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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 16:48

 

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      Et plus d’un millier d’emplois doivent être supprimés pendant la mandature…

La réunion de ce vendredi 16 mai 2014 entre Anne Hidalgo et les syndicats devrait être explosive ! Il est vrai que l’actualité sociale à la Ville est chaude-bouillante. Le montant de la prime pour le travail dominical est dans le peloton de tête des sujets qui fâchent.

Dans les musées, les agents de surveillance touchent 91 euros mais les dix premiers dimanches seulement. A partir du onzième cette somme retombe à…44 euros. Dans les bibliothèques, le personnel des trois établissements qui ouvrent le dimanche avaient (après douze semaines de grève) fini par obtenir 100 euros (brut).

Les agents de le Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) sont à leur tour en grève (depuis trois mois) pour obtenir 180 euros par dimanche travaillé contre …44 euros actuellement ! Une revendication qui pourrait être bientôt reprise par les agents du nettoiement ou des parcs et jardins. D’ailleurs, les syndicats demandent désormais l’attribution de cette prime de 180 euros pour tous les agents qui travaillent le dimanche (De fait, ceux des bibliothèques et des musées)

Dans ce contexte la question du travail du dimanche est des plus épineuses pour l’équipe d’Anne Hidalgo. Dans une déclaration au journal 20 minutes, la mairie affirme vouloir apporter une « réponse globale pour une meilleure harmonisation de l'indemnisation des agents » qui travaillent le septième jour (lire ici).

La « réponse globale » pourrait être une prime de…. 60 euros (brut) pour tout le monde et basta. Cette « réflexion » nous a été confirmée par plusieurs sources proches de l’Hôtel de Ville. Une véritable provocation municipale. Pour les collègues des musées et des bibliothèques, Anne Hidalgo serait ainsi la première maire de Paris à baisser leur pouvoir d’achat. Dire qu’elle a été Inspectrice du travail dans une vie antérieure !

 

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                                  - Alors là, baisser le pouvoir d'achat des agents je l'avais jamais fait....

 

Une chose est sûre si la mairie avait encore l’idée de vouloir ouvrir quelques bibliothèques le dimanche, elle peut désormais l’enterrer.

Côté effectifs, la potion ne sera pas moins amère car c’est une véritable cure d’austérité qui se prépare à l’Hôtel de Ville. Là aussi, d’après de nombreuses sources, la Direction des Finances et la Direction des Ressources Humaines planchent sur une réduction de trente millions d’euros par an de charge de personnel d’ici la fin de la mandature. Cela correspond à plus d un millier d’agents en moins dans les cinq ans qui viennent. Un véritable pacte d’irresponsabilité !

Pour y parvenir l’équipe municipale s’est déjà mise au boulot et va présenter aux syndicats ce vendredi 16 mai, lors d’un comité technique central son plan de « restructuration de l’administration parisienne » avec la suppression de plusieurs directions par « fusion ». A la clef, des suppressions de postes, cela va sans dire. La réunion entre Anne Hidalgo et les « partenaires sociaux » va être animée.

 

                                                            A la mairie de Paris, l'emploi prends l'eau

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                                                            -  Et la prime dominicale, je la foule au pied

 

 

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 08:57

 

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Presque 20 millions d’euros sur l’ensemble de la mandature selon le très libéral institut Montaigne. Plutôt 30 millions selon nos experts

C’était une promesse de campagne de la candidate. « Je propose que dans chaque arrondissement une bibliothèque reste ouverte le dimanche » avait déclaré Anne Hidalgo dans un accès de démagogie, alors que le réseau municipal a toutes les peines à fonctionner normalement en semaine.

Depuis plusieurs années, les bibliothèques municipales de la capitale souffrent le martyr (baisse des budgets d’acquisition, réduction de personnels, diminution des horaires d’ouverture, suppression des sections discothèque…). Pour toute explication, la mairie de Paris se réfugie généralement derrière la crise qui frappe les finances municipales et le souci de faire des économies.

Bon d’accord, les économies ne sont pas toujours très visibles puisque le Bureau des Bibliothèques a été épinglé par deux fois pour avoir gaspillé l’argent du contribuable : 15 000 euros ici et 40 000 euros . Quand même.

Puisque la politique municipale est aux économies, il est impensable d’ouvrir les bibliothèques le dimanche car la facture pourrait être très très salée si l’on en croit le très libéral Institut Montaigne. L’institut, taquin, s’est amusé à chiffrer, avec l’aide du non moins libéral quotidien Les échos, le coût de l’ouverture du dimanche en se basant sur les documents comptables de la Mairie de Paris et le verdict est implacable « Le coût de la proposition de la candidate d’ouvrir une bibliothèque le dimanche dans chacun des 20 arrondissements de la ville pourrait représenter 3,2 M€ par an, soit 19 M€ sur l’ensemble de la mandature » (lire ici).

 

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Quoi la CGT se baserait sur les réflexions d’un institut très libéral et d’un quotidien qui ne l’est pas moins, pour dénoncer la politique de la Mairie de Paris ? Mais puisque la municipalité comme ces deux thuriféraires du libéralisme, est favorable au travail du dimanche, on peut renvoyer la mairie sans peine dans les cordes. Toute chose égale par ailleurs.

Mais cette estimation pourrait même être revue à la hausse, car il serait cocasse d’ouvrir le dimanche sans rétablir un fonctionnement normal en semaine, n’est ce pas ? Et là, la CGT a, elle aussi, fait plancher ses experts. Entre le rétablissement des postes supprimés (une bonne centaine d’agents) et le recrutement de personnels titulaires supplémentaires, compter trois million d’euros annuel minimum.

De plus, à Paris, les ouvertures se sont faites grâce à l’emploi étudiant qui renforce les équipes de titulaires, il faut alors rajouter un million et demi. Plus le surcoût de la prime dominicale (il faut compter un million supplémentaire) total : 5 millions et demi chaque année soit près de trente millions d’euros sur la mandature pour ouvrir le dimanche. Une ouverture qui compte bonbon. Trop en ces périodes de vaches maigres ?



                                               Ouverture du dimanche: La mairie refait ses calculs

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                                   - Bon Anne, je crois que pour les chiffres la CGT a raison

                                            - Bruno, tes amis commencent à m'énerver

 

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 08:27

 

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                                              Le Grand Paris ressemble à l'ancien département de la Seine

 

Plutôt une menace sur les services publics et le statut des personnels municipaux parisiens

La création de la métropole du Grand Paris est prévue pour le 1er janvier 2016 avec la mise en oeuvre d'un EPCI, couvrant Paris et les 123 communes de petite couronne. Des compétences obligatoires seraient transférées : urbanisme, politique du logement et de l'habitat, etc. mais aussi d’autres compétences (dites d’ « intérêt métropolitain »), qui seront définies avant le 1er janvier 2016.

Le Grand Paris va en tout cas raviver des souvenirs pour les plus anciens d’entre nous qui ont connu …le département de la Seine ! Celui-ci fut supprimé le 1er janvier 1968 (tout comme le département de Seine-et-Oise dans lequel il était enclavé) et divisé en quatre départements : Paris (une commune divisée en 20 arrondissements), les Hauts-de-Seine (27 communes), la Seine-Saint-Denis (24 communes) et le Val-de-Marne (29 communes). Tiens comme on se retrouve.                   

Ce projet qui n’a donc, on le voit, rien de très « moderne » a surtout pour but de supprimer à terme des milliers de postes dans les services publics parisiens. Cela aura forcément des conséquences très concrètes pour un certains nombres de personnel.

 

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                             Le Grand Paris ressemble vraiment à l'ancien département de la Seine

  

Déjà, la Direction des Ressources Humaines (DRH) de la Ville de Paris  pointe les services, partie de service et personnels à transférer : 50 agents chargés de la politique du logement et 50 agents chargés de l’habitat insalubre du côté de la Direction du Logement et de l’Habitat (DLH). Pour la Direction de l’Urbanisme (DU) il faut compter 40 agents chargés du Plan Local d’Urbanisme et les services comptables notamment. Egalement concernés, 30 agents du « plan climat énergie » à la Direction de l’environnement (DEVE), 30 agents en lien avec le logement et l’hébergement d’urgence pour la direction de l’action sociale (DASES)

D’autres directions seront impactées : celle de la voirie (DVD)  pour le « plan climat et mobilité », et celle chargée de l’innovation économique (DDEEES) Enfin, last but not least c’est toute la direction chargée de la politique de la Ville (DPVI) soit 70 agents qui va être transférée vers le Grand Paris.                   

On parlait dans un premier temps de 200 agents concernés, maintenant on parle de 400, et demain ? Combien de centaines, de milliers d’agents ? C'est donc une mobilité forcée ! Le personnel transféré changerait d’employeur. Qui définirait les horaires et conditions de travail ? Quelles garanties pour les personnels ? Aucune.

En réalité, une des conséquences serait l'extinction du statut spécifique de la fonction publique parisienne ! Une fois transférés, les personnels pourraient en principe revenir pendant deux ans à la Ville de Paris. En principe car si leur poste a été supprimé, comment pourraient-ils revenir ? Ca ressemble plutôt à un voyage sans retour.

 

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Ensuite, les personnels auraient un « droit d'option » pour choisir s'ils gardent individuellement le statut Ville de Paris ou s'ils passent au statut de la fonction publique territoriale (Pour le profane la Collectivité parisienne n’est pas assimilée aux autres collectivité territoriales pour des raisons historiques)

Mais le droit d'option, a déjà été expérimenté à France Télécom at à la Poste  et a préfiguré un glissement vers la privatisation de ces sociétés autrefois de service public ! Quant aux personnels non titulaires, ils seraient transférés d’office sans possibilité de retour ! C’est un moyen de supprimer des centaines, voire des milliers de postes.

De fait, les personnels recrutés à l'EPCI du Grand Paris n'auraient plus le statut Ville de Paris bien sûr ! Voilà l’objectif  l’extinction du statut, la mutualisation des moyens dans le cadre de la réduction des déficits publics avec à la clef, des suppressions de postes, avec en ligne de mire une privatisation des services publics !

D’ailleurs, la Ville de Paris a mis en place le CMC, le Centre de Mobilité et de Carrière, au même moment où elle annonce la création du Grand Paris, et la réorganisation/fusion de directions. Un hasard sans doute. Une chose est sûre, les services non transférés ne seront pas protégés de ces politiques de mutualisation de services, qui permettent, encore une fois, de supprimer des postes. Une perspective qui amène à demander l’abandon de la mise en place de la métropole du Grand Paris.

 

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                                                En rose sur la carte, l'ancien Grand Paris

 

 

 

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 08:47

 

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                        Un agent est toutefois menacé de saisie sur salaire

Décidément, les problèmes de comptabilité s'accumulent à Paris Musées... En effet, des agents ont eu la surprise de recevoir un courrier tout à fait officiel de la « rue Audubon » qui leur signalait qu'ils n'avaient, on cite : « rien à déclarer » aux impôts pour leurs revenus de l’année écoulée.

Conscients de l'étrangeté de la situation, ravis (le nouveau premier ministre aurait il décidé de faire ce cadeau aux agents de la fonction publique ?...inespéré mais peu vraisemblable...) méfiants cependant (on le serait à moins...) ils s'empressèrent de se renseigner et le couperet tomba : c'était « une erreur », dont il ne fallait pas « tenir compte »...

D'ailleurs, et pour faire bonne mesure sans doute, un autre agent se vit sommé de rembourser dans les plus brefs délais, la somme de 1500 euros sous peine de saisie sur salaire, tandis que d'autres encore voyaient considérablement gonflé leur salaire annuel à déclarer ou encore constataient une différence notable entre la somme déclarée par Paris Musées et celle figurant sur leur feuille d'impôt...                            

Les explications s'avérèrent embrouillées. L'une d'elle pour le moins cynique, faisait même allusion à un « rappel de primes » On peut dire que du côté de Paris-Musée à défaut de l’amour des chiffres on en a l’humour*..

 

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Car quel rappel ? Quelles primes ? Alors que les agents de catégorie C les perdent en partie lorsqu'ils ont le mauvais goût de tomber malade ? Alors que les primes de dimanche des agents de surveillance  n'ont pas augmenté depuis des dizaines d'années ?

Alors qu'il a fallu l'admirable obstination de la CGT pour obtenir une  « primette » de 150 euros aux personnels en décembre dernier (lire ici), qu'elle se bat depuis des années pour obtenir une prime de panier ou des tickets restaurant à ces mêmes agents ? Alors qu'une majorité des catégories C part à la retraite avec une pension dépassant à peine 900 euros ?...

Car si Paris-Musées et sa présidente Anne Hidalgo n’ont rien à déclarer, les personnels (avec la CGT) ont eux beaucoup de choses à réclamer. Nous leur dédions ce petit poème.

On passe un concours un matin et on attendra des années
pour voir de cinq ou dix euros enfin son salaire augmenter
entre métro et rer les factures et puis le loyer
les fins de mois sont difficiles y'a vraiment de quoi déprimer
Faut il pleurer, faut il en rire? Fait on envie ou bien pitié ?
je n'ai pas le coeur à  le dire...
...Et j'adhère à la CGT

De l'emploi, comme certains le disent, oui on a la sécurité
Mais comme ça on ne peut plus vivre, vraiment tout cela doit changer
J'ai envie de bouger des choses, je sais pas par ou commencer
Je vais sauter le pas, oui j'ose, je vais enfin me syndiquer
Faut il pleurer, faut il en rire ? Fait on envie ou bien pitié
Je n'ai pas le cœur à  le dire...
...Et j'adhère à la CGT

 

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                                      Pour ne pas rester les bras croisés, adhérez à la CGT


 

* La réponse nébuleuse (mais néanmoins assez cocasse) de la direction de Paris-Musées est à lire dans la rubrique commentaire. Si quelqu'un a compris quelque chose, qu'il n'hésite pas à nous éclairer.

 

 

 

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 08:27

 

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                                - Si le BBL continue comma ça, je vais bientôt plus avoir de biftons 

 

                 Compter cette fois…. 40 000 euros pour une Imprimante 3D

Après la gabegie des mille euros par jour pour une étude qui existe déjà (lire ici) le Bureau des Bibliothèques de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris (ouf) continue de flamber !

Alors que les bibliothèques municipales parisiennes doivent se serrer la ceinture (suppression de postes de personnels, réduction des budgets d’acquisitions, gel des salaires…) la municipalité dépense décidément sans compter.

Ainsi, la future médiathèque des Halles (dite Canopée) aurait vue s’inscrire dans son budget d’investissement la modique somme.... de 40 000 euros pour l’achat d’une imprimante 3D ! Info ou intox ? Quand on connaît les largesses récentes du Bureau des bibliothèques et son envie de paraître désespérément dans le coup, c’est plutôt info. 

« Mais très cher, 40 000 euros vous êtes sûr, car quand même, c’est une somme ? » Le chiffre pour cet investissement (s’il a lieu) colle parfaitement car la Mairie de Paris va être obligée (si elle continue dans cette folie budgétaire)  d’acquérir une imprimante 3D à « usage professionnel » et là on est  plutôt dans des sommes à 5 chiffres, au minimum. Comptez ainsi 12 000 euros pour la HP uPrint en modèle basique. Cela commence à être un gros investissement, mieux vaut savoir comment le rentabiliser avant de se lancer.


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                                                        Le BBL se jette à l'eau


Mais attention nous préviennent les spécialistes, l’imprimante 3D en elle-même n’est pas le seul achat! Il vous faudra aussi  ne pas oublier les cartouches de matières premières (pour pouvoir donner vie aux futures créations des usagers de la Canopée). Comptez cette fois plusieurs dizaines d’euros minimum, et cette somme est à multiplier par les couleurs que vous souhaitez avoir sous la main. On arrive donc à la somme de 40 000 euros inscrit au budget d’investissement !

Pas question donc d’imprimer n’importe quoi donc ! Ah, ça non ! Surtout qu’après l’ouverture il faudra chaque année prévoir au budget de fonctionnement les dizaines d’euros nécessaires pour faire fonctionner cette « sacrée » imprimante. On comprend maintenant pourquoi la Mairie de Paris veut supprimer les CD de ses bibliothèques. D’autant que nous ne savons pas encore au moment où nous écrivons ces lignes si les impressions seront payantes ou gratuites pour les usagers. !

En tout cas ce genre d’initiative ne risque pas d’améliorer le climat de plus en plus délétère qui règne au sein du réseau des bibliothèques parisiennes. Pour l’apaiser la Mairie de Paris serait donc bien inspirée de stopper cette nouvelle gabegie.

                         

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                                                       - Assez de cette gabégie !

 

 

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 11:04

 

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                     Malheureusement les rapports sociaux font dans le négatif !

La CGT avait toutes les raisons d'être ravie lorsqu'un bel après midi de printemps elle franchit la porte de ce charmant musée, la Vie Romantique, havre de paix bucolique situé au cœur de la nouvelle Athènes dans le IXe arrondissement de Paris. Mais le ravissement fut de courte durée.

Car nous nous aperçûmes rapidement que l'ambiance de ce coquet établissement présentait là l'évidence le "syndrome de l'omelette norvégienne" : chaleureux à l'extérieur, glacial à l'intérieur... (Par glacial, nous entendons définir la qualité des rapports humains entre les agents et leur hiérarchie)

Intimidation, absence de dialogue, humiliations, pressions, copinage, surcharge de travail, inéquités diverses et variées tissent en effet le quotidien d'un personnel pourtant motivé et compétent, soudé et conscient d'être manipulé...Et d'ailleurs dans quel but ?...

Il fut un temps où les agents d'accueil promenaient Paloma, le chien du conservateur....A présent, ils promènent leur spleen et leur frustration... mais ont aussi manifesté leur volonté de mettre fin à des pratiques managériales d'un autre âge, que même Paris Musées réprouverait (c'est tout dire...)

Nous dédions ce petit poème, la complainte du voyeur, à l'encadrant(e) qui, de son propre aveu, durant ses loisirs, est allé(e)surprendre en flagrant délit de causette et photographier les agents d'un célèbre musée parisien, où justement une réflexion sur les risques psychosociaux va s'engager prochainement...

Absit reverentia vero : Rappelons nous, il y a quelques années, un encadrant, s'était caché derrière un pilier pour photographier les agents en grève du Musée d'Art Moderne. Cela ne lui avais pas réussi...Nous le lui dédions également :
   

 

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La complainte du voyeur
De romantique il n'a, que le nom, celui là
ce musée est spécial, n'en disconvenons pas
Fut un temps, les agents promenaient Paloma
le chien du chef suprême, un gentil chiwawa
- oui, enfin un caniche ne chipotez donc pas ! -
Maintenant, c'est nouveau, non ne souriez pas,
de cet endroit étrange, ça ne s'arrange pas,
un(e) certain(e) encadrant(e) aurait trouvé(e) sa voie,
errant dans les musées, celui ci, celui là
observant les agents, et puis, vous savez quoi?
Il ou elle, les photographie, oui mais pour prouvez quoi ?...

 

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La CGT déclare, à qui ça ne plaît pas,
Que ce n'est pas légal, que ça ne se fait pas !
Dans la fonction publique nous n'avons pas le droit
de prendre des photos des agents, c'est comme ça !
(faut de la discrétion et de l'anonymat)
Mais le pire  dans l'histoire, car le pire il y a,
C'est que ceci se passe-vous n'en reviendrez pas-
à Carnavalet même très exactement là
où sur les RPS on s'interrogera
Les groupes de travail que l'on constituera
traiteront de souffrance et de respect des droits...
Ah ! La vie est cruelle qui juxtaposera
La pire et le meilleur, dans un même endroit

 

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ici, on s'interroge sur ce qui ne va pas :
les agents vont pas bien...ont ils perdu la foi ?
l'estime de leurs chefs, voire l'estime de soi ?...
on les prend en photo un étage plus bas :
- "attention je te vois : tu as parlé de ci et tu disais cela !
j'ai fixé dans le marbre ton joli profil droit
tu devais être ici et tu étais là bas
je le ferai savoir !!! (à qui ? je ne sais pas...)
tu devrais avoir honte ,tu devrais marcher droit !
attention! Gare à toi, je t'ai photographié, j'ai les preuves sur moi
Big brother te surveille !
Big brother te voit ! "

 

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on peut pas faire aut'chose quand on travaille pas ?...
on peut faire du vélo, manger du chocolat
ou s'envoyer en l'air (ah bon, faut pas dire ça ?..)
on peut également rejoindre un syndicat...
Lequel ? La CGT, elle a besoin de toi
et tu as besoin d'elle, je te le dis crois moi 
 car c'est bien tous ensemble que l'on avancera

 

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  Allez, les amis tous ensemble.... c'est dans la boite

 

 

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 08:20

 

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                                                                   -  Quelle bourde, j'ai encore rien dit 

 

    Curieux car son adjoint à la Culture, Bruno Julliard, n’a encore rien annoncé.

L’administration parisienne fait du zèle : Dans un courrier envoyé à l’ensemble des responsables des bibliothèques parisiennes, Marie-Noëlle Villedieu, chef du bureau des bibliothèques, déploie déjà sa feuille de route. Il faut « proposer des horaires plus adaptés au mode de vie des Parisiens : développement des ouvertures dominicales, révisions et harmonisation des horaires » écrit la chef de bureau en brûlant la politesse aux élus (et notamment Bruno Julliard) qui n’ont pas encore eu l’occasion d’exposer leur programme aux personnels. Une vraie faute de goût qui frôle le crime de lèse-majesté. Paris n’est pas encore Melun …

Notons que pour la révision des horaires, c’est déjà fait puisque de nombreuses bibliothèques ont …réduits leurs horaires d’ouverture faute de personnels. Un des objectifs aura donc été atteint ! Car pour les autres, la partie s’annonce plus ardue.

 

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                        -  Alors là vous faites forts ! Une bourde doublée d'un crime de lèse-majesté


Commençons par l’harmonisation des horaires entre bibliothèques. Un écueil sur lequel l’administration et les élus se cassent les dents depuis de nombreuses années car cela remettrait en cause les dérogations pour les nocturnes de Mouffetard, Faidherbe ou Rostand qui n’ont aucune base légale, rappelons le. Mais peut-être celles-ci vont-elles passer de vie à trépas avec la chef de bureau ? Pour le reste, harmoniser les horaires d’établissements de tailles diverses, situés dans des quartiers aux profils différents (bassin de population, accès aux transports…) n’a guère de sens.

Reste le travail du dimanche ou écrit de manière plus caustique le « développement des ouvertures dominicales ». Actuellement, trois bibliothèques ouvrent le dimanche. Si l’on en croit le programme démagogique de la nouvelle Maire de Paris, dix-sept devraient suivre. « Je propose l’ouverture d’une bibliothèque dans chaque arrondissement le dimanche » déclarait Anne Hidalgo sans toutefois expliquer comment elle allait faire puisque les bibliothèques parisiennes ont déjà du mal à ouvrir normalement en semaine. D’autant que ces ouvertures pourraient s’avérer d’un coût exorbitant (lire ici). Et on peut, sans craindre de se tromper, déjà annoncer que les syndicats vont réclamer une prime dominicale de… 180 euros par dimanche travaillé !

 

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C’est déjà le cas pour les syndicats CGT, FO, Supap et Solidaires de la direction de la jeunesse et des sports qui se battent avec les personnels en grève pour obtenir cette prime. Cette revendication est également portée par la CFDT et l’UNSA pour toute la Ville de Paris (lire ici). Bientôt les personnels du nettoiement, des musées ou des parcs et jardins devraient eux aussi entrer dans la danse. L’ouverture des bibliothèques le dimanche pourrait être l’étincelle qui manque à ce baril de poudre social. Et puis vu le gel du point d’indice, il faut bien 180 euros pour « s’adapter au mode de vie des parisiens ». Une somme modeste à bien des égards, d’ailleurs (lire ici)

Les propos de Mme Villedieu pourraient être mal perçus par les élus car ceux-ci font pour le moment profil bas sur la question des ouvertures. De plus, on l’a dit, en matière de dialogue social, les procédures sont très strictes : C’est d’abord l’élu (et non l’administration) qui détaille son programme aux personnels, via les syndicats et explique comment il compte y parvenir. Or, pour le moment, aucune rencontre n’a été prévue entre Bruno Julliard et les partenaires sociaux à la direction des affaires culturelles. Bref, du côté du bureau des Bibliothèques, on peut appeler ça une bourde. Paris n’est pas Melun...

 

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                                                  - Je ne te félicite pas. J'suis à peine parti que ...


L’administration va convoquer tout les chefs d’établissement à la bibliothèque Duras (XXe) le 13 Juin pour un « séminaire ». L’occasion pour le bureau des bibliothèques de tenter de vendre sa soupe. Pas sûr que les responsables des bibliothèques parisiennes soient sensibles au brouet.

En tout cas, ce séminaire est l’occasion de relancer l’intersyndicale pour se rappeler au bon souvenir de la Ville et rappeler nos revendications en termes d’effectifs, notamment. Le rassemblement à l’Hôtel d’Albret il y a quelques semaines n’était qu’un avant goût de la capacité de mobilisation des agents et puis Duras, ça rappellera de bons souvenirs aux collègues qui s’étaient invités lors d’un des derniers séminaires organisés par l’administration. La CGT va recontacter les autres syndicats (lire notre lettre dans la rubrique commentaire) pour une petite balade dans le XXe.

 

                                                      Les CRS sont prêts pour le séminaire à Duras

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                                               - Décidément, c'est pas comme à Melun

 


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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 14:44

 

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Et l’administration espère que les maires d’arrondissements n’y verront que du feu

Dans un document envoyé à tout les responsables des bibliothèques parisiennes, l’administration a dévoilé son plan de suppression des « sections discothèque » dans le réseau parisien.

Perfide, le bureau des bibliothèques annonce d’emblée : « En ce début 2014, il est constaté : La fermeture de deux discothèques : Aimé Césaire - XIVe et Vaugirard – XVe. La fermeture prochaine de la discothèque d’Europe - VIIIe et de celle de Glacière - XIIIe » La Mairie de Paris table sur la baisse des emprunts de CD (réelle, il est vrai) pour annoncer d’ors et déjà la liste des prochaines fermetures.

Et là, l’administration n’y va pas de main morte. Dans la note officielle on évoque en effet «  les discothèques en déclin dont la fermeture pourrait être envisagée: Amélie (VIIe), Batignolles (XVIIe), Place des Fêtes (XIXe), Saint-Éloi (XIIe) et Saint-Simon (VIIe). » Les fermetures d’Italie (XIIIe) et Buffon (Ve) sont également évoquées. Dommage que tout cela n’ait pas été annoncé au moment de la campagne des municipales.

 

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En fait, les raisons de ces fermetures sont plus prosaïques, car la mairie vend la mèche. Cette politique aura l’immense avantage de permettre un « rééquilibrage des personnels entre sections dans le cadre du travail engagé sur les effectifs. » c'est-à-dire en bon français, uniquement compenser les suppressions de postes déjà effectuées dans les sections jeunesse et adulte. C’est ça ou les bibliothèques ne pourraient bientôt plus ouvrir.

Mais la Mairie de Paris ne compte pas en rester là : « Au-delà des discothèques, il convient également de réfléchir aux nouvelles missions qui pourront être confiées aux agents qui travaillent aujourd’hui au service de veille et de commande discographique du Service du Document et des Echanges (SDE) » complète le bureau des bibliothèques.

On ne voit pas bien quelles « nouvelles missions » pourraient leurs être proposés puisque le SDE est également menacé par la Mairie de Paris. Faut bien récupérer des postes, sinon on ferme la boutique. Un bien beau programme ... Paris n’est pourtant pas Melun !

 

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                                                        - Comment blouser les maires d'arrondisements ?                  


Mais comment vendre ces fermetures à des élus qui ont promis monts et merveilles aux parisiens pendant la dernière campagne des municipales ?

Le bureau des bibliothèques a la solution : « La Mise en œuvre de ces fermetures sera échelonnée entre 2014 et 2015 si possible en proposant aux établissements un réaménagement (autre service, plus de places, etc.), voire des travaux de rénovation (comme cela a été fait pour Aimé Césaire), qui permettent de présenter positivement les évolutions tant aux équipes qu’aux mairies d’arrondissement. » Pas bêtes, comme ça les maires d’arrondissements n’y verront que du feu.  Quasiment une idée sortie d’une étude à mille euros par jour (lire ici)

Prochaine étape, la fermeture des petites bibliothèques de quartier. La Mairie de Paris va bien trouver comment « présenter positivement ces évolutions aux mairies d’arrondissement ». Reste plus qu’à en faire de même auprès des parisiens.

Le Supap organise une réunion sur l’avenir des discothèques le 15 mai. Dommage que les autres syndicats n’aient pas été invités malgré la demande des personnels. Néanmoins, la CGT sera présente dans l’assistance et nous souhaitons que les collègues soient nombreux.

 

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 18:24

 

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                         Rendez-vous le jeudi 12 juin à la bibliothèque Fessart

 

Le syndicat CGT des Affaires Culturelles organise une réunion pour vous rencontrer et échanger avec vous sur l’avenir des pôles sourds des bibliothèques parisiennes et plus particulièrement celui de la bibliothèque Fessart,. Egalement au programme : les conditions de travail (perspective d’avenir, accès à la formation, etc…) des collègues sourds travaillant dans les autres bibliothèques du réseau.

 

Bien que sa suppression soit envisagée par l’administration (lire ici), l’avenir du Pôle sourds de Fessart n’est pas encore scellé, loin s’en faut.

 

Des actions sont à envisager : rencontre avec le maire du XIXe, rencontre avec l’adjoint chargé du handicap à la mairie de Paris, contact avec les associations de personnes sourdes et de malentendantes, action commune avec la commission handicap de l ’ABF… De nouvelles perspectives apparaissent, donc.

 

Cette réunion aura lieu le jeudi 12 juin à partir de 10h00 à la bibliothèque Fessart, mais tous les collègues sourds et des pôles sourds sont invités à y participer, notamment pour savoir quelles sont vos attentes. La présence de deux interprètes a été demandée.

 

L'administration a été informée que cette réunion se déroulera sur le temps de travail, dans le cadre des heures d’information syndicale. Dans l'espoir de vous voir nombreux, 

 

Pour signer la pétition demandant le maintien d’un pôle sourds à la bibliothèques Fessart, cliquez là.

 

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                                                 Sourds et bibliothèques: La réunion, c'est par là

 

 

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 08:48

 

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                    Mille euros par jour pour une faire une étude qui existe déjà !

A peine élue, voilà que la nouvelle équipe municipale se met à dépenser sans compter. Alors que la Mairie de Paris nous rabâche sans arrêt « qu’il n’y a plus de sous » et qu’il « faut faire des économies » (surtout sur le dos des personnels) voilà qu’elle s’apprête à lancer une « étude » à un prix faramineux.

L’objet de cette étude qui va être lancée à grand frais ? « La place de la musique dans les bibliothèques de la Ville de Paris et l’avenir de la Médiathèque musicale de Paris » (l’appel d’offre est ici).

Problème : la Direction des Affaires Culturelles et le Bureau des Bibliothèques ont déjà pris des décisions dans ce domaine avec la fermeture de petites discothèques de quartier. Citons pêle-mêle, Plaisance (XIVe), Vaugirard (XVe), Glacière (XIIIe), Europe (VIIIe) et peut être Italie (XIIIe) (lire ici) alors on voit mal « quelle place elle veut donner à la musique dans le réseau parisien ».

Autre objet de cette étrange étude : l’avenir de la Médiathèque Musicale de Paris (MMP). Un avenir assuré si l’on en croit Marie-Noëlle Villedieu, chef du bureau des bibliothèques, laquelle a déclaré au magazine Livre Hebdo « nous voulons concentrer la musique dans quelques grands pôles où l’activité reste soutenue ». Pile poil la description de la MMP. Pas besoin d’étude donc.

 

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                                                                                        -    Oumpf....

 

Surtout que cette « étude » ne sera pas donnée : « Le pouvoir adjudicateur a estimé le volume de l’étude à 15 jours ouvrés de travail au maximum. Le montant de l’étude a été fixé à 15 000 € TTC au maximum » peut-on lire dans l’appel d’offre. Quinze mille euros pour quinze jours de travail, ça fait mille euros par jour. Et certains disent que les entreprises en France ont du mal à reconstituer leurs marges….en tout cas à la Ville de Paris on fait dans le redressement productif !                                                               

Mais là où il y a un vrai problème, c’est pourquoi faire appel à une société extérieure, alors que le Bureau des Bibliothèques a un « Service au Public et au Réseau » pléthorique (lire ici) lequel est constitué de cadres censés avoir au minimum les compétences nécessaires sans besoin qu’on les assiste dans leur réflexion selon les termes même de l’appel d’offre. L’administration serait-elle en plein doute ?

Mais là où ça ne va plus, c’est qu’il existe déjà de nombreux rapports sur les perspectives que doit avoir la musique dans les bibliothèques parisiennes. Un travail fait par des conservateurs spécialistes de la question (dont l’ancien responsable de la MMP) ou par des discothécaires parisiens. Ces rapports n’ayant évidement pas couté cent mille francs, est-ce à dire qu’ils ne valent rien aux yeux de ceux qui les ont commandés ?

La Mairie de Paris a encore le temps de mettre le hola et d’éviter de sombrer dans le ridicule en dépensant l’argent public à tout-va. Une seule solution : ressortir ces rapports qui doivent encore êtres au fonds d’un tiroir, en faire une synthèse, les rendre publics et en discuter avec les personnels et leurs représentants avant de faire des propositions aux élus. Une proposition qui vaut bien quinze mille euros.

 

                                         Au bureau des bibliothèques on ne connait pas la crise

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                                    -   La seule crise qu'on connait, c'est dans la reflexion...                                            

 

 

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