Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
  • Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
  • Contact

Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


Recherche

Pages

26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 10:31

 

        640.843098.jpg 

                                  - Je crains madame que pour Paris Ville Numérique se soit compromis

 

       Les ordinateurs bientôt infectés par le virus de l’incompétence municipale

C’était il y a quatre ans. Une éternité dans le monde de l’informatique. A cette époque, la mairie de Paris à la recherche du moindre centime, supprimait la majeure partie des compétences de sa Direction des Services Informatiques (DSTI). Finie toute assistance technique en cas de bug ou de logiciel défaillant, voire comme parfois dans les bibliothèques, en cas de carte de lecteur « bloquée ». A la place, la municipalité a décidé de nommer « relais informatiques » des agents dans chaque direction de la Ville, en plus de leurs tâches habituelles, à charge pour eux, moyennant une (modique) prime, de dépanner le collègue en cas de plantage. Actuellement, il existe 450 relais techniques pour 22 000 ordinateurs. 

Mais à la mairie, on adore la réorganisation continuelle. Les Shadocks pompaient, ben, notre équipe municipale aussi. On ne compte plus les créations de directions, puis les fusions de ces même directions crées deux ans auparavant, les fusions de services avant de les réorganiser ailleurs. A Paris, y a peut être plus de marronniers mais il y a des organigrammes pour les remplacer.

C’est ainsi que la mairie va supprimer les relais informatiques (de proximité) pour recréer…la DSTI !  « Faire et défaire c’est toujours travailler » clamait le Sapeur Camember au moment où il bouchait le trou qu’il venait à peine de creuser. Quoi il travaille à l’Hôtel de Ville ?

 

             3094206572 5d37536e66 z

                                     - Mais quel est le con qui nous a mis un organigramme là dedans ...

 

Ce projet (en fait déjà bouclé) prévoit la création d’un centre de service et de quatre agences qui se partageront les différentes directions. Toutefois, y a un bug en prévision car ce nouveau service piloté donc par cette « nouvelle » DSTI devra acceuillir…des agents volontaires ! Si les quelques relais techniques qui effectuaient plus de la moitié de leur travail en matière informatique seront appelés à rejoindre la nouvelle structure, ils ne représentent qu'une poignée. Alors, fini le concept de Paris Ville numérique ? Marrez vous, mais c'est vrai que c’était il y a ..huit ans 

En tout cas, voilà la Ville est bien emmerdée car elle ne peut muter d’office ceux qui résolvaient brillament les problèmes informatiques de leurs collègues. En effet, celles et ceux qui effectuent moins de 50 % de leurs tâches en tant que relais techniques resteront dans leur direction et n’effectueront plus alors que leur métier de base, a ainsi lâché la mairie de Paris lors de la première réunion d’information concernant cette réforme, aux agents concernés. « Mais ils peuvent aussi partir à la DSTI » a toutefois précisé une administration guère convaincue elle-même.

Il faut dire que pour trouver des volontaires, il faudra sûrement chercher jusque sous les tapis de souris municipaux. Concrètement, cela veut dire que les agents qui souhaitent continuer cette activité, le feront à plein temps, au sein de l’une des agences ou du centre de service, tout en gardant leur grade et leur fonction actuelle car il n’y aura pas de création de corps d’informaticien. Pas très emballant tout ça. Et oui, l’agent administratif, le jardinier, le bibliothécaire ou l’ingénieur deviendrait alors informaticien du jour au lendemain au sein de l’une de ces agences avec des salaires complètement différents mais surtout pas celui d’un informaticien. Il est vrai que ce corps… n’existe pas dans l'administration parisienne. Paris Ville Numérique ? Ouarf !

 

                             texas-instruments-computer-1980s-ad.jpg

                            Agent administratifs, jardiniers, bibliothécaires : bientôt tous informaticiens ?

 

Les autres relais techniques et assistants qui exercent cette activité à moins de 50% de leur temps seront, eux, remerciés pour leurs (bons et loyaux) services. Ils reprendront leur fonction initiale et ne toucheront plus de prime NBI. Y a pas de petites économies. Des primes qui  apparemment, et dans le plus grand secret, variaient d’ailleurs du simple au double selon les directions. Pas de panique, à la DAC c’était « du simple ».

Il y a quatre ans, il a été demandé aux responsables d’établissement de trouver des agents pour assurer cette nouvelle fonction au prétexte d’offrir un service « de proximité de qualité ». Les agents se sont investis, ils ont suivi de nombreuses formations onéreuses. Quoi qu''on pense de leur mise en place à l’époque, constatons encore une fois, ce gâchis d’argent public. Pourtant, « professionnalisme », « compétence », « adaptation » sont les mots clés qui ont été claironnés lors de cette réunion de présentation. L’équipe d’Anne Hidalgo a toujours le mot pour rire.

Mais, au fait, elle va fonctionner comment cette nouvelle DSTI ? Sur le nombre d’agent qui composera ce service… la Ville ne sait pas ! « Cela dépendra du nombre de ceux qui veulent venir » affirme sans rire la mairie de Paris à une question posée par des agents interloqués. Cela donne une certaine idée de l’incompétence municipale sur l’organisation prévisionnelle du futur parc informatique de la Ville. Alors 2015, « l’année de la panne » ? Et alors, Paris Ville analogique c’est bien aussi, non ?

 

          mamadou-technicien-pc.jpg

                                       - Je crois qu'à Paris, ils vont bientôt avoir besoin de mes services

                                          

 

 

Lire aussi

Dans les bibliothèques parisiennes, les automates ne répondent plus

 

Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans Informations
commenter cet article
22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 08:25

 

                         your computer 1983-02 015-m

                                         - Allo le bureau des bibliothèques ?

                                   

Les usagers font beaucoup de réclamations au personnel, ils vivent ce faux progrès comme une régression.

Depuis l’installation de nouveaux automates de prêt dans les bibliothèques municipales parisiennes, le personnel et les usagers s’arrachent les cheveux. Ces machines, de marque bibliothéca modèle 1000, posent, en effet, de gros problèmes.

Concrètement, des bugs divers et variés bloquent ces automates plusieurs fois par jour pour une durée pouvant aller de quelques minutes à plusieurs jours, les redémarrages et procédures de relances de logiciels n’aboutissent pas.

Les platines intégrées à ces automates sont peu puissantes et ne détectent quasiment pas les puces RFID, notamment les « rondes » qui équipent  CD et DVD. En effet, une sur trois doit passer en retour manuel ! De plus l’activation des puces n’est pas réalisée, les documents ne sont plus protégés contre le vol. C’est ce qu’on appelle le progrès.

Évidemment, ces dysfonctionnements ne sont pas sans conséquence. Cela oblige à mettre en permanence une personne en plus pour assister les lecteurs qui n’arrivent pas, la plupart du temps, à rendre leur documents. De plus, un autre poste est dédié entièrement à la résolution de problèmes liés à l’automate, L'agent qui occupe ce poste est constamment sollicité pour répondre à ces questions. Il manquerait plus qu’il leur tombe un plan Vigipirate sur le dos !

Ce qui était imaginé comme un service simplifié pour le lecteur est devenu un vrai casse-tête pour tout le monde. Les usagers font beaucoup de réclamations au personnel, ils vivent ce faux progrès comme une régression, mais aussi comme une déshumanisation du service public.  

En tout cas, les pannes persistent et les réclamations faites par les bibliothécaires restent sans réponse. Peut être que le Bureau des bibliothèques est équipé lui aussi d’automates pour sa communication ? A moins que ce soit une nouvelle fois, par incompétence. D’autant qu'il a l’intention d’étendre ces merveilles à d’autres bibliothèques du réseau. Nous demandons à la mairie de Paris de mettre fin immédiatement à ce calvaire tant pour les personnels que les usagers.

 

                               stare_komputery_149_s.jpg

 

 

 

Lire aussi

La Mairie de Paris s’est encore plantée pour son parc informatique

Oui, la musique a un avenir en bibliothèque selon un rapport commandé par la Ville de Paris

 

Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques
commenter cet article
21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 10:53

 

    10655191 10152382847366921 1376665439006182781 o

 

Pendant ce temps, la Mairie de Paris s'affiche sans vergogne sur le parvis même de l’Hôtel de Ville 

Vous êtes parisiens ou bien venez d’ailleurs pour visiter un établissement culturel d’une des villes les plus riches du monde. Vous êtes surpris ! La moitié des salles sont fermées ? On vous incite à donner de l'argent pour aider les musées ? Le prix des expositions vous semble trop élevé ?

Et oui, vous entrez dans un établissement public mutualisé qui emploie de nombreux travailleurs précaires vivant dans la peur et la pression quotidienne de ne pas voir renouveler leur contrat. Car contrairement aux idées reçues, les agents des musées ne sont pas tous fonctionnaires !

C’est vrai que depuis que la gestion des musées municipaux a été transférée dans une nouvelle structure, Paris-Musées, malgré l’opposition unanime des représentants du personnel, la précarité s’est généralisée.

Beaucoup de personnels sont embauchés pour un temps limité ne dépassant pas six mois ! Jamais plus, souvent moins... Ils doivent ensuite attendre six autres mois pour espérer un autre contrat et ainsi de suite jusqu'à la Saint Glinglin..

 

                                             Hidalgo

                                  - Quand je serais maire, j'appliquerais ce qui est écrit dans ce livre

               

Par ailleurs ils sont payés deux mois après le premier jour travaillé (ils restent donc pendant une longue période sans salaire ne se nourrissant que d'amour et d'eau fraiche (lire ici)...Ils ne touchent pas non plus de prime le dimanche, un rêve patronal depuis longtemps réalisé à la mairie de Paris. Quand à leur contrat, celui-ci ne leur est généralement pas remis avant le début de leur mission. Parfois, il  n’est remis qu'à la fin de leur vacation, ce qui pose d'énormes problèmes avec Pôle emploi car ils ne peuvent fournir de justificatif de leur embauche. 

Dans certains musées ces agents précaires sont obligés de travailler en nocturne en horaires décalés sans être payés en heures supplémentaires. Leur vacation est renouvelée de mois en mois, ce qui leur met une pression quotidienne alors que les expositions durent quatre mois et plus.

Les vacataires sont souvent victimes de dysfonctionnements provenant de l'administration (une seule personne pour gérer tous les dossiers). Ils ne sont pas payés ou payés en dessous des heures effectuées.

Paris Musées ne répond pas à leurs demandes quand des problèmes se posent (fiche de paie, arrêté de travail, remboursement carte transport) Ils trouvent porte close et ne peuvent accéder aux services pour résoudre leurs problèmes...

 

           648x415_anne-hidalgo-candidate-socialiste-a-mairie-paris-pr.jpg

                                                       - Quel est l'imbécile qui a accrcoché tout ça !

 

Et la surveillance n'est pas le seul service touché, de nombreux services s'appuient également sur la précarité : conférenciers, plasticiens, personnels administratifs et tant d'autres encore ... en CDD, en stage, en contrat aidé, tout ceci entrainant une corruption généralisée où le copinage est bien souvent le seul critère de recrutement…

Cette situation des plus catastrophiques est en réalité le résultat d’une politique qui, sous couvert d’économie budgétaire, d’efficacité et de rentabilité, ne vise qu’à détruire les fondements mêmes de la fonction publique

Pour respecter les usagers du service public, respecter  notre patrimoine, il faut respecter les travailleurs, qui, coûte que coûte, permettent l'ouverture de nos musées et leur animation malgré le mépris et l'indifférence de leur employeur... Puisque la Mairie de Paris affiche sans vergogne sur le parvis même de l’Hôtel de Ville son combat contre la précarité exigeons la pérennisation de ces emplois immédiatement !

 

 

             Bruno Julliard, actuel président de Paris-Musées et ancien pourfendeur de la précarité

         215598-bruno-julliard-recu-sur-nouvelobs-com

                         - Quand je serais au pouvoir, j'appliquerais mes idéaux de jeunesse ...

 

 

 

Lire aussi

Les personnels du musée Carnavalet obligés de se cotiser pour venir en aide à leurs...     

Fermeture de salle record pour les musées de la Ville de Paris en 2013                    

 

Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans précaires
commenter cet article
21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 10:39

                  13414831261689.jpg

 

 

                Accidents de service ou de trajet : Voici la marche à suivre

La reconnaissance du lien entre l’accident et son travail est une protection en cas d’arrêt maladie prolongé et/ou de séquelles invalidantes pour soi et sa fonction (couverture par l’employeur, reconversion professionnelle…).

Il faut toujours déclarer un accident de service ou de trajet même si à priori il ne semble pas avoir de conséquence durable sur sa santé. Et ne pas hésiter à faire la demande de reconnaissance du caractère professionnel d’une affection chronique.

 

                       tumblr l43abq9nTU1qc01tho1 500

                                     Il faut toujours déclarer un accident de service ou de trajet

 

Un accident de service est un événement soudain qui survient pendant les heures de travail entraînant une lésion corporelle ou psychique même différée.

La victime doit prévenir la responsable, remplir la déclaration le plus précisément possible, voir le médecin le plus rapidement possible pour établir un certificat médical initial et envoyer le 1er volet de l’arrêt éventuel (après avoir fait une photocopie) à l’UGD.

Un témoin n’est pas obligatoire mais il est fortement conseillé d’avoir des témoignages directs ou indirects de collègues (ayant constaté l’accident ou la lésion ou la douleur ressentie suite à l’accident).

 

                       428890 105475859597047 539764952 n

      Un accident de service est un événement soudain qui survient pendant les heures de travail

 

L’accident de trajet doit avoir lieu pendant l’aller-retour entre lieu de travail, la résidence principale et/ou une résidence secondaire présentant un caractère de stabilité, tout autre lieu où l’agent se rend habituellement pour des raisons familiales (école..), le lieu où l’agent prend habituellement ses repas (cantine, restaurant..) pendant sa journée de travail.

La victime doit prévenir la responsable, remplir la déclaration le plus précisément possible, voir le médecin le plus rapidement possible pour établir un certificat médical initial et envoyer le 1er volet de l’arrêt éventuel (après avoir fait une photocopie) à l’UGD.

Il faut accumuler le maximum d’éléments rendant le moins contestable le caractère imputable au service de l’accident (sa survenue sur le trajet domicile/travail ou travail/domicile). L’idéal est d’avoir un témoin direct. A défaut, il faut donc contacter les secours. Sans témoignage direct, les témoignages indirects de voisins et/ou collègues juste avant et juste après l’accident.

 

                          2759627503_c6800273c9.jpg

                       L’accident de trajet doit avoir lieu pendant l’aller-retour entre lieu de travail.

 

 

Lire aussi

Accident de trajet : Ne sortez pas sans lui !

 

Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans santé au travail
commenter cet article
20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 17:00

  

           5-foucault-sartre-02

 

                                              Allez, on les signe tous...

Est-il possible de parler du travail sur son lieu de travail ? On croyait la question tranchée depuis 1982 lorsque Jean Auroux avait expliqué au patronat incrédule, autoritaire ou paternaliste que « l’entreprise ne peut plus être le lieu du bruit des machines et du silence des hommes ». Aujourd’hui, le Medef reprend l’initiative et aimerait bien poser une sourdine sur ce qu’est devenue… la parole des hommes.

Rappelons que l’ambition des fameuses lois Auroux était de mettre à égalité de dignité, le pouvoir et le contre-pouvoir dans l’entreprise. Pour ce faire les Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ont été crées. Il s’agissait, grâce à ces institutions représentatives du personnel originales, de redonner la parole sur leur travail à ceux qui le réalisent et d’intervenir sur les conditions de travail par le biais de représentants élus. Mais même ça c’est encore trop pour les tenants de la compétitivité !

Car aujourd’hui, les choses ont bien changé et le Medef ragaillardi par les attentions que lui portent désormais les pouvoirs en place, reprend l’initiative et aimerait bien en finir avec ces billevesées. C’est en tout cas la grosse envie du patronat français dans son projet d’accord présenté aux organisations syndicales en vue d’une dernière séance de négociations sur le « dialogue social » avec pour objectif, outre de limiter toute possibilité de représentation du personnel dans les petites entreprises, celui de supprimer les CHSCT au profit d’un « Conseil d’Entreprise ». Mais attention cette nouvelle structure aura bien sûr des droits limités notamment en ce qui concerne le droit à expertise ou le délit d’entrave qui, pourraient être tout deux supprimés.

 

       PAR19083

                                                                                 - Non au délit d'entrave !

 

Nul doute que l’État et les collectivités locales qui ont freiné des quatre fers pour faire entrer les CHSCT dans la fonction publique prendraient vite exemple avec ce qui se passera de nouveau dans le privé. Quant à la mairie de Paris, ce mauvais élève pour les droits des salariés et la santé au travail, elle qui a été contrainte de mettre enfin en place les CHSCT (pour l’année qui vient !) on peut redouter qu’elle suive fissa les recommandations patronales.

Pour le moment, seules FO et la CGT sont vent debout contre ce projet. Espérons que les autres représentants syndicaux présents dans ce round de négociation (CFTC, CGC et CFDT) vont faire de même. Pour l’avocat spécialisé en droit social, Samuel Gaillard « Ces propositions patronales entraîneraient une déflagration sans aucun précédent, un retour en arrière phénoménal, un anéantissement pur et simple des institutions représentatives du personnel qui ne seraient plus désormais que des marionnettes. Nul doute que les syndicats subiraient alors le même sort ».  

C’est pourquoi, c’est désormais le branle bas de combat pour tout les spécialistes des questions de santé au travail et ceux qui se battent au quotidien pour améliorer les conditions de travail des salariés avec de nombreux appels à signer sur le net.

 

          EDITED-10-2012-SIPA-ManifetudiansClunyMai68AlainKrivine-164

                                                               Santé au travail : Les appels se multiplient

 

Saluons d’abord l’initiative de Gérard Brégier, ingénieur en prévention et expert auprès des CHSCT. « Les salariés, les membres des CHSCT, par-delà leur étiquettes syndicales, doivent agir en direction des organisations syndicales de salariés et patronales ainsi qu'en direction du Ministère du Travail, pour empêcher ce véritable massacre du droit pour les salariés à vivre dignement et à intervenir collectivement et efficacement pour améliorer leurs propres conditions de travail » est-il écrit dans son appel qui se trouve ici.

Un autre texte a été lancé avec la bénédiction de Jean-Claude Delgène, pourtant pas un gauchiste ( juste le fondateur du cabinet Technologia),  expert dans les question de santé au travail. Parmi les signataires, Jean Le Garrec, un ancien ministre du Travail, grand nombre de leadeurs syndicaux (Jean-Claude Mailly, à la tête de FO, Eric Aubin, de la CGT), mais aussi Dominique Méda, sociologue de renom, l'ancienne juge chargée des dossiers de santé publique Marie-Odile Bertela Geoffroy, des médecins du travail, des infirmières... le texte est ici.

Enfin une autre initiative vient juste d’arriver et nous est présentée par un collectif de défense de la santé des travailleurs et travailleuses composé de chercheurs, d'inspecteurs du travail, de syndicalistes, d'experts des CHS-CT, d'associations...qui vient des lancer une pétition en ligne qui a déjà recueilli plusieurs milliers de signatures (lire ici).  Même si ces initiatives ont été en ordre dispersées, nous, on trouve les trois textes très bien (et complémentaires), c’est pourquoi on les signe tous. On vous appelle à en faire de même.

 

      1340863-inline.jpg

                                                     -   Pour la défense des CHSCT, on signe pour les trois !

 

  

Lire aussi

Vigipirate : Les bibliothèques parisiennes tourneront au ralenti 

 

Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans santé au travail
commenter cet article
16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 17:02

 

      3998be6870df62ebf7628f40f37452f3

                                                      - Malheureusement la situation l'exige

 

« Il sera utile de mettre en suspens certaines activités pendant cette période exceptionnelle pour privilégier la sécurité » a déclaré le directeur des affaires culturelles

La France après les massacres qui l'ont endeuillée, est placée en « alerte attentat » soit le plus haut niveau du plan Vigipirate. Les bâtiments publics qui dépendent de la mairie de Paris n’y échappent pas comme les équipements culturels qui accueillent du public, notamment les bibliothèques…. Seulement l’application de ces mesures n’est pas sans créer des difficultés (lire ici). C’est pourquoi le directeur des affaires culturelles, Noël Corbin, a convoqué en urgence les membres du Comité Hygiène-Sécurité et conditions de travail (CHS-CT).

Pour monsieur Corbin, qui reconnaît la difficulté des établissements à fonctionner normalement, la mise en place de Vigipirate n’est « que l'application stricte des directives du ministre de l'intérieur et du préfet ». « C’est vrai que les choses ne sont pas simples et qu'il y a une procédure exceptionnelle mais il y a aussi nécessité de la continuité du service public » a t-il poursuivi.

Il considère que les agents doivent être attentifs aux personnes qui rentrent dans les établissements même s'ils ne sont pas des agents de police « d'ailleurs, on ne le leur demande pas » a-t-il précisé. « Je veux seulement un peu plus de vigilance qui a pour but de dissuader et de rassurer » a-t-il indiqué. Et pour lui ce seront les bibliothécaire qui devront s'y coller car nous « ne pouvons pas avoir des agents de sécurité partout et d’ailleurs on en a pas les moyens » a t il reconnu.

C’est très bien tout ça, mais comment faire pour que le service public continue dans de bonnes conditions à la fois de qualité et de sécurité avec les sous-effectifs récurant qui touchent nos établissement depuis plusieurs années ? Car les bibliothécaires se retrouvent en première ligne. « il n'est pas question que les agents se démultiplient » a toutefois affirmé le directeur. « il est normal dans ce cadre que d'autres tâches soient mises en suspens  si nécessaire » a conclut monsieur Corbin.

Des tâches mises en suspends ? Mais lesquelles ? Ça le directeur ne l'a pas précisé mais il existe plusieurs pistes. Citons pêle-mêle, la suspension provisoire des inscriptions, la fermeture de certaines sections, la suspension des commandes auprès de la réserve centrale.... ? « les responsable d'établissements ont toute latitude pour organiser le service public » n'a pas manqué de rappeler Noël Corbin. Les bibliothèques devraient donc tourner au ralenti.

Autre piste que nous pouvons suggérer, même si ça ne représente qu'une partie des établissements, la suspension de Qualiparis pendant cette période de crise. En effet, ce machin cher à la ville est tout de même chronophage en terme de réunions et autres activités annexes qui se font au détriment du travail interne. Quoi même supprimer Qualiparis ? Et oui car comme le rappelle le directeur des affaires culturelles  « Il est normal de mettre en suspens certaine activités pendant cette période exceptionnelle ».

 

        WOS1210271321

                                                     - Non, pas QualiParis !

                                      - Malheureusement Bertrand, la situation l'exige

 


Lire aussi

Alerte attentats : les bibliothécaires interpellent la Mairie de Paris

Bruno Julliard trahi par la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris

La Mairie de Paris s’est encore plantée pour son parc informatique

Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques
commenter cet article
13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 14:14

 

   les-hommes-du-president-bo-derek

 

Les modalités d’applications du plan Vigipirate dans les bibliothèques sont incohérentes, inefficaces et pour tout dire inapplicables en l’état.   

Notre syndicat tient à faire part des vives interrogations d’une grande partie (si ce n’est la majorité) des agents  du réseau des bibliothèques municipales parisiennes. Suite aux attentats qui ont endeuillé le pays, les autorités ont décidé avec raison l’activation au niveau de l’alerte attentat du plan Vigipirate.

Dans ce cadre, la mairie de Paris a demandé l’application de ces mesures dans ses bâtiments qui reçoivent du public et donc les bibliothèques. Le problème est que, si l’on comprend l’urgence de la situation, les modalités d’applications du plan Vigipirate dans les bibliothèques sont incohérentes, inefficaces et pour tout dire inapplicables en l’état.

En effet, bien que les consignes soient très floues (et d’ailleurs diversement appliquées) il est demandé aux agents de vérifier désormais les sacs à l’entrée des établissements. Or, nous vous rappelons que les établissements sont notoirement en sous-effectifs et il faut bien admettre que mobiliser un, voire plus souvent deux agents au contrôle des accès est intenable pour la bonne marche des établissements.

 

  brazil10.jpg

 

De plus, les personnels ont du mal à voir la cohérence de mobiliser les bibliothécaires pour assurer la sécurité des bâtiments publics et alors que les agents de la Direction de la Protection (DPP) non pourvus de gilets pare- balles ne sont plus autorisés à effectuer des patrouilles par mesure de sécurité. Comment les bibliothécaires non formés aux fonctions de sécurité, non habilités et non pourvus de gilets pare-balles eux–mêmes pourrait-ils les remplacer ?

Par ailleurs les agents se posent vraiment la question de l’efficacité de cette mesure. En effet, on leur demande de vérifier les sacs et ….seulement ceux-ci. Enfin au lieu de « vérifier » il faudrait plutôt dire « observer » car la limite de ces « filtrages » est que les bibliothécaires n’ont pas le droit de fouiller les sacs et donc ne sont pas en mesure d’en vérifier le contenu. Si l’objectif est d’empêcher l’intrusion d’un terroriste armé  dans nos établissements, ne faudrait-il pas dans ce cas également le fouiller ? Et comment repérer des explosifs qui peuvent prendre diverses formes ?

Que fait-on d’ailleurs des ordinateurs portables qui peuvent désormais servir de bombes après avoir été modifiés ? Va-t-il y avoir une note de l’administration pour les interdire ainsi que les téléphones portables qui peuvent servir de détonateurs ? Il semble que les mesures prises dans les bibliothèques aient vingt ans de retard quand il fallait vérifier que l’on n’introduisait pas une bombe contenue dans un récipient en fer ou une mini bombonne de gaz. On applique donc en 2015 des mesures qui servaient à freiner une menace en 1995. Quel serait alors l’objectif actuel du plan Vigipirate ? Surtout dans des établissements qui sont dépourvus de portiques détecteurs de métaux ?

 

     brazil

 

Enfin, ces mesures telles qu’organisées actuellement ne sont pas tenables sur le long terme et risquent de pas être appliquées par les agents. En effet, le niveau alerte attentat ne sera pas levé avant longtemps (d’ailleurs pour preuve, le plan Vigipirate est en vigueurs depuis vingt ans sans discontinuer). Pour continuer à appliquer ce plan, va-t-il falloir annuler toutes les demandes de congés ou de formations ?  Faudra-t-il dans le cas contraire fermer des établissements si l’effectif n’est plus en nombre suffisant pour assurer la sécurité ? Va-t-il falloir sanctionner les agents qui refuseront d’assurer le contrôle des sacs ?

D’ailleurs, le bureau des bibliothèques aurait, parait-il, demandé aux chefs d’établissement de leur « signaler » tous les agents qui refuseraient de faire les contrôles. Nous aimerions connaitre les sanctions qui attendent ceux qui refuseraient d’appliquer une tâche qui ne rentre pas dans leurs attributions. C’est pourquoi nous demandons à ce que les personnels ne soient plus obligés de faire ces contrôles, qui nous le constatons sont sans effet.

Les bibliothécaires dénoncent le cynisme absolu de faire croire que l’on peut protéger les biens et les personnes alors que ceux qui étaient en mesure de le faire (de toute façon que feraient-ils face à une arme dans un sac ?...) ne sont plus là depuis longtemps, nous laissant seuls parfois face à des incivilités dont l’administration ne tient compte que pour établir des statistiques qui les arrangent puisque nombreuses et majoritaires sont celles qui ne sont pas signalées. Mais le plan est annoncé et les apparences sont sauves… Les politiques nous assurent de leur soutien dans les médias, et bien qu’ils agissent concrètement. 

 

     brazil_02.jpg

 

 

 

Lire aussi

Paris : Quelles seront les bibliothèques (ou les sections) qui vont devoir fermer en 2015 ?

 

 

 

Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques
commenter cet article
10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 17:28

        B6_VRoTCcAABoV0.jpg

 

 

 

Lire aussi

Charlie-Hebdo : Balles tragiques....

Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans Charlie
commenter cet article
8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 14:20

 

                                       Noël Corbin, Directeur des Affairres Culturelles

                                   carac image1 1

                                                            - Allô Papa Tango Charlie...

 

Nombreux sont ceux d'entre vous qui ont manifesté le souhait de se rendre à la marche silencieuse organisée ce soir à 18h. En raison de l’importance de la cohésion nationale dans ce moment tragique, il me semble important que celles et ceux qui souhaitent s’y rendre puissent le faire.

Le directeur des affaires culturelles de la Ville de Paris, Noël Corbin a fait, suite au crime perpétré contre Charlie-Hebdo, cette communication aux personnels des ateliers beaux arts, des bibliothèques, des services centraux et des conservatoires municipaux placés sous son autorité. Voici la teneur de son message.

« Le Président de la République a décrété pour aujourd’hui une journée de deuil national. Une minute de silence est prévue à midi dans chaque administration en hommage aux victimes de cette barbarie.

Par ce que nous incarnons et défendons, nous sommes, en tant qu’acteurs culturels, particulièrement impliqués dans la défense des valeurs qui ont été hier attaquées. L’art et la  culture sont dans leur essence porteurs de liberté, du  respect de l’altérité, et donc de tolérance. Cela renforce encore l’impérieuse nécessité de notre action quotidienne. Je vous invite à vous réunir à midi précise autour de vous pour cette minute de silence.

Nombreux sont ceux qui ont manifesté le souhait de se rendre à la marche silencieuse organisée ce soir à 18h. En raison de l’importance de la cohésion nationale dans ce moment tragique, il me semble important que celles et ceux qui souhaitent s’y rendre puissent le faire. Il vous appartient, dans chacun de vos établissements d’apprécier si il est nécessaire de prévoir une fermeture anticipée de votre établissement en fonction du nombre d’agents présents pour assurer le service public, dans un contexte qui nécessite une vigilance accrue en matière de sécurité ».

 

            maxnewsfrthree373045.jpg

 

 

Lire aussi

Charlie-Hebdo : Balles tragiques....

Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans Charlie
commenter cet article
7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 18:56

 

 

                 B6walY0IYAAxbAW

 

Lire aussi le communiqué du SNJ-CGT

Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans Charlie
commenter cet article