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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 18:28

 

          tubes

                                                                              - Aïe, encore raté

 

Avec Locagent, pour obtenir un toit les agents municipaux doivent être scotchés à leur clavier.

Dans un contexte de flambée des loyers, le logement est devenu l’une des préoccupations majeures d'une grande partie du personnel municipal. Un tiers seulement des agents de la Ville de Paris habite dans la capitale. Les autres logent en banlieue.

Enfin, quand on dit banlieue, on ne parle pas vraiment de la porte à côté car un autre tiers vit en grande couronne, voire en dehors de l’Ile de France ! Des chiffres on ne peut plus officiel car ils viennent tout droit du bilan social publié par la Mairie de Paris (bilan 2012)

Il faut savoir que ces chiffres cachent une sombre réalité. De nombreux agents de la Ville de Paris occupent des logements exigus, entassés avec leurs enfants, certains même végètent dans des logements insalubres. On en connaît même qui dorment à l’hôtel, voire dans leur voiture ou un squat. Les services sociaux n’arrivent plus à faire face à l’afflux des demandes des personnels municipaux.

 

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Parallèlement à la procédure classique de gestion de la demande de logement, la Ville a mis en place Locagent « une bourse aux logements » accessible via Intraparis, la messagerie interne. Cette application, Locagent, donne normalement accès à une liste de logements disponibles et doit permettre au personnel de postuler directement sur ces logements. Sauf qu'il faut être connecté à son ordinateur toute la journée et en permanence. Ce qui n'est pas le cas de tout le monde, loin de là. Ce qui n'est pas sans entraîner une véritable injustice.

En effet, ce qui était une façon, selon la mairie, de « gagner en rapidité dans la procédure de désignation d'un candidat sur un logement social réservé à la Ville de Paris » n'est pas en adéquation avec les conditions de travail de nombreux employés municipaux, c'est le cas notamment à la direction des affaires culturelles( musées, bibliothèques, conservatoires....) alors que eux aussi sont demandeurs de logement. Et là, avec Locagent il y a un problème.

Et même un sacré problème, car lorsque un logement qui correspond aux critères du demandeur, se libère, une alerte arrive sur le mail professionnel de l'agent, lequel doit être d'une réactivité à toute épreuve et répondre … en moins de dix minutes ! Au delà de ce temps, la proposition est déjà préemptée par un tiers. Pendre juste le temps de rechercher son identifiant suffit à se retrouver éliminé. Pour obtenir un logement par ce biais les agents doivent être des champions olympiques du clavier.

 

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                                            - Et oui camarades, pas assez rapide....

 

Évidemment, la rareté de l'offre dans le logement social explique ce phénomène où il y a toujours quelqu'un prêt à répondre dans l'instant dès que l’occasion se présente. Cela engendre des frustrations terribles mais surtout le sentiment d'une différence de traitements entre les personnels.

On sent d'ailleurs la mairie très mal à l'aise avec ce système quand elle affirme sans rire que « les agents ne disposant pas d'un poste informatique peuvent demander à leur UGD de les accompagner dans cette démarche. » On aimerait bien connaître le résultat de la démarche. D'autant que les UGD, nos collègues qui s'occupent du suivi administratif des agents ont déjà assez de tâches comme ça. De toute façon, comme les UGD ne recoivent pas les alertes on ne comprend de toutes façons pas très bien cette communication municipale.

Le système Locagent dans son fonctionnement actuel doit être revu. nous allons demander à monsieur Ian brossat, adjoint au maire de Paris en charge du logement qu'il lance une réflexion pour une refonte du système


                                                                         Anne Hidalgo et Ian Brossat

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                                         -  Ian, dis leur que les agents peuvent demander à leur UGD

 

 

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Pour loger ses personnels, la Mairie de Paris a oublié la clé !

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 16:20

 

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         Car une bibliothèque c’est aussi un territoire et des représentations

Pendant la campagne des municipales, la candidate à la Mairie de Paris, Anne Hidalgo n’a cessé de clamer son envie « d’ouvrir une bibliothèque le dimanche par arrondissement ». Cette obsession a été confirmée dans la feuille de route que la maire de Paris a envoyé à son adjoint à la culture, Bruno Julliard. Mais ouvrir le dimanche alors que de nombreuses bibliothèques municipales n’arrivent déjà plus à ouvrir normalement en semaine n’est tout simplement pas réaliste. Voici pourquoi.

-  L'augmentation des horaires peut difficilement se faire avec des moyens humains en baisse : non remplacement d'un fonctionnaire sur deux comme l'oblige la RGPP et comme l’applique avec zèle la municipalité parisienne depuis plusieurs années dans ses bibliothèques..

-  Même en réorganisant les services et en ouvrant là où c'est possible, plus largement, impossible de ne pas avoir recours à des mécanismes de compensation financière (le dimanche notamment) : avec quel argent ? Une véritable bombe à retardement tant la question de la prime dominicale traverse tout les secteurs de la Ville de Paris (musées, nettoiement, sports, parcs et jardins en plus des bibliothèques)

 

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-  On pourra dire : embauchons des vacataires, des étudiants, des chômeurs avec des contrats précaires. Même question : avec quel argent ? Mais surtout : avec quelles compétences, pour quel service ? L'ouverture des bibliothèques plus largement ne doit pas se faire sur le mode dégradé que nous subissons d'ailleurs suffisamment en semaine !

Par ailleurs, l'ouverture dominicale pose un problème de logistique et de support : en cas de panne électrique, informatique, de trouble à l'ordre public etc... à qui fait-on appel ? Ce problème est déjà pénalisant le samedi, on ne vous dit pas le dimanche... Va-t-on demander à notre DSI (Direction des Systèmes Informatiques) de venir bosser aussi ce jour là ?

Ouvrons plus : mais pour quoi faire ? A l'origine de cette demande, l'idée que les bibliothèques (parisiennes surtout, et universitaires d'autant plus) sont sursaturées et qu'en ouvrant plus on libère de l'énergie intellectuelle et créative en permettant l'accès au savoir pour tout le monde. En réalité, cette demande affiche plutôt le manque de places de travail et concerne en premier lieu les étudiants, très mal lotis à Paris. Cette mission ne peut pas reposer uniquement sur les bibliothèques publiques dont les missions sont plus nombreuses (loisirs, culture, apprentissage)

-  Par exemple à la Médiathèque Yourcenar (Paris XVe), l'ouverture du dimanche ne permet pas de toucher d'autres publics. Du monde, oui, mais en famille. Ce sont les mêmes catégories sociaux-professionnelles (CSP) qui fréquentent l'établissement. En semaine il y a les enfants, voire la maman le mercredi. Le dimanche, c'est tous ensemble que la famille se retrouve à la médiathèque. Croire que l'ouverture élargie peut seule permettre l'accès démocratique au savoir est illusoire, il faut prendre la question sous deux angles :

 

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Le territoire : il est facile de comparer les très grosses bibliothèques centrales d'Amsterdam et d'Europe avec la multitude de médiathèques parisiennes. La Ville de Paris a choisi un maillage de bibliothèques très précis, au plus proche des populations (les fameuses bibliothèques de quartier ou de proximité). Cette tendance est en train de disparaître au profit de gros établissements, c'est en tout cas la tentation de la municipalité qui a fermé (ou voulue fermer) plusieurs lieux de ce type (Vaugirard, Morland, Isle St Louis...).

En supprimant le lien de proximité on "perd" les publics qui ont le plus de mal à se déplacer, à savoir les plus démunis, en favorisant les habitants en capacité de se déplacer facilement. Cette tendance si elle se comfirmait, risquerait à terme de créer un fossé encore plus grand entre les territoires parisiens.

Les représentations : bien que la bibliothèque soit reconnue pour jouer un rôle important dans la cité et même dans l'université, sa représentation par les différentes CSP est extrêmement différente. Il est évident que des établissements centraux, massifs, qui plus est, fréquentés par des étudiants, peuvent « faire peur » à des populations au capital culturel plus faible. Les bibliothèques doivent travailler sur cet écart, par de la communication ciblée et des actions hors-les-murs, pour réduire cet aspect à un détail et promouvoir la lecture publique pour tous.

Alors avant d’ouvrir plus, ouvrons mieux et soutenons le texte ouvrons mieux les bibliothèques signé par de nombreux bibliothécaires et usagers (c'est aussi ici)

 

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 14:07

 

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                                           -  C'est bizarre, je retrouve plus les promesses de la campagne

 

La direction des Affaires Culturelles va probablement devoir encore supprimer des postes 

La campagne des municipales était pleine de promesses, notamment dans le secteur culturel. « La culture, c'est l'ADN de Paris et la défendre est un combat », avait lancé, en plein meeting, Anne Hidalgo. « La culture comme variable d'ajustement, ça ne fait pas partie de ma culture politique, la culture ça fait partie des besoins essentiels », avait martelé la désormais nouvelle maire de la Capitale. 

Emportée dans son élan, Anne Hidalgo avait même avancé « que dans chaque arrondissement une bibliothèque resterait ouverte le dimanche ». Soit dix sept de plus qu'actuellement. Rappelons qu'à l'époque, les bibliothèques municipales parisiennes réduisaient déjà leurs horaires faute d’effectifs suffisants. 

Comme le dit le proverbe : c'est à la fin du bal, qu'on paye les musiciens et la réalité pour les établissements de la Directions des Affaires Culturelles risque de se compliquer un tantinet car logiquement de nouveaux postes vont êtres supprimés et ce dès l'année prochaine.

 

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                                                 - Ben alors Bruno, les musiciens ne jouent plus ?

                                               -  J'crois que le carrosse s'est transformé en citrouille


Selon les révélations de la Lettre A, un site spécialisé dans les arcanes de l’administration et généralement très bien informé, la maire de Paris prépare discrètement un plan de réduction de 2% de sa masse salariale, soit l’équivalent d’un millier d’agents.

L’information parait plus que crédible car la mairie de Paris affichait avant l’été un trou de 400 millions d’euros dans ses comptes et envisageait pour le combler, outre l'augmentation des taxes et des tarifs municipaux, un plan d’économie assez inédit de 130 à 180 millions d’euros dans ses dépenses de fonctionnement 2015. Un chiffre annoncé après une réunion de travail menée par l'ensemble des services de la Ville.

« Le chiffre donné est pertinent » a d’ailleurs reconnu, au journal Métro, notre adjoint, Bruno Julliard. « Les réunions se multiplient sur ce sujet à la mairie et les adjoints ont tous la main dans le cambouis pour traquer les réductions de dépenses », précise-t-il dans un autre média, le journal 20 minutes. Il a donc été demandé aux différentes directions de la Ville de proposer un plan d’économie pour leur prochain budget. De son côté, Anne Hidalgo a évoqué lors de la conférence des Maires des Grandes villes de France (AMGVF) « des économies extrêmement lourdes de conséquences ». Reste à savoir pour qui.

 

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                                              - Bertrand, t'aurais pas une idée des fois ?

 

Dans une réunion entre les organisations syndicales et la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris qui s'est tenu le vendredi 26 septembre, nous avons demandé ce qu'il en était exactement de la situation et quelles allaient être les conséquences pour le fonctionnement de nos établissements et nos conditions de travail. Un ange est passé.... La direction, qui confirmait néanmoins les demandes d’économie, nous renvoyait au Conseil de Paris de décembre et au vote du budget qui seul préciserait les postes supprimés aux affaires culturelles. Précisons toutefois que le dit budget est validé (verrouillé ?) au plus tard fin octobre.

Autre interrogation: La prime du dimanche accordée aux bibliothécaires. Ainsi la bibliothèque Françoise Sagan (carré St Lazare) dans le Xème arrondissement est censée être inaugurée au printemps prochain et, en principe, ouvrir le dimanche. « Quel sera le montant de la prime ? » avons nous candidement demandé à l'administration. Un deuxième ange s'est alors envolé. Il est vrai que la municipalité à plutôt le projet de réduite cette prime et aimerait qu'elle passe de 100 euros à 60 euros ! (lire ici). Comment ont dit être emmerdé en langage administratif ?

En réalité, il est probable que les futures ouvertures du dimanche soient enterrées, car il faudrait recruter plusieurs centaines d'agents, qu'ils soient titulaires ou vacataires à temps partiel. Or, selon les calculs les plus raisonnables, la DAC devrait rendre 50 postes supplémentaires dès l'année prochaine. Un chiffre à ajouter aux suppressions réalisées ces dernières années. Alors, quels seront les établissements ou les sections qui vont devoir fermer ? Quelles solutions propose la direction des affaires culturelles à part des réductions d'horaires d'ouverture ?

 

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                                       - Tu crois qu'on peux proposer ça comme idée ?

 

Pendant la campagne, Anne Hidalgo avait critiqué avec raison ceux qui à droite voulaient diminuer le budget de fonctionnement de la ville. « Je dis méfiez-vous, beaucoup de choses devraient être supprimées dans ce cas » avait pronostiqué la nouvelle maire de Paris. Oui mais quoi ?

Il y a légitimement de quoi être inquiet. On le serait à moins. Dans ce contexte, et dans la suite des mouvements menés avant l’été, mouvements d’une ampleur tellement inédite que le séminaire des chefs d’établissements avait été complètement boycotté, l’intersyndicale (CFTC, CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA) invite les personnels des bibliothèques municipales parisiennes à participer à l'assemblée générale le vendredi 3 octobre, de 10 heures à midi, à la Bourse du Travail, 3 rue du Château d'Eau (Xe), Salle Jean Jaurès, Métro République.



                                               L'auditorium de Duras pendant la tentative de séminaire

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                        - Ce séminaire n'est-il pas en train de se transformer en une fronde ?

                                    - Oui Directeur,  Ils sont venus, ils sont tous là !

 

 

 

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 10:11

 

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L'intersyndicale* vous donne rendez-vous le vendredi 3 octobre, dès 10 heures, à la Bourse du travail, à République 

Dans la suite des mouvements menés avant l’été, mouvements d’une ampleur tellement inédite que le séminaire des chefs d’établissements avait été complètement boycotté, nos organisations* entendent poursuivre l’action avec les personnels pour défendre et maintenir le réseau des bibliothèques municipales parisiennes, contrer les menaces qui planent sur les sections discothèques, les petits établissements ou encore le SDE (Service du Document et des Échanges anciennement appelé Service Technique des Bibliothèques) la structure qui gère les commandes, les fourniture et abrite la réserve centrale. 

Pour mieux défendre les discothèques, nous renvendiquons la gratuité des CD mais aussi celle de tous les autres supports (DVD...) dans un souci d’égalité entre tous les publics. Tous les documents doivent pouvoir être empruntés gratuitement par tout les usagers. 

Nous demandons également le recrutement de personnel pour compenser les suppressions de poste réalisées ces dernières années. Un recrutement qui concerne également, mais cela va sans dire, les nouveaux établissements (Canopée, carré St Lazare) dont nous exigeons qu'ils ouvrent sans redéploiement de personnel. 

Enfin nous demandons à la mairie de Paris de maintenir les collections (et les budgets d'acquisitions), conditions impératives pour offrir un réseau de bibliothèques de qualité. 

Pour atteindre ces objectifs, nous invitons tous les personnels des bibliothèques municipales parisiennes à venir participer à l'assemblée générale le vendredi 3 octobre, de 10 heures à midi, à la Bourse du Travail, 3 rue du Château d'Eau (Xe), Salle Jean Jaurès, Métro République.

 

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                                                        - Tous à République les amis !

 

 

* L'ntersyndicale regroupe tous les syndicats présents à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris soit la CFTC, la CGT, FO, le SUPAP, l'UCP et l'UNSA. Seule la CFDT a refusé de se joindre au mouvement (voir ses explications dans la rubrique commentaire)

 

 

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 08:20

 

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Au delà de la satisfaction d’avoir été entendu, c'est aussi l'implication des agents qui  a été reconnue. 

C’était quelques jours avant les vacances d'été. Le numéro d’appel 3975 censé aider à l’inscription des parisiens dans les Conservatoires Municipaux d’Arrondissement (CMA) buggait tellement qu’il en explosât ! Un épisode entraînant une désorganisation sans pareille de la plate-forme téléphonique et une situation des plus compliquées à gérer pour nos collègues des CMA. Au final, fatigue intense, agressions verbales à foison, sentiment d’inutilité (lire ici)

Rapidement, la CGT avait souhaité que la Direction des Affaires Culturelles (DAC) se rapproche des personnels concernés par cette matinée « horribilis » et s’engage à réparer le préjudice subis en leur octroyant une autorisation spéciale d’absence (lire ici). C’est aujourd’hui chose faite et notre syndicat se félicite de cette décision et rapporte avec plaisir les propos de Monsieur Noël Corbin, son directeur.

« Nos agents ont été très fortement mobilisés et  fait un remarquable travail ; lequel ne relève pas de leurs fonctions habituelles » a reconnu le directeur, « c’est pourquoi avec mon équipe, nous avons dès le début du mois du juillet,  demandé à ce qu’une compensation sous forme de temps de récupération soit  attribué à chacun d’entre eux : entre ½ et 1 journée en fonction du temps passé au cours des mois de juillet et août, le recensement a été fait et le services des ressources humaines a prévu d’adresser dans les prochains jours, à chaque directeur de conservatoires ainsi qu’aux responsables hiérarchiques des agents en centrale, la liste des agents bénéficiaires de ces récupérations et leur durée. » Enfin une bonne nouvelle. Elles sont suffisamment rares qu'elles méritent bien d'être annoncées. 

Au delà de la satisfaction d’avoir été entendue, la CGT considère qu’il y a là une vraie preuve de respect et espère que cela augure d’une volonté de la direction de prendre à bras le corps tous les problèmes de risque psychosocial. Si telle est vraiment la volonté de notre direction, qu’elle soit certaine que notre syndicat sera source de propositions concrètes.

 

                                       Conservatoires : le directeur des affaires culturelles a fait un geste 

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                                  - Il faut savoir prendre les problèmes à bras-le-corps

 


 

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 08:21

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                                                  Jean-Louis Missika, l'adjoint chargé de l'Urbanisme

 

        Décidément rien ne va plus dans le « bel immeuble » de la Ville de Paris 

La mairie l'avait assuré la main sur le cœur, « tous les contrôles avait été dûment réalisés », mais on peut le dire maintenant, le rêve de ce « nouveau » bâtiment du 121 avenue de France (dit T8) qui abrite les directions de l'urbanisme (DU) et de la voirie (DVD), tourne au cauchemar pour la municipalité. Après les plafonds gorgés d'eau qui s' écroulent, les agents bloqués dans les ascenseurs jusqu'à minuit , les alarmes incendie qui se déclenchent de façon intempestive, les portes de secours dont les poignées se dévissent quand elles ne sont pas bloquées, les WC handicapés inaccessibles.. c'est maintenant le système informatique chargé d'enregistrer les actes juridiques, notamment les permis de construire, qui est en panne depuis une semaine ! A ce jour il n'est toujours pas réparé. 

En tout cas, pour les agents, cet épisode ne fait que les conforter sur le fait que ce « bel immeuble » n'est pas en l'état pour recevoir du personnel et du public. C 'est pour cela qu'ils ont saisi la Mission d'Inspection en Hygiène et Sécurité de la Ville de Paris (MIHS). Dans leur lettre (lire dans la rubrique commentaire) les agents dénoncent « un danger imminent pour la sécurité des agents de l’immeuble T8, et de nombreux dysfonctionnements sanitaires et de sécurité. » 

Pour les personnels, les faits sont têtus : « Deux faux plafonds se sont écroulés après une infiltration d’eau, cela pourrait se reproduire dans d’autres bureaux, avec, cette fois, des conséquences dramatiques. En effet, certaines plaques de faux plafonds se composent d' éléments lourds et rigides (plaques d’éclairage et de ventilation) potentiellement dangereux en cas de chute.

 

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                             T8 : Faudra-t-il se munir de casques pour venir travailler ?

 

Par ailleurs, la sécurité incendie du bâtiment présente de nombreuses failles : Les agents ont dû évacuer l’immeuble trois fois, suite à ce qui leur a été présenté comme de « fausses alertes ». Le système de sécurité incendie est visiblement peu fiable. Fonctionnera-t-il en cas de réel problème ? En tout cas les évacuations se sont déroulées dans la confusion la plus totale : pas de responsable, pas de points de rassemblement à l’extérieur… Sans compter les issues de secours dont les poignées restent dans les mains, quand d'autres sont carrément bloquées !

Nous craignons que les agents de T8 soient en situation de danger imminent, et sollicitons donc que la Mission d’Inspection Hygiène et Sécurité s’autosaisisse d’urgence et enquête sur les lieux sur l’état de la toiture, des faux plafonds et des circulations. » 

Sans compter que la liste des dysfonctionnements en hygiène et sécurité de ce bâtiment s'allonge dangereusement : « Ascenseurs en panne dont un avec une personne bloquée à l'intérieur pendant plusieurs heures, salles présentant un danger pour les usagers, pannes et dysfonctionnements dans les WC, bureaux sombres, signalétiques défaillantes, mauvaises odeurs, isolation acoustique visiblement insuffisante. Tous les éléments sont réunis pour que l'inspection hygiène et Sécurité mène son enquête ». 

Copie de cette lettre a été faite à Jean-Louis Missika, l'adjoint chargé de l'urbanisme qui a la tutelle des directions installées dans l'immeuble de l'avenue de France. Un élu qui a brillé par son absence puisqu'il a séché le dernier Comité Hygiène et Sécurité dont il est pourtant le président. Ceci explique sans doute pourquoi la Ville a déclaré que « tous les contrôles avaient été réalisés ». C'est vrai que ce n'est pas Jean-Louis Missika qui aurait pu les empêcher de sortir cette bourde. Si en plus on ne peut plus déposer de permis de construire. Cette fois, l’exécutif municipal ne pourra pas échapper à ses responsabilités. 

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                              -  Alors là Jean-Louis, y a plus de branches auxquelles tu peux te raccrocher....

 

 

 

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 09:33

 

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Pas grave, les différentes sections (jeunesse, discothèque) n’y figurent pas non plus

Tout le monde en était pourtant content, (usagers, bibliothécaires..) mais le dépliant qui informe sur les horaires et adresses des bibliothèques du réseau parisien n’avait qu’un défaut pour notre administration : pas assez fun pour hisser Paris au niveau d’une ville monde. Il fallait donc innover.

Pour ce faire, le service communication de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) et le bureau des bibliothèques (BBL) ont turbiné à la réalisation d'un nouveau dépliant agrémenté selon les mots mêmes de la Ville « de dessins ludiques et conçus comme un jeu de l'oie ». Et oui, comme un jeu de l'oie ! Bon, on connaissait le penchant du BBL pour les services innovants mais quand même.

Petit problème, ce dépliant ne donne plus les informations vraiment nécessaires. Impossible désormais de connaitre les horaires des différentes  bibliothèques ou de savoir si elles sont pourvues d’une section jeunesse ou discothèque. Un détail sûrement. Autre loupé, on ne saura pas non plus où emprunter des DVD. Quand aux bibliothèques « spécial jeunesse » (une dizaine quand même) elles sont désormais identifiées…. Comme des bibliothèques adultes !

Ajoutons une police de caractère on ne peut plus minuscule, ce qui est fâcheux quand on prétend vouloir toucher tout les publics. Mais, c'est peut être pour éviter que l'on découvre le nom de la bibliothèque mal orthographié sans doute (essayez de trouvez laquelle, sinon allez voir dans le rubrique commentaire).

Ah, on oubliait, pour les distinguer des bibliothèques de prêts (qui sont en bleues), les bibliothèques spécialisées sont désormais surlignées en marron. Histoire peut être de coller avec les évenements de la bibliothèque Historique ?

 

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                                                  Le nouveau dépliant des bibliothèques parisiennes

 

En même temps, quelle importance ? Pourquoi imprimer des horaires d’ouverture quand les bibliothèques depuis plusieurs années sont contraintes de les réduire faute de personnel? Au moins ça aura l’avantage de ne plus laisser de trace. Ainsi, plus possible d’affirmer – « Mais, je vous assure, j’ai connu une époque où vous étiez ouvert le matin, d’ailleurs j’ai encore le dépliant avec les horaires qui le prouve ! ».  Feinté le vieux grincheux qui ne comprend pas que les bibliothèques en ouvrant moins doivent « subir une profonde mutation pour mieux s'adapter au changement ». Et le changement, c'est maintenant.

Par ailleurs, le bureau des bibliothèques a dû trouver périlleux d’indiquer les établissements qui accueillent une section discothèque quand le seul horizon de la mairie est de les fermer. 

Face aux critiques, la mairie sort sa botte de Nevers : « c’est pour renforcer l'unité du réseau aux yeux de l'usager ». On vous jure qu’on n’invente rien ! « Et puis ces informations sont disponibles sur Internet » assène avec morgue la mairie. Pourquoi faire des dépliants, alors ? En tout cas, inutile de dire que cette « initiative » est très mal perçue tant par le public que par les bibliothécaires.

Car pour la ville de Paris, ce dépliant se devait de préciser ce qui est vraiment importants, malheureusement il est tout juste truffé d'informations vagues sur les animations et actions culturelles. Tellement vagues même que l'on pourrait croire que dans toutes les bibliothèques  « l'heure du conte est en LSF », alors qu'elle ne concèrne que quelques établissements. A croire que le bureau des bibliothèques ne connait pas son réseau. On notera toutefois que « les chiens guides ont l’accès libre » (véridique). 

Mais ce qui accroche l’œil c’est la rubrique « tout nouveau, tout beau » où la mairie affirme « être à la page » puisqu' elle annonce fièrement la mise à disposition d’un millier de liseuses Sony PRS-T3… juste au moment où son fournisseur….arrête de les fabriquer. « Aucun autre nouveau modèle ne sera plus proposé » a déclaré la firme nippone. Mince, Il va falloir de nouveau changer de dépliant.


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                                          - Ben mon Bruno, ton dépliant est truffé de perles !

                                       - Et elles m'ont coûté très cher, crois moi

  

 

 

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 08:21

 

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« La fermeture du pôle sourds a indubitablement suscité des inquiétudes parmi les personnels et les élus du XIXème arrondissement » a reconnu l'adjoint à la culture.

C'est une bonne nouvelle. Et elles sont suffisamment rares ces temps-ci pour ne pas être signalées. Le pôle sourds de la bibliothèque Fessart (XIXe) ne fermera pas.

Nous avions révélé en début d'année les projets de la mairie de Paris. Le service d'accueil des sourds et malentendants  de la bibliothèque Fessart, devait fermer pour des raisons budgétaires (deux postes allaient êtres supprimés) et être « transféré » vers la bibliothèque de « la Canopée » (lire ici).

« La suppression du pôle sourds serait ressentie comme une régression malgré la création de celui de la Canopée et le message envoyé à la communauté sourde serait, pour le moins, extrêmement négatif » écrivions nous, mettant Bruno Julliard, l’adjoint chargé de la Culture dans un certain embarras puisque il avait dû déclarer au journal Le Parisien « qu’aucune décision ne sera prise avant l'ouverture du pôle de la Canopée » (lire ici)

Mais voilà, au grand dam de l'administration, les personnels de la bibliothèque Fessart ont reçu un soutien de poids des élus du XIXème, lesquels ont présenté et voté un vœu au conseil d’arrondissement. Pour eux, le pôle sourds de Fessart est non seulement  « indispensable et apprécié » mais également « le seul équipement accessible aux sourds de l'ensemble du nord-est parisien ». Les élus exigent « que le pôle sourds de la bibliothèque Fessart soit maintenu dans ses murs » (lire ici). Le vœu a également été présenté au Conseil de Paris qui l’a adopté à son tour (lire ici).

De son côté, Bruno Julliard a reconnu  que « la fermeture du pôle sourds a indubitablement suscité des inquiétudes parmi les personnels, inquiétudes relayées par les élus du XIXème arrondissement ». Il en tire d'ailleurs les conclusions qui s’imposent : « par conséquent, je me suis engagé en séance publique du conseil de Paris à ce que les activités à destination du public sourds à la bibliothèque Fessart soient maintenues ». Reste plus qu'à rétablir les deux postes que l'administration voulait supprimer. Nous l'avons rappelé à Noël Corbin, le Directeur des Affaires Culturelles. Pour une fois c'est la DRH qui devra rendre des postes à la DAC.


                                                   Bruno Julliard répond aux personnels et aux élus

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              -  Je m'engage à ce que le pôle sourds à la bibliothèque Fessart soit maintenu !

 


 

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 15:44

 

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                                      - On m'avait dit pourtant que tous les contrôles avaient été réalisés

 

Quand les WC ne sont pas fermés de l'intérieur, c'est le ciel qui leur tombe sur la tête 

Décidément le « nouveau » bâtiment du 121 avenue de France (dit T8) qui abrite les directions de l'urbanisme (DU) et de la voirie (DVD), semble être le nouveau cauchemar de la Ville de Paris. Notre syndicat avait dénoncé les conditions de sécurité (lire ici) de cet immeuble, conditions tellement déplorables que l'information avait été reprise par« Le Parisien ». 

Dans cet article titré « incidents à répétition dans ce bel immeuble de la Ville » (lire ici) la mairie de Paris n'apportait aucune réponse autre que la dénégation. « Tous les contrôles été réalisés » se contentait de déclarer « un porte parole » de la municipalité, lequel n'avait probablement jamais mis les pieds dans le XIIIème......mais voilà que de nouvelles catastrophes s’accumulent du côté du « T8 ». 

Car après les agents coincés dans l’ascenseur jusqu'à minuit, deux évacuations (oui deux!) du bâtiment après le déclenchement intempestif du système d'alarme incendie (heureusement qu'elles étaient fausses, car les poignées des portes de secours se dévissent et restent dans les mains des agents quand elles ne sont pas tout simplement bloquées !)  sans compter les malfaçons diverses et variées,Voici que maintenant c'est le ciel qui tombe sur la tête des agents. 

A cause des pluies qui se sont abattues sur la capitale ces derniers jours, l'immeuble, (guère étanche semble t-il deux mois après son inauguration ) est gorgé d'eau. Les infiltrations sont déjà responsables de la chute de plusieurs faux plafonds. Le premier au 6ème étage où un agent a failli le prendre sur la tête puis un second au 7ème étage où cette fois c'est tout le bureau (et le bel ordinateur tout neuf) qui en ont fait les frais. Dans d'autres bureaux les plafonds sont simplement gondolés.

 

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                                                       Attention, risque de chute !

 

Mais ce n'est pas tout pour « le bel immeuble » dont est si fière l'Hôtel de Ville. Il y avait les toilettes handicapées qui donnaient carrément sur les couloirs et dont les portes étaient trop lourdes pour une personne en fauteuil ! Voici maintenant que les WC sont fermés de l'intérieur. Sur plusieurs étage certains « cabinets » ne sont tout simplement pas accessibles. Les uns sont condamné car inutilisable, d'autres n'ont pas de lumière et il y à ceux qui ne ferment pas, car la serrure est capricieuse, si on s’enferme on peut rester bloqué ! On se croirait à la bibliothèque Historique.

Bref, pour un immeuble où « tous les contrôles été réalisés » y a encore du boulot. Mais au fait qui a donc fait ces contrôles ?  Une chose est sûre ce n'est  pas Jean-Louis Missika, l'adjoint chargé de l'urbanisme qui a également la tutelle des directions installées dans l'immeuble de l'avenue de France. Car l'élu brille par son absence puisqu'il a séché le Comité Hygiène et Sécurité dont il est pourtant le président. Ceci explique sûrement cela.

En tout cas notre syndicat va saisir le bureau des risques professionnels des deux directions (urbanisme et voirie) et demander la création d'un comité de site qui soit compétent pour les question d'hygiènes et sécurités de l'ensemble du bâtiment.


                                            Jean-Louis Missika (à gauche), l'adloint chargé de l'urbanisme

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           - Jean-Louis, maintenant que t'es équipé, il faudrait que t'ailles faire les contrôles au T8

 

 

 

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 08:18

 

                  Swing+to+the+Right

 

         « Un autodafé silencieux des moyens d’accès à la culture », selon elle 

« Je m’appelle Nina, j’ai 47 ans. J’ai fréquenté les bibliothèques de mon école des l’âge de 5 ans, celle de ma ville en Seine-et-Marne dès mes 12 ans, celle de ma ville de banlieue lorsque j’atteignis 14 ans. Pareillement, j’ai commencé à fréquenter assidûment les bibliothèques de la ville de Paris dès 18 ans. 

Nous somme en 2014 : selon les statistiques, il semble que de moins en moins de parisiennes et de parisiens s'abonnent aux discothèques de ces mêmes bibliothèques... Soit : moi la première, je n’y suis actuellement pas abonnée. Et pourquoi donc ? Tout simplement à cause du tarif : 30,50 € n’est pas un montant évident à débourser, sachant que pour les plus démunis l’argent ne sert le plus souvent qu’à conserver un toit et se nourrir. 

Aussi dans ma pétition sur www.change.org non seulement nous demandons à M. Noël Corbin de se positionner définitivement contre la fermeture des espaces discothèque, mais également que l’emprunt des CD y devienne gratuit, ou bien d’un abonnement annuel minime. 

 

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                                               Accès à la musique: La mairie de Paris only it for the money ?

 

Mais aussi le fait d’emprunter n’est pas une finalité en soi : car souvent lorsqu’on choisit des CD on en arrive à échanger des idées, à poser des questions aussi bien aux préposés-ées à l’emprunt qu’aux autres abonnés-ées. En sus du contact avec autrui, l’action d’emprunter devient ainsi un canal traversé d’échanges d’idées et de goûts musicaux : aussi bien le préposé-e à l'emprunt des CD que l’abonné-e peuvent ainsi découvrir des musiques, des genres vers lesquels ils-elles ne se seraient jamais dirigés-ées d’eux-mêmes/d’elles- mêmes. 

Car c’est bien là que réside la fonction essentielle des lieux d’emprunts publics, dont les médiathèques : elles stimulent notre curiosité en nous incitant au hasard des rencontres. En permettant au hasard d’exister, elles nous offrent la possibilité de le suivre vers de nouveaux horizons, comme c’est souvent le cas avec lui.

Ne laissons pas le hasard, la curiosité, l’accessibilité à la culture pour toutes et tous tomber dans les oubliettes des nombreuses réformes régressives de l’État Français. Merci à toutes et à tous, Nina »

Notre syndicat n’est pas à l’origine de cette pétition, mais Nina nous a demandé si nous pouvions l’aider à la diffuser, ce que nous faisons bien volontiers. La pétition est mise en ligne ici. Dès que celle-ci aura atteint les premiers cent signataires elle sera transmise de manière automatique, par le site change.org, à Noël Corbin. A diffuser sur vos réseaux.....


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                                                                            A diffuser sur vos réseaux.....

 

 

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