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  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 10:23
Ateliers Beaux Arts de la Ville de Paris : C’est le temps des copains

             Bon, en même temps si on ne peut plus aider les amis, hein ?

Les ateliers beaux arts de la ville de Paris, qui ont longtemps existé sous forme associative, ont été « remunicipalisé » au cours de la première mandature Delanoë sous l’impulsion de son adjoint à la culture de l’époque, Christophe Girard. Depuis cette date les ateliers beaux arts municipaux doivent en principe respecter scrupuleusement les règles en vigueur dans les administrations parisiennes, notamment en termes de recrutement. Tss,tss

Par exemple, quand un poste de professeur d’art est vacant, notamment du fait d’un départ en retraite, tout citoyen ayant le profil idoine pour ce poste doit pouvoir présenter sa candidature au concours, en espérant que son dossier suive légitimement un parcours équitable dans son traitement. Enfin, c’est que les honnêtes gens imaginent de la part d’une municipalité sourcilleuse sur les règles d’équité. Tss,tss, tss

Auparavant, le dossier du candidat lambda, expédié en bonne et due forme, arrivait effectivement sur le bon bureau pour être bien traité par la bonne personne, le responsable culturel en l'occurrence. Bon, jusque là, tout allait bien. Mais c'était une autre époque. Car voilà que désormais, le même dossier de candidature peut ne plus être regardé de la bonne manière quand cela sera nécessaire. Surtout si ce dernier n’est pas dans les petits papiers de celui qui a le pouvoir d’influencer le jury.

En un mot et pour faire simple: quand un chef détermine un profil de poste à pourvoir et que ce même chef souhaite voir venir un de ses proches, il fait en sorte de bien préparer le terrain à son poulain. Une technique aussi gagnante que pour Ourasi lors du Grand Prix d’Amérique !

Pour être encore plus précis, la méthode consiste d’abord à faire effectuer des remplacements occasionnels d’agent de la Ville absent pour maladie par le poulain en question. Après cette petite formation de terrain, qui permettra de bien profiler le dossier lorsque le concours se présentera, le poulain est presque assuré de franchir allégrement les étapes de sélection jusqu’au passage final devant un jury pas trop regardant sur l’historique du candidat.

 

Ateliers Beaux Arts de la Ville de Paris : C’est le temps des copains

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Oui, mais comment convaincre un jury en principe à cheval sur son indépendance ? Le tour de passe-passe consiste ici à faire croire que les autres candidats n’ont pas vraiment le bon profil alors qu’il y en avait un, juste là, à portée de main, qui lui a le profil idéal. Si, si, il est là.  En plus c’est un très bon copain !

Mieux, il arrive aussi qu’un de ces prodigieux candidats de circonstance n’ait même pas eu besoin d’avoir une expérience (même petite) dans les ateliers beaux arts comme pourrait le suggérer le cas précédent. Il lui suffit simplement pour être embauché à la ville d’avoir déjà côtoyé le responsable en question n’importe où ailleurs... Bon, en même temps, si on ne peut plus aider les amis, hein ?             

En tout cas, si ce système perdure, la mairie de Paris n’a plus qu’une seule solution : Prévenir les postulants aux postes de prof des ateliers artistiques que ce n'est pas la peine de présenter leur candidature puisque le résultat est déjà plus ou moins dans les tuyaux ! Ça évitera les frais ! Nous avons évidemment quelques exemples précis. Si la direction des affaires culturelles et Bruno Julliard veulent en savoir plus…

Inutile de préciser que nombre de professeurs et d’agents des ateliers beaux arts sont on ne peut plus choqués par cette situation. Seule solution pour éviter toutes ces dérives à l’avenir : Que les concours de professeur ne soient plus sous la seule autorité d’un responsable culturel quel qu’il soit. Ce dernier cumule trop de pouvoir sur ce type de dossier avec tout ce que cela peut impliquer. Christophe Girard avait « remunicipalisé » les ateliers beaux arts. Bruno Julliard à l’ occasion de les faire rentrer vraiment dans la collectivité parisienne.

 

               Ateliers beaux-arts : la liste complète des gagnants au concours est à l'intérieur

Ateliers Beaux Arts de la Ville de Paris : C’est le temps des copains

 

Lire aussi notre rubrique Conservatoires - Ateliers Beaux Arts

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 08:18
Politique de la Ville : Valls et Hidalgo dégainent avant l'heure leur loi anti-terroriste.

                           Il ne fallait surtout qu'aucun sac ne dépasse !

C'était l'occasion pour nos deux politiques de se repositionner à gauche, occasion rare il est vrai. Manuel Valls et Anne Hidalgo avaient convoqué le banc et l'arrière banc pour signer le contrat de ville entre l’État et la Mairie de Paris. Une façon pour eux de redire leur attachement aux quartiers populaires malgré une baisse de moyen constant, le tout dans le sempiternel rappel à l’esprit du 11 janvier !

Dans l'assistance, il y avait, outre les service de l’État et de la Préfecture, les personnels de la DDCT, en charge de la politique de la Ville à la mairie de Paris. Visiblement parmi eux, se cachaient de dangereux terroristes car les hommes de mains de Manuel Valls, rencardés probablement par un haut fonctionnaire de l’administration parisienne ou du cabinet du maire ont fondu dans la foule pour intercepter et fouiller un agent municipal. Il ne fallait surtout qu'aucun sac ne dépasse. Un vrai contrat entre la Ville et l’État !

En fait d'arme de destruction massive, l'agent en question était surtout connu pour exercer un mandat syndical et visiblement ça cadrait mal avec le protocole en faveur de la politique des quartiers populaires pour les services de sécurité du premier ministre qui l'ont intercepté et fouillé son sac devant tous ses collègues à la recherche éventuelle d'un tract. « Je ne comprends pas ce que vous me voulez, je suis là uniquement pour raisons professionnelles » se défendit le suspect d'atteinte aux intérêts de l’État. Effectivement, on peut avoir un engagement syndical et exercer par ailleurs une activité. Il paraît même que c'est dans le code du travail.

 

                 La mairie de Paris envoie ses sbires pour apréhender un dangereux suspect

Politique de la Ville : Valls et Hidalgo dégainent avant l'heure leur loi anti-terroriste.

                        - Oui Manu bien reçu, on va éradiquer tout les sacs qui dépassent

En tout cas, ces méthodes ont choqué grandement l'assistance à tel point que les agents présents ont demandé à être arrêtés et fouillés à leur tour. Les pandores de Matignon, penauds, ont refusés confortant ainsi le côté discriminatoire de leur opération. C'est pourquoi la CGT et le syndicat des cadres et techniciens de la Ville ont demandé des explications à Anne Hidalgo et à Colombe Brossel son adjointe en charge de la politique de la Ville

De son côté, l'ensemble des agents de la DDTC (Direction de la Démocratie des Citoyens et des Territoires) a rédigé une lettre ouverte à destination de son administration « Nous demandons des excuses officielles de la Ville de Paris et de la hiérarchie à l’égard de notre collègue, sa réhabilitation auprès des élus et des partenaires et du service ». Le cabinet de Colombe Brossel ayant renvoyé la faute sur Matignon, celle-ci devrait donc répondre favorablement à la demande de ses agents.

« La suspicion manifestée à l’encontre de notre collègue nous atteint collectivement dans notre intégrité d’agents publics, puisque les propos et l’acte dont elle a été victime remettent en cause une capacité essentielle des agents, celle de distinguer le temps de l’activité professionnelle de celui de l’engagement syndical, que l’on soit syndiqué ou non. » ont conclu les agents de la DDTC. Y a plus qu'à attendre de savoir ce qu'en pense l'ancienne inspectrice du travail qu'est Anne Hidalgo.

 

                                              Colombe Brossel et Anne Hidalgo

Politique de la Ville : Valls et Hidalgo dégainent avant l'heure leur loi anti-terroriste.

                          - Attention Anne, je crois que t'es en train de viser l'esprit du 11 janvier

 

 

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 13:09
Au musée du Petit Palais, c’est le règne des trois amigos !
Au musée du Petit Palais, c’est le règne des trois amigos !

                                             Saurez-vous les reconnaître ? 

Ils sont trois. Ce sont des figures éminentes du musée du Petit Palais à Paris. Ils exercent leur autorité dans la surveillance, la plus haute administration, voire la plus haute direction. Malheureusement leur comportement n’est pas tout à fait à la hauteur des exigences de Paris-Musée en matière sociale. Saurez-vous les reconnaître ?  En tout cas voici quelques indices….

 

Le premier est très méchant

il embête nos adhérents

mais comme il est pas trop franc

il le fait discrètement

il tournicote près des gens

leur promet des châtiments

des sanctions, des embêt'ments

(pour les propos humiliants

c'est sûr il a du talent)

il se fait intimidant

auprès de pauvres agents

surtout près des militants

ça n'est pas très reluisant

d'avoir ce comportement.

le second est moins méchant

mais tout aussi méprisant

CGT? qui? quoi? comment?

hein? protection des agents ?

connais pas ...c'est tout récent?

vous m'avez écrit ? mais quand ?

vous vous plaignez tout le temps !

je réponds pas, pas le temps !

qu'est ce que c'est le harcèlement?

bon.on a perdu du temps.

 

                                                                       Le premier est très méchant

Au musée du Petit Palais, c’est le règne des trois amigos !
Au musée du Petit Palais, c’est le règne des trois amigos !

                                - Hum,hum, et en plus il a toujours la main ausi leste, je vois

 

passons au troisième maint'nant:

s'il existe !... car lui vraiment,

il n'est pas trop partisan,

du dialogue, c'est évident !

car dans les établissements

tout en haut, c'est effrayant

on voit pas les surveillants !

c'est pas qu'on soit mal voyant

ou débile ou malveillant

on ignore tout simplement

qu'en bas aussi y'a des gens

et, de plus, qu'accessoirement,

on est aussi le garant

de l'équité de traitement

entre tous, c'est évident,

même si c'est très ennuyant...

bref si tout ça est gênant

et même si on est patient,

à la cégète, maintenant,

on ne prendra plus de gants

on demandait poliment

on exigera à présent !

 

Au musée du Petit Palais, c’est le règne des trois amigos !

                  - Nous voilà démasqués maintenant, il est temps de rencontrer nos amis de la CGT

                        - je dirais même plus, les amigos de nos amigos sont nos amigos

 

 

 

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 08:12
NBI : Plus de cent bibliothécaires parisiens saisissent le Tribunal Administratif pour faire appliquer une décision du Conseil d’État
NBI : Plus de cent bibliothécaires parisiens saisissent le Tribunal Administratif pour faire appliquer une décision du Conseil d’État

 Mais ne vaut-il pas mieux parfois un bon accord plutôt qu’un mauvais procès ?

C’est ce que l’on appelle une Class action à la parisienne. Après un recours gracieux auprès de la Ville de Paris et de Bruno Julliard resté sans réponse (lire ici), plus d’une centaine de bibliothécaires ont ainsi déposé officiellement un dossier auprès du Tribunal Administratif  pour obtenir l’attribution d’une prime règlementaire.

Les établissements représentés par cette action en justice sont on ne peut plus nombreux : François Villon (Xe) Parmentier (XIe), Hélène Berr (XIIe), Saint Eloi (XIIe), Melville (XIIIe), Italie (XIIIe), Aimé Césaire (XIVe), Yourcenar (XVe), Sabatier (XVIIIe), Vaclav Havel (XVIIIe), Hergé (XIXe), Levi Strauss( XIXe) ou encore Duras (XXe). Avec l’aide de notre syndicat, ils se sont appuyés sur une décision du Conseil d’État dans une affaire similaire pour obtenir satisfaction.

La plus haute juridiction administrative a en effet établi que les établissements n’entrant pas dans le découpage des Zones Urbaines Sensibles (ZUS) mais dont la proximité a pour conséquence qu’ils sont fréquentés par les mêmes usagers, peuvent dorénavant prétendre à une prime dite NBI (Nouvelle Bonification Indiciaire). Ce qui peut potentiellement concerner toutes les bibliothèques municipales parisiennes. Et oui, il suffit qu’un seul usager habitant dans une de ces ZUS soit inscrit dans une bibliothèque ou bien fréquente n’importe quel autre établissement du réseau pour que ceux-ci rentrent dans les critères définis par ce jugement qui s’impose à toutes les administrations.

Une chose est sûre : les bibliothèques Yourcenar (XVe) et Duras (XXe)  doivent d’ors et déjà obtenir cette prime si l’on en croit les statistiques officielles de…l’administration parisienne. En effet pour justifier le « rayonnement » de l’ouverture du dimanche de ces deux établissements la mairie a demandé à l’APUR (un service de l’urbanisme) de cartographier la provenance de leurs inscrits. Ça n’a évidemment  rien à voir avec le dimanche car ceux-ci sont  surtout susceptibles de venir le reste de la semaine, mais bon sur le coup la mairie a surtout validé notre démarche juridique. Un grand merci à elle. Et voici la preuve.

                        En jaune, les inscrits de Yourcenar. En rouge, ceux de Duras

NBI : Plus de cent bibliothécaires parisiens saisissent le Tribunal Administratif pour faire appliquer une décision du Conseil d’État

Édifiant n’est ce pas ? Le public vient de tout Paris (et même au-delà) et surtout ces deux établissements reçoivent… du public qui habite dans une ZUS. Bon, en fait, on s’en doutait un peu quand on connait les habitudes de nos lecteurs mais puisque c’est la Ville qui le dit, hein.

Cette cartographie existe-t-elle pour les autres bibliothèques concernées par notre action en justice ?  En principe oui, si l’on en croit la Direction des Affaires Culturelles. « On les a toutes étudiées pour comparer leur fréquentation avec celle de Duras et Yourcenar » a-t-elle affirmé officiellement lors du dernier Comité Technique présidé par l’adjoint à la Culture, Bruno Julliard.

On peut néanmoins affirmer que les autres bibliothèques du réseau « rayonnent », elles aussi, bien au-delà de leur environnement proche comme peuvent le constater les personnels tout au long de l’année. On peut donc être assez confiant du résultat. D’autant plus que des spécialistes juridiques du droit administratif reconnaissent la solidité de notre démarche.

Il y a peu de chance que la Ville de Paris échappe à une condamnation. Nous avons donc demandé à l'administration parisienne de nous rencontrer sur ce dossier et ainsi aboutir à un accord. Dans le cas contraire, nous demanderions le rappel des primes dues jusqu’à quatre ans en arrière. Nous demanderions en sus le paiement des frais d’avocats. Un bon arrangement vaudra toujours mieux qu’un mauvais procès, non ?

NBI : Plus de cent bibliothécaires parisiens saisissent le Tribunal Administratif pour faire appliquer une décision du Conseil d’État
NBI : Plus de cent bibliothécaires parisiens saisissent le Tribunal Administratif pour faire appliquer une décision du Conseil d’État

                                                      - Moi, si j'étais la Ville, je négocierais

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 11:56
Comment la mairie de Paris a organisé elle même le plus long mouvement de grève de son histoire.
Comment la mairie de Paris a organisé elle même le plus long mouvement de grève de son histoire.

      Pour entrer dans le Guinness Book rien ne la fera dévier de son objectif

C’est certainement le plus long mouvement social qu’a connu la Ville de Paris depuis l’élection de Jacques Chirac (premier maire de l’ère moderne)…en 1977 ! Un conflit qui dure maintenant depuis quatorze mois. Une grève qui est en réalité attisée par la mairie de Paris elle-même, au détriment des usagers. Décryptage de ces inavouables méthodes municipales.

A l’origine le conflit est des plus simples. Février 2014, les agents techniques (catégorie C) de la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) qui travaillent dans les stades, piscines, gymnases de la capitale demandent une revalorisation de leur prime dominicale, actuellement de 45 euros par dimanche travaillé. Avec un argument imparable : être au moins alignés sur leurs collègues qui travaillent le dimanche dans les bibliothèques municipales, qui eux perçoivent 100 euros. Revendication on ne peut plus légitime aux yeux de tous les observateurs. Il faudra toutefois attendre plusieurs semaines pour que la mairie de Paris reçoive l’intersyndicale pourtant forte de quatre organisations très représentatives du secteur (CGT, FO, SUPAP ET SUD).

Et que proposa alors la Vile de Paris ? D’attendre le résultat… des élections municipales. Rien à voir mais bon. Puis les négociations sont repoussées aux calendes grecques…. pour cause de vacances scolaires ou d’élections européennes ! Incroyable n’est ce pas ? Ce manège aura permis de gagner trois bon mois.

Mais la Ville qui ne voulait visiblement pas sortir de cette grève vieille désormais de cinq mois. Elle eu alors une idée de génie, certes des plus tordues. « Pour ne privilégier aucun syndicat (étrange alors que les grévites sont en intersyndicale), les négociations ne reprendraient qu’après les élections professionnelles du 4 décembre 2014 ». C’est officiel, l’équipe d’Anne Hidalgo et de son adjoint en charge des Sports, Jean-François Martins décidait que cette grève devait atteindre son dixième mois. Et on ne discuterait seulement qu’à partir du onzième ! Au mieux. Apparemment la Ville de Paris voulait entrer dans le Guinness Book des records et rien ne la fera dévier de son objectif !

 

                   Grève à la DJS : Jean François Martins et Anne Hidalgo nagent dans le bonheur 

Comment la mairie de Paris a organisé elle même le plus long mouvement de grève de son histoire.

   - Heu Jeff, c'est tout ce que t'as trouvé comme cadeau pour fêter les 12 mois de cette grève ?

Une année est enfin passé et Monsieur Martins flanqué d’Emmanuel Grégoire, l’adjoint en charge des ressources humaines (!) font une proposition royale au bar : Une augmentation mensuelle de ..12,50 euros. Pour ceux qui travaillerait deux dimanche dans le mois ça fait 6 euros 25 (on a compté vous pensez bien). Bon, l’intersyndicale a donc été contrainte de reconduire son préavis. De son côté Anne Hidalgo débouchait un petit mousseux pour fêter ces douze mois de conflit.

La revalorisation des indemnités des dimanches travaillés aurait dû alors être étudiée au Comité Technique Central de la Ville de Paris le 5 mars 2015 si l'on en croyait les dires de la mairie. Hélas ! Ce point est retiré in extremis de l’ordre du jour. Après tout, il n’y a pas urgence, cela ne fait que treize mois que les personnels sont en grève. Mais problème, ceux-ci restent mobilisés. Une fronde de sans dents pas vraiment du gout de la gauche mondialisée au pouvoir à Paris. Et ça, l’équipe d’Anne Hidalgo ne l’avait pas prévu.

Du coup l’exécutif décide de recourir à des moyens on ne peut plus inavouable pour enfin faire cesser « cette maudite grève » : caisse noire, recrutement de vacataires et de personnels de sociétés privées, menaces de sanction et de mutation pour ouvrir coûte que coûte certains gros équipements quitte à fermer les plus petits, des méthodes épinglées sous contrôle d’huissier (lire ici). Bref on croyait avoir installée une ancienne Inspectrice à l’Hôtel de Ville et on se retrouve avec l’héritière de Maggie Thatcher (lire ici).

Le plus triste peut être dans cette histoire pour la gauche parisienne c’est qu'elle rejette sur les méchants ouvriers grévistes les conséquences de cette longue grève, alors qu'ils n’ont ouvert aucunes négociations pendant un an. Pourtant dans toute entreprise qui se respecte les syndicats doivent être reçus dans le cadre d’un préavis pour justement essayer d’éviter la grève… De nombreux élus s’en sont d'ailleurs émus (lire ici). Ainsi que les attachés d'administrations de la Ville de Paris (lire ici).

Mais pas de pot pour nos Sosos, les sans-dents de la DJS ne désarment pas et vont se réunir à nouveau le 6 mai pour une grande assemblée générale. La grève va alors atteindre son quinzième mois. Les personnels attendent toujours que la mairie fasse des propositions dans le cadre de véritables négociations pour sortir de ce conflit. Anne Hidalgo aura bien mérité d’entrer dans le livre des records.

 

                     Anne Hidalgo va-t-elle vouloir sortir de la plus longue gréve parisienne ?

Comment la mairie de Paris a organisé elle même le plus long mouvement de grève de son histoire.

                               - Mais alors, il va donc falloir que je négocie avec des sans dents ?

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 17:31
La Mairie de Paris offre à ses cadres briseurs de grève des places pour aller voir jouer des milliardaires

                                                  Bon, finalement, Paris a perdu !

La mairie de Paris, enfin surtout les élus, bénéficie de places gratuites pour aller voir jouer le Paris-Saint-Germain dans son stade du Parc des Princes. Les naîfs croyaient probablement que ces places étaient distribuées aux gamins défavorisés ou bien aux clubs de foot amateur ? Que nenni...

Selon des informations confidentielles, la direction de la jeunesse et des sports (DJS) de la ville de Paris a trouvé une idée formidable pour motiver ses cadres à affronter un contexte social assez tendu, il est vrai. Pour cela, la Maire leur offre du rêve....Des places pour le match de quart de finale aller de la coupe d'Europe, PSG-Barcelone.

Qu’est ce qui bien pu pousser l’équipe d’Anne Hidalgo à distraire ses employés de la sorte ? Rien moins que récompenser ceux qui sont venus travailler le week-end pour piloter les vacataires recrutés par la municipalité pour zlataner les effets du mouvement social qui touche les équipements sportifs de la capitale.

Mais quand même, offrir des places pour aller voir jouer des milliardaires à des cadres briseurs de grève alors que dans le même temps les agents de la DJS revendiquent depuis quinze mois une revalorisation de leur prime dominicale (ils veulent simplement passer de 45 euros à 100 euros comme leurs collègues bibliothécaires) en dit long sur l’abîme moral dans lequel est tombée une partie de l'équipe dirigée par Anne Hidalgo. Bon, finalement, contre le Barça, Paris a perdu.

 

La Mairie de Paris offre à ses cadres briseurs de grève des places pour aller voir jouer des milliardaires
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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 16:38
La mairie de Paris veut forcer les bibliothécaires à dégager de leur établissement

                Une seule solution : faire de la résistance et ne pas répondre !

Pars vite et ne reviens pas ! C’est en substance le bien curieux message qu’ont reçu plusieurs bibliothécaires du réseau parisien : « Vous avez été promu(e) en 2013 et à ce titre, vous êtes tenu d’effectuer une mobilité dans un délai raisonnable. Pourriez-vous m’indiquer quelles démarches vous avez effectuées jusqu’à présent ? » Une menace, même pas voilée, qui a interloqué pour le moins mais c’est surtout la méthode du bureau des bibliothèques qui a choqué les destinataires. Petit retour en arrière

Il y a deux ans, un certain nombre d’ASBM de classe normale ont été promus dans le grade supérieur. La plupart s’était néanmoins renseignée préalablement sur les conditions d’acceptation de cette promotion car ils ne souhaitaient pas changer de poste. « Pas d’inquiétude leur a répondu leur hiérarchie il ne s’agit pas d’un changement de catégorie (puisqu’ils restaient en B), par conséquent vous n’aurez pas à changer de poste » Rassurés, nos collègues pouvaient accepter la promotion sans crainte.

Seulement voilà, le réseau est exsangue et la mairie de Paris, à la recherche du moindre poste, est touchée depuis un certain temps par le « syndrome de la mobilité ». Une maladie qui peut, si on n'y porte pas attention, dégénérer en harcèlement envers les agents récalcitrants. Une méthode qui vire à l’absurde puisque parmi ceux que la ville veut contraindre à changer de bibliothèques figurent ...des collègues à quelques mois de la retraite !

Certaines bibliothèques sont particulièrement inquiètes car on leur demande de faire partir un nombre important de collègues, jusqu’à cinq quelquefois dans des structures moyennes. Dans ce cas précis, c'est même un hachi à Parmentier. Des départs non remplacés évidemment. A moins que l’administration organise un grand jeu de chaises musicales en forçant d’autres personnes à remplacer celles qu’elle a obligé à bouger ? Du pur Qualiparis.

 

                                     La stratégie du BBL sur sa gestion des personnels

La mairie de Paris veut forcer les bibliothécaires à dégager de leur établissement

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Les bibliothèques touchées par cette mobilité forcée seraient alors contraintes une nouvelle fois à réduire leur temps d’ouverture. Il parait qu’il y en a qui veulent ouvrir le dimanche ? Sûrement des démagos matinés de populistes !

Le plus grave dans cette triste histoire, c’est que la mairie de Paris prétend prévenir le risque psycho-social. « une question prioritaire » à ses yeux. La voilà encore une fois prise en flagrant délit de mensonge. Car quelles conséquences peut on attendre de l'obligation faite à des gens qui n’ont pas envie de bouger car ils aiment leur travail et le lieu où ils l'exercent ? Pendant ce temps, ceux qui cherchent à changer d’établissement, en sont empêchés par l’administration. On n’est plus à une absurdité près.

Que les agents ne s’inquiètent pas, ils ne sont pas obligés de bouger. Cette règle s’applique uniquement dans le cadre de la réussite à un concours de recrutement (interne et externe) ou éventuellement à un changement de catégorie. Si le bureau des bibliothèques a la mauvaise idée de les relancer, une seule solution : ne pas répondre. Pour une fois que l’administration est demandeuse, elle va voir ce que c’est de rester à mariner. En plus la mairie de Paris est coincée car les promotions sont irrévocables dès leur parution au bulletin municipal officiel. C’est ballot !

Néanmoins, si l’administration persiste et menace les agents de partir, que ceux-ci n’hésitent pas à contacter une organisation syndicale. Pour notre part, nous organiserons toutes les actions collectives nécessaires. La Direction des Affaires Culturelles peut compter sur nous.

 

La mairie de Paris veut forcer les bibliothécaires à dégager de leur établissement
La mairie de Paris veut forcer les bibliothécaires à dégager de leur établissement

                         - A mon avis Bruno, j'crois que tu peux leur faire confiance

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 12:43
Les inscriptions dans les conservatoires municipaux parisiens se feront désormais par tirage au sort

Néanmoins, la CGT demande que soient mis en œuvre les moyens humains, matériels et informatiques pour l'organisation de ce nouveau protocole.

C’était ce que l’on appelle un couac, mais là, il était vraiment à grande échelle. Rappelez-vous, c’était au printemps dernier, au moment des inscriptions en première année dans les conservatoires municipaux de la capitale. Le standard téléphonique, visiblement sous-dimensionné, avait explosé suite à un trop grand nombre d’appels (près de 400 000 !). Un épisode qui avait fait les choux gras de la presse régionale et nationale. Si on connaissait le 22 à Asnières, il fallait désormais rajouter le 3975 à la Ville de Paris (lire ici).

Il faut dire que chaque année, environ un millier de places se libèrent sur les 20 000 existantes, selon la Direction des Affaires Culturelles. Les candidats sont généralement trois à cinq fois fois plus nombreux. Le problème, c’est que ce sont les personnels des conservatoires (et seulement eux) qui doivent faire face aux usagers mécontents et à l’impéritie municipale.

C’est pour éviter un nouveau fiasco que la mairie de Paris a décidé de mettre en place un système de tirage au sort pour la rentrée prochaine. « C’est plus transparent, plus juste et plus égalitaire », a déclaré Bruno Julliard, premier adjoint (PS) chargé de la culture au journal Le Parisien.

Les dossiers d’inscription pourront se faire soit sur Internet ou bien être déposés dans les conservatoires entre le 1er et le 15 juin. Un tirage au sort sera effectué la semaine suivante sous le contrôle d’un huissier. Les familles seront en principe informées du résultat à la fin du mois de juin.

Après les longues files d’attente la nuit (pour ceux qui pouvaient se le permettre), puis le bug du standard téléphonique, il est évident, pour notre syndicat, que le tirage au sort semblait la moins mauvaise des solutions. Néanmoins, la CGT demande que soient mis en œuvre les moyens humains, matériels et informatiques pour une bonne organisation de ce nouveau protocole.

Cela passe nécessairement par le renforcement des équipes techniques, administratives, de scolarité et d’accueil, mais aussi par la dotation de matériel à la hauteur de ce qui a été mis en place pour l’aménagement des rythmes éducatifs (ARE). De plus, si la mairie de Paris veut que ces conservatoires soient dignes de la Ville lumière, cela passe par une amélioration substantielle du logiciel de scolarité, sous-dimensionné, lui aussi, ainsi que par le renforcement des prestations de ménage. Dans le cas contraire, les conservatoires auraient, encore une fois, tiré le mauvais numéro.

Les inscriptions dans les conservatoires municipaux parisiens se feront désormais par tirage au sort
Les inscriptions dans les conservatoires municipaux parisiens se feront désormais par tirage au sort
Les inscriptions dans les conservatoires municipaux parisiens se feront désormais par tirage au sort
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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 10:49
La mairie de Paris prise en flag par un huissier de justice !

      Un rapport accablant qui alourdit un peu plus le casier judiciaire municipal

La mairie de Paris croyait marcher sur les traces de Margaret Thatcher (ou Sarkozy au choix) pour casser la grève des personnels de la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS). Et elle n'a pas lésiné en utilisant des méthodes aussi inavouables (mise en place d’une caisse noire pour payer des agents en heures supplémentaires, menaces de sanction..) que complètement illégales, notamment obliger des grévistes à se déclarer deux jours à l’avance ou recruter des vacataires pour les remplacer. Un huissier mandaté pas les syndicats CGT, FO, SUPAP et SUD a même pu constater la présence d’agents..... d’une société privée embauchés en urgence pour remplacer les mutins ! De quoi alourdir le casier judiciaire de la mairie. Huissier qui a dressé un constat aussitôt joint à la plainte déposée en référé-liberté par les organisations syndicales pour atteinte au droit de grève.

Une plainte qui a de grande chance d’aboutir tant elle est motivée juridiquement. En effet, suivant les dispositions des articles L.1242-6 et L.1251-10 du Code du travail, il est interdit de recourir aux contrats à durée déterminée ou à des intérimaires pour suppléer des grévistes. Un code que tout bon inspecteur du travail (même à la retraite) doit connaître sur le bout des doigts.

Autre tentative d’intimidation qui risque d’être condamnée par la justice : obliger les grévistes à se déclarer deux jours à l’avance. La Ville de Paris cite deux jurisprudences pour légitimer sa décision illégale. Elle invoque le fait que les agents doivent exercer leur droit de grève dès la prise de service (arrêt n° 286294 CE du 29 décembre 2006), et que les agents qui souhaitent exercer ce droit de grève doivent se déclarer gréviste 48 heures à l’avance (arrêt n° 367453 du 8 avril 2013). Mais, encore une fois, l’équipe dirigée par Anne Hidalgo a pris ses rêve antisociaux pour des réalités.

Car évidemment, ces décisions ne peuvent s’appliquer aux activités de la direction de la jeunesse et des sports, laquelle jusqu'à nouvel ordre n'est pas un service indispensable à l’action gouvernementale, à la sécurité des personnes, à la conservation du matériel ou à l’ordre public. Ses agents ne sont pas non plus visés par la loi sur le service minimum, comme le sont les agents des transports publics ou des services hospitaliers.

L’un des arrêts visés (n°286294) concerne spécifiquement les transports publics (la SNCF) et l’autre (n°367453) concerne des modalités de grève dans des services hospitaliers. Et oui, rien qui ne concerne la mairie de Paris. Nos énarques qui pullulent pourtant dans la haute administration parisiennes ont confondu la SNCF, les hôpitaux et les équipements sportifs municipaux. Faudrait vraiment qu’ils se remettent à faire un peu d’activité physique.

Et la plainte de conclure : « Vu le comportement de l’administration dans son refus de négocier, alors qu’elle est prête en parallèle à employer des vacataires, des prestataires extérieurs privés, des agents titulaires payés en heures supplémentaires (plus de 200 € par jour), causant de fait une atteinte sur la liberté fondamentale qu’est le droit de grève ; Vu l’atteinte manifestement illégale aux conditions d’exercice du droit de grève dans les services publics non indispensables et non soumis au service minimum ; Vu l’urgence à mettre fin à cette situation pour protéger les agents grévistes de sanctions arbitraires et préjudiciables à leur encontre ; Il sera demandé à Madame, Monsieur, le Président du Tribunal Administratif statuant en matière de référé de suspendre la décision attaquée et de prendre toutes les mesures coercitives à l’encontre de la Ville de Paris pour préserver le libre exercice du droit de grève ».

Si le référé-liberté n’est pas retenu par le tribunal (mais seulement dans le cas où ce dernier condidère qu’il n’y a pas urgence à statuer), les syndicats déposeront alors un référé-suspension ou une requête sur le fond pour excès de pouvoir. Dura lex, sed lex !

 

La mairie de Paris prise en flag par un huissier de justice !
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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 11:15
Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !
Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !

 

Mais les syndicats qui refusaient de s'adapter à son rythme, lui ont infligé un sacré camouflet !

Depuis quelques années, trois bibliothèques municipales parisiennes sont ouvertes le dimanche, François Truffaut (Ier), Marguerite Yourcenar (XVe) et Marguerite Duras (XXe). La mairie prévoit d'appliquer le même rythme de travail à deux nouveaux établissements (Canopée au Forum des Halles et Françoise Sagan du côté de la Gare de l’Est). Ces nouvelles ouvertures néanmoins doivent faire l'objet d'une délibération qui doit préalablement être présentée au Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles avant son examen par le Conseil de Paris.

Seulement voilà, avant toute nouvelle ouverture d’établissement le dimanche, la mairie a l’obligation de présenter un bilan de l'existant. « Une évaluation approfondie sera menée avec tout les acteurs concernés afin d'en tirer les enseignements nécessaires avant que ce rythme de travail ne soit appliqué à d'autres bibliothèques municipales » précisait ainsi la délibération votée par les élus parisiens en 2007.

Problème, ce bilan a été distribué aux représentant du personnel... le jour de la séance plénière du comité technique. Impossible donc d'en prendre connaissance. Les membres de l'instance en ont logiquement demandé le report à Bruno Julliard. Refus ! Visiblement, l’adjoint à la culture n’apprécie pas que les syndicalistes s’appuient sur les textes réglementaires et exercent leur droit de suite. L'ancien syndicaliste étudiant a donc voulu passer en force. Résultat : tout les syndicats (CGT,CFDT, FO, SUPAP et UCP) ont voté contre. Mais dans ce cas, nouvelles règles obligent, le texte doit être retravaillé avant une nouvelle présentation entre 8 et 30 jours. Un véritable camouflet pour l'adjoint à la culture assez furieux, vous vous en doutez !

 

  Après sa réunion avec les syndicats Bruno Julliard prend conseil auprès de son prédécesseur

Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !

                                              - Franchement Christophe, me faire ça à moi !

                          - Bah, c'est le métier qui rentre fiston, si tu savais ce que j'ai subi !

 

Quant au bilan lui même, il est bien maigre au regard de la présentation du bureau des bibliothèques. En tout cas, très loin de « l'évaluation approfondie » attendue. Un simple quatre pages écrit en gros caractère. Il est vrai que la prose municipale se résume à une prétendue « adaptation des horaires des services municipaux au rythme de vie des parisiens ».En gros, l’ouverture des équipements publics le dimanche ne serait fait que pour « répondre à une demande croissante des usagers ». Un bilan globalement positif que n’aurait pas renié feu George Marchais.

Pour commencer, il n’y a pas de « demande croissante » des usagers pour l’ouverture du dimanche. Bien sûr, il y a du monde le dimanche, mais ce sont souvent les même usagers qui viennent déjà en semaine. Une observation faite par de nombreux bibliothécaires (lire ici). D'ailleurs, selon les chiffres même de la mairie de Paris, seul 5% des inscrits dans ces bibliothèques ouvertes le dimanche ne viennent que ce jour là. Loin d'une demande croissante.

« Par exemple à la Médiathèque Yourcenar, l'ouverture du dimanche ne permet pas de toucher d'autres publics. Du monde, oui, mais en famille. Ce sont les mêmes catégories sociaux-professionnelles (CSP) qui fréquentent l'établissement. En semaine, il y a les enfants, voire la maman le mercredi. Le dimanche, c'est la famille entière qui se retrouve à la médiathèque. Croire que l'ouverture élargie peut seule permettre l'accès démocratique au savoir est illusoire » écrivait notre collègue bibliothécaire.(lire ici).

On peut même ajouter que pour s’adapter « au rythme de vie » des parisiens, il serait bien plus pertinent d’ouvrir… le lundi, jour de repos de nombreux salariés travaillant dans le secteur du commerce et de la grande distribution mais aussi dans les banques ou…. les musées municipaux ! Un public non négligeable et souvent oublié des politiques publiques. Des ouvertures du lundi au samedi permettraient ainsi de fournir « une offre adaptée » selon les termes même de la mairie à l’ensemble des usagers, d’autant que les bibliothèques restent généralement ouvertes jusqu’à 19 heures. A moins que l’ouverture du dimanche ne soit qu’une posture purement idéologique ?

 

                             La mairie de Paris présente son bilan sur les ouvertures du dimanche

Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !
Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !
Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !
Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !

              Un maigre 4 pages en gros caractère aussi rempli qu'un stand au salon du livre

Surtout que la mairie l’avoue elle même : l’ouverture du dimanche ne sert à rien en tant « qu’offre culturelle » car une majorité du public est surtout composée d’étudiants qui comme en semaine d’ailleurs, sont uniquement à la recherche d’espace de travail.

Ouvrons plus : mais pour quoi faire ? A l'origine de cette demande, l'idée que les bibliothèques (parisiennes surtout, et universitaires d'autant plus) sont sursaturées et qu'en ouvrant plus, on libère de l'énergie intellectuelle et créative en permettant l'accès au savoir pour tout le monde. En réalité, cette demande pointe plutôt le manque de places de travail et concerne en premier lieu les étudiants, très mal lotis à Paris. Cette mission ne peut pas reposer uniquement sur les bibliothèques publiques.

D’autant que l’ouverture des médiathèques parisiennes le dimanche se fait comme on dit pudiquement « sur un mode dégradé » avec un effectif notoirement insuffisant. Il suffit parfois que deux bibliothécaires manquent à l’appel pour être obligé de fermer l’établissement. Pourtant, la Ville ne lésine pas sur l’emploi étudiant pour faire fonctionner un service public en principe pérenne. Ils sont même plus nombreux que les personnels titulaires, au mépris des engagements pris par les élus.

Par ailleurs, l'ouverture dominicale pose un problème de logistique et de support : en cas de panne électrique, informatique, de trouble à l'ordre public etc... à qui fait-on appel ? Ce problème est déjà pénalisant le samedi, on ne vous dit pas le dimanche... Va-t-on demander à notre DSI (Direction des Systèmes Informatiques) de venir bosser aussi ce jour là ? 

Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !

                                                            - Bon ça attendra lundi leur truc...

Pour l’informatique, on ne sait pas mais pour les troubles à l’ordre public, le constat est des plus alarmants et le manque de personnel rend la survenue d'incidents impossible à gérer. « Tout peut arriver quand on est si peu nombreux le dimanche » ont ainsi témoigné les bibliothécaires dans de nombreux rapports à la direction. Rapports que nous avons pu consulter en tant que membre du CHS-CT (lire ici). Mais ça, bien sûr, la mairie a oublié de le mettre à son bilan. Un bilan globalement négatif.

L'augmentation des horaires (et notamment le dimanche) peut difficilement se faire avec des moyens humains en baisse et le non remplacement de fonctionnaires comme l’applique avec zèle la municipalité parisienne depuis plusieurs années dans ses bibliothèques.. . Certaines, malgré la réduction de leurs horaires, fautes de personnels suffisant, sont même considérées par l’administration …comme encore en sureffectif ! On marche vraiment sur la tête.

Enfin, la Ville de Paris semble avoir des pudeurs de jeune fille quand il s’agit de parler gros sous. L’ouverture du dimanche, jour qui reste, quoi qu’on en dise, un jour particulier dans note société, implique forcement de faire travailler des agents en ayant recours à des mécanismes de compensation financière. Mais avec quel argent ? Une véritable bombe à retardement tant la question de la prime dominicale traverse tous les secteurs de la Ville de Paris (musées, nettoiement, sport, parcs et jardins...)

Tellement à retardement que la municipalité refuse d’inscrire noir sur blanc le montant de la prime accordée aux bibliothécaires qui est actuellement de 100 euros. Ils n’auront droit qu’à « une rémunération forfaitaire équivalente à ce qui est pratiqué actuellement » se contente-t-elle d'écrire. Mieux, dans l’exposé des motifs qui présente la délibération sur les nouvelles ouvertures du dimanche aux conseillers de Paris, il est indiqué que les bibliothécaires « bénéficient d’une indemnité compensatrice au titre de ce cycle de travail (le dimanche Ndr) du même montant que celui attribué pour les autres médiathèques » Ça alors, on ignorait que la mairie de Paris, en plus des énarques, recrutait des jésuites.

Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !

                                       - Deo gratias ! Je vous présente mes disciples !

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