, malgré les nombreux départs, tant le conflit a laissé des traces (lire ici).

Un conflit qui va rendre plus compliqué le souhait de la mairie de Paris d’ouvrir d’autres bibliothèques le dimanche. Notamment à la bibliothèque Parmentier (XIe) puisque les agents ont répondu massivement à 80 % contre le travail dominical. Dans d’autres établissements concernés par ces extensions d’ouverture comme Edmond Rostand (XVIIe) ou Robert Sabatier (XVIIIe) c’est déjà plus de 30 % des personnels qui se sont déclarés « contre ». Et encore tout le monde n’a pas encore répondu. Il reste toutefois encore quelques jours pour se manifester puisque le site Askabox est ouvert jusqu’au 16 avril (c’est ici).

Enfin signalons les scores très élevés, entre 30 et 50 %, recensés dans plusieurs bibliothèques du réseau preuve que les projets de la mairie de Paris ne remportent pas l’adhésion, loin de là.  

80 % des agents de la bibliothèque Parmentier disent « non » à une ouverture le dimanche !
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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 11:52
Dans les conservatoires parisiens, les enfants pourront désormais être laissés sans surveillance

Une proposition qui pourrait bien faire hurler les auteurs d'un rapport (qui avait défrayé la chronique) sur la protection des mineurs dans les conservatoires

C’est un texte que la mairie de Paris va bientôt soumettre au vote des élus de la capitale. Un règlement officiel régissant le fonctionnement des conservatoires municipaux d’arrondissement. Problème : certains passages  de ce règlement sont clairement à l’opposé des règles élémentaires de sécurité.

En effet, la Ville de Paris compte bientôt officialiser noir sur blanc que des enfants, s’ils ont simplement dépassé l’âge de onze ans, auront désormais le droit de pouvoir s’enfermer seul dans une salle pour répéter. Évidemment, hors de toute surveillance puisque les dites salles ne sont pas munies de hublot mais sont aussi souvent éloignées des espaces d’accueil où se trouve les personnels administratifs. Un véritable problème notamment en cas d’évacuation (incendie ou autre).  Nous posons donc la question de savoir comment un enfant de onze ans interprétera la sonnerie d’une alarme. Comme un appel à se barricader ou bien à évacuer ? Notre syndicat rappelle à tout hasard que les conservatoires sont notoirement en sous effectifs : ils manquent de personnels administratifs et ces derniers ne pourront pas surveiller des enfants qui pourraient se trouver isolés.

Pour justifier de laisser les enfants de plus de onze ans livrés à eux même dans ces bâtiments complexes que sont les conservatoires d’arrondissement, l’administration dans un premier temps affirmait que c'était « une demande des parents ». Mais après l'avoir poussée dans ses retranchements, la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris a fini par nous avouer que c'était en fait « une volonté politique » de nos élus. Ces derniers auraient-ils été soudain attrapés par le syndrome de Summerhill ? Bizarre tout de même que cette  « volonté politique » puisque les conservatoires ont toujours accueilli les élèves qui souhaitent répéter ; mais ils le font évidemment en fonction de leurs effectifs, de leurs disponibilités et de la disponibilité des locaux. Preuve de leurs difficultés, il arrive même que les cours soient donnés hors conservatoire du fait de la défaillance des bâtiments.

Mais cette proposition de laisser seuls des enfants encore très jeunes pourrait bien avoir des conséquences dans un tout autre domaine que la sécurité et faire hurler les membres….. de la  Mission « de prévention, de signalement et de traitement des risques d’infraction sexuelle sur des mineurs par des agents de la Ville de Paris » ! Il est vrai que ces derniers dans un rapport qui avait défrayé la chronique en juin 2015, avaient recommandé de « rendre les locaux transparents et visibles, notamment par la pose de portes entièrement en verre dans les conservatoires ». Mais surtout, pour les auteurs de ce rapport, il était hors de question de laisser des enfants  dans des « espaces isolés, à distance des regards et/ou isolés à un étage différent ». Soit tout le contraire de ce qui est dans ce projet de « règlement ».

C'est ce qu'on appelle soulever un lièvre. Voire dans le cas présent un loup. C’est pourquoi nous demandons à l’administration parisienne de revoir sa copie. Une position partagée par de nombreux agents des conservatoires de la Capitale.

 

 

     Sécurité des élèves dans les conservatoires :  la Ville de Paris doit revoir sa copie

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 08:17
- Ouch !

- Ouch !

Les personnels de la médiathèque Marguerite Duras, où a été implanté un bureau de vote, dénoncent les conditions de sécurité ainsi que des possibles infractions au code électoral

La tension monte au sein de la médiathèque Marguerite Duras, dans le XXe arrondissement. En effet, la mairie de Paris a décidé, sans concertation aucune, l’implantation de bureaux de votes pour les prochaines élections présidentielles et législatives à l'intérieur même de l'établissement... Alors que celui-ci va rester ouvert aux usagers ! Une première à Paris comme en province, où depuis toujours les électeurs effectuent leur devoir civique dans des locaux sans autre activité ce jour-là (écoles, gymnases, mairies…). Un scrutin qui toutefois pourrait être fortement perturbé (voire annulé) tant les conditions de sécurité et de neutralité ne seront clairement pas au rendez-vous.

Pourtant, plusieurs alertes ont été faites par l’encadrement de la bibliothèque auprès de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, gestionnaire des lieux, pour dénoncer les conditions d’organisation de ces élections. Mais la mairie de Paris fait la sourde oreille. Une habitude. Si bien que l’’ensemble de l’équipe de Marguerite Duras, de guerre lasse, à décider de faire connaitre sa situation au grand jour en publiant une lettre ouverte.

« L’organisation d’un bureau de vote pour les élections présidentielles et législatives dans la médiathèque Marguerite Duras pendant ses horaires d’ouverture suscite de vives inquiétudes au sein de l’équipe, inquiétudes relayées dans un courrier adressé par les cadres aux représentants de l’administration il y a deux mois. Les réponses apportées par ces derniers n’étant pas de nature à rassurer l’équipe, cette dernière tient à son tour à exprimer ses interrogations ». Et elles sont nombreuses.

Commençons déjà par les questions de sécurité. « La jauge maximale de l’établissement est de 662 personnes au même moment dans le bâtiment » rappellent les personnels de Duras. Une jauge, dans laquelle sont évidemment inclus les bibliothécaires et les assesseurs, qui sera immanquablement dépassée le jour du scrutin puisque le nombre d’inscrits dans ce futur bureau de vote se compte en plusieurs milliers pour une élection (la présidentielle) qui a le taux de participation le plus élevé.

D’autant plus que la fréquentation habituelle des usagers atteint souvent plus de 500 personnes le dimanche d’après les observateurs. A tel point que les espaces sont saturés dès 14 heures. « De ce fait nous ne voyons pas comment accueillir dans des conditions de sécurité normales un public supplémentaire, à plus forte raison dans le cadre du plan Vigipirate niveau sécurité renforcée risque d’attentat » pointent les personnels de Duras. Un argument d’autant plus recevable que la presse avait révélé qu’un attentat déjoué il y a quelques mois visait une médiathèque de l’Est parisien.  

Pour la mairie de Paris, malgré l’évidence, « la jauge ne sera pas atteinte ». Une mairie pourtant bien incapable de démontrer cette assertion labelisée « postvérité». D’ailleurs, pour prendre au mot l’administration notre syndicat lui a demandé de nous communiquer un tableau récapitulatif « précisant la fréquentation à Duras le dimanche, mois par mois, sur les douze derniers mois, un tableau récapitulatif heure par heure de la fréquentation sur les six derniers dimanches et pour finir la fréquentation de la bibliothèque heure par heure les deux dimanches où la bibliothèque a déjà accueilli des bureaux de vote lors des dernières régionales ». Histoire de vérifier ses dires.  Bizarre : la réponse ne nous est pas encore parvenue. L’administration aurait-elle tenté un coup de bluff en affirmant « que la jauge ne serait pas atteinte » ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                       - Dis Bruno, t'as bien mis des piles dans ta calculette ?

 

En tout cas, pour les spécialistes de la sécurité que nous avons consultés « la jauge ne peut pas être dépassée ». En aucun cas. Dans le cas contraire les personnels seraient légalement en droit de faire valoir « leur droit de retrait » affirment les experts. Alors si la jauge est atteinte, qui va empêcher le public d’entrer dans la bibliothèque et par conséquent dans le bureau de vote ? « Et selon quels critères : les électeurs seront-ils prioritaires sur les usagers de la bibliothèque ? » demandent candides les bibliothécaires. La mairie visiblement n’en sait rien et semble se réfugier dans l’abstention.

Ceci dit, outre les questions de sécurité plus que sérieuses, les personnels de Duras ont levé un lièvre. Et même un sacré. Qui pourrait bien mettre en danger le scrutin. En effet, la neutralité d’un bureau de vote doit être garantie. Une évidence rappelée par le Conseil Constitutionnel : « Les bureaux de votes doivent demeurer des lieux neutres, dans lesquels les citoyens puissent accomplir leur devoir électoral en toute sérénité et à l'abri de toute pression.  Il en résulte que les autorités responsables des lieux où se tient le bureau de vote, de l'aménagement de celui-ci ou de ses abords, doivent veiller à ce que les électeurs soient tenus à l'écart de tout message de teneur politique, quel qu'en soit le support, afin de préserver leur liberté de choix, de garantir un traitement égal des candidats par les pouvoirs publics nationaux et locaux et de sauvegarder ainsi la sincérité du scrutin » détaille la plus haute autorité du pays.

Or l’implantation d’un bureau de vote au sein d’une bibliothèque ouverte au public est clairement une infraction au code électoral dont l’article R48 stipule que « toutes discussions et toutes délibérations des électeurs sont interdites à l'intérieur des bureaux de vote ». Or comme ne manque pas de le relever les agents de Marguerite Duras : « La médiathèque, de par le pluralisme de ses collections, est un lieu d’échanges pour le public. Les bibliothécaires ne peuvent ni ne souhaitent interdire aux usagers d’échanger des propos de nature politique. De ce fait se pose la question de la neutralité du bureau de vote et de ses abords, et de son maintien ». En tout cas selon le code électoral (et le Conseil Constitutionnel), la réponse est très claire : c’est non !

La seule solution pour éviter ce pataquès est simple : fermer la médiathèque Marguerite Duras au public et ouvrir uniquement les espaces amenant au bureau de vote. Dans le cas contraire,« l’équipe envisage, avec l’appui des syndicats, d’avoir recours à son droit de grève ». et c’est peut être bien le scrutin qui pourrait se voir annulé.

 

 

                     La mairie de Paris découvre effaré l'article R48 du code électoral

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

                           - En plus cette fois on pourra pas compter sur le Conseil Constitutionnel

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 17:28
Bibliothèques en lutte : Bravo aux collègues de Grenoble

Grâce à leur initiative, des bibliothécaires de divers horizons se sont réunis au Salon du Livre pour préparer l'avenir

Ils avaient lancé cet appel comme un défi. Certains auraient même dit comme une bouteille à la mer. « Convaincus de l’utilité sociale de notre métier, de l’importance de son rôle éducatif et émancipateur, si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifiés-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail (…), rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris » lançaient ainsi les bibliothécaires de la Ville de Grenoble à l’adresse de tous les professionnels de la lecture publique pour protester contre les attaques envers leur métier et leurs missions.

Un appel qui aura finalement été largement entendu puisque de nombreux bibliothécaires en provenance de Clamart (Haut-de Seine) Amiens (Somme), Plaine-communes (Saine-Saint-Denis), Vitry (Val-de-Marne), la BnF, Boulogne-Billancourt (Haut-de-Seine) auront répondu présent pour soutenir dans leur lutte leurs collègues de l'Isère venus manifester à la Porte de Versailles. Sans oublier bien sûr les bibliothécaires de la Ville de Paris (en provenance entre autre de Brassens (XIVe), Chedid (XVe), Vivier (XVIIe), Genevoix (XVIIIe), Malraux (VIe), Chaptal (IXe), Tillion (XVIe), Helène-Berr (XIIe), MMP (Ier), Yourcenar (XVe), Italie (XIIIe)....). Enfin, signalons également le message de soutien envoyé par les bibliothécaires de la Ville de Nantes (Loire-Atlantique).

Après la manifestation de la Porte de Versailles, direction le Parc des Expositions, où les organisateurs du Salon du livre de Paris, nous ont gentiment fourni une salle afin de tenir une conférence de presse pour évoquer tout ce qui ne va pas dans les bibliothèques de France et de Navarre : réductions de budget, suppressions de poste, extension des horaires d'ouverture. « Malgré les spécificités propres à chaque réseau, tous les intervenants ont souligné la dégradation des moyens humains et financiers consacrés à la lecture publique dans leurs établissements, au moment même où on demande aux équipes des efforts supplémentaires, notamment pour élargir les horaires d’ouverture des bibliothèques, et en particulier le dimanche » rapporte ainsi la journaliste de Livres-Hebdo (lire ici).

A noter également la présence de Chantal Ferreux, Secrétaire générale de l'ABF, l'association des bibliothécaires de France, laquelle a été un peu chahutée par les bibliothécaires qui avaient fait le déplacement au Salon du Livre. Ces derniers reprochant le « manque de soutien » de l'ABF aux attaques contre la lecture publique au cour des dernières années (citons en plus des villes déjà évoquées : Brest (Finistère), Metz (Moselle), Rennes (Ile-et-Vilaine), Marseille (Bouche-du-Rhône), Le Havre (Seine-Maritime), Lyon (Rhône), Sevran (Seine-Saint-Denis), Levallois (Haut-de-Seine) ou encore Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). « En conséquence, la création d'un collectif national de bibliothécaires se profile, pour mieux coordonner une action voulue plus franche que celle de l'ABF » note de son côté le journaliste du site ActuaLitté présent lors des débats (lire ici).

Un collectif qui reste bien entendu à construire, mais comme dirait l'autre « si la pente est forte, notre route est droite ». Des contacts ont donc été pris entre tous les bibliothécaires présents. « Un mouvement national ? Fermer toutes les bibliothèques d’un coup sur l’ensemble du territoire, ce serait quelque chose ! » relève ainsi un agent parisien qui malheureusement n'avait pu être présent. Un idée qui, si elle se concrétise, le sera grâce à l'initiative de nos collègues de Grenoble. Alors bravo (et merci) à eux.

Bibliothèques en lutte : Bravo aux collègues de Grenoble
Bibliothèques en lutte : Bravo aux collègues de Grenoble
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Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques Revendications
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