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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 10:48

 

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                        Ils s’appuient pour cela sur une décision du Conseil d’État

C’est ce que l’on appelle une Class action à la parisienne. Depuis hier des dizaines de bibliothécaires ont déposé officiellement une demande de prime auprès de Bruno Julliard, premier adjoint à la maire de Paris, également en charge de la culture.

Ces agents qui travaillent dans les bibliothèques Vaclav Havel (XVIIIe), Hergé (XIXe ) et Levi Strauss (XIXe) s’appuient sur une décision rendue par le Conseil d’État dans une autre affaire pour obtenir satisfaction. La plus haute juridiction administrative a en effet établi que les établissements n’entrant pas dans le découpage des Zones Urbaines Sensibles (ZUS) mais dont la proximité a pour conséquence qu’ils sont fréquentés par les mêmes usagers, peuvent dorénavant prétendre à une prime dite NBI (Nouvelle Bonification Indiciaire). Ce qui est le cas pour ces établissements situés dans le nord-est parisien.

« Comme vous le savez, bon nombre d’agents de la Direction des Affaires Culturelles (DAC), direction dont vous êtes l’élu de tutelle, travaillent tous les jours dans des établissements recevant du public, dans des conditions qui se dégradent » écrivent les bibliothécaires à Bruno Julliard. « Cette approche de limitation de l’attribution de la NBI uniquement aux agents exerçant dans un établissement situé physiquement dans la ZUS, et non dans les établissements voisins d’une ZUS, a été attaquée devant le tribunal administratif, et après appel, a été jugé devant le Conseil d’État, plus haute juridiction judiciaire administrative. A ce jour, Monsieur le maire, la Direction des Affaires Culturelles (DAC) ne m’a pas attribué cette NBI » rappellent les agents

« Nous vous savons sensible aux questions des conditions de travail et de sécurité des agents placés sous votre tutelle. Vous avez d’ailleurs diligenté une enquête pour dresser un bilan sur les actes d’incivilités dans les bibliothèques en ce début d’année, suite à une hausse des signalements venant de différents établissements » continuent les bibliothécaires dans la lettre à leur adjoint de tutelle précisant au passage que leur pouvoir d’achat ne fait que stagner depuis plusieurs années.

« L’attribution de cette prime serait la reconnaissance du travail quotidien que moi et mes collègues effectuons au service des Parisiens » concluent les bibliothécaires qui attendent avec impatience la réponse de Buno Julliard à leur demande.

Le premier adjoint va devoir vite trouver une solution car il va bientôt recevoir un afflux de nouveaux courriers (dont le modus operandi est disponible ici) car une trentaine d’agents travaillant à la médiathèque Marguerite Yourcenar (XVe) vont à leur tour déposer leur demande dans les prochains jours et ceux de la médiathèque Jean-Pierre Melville (XIIIe) sont en train de constituer leur dossier. Enfin des personnels des bibliothèques Hélène Berr (XIIe), Italie (XIIIe), Aimé Césaire (XIVe), Rostand (XVIIe), Robert Sabatier (XVIIIe), Duras (XXe) ou encore de la MMP au forum des halles (Ie) veulent également se joindre à cette class action à la mode parisienne. Un effet boule de neige.

 

                       Le cabinet de Bruno Julliard va bientôt recevoir un afflux de nouveaux courriers

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                           - J'espère que tu me ramènes pas encore des demandes de NBI

 

 

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A la CGT on aime (aussi) l'entreprise !

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 08:57

 

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                                                                                       - Yes we can ! 

                               

               Ça se pourrait bien si l'on en croit une décision du Conseil d’État

« Pourquoi les collègues de province touchent ils la NBI quand ils accueillent du public et pas nous ? ».« , c'est normal que l'on touche pas la NBI dite politique de la ville alors que des collègues d'établissements situés juste à côté la touchent ? ». Régulièrement ces questions nous sont adressées par les collègues du réseau des bibliothèques parisiennes ou ceux des musées. D'ailleurs c'est quoi au juste la NBI ? La NBI, Nouvelle Bonification Indiciaire est une prime accordée pour « la mise en œuvre d'une technicité particulière. » (lire ici)

C'est notamment le cas de la NBI-1 qui est délivrée sur la base d’un découpage du territoire parisien effectué par le ministère de l’intérieur qui délimite les ZUS (Zone Urbaine Sensible). C’est dans ces zones, et seulement dans celles-ci, que peut être versée la NBI-1. A ce titre certains établissements en bénéficient quand d'autres pourtant situés à quelques rues de là se voient refuser cette prime car n’entrant pas dans ce découpage subtil. Les ZUS concernent quelques quartiers dans Xe, XIe, XVIIe, XVIIIe, XIXe, XXe. A noter que d'autres quartiers du XIIIe, XIVe et XVe bien que n'étant pas déclarés ZUS sont classés « politique de la Ville » ce qui fait que si elle le voulait, la mairie pourrait leur attribuer également cette fameuse prime.

Mais il y a du nouveau, en tout cas une possibilité juridique d'obtenir la NBI dite « politique de la ville » pour plus de collègues qu’actuellement si l'on en croit une décision du Conseil d’État. En effet sur la base d’une jurisprudence de ce qui est la plus haute juridiction administrative, il est clairement établi, enfin pour les juristes avertis (lire ici), que les établissements n’entrant pas dans le découpage des ZUS mais dont la proximité a pour conséquence qu’ils sont fréquentés par les mêmes usagers, peuvent dorénavant prétendre à cette NBI-1. Et toc !

 

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                                                                                             - Ouch !

 

Cette jurisprudence a également été analysée et confirmée par un avocat spécialiste du droit administratif dans une langue (un peu) plus accessible (lire ici). Une jurisprudence en tout cas on ne peut plus compatible avec la délibération parisienne (lire ici). En tout cas pour avoir un (petit) peu de sous en plus (de 45 à 90 euros) il y a de quoi tenter quelque chose.

D'autant que pour l’attribution de cette NBI, y compris pour les établissements situés en dehors de ces fameuses ZUS, nous avons sollicité à plusieurs reprises tant les élus que la direction pour connaître leur position sur cette demande récurrente des agents, relayé souvent même par les chefs d'établissements. En fait, la demande de cette prime dépasse largement la question de la politique de la ville. Elle vise avant tout à répondre aux questions que se posent les agents sur leurs conditions de travail qui se dégradent au quotidien et leur pouvoir d’achat qui ne fait que stagner depuis plusieurs années.

Hormis le fait que nos décideurs portent « une grande attention à ce problème », nous n’avons eu aucune proposition concrète à ce jour, c’est pourquoi nous proposons aux collègues intéressés de passer à l’étape suivante.                    

Car oui il est possible de demander cette NBI pour (presque) tous, suite au jugement du Conseil d’État (la plus haute juridiction judiciaire en droit administratif) qui a accordé cette mesure à un agent territorial qui n’était pas en poste dans une ZUS, mais dont l’établissement était situé à proximité (ce qui à Paris pourrait concerner pas mal de monde, non?). Si la justice peut aider à mettre un peu de beurre dans les épinards...

 

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                                                 - Pas mal de monde ? Ils ont l'art de la litote à la CGT


Pour enclencher la procédure, nous devons d’abord faire une demande* d’attribution de cette NBI ZUS via un « pré-contentieux » adressé à notre autorité de tutelle, en l’occurrence Bruno Julliard. Un modèle est disponible sur simple demande. Il suffit juste de rajouter vos noms, prénoms, affectations… *

Cette demande ne peut être qu’individuelle (c’est la procédure dans le droit administratif). L’idée est de regrouper suffisamment de demandes en même temps pour des raisons pratiques mais surtout pour donner du poids à cette revendication. Une sorte de class-action à la parisienne quoi. Ensuite notre syndicat se chargera de porter officiellement tous ces courriers à Bruno Julliard avec demande d'accusé de réception (date, tampons et tout et tout)

Ensuite trois possibilités : 1- La Mairie de Paris accède à votre requête (après tout, ne serait-elle pas sensible à la demande de reconnaissance des agents ?). 2 - Elle répond négativement (ou de manière dilatoire genre « c’est pas nous, c’est les autres » ). 3 - Elle ne répond pas (inconcevable, n'est ce pas?).

Si la mairie de Paris choisi les options deux ou trois, nous avons dès lors la possibilité d’attaquer au Tribunal Administratif pour avoir gain de cause (il faut attendre deux mois et avoir préalablement écrit à l’administration pour aller plus loin, c’est la loi). Alors à vos stylos. Bon évidemment on ne promet rien (les juges peuvent êtres parfois imprévisibles) et cela pourrait prendre un certain temps (surtout si notre cher employeur fait de l'obstruction) mais bon, qui ne tente rien, n'a rien, n'est ce pas?

* Un modèle est disponible sur simple demande en écrivant à daccgtculture@gmail.com ou à cgt_dac@yahoo.fr. Vous l’imprimez et il y aura juste à rajouter vos noms, prénoms, affectations… dans les cases prévues à cet effet. Et après on se charge du reste. 


Dernière minute: NBI : Des centaines de bibliothécaires parisiens mettent Bruno Julliard dans l’embarras

   

                                                                                 A vos stylos

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                                                              - Qui ne tente rien, n'aura rien


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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 07:54

 

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                                  -  Je m'essuie les pieds sur les usagers et les bibliothécaires de Yourcenar

 

Un véritable pataquès à la bibliothèque Marguerite Yourcenar. Philippe Goujon entrainera-t-il Bruno Julliard dans le ridicule ?

Le cafouillage serait presque drôle s'il n'était aussi pathétique. La médiathèque Marguerite Yourcenar, rue d'Alleray dans la XVème arrondissement, actuellement fermée pour travaux, doit impérativement rouvrir la semaine prochaine pour … refermer la semaine suivante. Une palinodie que l'on doit au maire de l'arrondissement, Philippe Goujon. Petit historique des événements.

Au cœur du mois d’août, les bibliothécaires annonçaient au public la fermeture de l’établissement du 30 septembre au 21 octobre pour inventaire et travaux. Jusque là tout va bien.

Le jour même où ces travaux devaient commencer, l'entreprise annonce que la pièce nécessaire pour réparer la porte d’entrée ne sera pas disponible et livrée avant le 13 novembre soit bien après la réouverture programmée …Catrastrophe ! La direction de la médiathèque fait donc une demande de prolongation de fermeture aux autorités de droit jusqu’au 14 novembre. Normal quoi.

Finalement, après un long silence la direction des affaires culturelles de la ville de Paris annonce qu’une prolongation de fermeture est acceptée jusqu’au 14 novembre ! C'était la semaine dernière. Jusque là tout va (encore) bien. Mais ça c'était avant...

 

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Patatras, en début de semaine, l'équipe de la bibliothèque apprend que la mairie du XVème demande impérativement la réouverture de la médiathèque le 21 octobre (soit mardi prochain) … Les travaux sur la porte seraient effectués ultérieurement…Ben voyons.

Nouveau rebondissement ! La bibliothèque Yourcenar rouvrirait bien le 21 octobre pour mieux....refermer la semaine suivante ! Pour travaux. Et pour trois semaines. Pas sûr que les usagers y comprennent quelque chose. Le maire du XVème leur expliquera... 

Une chose est sûre, les personnels sont révoltés et les conséquences s'avèrent dramatiques : Des animations annulées puis reportées avant d'être de nouveau annulées, les étudiants du week-end sont « congédiés » pour plusieurs semaines, puis rappelés, les plannings de vacances du personnel dans sa globalité à refaire, les dimanches travaillés annulés puis planifiés à nouveau : Bref, à la médiathèque Yourcenar tout est vraiment sans dessus-dessous ! Il est temps que Bruno Julliard, l'adjoint chargé de la Culture, mette fin à ce pataquès. A moins que monsieur Goujon ne l’entraîne avec lui dans le ridicule ?

 

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                                                         - C'est hors de question !


Épilogue : La médiathèque restera fermée. Réouverture le 12 novembre. Par contre selon nos informations, on peut vraiment parler de mic-mac entre Goujon, le Bureau des Bibliothèques, la Direction des Affaires Culturelles et Julliard. On ne sait plus très bien qui fait quoi et qui a vraiment décidé d'ouvrir coûte que coûte. L’enfumage classique, quoi. Finalement ils n'aurons pas échappé au ridicule

 

 

 

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Série noire à la bibliothèque Jean-Pierre Melville (Paris XIIIe)

                                      

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 16:51

 

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                      Après la pollution, voici maintenant les inondations.

C'est ce que l'on appelle une série noire. Alors que la semaine dernière la bibliothèque Jean-Pierre Melville avait du fermer ses portes plusieurs jours pour cause de pollution (lire ici) voici qu'elle subit de nouvelles avaries.

Cette fois, ce n'est pas le froid qui en est la cause (ce sera pour bientôt?) mais tout simplement les conditions climatiques des derniers jours et la pluie qui s'est  abbatue sur la capitale car il pleut à la bibliothèque Melville et la section jeunesse située au dernière étage est inondée.

« Nous mettons tout en œuvre pour obtenir cette réparation » affirme la mairie de Paris mais l'accès au public reste ouvert au mépris de la sécurité des lecteurs. Pour le moment adultes et enfants passent entre les gouttes qui finissent leur vie dans des poubelles. Prions pour que l'eau qui s'écoule des plafonds ne rentre pas en contact avec des éléments électriques.


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                                                                             Récolement, volumétrie

      

Quand aux conditions de travail des bibliothécaires, elles sont secondaires si l'on en croit l'état des bureaux. Un  vient d’être d'ailleurs condamné. D’ici à ce que le plafond tombe sur le crâne des agents...

Pas impossible puisque les problèmes de fuite de ce bâtiment déjà en bout de course sont connus.Des solutions sont possibles:Il suffirait dans un premier temps de retirer les graviers et les plaques de goudrons sur le toit pour effectuer les réparations mais les différences services de la mairie se renvoient la balle de water-polo. Un épisode qui rappelle étrangement celui de la bibliothèque de la place d'Italie située un peu plus loin dans l'arrondissement et qui est elle aussi victime de fuites récurrentes (voir ici et ).

 

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                                                              Waterproof

 

* La bibliothèque Jean-Pierre Melville abrite également dans ses locaux au troisième étage la bibliothèque Marguerite Durand

 

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 08:26

 

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En attendant la publication officielle de cette enquête, la CGT a effectué ses propres recherches et vous livre ses premiers résultats et son analyse

Il y a maintenant plusieurs semaines la Direction des Affaires Culturelles (DAC) a lancé une enquête sur les incivilités dans les bibliothèques municipales parisiennes. Il est vrai que les agressions verbales et même parfois physiques sont de plus nombreuses, surtout depuis l’introduction de nouveaux services, comme les pôles informatiques Une hausse d’ailleurs reconnue par notre adjoint à la culture, Bruno Julliard.

En attendant la publication officielle de cette enquête (d'ici la fin de l'année?), la CGT a effectué ses propres recherches et vous livre aujourd’hui ses premiers résultats et son analyse. Elle portera sa réflexion au Comité Hygiène et Sécurité de la direction et présentera ses préconisations au groupe de travail sur les risques psychosociaux.

Dans un premier temps, il faut noter une forte progression des déclarations d’événements sur l’ensemble des établissements de la DAC entre 2009 et 2014.

D’entrée de jeu la question de pose : y a-t-il réellement plus d’incivilités ou les établissements font ils simplement plus de déclarations, ayant mieux intégré les outils mis à leur disposition ?

Les deux, mon général !  Même si pour notre syndicat, il est clair que les établissements de la culture connaissent les mêmes problématiques de dégradation des relations humaines que l’ensemble de la société.

 

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                                                                                Charte graphique !


On remarque par ailleurs une répartition très inégale des déclarations entre bibliothèques, conservatoires, ateliers beaux-arts et sites centraux, aussi bien en quantité qu’en qualité (si tant est que l’on puisse parler de la « qualité » d’un incident).

A cela plusieurs pistes de réponse : Les bibliothèques sont des lieux plus ouverts que les autres établissements de la DAC. Pas besoin d’inscription, et surtout l'offre d' un service gratuit dès lors que l’on ne s’abonne ni à l’emprunt des CD et des DVD. D’autres parts les conservatoires n’ont rejoint le giron de la ville que depuis quelques années. La politique en sante sécurité y est encore balbutiante.

Par ailleurs, les déclarations se font maintenant sur support informatique. Cela nécessite un login de connexion particulier. En général, c’est le chef d’établissement et son adjoint le plus proche qui en sont dépositaires. Encore trop souvent, ils ne connaissent pas le mot de passe, ou s’ils le connaissent, ils  ne souhaitent pas rédiger de déclaration de peur de stigmatiser leur établissement.

Parfois, ils ne comprennent pas les enjeux d’une déclaration considérant que l’incident est de peu d’importance. Il arrive également qu’une seule personne sache utiliser ce programme de déclaration d’incident et dès lors qu’il est absent, il n’y a personne pour prendre le relais. 

Enfin, les motifs de déclarations sont très divers. Ils vont de la dénonciation de dégradations de bien (vols etc…) aux agressions verbales et physiques entre usagers ou entre usagers et agents de la Ville. Une chose est sure : beaucoup d’incidents sont susceptibles d’avoir des suites pénales. Toutefois peu se transforment en main courante ou plainte en commissariat.

 

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                                                   Incivilités: La mairie de Paris reconnait une hausse

 

Pourquoi, alors que les problématiques sont bien identifiées, n’arrive-t-on pas à trouver de solutions satisfaisantes ? Question de culture ?  Pas seulement. Plusieurs pistes de réflexion possibles :

Il n’y a pas de formation satisfaisante sur la gestion des usagers difficiles pour les agents

La population des agents dans la plupart des établissements est encore essentiellement féminine. Se pose alors la question : une plus grande mixité serait elle un moyen de réduire le nombre d’agressions ?

L’apparition et le développement des pôles multimédia drainent une nouvelle population d’usagers dont les comportements nouveaux déroutent le personnel.

Aujourd’hui, La politique de la DAC n’est pas une politique de prévention mais de réparation.

La mise en place de Quali-paris et de façon générale la parole du politique qui place l’usager parisien  au sommet de la pyramide rends de plus en plus difficile les échanges. Le parisien paye ses impôts donc il est libre de faire ce qu’il souhaite dans les établissements municipaux.

La grande difficulté à porter plainte. Ce n’est pas dans les habitudes des bibliothécaires. Par ailleurs, les agents savent que poser juste une main courante ne sert à rien.

La grande difficulté aussi à considérer qu’une agression envers un agent est un délit qui se porte en justice mais se traite également en CHS pour trouver des solutions rapides et concrètes. On attend donc avec impatience la publication de ce rapport mais surtout les mesures que va proposer l’administration parisienne.

 

                  

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 15:43

  

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A cause du manque de renouvellement d’air, le public et les bibliothécaires sont au bord de l’étouffement.

Faudra-t-il faire appel à Airparif ? En tout cas, ça fait un mois que ça dure ! Et le public et les agents de la bibliothèque Jean-Pierre Melville se plaignent.

En cause, une panne de climatisation. Problème, ce bâtiment inauguré en 1983 et situé dans le quartier des olympiades dans le XIIIème arrondissement a été construit ….sans fenêtre ! Résultat, l’air est tellement irrespirable que le public et les personnels se plaignent d’irritation, de maux de gorges….  Ils vivent un véritable pic de pollution permanent.

L’air est tellement vicié que la quiétude des lecteurs est polluée par les quintes de toux continuelles de ceux qui auraient eu l’imprudence de rester trop longtemps au sein de cette atmosphère saturée en gaz carbonique.

Un moteur neuf du système de climatisation devait être installé hier, 8 octobre. Las, tout est repoussé à une date ultérieure. Et à la bibliothèque Melville l’atmosphère devient vraiment irrespirable.

Alertés, nos élus du Comité Hygiène et Sécurité (CHS) sont intervenus auprès de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris pour qu’elle nous dise comment elle compte faire pour améliorer l’accueil du public et les conditions de travail des personnels. Nous lui demandons qu’elle prenne des décisions rapides et pratiques comme la fermeture plus tôt de l'établissement, la possibilité pour les agents de faire des pauses « aération » plus nombreuses. Cette liste de pistes possibles n'est, bien sûr, pas exhaustive.

Dernière minute: La bibliothèque Jean-Pierre Melville est fermée au public les vendredi 10 et samedi 11 octobre. Le moteur doit être changé lundi. Normalement. 

 

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                                               - Je confirme chef, l'air de Melville est vraiment irrespirable !

 

 

 

 

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 08:57

 

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Un nouveau mode de scrutin pour des élections qui seront aussi plus démocratiques

Le 4 décembre prochain, tous les agents de la Mairie de Paris (titulaires comme non-titulaires) seront appelés aux urnes. Des élections qui inaugureront un nouveau mode de scrutin. Les personnels ne voteront plus seulement pour les CAP (Commissions Administratives Paritaires) mais désigneront également leurs représentants au Comité Technique Central et à leur Comité Technique de direction. Chaque Comité Technique (CT) servira de base pour composer les Comités Hygiène et Sécurité, désormais CHS-CT (CT désignant les conditions de travail)  que ce soit au niveau central comme dans chaque direction. Soit trois votes différents en même temps.

Pour la Direction des Affaires Culturelles, ces élections seront indéniablement plus démocratiques. Auparavant, les personnels ne votaient que pour désigner les représentants de leur CAP. Résultat, les agents n’avaient parfois le choix qu’entre quelques listes, parfois deux, voire même …une seule. Un choix des plus restreints !

 

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                                                                                - C'est pas faux ....

 

Un scrutin à la proportionnelle intégrale sur un seul tour mais à trois votes. Désormais, tous les syndicats pourront se présenter aux suffrages de tous les personnels des ateliers beaux-arts, des bibliothèques, des conservatoires, des édifices cultuels, des services centraux… de la Direction des Affaires Culturelles puisque les agents (quel que soit leur grade ou leur statut) désigneront directement les neuf élus pour le Comité Technique de la direction (et par la même la représentation des organisations syndicales au CHS-CT).

Chaque syndicat pourra donc présenter une liste de dix-huit noms (titulaires et suppléants) pour le CT de la DAC. Il faudra faire environ 11% pour décrocher un siège.

Les personnels voteront également pour désigner leurs représentants au CT Central qui fixera la représentativité syndicale pour toute la Ville de Paris. Chaque syndicat présentera une liste de trente noms (15 titulaires, 15 suppléants). Pour avoir un élu il faudra faire environ 7%.                              

Enfin, les agents s’exprimeront une troisième fois pour choisir leurs représentants aux CAP. Les syndicats présenteront des listes pour les catégories C (AASM, Adjoint Administratifs, AAB) pour les catégories B (ASBM, Secrétaires Administratifs,..) et pour les A (Conservateurs, Bibliothécaires, Attachés d’administration…). A noter que les collègues des musées, qui ont pourtant voté l'année dernière, vont remettre ça eux aussi.

 

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A quoi ça sert ? Le Comité technique (CT) sera consulté (pour avis seulement) sur l’organisation et le fonctionnement des services (des fermetures de bibliothèques par exemple, mais ce n’est qu’un exemple), sur les délibérations touchant le temps de travail (le dimanche par exemple, mais ce n’est là encore qu’un exemple) sur les plans de formation….

Le Comité Hygiène et Sécurité (CHS-CT) : Cette instance est cruciale car c’est elle qui est compétente pour les droits d’alerte, les droits de retrait ou les enquêtes sur les questions de santé au travail. Elle est aussi chargée de veiller à ce que l’administration remplisse toutes ses obligations en matière de santé et sécurité au travail.

Les Commissions Administratives Paritaires (CAP) : Elles se réunissent au moment des avancements ou promotions au choix, lesquelles restent très réduites de toute façon. C’est aussi cette instance qui se réunit en cas de procédure disciplinaire.                                            

Le 4 décembre* nous solliciterons vos suffrages pour pouvoir continuer à vous informer et vous défendre du mieux qu’on peut.

 

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                                                 - Si voulez que je continue à être brocardée, votez CGT !

                 

* La CGT demande toutefois que ce scrutin se déroule sur deux jours pour permettre à un maximum d’agents d’aller dans les bureaux de votes. Les personnels auront également la possibilité de voter par correspondance

 

 

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A la direction des Affaires de la Ville de Paris on ira aux urnes le 4 décembre

 

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 18:28

 

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                                                                              - Aïe, encore raté

 

Avec Locagent, pour obtenir un toit les agents municipaux doivent être scotchés à leur clavier.

Dans un contexte de flambée des loyers, le logement est devenu l’une des préoccupations majeures d'une grande partie du personnel municipal. Un tiers seulement des agents de la Ville de Paris habite dans la capitale. Les autres logent en banlieue.

Enfin, quand on dit banlieue, on ne parle pas vraiment de la porte à côté car un autre tiers vit en grande couronne, voire en dehors de l’Ile de France ! Des chiffres on ne peut plus officiel car ils viennent tout droit du bilan social publié par la Mairie de Paris (bilan 2012)

Il faut savoir que ces chiffres cachent une sombre réalité. De nombreux agents de la Ville de Paris occupent des logements exigus, entassés avec leurs enfants, certains même végètent dans des logements insalubres. On en connaît même qui dorment à l’hôtel, voire dans leur voiture ou un squat. Les services sociaux n’arrivent plus à faire face à l’afflux des demandes des personnels municipaux.

 

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Parallèlement à la procédure classique de gestion de la demande de logement, la Ville a mis en place Locagent « une bourse aux logements » accessible via Intraparis, la messagerie interne. Cette application, Locagent, donne normalement accès à une liste de logements disponibles et doit permettre au personnel de postuler directement sur ces logements. Sauf qu'il faut être connecté à son ordinateur toute la journée et en permanence. Ce qui n'est pas le cas de tout le monde, loin de là. Ce qui n'est pas sans entraîner une véritable injustice.

En effet, ce qui était une façon, selon la mairie, de « gagner en rapidité dans la procédure de désignation d'un candidat sur un logement social réservé à la Ville de Paris » n'est pas en adéquation avec les conditions de travail de nombreux employés municipaux, c'est le cas notamment à la direction des affaires culturelles( musées, bibliothèques, conservatoires....) alors que eux aussi sont demandeurs de logement. Et là, avec Locagent il y a un problème.

Et même un sacré problème, car lorsque un logement qui correspond aux critères du demandeur, se libère, une alerte arrive sur le mail professionnel de l'agent, lequel doit être d'une réactivité à toute épreuve et répondre … en moins de dix minutes ! Au delà de ce temps, la proposition est déjà préemptée par un tiers. Pendre juste le temps de rechercher son identifiant suffit à se retrouver éliminé. Pour obtenir un logement par ce biais les agents doivent être des champions olympiques du clavier.

 

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                                            - Et oui camarades, pas assez rapide....

 

Évidemment, la rareté de l'offre dans le logement social explique ce phénomène où il y a toujours quelqu'un prêt à répondre dans l'instant dès que l’occasion se présente. Cela engendre des frustrations terribles mais surtout le sentiment d'une différence de traitements entre les personnels.

On sent d'ailleurs la mairie très mal à l'aise avec ce système quand elle affirme sans rire que « les agents ne disposant pas d'un poste informatique peuvent demander à leur UGD de les accompagner dans cette démarche. » On aimerait bien connaître le résultat de la démarche. D'autant que les UGD, nos collègues qui s'occupent du suivi administratif des agents ont déjà assez de tâches comme ça. De toute façon, comme les UGD ne recoivent pas les alertes on ne comprend de toutes façons pas très bien cette communication municipale.

Le système Locagent dans son fonctionnement actuel doit être revu. nous allons demander à monsieur Ian brossat, adjoint au maire de Paris en charge du logement qu'il lance une réflexion pour une refonte du système


                                                                         Anne Hidalgo et Ian Brossat

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                                         -  Ian, dis leur que les agents peuvent demander à leur UGD

 

 

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 16:20

 

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         Car une bibliothèque c’est aussi un territoire et des représentations

Pendant la campagne des municipales, la candidate à la Mairie de Paris, Anne Hidalgo n’a cessé de clamer son envie « d’ouvrir une bibliothèque le dimanche par arrondissement ». Cette obsession a été confirmée dans la feuille de route que la maire de Paris a envoyé à son adjoint à la culture, Bruno Julliard. Mais ouvrir le dimanche alors que de nombreuses bibliothèques municipales n’arrivent déjà plus à ouvrir normalement en semaine n’est tout simplement pas réaliste. Voici pourquoi.

-  L'augmentation des horaires peut difficilement se faire avec des moyens humains en baisse : non remplacement d'un fonctionnaire sur deux comme l'oblige la RGPP et comme l’applique avec zèle la municipalité parisienne depuis plusieurs années dans ses bibliothèques..

-  Même en réorganisant les services et en ouvrant là où c'est possible, plus largement, impossible de ne pas avoir recours à des mécanismes de compensation financière (le dimanche notamment) : avec quel argent ? Une véritable bombe à retardement tant la question de la prime dominicale traverse tout les secteurs de la Ville de Paris (musées, nettoiement, sports, parcs et jardins en plus des bibliothèques)

 

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-  On pourra dire : embauchons des vacataires, des étudiants, des chômeurs avec des contrats précaires. Même question : avec quel argent ? Mais surtout : avec quelles compétences, pour quel service ? L'ouverture des bibliothèques plus largement ne doit pas se faire sur le mode dégradé que nous subissons d'ailleurs suffisamment en semaine !

Par ailleurs, l'ouverture dominicale pose un problème de logistique et de support : en cas de panne électrique, informatique, de trouble à l'ordre public etc... à qui fait-on appel ? Ce problème est déjà pénalisant le samedi, on ne vous dit pas le dimanche... Va-t-on demander à notre DSI (Direction des Systèmes Informatiques) de venir bosser aussi ce jour là ?

Ouvrons plus : mais pour quoi faire ? A l'origine de cette demande, l'idée que les bibliothèques (parisiennes surtout, et universitaires d'autant plus) sont sursaturées et qu'en ouvrant plus on libère de l'énergie intellectuelle et créative en permettant l'accès au savoir pour tout le monde. En réalité, cette demande affiche plutôt le manque de places de travail et concerne en premier lieu les étudiants, très mal lotis à Paris. Cette mission ne peut pas reposer uniquement sur les bibliothèques publiques dont les missions sont plus nombreuses (loisirs, culture, apprentissage)

-  Par exemple à la Médiathèque Yourcenar (Paris XVe), l'ouverture du dimanche ne permet pas de toucher d'autres publics. Du monde, oui, mais en famille. Ce sont les mêmes catégories sociaux-professionnelles (CSP) qui fréquentent l'établissement. En semaine il y a les enfants, voire la maman le mercredi. Le dimanche, c'est tous ensemble que la famille se retrouve à la médiathèque. Croire que l'ouverture élargie peut seule permettre l'accès démocratique au savoir est illusoire, il faut prendre la question sous deux angles :

 

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Le territoire : il est facile de comparer les très grosses bibliothèques centrales d'Amsterdam et d'Europe avec la multitude de médiathèques parisiennes. La Ville de Paris a choisi un maillage de bibliothèques très précis, au plus proche des populations (les fameuses bibliothèques de quartier ou de proximité). Cette tendance est en train de disparaître au profit de gros établissements, c'est en tout cas la tentation de la municipalité qui a fermé (ou voulue fermer) plusieurs lieux de ce type (Vaugirard, Morland, Isle St Louis...).

En supprimant le lien de proximité on "perd" les publics qui ont le plus de mal à se déplacer, à savoir les plus démunis, en favorisant les habitants en capacité de se déplacer facilement. Cette tendance si elle se comfirmait, risquerait à terme de créer un fossé encore plus grand entre les territoires parisiens.

Les représentations : bien que la bibliothèque soit reconnue pour jouer un rôle important dans la cité et même dans l'université, sa représentation par les différentes CSP est extrêmement différente. Il est évident que des établissements centraux, massifs, qui plus est, fréquentés par des étudiants, peuvent « faire peur » à des populations au capital culturel plus faible. Les bibliothèques doivent travailler sur cet écart, par de la communication ciblée et des actions hors-les-murs, pour réduire cet aspect à un détail et promouvoir la lecture publique pour tous.

Alors avant d’ouvrir plus, ouvrons mieux et soutenons le texte ouvrons mieux les bibliothèques signé par de nombreux bibliothécaires et usagers (c'est aussi ici)

 

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 14:07

 

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                                           -  C'est bizarre, je retrouve plus les promesses de la campagne

 

La direction des Affaires Culturelles va probablement devoir encore supprimer des postes 

La campagne des municipales était pleine de promesses, notamment dans le secteur culturel. « La culture, c'est l'ADN de Paris et la défendre est un combat », avait lancé, en plein meeting, Anne Hidalgo. « La culture comme variable d'ajustement, ça ne fait pas partie de ma culture politique, la culture ça fait partie des besoins essentiels », avait martelé la désormais nouvelle maire de la Capitale. 

Emportée dans son élan, Anne Hidalgo avait même avancé « que dans chaque arrondissement une bibliothèque resterait ouverte le dimanche ». Soit dix sept de plus qu'actuellement. Rappelons qu'à l'époque, les bibliothèques municipales parisiennes réduisaient déjà leurs horaires faute d’effectifs suffisants. 

Comme le dit le proverbe : c'est à la fin du bal, qu'on paye les musiciens et la réalité pour les établissements de la Directions des Affaires Culturelles risque de se compliquer un tantinet car logiquement de nouveaux postes vont êtres supprimés et ce dès l'année prochaine.

 

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                                                 - Ben alors Bruno, les musiciens ne jouent plus ?

                                               -  J'crois que le carrosse s'est transformé en citrouille


Selon les révélations de la Lettre A, un site spécialisé dans les arcanes de l’administration et généralement très bien informé, la maire de Paris prépare discrètement un plan de réduction de 2% de sa masse salariale, soit l’équivalent d’un millier d’agents.

L’information parait plus que crédible car la mairie de Paris affichait avant l’été un trou de 400 millions d’euros dans ses comptes et envisageait pour le combler, outre l'augmentation des taxes et des tarifs municipaux, un plan d’économie assez inédit de 130 à 180 millions d’euros dans ses dépenses de fonctionnement 2015. Un chiffre annoncé après une réunion de travail menée par l'ensemble des services de la Ville.

« Le chiffre donné est pertinent » a d’ailleurs reconnu, au journal Métro, notre adjoint, Bruno Julliard. « Les réunions se multiplient sur ce sujet à la mairie et les adjoints ont tous la main dans le cambouis pour traquer les réductions de dépenses », précise-t-il dans un autre média, le journal 20 minutes. Il a donc été demandé aux différentes directions de la Ville de proposer un plan d’économie pour leur prochain budget. De son côté, Anne Hidalgo a évoqué lors de la conférence des Maires des Grandes villes de France (AMGVF) « des économies extrêmement lourdes de conséquences ». Reste à savoir pour qui.

 

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                                              - Bertrand, t'aurais pas une idée des fois ?

 

Dans une réunion entre les organisations syndicales et la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris qui s'est tenu le vendredi 26 septembre, nous avons demandé ce qu'il en était exactement de la situation et quelles allaient être les conséquences pour le fonctionnement de nos établissements et nos conditions de travail. Un ange est passé.... La direction, qui confirmait néanmoins les demandes d’économie, nous renvoyait au Conseil de Paris de décembre et au vote du budget qui seul préciserait les postes supprimés aux affaires culturelles. Précisons toutefois que le dit budget est validé (verrouillé ?) au plus tard fin octobre.

Autre interrogation: La prime du dimanche accordée aux bibliothécaires. Ainsi la bibliothèque Françoise Sagan (carré St Lazare) dans le Xème arrondissement est censée être inaugurée au printemps prochain et, en principe, ouvrir le dimanche. « Quel sera le montant de la prime ? » avons nous candidement demandé à l'administration. Un deuxième ange s'est alors envolé. Il est vrai que la municipalité à plutôt le projet de réduite cette prime et aimerait qu'elle passe de 100 euros à 60 euros ! (lire ici). Comment ont dit être emmerdé en langage administratif ?

En réalité, il est probable que les futures ouvertures du dimanche soient enterrées, car il faudrait recruter plusieurs centaines d'agents, qu'ils soient titulaires ou vacataires à temps partiel. Or, selon les calculs les plus raisonnables, la DAC devrait rendre 50 postes supplémentaires dès l'année prochaine. Un chiffre à ajouter aux suppressions réalisées ces dernières années. Alors, quels seront les établissements ou les sections qui vont devoir fermer ? Quelles solutions propose la direction des affaires culturelles à part des réductions d'horaires d'ouverture ?

 

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                                       - Tu crois qu'on peux proposer ça comme idée ?

 

Pendant la campagne, Anne Hidalgo avait critiqué avec raison ceux qui à droite voulaient diminuer le budget de fonctionnement de la ville. « Je dis méfiez-vous, beaucoup de choses devraient être supprimées dans ce cas » avait pronostiqué la nouvelle maire de Paris. Oui mais quoi ?

Il y a légitimement de quoi être inquiet. On le serait à moins. Dans ce contexte, et dans la suite des mouvements menés avant l’été, mouvements d’une ampleur tellement inédite que le séminaire des chefs d’établissements avait été complètement boycotté, l’intersyndicale (CFTC, CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA) invite les personnels des bibliothèques municipales parisiennes à participer à l'assemblée générale le vendredi 3 octobre, de 10 heures à midi, à la Bourse du Travail, 3 rue du Château d'Eau (Xe), Salle Jean Jaurès, Métro République.



                                               L'auditorium de Duras pendant la tentative de séminaire

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                        - Ce séminaire n'est-il pas en train de se transformer en une fronde ?

                                    - Oui Directeur,  Ils sont venus, ils sont tous là !

 

 

 

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