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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 17:05

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                                             Séminaire des cadres: L'administration face aux manifestants

 

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Le malaise est tel que le séminaire des cadres a même été boycotté par la majorité des chefs d’établissement !

La foule était nombreuse ce vendredi devant la médiathèque Marguerite Duras (XXe) pour une manifestation à l’appel de l’intersyndicale CFDT, CFTC, CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA. Les grévistes étaient même probablement plus nombreux, tous n’ayant pas eu pour diverses raisons, la possibilité de venir exprimer leur colère. Conséquence : de nombreuses bibliothèques de la capitale ont été soit fermées soit fortement perturbées aujourd’hui.

Mais la fronde ne s’est pas arrêtée là car à la médiathèque Duras était programmé, au même moment, un séminaire des responsables des bibliothèques parisiennes présidé par le nouveau directeur des affaires culturelles, Noël Corbin.

Mais de séminaire point. En tout cas, il ne s’est pas déroulé comme prévu, car les responsables d’établissement ont refusé de rentrer. Un boycott pour marquer leur défiance devant les méthodes de l’administration parisienne tant pour leurs conditions de travail que pour l’avenir du réseau parisien.

La réunion était pourtant censée débuter à 9h30, mais l’auditorium ne contenait qu’une (maigre) poignée de participants. Un véritable camouflet s’il en est pour le Bureau des Bibliothèques et du Livre (BBL) organisateur de l’évènement et cible de la colère des responsables d’établissement notamment à cause de ses méthodes brutales et autoritaires de management. A 10h30, soit une heure après le commencement officiel du symposium, les manifestants ont envahi le séminaire permettant ainsi de remplir la salle.

 

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                                        Les grévistes au secours du BBL pour remplir la salle

 

Tour à tour les représentants syndicaux ou des membres de la salle ont interpellé monsieur Corbin sur la dégradation exponentielle des conditions de travail dans les bibliothèques parisiennes. Une dégradation qui passe par la suppression continuelle des effectifs, la baisse des budgets d’acquisition, la suppression des sections discothèques ou celle des pôles sourd. La liste est malheureusement loin d’être exhaustive.

Une situation rendue d’autant plus insupportable que de leur côté les élus sont dans une véritable surenchère en annonçant des ouvertures le dimanche alors que les moyens ne sont même pas donnés pour ouvrir normalement en semaine (faute de personnel, les bibliothèques sont de plus en plus nombreuses à  …réduire leurs horaires d’ouverture)

Le nouveau directeur, Noël Corbin, arrivé il y a peine dix jours aurait probablement souhaité une meilleure entrée en matière mais il a, semble-t-il, bien perçu la crise qui était à l’œuvre devant lui. Il a ainsi affirmé qu’il demandait à ce que les responsables s’expriment devant lui pour leur détailler leur malaise. Il a également affirmé que les risques psycho-sociaux dans le cadre du travail étaient pour lui une priorité. Avant d’aller à la rencontre des agents (notamment ceux du SDE- Service du document et des échanges) il a déclaré qu’il gelait les fermetures annoncées des sections discothèques et qu’il allait rencontrer tout les syndicats avant la fin du mois (pour écouter les différents échanges entre les syndicats et Noël Corbin cliquez là)

 

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                                                Noël Corbin  face au malaise des bibliothécaires parisiens

 

On en saura peut être un peu plus sur les intentions de la direction des affaires culturelles (et de son adjoint de tutelle, Bruno Julliard) d’ici la rentrée, mais ne nous y trompons pas, ce mouvement social dans les bibliothèques parisiennes peut être qualifié d’historique où tout ceux qui font fonctionner l’établissement au quotidien étaient enfin réunis. Probablement un tournant pour l’avenir

Les manifestants ont ensuite quitté la salle, laissant se poursuivre ce séminaire d’un nouveau genre. Il était presque midi…

En attendant pour rester dans le même esprit, nous encourageons les bibliothécaires et les usagers à signer le texte « ouvrons mieux les bibliothèques » qui est disponible ici.

 

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                                  A Marguerite Duras, c'était la fronde des bibliothécaires parisiens

 


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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 15:12

 

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                                     - Hmm, c'est vrai j'ai connu des négociation plus tranquilles

 

 

La grève est maintenue avec une manifestation, vendredi 13 juin à 9h, devant la médiathèque Marguerite Duras (XXe). Le séminaire des cadres censé s’y tenir risque d’être agité ! 

 

Aujourd’hui, le nouveau directeur des affaires culturelles de la Ville de Paris, Noël Corbin, a reçu les syndicats dans le cadre du préavis de grève pour les bibliothèques. Malgré des échanges « nourris » que certains qualifieraient de « francs et cordiaux », l’intersyndicale n’a pu que constater l’échec des négociations car monsieur Corbin n’a pas  répondu à nos revendications en terme d’effectif. Seule avancée, on devrait obtenir les tableaux demandés depuis des mois sur les répartitions des postes budgétaires prévus pour chaque établissement.

 

Pour l’avenir des sections discothèques, le directeur s’est engagé à la mise en place d’une réflexion jusqu’à fin 2014. Bien que pour certaines d’entre elles ce soit trop tard, pour d’autres (comme Place des Fêtes) la décision de leur fermeture est donc gelée pour le moment.

 

Toutefois nous maintenons l’avis de grève car trop c’est trop ! Tous les syndicats vous appellent à faire grève et à manifester devant la médiathèque Marguerite Duras (XXe) le vendredi 13 juin 2014 à 9h00 (lire ici).

 

D’ailleurs les conservateurs des bibliothèques devraient, eux aussi, manifester leur ras-le-bol ce même 13 juin et répondre à l'appel à boycotter le séminaire des chefs d’établissement qui aura lieu lui aussi dans l’auditorium* de Duras (lire ici). Une première dans l'histoire de la capitale et surtout une grosse crainte au cœur même de l’administration parisienne. Pour sûr ce séminaire* va être agité !

 

 

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                              -  Mince, Il est à peine 9 heures et il y a déjà du monde devant la bibliothèque !

  

  

 

* D’autant qu’il est fort probable que les manifestants et l’intersyndicale envahissent l’auditorium où aura lieu ce séminaire, a moins que la police…

 

 

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 09:29

 

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                 …Et à manifester à la médiathèque Marguerite Duras à 9h 

Les bibliothèques municipales parisiennes traversent une grave crise. Les baisses continuelles de moyens (effectifs, budget…) conduisent non seulement à une dégradation spectaculaire des conditions de travail mais également une dégradation sans précédent du service public, illustré notamment par des réductions des horaires d’ouverture. Aucun établissement n’est épargné.

Mais c’est maintenant l’essence même du réseau des bibliothèques parisiennes qui est menacée avec la suppression des sections discothèques, du SDE ou à terme des petites bibliothèques de quartier.

Ainsi le programme de suppression de nombreuses sections discothèques a-t-il été annoncé par l’administration, alors que ce projet ne faisait pas partie, nous semble-t-il, du programme électoral porté par Monsieur Julliard. Cette perspective se fait contre les personnels qui s’occupent de la musique dans les bibliothèques et n’est pas plus un souhait des parisiens.

Mais ce n’est pas le seul coup bas porté au réseau, car désormais se profile le projet de fermeture du Service du Document et des Echanges (SDE). La disparition de ce service (anciennement le Service Technique des Bibliothèques, un modèle reconnu par toute la profession) va, si elle se réalise, ajouter une nouvelle charge de travail dans des établissements qui subissent déjà des coupes sombres. Non seulement  les personnels du SDE s’élèvent contre ce projet mais les collègues du réseau ne pourront pas le supporter.

 

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                                                            - Bon faut aller à Duras le 13 juin


Prochaine étape si cette politique est maintenue : la fermeture de petits établissements. « Dans votre quartier quel service sera restreint voire supprimé ? Quelle bibliothèque devra réduire ses horaires ou sera complètement fermée ? » C’est la question qui est posée aux parisiens et à nos élus.

Pendant ce temps là, à la médiathèque Marguerite Duras, va se dérouler une réunion qui risque d’être des plus baroques. L’administration convoque l’ensemble des chefs d’établissement pour un séminaire de bourrage de crâne. Alors que les bibliothèques prennent l’eau de toutes parts, l’administration, auto satisfaite comme toujours, compte seulement parler « de la place au numérique, des services innovants et, provocation, proposer des horaires plus adaptés au mode de vie des Parisiens ». L’ordre du jour est tellement ahurissant que les responsables des bibliothèques parisiennes d’établissement vont plutôt relayer la colère de leurs équipes.

Jusqu’où va aller ce délire ? Quel avenir se prépare pour nos métiers ? Peut-on faire évoluer les bibliothèques sans –voire contre- l’avis des bibliothécaires ?

Les projets que nous préparent la mairie de Paris ne nous conviennent pas, c’est pour quoi l’intersyndicale CFDT, CFTC, CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA appellent tous les personnels à se mettre en grève le vendredi 13 juin 2014 avec une manifestation à 9h à la bibliothèque Marguerite Duras, 115 rue de Bagnolet (XXe). Le séminaire risque d’être très animé.

 

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 16:59

 

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                Toutefois, il ne le fait pas de manière toujours très catholique !

Décidément rien ne va plus entre la CGT et le syndicat des travailleurs chrétiens. Il semble que l’indépendance de la CGT et son refus de participer à la mascarade que mets en place Paris-Musées pour l’analyse des Risques Psycho-sociaux (RPS) ne conviennent guère à l’administration (lire ici) mais aussi, plus curieux, à la CFTC.

En effet, lors du comité de pilotage censé accompagner le diagnostic du cabinet Présence Conseil boycotté par la CGT, le représentant de la CFTC, seul syndicaliste présent, a bien insisté sur le fait qu’il confirmait sa présence au comité de pilotage mise en place par l’administration. Une insistance qui frisait même parfois le péché d’orgueil.

D’après le décryptage du compte rendu officiel de séance, il semblerait que la CGT apparaisse comme toujours en train de se plaindre et l'on croit comprendre qu'il serait des plus malvenus pour un syndicat de ne pas participer à cette louable entreprise. Entreprise que, dans son extrême mansuétude, et pour la modique somme d'environ 70 000 euros (tout de même), Paris Musées a daigné mettre en place... Bref, critiquer un syndicat quand il n’est pas là montre que la CFTC aime vraiment son prochain. 

 

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Car c’est vrai quoi ! Jamais contents à la CGT ! Capricieux ! Toujours à râler, pour un oui, pour un non...on leur propose un truc sympa, et ils font la fine bouche, ils rechignent, ils ratiocinent, ils cherchent la petite bête... Outre que le diable se cache dans les détails, si cette décision de « boycott » nous appartient et que nous l'assumons, quelques précisions s'imposent :

La CGT est assez grande pour parler en son nom, sa décision sur ce diagnostic a été argumenté et présenté aux agents qui l'ont comprise et pour la plupart, approuvée. S’exprimer à sa place pourrait même passer pour un péché de convoitise. Pas très catholique tout ça

Il ne s'agit pas  seulement de « quantifier les RPS », la souffrance ne se quantifie pas uniquement. La souffrance au travail doit surtout se qualifier. Elle doit se nommer et de définir  or « quantifier les situations »  nous semble  une entreprise hasardeuse... (au moins sur le plan sémantique). Et oui, l’enfer est souvent pavé de bonnes intentions…

 

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Précisons juste que la CGT ne « se plaint pas », elle dénonce, elle agit.  En ce qui concerne les RPS, nous ne sommes pas en reste dans la défense des agents, la mise en cause de certaines méthodes managériales ou la défense des cadres en burn-out, par des organisations du travail parfois mortifères. Pas besoin d’aller à confesse pour cela

Ajoutons que la représentante CHSCT de la CGT ne s'est pas « retirée » comme il est noté dans le compte rendu, mais a décidé d'emblée, de ne pas participer à ce diagnostic le jour même de sa présentation, l'UNSA étant sur la même position, un tract a été diffusé au personnel pour expliquer notre position. Une vraie profession de foi (lire ici)

La défense des agents est un travail de longue haleine, souvent difficile, toujours passionnant, ils nous font confiance, et les victoires que nous avons obtenues confortent nos actions présentes et à venir. Amen

Allez camarade, vous nous ferez trois pater et deux avé et tout vous sera pardonné.


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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 15:00

 

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                                                              - Bon là, y en a vraiment marre !

 

           Les syndicats relaient l'appel au boycott du séminaire des cadres !

 

Suite à une réunion syndicale réunissant des conservateurs des bibliothèques de la Ville, l’idée d’un boycott du séminaire des cadres programmé le vendredi 13 juin à la médiathèque Marguerite Duras (XXe) est apparue comme un moyen fort d’exprimer le profond mécontentement des responsables d’établissements et à travers eux celui des équipes de bibliothécaires.

 

Soyez nombreuses et nombreux à dire non aux décisions que la Direction des Affaires Culturelles et le Bureau des Bibliothèques veulent vous imposer sans dialogue : le Comité Technique de la direction n’est pas consulté sur l’évolution du réseau et les véritables problèmes qui se posent dans les établissements ne sont pas à l’ordre du jour du séminaire, en matière de personnel les décisions arbitraires se multiplient, les avis des responsables sont négligés, des pressions inacceptables sont  faites sur certain(e)s d’entre vous !

 

La tenue de ce séminaire, alors que l’Adjoint chargé de la culture vient de recevoir une feuille de route qui pose questions et qu’un nouveau Directeur arrive, représente un bon moment pour manifester votre insatisfaction et vos inquiétudes.

 

A l’appel de l’intersyndicale CFDT, CFTC, CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA les bibliothèques municipales de la Ville de Paris seront en grève

 

Ne baissez pas la tête, mobilisez-vous ! Le 13 juin, exprimez-vous collectivement en participant au rassemblement devant Duras à 9h avec tous les bibliothécaires du réseau parisien !

 

 

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                                                                - Surtout, ne baissons pas la tête !

 

 

 

 

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 14:56

 

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                   - Oumpf ! Me faire ça alors que j’ai même pas encore trouvé de bureau

 

Sa toute première réunion à peine boycottée, il essuie dans la foulée, un préavis de grève des bibliothèques pour le 13 juin.

Ça s’appelle commencer sous de mauvais auspices. Noël Corbin, nouveau directeur des affaires culturelles nommé officiellement hier en fin d’après-midi, devait assister ce matin à son premier Comité technique de la direction des Affaires Culturelles. Las, tous les syndicats, mécontents du climat social (notamment le manque d’effectif pour faire fonctionner correctement les établissements) ont boycotté la réunion obligeant le président de séance, Bruno Julliard à la reporter. A charge pour lui de trouver une date dans un agenda qu’on imagine surchargé avec toutes ses nouvelles attributions.

Mais le nouveau directeur n’en avait pas pour autant fini avec son bizutage, car l’intersyndicale (CFDT,CFTC,CGT,FO,SUPAP,UCP et UNSA) a déposé dans la matinée un préavis de grève pour toutes les bibliothèques parisiennes le 13 juin avec appel à manifestation devant la bibliothèque Marguerite Duras (XXe) à 9h, à l’endroit même où doit se tenir un séminaire des cadres des bibliothèques municipales de la capitale (lire ici).

Certain pensait que monsieur Corbin aurait pour première tâche de se trouver un bureau. En effet, l’Hôtel d’Albret est en sureffectif depuis que Bertrand Delanoë y a installé le sien, ce n’est pas une blague (lire ici).

Le nouveau directeur qui a fait ses premières armes, au sortir de l’ENA, au ministère des finances avant de passer à celui du budget, va plutôt devoir prendre en accéléré des cours de négociations sociales car il doit rencontrer les organisations syndicales dans le cadre du préavis de grève comme le lui impose la réglementation.

La prochaine rencontre avec les personnels pourrait avoir lieu à la médiathèque Marguerite Duras le 13 juin. Il est de tradition que le nouveau directeur en profite pour se présenter à une partie des cadres dépendant de sa direction. A moins qu’il n’annule sa présence à un séminaire qui s’annonce d’ors et déjà mouvementé. Mauvais auspices ?  

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         -  Je crois que le directeur veut pas que son premier séminaire soit plaçé sous de mauvais auspices  



 

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 08:20

                           

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Raté ! La Mairie a lâché sa proie après avoir été condamnée (encore une fois) par la justice  

En juillet 2011, Elisabeth*, secrétaire administrative de la Mairie de Paris, reçoit une lettre qui la sidère : La Direction des Ressources Humaines  (DRH) de la Ville lui réclame la modique somme de … 5 439,22 euros. Payables en une fois, de plus, même pas droit à un échéancier !

Motif du litige ?  Lors de sa reprise d’activité à 100%  après une période de temps partiel, en avril 2007, la DRH a tout simplement oublié de lui  prélever les cotisations retraites correspondantes à son nouveau temps plein. Puis cet oubli s’est reproduit chaque mois, jusqu’en décembre 2009, date à laquelle l’administration  a enfin constaté l’erreur. Grosse boulette…. Ensuite, la même administration  a oublié de prévenir l’agent, laissant le dossier « dormir » pendant 1 an ½ - re-boulette. Quand soudain, cinq ans après,  la Mairie se réveille en 2011 et décide de passer à la caisse. Problème : la caisse, c’est Elisabeth.

Elisabeth  n’a rien vu venir : comme la quasi-totalité des salariés, elle n’inspecte pas ses fiches de paie, faisant confiance dans ce domaine à son employeur surtout quand celui-ci est municipal.

Mais voilà, Elisabeth se rebiffe. Elle forme un recours gracieux contre la Ville, estimant ne pas avoir à supporter les conséquences financières, exorbitantes compte-tenu du montant de son salaire, d’un gros dysfonctionnement de ses services. Elle invoque ainsi le délai de prescription des sommes non prélevées, et demande à bénéficier d’une remise gracieuse, au moins partielle, du montant réclamé.

Peine perdue : l’Administration,  campant sur ses positions, rejette son recours gracieux et la renvoie vers la Recette Générale des Finances pour un hypothétique échelonnement de la dette.      

 

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                                                                     -  On veut bien vous laisser ça !


Heureusement, dans cette lutte du pot de terre contre le pot de fer, le pot de terre Elisabeth dispose d’un atout béton : son syndicat. Aidée par le responsable juridique** de la CGT des Cadres et Techniciens de la Ville, elle dépose en avril 2012 une requête au Tribunal Administratif de Paris contre la décision de l’employeur récalcitrant.

Deux ans plus tard, le verdict du Tribunal Administratif vient de tomber. Il est sans appel : le délai de prescription, dans ce cas précis, s’applique à la plus grande partie des sommes réclamées par l’Administration, soit 4441,75 euros. Du montant exigé à l’origine de 5439,22 euros, Elisabeth ne devra donc s’acquitter que de 997,47 euros. Montant qu’elle  était d’ailleurs disposée à régler depuis le début du litige.

La Ville, qui est censée respecter la loi, et se prétend à  l’écoute de ses agents, a donc tenté de faire pression sur l’un d’entre eux pour lui soutirer, en toute illégalité, 4 441,75 euros. Et il a fallu que passe la Justice pour qu’elle lâche sa proie. Il eût pourtant suffi d’un minimum de  volonté de concertation pour régler rapidement et en toute légalité cette affaire à l’amiable. Mais de cela, la Ville semble bien dépourvue…. comme d’habitude.


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                                                          Les experts-conseil de la Ville de Paris ?

 

 

* Le prénom a été changé

** Responsable juridique qui gagne tout ses procès intentés contre la Ville notamment aux Prud’hommes

 


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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 16:19

 

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« Pour les ouvertures du dimanche, rien ne se fera avant 2015 » nous a déclaré le nouvel homme fort de la municipalité parisienne

 

Bruno Julliard, de nouveau adjoint à la culture au maire de Paris, a entamé un marathon en recevant tour à tour les sept organisations syndicales représentatives de la Direction des Affaires Culturelles.

 

Cette semaine, c’était au tour de la CGT d’être invité par le nouvel homme fort de la mairie de paris, car en plus de la culture, Bruno Julliard, devenu également premier adjoint, est aussi en charge du patrimoine, des métiers d’art, des entreprises culturelles, de la nuit et des relations avec les Mairies d’arrondissement. N’en jetez plus ! 

                     

Si Bruno Julliard a voulu rencontrer les partenaires sociaux, c’est pour leur exposer ses grandes orientations pour la mandature qui s’annonce. Le tout « dans un contexte budgétaire contraint » comme le rappelle sa lettre de mission. Alors voyons voir ce qui nous attend. 

 

 

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                      La culture, le patrimoine, les mairies, la nuit: les habits neufs du président julliard

 

 

Une des obsessions de cette majorité municipale est l’extension des horaires d’ouverture. Une marotte qui cadre mal avec le fonctionnement actuel des équipements culturels parisiens (ateliers beaux-arts, bibliothèques, Conservatoires ou musées) qui souffrent surtout d’un manque de moyen humain pour fonctionner  simplement normalement.

 

Si pour les conservatoires et les ateliers beaux arts les modifications d’horaire ne sont pas à l’agenda de l’exécutif, en revanche pour les musées et les bibliothèques…

 

« L’extension des horaires d’ouverture est un enjeu majeur, notamment au Musée d’Art Moderne (MAM) et au Petit Palais pour les expositions temporaires phares » martèle ainsi Anne Hidalgo dans la feuille de route envoyée à son premier adjoint. Nous lui avons rappelé que notre syndicat n’est pas favorable aux ouvertures tardives.

 

De plus, vu l’état des effectifs actuels, seul le recours a du personnel précaire, corvéable à merci, est envisagé par la Ville de Paris comme aux Catacombes (lire ici). Tout ça pour satisfaire un public « international » ? On pourrait alors se diriger tout droit vers un conflit. Bruno Julliard émet malgré tout quelques doutes quand à l’intérêt de cette « expérience », se demandant si le fait d’élargir l’amplitude horaire augmentera le nombre de visiteurs. L’adjoint au maire nous a annoncé ensuite qu’il sera (aussi) le prochain président de Paris-Musée, et qu’une fois officiellement désigné, il rencontrera les syndicats de l’établissement public à ce sujet.


 

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                  - C'est bizarre mais depuis que je suis en charge de la nuit, je perds mes repères

 

 

« En matière de lecture publique, la refonte des horaires d’ouverture des bibliothèques devra être menée en cohérence avec celle des musées et des équipements sportifs » exige la nouvelle Maire. Une demande assez farfelue pour qui connait l’état du réseau des bibliothèques municipales. D’ailleurs pour ce qui concerne la « cohérence avec les musées et les équipements sportifs », l’adjoint à la culture est resté assez évasif.

 

Arrivent les futurs projets qui fâchent. « A mi mandat, l’objectif de 10 bibliothèques de prêt ouvertes le dimanche devra être atteint. A horizon 2020, je souhaite qu’une bibliothèque par grand arrondissement soit ouverte le dimanche » et là on s’aperçoit que le programme pourrait très vite atteindre ses limites.

 

Tout d’abord, nous avons rappelé à Bruno Julliard que cet objectif était absurde vu le fonctionnement des établissements en semaine où les problèmes de moyens et d’effectifs amènent au contraire à des réductions d’horaire. Inutile de dire qu’un tel projet aura l’opposition de tous les syndicats et des personnels. Le nouvel homme fort est bien conscient que l’ouverture le septième jour ne pourra se faire sans effectifs supplémentaires de personnels titulaires. Rappelons toutefois que la Direction des Finances considère que les bibliothèques parisiennes sont encore en sureffectifs. Absurde, on vous dit. !


 

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                                                                         - Comment ça absurde ?

 


Autre sujet épineux : La question de la prime dominicale. Entre des agents qui touchent 44 euros, des bibliothécaires qui touchent 100 euros et des syndicats qui réclament 180 euros, va se poser la question du taux des primes du travail le dimanche. Selon nos informations, la municipalité réfléchit à une harmonisation autour de  60 euros ! Explosif !

 

« Il est hors de question que les personnels des bibliothèques voient leurs primes baisser » nous a pourtant assuré Bruno Julliard. « Nous n’entamerons des négociations sur ce sujet  avec les partenaires sociaux qu’après les prochaines élections professionnelles » a déclaré le successeur de Christophe Girard. Soit pas…. avant le premier trimestre 2015. Bref, sur la question, la mairie de Paris temporise légèrement mais ne s’évitera probablement pas un conflit social d’envergure.

 

« Tant que la question de la prime dominicale n’est pas réglée, nous n’engagerons pas de programme pour ouvrir les bibliothèques le dimanche, hormis bien sur les nouveaux établissements déjà prévus dont les agents bénéficierons du taux en vigueur dans les autres bibliothèques ouvertes le dimanche » a ainsi précisé Bruno Julliard. Ce qui renvoie le sujet, au plus tôt, à fin 2015.

 

Avant de nous quitter, l’élu nous informe que le nouveau directeur des affaires culturelles sera Noël Corbin. Est-ce un hasard mais le successeur de Régine Hatchondo a toujours occupé des fonctions ayant trait aux questions budgétaires que ce soit au Louvre ou au ministère de la culture. Preuve de sa constance, il a d’ailleurs commencé  à exercer …au ministère de l’économie ! A notre avis, il devra surtout très vite se spécialiser dans les questions sociales tant celles-ci vont vite devenir explosives. Possible que son arrivée s’avère des plus mouvementées !


 

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                                                         -  Je crois même que c'est déjà explosif !

 


 

 

 

 

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 17:49

 

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Aucun médecin du travail n'y a été associé et nous ne connaissons toujours pas le type de questionnaire qui sera soumis aux agents. 

Les membres du CHSCT des syndicats CGT et UNSA ne participeront pas à la démarche d'identification des risques psycho sociaux qui devrait se dérouler prochainement au musée Carnavalet. 

Nous considérons que la présentation qui nous a été faite est incomplète. Aucun médecin du travail n'y a été associé et nous ne connaissons toujours pas le type de questionnaire qui sera soumis aux agents.

Les indicateurs de fonctionnement n'ont pas été donnés par la Direction des Ressources Humaines (DRH) de Paris-Musées non plus que les indicateurs sur la santé au travail que doit fournir le médecin, ou tout au moins ils ne nous ont pas été communiqués. Le panel d’agents prévu par la société en charge de la démarche est trop restreint pour une analyse fiable des résultats.


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                                                                  Le panel idéal selon Paris-Musées


D'autre part, Les problèmes relationnels et le mal être au travail dans les musées parisiens, dont nous ne sous-estimons pas l'importance, sont à notre sens liés aux problèmes d'effectif récurrents, au manque de formation des encadrants de proximité, à leur surcharge de travail, à leur isolement, au peu de reconnaissance de l'ensemble des agents.

Ceci a été fréquemment signalé par l'ensemble des organisations syndicales. La DRH de Paris-Musées doit prendre ses responsabilités !

Une attitude de dénégation a été trop souvent la réponse à nos interpellations sur des cas de mise à l'écart, de discrimination, de processus d'intimidation proche du harcèlement. La grève du 5 décembre 2013 au Musée Carnavalet qui a rassemblé la quasi-totalité des personnels de la surveillance en est la preuve (lire ici).

Individualiser des problèmes collectifs n'est donc pas une bonne solution. Il serait en effet aisé d'invoquer l'âge des agents, leur fragilité psychologique ou physique, leurs problèmes personnels, les processus de reclassements (non suivis par la médecine préventive) pour justifier de leur fatigue ou de leur mal être.

 

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Alors que  sans grande considération pour la santé des personnels, Paris Musées tente d'élargir les heures d'ouverture des établissements sans envisager la création de postes supplémentaires et alors que les aménagements de postes sont souvent négligés.

De plus, le prestataire extérieur Présence Conseil a une démarche hasardeuse : deux membres du CHSCT y seraient associés  alors qu’ils sont en poste dans le musée cible, et que par le fait, les représentants des autres organisations syndicales ne seraient pas invitées.

Pour toutes ces raisons, l’UNSA et la CGT ne cautionnent pas la démarche entreprise par Paris-Musées

 

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 17:30

 

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  A Paris, mettre fin au CDI (et au statut de la fonction de la publique) fallait oser !

La direction de Paris-Musées, l’établissement public qui gère les musées municipaux,  a décidé « d'expérimenter » l'extension des heures d'ouverture des catacombes...jusqu’à  20 heures. Pour arriver à ses fins, la mairie de Paris va, rien moins, que casser le code du travail ou le statut de la fonction publique.

Pour le moment, jusqu’à 17h, heure de fermeture habituelle des Catacombes, ce sont des agents municipaux qui assurent l’accueil et la sécurité. Mais pour pousser de 17 heures à 20 heures, ce sera une autre histoire. Car le temps que va durer l’expérience », ce sont bien évidemment des personnels précaires à temps très partiel qui seront employés pour assurer le service du soir.

Une fois dans la place, ce sont les mêmes (corvéables à merci) qui devront également relayer les agents les weekends et les jours de repos... Un peu comme dans la grande distribution où le temps de travail est morcelé. Fallait oser !  

Ainsi, en recrutant pendant dix huit mois des précaires pour faire une « expérimentation », la Mairie de Paris instaure une organisation du travail bafouant le droit de la fonction publique.                                           

De plus, à moins de remplacer les postes d’encadrant(e)s ou de caissier(ère)s) indispensables à l’ouverture des Catacombes, les quelques agents titulaires restants seraient à leur tour obligés de travailler jusqu’à 20h15 (au moins) avant de rentrer dans leur banlieue vers 22 heures !

 

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                                                - Va pas par là, on bafoue le droit de travail !

 

Enfin, plusieurs questions se posent : Sur  quel type d'enquête s'est appuyé Paris-Musées pour arriver à cette décision ? La demande d’extensions horaires émane-t-elle des usagers ? La CGT en doute. De plus, nous restons fermement opposés à toute forme d'extensions horaires, même mises en place avec des titulaires et comme nous ne sommes pas le seul syndicat à le penser on se dirige tout droit vers un conflit.

Les personnels dont le salaire n'a pas augmenté depuis belle lurette, exigent plutôt une augmentation de leurs primes de dimanche et non pas des heures supplémentaires épuisantes, qui permettent à peine de joindre les deux bouts et perturbent leur vie familiale, l’embauche pérenne de personnels titulaires afin d'assurer leurs missions dans des conditions décentes dans le respect d'eux même et des usagers.

Le monde de Paris Musées et d’Anne Hidalgo n'est pas le nôtre car comment peut on dans le même temps, et d'une façon quasi obsessionnelle, affirmer cette volonté d'élargir les horaires d'ouverture des musées sans envisager d'embauche et, avec la plus parfaite candeur, s'interroger sur le mal être au travail par l'intermédiaire d'un cabinet privé chargé d'en déceler les symptômes... Là aussi fallait oser !    

       hidalgo-Sipa

 

 

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