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Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 10:56
La Ville de Paris ouvre une caisse noire pour casser la grève du dimanche dans les équipements sportifs

« Nous avons une enveloppe d'heures supplémentaires exeptionnelle "gestion de grève" pour faire venir des agents et assurer la tenue des compétitions les plus sensibles » a avoué la mairie dans une note confidentielle.

C'est ce qu'on appelle une tentative de noyade ! A la Direction de le Jeunesse et des Sports (DJS) de la Ville de Paris, on ne sait plus quoi faire pour casser le mouvement des agents des équipements sportifs en grève depuis maintenant 13 mois (oui, treize !) pour la revalorisation de leur prime dominicale actuellement fixée à 45 euros.

Dans une note qui aurait du rester confidentielle mais dont néanmoins les syndicats ont eu connaissance, on apprends que la ville de paris est prête à tout pour casser la grève des agents municipaux. Mais alors vraiment prête à tout.

« Voici le rappel des points abordés lors des dernières réunions avec la direction sur la gestion de cette maudite (sic) grève » annonce d’emblée la note municipale. La Ville commence par la carotte pour pouvoir attirer des « volontaires » qui seront affectés au remplacement des agents grévistes. 

« Nous avons une enveloppe exceptionnelle d'heures supplémentaires "gestion de grève" » annonce la note de service. Probablement une sorte de « caisse noire » car plus personne dans l'administration depuis les années Chirac n'en avait entendu parler. « Elle va nous servir à faire venir les agents et assurer les compétitions les plus sensibles. N’hésitez pas à l'utiliser pour sécuriser un maximum les manifestations » continue la missive. A vu de nez chaque agent « volontaire » pourrait être payé environ 200 euros par jour. A la mairie, on met vraiment les moyens quand il s'agit de casser une mouvement social pourtant légal et on ne peut plus légitime.

 

                  La mairie cherche dans les textes où se trouve le budget gestion de grève

La Ville de Paris ouvre une caisse noire pour casser la grève du dimanche dans les équipements sportifs

                     - Je ne vois nulle trace Mme le Maire, il faut sûrement remonter à TIbéri

                         -  Voire jusqu'aux années Chirac comme c'est une caisse noire !

 

Mais, comme la carotte ne suffira pas à ouvrir « coûte que coûte » les établissements sportifs de la capitale, la mairie peut sortir le bâton. Outre le fait de sanctionner les grévistes en faisant des rapports à tout va, à la la DJS  c'est maintenant les non grévistes qui sont dans la ligne de mire municipale. « Si un agent refuse son déplacement d'un site à un autre (non prévu actuellement Ndr) il s'expose à un rapport qui sera suivi d'une sanction » menace la note interne.

D'autant que l'équipe d'Anne Hidalgo ne prend pas de gants pour décider du déplacement forcé d'un agent. « Il faut juste le lui avoir notifié, peu importe qu'il signe ou pas. Attention le directeur (un énarque socialiste qui a travaillé autrefois au cabinet de Delanoë Ndr) a donné comme consigne de sanctionner immédiatement sans même de lettre de remontrance préalable ». Visiblement le directeur n'est pas très sport. Il faudrait peut être en avertir une ancienne inspectrice du travail ?

Enfin, cerise sur gâteau Olympique, la ville montre aussi son peu d’intérêt, voire son mépris, envers les « petits » usagers. « Ne pas hésiter à déplacer un agent d'un petit équipement  sans compétition et le fermer pour faire ouvrir un autre avec compétition importante » ordonne l'administration.

La DJS a toutefois une pensée émue pour ceux qui vont devoir appliquer ces consignes « ces informations doivent être partagées avec les chefs d'établissement pour une communication commune. Conscient de la difficulté de votre tâche nous vous en remercions » Avec une prime ?

De nombreux élus ont mis à l'ordre du jour du prochain conseil de Paris la longue grève des agents de la DJS. Outre la dénonciation « de la mauvaise gestion de ce conflit » ils réclament « l'ouverture des négociations avec les grévistes et une harmonisation des primes du dimanche par le haut ».  Ça tombe bien car la mairie de Paris va accorder officiellement 100 euros de prime dominicale aux agents des bibliothèques Françoise Sagan et Canopée qui doivent être inaugurées cette année. Il va y avoir du sport !

 

                 A Paris; l'objectif est uniquement de casser la grève du dimanche à la DJS

La Ville de Paris ouvre une caisse noire pour casser la grève du dimanche dans les équipements sportifs

                                                                        - Coûte que coûte

 

 

 

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 07:21
Santé-environnement : pour l'application de la loi « Abeille » dans toutes les bibliothèques jeunesse de la ville de Paris

                      Pour des espaces jeunesse sans ondes électromagnétiques

En ce début d'année, le Parlement français adoptait une loi (dite loi Abeille) qui interdit le WiFi dans les crèches et le limite dans les écoles. Ce texte voté par la représentation nationale oblige également à indiquer clairement si une zone est couverte par le WiFi, et donc un champ électromagnétique.

Notre syndicat rappelle qu'en 2009, une conférence de citoyens mis en place par la Mairie de Paris recommandait déjà la prudence avec notamment l'abaissement du seuil d'exposition aux ondes électromagnétiques. Elle recommandait en outre de « privilégier dans les bâtiments publics, notamment les bibliothèques, l'utilisation du filaire par rapport au wifi » (lire ici). 

La CGT demande que la Ville de Paris étende l'application de la loi « Abeille » dans tout les lieux accueillant des enfants de moins de trois ans et les lieux où des activités numériques pédagogiques ont lieux en lien avec le fonctionnement de bornes WIFI, notamment les sections jeunesse des bibliothèques. Au delà de la protection des enfants, la mise en œuvre de cette loi créerait, de fait, des zones blanches où les agents souffrant d'électrosensibilité pourraient par ailleurs se réfugier.

 

Santé-environnement : pour l'application de la loi « Abeille » dans toutes les bibliothèques jeunesse de la ville de Paris
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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 13:16
Insultes racistes ou antisémites, agressions contre le public ou le personnel, destructions et vols de matériel, menaces diverses….

              Violence dans les bibliothèques : La Mairie de Paris regarde ailleurs....

Insultes racistes ou antisémites, agressions contre le public ou le personnel, destructions et vols de matériel, menaces diverses… quand ce ne sont pas des intrusions en bande organisée. La litanie des événements qui touchent les bibliothèques parisiennes est particulièrement édifiante si l’on en croit les (nombreux) rapports envoyés régulièrement par les responsables d’établissement à la Direction des Affaires Culturelles. 

Parfois, certains jouent même les voyeurs et se « caressent » devant quelques lectrices qui visiblement ne s’attendaient pas à ça. Une situation qui d’ailleurs commence à rebuter nombre d’usager(e)s qui ne souhaitent plus fréquenter les bibliothèques municipales parisiennes dans ces conditions.

Et que suggère l’administration parisienne pour améliorer l’accueil des usagers (une de ses priorités parait-il) et les conditions de travail de ses personnels ?  Ben, elle propose de ne diminuer rien moins que la sécurité de nombreuses bibliothèques dont l’environnement est pour le moins « sensible ».

Ainsi pour faire des économies (de bout de chandelle) le cabinet d’Anne Hidalgo a exigé de la Direction des Affaires Culturelles de rogner sur son budget « sécurité des bâtiments ». On connaît déjà les premières victimes : les bibliothèques Melville (XIIIe), Yourcenar (XVe) et Duras (XXe) qui se payent l'audace d’avoir deux agents en charge de la sécurité. Un pour assurer la sécurité incendie (en effet, ces bâtiments plutôt grands bénéficient d’une centrale incendie complexe qui impose la présence d'un agent qualifié SSIAP 2).

Quand à l’autre autre agent, celui-ci est plus particulièrement affecté à la tranquillité des locaux ce qui, on le constate tout les jours, n’est pas du luxe. Sans compter les nombreux conflits qui ont lieux dans les salles qui abritent les postes informatiques en libre service, l’agent de sureté sépare tous les jours des lecteurs qui se battent pour une place disponible.

Insultes racistes ou antisémites, agressions contre le public ou le personnel, destructions et vols de matériel, menaces diverses….

Désormais, ces établissements doivent faire une croix sur l’un d’entre eux et fissa ! Ils ont deux jours pour choisir. Cornélien. Pas chienne, la municipalité leur propose des pistes : « Supprimez l’agent diplômé du SSIAP 2  et formez donc vos agents aux subtilités de la centrale incendie ».  Problème : Même les SSIAP 1 ne sont pas habilités à cela, alors pensez les bibliothécaires ! Prions pour qu’il n’y ait pas le feu. Puisque il faut sacrifier quelqu’un, il ne reste donc plus qu’à supprimer l’agent de sécurité.

Une situation que les bibliothécaires concernés dénoncent vigoureusement. Ainsi une de  trois bibliothèques citées a été victime il y a quelques jours à peine d’incidents particulièrement graves :  des bandes jettent des livres du premier étage sur les usagers situés en dessous. Si, si. On a même parfois évité le drame car un bébé dans une poussette a bien failli être blessé. Évidemment,  le Bureau des bibliothèques est au courant. Gageons que la Direction des Affaires Culturelle et l’adjoint à la Culture, Bruno Julliard également.

Comme le disent si bien nos collègues de la CFDT, ces mesures de restriction budgétaire marquent le mépris de la mairie de Paris envers la sécurité des usagers et des personnels (lire ici). C’est pas faux.

Notre syndicat a déjà publié un article  d'alerte sur les incivilités dans les bibliothèques. C’était il y a quatre mois (lire ici). De son côté la DAC a commandé une enquête sur ce sujet.  Aujourd’hui le rapport n’est toujours pas publié. Il est vrai que il est fort probable qu’il pointe une forte dégradation de la situation dans les bibliothèques municipales de la capitale.

Nous demandons à la mairie de Paris de stopper ce projet de suppression de poste qui va à l’encontre des intérêt des usagers et des personnels avant sa présentation au Comité Hygiène et Sécurité et Condition de Travail (CHS-CT) de la Direction des Affaires Culturelles. Cette instance présidée par Bruno Julliard, doit donc se réunir en urgence. L’ensemble des syndicats devrait avoir beaucoup de choses à dire à notre premier adjoint.

 

                                   Anne Hidalgo réduit la sécurité dans les bibliothèques parisiennes

Insultes racistes ou antisémites, agressions contre le public ou le personnel, destructions et vols de matériel, menaces diverses….

                                                              - M’en fous je suis bien protégée

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 07:16

 

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                                                    - Ah Bruno, c'est au pied du mur qu'on voit le maçon

 

La mairie de Paris va-telle baisser (ou augmenter) le montant de la prime dominicale ? 

La bibliothèque Françoise Sagan, sise au Carré au Saint Lazare du côté de la Gare de l'Est dans le Xème arrondissement, doit prochainement être inaugurée. A l’origine, selon les prévisions de la mairie de Paris, celle-ci devait ouvrir le dimanche. Vu les débats actuellement très vifs qui ont lieu actuellement à la Ville de Paris sur le montant de la prime dominicale accordée aux personnels (les personnels de la Direction de la Jeunesse et des Sports sont en grève sur cette question depuis un an) nous avons écrit à Bruno Julliard, président du Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles. Un comité Technique (CT) prévu pour le mois de mars mais dont l'ordre du jour n'est toutefois pas encore connu. Voici l'intégralité de notre missive 

« Monsieur le président, l’ouverture du dimanche de la bibliothèque Françoise Sagan au Carré Saint Lazare (Xe), censée ouvrir dans quelques semaines est elle toujours à l'ordre du jour pour la Ville de Paris ? 

Si oui, nous supposons que lors de ce premier comité technique, l'administration va soumettre au vote de l'instance le projet de délibération qui est censé être présenté au Conseil de Paris avant son ouverture comme cela a été le cas pour les trois bibliothèques qui ont ouvertes précédemment le septième jour (Duras, Truffaut et Yourcenar). 

Cela nous permettra de connaître l'organisation prévue pour cet établissement, notamment le cycle de travail, le nombre et la fréquence de dimanche travaillé ainsi que le nombre d'agents prévus en semaine et surtout le dimanche, notamment si l'appel aux emplois étudiants est toujours d'actualité.

 

   La mairie va-t-elle faire appel à des étudiants pour faire fonctionner des équipements publics ?

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                                                          - Ah non, pas de contrat type CPE chez moi...

                                                                  

Autre point qui devra être précisé par l'administration : le montant de la prime dominicale qui sera accordée aux personnels de Françoise Sagan. Actuellement, le montant de cette prime est de 100 euros pour les agents travaillant dans les bibliothèques. 

Toutefois, suite à la (très longue) grève des agents de la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) pour obtenir une revalorisation de leur prime dominicale, la Mairie de Paris a déclaré dans la Gazette des Communes vouloir traiter le sujet « de manière globale et aller vers une harmonisation » (lire ici). Par conséquent, quelle est la position de l'administration ? Comme cette déclaration date de bientôt un an, nous supposons, là encore, que les services de la mairie ont dû avancer sur les modalités de cette harmonisation. 

Il est toujours difficile de savoir quelle sera la position des élus siégeant au Comité Technique mais si harmonisation il y a, elle ne peut être que de 100 euros minimum. Les seules positions officielles et connues à ce jour pour une prime du dimanche à destination de tout les agents de la Ville (et donc à ceux des bibliothèques) sont celles de la CFDT et de l'UNSA qui exigent une prime de....180 euros. Si, si. En tout cas c'est sur leur site officiel (et c'est ici). Une information qui ne peut aller que dans le sens de nos collègues de la DJS en conflit depuis maintenant un an sur cette question. 

Nous tenons à rappeler que selon les textes réglementaires déjà applicables aux CT « si l'ensemble des représentants des personnels ayant voix délibérative émettent un vote négatif, le projet est retiré par l'administration et doit être représenté avec une nouvelle formulation et un nouveau contenu pour un nouveau vote ». 

Évidemment, ces précisions ne sont valables que si la Direction des Affaires Culturelles a toujours l'ambition d'ouvrir une nouvelle bibliothèque le dimanche. Dans le cas contraire... En vous remerciant par avance de votre réponse.»

 

 

            La mairie de Paris va-t-elle inaugurer une nouvelle bibliothèque le dimanche  ?

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                     - A ce prix là, ça ne pourra être que dans une Zone Touristique internationale 

 

 

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 08:41

 

        Bibliotheque-de-lHotel-de-Ville-Paris-2012.jpg

                                                                    Une image de vide et de désolation    

 

Anne Hidalgo a-t-elle cédé à la peur ? En tout cas, la Mairie de Paris ne fournit aucune explication vraiment recevable pour justifier cette fermeture.

C’est aujourd'hui la bibliothèque la plus sûre de la capitale. Certes, Paris ayant connu diverses insurrections, l'Hôtel de ville fut souvent le point de ralliement d'émeutiers, insurgés et révolutionnaires et la commune a laissé ses traces dans la mémoire des élu(e)s de la capitale mais ça, c’était avant !

Inaugurée en 1890, elle abrite désormais plus de 600 000 documents souvent rares, voire uniques (livres, périodiques, manuscrits, dessins d’architecture, photos) dont les chercheurs, les politiques, les étudiants raffolent. « Cette bibliothèque constitue un lieu incontournable de recherche, inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, elle offre l’un des meilleurs exemples d’architecture de bibliothèque de la fin du XIXe siècle » déclarait d’ailleurs Bertrand Delanoë lors de sa réouverture après travaux en 2010. Mais voilà, elle est fermée au public depuis les attentats du mois de janvier et ne remplit plus son rôle de service public.

Pourtant, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a maintenu ouverts coûte que coûte tous les autres bâtiments publics municipaux, dont les autres bibliothèques parisiennes « pour ne pas céder à la peur et aux terroristes ». Des équipements qui ont connu par ailleurs de grandes difficultés à fonctionner avec les contraintes de la mise en place du plan Vigipirate attentat (lire ici).

 

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                            - Il ne faut pas céder à la peur et ouvrir malgré les contraintes budgétaires

                   

Inutile cependant de tenter de se rendre pour le moment à la Bibliothèque de l’Hôtel de Ville (BHdV) située au quatrième étage de la mairie de Paris. Le public y est refoulé fissa. « L’accès à la bibliothèque est interdit pour raison de sécurité » affirme sans plus d’explication l’administration. Curieux quand on sait que l’Hôtel de Ville est l’un des bâtiments les plus contrôlés de la capitale. Il faut en effet passer un premier barrage, pour ensuite passer sous un détecteur de métaux et  déposer sa pièce d’identité en échange d’une carte d’accès temporaire. Alors les services d’Anne Hidalgo ont-ils peur d’un lecteur ou d'un chercheur malveillant ?                         

Encore plus curieux car en réalité l’Hôtel de Ville…. n’est pas interdit au public ! En effet de nombreux badauds peuvent se rendre dans les salles d’exposition, voire dans les salons d’honneur de la mairie où ont eu lieu déjà plusieurs pince-fesses. Alors pourquoi la BHVP reste-telle portes closes depuis maintenant près de six semaines ?

Une fermeture qui pourrait perdurer car les autorités n’annoncent aucune date de réouverture. Il est vrai qu’elles n’ont pour le moment pas pu expliquer les raisons de cette fermeture. D’ailleurs, les personnels commencent à se poser des questions. La mairie de Paris veut elle fermer la Bibliothèque administrative de l’Hôtel de Ville ? On sait déjà que l’avenir des bibliothèques patrimoniales gérées par la municipalité (Bibliothèques Historique, Forney, BiLiPo…) est on ne peut plus flou, celui de la BHdV semble embourbé dans le marais.

On attend avec impatience les explications de la mairie quand à la fermeture soudaine, et sur ordre du cabinet du maire, de la BHdV. On n’imagine pas que ce soit en raison de la peur d’Anne Hidalgo face au terrorisme.

 

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                                                  - Tinquiète Anne, tu peux rouvrir la bib, on est là !

 

 

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 09:15

 

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                                         Reste à savoir qui va nettoyer

Certains appelleraient ça une performance. D’autres carrément du foutage de gueule. Ce qui est sûr en tout cas c’est que l’atelier Beaux Arts de la rue de la Glacière dans le XIIIème va se transformer en une véritable décharge. On sait au moins qu’elle sera municipale.

C’est une idée qui a germé dans le cerveau toujours fécond de l’artiste quand il se veut contemporain voire (un peu) à l’avant-garde. A l’occasion des prochaines portes ouvertes de l’établissement municipal, les 13 et 14 mars va en effet être organisé un superbe spectacle visuel : « les chutes » un happening comme on dit chez les professionnels de la profession qui consiste à jeter dans un escalier des sacs remplis d’on ne sait quoi. « Il s’agira pour chaque étudiants de lancer un sac de chantier, toutes les dix minutes entre le 3ème et le 2ème étage dans la salle Martin Bissière » prévient la direction de l’école. « Cette action doit pouvoir être envisagée comme un acte artistique » les professeurs pourront à présent en parler aux étudiants

Qu’est ce qu’il y aura dans ces sacs ? Ce sera au choix des performers. Certains pourront mettre de la peinture en boite, d’autres de l’huile en bouteille, d’autres encore des gravats, des plumes, voire plus si affinité. « Moi je vais mettre une poule vivante » s’exclame une étudiante qui a laissé planer le doute sur son exécution. A défaut  de galinacées, elle pourra toujours mettre leur fiente dans son sac artistique. Il parait qu’on en trouve pas mal du côté de l’Hôtel de Ville en ce moment. A mois que ce ne soit la ouate qu’elle préfère (lire ici).

 

                                      A l'ABA 13, l'imagination artistique est sans limite

     film le pere noel est une ordure 3

                     - Mais qu'est-ce que c'est qu'cette matière ? Mais c'est... c'est d'la merde !

                            - Non c'est juste ce qui reste de mon kloug après lancer de sac !

 

  

Pour trouver ces sacs de chantier, pas de panique tout est prévu « le sac s’achète au BHV dans le sous sol côté emballage. Ils sont vendus par lots. Les élèves peuvent se regrouper pour l’achat » précise l’administration

Chaque lancé de sac sera « filmé et enregistré » précise la Direction des affaires culturelles. « ces actions doivent faire en sorte d’obtenir, un impact visuel ou une transformation du contenu » espèrent les concepteurs. En gros, les sacs doivent pouvoir s’éventrer et tout saloper autour. Une sorte de body painting comme on n’en fait plus.

Mais attention, côté sécurité on est prudent chez nos artistes « il faut que l’espace qui reçoit le sac ne soit pas accessible aux visiteurs ». Et oui, il manquerait plus que de finir assommé après avoir été repeint de la tête aux pieds. Bon, on ne sait pas ce que donnera ce curieux mélange . Enfin si, on commence un peu à s’en douter. « Il faut prévoir une équipe de nettoyage » anticipe déjà le direction.

On ne sait si le bureau des pratiques artistiques ( ?) tutelle des ateliers beaux arts municipaux a prévu de lancer un marché pour embaucher une équipe pour nettoyer ce Tchernobyl artistique, mais vu les restrictions budgétaires en vigueur à la Ville de Paris, on doute qu’il puisse y arriver. Alors les femmes de ménage vont-elles s'en charger ? Ce serait une curieuse conception de l’art qui ne sert qu’à asservir un peu plus le prolétariat non ? Plus dure alors serait la chute.

 

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 08:43

 

                Journey Look Into The Future

 

                    Une expertise qui fait mal aux oreilles du bureau des bibliothèques

« Les espaces discothèques c’est fini » nous serinait-on à qui mieux mieux . « La musique n’intéresse plus personne, le CD est ringard, il faut supprimer tout ça » rajoutaient les diafoirus en tout genre. Conséquence : le bureau des bibliothèques de la ville de Paris (BBL) avait pour unique objectif de supprimer les sections discothèques les unes après les autres comme le démontrait sa note officielle envoyée il y a tout juste un an aux responsables des bibliothèques parisiennes.

L’administration y allait d’ailleurs franco annonçant la fermeture de quatre sections discothèques : Aimé Césaire, Vaugirard, Europe et Glacière. Et la Mairie de Paris de s’appuyer sur la baisse des emprunts de CD (réelle, il est vrai) pour annoncer d’ors et déjà la liste des prochaines victimes.

Et là, l’administration n’y allait pas de main morte : « les discothèques en déclin dont la fermeture pourrait être envisagée: Amélie, Batignolles, Place des Fêtes, Saint-Éloi et Saint-Simon. » Les fermetures d’Italie et Buffon étaient également évoquées. Ça tombait comme à Gravelotte (lire ici).

Une fois les CD envoyés à la déchèterie ou au chauffage urbain - à la mairie on ne craint pas la pollution aux particules fines - le BBL affirmait sans rire les remplacer par des « espaces numériques » Enfin quand on parle « d’espace numérique » il fallait plutôt comprendre un endroit avec quelques tables sur lesquelles était posé un simple ordinateur histoire d’aller voir ses mails ou d’aller fureter sur Le Bon Coin voire plus si affinités. Pour la valeur ajoutée culturelle toutefois on repassera.

Mais le BBL avait inventé la mixture à faire avaler à sa tutelle. « La mise en œuvre de ces fermetures sera échelonnée entre 2014 et 2015 si possible en proposant aux établissements un réaménagement voire des travaux de rénovation qui permettent de présenter positivement les évolutions tant aux équipes qu’aux mairies d’arrondissement ». Pas bête, comme ça les maires d’arrondissements n’y verront que du feu. Le même feu qui servait à bruler les documents ?

 

                Swing+to+the+Right

          Fermeture de discothèques: Le BBL tente d'enfumer les maires d'arrondissements

 

Bon d’accord, les raisons de ces fermetures étaient on ne peut plus prosaïques, car dans sa note le BBL vendait  la mèche. « Cette politique aura l’immense avantage de permettre un rééquilibrage des personnels entre sections dans le cadre du travail engagé sur les effectifs » expliquait sans rire l’administration c’est-à-dire en bon français, uniquement compenser les suppressions de postes déjà effectuées dans les sections jeunesse et adulte. C’est ça ou les bibliothèques ne pourraient bientôt plus ouvrir. Mais catastrophe.

Les bibliothécaires (et les discothécaires) parisiens ne l’entendant pas de cette oreille,  avec l’aide de tous les syndicats, ont mené une fronde historique (lire ici) qui avait contraint le nouveau directeur des affaires culturelles à reporter les fermetures des sections discothèques sine die. Pour appuyer son propos il décida de commander un rapport sur « l’avenir de la musique dans les bibliothèques parisiennes » Et le rapport fut !  Et le moins que l’on puisse dire est qu’il fait mal aux oreilles du bureau des bibliothèques de la Ville de Paris.

C’était il y a quelques jours et les syndicats étaient conviés à une présentation de ce rapport quasi finalisé et rédigé par Gilles Rettel,  ancien guitariste du groupe Marquis de Sade et devenu depuis spécialiste de la question. Pour cette étude, il a d’ailleurs rencontré divers acteurs des discothèques parisiennes. « Oui, la musique a un avenir dans les bibliothèques, et plus que jamais » annonça-t-il d’emblé. « La musique est encore une des principales activités culturelles » affirme même Gilles Rettel. Toutefois, les bibliothèques-discothèques parisiennes « doivent se rendre visibles » ajoute-t-il  en pointant notamment le fait que le fonds patrimonial  de la médiathèque musicale de paris (MMP) est peu connu. « Même des spécialistes qui sont sur la liste de diffusion musisorbonne ignorent parfois votre existence» a ainsi remarqué l’ex gratteux du divin marquis.

Soudain Gilles Rettel  jette un vrai pavé dans la mare. « Il ne faut vas abandonner le prêt physique » car le CD (ou le vinyle) a « un impact sensitif ». D’ailleurs, selon lui « la dématérialisation est un mythe ». D’ailleurs, la production de disque reste élevée, et même en baisse, le prêt d’un CD en bibliothèque reste encore non négligeable selon une étude de l’ACIM (lire ici). 

 

 

                                                       Le CD (ou le vinyle) a « un impact sensitif ».

        MANGE-6

                                                                  - Tiens mon p'tit, et c'est bon pour la santé

 

Mais ce fonds musical documentaire, il faut le valoriser en commençant par le rendre gratuit ! « Il est incompréhensible de voir coexister dans un même lieu des documents gratuits d’un côté (des livres) et payants de l’autre (des CD ou des DVD) ». Il est vrai que cette différence de traitement entre supports documentaires porteurs d’une mission commune de diffusion culturelle ne se justifie en aucune façon. Une position reprise par l’ACIM qui avait publié le manifeste la musique a toute sa place en bibliothèque pour réaffirmer le rôle prépondérant des médiathèques dans le développement de l’éducation et de la culture musicale de tous les publics, et notamment des nouvelles générations.

Quant au « numérique », le grand dada de la mairie de Paris, Gilles Rettel n’est pas contre mais il n’y voit pas tout à fait la même chose que le bureau des bibliothèques. « Faites des blogs, des sites web avec des play lists, des liens renvoyant vers des conférences, des concerts… ». Une  production de contenu qui « mettrait en avant le rôle de médiateur des bibliothèques ». Une façon là encore de se rendre visible. Il faudrait toutefois que la mairie de Paris laisse s’exprimer la créativité des bibliothécaires. Vu le contrôle tatillon qu’exerce le BBL au quotidien, ce n’est pas gagné. Il est aussi préconisé que les discothécaires aient accès depuis leur poste de travail à Deezer et Spotify. Pas gagné là non plus car la municipalité se retranche derrière … la faiblesse de son réseau informatique ! Il faut aussi  simplifier l’accès au catalogue qui selon lui est parfois difficile. Bref, la mairie doit faire un (gros) effort de communication pour valoriser ses services.

Évidemment, valoriser le patrimoine culturel de la mairie, les personnels le font au quotidien. Le rapport propose de consolider l’expertise en opérant une veille des réseaux sociaux et de la presse spécialisée (française et étrangère), mais aussi de mettre en relation des ressources numériques, de nouer des partenariats, de diffuser des lettres d’informations ou d’attirer un public plus spécialisé. Actions qui requièrent des moyens en termes de personnels mais aussi de formation continue. « Ces propositions impliquent une mise à niveau des compétence » écrit d’ailleurs Gilles Rettel.

Il ne reste plus qu’à la mairie de Paris à appliquer ces recommandations. Allez un peu d’audace et de créativité quoi. On devrait en savoir plus très très vite car le rapport final avec tous les développements nécessaires (auquel on n’a pas eu accès) va bientôt être remis à Noël Corbin, le directeur des affaires culturelles et Bruno Julliard, l’adjoint en charge de la culture. On espère vivement qu’il soit rendu public évidemment.

En tout cas, oui la musique et les espaces discothèques ont un avenir dans les bibliothèques municipales parisiennes (et d'ailleurs). Dommage qu’il ait fallu faire appel à quelqu’un d’extérieur pour confirmer ce que disent les personnels et leur représentants depuis tant d’années.

 

                                     Gilles Rettel (à droite) met à bas les idées reçues sur la musique

                  photo

                                                                  - Tiens, prends ça mécréant !

 

 

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 14:50

 

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            Une démagogie qui frise le populisme de la part de l’équipe municipale

La mairie de Paris vient même de lancer une grande « consultation » auprès des parisiens. Objectif de cette pseudo enquête ? « Moderniser le service public ». On se demande bien à quoi ont bien pu servir les deux mandatures précédentes ! Mais au fait c’est quoi moderniser ? « La mairie verrait d’un bon œil l’ouverture de nouvelles bibliothèques le dimanche ou le soir et l’extension des horaires de certains services » rapporte Le Parisien après un échange avec Emmanuel Grégoire, l’adjoint en charge de la « modernisation de l'administration » sans oublier les « ressources humaines ». On se disait aussi.

On ignore cependant si la mairie verrait « d’un bon œil » le rétablissement normal des horaires de ces mêmes bibliothèques. En effet, ces équipements ont du réduire leur ouverture aux parisiens faute d'un personnel suffisant pour assurer un service considéré comme « normal » jusqu’alors (lire ici).

Mais au fait, pourquoi la mairie de Paris veut-elle absolument ouvrir tard le soir ou le dimanche ? Cet exercice de démagogie, certes récurent de la part nos élus et la haute administration, est des plus curieux en cette période de disette budgétaire et de réduction d’effectif. Alors, est ce seulement un problème de communication ? A moins que cela soit surtout la marque d'absence de cohérence dans la politique municipale ?

Prenons les ouvertures vers le soir, pour les bibliothèques par exemple. « Je n’y suis pas favorable » avait déclaré publiquement, à l'occasion d'un comité technique paritaire, Bruno Julliard, premier adjoint de la Maire, également en charge la culture. Il est vrai que dans les bibliothèques où ces nocturnes existent le bilan n’est guère probant. Peu ou pas de public, hormis quelques étudiants égarés. D’ailleurs, ces nocturnes sont même ..carrément suspendues plusieurs mois dans l’année (toutes les vacances scolaires en fait) preuve de leur faible utilité. Elles devraient d’ailleurs bientôt être supprimées. Allô quoi ! Personne n’a eu l’idée de consulter Bruno Julliard ?

 

          Omar-Sy-et-Bruno-Julliard-a-Paris-le-20-novembre-2014

                                     - Mon cher Bruno, je crois que t'as plus de réseau

 

Pour l'ouverture du dimanche, la situation est à peine moins compliquée. Cela impliquerait l’embauche de nouveaux personnels et pas qu’un peu. Or, la mairie de Paris est en pleine réduction d’effectif. Mais peut être qu’Emmanuel Grégoire l’ignore. Ou alors démago ?

Autre difficulté et non des moindres : la compensation du travail dominical. Là aussi le télescopage est curieux car justement les personnels de la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) de la Ville de Paris sont en grève tous les dimanches… depuis le mois de février 2014, pour obtenir une revalorisation de la prime dominicale, actuellement fixée à 44 euros. Les agents travaillant le dimanche dans les stades et les piscines veulent obtenir au moins autant que leurs collègues de la Direction des Affaires Culturelles, normal non ?

Les bibliothécaires qui travaillent actuellement le dimanche (Truffaut, Yourcenar et Duras) touchent pour leur part 100 euros. Vers le mois de juin, une quatrième bibliothèque, Françoise Sagan, doit ouvrir le dimanche comme cela est prévu de longue date. L’octroi de cette prime doit avoir obligatoirement des conséquences sur les revendications des agents de la DJS, non ?

 

                            Prime dominicale: les agents de la DJS sont en grève depuis plus d'un an

           2014-01-28hidalgo-copie-1

                                                        -  Hé, y a pas marqué partenaires sociaux là !

 

« Appliquer cette prime aux agents travaillant le dimanche au sein de la DJS nécessiterait de l’appliquer aux autres agents de la ville de Paris travaillant ce jour là » avoue un Emmanuel Grégoire plongé dans l’effroi au quotidien 20 minutes. Cela implique de négocier avec l’ensemble des directions et l’ensemble des syndicats concernés ». Oulah ! Est-à dire que la prime du dimanche pour les bibliothèques doit être revue à la baisse ? On attend les précisions de l’équipe d’Anne Hidalgo, par ailleurs opposée (parait-il) à la Loi Macron sur le travail du dimanche.

La mairie se défend, parait-il, de vouloir s’appuyer sur l’avis des parisiens pour forcer la main des personnels : « jouer l’opinion des usagers contre les agents, c’est destructeur à long terme » a déclaré Emmanuel Grégoire au Parisien. Destructeur pour le moins, en effet mais alors pourquoi tenter cet exercice périlleux ?

Car dans un questionnaire (surtout sur internet) on trouvera toujours des gens qui veulent des services ouvert à toute heure, quelque soit le jour de la semaine (et gratuitement dans le cas des bibliothèques ou des mairies d’arrondissement). Aller dans ce sens de la part d’une équipe municipale qui est censée connaître les contraintes budgétaires ou sociales que cela implique, est tout simplement démagogique. On pourrait même dire populiste.

 

         Omar-Sy-bien-entoure-a-Paris-le-20-novembre-2014 2

                              - Je suis maire de Paris, je suis démago, je suis, je suis .....

                                                        -  ...Je suis populiste !

 


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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 10:31

 

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                                  - Je crains madame que pour Paris Ville Numérique se soit compromis

 

       Les ordinateurs bientôt infectés par le virus de l’incompétence municipale

C’était il y a quatre ans. Une éternité dans le monde de l’informatique. A cette époque, la mairie de Paris à la recherche du moindre centime, supprimait la majeure partie des compétences de sa Direction des Services Informatiques (DSTI). Finie toute assistance technique en cas de bug ou de logiciel défaillant, voire comme parfois dans les bibliothèques, en cas de carte de lecteur « bloquée ». A la place, la municipalité a décidé de nommer « relais informatiques » des agents dans chaque direction de la Ville, en plus de leurs tâches habituelles, à charge pour eux, moyennant une (modique) prime, de dépanner le collègue en cas de plantage. Actuellement, il existe 450 relais techniques pour 22 000 ordinateurs. 

Mais à la mairie, on adore la réorganisation continuelle. Les Shadocks pompaient, ben, notre équipe municipale aussi. On ne compte plus les créations de directions, puis les fusions de ces même directions crées deux ans auparavant, les fusions de services avant de les réorganiser ailleurs. A Paris, y a peut être plus de marronniers mais il y a des organigrammes pour les remplacer.

C’est ainsi que la mairie va supprimer les relais informatiques (de proximité) pour recréer…la DSTI !  « Faire et défaire c’est toujours travailler » clamait le Sapeur Camember au moment où il bouchait le trou qu’il venait à peine de creuser. Quoi il travaille à l’Hôtel de Ville ?

 

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                                     - Mais quel est le con qui nous a mis un organigramme là dedans ...

 

Ce projet (en fait déjà bouclé) prévoit la création d’un centre de service et de quatre agences qui se partageront les différentes directions. Toutefois, y a un bug en prévision car ce nouveau service piloté donc par cette « nouvelle » DSTI devra acceuillir…des agents volontaires ! Si les quelques relais techniques qui effectuaient plus de la moitié de leur travail en matière informatique seront appelés à rejoindre la nouvelle structure, ils ne représentent qu'une poignée. Alors, fini le concept de Paris Ville numérique ? Marrez vous, mais c'est vrai que c’était il y a ..huit ans 

En tout cas, voilà la Ville est bien emmerdée car elle ne peut muter d’office ceux qui résolvaient brillament les problèmes informatiques de leurs collègues. En effet, celles et ceux qui effectuent moins de 50 % de leurs tâches en tant que relais techniques resteront dans leur direction et n’effectueront plus alors que leur métier de base, a ainsi lâché la mairie de Paris lors de la première réunion d’information concernant cette réforme, aux agents concernés. « Mais ils peuvent aussi partir à la DSTI » a toutefois précisé une administration guère convaincue elle-même.

Il faut dire que pour trouver des volontaires, il faudra sûrement chercher jusque sous les tapis de souris municipaux. Concrètement, cela veut dire que les agents qui souhaitent continuer cette activité, le feront à plein temps, au sein de l’une des agences ou du centre de service, tout en gardant leur grade et leur fonction actuelle car il n’y aura pas de création de corps d’informaticien. Pas très emballant tout ça. Et oui, l’agent administratif, le jardinier, le bibliothécaire ou l’ingénieur deviendrait alors informaticien du jour au lendemain au sein de l’une de ces agences avec des salaires complètement différents mais surtout pas celui d’un informaticien. Il est vrai que ce corps… n’existe pas dans l'administration parisienne. Paris Ville Numérique ? Ouarf !

 

                             texas-instruments-computer-1980s-ad.jpg

                            Agent administratifs, jardiniers, bibliothécaires : bientôt tous informaticiens ?

 

Les autres relais techniques et assistants qui exercent cette activité à moins de 50% de leur temps seront, eux, remerciés pour leurs (bons et loyaux) services. Ils reprendront leur fonction initiale et ne toucheront plus de prime NBI. Y a pas de petites économies. Des primes qui  apparemment, et dans le plus grand secret, variaient d’ailleurs du simple au double selon les directions. Pas de panique, à la DAC c’était « du simple ».

Il y a quatre ans, il a été demandé aux responsables d’établissement de trouver des agents pour assurer cette nouvelle fonction au prétexte d’offrir un service « de proximité de qualité ». Les agents se sont investis, ils ont suivi de nombreuses formations onéreuses. Quoi qu''on pense de leur mise en place à l’époque, constatons encore une fois, ce gâchis d’argent public. Pourtant, « professionnalisme », « compétence », « adaptation » sont les mots clés qui ont été claironnés lors de cette réunion de présentation. L’équipe d’Anne Hidalgo a toujours le mot pour rire.

Mais, au fait, elle va fonctionner comment cette nouvelle DSTI ? Sur le nombre d’agent qui composera ce service… la Ville ne sait pas ! « Cela dépendra du nombre de ceux qui veulent venir » affirme sans rire la mairie de Paris à une question posée par des agents interloqués. Cela donne une certaine idée de l’incompétence municipale sur l’organisation prévisionnelle du futur parc informatique de la Ville. Alors 2015, « l’année de la panne » ? Et alors, Paris Ville analogique c’est bien aussi, non ?

 

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                                       - Je crois qu'à Paris, ils vont bientôt avoir besoin de mes services

                                          

 

 

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 08:25

 

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                                         - Allo le bureau des bibliothèques ?

                                   

Les usagers font beaucoup de réclamations au personnel, ils vivent ce faux progrès comme une régression.

Depuis l’installation de nouveaux automates de prêt dans les bibliothèques municipales parisiennes, le personnel et les usagers s’arrachent les cheveux. Ces machines, de marque bibliothéca modèle 1000, posent, en effet, de gros problèmes.

Concrètement, des bugs divers et variés bloquent ces automates plusieurs fois par jour pour une durée pouvant aller de quelques minutes à plusieurs jours, les redémarrages et procédures de relances de logiciels n’aboutissent pas.

Les platines intégrées à ces automates sont peu puissantes et ne détectent quasiment pas les puces RFID, notamment les « rondes » qui équipent  CD et DVD. En effet, une sur trois doit passer en retour manuel ! De plus l’activation des puces n’est pas réalisée, les documents ne sont plus protégés contre le vol. C’est ce qu’on appelle le progrès.

Évidemment, ces dysfonctionnements ne sont pas sans conséquence. Cela oblige à mettre en permanence une personne en plus pour assister les lecteurs qui n’arrivent pas, la plupart du temps, à rendre leur documents. De plus, un autre poste est dédié entièrement à la résolution de problèmes liés à l’automate, L'agent qui occupe ce poste est constamment sollicité pour répondre à ces questions. Il manquerait plus qu’il leur tombe un plan Vigipirate sur le dos !

Ce qui était imaginé comme un service simplifié pour le lecteur est devenu un vrai casse-tête pour tout le monde. Les usagers font beaucoup de réclamations au personnel, ils vivent ce faux progrès comme une régression, mais aussi comme une déshumanisation du service public.  

En tout cas, les pannes persistent et les réclamations faites par les bibliothécaires restent sans réponse. Peut être que le Bureau des bibliothèques est équipé lui aussi d’automates pour sa communication ? A moins que ce soit une nouvelle fois, par incompétence. D’autant qu'il a l’intention d’étendre ces merveilles à d’autres bibliothèques du réseau. Nous demandons à la mairie de Paris de mettre fin immédiatement à ce calvaire tant pour les personnels que les usagers.

 

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