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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 11:04

 

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                     Malheureusement les rapports sociaux font dans le négatif !

La CGT avait toutes les raisons d'être ravie lorsqu'un bel après midi de printemps elle franchit la porte de ce charmant musée, la Vie Romantique, havre de paix bucolique situé au cœur de la nouvelle Athènes dans le IXe arrondissement de Paris. Mais le ravissement fut de courte durée.

Car nous nous aperçûmes rapidement que l'ambiance de ce coquet établissement présentait là l'évidence le "syndrome de l'omelette norvégienne" : chaleureux à l'extérieur, glacial à l'intérieur... (Par glacial, nous entendons définir la qualité des rapports humains entre les agents et leur hiérarchie)

Intimidation, absence de dialogue, humiliations, pressions, copinage, surcharge de travail, inéquités diverses et variées tissent en effet le quotidien d'un personnel pourtant motivé et compétent, soudé et conscient d'être manipulé...Et d'ailleurs dans quel but ?...

Il fut un temps où les agents d'accueil promenaient Paloma, le chien du conservateur....A présent, ils promènent leur spleen et leur frustration... mais ont aussi manifesté leur volonté de mettre fin à des pratiques managériales d'un autre âge, que même Paris Musées réprouverait (c'est tout dire...)

Nous dédions ce petit poème, la complainte du voyeur, à l'encadrant(e) qui, de son propre aveu, durant ses loisirs, est allé(e)surprendre en flagrant délit de causette et photographier les agents d'un célèbre musée parisien, où justement une réflexion sur les risques psychosociaux va s'engager prochainement...

Absit reverentia vero : Rappelons nous, il y a quelques années, un encadrant, s'était caché derrière un pilier pour photographier les agents en grève du Musée d'Art Moderne. Cela ne lui avais pas réussi...Nous le lui dédions également :
   

 

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La complainte du voyeur
De romantique il n'a, que le nom, celui là
ce musée est spécial, n'en disconvenons pas
Fut un temps, les agents promenaient Paloma
le chien du chef suprême, un gentil chiwawa
- oui, enfin un caniche ne chipotez donc pas ! -
Maintenant, c'est nouveau, non ne souriez pas,
de cet endroit étrange, ça ne s'arrange pas,
un(e) certain(e) encadrant(e) aurait trouvé(e) sa voie,
errant dans les musées, celui ci, celui là
observant les agents, et puis, vous savez quoi?
Il ou elle, les photographie, oui mais pour prouvez quoi ?...

 

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La CGT déclare, à qui ça ne plaît pas,
Que ce n'est pas légal, que ça ne se fait pas !
Dans la fonction publique nous n'avons pas le droit
de prendre des photos des agents, c'est comme ça !
(faut de la discrétion et de l'anonymat)
Mais le pire  dans l'histoire, car le pire il y a,
C'est que ceci se passe-vous n'en reviendrez pas-
à Carnavalet même très exactement là
où sur les RPS on s'interrogera
Les groupes de travail que l'on constituera
traiteront de souffrance et de respect des droits...
Ah ! La vie est cruelle qui juxtaposera
La pire et le meilleur, dans un même endroit

 

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ici, on s'interroge sur ce qui ne va pas :
les agents vont pas bien...ont ils perdu la foi ?
l'estime de leurs chefs, voire l'estime de soi ?...
on les prend en photo un étage plus bas :
- "attention je te vois : tu as parlé de ci et tu disais cela !
j'ai fixé dans le marbre ton joli profil droit
tu devais être ici et tu étais là bas
je le ferai savoir !!! (à qui ? je ne sais pas...)
tu devrais avoir honte ,tu devrais marcher droit !
attention! Gare à toi, je t'ai photographié, j'ai les preuves sur moi
Big brother te surveille !
Big brother te voit ! "

 

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on peut pas faire aut'chose quand on travaille pas ?...
on peut faire du vélo, manger du chocolat
ou s'envoyer en l'air (ah bon, faut pas dire ça ?..)
on peut également rejoindre un syndicat...
Lequel ? La CGT, elle a besoin de toi
et tu as besoin d'elle, je te le dis crois moi 
 car c'est bien tous ensemble que l'on avancera

 

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  Allez, les amis tous ensemble.... c'est dans la boite

 

 

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 08:20

 

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                                                                   -  Quelle bourde, j'ai encore rien dit 

 

    Curieux car son adjoint à la Culture, Bruno Julliard, n’a encore rien annoncé.

L’administration parisienne fait du zèle : Dans un courrier envoyé à l’ensemble des responsables des bibliothèques parisiennes, Marie-Noëlle Villedieu, chef du bureau des bibliothèques, déploie déjà sa feuille de route. Il faut « proposer des horaires plus adaptés au mode de vie des Parisiens : développement des ouvertures dominicales, révisions et harmonisation des horaires » écrit la chef de bureau en brûlant la politesse aux élus (et notamment Bruno Julliard) qui n’ont pas encore eu l’occasion d’exposer leur programme aux personnels. Une vraie faute de goût qui frôle le crime de lèse-majesté. Paris n’est pas encore Melun …

Notons que pour la révision des horaires, c’est déjà fait puisque de nombreuses bibliothèques ont …réduits leurs horaires d’ouverture faute de personnels. Un des objectifs aura donc été atteint ! Car pour les autres, la partie s’annonce plus ardue.

 

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                        -  Alors là vous faites forts ! Une bourde doublée d'un crime de lèse-majesté


Commençons par l’harmonisation des horaires entre bibliothèques. Un écueil sur lequel l’administration et les élus se cassent les dents depuis de nombreuses années car cela remettrait en cause les dérogations pour les nocturnes de Mouffetard, Faidherbe ou Rostand qui n’ont aucune base légale, rappelons le. Mais peut-être celles-ci vont-elles passer de vie à trépas avec la chef de bureau ? Pour le reste, harmoniser les horaires d’établissements de tailles diverses, situés dans des quartiers aux profils différents (bassin de population, accès aux transports…) n’a guère de sens.

Reste le travail du dimanche ou écrit de manière plus caustique le « développement des ouvertures dominicales ». Actuellement, trois bibliothèques ouvrent le dimanche. Si l’on en croit le programme démagogique de la nouvelle Maire de Paris, dix-sept devraient suivre. « Je propose l’ouverture d’une bibliothèque dans chaque arrondissement le dimanche » déclarait Anne Hidalgo sans toutefois expliquer comment elle allait faire puisque les bibliothèques parisiennes ont déjà du mal à ouvrir normalement en semaine. D’autant que ces ouvertures pourraient s’avérer d’un coût exorbitant (lire ici). Et on peut, sans craindre de se tromper, déjà annoncer que les syndicats vont réclamer une prime dominicale de… 180 euros par dimanche travaillé !

 

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C’est déjà le cas pour les syndicats CGT, FO, Supap et Solidaires de la direction de la jeunesse et des sports qui se battent avec les personnels en grève pour obtenir cette prime. Cette revendication est également portée par la CFDT et l’UNSA pour toute la Ville de Paris (lire ici). Bientôt les personnels du nettoiement, des musées ou des parcs et jardins devraient eux aussi entrer dans la danse. L’ouverture des bibliothèques le dimanche pourrait être l’étincelle qui manque à ce baril de poudre social. Et puis vu le gel du point d’indice, il faut bien 180 euros pour « s’adapter au mode de vie des parisiens ». Une somme modeste à bien des égards, d’ailleurs (lire ici)

Les propos de Mme Villedieu pourraient être mal perçus par les élus car ceux-ci font pour le moment profil bas sur la question des ouvertures. De plus, on l’a dit, en matière de dialogue social, les procédures sont très strictes : C’est d’abord l’élu (et non l’administration) qui détaille son programme aux personnels, via les syndicats et explique comment il compte y parvenir. Or, pour le moment, aucune rencontre n’a été prévue entre Bruno Julliard et les partenaires sociaux à la direction des affaires culturelles. Bref, du côté du bureau des Bibliothèques, on peut appeler ça une bourde. Paris n’est pas Melun...

 

             970106-1147850

                                                  - Je ne te félicite pas. J'suis à peine parti que ...


L’administration va convoquer tout les chefs d’établissement à la bibliothèque Duras (XXe) le 13 Juin pour un « séminaire ». L’occasion pour le bureau des bibliothèques de tenter de vendre sa soupe. Pas sûr que les responsables des bibliothèques parisiennes soient sensibles au brouet.

En tout cas, ce séminaire est l’occasion de relancer l’intersyndicale pour se rappeler au bon souvenir de la Ville et rappeler nos revendications en termes d’effectifs, notamment. Le rassemblement à l’Hôtel d’Albret il y a quelques semaines n’était qu’un avant goût de la capacité de mobilisation des agents et puis Duras, ça rappellera de bons souvenirs aux collègues qui s’étaient invités lors d’un des derniers séminaires organisés par l’administration. La CGT va recontacter les autres syndicats (lire notre lettre dans la rubrique commentaire) pour une petite balade dans le XXe.

 

                                                      Les CRS sont prêts pour le séminaire à Duras

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                                               - Décidément, c'est pas comme à Melun

 


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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 14:44

 

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Et l’administration espère que les maires d’arrondissements n’y verront que du feu

Dans un document envoyé à tout les responsables des bibliothèques parisiennes, l’administration a dévoilé son plan de suppression des « sections discothèque » dans le réseau parisien.

Perfide, le bureau des bibliothèques annonce d’emblée : « En ce début 2014, il est constaté : La fermeture de deux discothèques : Aimé Césaire - XIVe et Vaugirard – XVe. La fermeture prochaine de la discothèque d’Europe - VIIIe et de celle de Glacière - XIIIe » La Mairie de Paris table sur la baisse des emprunts de CD (réelle, il est vrai) pour annoncer d’ors et déjà la liste des prochaines fermetures.

Et là, l’administration n’y va pas de main morte. Dans la note officielle on évoque en effet «  les discothèques en déclin dont la fermeture pourrait être envisagée: Amélie (VIIe), Batignolles (XVIIe), Place des Fêtes (XIXe), Saint-Éloi (XIIe) et Saint-Simon (VIIe). » Les fermetures d’Italie (XIIIe) et Buffon (Ve) sont également évoquées. Dommage que tout cela n’ait pas été annoncé au moment de la campagne des municipales.

 

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En fait, les raisons de ces fermetures sont plus prosaïques, car la mairie vend la mèche. Cette politique aura l’immense avantage de permettre un « rééquilibrage des personnels entre sections dans le cadre du travail engagé sur les effectifs. » c'est-à-dire en bon français, uniquement compenser les suppressions de postes déjà effectuées dans les sections jeunesse et adulte. C’est ça ou les bibliothèques ne pourraient bientôt plus ouvrir.

Mais la Mairie de Paris ne compte pas en rester là : « Au-delà des discothèques, il convient également de réfléchir aux nouvelles missions qui pourront être confiées aux agents qui travaillent aujourd’hui au service de veille et de commande discographique du Service du Document et des Echanges (SDE) » complète le bureau des bibliothèques.

On ne voit pas bien quelles « nouvelles missions » pourraient leurs être proposés puisque le SDE est également menacé par la Mairie de Paris. Faut bien récupérer des postes, sinon on ferme la boutique. Un bien beau programme ... Paris n’est pourtant pas Melun !

 

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                                                        - Comment blouser les maires d'arrondisements ?                  


Mais comment vendre ces fermetures à des élus qui ont promis monts et merveilles aux parisiens pendant la dernière campagne des municipales ?

Le bureau des bibliothèques a la solution : « La Mise en œuvre de ces fermetures sera échelonnée entre 2014 et 2015 si possible en proposant aux établissements un réaménagement (autre service, plus de places, etc.), voire des travaux de rénovation (comme cela a été fait pour Aimé Césaire), qui permettent de présenter positivement les évolutions tant aux équipes qu’aux mairies d’arrondissement. » Pas bêtes, comme ça les maires d’arrondissements n’y verront que du feu.  Quasiment une idée sortie d’une étude à mille euros par jour (lire ici)

Prochaine étape, la fermeture des petites bibliothèques de quartier. La Mairie de Paris va bien trouver comment « présenter positivement ces évolutions aux mairies d’arrondissement ». Reste plus qu’à en faire de même auprès des parisiens.

Le Supap organise une réunion sur l’avenir des discothèques le 15 mai. Dommage que les autres syndicats n’aient pas été invités malgré la demande des personnels. Néanmoins, la CGT sera présente dans l’assistance et nous souhaitons que les collègues soient nombreux.

 

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 18:24

 

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                         Rendez-vous le jeudi 12 juin à la bibliothèque Fessart

 

Le syndicat CGT des Affaires Culturelles organise une réunion pour vous rencontrer et échanger avec vous sur l’avenir des pôles sourds des bibliothèques parisiennes et plus particulièrement celui de la bibliothèque Fessart,. Egalement au programme : les conditions de travail (perspective d’avenir, accès à la formation, etc…) des collègues sourds travaillant dans les autres bibliothèques du réseau.

 

Bien que sa suppression soit envisagée par l’administration (lire ici), l’avenir du Pôle sourds de Fessart n’est pas encore scellé, loin s’en faut.

 

Des actions sont à envisager : rencontre avec le maire du XIXe, rencontre avec l’adjoint chargé du handicap à la mairie de Paris, contact avec les associations de personnes sourdes et de malentendantes, action commune avec la commission handicap de l ’ABF… De nouvelles perspectives apparaissent, donc.

 

Cette réunion aura lieu le jeudi 12 juin à partir de 10h00 à la bibliothèque Fessart, mais tous les collègues sourds et des pôles sourds sont invités à y participer, notamment pour savoir quelles sont vos attentes. La présence de deux interprètes a été demandée.

 

L'administration a été informée que cette réunion se déroulera sur le temps de travail, dans le cadre des heures d’information syndicale. Dans l'espoir de vous voir nombreux, 

 

Pour signer la pétition demandant le maintien d’un pôle sourds à la bibliothèques Fessart, cliquez là.

 

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                                                 Sourds et bibliothèques: La réunion, c'est par là

 

 

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 08:48

 

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                    Mille euros par jour pour une faire une étude qui existe déjà !

A peine élue, voilà que la nouvelle équipe municipale se met à dépenser sans compter. Alors que la Mairie de Paris nous rabâche sans arrêt « qu’il n’y a plus de sous » et qu’il « faut faire des économies » (surtout sur le dos des personnels) voilà qu’elle s’apprête à lancer une « étude » à un prix faramineux.

L’objet de cette étude qui va être lancée à grand frais ? « La place de la musique dans les bibliothèques de la Ville de Paris et l’avenir de la Médiathèque musicale de Paris » (l’appel d’offre est ici).

Problème : la Direction des Affaires Culturelles et le Bureau des Bibliothèques ont déjà pris des décisions dans ce domaine avec la fermeture de petites discothèques de quartier. Citons pêle-mêle, Plaisance (XIVe), Vaugirard (XVe), Glacière (XIIIe), Europe (VIIIe) et peut être Italie (XIIIe) (lire ici) alors on voit mal « quelle place elle veut donner à la musique dans le réseau parisien ».

Autre objet de cette étrange étude : l’avenir de la Médiathèque Musicale de Paris (MMP). Un avenir assuré si l’on en croit Marie-Noëlle Villedieu, chef du bureau des bibliothèques, laquelle a déclaré au magazine Livre Hebdo « nous voulons concentrer la musique dans quelques grands pôles où l’activité reste soutenue ». Pile poil la description de la MMP. Pas besoin d’étude donc.

 

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                                                                                        -    Oumpf....

 

Surtout que cette « étude » ne sera pas donnée : « Le pouvoir adjudicateur a estimé le volume de l’étude à 15 jours ouvrés de travail au maximum. Le montant de l’étude a été fixé à 15 000 € TTC au maximum » peut-on lire dans l’appel d’offre. Quinze mille euros pour quinze jours de travail, ça fait mille euros par jour. Et certains disent que les entreprises en France ont du mal à reconstituer leurs marges….en tout cas à la Ville de Paris on fait dans le redressement productif !                                                               

Mais là où il y a un vrai problème, c’est pourquoi faire appel à une société extérieure, alors que le Bureau des Bibliothèques a un « Service au Public et au Réseau » pléthorique (lire ici) lequel est constitué de cadres censés avoir au minimum les compétences nécessaires sans besoin qu’on les assiste dans leur réflexion selon les termes même de l’appel d’offre. L’administration serait-elle en plein doute ?

Mais là où ça ne va plus, c’est qu’il existe déjà de nombreux rapports sur les perspectives que doit avoir la musique dans les bibliothèques parisiennes. Un travail fait par des conservateurs spécialistes de la question (dont l’ancien responsable de la MMP) ou par des discothécaires parisiens. Ces rapports n’ayant évidement pas couté cent mille francs, est-ce à dire qu’ils ne valent rien aux yeux de ceux qui les ont commandés ?

La Mairie de Paris a encore le temps de mettre le hola et d’éviter de sombrer dans le ridicule en dépensant l’argent public à tout-va. Une seule solution : ressortir ces rapports qui doivent encore êtres au fonds d’un tiroir, en faire une synthèse, les rendre publics et en discuter avec les personnels et leurs représentants avant de faire des propositions aux élus. Une proposition qui vaut bien quinze mille euros.

 

                                         Au bureau des bibliothèques on ne connait pas la crise

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                                    -   La seule crise qu'on connait, c'est dans la reflexion...                                            

 

 

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 10:17

 

                                            Patrick Weil, président de BSF, trahi par la Mairie de Paris

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                                                          - On n' est jamais trahi que par les siens

 

Plutôt fâcheux pour cette association à l’origine de la pétition « ouvrons + les bibliothèques »

L’association Bibliothèques Sans Frontière (BSF) s’était illustrée il y a quelques semaines par sa pétition pour ouvrir les bibliothèques le dimanche, le soir (et même la nuit !).: « Les horaires des bibliothèques en France sont insuffisants et inadaptés ». Il faudrait même ouvrir « sept jours sur sept, 20 heures sur 24, voire 24 heures sur 24 » préconisait ce groupe d' intellectuels germanopratins.

Un appel qui avait beaucoup énervé la profession car les bibliothèques en général (et à Paris en particulier) subissent des coupes drastiques dans leurs budgets les obligeants à réduire leurs personnels …et restreindre leurs horaires d’ouverture ! En réaction un texte signé par de nombreux bibliothécaires et usagers de France et de Navarre a été publié sur le net (lire ici).

Mais visiblement, BSF joue de malchance, car voilà que pour son opération de distribution de livre aux plus démunis (opération que l’on peut d’ailleurs saluer) elle a choisi la mairie du Xème arrondissement parmi ses points de collecte parisiens rien moins qu’un lieu où la Mairie de Paris compte fermer une bibliothèque .. Une véritable boulette !


                             Patrick Weil, président de BSF, dans une position plutôt fâcheuse

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                                                               - Oumpf, la boulette !

 

La bibliothèque Château d’Eau, c’est son nom, connue pour posséder un fonds unique à Paris de livres sur la photo, est en effet dans la ligne de mire de la municipalité au point que les élus de l’arrondissement avaient à l’époque exigé son maintien (lire ici). La Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, retorde, n’avait toutefois pas désarmé puisque elle avait supprimé en loucedé la moitié des effectifs entrainant… une diminution des horaires d’ouverture avant que sa liquidation ne devienne effective une fois les élections passées. Toutefois l’épisode, qui devait passer inaperçu, ayant été dévoilé, causa  une panique sans nom au sommet de l’Hôtel de Ville et dans l’équipe de campagne d’Anne Hidalgo (lire ici).

Bref pour Bibliothèque Sans Frontière, ce télescopage est des plus fâcheux, comme si elle avait été missionnée pour mettre en cartons les livres de la bibliothèque Chateau d'Eau. L’association présidée par Patrick Weil n’aurait plus alors qu’à adopter comme slogan « Ouvrir plus les bibliothèques mais pas celles qui sont dans nos points de collecte ». A moins que BSF se fâche tout rouge et demande à la municipalité de revenir sur sa décision.

Possible après tout, car tant Bruno Julliard, désormais premier adjoint en plus d’être en charge de la culture que Jean Louis Missika, homme de confiance d’Anne Hidalgo, la nouvelle maire de Paris, avaient assuré un soutien sans faille à BSF.

 

                                                   Missika, Hidalgo, Julliard et le maire du Xeme

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                         -  Décidemment, après Yamina, c'est l'arrondissement des boulettes !

 

 

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 14:34

 

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La direction de Paris-Musées va faire des travaux sans même prévenir le CHS-CT ! Un véritable délit d’entrave passible des tribunaux.

Les agents du musée Bourdelle, dans le quartier de Montparnasse à Paris, sont inquiets et on peut les comprendre. Une partie d’entre eux vient ainsi d’apprendre qu’il y avait de l’amiante dans l’établissement car …..des travaux de désamiantage sont prévus la semaine prochaine !

Le hic, c’est que le Comité Hygiène et Sécurité (CHS-CT) de Paris-Musées, l’établissement public en charge de tous les musées de la Ville de Paris, n’a même pas été prévenu. Un véritable délit d’entrave qui pourrait amener les responsables devant les tribunaux.

Il faut savoir en effet que les travaux de désamiantage donnent lieu à la rédaction d'un plan de retrait (art. 23 du décret 96-98), obligatoire, que l'amiante soit friable ou non. Ce document est ensuite soumis à l'avis de la médecine du travail et du CHSCT. Le tout doit être adressé un mois avant le démarrage des travaux…. Le contenu du plan de retrait doit être apprécié du point de vue du respect des règles, au regard de la réalité du chantier. Pour le moment, la Ville de Paris semble, pour le moins, hors délais.

De son côté le CHSCT de Paris Musées doit accorder une grande attention au plan de prévention établi avec l'entreprise chargée du désamiantage, après inspection commune préalable (décret 92-158, art. 237-1 et suivants du Code du travail). Attention: le plan de prévention ne peut en aucun cas se réduire à un document type, comportant une série de cases à cocher ! Il doit s'appuyer sur une véritable analyse des risques spécifiques au local. Mais peut être que l’administration n’a pas l’expérience nécessaire en la matière ?

 

                                 La présidente de Paris-Musée avait pourtant écrit un livre sur le sujet

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                                                -  Je vois que les syndicalistes ont de saines lectures                    

 

Rappelons à toutes fins utiles à la direction de Paris-Musée (un organe d’ailleurs présidé par …Anne Hidalgo !) que ce plan de retrait établi par l'entreprise chargée d'effectuer le désamiantage doit être annexé au plan de prévention. De ce fait, il est donc important d'apporter un soin particulier à la visite des lieux avant travaux dans le cadre de l'inspection commune et à la formulation des exigences lors de la rédaction du plan de prévention. CQFD.  

Evidemment la direction va se retrancher (maladroitement) derrière le fait que ces travaux vont se dérouler un lundi, jour de fermeture. Et c’est là que leur amateurisme est des plus confondants. Le musée fermé un lundi ? Au public peut être, car ce jour là, seront présents aux abords des travaux les agents du PC de sécurité et à peine un mètre plus loin les personnels de l'action culturelle, censés travailler ce jour là comme de nombreux personnels administratifs.

Les membres du CHS-CT de Paris-Musées demandent donc le report immédiat des travaux, en attendant que toutes les procédures respectant les règlements en vigueurs soient établies.

Il serait dommage, que pour inaugurer son nouveau mandat de Maire de Paris, Anne Hidalgo, ancienne inspectrice du travail, tolère que son administration foule au pied le code du travail et la santé des personnels.

 

 

                        La direction de Paris-Musées va t-elle gacher l'investiture d'Anne Hidalgo ?

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                                               -   C'est à croire que je suis mal entourée.... 

 

 

 

 

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 08:55

 

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                               Les professionnels ont pourtant proposés des solutions…

La Ville de Paris aimerait bien se débarrasser de ses espaces discothèques. D’ailleurs, elle a déjà commencé : Après Vaugirard (XVe), la bibliothèque Aimé Césaire (XVe) a rouvert sans musique et Glacière (XIIIe) profite de travaux de mise aux normes pour supprimer les CD de ses collections. La mort de la section discothèque de la bibliothèque Europe (VIIIe) est déjà programmée par l’administration. Celle de la Bibliothèque Italie (XIIIe) est dans sa ligne de mire.

La Mairie de Paris s’abrite bien sûr derrière la baisse des emprunts de Compact-disc. Le fait est certes réel, mais cela ressemble plutôt à un prétexte qui lui permettra de récupérer des postes budgétaires de personnels et les sommes allouées aux acquisitions. Ainsi Paris qui voudrait tant être une « ville monde » aurait en matière culturelle plutôt l’ambition étriquée.

En tout cas les discothécaires parisiens ont des idées pour imaginer demain la place de la musique au sein des bibliothèques municipales de la capitale. Un rapport* a même été rendu. Il semble que la Ville de Paris l’a enterré. Le pire est que la municipalité compte recruter un (coûteux) chargé de mission pour réfléchir de nouveaux à l’avenir des discothèques. Epargnons lui de gâcher les deniers publics car voici quelques résultats issus du travail de nos collègues*.

 

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D’abord, si Paris veut rendre la musique attractive dans son réseau de bibliothèque il y a  une mesure simple : la gratuité. «  Nous constatons que le réseau parisien est l’un des rares à percevoir des droits spécifiques sur les supports musicaux. Une situation d’autant plus paradoxale que l’emprunt des livres est gratuit. La gratuité, cette doctrine immuable à la Ville de Paris est pourtant loin d’être la règle générale dans les autres collectivités. Ce traitement différencié a un effet stigmatisant, laissant penser que la musique est soumise à droit tandis que seule la lecture serait un droit fondamental. » Notent les discothécaires.

Une mesure audacieuse qui ne couterait guère aux caisses de la mairie d’ailleurs car les forfaits payés par les usagers se montent à environ 200 mille euros. Peanuts comparé à l’ouverture de quelques bibliothèques le dimanche qui couterait plusieurs millions d’euros (20 millions selon l’inénarrable porte parole d’Anne Hidalgo)

Autre piste : l’initiation à l’écoute musicale. Comme le rappellent nos collègues  « les sections discothèques n’ont pas encore créé de liens stables et durables avec les enfants du primaire, comme le pratiquent les sections enfantines, alors même que l’enseignement de la musique dans les petites classes n’est pas une priorité de l’Education nationale ». « Dans ce cas les discothèques ont un rôle primordial à jouer pour rendre présente la musique, de manière documentée et ludique » insistent les discothécaires parisiens. « L’objectif de ce projet est d’apprendre aux enfants à écouter et de leur donner l’envie de découvrir la musique dans toute sa richesse et sa diversité. La discothèque est en effet un lieu idéal pour faire découvrir la musique en mobilisant l’oreille des enfants par l’écoute d’extraits de CD (dans le respect des droits d’auteurs) selon un thème choisi, au gré des demandes, musiques d’ici et d’ailleurs. ». Un vrai projet d’établissement pour Paris.

 

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Une autre idée est sortie de cette partition : la numérisation patrimoniale. Car les élus l’ignorent sans doute les réserves de la Ville de Paris contiennent quelques trésors du patrimoine musical.  « La numérisation des collections de documents sonores patrimoniaux (disques “vinyles” (microsillons), disques 78 tours, et même CD) est une opportunité à saisir, en même temps qu’une nécessité quant à la mise en valeur de ces fonds. Leur richesse constitue en effet un véritable atout : à l’ère de la dispersion des ressources sur la toile, la cohérence et la diversité d’une collection comportant nombre de raretés en exemplaire unique et l’expertise de haut niveau mise en œuvre permet d’assurer une prise en compte des besoins “pointus” des publics de niche, amateurs passionnés et spécialistes. »

Et les professionnels de poursuivre : « La numérisation est aussi un puissant outil de valorisation en direction de publics plus larges, - notamment dans le cadre d’animations thématiques, de séances d’écoute commentées, (tels les petits déjeuners musicaux de la MMP)- qui peuvent s’adresser aussi à des publics spécifiques (partenariat musique et handicap, bibliothécaires professionnels ...) »

Pour preuve « la Médiathèque Musicale de Paris (MMP) a eu l’opportunité d’effectuer la numérisation des fonds de disques 78 tours, qui a été une première en France et même en Europe; Il convient maintenant de se préparer à poursuivre cette tâche avec les microsillons (qui constituent la troisième collection publique française) rappellent nos collègues. Pour eux cela « doit être envisagé dans la perspective d’une large diffusion de ces fonds, aujourd’hui totalement limitée par les moyens -pour le moins archaïques de diffusion (écoute individuelle au casque à partir d’une lecture mécanique des disques sur des platines !). avec à terme, une diffusion en ligne sur Internet, au moins pour les titres libres de droits. Vaste programme dont la mise en œuvre est indispensable si l’on ne veut pas se retrouver avec des fonds impossibles à exploiter ... ce qui signerait la fin des Archives sonores. ». Inimaginable pour une ville comme Paris qui s’est dotée d’un adjoint en charge du numérique.

 

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                                                                                   - Inimaginable !


Enfin les discothécaires parisiens suggèrent une idée qui ne pourrait que plaire à nos élus municipaux : développer une offre alternative mettant en avant des artistes qui ne sont pas signés par les majors. Ainsi les discothécaires proposent que « par convention, les artistes autorisent le prêt de leur CD, leur mise en ligne sur le portail et permettent à la médiathèque d’utiliser les visuels de leur pochette, à faire de l’écoute, à utiliser leur image lors de captation de mini-concerts afin de promouvoir leur musique. L’objectif est de proposer aux usagers un choix supplémentaire de CD non commercialisés ou de web radio sur Ermès (le portail des bibliothèques parisiennes), de constituer un fonds qui témoigne de l’activité musicale locale et de valoriser les initiatives musicales locales en matière de création, de production et de diffusion » avec  la possibilité pour les usagers de voter pour un artiste.

Nos collègues ajoutent, connaissant les mœurs municipales : « ce projet peut s’accompagner d’un événementiel : un festival annuel (comme actuellement avec le festival « Monte le son »)  ou des tremplins par genre musical (par exemple) et d’une communication importante. ». Imparable ! Paris étant toujours à la recherche éperdue d’événementiel.

Comme on peut le constater des possibilités des plus réalistes existent pour assurer un avenir à la musique dans les bibliothèques parisiennes. Plus besoin de payer un (coûteux) chargé de mission. Quand aux discothèques qui se sentent menacées qu’elles n’hésitent pas à le faire savoir. Jouez hautbois…

 

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* L’intégralité du rapport est disponible sur simple demande à : cgt_dac@yahoo.fr

 


 

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 08:50

 

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                                                             - On a fait encore plus fort qu'à La Poste !

 

La CGT attaque la Mairie de Paris au tribunal pour précarité à durée indéterminée.

A la Mairie de Paris on fait encore plus fort qu’à La Poste, condamnée après avoir fait enchainer les CDD à une postière pendant 23 ans. Dans la capitale, ce record est désormais pulvérisé par un professeur des cours municipaux pour adultes qui enchaine les contrats de vacataire …depuis 35 ans ! 

Cette femme que nous appellerons Christelle * (son nom a été changé), a donc été escl.., pardon vacataire, pour un salaire moyen de 700 € par mois depuis 35 ans, cumulant donc plus de 70 contrats… Elle a connu comme Maire et employeur Jacques Chirac I, II et III, Jean Tiberi et donc les Bertrand Delanoë I et II…

Elle pensait surement qu’avec l’accession de la Gauche à la mairie, sa situation de précaire changerait. Hélas, au bout de treize ans de mandature rien n’a changé pour elle… 

Et pourtant, Christelle a tout tenté. Des démarches amiables pour demander une évolution de son statut précaire vers un CDI depuis le printemps 2013. En juillet 2013, au CTP Central de la Ville, Colombe Brossel, adjointe au Maire avait pourtant promis que les CDI arriveraient à la rentrée. On aurait pu croire qu’elle parlait alors de septembre 2013… 

Résultat… Christelle (et une vingtaine de ses amis) a contacté le Syndicat CGT des Cadres et Techniciens des Services Publics Parisiens pour trouver une solution.

Son responsable juridique (vainqueur de nombreux procès aux prudhommes) va déposer une demande indemnitaire de 100 000 euros pour combler le préjudice lié à cette précarité, en plus de la transformation en contrat à durée indéterminé (CDI) de ces 35 ans de vacation. 

La plainte sera déposée lundi 24 mars, juste après le premier tour des municipales.

 

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                                                        - Bertrand fait quelque chose .....

 

 

 

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 09:00

 

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                                                   -  Alors, Anne tu viens avec moi à l'Hôtel d'Albret ?

                                                    - Non, c'est Bruno qui s'y colle !

 

NKM et Bruno Julliard sont même venus à la rencontre des grévistes ! Les téléphones ont dû chauffer entre l’Hôtel d’Albret et l’Hôtel de Ville.

Jeudi dernier, la Direction des Affaires Culturelles (DAC) était dans tous ses états ! La manifestation des bibliothécaires appelée par l’intersyndicale ne devait être qu’un petit mauvais moment à passer mais patatras !  « Les politiques vont venir ! » s’alarme l’administration qui n’avait pas prévu ça. La police également prévenue, a dépêché dans l’urgence un car de CRS rue des Francs-Bourgeois.

Les manifestants venus réclamer les postes nécessaires au bon fonctionnement des bibliothèques municipales parisiennes avaient déjà investi la cour de l’Hôtel d’Albret, siège de la direction des affaires culturelles, quand soudain est arrivée...Natalie Kosciusko-Morizet, dite NKM, la candidate UMP au fauteuil de maire de Paris.

Mais quelques minutes plus tard qui se présente à son tour ? Rien moins que Bruno Julliard, adjoint à la culture mais aussi porte parole d’Anne Hidalgo. Quand on sait que les équipes des deux candidates s’évitent soigneusement depuis des mois, on mesure l’événement. En tout cas les téléphones ont dû chauffer entre l’Hôtel d’Albret et l’Hôtel de Ville.

 

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                                              Hôtel d'Albret: Bruno Julliard entouré par les bibliothécaires


Les politiques se sont alors retrouvés entourés des bibliothécaires. Les deux principales candidates proposent d’ouvrir les bibliothèques le dimanche ? Les personnels demandent plutôt à travailler normalement. « Les moyens n’existent pas. Dans les conditions actuelles, on ne peut pas ouvrir le dimanche » leur ont répondu les manifestants. D’autant qu’ouvrir le dimanche va coûter bonbon (lire ici).

D’ailleurs les bibliothèques sont de plus en plus en danger dans la capitale. En cause : quatre vingt postes qui restent vacants dont cinquante qui doivent être définitivement supprimés entrainant une dégradation du service (réduction des horaires d’ouverture, fermeture d’établissements, menaces sur des petites bibliothèques, disparition des discothèques) décrit l’intersyndicale dans la lettre distribuée aux parisiens.

Bruno Julliard le reconnaît : « le redéploiement des effectifs a atteint ses limites » et promet « qu’il y aura des moyens supplémentaires. » A voir…

 

                                    Après les déclarations de Julliard, l'administration sort sa calculette

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                                         -  Je le reconnais, pour les bibs, on est arrivé au bout du bout


Le Front de Gauche avait également envoyé une représentante qui a déclaré selon « Livre Hebdo » : « Nous devons, comme le demande les syndicats, appliquer le prêt gratuit à tous les médias (DVD, CD…) pour que la culture soit accessible à tous. » De leur côté les écologistes qui n’avaient pu être présents à la manifestation ont envoyé dans l’après midi un communiqué de presse (lire ici). 

« La ville a créé de nombreuses bibliothèques ces dernières années, tout en réduisant les effectifs, notamment les personnels qualifiés pour l’accueil du public. » regrettent d'ailleurs les écolos parisiens. « Ces équipements municipaux revêtent une importance essentielle car ils sont bien souvent le premier seuil d’accès gratuit à la culture dans de nombreux quartiers parisiens. C’est la raison pour laquelle, au cours des dernières années, nous nous sommes opposés aux projets de fermeture de certaines bibliothèques, telle que la bibliothèque Vaugirard dans le 15e. » Concluent les amis de Christophe Najdovski. 

 

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                                                      Hôtel d'Albret: Même les absents étaient présents


Comme l’objectif de ce mouvement était d’interpeller les candidats aux élections municipales. On peut dire que ce fut réussi.

En tout cas, la mobilisation ne s’arrêtera pas là. Si on ignore qui sera le ou la futur(e) adjointe(e) à la culture de la prochaine mandature, on peut déjà affirmer que l’intersyndicale - CFDT, CFTC, CGT, FO, Supap, UCP et Unsa - sera elle toujours là. D’autant plus que cette forme d’action syndicale est très appréciée par les personnels

En attendant de prochaines actions, nous vous encourageons à signer l’appel « Ouvrons mieux les bibliothèques » soutenu par de nombreux collègues du réseau, plus encore, de bibliothécaires et usagers de France et de Navarre. Le texte est ici.

 

                                                 Les personnels se préparent à l'après municipale

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                                                      -  Won't get fooled again ....

 

 

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