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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 09:15

 

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                                         Reste à savoir qui va nettoyer

Certains appelleraient ça une performance. D’autres carrément du foutage de gueule. Ce qui est sûr en tout cas c’est que l’atelier Beaux Arts de la rue de la Glacière dans le XIIIème va se transformer en une véritable décharge. On sait au moins qu’elle sera municipale.

C’est une idée qui a germé dans le cerveau toujours fécond de l’artiste quand il se veut contemporain voire (un peu) à l’avant-garde. A l’occasion des prochaines portes ouvertes de l’établissement municipal, les 13 et 14 mars va en effet être organisé un superbe spectacle visuel : « les chutes » un happening comme on dit chez les professionnels de la profession qui consiste à jeter dans un escalier des sacs remplis d’on ne sait quoi. « Il s’agira pour chaque étudiants de lancer un sac de chantier, toutes les dix minutes entre le 3ème et le 2ème étage dans la salle Martin Bissière » prévient la direction de l’école. « Cette action doit pouvoir être envisagée comme un acte artistique » les professeurs pourront à présent en parler aux étudiants

Qu’est ce qu’il y aura dans ces sacs ? Ce sera au choix des performers. Certains pourront mettre de la peinture en boite, d’autres de l’huile en bouteille, d’autres encore des gravats, des plumes, voire plus si affinité. « Moi je vais mettre une poule vivante » s’exclame une étudiante qui a laissé planer le doute sur son exécution. A défaut  de galinacées, elle pourra toujours mettre leur fiente dans son sac artistique. Il parait qu’on en trouve pas mal du côté de l’Hôtel de Ville en ce moment. A mois que ce ne soit la ouate qu’elle préfère (lire ici).

 

                                      A l'ABA 13, l'imagination artistique est sans limite

     film le pere noel est une ordure 3

                     - Mais qu'est-ce que c'est qu'cette matière ? Mais c'est... c'est d'la merde !

                            - Non c'est juste ce qui reste de mon kloug après lancer de sac !

 

  

Pour trouver ces sacs de chantier, pas de panique tout est prévu « le sac s’achète au BHV dans le sous sol côté emballage. Ils sont vendus par lots. Les élèves peuvent se regrouper pour l’achat » précise l’administration

Chaque lancé de sac sera « filmé et enregistré » précise la Direction des affaires culturelles. « ces actions doivent faire en sorte d’obtenir, un impact visuel ou une transformation du contenu » espèrent les concepteurs. En gros, les sacs doivent pouvoir s’éventrer et tout saloper autour. Une sorte de body painting comme on n’en fait plus.

Mais attention, côté sécurité on est prudent chez nos artistes « il faut que l’espace qui reçoit le sac ne soit pas accessible aux visiteurs ». Et oui, il manquerait plus que de finir assommé après avoir été repeint de la tête aux pieds. Bon, on ne sait pas ce que donnera ce curieux mélange . Enfin si, on commence un peu à s’en douter. « Il faut prévoir une équipe de nettoyage » anticipe déjà le direction.

On ne sait si le bureau des pratiques artistiques ( ?) tutelle des ateliers beaux arts municipaux a prévu de lancer un marché pour embaucher une équipe pour nettoyer ce Tchernobyl artistique, mais vu les restrictions budgétaires en vigueur à la Ville de Paris, on doute qu’il puisse y arriver. Alors les femmes de ménage vont-elles s'en charger ? Ce serait une curieuse conception de l’art qui ne sert qu’à asservir un peu plus le prolétariat non ? Plus dure alors serait la chute.

 

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 08:43

 

                Journey Look Into The Future

 

                    Une expertise qui fait mal aux oreilles du bureau des bibliothèques

« Les espaces discothèques c’est fini » nous serinait-on à qui mieux mieux . « La musique n’intéresse plus personne, le CD est ringard, il faut supprimer tout ça » rajoutaient les diafoirus en tout genre. Conséquence : le bureau des bibliothèques de la ville de Paris (BBL) avait pour unique objectif de supprimer les sections discothèques les unes après les autres comme le démontrait sa note officielle envoyée il y a tout juste un an aux responsables des bibliothèques parisiennes.

L’administration y allait d’ailleurs franco annonçant la fermeture de quatre sections discothèques : Aimé Césaire, Vaugirard, Europe et Glacière. Et la Mairie de Paris de s’appuyer sur la baisse des emprunts de CD (réelle, il est vrai) pour annoncer d’ors et déjà la liste des prochaines victimes.

Et là, l’administration n’y allait pas de main morte : « les discothèques en déclin dont la fermeture pourrait être envisagée: Amélie, Batignolles, Place des Fêtes, Saint-Éloi et Saint-Simon. » Les fermetures d’Italie et Buffon étaient également évoquées. Ça tombait comme à Gravelotte (lire ici).

Une fois les CD envoyés à la déchèterie ou au chauffage urbain - à la mairie on ne craint pas la pollution aux particules fines - le BBL affirmait sans rire les remplacer par des « espaces numériques » Enfin quand on parle « d’espace numérique » il fallait plutôt comprendre un endroit avec quelques tables sur lesquelles était posé un simple ordinateur histoire d’aller voir ses mails ou d’aller fureter sur Le Bon Coin voire plus si affinités. Pour la valeur ajoutée culturelle toutefois on repassera.

Mais le BBL avait inventé la mixture à faire avaler à sa tutelle. « La mise en œuvre de ces fermetures sera échelonnée entre 2014 et 2015 si possible en proposant aux établissements un réaménagement voire des travaux de rénovation qui permettent de présenter positivement les évolutions tant aux équipes qu’aux mairies d’arrondissement ». Pas bête, comme ça les maires d’arrondissements n’y verront que du feu. Le même feu qui servait à bruler les documents ?

 

                Swing+to+the+Right

          Fermeture de discothèques: Le BBL tente d'enfumer les maires d'arrondissements

 

Bon d’accord, les raisons de ces fermetures étaient on ne peut plus prosaïques, car dans sa note le BBL vendait  la mèche. « Cette politique aura l’immense avantage de permettre un rééquilibrage des personnels entre sections dans le cadre du travail engagé sur les effectifs » expliquait sans rire l’administration c’est-à-dire en bon français, uniquement compenser les suppressions de postes déjà effectuées dans les sections jeunesse et adulte. C’est ça ou les bibliothèques ne pourraient bientôt plus ouvrir. Mais catastrophe.

Les bibliothécaires (et les discothécaires) parisiens ne l’entendant pas de cette oreille,  avec l’aide de tous les syndicats, ont mené une fronde historique (lire ici) qui avait contraint le nouveau directeur des affaires culturelles à reporter les fermetures des sections discothèques sine die. Pour appuyer son propos il décida de commander un rapport sur « l’avenir de la musique dans les bibliothèques parisiennes » Et le rapport fut !  Et le moins que l’on puisse dire est qu’il fait mal aux oreilles du bureau des bibliothèques de la Ville de Paris.

C’était il y a quelques jours et les syndicats étaient conviés à une présentation de ce rapport quasi finalisé et rédigé par Gilles Rettel,  ancien guitariste du groupe Marquis de Sade et devenu depuis spécialiste de la question. Pour cette étude, il a d’ailleurs rencontré divers acteurs des discothèques parisiennes. « Oui, la musique a un avenir dans les bibliothèques, et plus que jamais » annonça-t-il d’emblé. « La musique est encore une des principales activités culturelles » affirme même Gilles Rettel. Toutefois, les bibliothèques-discothèques parisiennes « doivent se rendre visibles » ajoute-t-il  en pointant notamment le fait que le fonds patrimonial  de la médiathèque musicale de paris (MMP) est peu connu. « Même des spécialistes qui sont sur la liste de diffusion musisorbonne ignorent parfois votre existence» a ainsi remarqué l’ex gratteux du divin marquis.

Soudain Gilles Rettel  jette un vrai pavé dans la mare. « Il ne faut vas abandonner le prêt physique » car le CD (ou le vinyle) a « un impact sensitif ». D’ailleurs, selon lui « la dématérialisation est un mythe ». D’ailleurs, la production de disque reste élevée, et même en baisse, le prêt d’un CD en bibliothèque reste encore non négligeable selon une étude de l’ACIM (lire ici). 

 

 

                                                       Le CD (ou le vinyle) a « un impact sensitif ».

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                                                                  - Tiens mon p'tit, et c'est bon pour la santé

 

Mais ce fonds musical documentaire, il faut le valoriser en commençant par le rendre gratuit ! « Il est incompréhensible de voir coexister dans un même lieu des documents gratuits d’un côté (des livres) et payants de l’autre (des CD ou des DVD) ». Il est vrai que cette différence de traitement entre supports documentaires porteurs d’une mission commune de diffusion culturelle ne se justifie en aucune façon. Une position reprise par l’ACIM qui avait publié le manifeste la musique a toute sa place en bibliothèque pour réaffirmer le rôle prépondérant des médiathèques dans le développement de l’éducation et de la culture musicale de tous les publics, et notamment des nouvelles générations.

Quant au « numérique », le grand dada de la mairie de Paris, Gilles Rettel n’est pas contre mais il n’y voit pas tout à fait la même chose que le bureau des bibliothèques. « Faites des blogs, des sites web avec des play lists, des liens renvoyant vers des conférences, des concerts… ». Une  production de contenu qui « mettrait en avant le rôle de médiateur des bibliothèques ». Une façon là encore de se rendre visible. Il faudrait toutefois que la mairie de Paris laisse s’exprimer la créativité des bibliothécaires. Vu le contrôle tatillon qu’exerce le BBL au quotidien, ce n’est pas gagné. Il est aussi préconisé que les discothécaires aient accès depuis leur poste de travail à Deezer et Spotify. Pas gagné là non plus car la municipalité se retranche derrière … la faiblesse de son réseau informatique ! Il faut aussi  simplifier l’accès au catalogue qui selon lui est parfois difficile. Bref, la mairie doit faire un (gros) effort de communication pour valoriser ses services.

Évidemment, valoriser le patrimoine culturel de la mairie, les personnels le font au quotidien. Le rapport propose de consolider l’expertise en opérant une veille des réseaux sociaux et de la presse spécialisée (française et étrangère), mais aussi de mettre en relation des ressources numériques, de nouer des partenariats, de diffuser des lettres d’informations ou d’attirer un public plus spécialisé. Actions qui requièrent des moyens en termes de personnels mais aussi de formation continue. « Ces propositions impliquent une mise à niveau des compétence » écrit d’ailleurs Gilles Rettel.

Il ne reste plus qu’à la mairie de Paris à appliquer ces recommandations. Allez un peu d’audace et de créativité quoi. On devrait en savoir plus très très vite car le rapport final avec tous les développements nécessaires (auquel on n’a pas eu accès) va bientôt être remis à Noël Corbin, le directeur des affaires culturelles et Bruno Julliard, l’adjoint en charge de la culture. On espère vivement qu’il soit rendu public évidemment.

En tout cas, oui la musique et les espaces discothèques ont un avenir dans les bibliothèques municipales parisiennes (et d'ailleurs). Dommage qu’il ait fallu faire appel à quelqu’un d’extérieur pour confirmer ce que disent les personnels et leur représentants depuis tant d’années.

 

                                     Gilles Rettel (à droite) met à bas les idées reçues sur la musique

                  photo

                                                                  - Tiens, prends ça mécréant !

 

 

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 14:50

 

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            Une démagogie qui frise le populisme de la part de l’équipe municipale

La mairie de Paris vient même de lancer une grande « consultation » auprès des parisiens. Objectif de cette pseudo enquête ? « Moderniser le service public ». On se demande bien à quoi ont bien pu servir les deux mandatures précédentes ! Mais au fait c’est quoi moderniser ? « La mairie verrait d’un bon œil l’ouverture de nouvelles bibliothèques le dimanche ou le soir et l’extension des horaires de certains services » rapporte Le Parisien après un échange avec Emmanuel Grégoire, l’adjoint en charge de la « modernisation de l'administration » sans oublier les « ressources humaines ». On se disait aussi.

On ignore cependant si la mairie verrait « d’un bon œil » le rétablissement normal des horaires de ces mêmes bibliothèques. En effet, ces équipements ont du réduire leur ouverture aux parisiens faute d'un personnel suffisant pour assurer un service considéré comme « normal » jusqu’alors (lire ici).

Mais au fait, pourquoi la mairie de Paris veut-elle absolument ouvrir tard le soir ou le dimanche ? Cet exercice de démagogie, certes récurent de la part nos élus et la haute administration, est des plus curieux en cette période de disette budgétaire et de réduction d’effectif. Alors, est ce seulement un problème de communication ? A moins que cela soit surtout la marque d'absence de cohérence dans la politique municipale ?

Prenons les ouvertures vers le soir, pour les bibliothèques par exemple. « Je n’y suis pas favorable » avait déclaré publiquement, à l'occasion d'un comité technique paritaire, Bruno Julliard, premier adjoint de la Maire, également en charge la culture. Il est vrai que dans les bibliothèques où ces nocturnes existent le bilan n’est guère probant. Peu ou pas de public, hormis quelques étudiants égarés. D’ailleurs, ces nocturnes sont même ..carrément suspendues plusieurs mois dans l’année (toutes les vacances scolaires en fait) preuve de leur faible utilité. Elles devraient d’ailleurs bientôt être supprimées. Allô quoi ! Personne n’a eu l’idée de consulter Bruno Julliard ?

 

          Omar-Sy-et-Bruno-Julliard-a-Paris-le-20-novembre-2014

                                     - Mon cher Bruno, je crois que t'as plus de réseau

 

Pour l'ouverture du dimanche, la situation est à peine moins compliquée. Cela impliquerait l’embauche de nouveaux personnels et pas qu’un peu. Or, la mairie de Paris est en pleine réduction d’effectif. Mais peut être qu’Emmanuel Grégoire l’ignore. Ou alors démago ?

Autre difficulté et non des moindres : la compensation du travail dominical. Là aussi le télescopage est curieux car justement les personnels de la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) de la Ville de Paris sont en grève tous les dimanches… depuis le mois de février 2014, pour obtenir une revalorisation de la prime dominicale, actuellement fixée à 44 euros. Les agents travaillant le dimanche dans les stades et les piscines veulent obtenir au moins autant que leurs collègues de la Direction des Affaires Culturelles, normal non ?

Les bibliothécaires qui travaillent actuellement le dimanche (Truffaut, Yourcenar et Duras) touchent pour leur part 100 euros. Vers le mois de juin, une quatrième bibliothèque, Françoise Sagan, doit ouvrir le dimanche comme cela est prévu de longue date. L’octroi de cette prime doit avoir obligatoirement des conséquences sur les revendications des agents de la DJS, non ?

 

                            Prime dominicale: les agents de la DJS sont en grève depuis plus d'un an

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                                                        -  Hé, y a pas marqué partenaires sociaux là !

 

« Appliquer cette prime aux agents travaillant le dimanche au sein de la DJS nécessiterait de l’appliquer aux autres agents de la ville de Paris travaillant ce jour là » avoue un Emmanuel Grégoire plongé dans l’effroi au quotidien 20 minutes. Cela implique de négocier avec l’ensemble des directions et l’ensemble des syndicats concernés ». Oulah ! Est-à dire que la prime du dimanche pour les bibliothèques doit être revue à la baisse ? On attend les précisions de l’équipe d’Anne Hidalgo, par ailleurs opposée (parait-il) à la Loi Macron sur le travail du dimanche.

La mairie se défend, parait-il, de vouloir s’appuyer sur l’avis des parisiens pour forcer la main des personnels : « jouer l’opinion des usagers contre les agents, c’est destructeur à long terme » a déclaré Emmanuel Grégoire au Parisien. Destructeur pour le moins, en effet mais alors pourquoi tenter cet exercice périlleux ?

Car dans un questionnaire (surtout sur internet) on trouvera toujours des gens qui veulent des services ouvert à toute heure, quelque soit le jour de la semaine (et gratuitement dans le cas des bibliothèques ou des mairies d’arrondissement). Aller dans ce sens de la part d’une équipe municipale qui est censée connaître les contraintes budgétaires ou sociales que cela implique, est tout simplement démagogique. On pourrait même dire populiste.

 

         Omar-Sy-bien-entoure-a-Paris-le-20-novembre-2014 2

                              - Je suis maire de Paris, je suis démago, je suis, je suis .....

                                                        -  ...Je suis populiste !

 


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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 10:31

 

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                                  - Je crains madame que pour Paris Ville Numérique se soit compromis

 

       Les ordinateurs bientôt infectés par le virus de l’incompétence municipale

C’était il y a quatre ans. Une éternité dans le monde de l’informatique. A cette époque, la mairie de Paris à la recherche du moindre centime, supprimait la majeure partie des compétences de sa Direction des Services Informatiques (DSTI). Finie toute assistance technique en cas de bug ou de logiciel défaillant, voire comme parfois dans les bibliothèques, en cas de carte de lecteur « bloquée ». A la place, la municipalité a décidé de nommer « relais informatiques » des agents dans chaque direction de la Ville, en plus de leurs tâches habituelles, à charge pour eux, moyennant une (modique) prime, de dépanner le collègue en cas de plantage. Actuellement, il existe 450 relais techniques pour 22 000 ordinateurs. 

Mais à la mairie, on adore la réorganisation continuelle. Les Shadocks pompaient, ben, notre équipe municipale aussi. On ne compte plus les créations de directions, puis les fusions de ces même directions crées deux ans auparavant, les fusions de services avant de les réorganiser ailleurs. A Paris, y a peut être plus de marronniers mais il y a des organigrammes pour les remplacer.

C’est ainsi que la mairie va supprimer les relais informatiques (de proximité) pour recréer…la DSTI !  « Faire et défaire c’est toujours travailler » clamait le Sapeur Camember au moment où il bouchait le trou qu’il venait à peine de creuser. Quoi il travaille à l’Hôtel de Ville ?

 

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                                     - Mais quel est le con qui nous a mis un organigramme là dedans ...

 

Ce projet (en fait déjà bouclé) prévoit la création d’un centre de service et de quatre agences qui se partageront les différentes directions. Toutefois, y a un bug en prévision car ce nouveau service piloté donc par cette « nouvelle » DSTI devra acceuillir…des agents volontaires ! Si les quelques relais techniques qui effectuaient plus de la moitié de leur travail en matière informatique seront appelés à rejoindre la nouvelle structure, ils ne représentent qu'une poignée. Alors, fini le concept de Paris Ville numérique ? Marrez vous, mais c'est vrai que c’était il y a ..huit ans 

En tout cas, voilà la Ville est bien emmerdée car elle ne peut muter d’office ceux qui résolvaient brillament les problèmes informatiques de leurs collègues. En effet, celles et ceux qui effectuent moins de 50 % de leurs tâches en tant que relais techniques resteront dans leur direction et n’effectueront plus alors que leur métier de base, a ainsi lâché la mairie de Paris lors de la première réunion d’information concernant cette réforme, aux agents concernés. « Mais ils peuvent aussi partir à la DSTI » a toutefois précisé une administration guère convaincue elle-même.

Il faut dire que pour trouver des volontaires, il faudra sûrement chercher jusque sous les tapis de souris municipaux. Concrètement, cela veut dire que les agents qui souhaitent continuer cette activité, le feront à plein temps, au sein de l’une des agences ou du centre de service, tout en gardant leur grade et leur fonction actuelle car il n’y aura pas de création de corps d’informaticien. Pas très emballant tout ça. Et oui, l’agent administratif, le jardinier, le bibliothécaire ou l’ingénieur deviendrait alors informaticien du jour au lendemain au sein de l’une de ces agences avec des salaires complètement différents mais surtout pas celui d’un informaticien. Il est vrai que ce corps… n’existe pas dans l'administration parisienne. Paris Ville Numérique ? Ouarf !

 

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                            Agent administratifs, jardiniers, bibliothécaires : bientôt tous informaticiens ?

 

Les autres relais techniques et assistants qui exercent cette activité à moins de 50% de leur temps seront, eux, remerciés pour leurs (bons et loyaux) services. Ils reprendront leur fonction initiale et ne toucheront plus de prime NBI. Y a pas de petites économies. Des primes qui  apparemment, et dans le plus grand secret, variaient d’ailleurs du simple au double selon les directions. Pas de panique, à la DAC c’était « du simple ».

Il y a quatre ans, il a été demandé aux responsables d’établissement de trouver des agents pour assurer cette nouvelle fonction au prétexte d’offrir un service « de proximité de qualité ». Les agents se sont investis, ils ont suivi de nombreuses formations onéreuses. Quoi qu''on pense de leur mise en place à l’époque, constatons encore une fois, ce gâchis d’argent public. Pourtant, « professionnalisme », « compétence », « adaptation » sont les mots clés qui ont été claironnés lors de cette réunion de présentation. L’équipe d’Anne Hidalgo a toujours le mot pour rire.

Mais, au fait, elle va fonctionner comment cette nouvelle DSTI ? Sur le nombre d’agent qui composera ce service… la Ville ne sait pas ! « Cela dépendra du nombre de ceux qui veulent venir » affirme sans rire la mairie de Paris à une question posée par des agents interloqués. Cela donne une certaine idée de l’incompétence municipale sur l’organisation prévisionnelle du futur parc informatique de la Ville. Alors 2015, « l’année de la panne » ? Et alors, Paris Ville analogique c’est bien aussi, non ?

 

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                                       - Je crois qu'à Paris, ils vont bientôt avoir besoin de mes services

                                          

 

 

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 08:25

 

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                                         - Allo le bureau des bibliothèques ?

                                   

Les usagers font beaucoup de réclamations au personnel, ils vivent ce faux progrès comme une régression.

Depuis l’installation de nouveaux automates de prêt dans les bibliothèques municipales parisiennes, le personnel et les usagers s’arrachent les cheveux. Ces machines, de marque bibliothéca modèle 1000, posent, en effet, de gros problèmes.

Concrètement, des bugs divers et variés bloquent ces automates plusieurs fois par jour pour une durée pouvant aller de quelques minutes à plusieurs jours, les redémarrages et procédures de relances de logiciels n’aboutissent pas.

Les platines intégrées à ces automates sont peu puissantes et ne détectent quasiment pas les puces RFID, notamment les « rondes » qui équipent  CD et DVD. En effet, une sur trois doit passer en retour manuel ! De plus l’activation des puces n’est pas réalisée, les documents ne sont plus protégés contre le vol. C’est ce qu’on appelle le progrès.

Évidemment, ces dysfonctionnements ne sont pas sans conséquence. Cela oblige à mettre en permanence une personne en plus pour assister les lecteurs qui n’arrivent pas, la plupart du temps, à rendre leur documents. De plus, un autre poste est dédié entièrement à la résolution de problèmes liés à l’automate, L'agent qui occupe ce poste est constamment sollicité pour répondre à ces questions. Il manquerait plus qu’il leur tombe un plan Vigipirate sur le dos !

Ce qui était imaginé comme un service simplifié pour le lecteur est devenu un vrai casse-tête pour tout le monde. Les usagers font beaucoup de réclamations au personnel, ils vivent ce faux progrès comme une régression, mais aussi comme une déshumanisation du service public.  

En tout cas, les pannes persistent et les réclamations faites par les bibliothécaires restent sans réponse. Peut être que le Bureau des bibliothèques est équipé lui aussi d’automates pour sa communication ? A moins que ce soit une nouvelle fois, par incompétence. D’autant qu'il a l’intention d’étendre ces merveilles à d’autres bibliothèques du réseau. Nous demandons à la mairie de Paris de mettre fin immédiatement à ce calvaire tant pour les personnels que les usagers.

 

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 10:53

 

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Pendant ce temps, la Mairie de Paris s'affiche sans vergogne sur le parvis même de l’Hôtel de Ville 

Vous êtes parisiens ou bien venez d’ailleurs pour visiter un établissement culturel d’une des villes les plus riches du monde. Vous êtes surpris ! La moitié des salles sont fermées ? On vous incite à donner de l'argent pour aider les musées ? Le prix des expositions vous semble trop élevé ?

Et oui, vous entrez dans un établissement public mutualisé qui emploie de nombreux travailleurs précaires vivant dans la peur et la pression quotidienne de ne pas voir renouveler leur contrat. Car contrairement aux idées reçues, les agents des musées ne sont pas tous fonctionnaires !

C’est vrai que depuis que la gestion des musées municipaux a été transférée dans une nouvelle structure, Paris-Musées, malgré l’opposition unanime des représentants du personnel, la précarité s’est généralisée.

Beaucoup de personnels sont embauchés pour un temps limité ne dépassant pas six mois ! Jamais plus, souvent moins... Ils doivent ensuite attendre six autres mois pour espérer un autre contrat et ainsi de suite jusqu'à la Saint Glinglin..

 

                                             Hidalgo

                                  - Quand je serais maire, j'appliquerais ce qui est écrit dans ce livre

               

Par ailleurs ils sont payés deux mois après le premier jour travaillé (ils restent donc pendant une longue période sans salaire ne se nourrissant que d'amour et d'eau fraiche (lire ici)...Ils ne touchent pas non plus de prime le dimanche, un rêve patronal depuis longtemps réalisé à la mairie de Paris. Quand à leur contrat, celui-ci ne leur est généralement pas remis avant le début de leur mission. Parfois, il  n’est remis qu'à la fin de leur vacation, ce qui pose d'énormes problèmes avec Pôle emploi car ils ne peuvent fournir de justificatif de leur embauche. 

Dans certains musées ces agents précaires sont obligés de travailler en nocturne en horaires décalés sans être payés en heures supplémentaires. Leur vacation est renouvelée de mois en mois, ce qui leur met une pression quotidienne alors que les expositions durent quatre mois et plus.

Les vacataires sont souvent victimes de dysfonctionnements provenant de l'administration (une seule personne pour gérer tous les dossiers). Ils ne sont pas payés ou payés en dessous des heures effectuées.

Paris Musées ne répond pas à leurs demandes quand des problèmes se posent (fiche de paie, arrêté de travail, remboursement carte transport) Ils trouvent porte close et ne peuvent accéder aux services pour résoudre leurs problèmes...

 

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                                                       - Quel est l'imbécile qui a accrcoché tout ça !

 

Et la surveillance n'est pas le seul service touché, de nombreux services s'appuient également sur la précarité : conférenciers, plasticiens, personnels administratifs et tant d'autres encore ... en CDD, en stage, en contrat aidé, tout ceci entrainant une corruption généralisée où le copinage est bien souvent le seul critère de recrutement…

Cette situation des plus catastrophiques est en réalité le résultat d’une politique qui, sous couvert d’économie budgétaire, d’efficacité et de rentabilité, ne vise qu’à détruire les fondements mêmes de la fonction publique

Pour respecter les usagers du service public, respecter  notre patrimoine, il faut respecter les travailleurs, qui, coûte que coûte, permettent l'ouverture de nos musées et leur animation malgré le mépris et l'indifférence de leur employeur... Puisque la Mairie de Paris affiche sans vergogne sur le parvis même de l’Hôtel de Ville son combat contre la précarité exigeons la pérennisation de ces emplois immédiatement !

 

 

             Bruno Julliard, actuel président de Paris-Musées et ancien pourfendeur de la précarité

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                         - Quand je serais au pouvoir, j'appliquerais mes idéaux de jeunesse ...

 

 

 

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 10:39

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                Accidents de service ou de trajet : Voici la marche à suivre

La reconnaissance du lien entre l’accident et son travail est une protection en cas d’arrêt maladie prolongé et/ou de séquelles invalidantes pour soi et sa fonction (couverture par l’employeur, reconversion professionnelle…).

Il faut toujours déclarer un accident de service ou de trajet même si à priori il ne semble pas avoir de conséquence durable sur sa santé. Et ne pas hésiter à faire la demande de reconnaissance du caractère professionnel d’une affection chronique.

 

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                                     Il faut toujours déclarer un accident de service ou de trajet

 

Un accident de service est un événement soudain qui survient pendant les heures de travail entraînant une lésion corporelle ou psychique même différée.

La victime doit prévenir la responsable, remplir la déclaration le plus précisément possible, voir le médecin le plus rapidement possible pour établir un certificat médical initial et envoyer le 1er volet de l’arrêt éventuel (après avoir fait une photocopie) à l’UGD.

Un témoin n’est pas obligatoire mais il est fortement conseillé d’avoir des témoignages directs ou indirects de collègues (ayant constaté l’accident ou la lésion ou la douleur ressentie suite à l’accident).

 

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      Un accident de service est un événement soudain qui survient pendant les heures de travail

 

L’accident de trajet doit avoir lieu pendant l’aller-retour entre lieu de travail, la résidence principale et/ou une résidence secondaire présentant un caractère de stabilité, tout autre lieu où l’agent se rend habituellement pour des raisons familiales (école..), le lieu où l’agent prend habituellement ses repas (cantine, restaurant..) pendant sa journée de travail.

La victime doit prévenir la responsable, remplir la déclaration le plus précisément possible, voir le médecin le plus rapidement possible pour établir un certificat médical initial et envoyer le 1er volet de l’arrêt éventuel (après avoir fait une photocopie) à l’UGD.

Il faut accumuler le maximum d’éléments rendant le moins contestable le caractère imputable au service de l’accident (sa survenue sur le trajet domicile/travail ou travail/domicile). L’idéal est d’avoir un témoin direct. A défaut, il faut donc contacter les secours. Sans témoignage direct, les témoignages indirects de voisins et/ou collègues juste avant et juste après l’accident.

 

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                       L’accident de trajet doit avoir lieu pendant l’aller-retour entre lieu de travail.

 

 

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 17:00

  

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                                              Allez, on les signe tous...

Est-il possible de parler du travail sur son lieu de travail ? On croyait la question tranchée depuis 1982 lorsque Jean Auroux avait expliqué au patronat incrédule, autoritaire ou paternaliste que « l’entreprise ne peut plus être le lieu du bruit des machines et du silence des hommes ». Aujourd’hui, le Medef reprend l’initiative et aimerait bien poser une sourdine sur ce qu’est devenue… la parole des hommes.

Rappelons que l’ambition des fameuses lois Auroux était de mettre à égalité de dignité, le pouvoir et le contre-pouvoir dans l’entreprise. Pour ce faire les Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ont été crées. Il s’agissait, grâce à ces institutions représentatives du personnel originales, de redonner la parole sur leur travail à ceux qui le réalisent et d’intervenir sur les conditions de travail par le biais de représentants élus. Mais même ça c’est encore trop pour les tenants de la compétitivité !

Car aujourd’hui, les choses ont bien changé et le Medef ragaillardi par les attentions que lui portent désormais les pouvoirs en place, reprend l’initiative et aimerait bien en finir avec ces billevesées. C’est en tout cas la grosse envie du patronat français dans son projet d’accord présenté aux organisations syndicales en vue d’une dernière séance de négociations sur le « dialogue social » avec pour objectif, outre de limiter toute possibilité de représentation du personnel dans les petites entreprises, celui de supprimer les CHSCT au profit d’un « Conseil d’Entreprise ». Mais attention cette nouvelle structure aura bien sûr des droits limités notamment en ce qui concerne le droit à expertise ou le délit d’entrave qui, pourraient être tout deux supprimés.

 

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                                                                                 - Non au délit d'entrave !

 

Nul doute que l’État et les collectivités locales qui ont freiné des quatre fers pour faire entrer les CHSCT dans la fonction publique prendraient vite exemple avec ce qui se passera de nouveau dans le privé. Quant à la mairie de Paris, ce mauvais élève pour les droits des salariés et la santé au travail, elle qui a été contrainte de mettre enfin en place les CHSCT (pour l’année qui vient !) on peut redouter qu’elle suive fissa les recommandations patronales.

Pour le moment, seules FO et la CGT sont vent debout contre ce projet. Espérons que les autres représentants syndicaux présents dans ce round de négociation (CFTC, CGC et CFDT) vont faire de même. Pour l’avocat spécialisé en droit social, Samuel Gaillard « Ces propositions patronales entraîneraient une déflagration sans aucun précédent, un retour en arrière phénoménal, un anéantissement pur et simple des institutions représentatives du personnel qui ne seraient plus désormais que des marionnettes. Nul doute que les syndicats subiraient alors le même sort ».  

C’est pourquoi, c’est désormais le branle bas de combat pour tout les spécialistes des questions de santé au travail et ceux qui se battent au quotidien pour améliorer les conditions de travail des salariés avec de nombreux appels à signer sur le net.

 

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                                                               Santé au travail : Les appels se multiplient

 

Saluons d’abord l’initiative de Gérard Brégier, ingénieur en prévention et expert auprès des CHSCT. « Les salariés, les membres des CHSCT, par-delà leur étiquettes syndicales, doivent agir en direction des organisations syndicales de salariés et patronales ainsi qu'en direction du Ministère du Travail, pour empêcher ce véritable massacre du droit pour les salariés à vivre dignement et à intervenir collectivement et efficacement pour améliorer leurs propres conditions de travail » est-il écrit dans son appel qui se trouve ici.

Un autre texte a été lancé avec la bénédiction de Jean-Claude Delgène, pourtant pas un gauchiste ( juste le fondateur du cabinet Technologia),  expert dans les question de santé au travail. Parmi les signataires, Jean Le Garrec, un ancien ministre du Travail, grand nombre de leadeurs syndicaux (Jean-Claude Mailly, à la tête de FO, Eric Aubin, de la CGT), mais aussi Dominique Méda, sociologue de renom, l'ancienne juge chargée des dossiers de santé publique Marie-Odile Bertela Geoffroy, des médecins du travail, des infirmières... le texte est ici.

Enfin une autre initiative vient juste d’arriver et nous est présentée par un collectif de défense de la santé des travailleurs et travailleuses composé de chercheurs, d'inspecteurs du travail, de syndicalistes, d'experts des CHS-CT, d'associations...qui vient des lancer une pétition en ligne qui a déjà recueilli plusieurs milliers de signatures (lire ici).  Même si ces initiatives ont été en ordre dispersées, nous, on trouve les trois textes très bien (et complémentaires), c’est pourquoi on les signe tous. On vous appelle à en faire de même.

 

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                                                     -   Pour la défense des CHSCT, on signe pour les trois !

 

  

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Vigipirate : Les bibliothèques parisiennes tourneront au ralenti 

 

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 17:02

 

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                                                      - Malheureusement la situation l'exige

 

« Il sera utile de mettre en suspens certaines activités pendant cette période exceptionnelle pour privilégier la sécurité » a déclaré le directeur des affaires culturelles

La France après les massacres qui l'ont endeuillée, est placée en « alerte attentat » soit le plus haut niveau du plan Vigipirate. Les bâtiments publics qui dépendent de la mairie de Paris n’y échappent pas comme les équipements culturels qui accueillent du public, notamment les bibliothèques…. Seulement l’application de ces mesures n’est pas sans créer des difficultés (lire ici). C’est pourquoi le directeur des affaires culturelles, Noël Corbin, a convoqué en urgence les membres du Comité Hygiène-Sécurité et conditions de travail (CHS-CT).

Pour monsieur Corbin, qui reconnaît la difficulté des établissements à fonctionner normalement, la mise en place de Vigipirate n’est « que l'application stricte des directives du ministre de l'intérieur et du préfet ». « C’est vrai que les choses ne sont pas simples et qu'il y a une procédure exceptionnelle mais il y a aussi nécessité de la continuité du service public » a t-il poursuivi.

Il considère que les agents doivent être attentifs aux personnes qui rentrent dans les établissements même s'ils ne sont pas des agents de police « d'ailleurs, on ne le leur demande pas » a-t-il précisé. « Je veux seulement un peu plus de vigilance qui a pour but de dissuader et de rassurer » a-t-il indiqué. Et pour lui ce seront les bibliothécaire qui devront s'y coller car nous « ne pouvons pas avoir des agents de sécurité partout et d’ailleurs on en a pas les moyens » a t il reconnu.

C’est très bien tout ça, mais comment faire pour que le service public continue dans de bonnes conditions à la fois de qualité et de sécurité avec les sous-effectifs récurant qui touchent nos établissement depuis plusieurs années ? Car les bibliothécaires se retrouvent en première ligne. « il n'est pas question que les agents se démultiplient » a toutefois affirmé le directeur. « il est normal dans ce cadre que d'autres tâches soient mises en suspens  si nécessaire » a conclut monsieur Corbin.

Des tâches mises en suspends ? Mais lesquelles ? Ça le directeur ne l'a pas précisé mais il existe plusieurs pistes. Citons pêle-mêle, la suspension provisoire des inscriptions, la fermeture de certaines sections, la suspension des commandes auprès de la réserve centrale.... ? « les responsable d'établissements ont toute latitude pour organiser le service public » n'a pas manqué de rappeler Noël Corbin. Les bibliothèques devraient donc tourner au ralenti.

Autre piste que nous pouvons suggérer, même si ça ne représente qu'une partie des établissements, la suspension de Qualiparis pendant cette période de crise. En effet, ce machin cher à la ville est tout de même chronophage en terme de réunions et autres activités annexes qui se font au détriment du travail interne. Quoi même supprimer Qualiparis ? Et oui car comme le rappelle le directeur des affaires culturelles  « Il est normal de mettre en suspens certaine activités pendant cette période exceptionnelle ».

 

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                                                     - Non, pas QualiParis !

                                      - Malheureusement Bertrand, la situation l'exige

 


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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 14:14

 

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Les modalités d’applications du plan Vigipirate dans les bibliothèques sont incohérentes, inefficaces et pour tout dire inapplicables en l’état.   

Notre syndicat tient à faire part des vives interrogations d’une grande partie (si ce n’est la majorité) des agents  du réseau des bibliothèques municipales parisiennes. Suite aux attentats qui ont endeuillé le pays, les autorités ont décidé avec raison l’activation au niveau de l’alerte attentat du plan Vigipirate.

Dans ce cadre, la mairie de Paris a demandé l’application de ces mesures dans ses bâtiments qui reçoivent du public et donc les bibliothèques. Le problème est que, si l’on comprend l’urgence de la situation, les modalités d’applications du plan Vigipirate dans les bibliothèques sont incohérentes, inefficaces et pour tout dire inapplicables en l’état.

En effet, bien que les consignes soient très floues (et d’ailleurs diversement appliquées) il est demandé aux agents de vérifier désormais les sacs à l’entrée des établissements. Or, nous vous rappelons que les établissements sont notoirement en sous-effectifs et il faut bien admettre que mobiliser un, voire plus souvent deux agents au contrôle des accès est intenable pour la bonne marche des établissements.

 

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De plus, les personnels ont du mal à voir la cohérence de mobiliser les bibliothécaires pour assurer la sécurité des bâtiments publics et alors que les agents de la Direction de la Protection (DPP) non pourvus de gilets pare- balles ne sont plus autorisés à effectuer des patrouilles par mesure de sécurité. Comment les bibliothécaires non formés aux fonctions de sécurité, non habilités et non pourvus de gilets pare-balles eux–mêmes pourrait-ils les remplacer ?

Par ailleurs les agents se posent vraiment la question de l’efficacité de cette mesure. En effet, on leur demande de vérifier les sacs et ….seulement ceux-ci. Enfin au lieu de « vérifier » il faudrait plutôt dire « observer » car la limite de ces « filtrages » est que les bibliothécaires n’ont pas le droit de fouiller les sacs et donc ne sont pas en mesure d’en vérifier le contenu. Si l’objectif est d’empêcher l’intrusion d’un terroriste armé  dans nos établissements, ne faudrait-il pas dans ce cas également le fouiller ? Et comment repérer des explosifs qui peuvent prendre diverses formes ?

Que fait-on d’ailleurs des ordinateurs portables qui peuvent désormais servir de bombes après avoir été modifiés ? Va-t-il y avoir une note de l’administration pour les interdire ainsi que les téléphones portables qui peuvent servir de détonateurs ? Il semble que les mesures prises dans les bibliothèques aient vingt ans de retard quand il fallait vérifier que l’on n’introduisait pas une bombe contenue dans un récipient en fer ou une mini bombonne de gaz. On applique donc en 2015 des mesures qui servaient à freiner une menace en 1995. Quel serait alors l’objectif actuel du plan Vigipirate ? Surtout dans des établissements qui sont dépourvus de portiques détecteurs de métaux ?

 

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Enfin, ces mesures telles qu’organisées actuellement ne sont pas tenables sur le long terme et risquent de pas être appliquées par les agents. En effet, le niveau alerte attentat ne sera pas levé avant longtemps (d’ailleurs pour preuve, le plan Vigipirate est en vigueurs depuis vingt ans sans discontinuer). Pour continuer à appliquer ce plan, va-t-il falloir annuler toutes les demandes de congés ou de formations ?  Faudra-t-il dans le cas contraire fermer des établissements si l’effectif n’est plus en nombre suffisant pour assurer la sécurité ? Va-t-il falloir sanctionner les agents qui refuseront d’assurer le contrôle des sacs ?

D’ailleurs, le bureau des bibliothèques aurait, parait-il, demandé aux chefs d’établissement de leur « signaler » tous les agents qui refuseraient de faire les contrôles. Nous aimerions connaitre les sanctions qui attendent ceux qui refuseraient d’appliquer une tâche qui ne rentre pas dans leurs attributions. C’est pourquoi nous demandons à ce que les personnels ne soient plus obligés de faire ces contrôles, qui nous le constatons sont sans effet.

Les bibliothécaires dénoncent le cynisme absolu de faire croire que l’on peut protéger les biens et les personnes alors que ceux qui étaient en mesure de le faire (de toute façon que feraient-ils face à une arme dans un sac ?...) ne sont plus là depuis longtemps, nous laissant seuls parfois face à des incivilités dont l’administration ne tient compte que pour établir des statistiques qui les arrangent puisque nombreuses et majoritaires sont celles qui ne sont pas signalées. Mais le plan est annoncé et les apparences sont sauves… Les politiques nous assurent de leur soutien dans les médias, et bien qu’ils agissent concrètement. 

 

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