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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 20:41
Santé au travail : Au-delà de 33 °C, il faut fermer les établissements

  Ce sont d’ailleurs les  simples recommandations de l’INRS et de la CNAM 

A chaque période de canicule, les bâtiments municipaux parisiens semblent pris au dépourvu. Lors du dernier coup de chaud, en juin, plusieurs bibliothèques ont ainsi dû cesser totalement ou partiellement toute activité (Chaptal, Saint Eloi, Vivier, Arkoun, Romilly, Sabatier, Hélène-Berr). D’autres auraient dû légitimement les imiter tant les températures étaient élevées (au minimum 35 °C). Il est vrai que les bâtiments ont été conçus pour un climat « tempéré »... Ce qui devrait normalement être le cas, vu la position géographique de la Capitale. Seulement voilà, désormais les périodes caniculaires seront de plus en plus fréquentes. Et la même question revient à chaque fois que les températures deviennent insupportables : Qu’est ce qu’il faut faire pour assurer un travail dans de bonnes conditions ? Pour les spécialistes en santé-sécurité au travail, la réponse est sans appel : au-delà de 33 °C, il faut fermer les établissements !

Ainsi l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) rappelle « qu'au-delà de 30°C pour une activité sédentaire (et 28°C pour un travail nécessitant une activité physique) la chaleur peut constituer un risque pour les salariés ». Et l’institut de préciser que « le travail par fortes chaleurs et notamment au-dessus de 33°C présente des dangers ». De son côté, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) recommande, elle aussi, aux responsables d’établissement de faire évacuer le personnel des bureaux quand les conditions d’hygiène et de sécurité deviennent mauvaises ce qui est le cas quand les températures atteignent les 33°C. Pour ceux qui pourraient passer outre en pensant que ces recommandations ne s’adressent pas aux fonctionnaires, rappelons que sur les questions de santé au travail tous les salariés du public dépendent, comme leurs collègues du privé, du titre IV du code de Travail.

Évidemment, les chefs d’établissement ignorent parfois les responsabilités qui pèsent sur leurs épaules, croyant juste être les maillons d’une chaîne administrative très vaste comme c’est le cas à la Mairie de Paris. Sauf qu’en ce qui concerne la santé des agents, ils sont désormais en première ligne avec leur responsabilité pénale possiblement engagée puisque l’administration s’est couverte via une note du secrétariat général de l’Hôtel de Ville et les fiches de la DRH, lesquelles préconisent d’arrêter toute activité quand il fait plus de 33°C. Alors les chefs d’établissement seraient-ils frileux (un comble) pour appliquer les mesures que la Ville elle-même considère comme normales ?

Alors, comme le recommande l’avocat spécialiste en droit social maître Rocheblave sur son site, pour éviter toute responsabilité pénale : « Je vous conseille vivement de ne pas ignorer les recommandations de l’INRS et de la CNAM ». Et, pour notre part, nous rajouterons aussi celles du Secrétaire général de la Ville de Paris qui conclut lui aussi : « Au-delà de 33 °C, évacuez vos salariés » (lire ici).

 

Santé au travail : Au-delà de 33 °C, il faut fermer les établissements
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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 14:21
Le musée Bourdelle laissé sans surveillance, constat d’huissier à l’appui !

La direction de Paris-Musée qui pensait pouvoir intimider les agents s’est au contraire vue notifier sa grande incompétence en matière de sécurité par l’officier ministériel

C’est une véritable crise qui touche le musée Bourdelle, situé dans le quartier de Montparnasse dans le XIVème arrondissement de Paris. A tel point que, chose extrêmement rare, l’ensemble des personnels (agents d’accueils, administratifs, techniques, caissières, ouvriers, intervenant culturels, conservateurs...) a décidé d’alerter Paris-Musée, l’établissement public en charge des musées municipaux de la capitale, sur les graves dysfonctionnements qui ont cours dans cet établissement dédié au célèbre sculpteur.

Il faut dire que les méthodes de la direction musée Bourdelle semblent des plus désinvoltes avec une gestion des effectifs à la petite semaine qui a pour conséquence, outre d’entrainer régulièrement des fermetures de salles, d’entraver le personnel dans ses missions de protection et d'entretien des œuvres ou du bâtiments. Quand au management, ce dernier est désormais décrit par tous au minimum comme maladroit. Bref, l’ambiance est aussi lourde que le bronze des statues d’Antoine Bourdelle.

Hélas, l'alerte a été traitée avec désinvolture du côté de Paris-Musées. C’est donc pour dénoncer cette incompétence de l’établissement public que tous les agents se sont mis en grève la semaine dernière à l’appel de tous les syndicats sans exception (CGT, CFDT, FO, SUPAP, UNSA). Une grève tellement suivie que le musée s’est ainsi retrouvé livré à lui-même. De quoi effrayer la direction de Bourdelle qui prise de panique s’est alors mise en faute…. en décidant d’ouvrir, au mépris de toutes les règles de sécurité en vigueur. Et pour rajouter de la honte au déshonneur, il a même fallut pour cela qu'elle réquisitionne les quelques vacataires présents, ces derniers ne pouvant faire grève de crainte des représailles. Inutile de dire que la plupart des salles, faute de personnels suffisant, étaient laissées sans surveillance. Et la sécurité des biens et personnes tournée en ridicule et ce en plein plan Vigipirate !

C’est alors que Paris-Musée a commis une grosse bourde. En effet l'établissement public toute à son obsession antisociale avait cru malin.... d’envoyer un huissier pour s’assurer que les grévistes ne bloqueraient pas l’entrée. Pas de pot, ce dernier a aussi pu constater les graves carences en matière de sécurité. Selon la déontologie qui régit la fonction d’huissier de justice il semble donc logique que Paris-Musée se soit alors vu notifier officiellement ses multiples négligences par l’officier ministériel ! D’autant plus que l'ensemble des agents et des syndicats était présent pour en témoigner.

 

 

  Comme l'huissier, les personnels de Bourdelle ont notifié à Paris-Musées la situation de crise

 

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 16:37
Bruno Julliard rejoint les syndicats dans l'analyse de l'ouverture du dimanche de la médiathèque Rostand (XVIIe)

« La réflexion n'a pas été menée à son terme et toutes les conséquences du projet n'ont pas été évaluées » a d'ailleurs reconnu l'administration

La mairie de Paris a-t-elle voulu faire l'économie d'une nouvelle crise sociale dans les bibliothèques municipales de la Capitale ? En tout cas les services de Bruno Julliard ont reporté le point mis à l'ordre du jour du Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris sur le projet d’ouverture le dimanche de la médiathèque Rostand (XVIIe).

Il est vrai que lors des réunions préparatoires les représentants du personnel unanimes avaient dénoncé les plans de la mairie qui comptait ouvrir une bibliothèque un jour supplémentaire..... sans prévoir l’embauche du moindre agent titulaire ! Une première dans la première ville de France. De quoi effrayer même les plus chauds partisans de l'ouverture dominicale. Ce qui n’avait pourtant pas empêché l’exécutif parisien d’écrire, sur le document qui à l'origine devait être soumis au vote, vouloir « concilier conditions de travail et qualité du service public ». Sûrement un trait d’humour glissé par un esprit taquin.

Pour justifier ce report, Bruno Julliard a été on ne peut plus clair : « nous sommes pas encore tout à fait prêt ». De son côté, Noël Corbin, le directeur des affaires culturelles confirme « qu'il faut revoir la copie ». Tout en subtilité, il précise d'ailleurs « que ce qui a été communiqué à l'instance sont encore des documents de travail et une base de discussion ». Le directeur de la DAC considère donc aujourd'hui « qu'il peut y avoir une évolution des effectifs ». Il estime même « que la réflexion n'a pas été mené à son terme et que toutes les conséquences du projet tel qu'il était jusqu’à ce jour, n'ont pas été évaluées, notamment sur le fonctionnement de l’établissement les autres jours de la semaine ». En clair l'administration rejoint l'analyse des syndicats dans leurs demandes de création de postes budgétaires.

En attendant le projet d'ouverture le dimanche de la médiathèque Rostand, prévue en principe pour l'an prochain, reste encore en suspend. Dans le cas contraire la médiathèque de la rue Nicolas Chuquet sera probablement sur le devant de l’actualité sociale en 2018. L’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA) a d’ors et déjà prévu une Assemblée Générale au sein de l’établissement à la rentrée.

Bruno Julliard rejoint les syndicats dans l'analyse de l'ouverture du dimanche de la médiathèque Rostand (XVIIe)
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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 15:22
Des bibliothécaires lancent un appel pour défendre une autre vision de la lecture publique

« Nous appelons à l’élaboration d’une loi sur les bibliothèques qui soit une véritable reconnaissance de leur action dans l’éducation culturelle et populaire afin que leur existence s’impose aux collectivités territoriales ou à l’état »

Depuis bientôt un an, nos collègues bibliothécaires et les habitants de Grenoble se mobilisent pour contrer un plan d’austérité dirigé entre autres services contre le réseau des bibliothèques. Leur mobilisation a permis de sauver une des trois bibliothèques menacées. Mais huit postes ont été supprimés, et deux bibliothèques vidées de leurs collections. C’est donc avec stupéfaction que nous découvrons que l’ABF (Association des Bibliothécaires de France) invite, à l’occasion de son congrès, le maire de cette ville, Eric Piolle, pour qu’il réponde à la question : « fermer une bibliothèque est-ce une source d'inégalité ? ». Sans attendre sa réponse, nous affirmons que oui.

Car ces fermetures ne procèdent que d’une logique purement comptable de la société, faisant fi des conditions de travail et de la qualité du service rendu. Conséquence : face à l’absence d’une politique culturelle ambitieuse, la marchandisation du bien commun gagne du terrain et condamne les bibliothèques à devenir des supermarchés culturels cédant aux sirènes du marketing.

La lecture publique pour toutes et tous en voie de disparition. À Grenoble, la fermeture des bibliothèques dans des quartiers populaires a déjà des conséquences lourdement dommageables. L’acte de lire ne se décrète pas, susciter le désir de lecture est un travail de longue haleine. Priver les citoyens des quartiers populaires d’équipements de proximité, c’est renforcer l’éloignement du livre et de la culture, c’est amplifier la relégation d’une partie de la population. Et les bibliothèques de Grenoble ont beau être labellisées Bibliothèques numériques de référence, le numérique ne remplacera jamais ces lieux de vie que sont les bibliothèques de quartier.

Alors qu’aujourd’hui les bibliothécaires parviennent à toucher un public plus large que la plupart des institutions culturelles, on assiste à un véritable démantèlement de la lecture publique. Au delà de Grenoble, on ne compte plus les bibliothèques menacées de fermeture, les équipes largement précarisées, qui ne cessent de diminuer, les budgets amputés parfois de moitié.

Non au travail du dimanche et aux bibliothèques supermarché ! Cette litanie de nos élites d'ouvrir les bibliothèques le dimanche ne remplacera jamais les bibliothèques de quartier et l’articulation fine et régulière des différents lieux de lecture. Nous tenons donc à rappeler notre opposition ferme au travail du dimanche. Le repos du dimanche n’est pas négociable, il est le fruit des luttes sociales qui ont construit notre présent. Seul jour de repos commun il doit permettre à chacun et chacune de disposer de son temps comme bon lui semble. Le travail dominical doit être réglementé, largement compensé et surtout rester exceptionnel. Car, nous n’en doutons pas, les bibliothèques, comme les commerces, ne sont qu’une étape supplémentaire vers la généralisation du travail le dimanche. Ce qui réduit à néant tous les arguments sur le « volontariat » ou une « meilleure rémunération » : quand la plupart des salarié-e-s travailleront le dimanche ces compensations seront hors de propos.

Et puis, quel est le but de cette proposition ? S’agit-il d’autre chose que d’heures de prêt supplémentaires ? Rappelons-le les bibliothèques, du moins en milieu urbain, sont déjà largement ouvertes en soirée et le samedi. Et trop souvent nous manquons de temps pour mener à bien les différentes tâches qui nous incombent. Et c’est à nous ensuite d’assumer l’incomplétude des collections auxquelles, quoi qu’en pensent certains, les usagers sont attentifs, les erreurs dans le suivi de leurs demandes, les documents abîmés, sales ou mal classés... Nous refusons de plus la rationalisation et la centralisation du travail en médiathèque, qui, comme l’ont dénoncé nos collègues de Plaine Commune, hiérarchise et parcellise le travail. Nous souhaitons enfin avoir une vision du public autre que celle d’une masse qu’il faut gérer.

Pour une autre politique de la lecture publique. Si l’accès pour toutes et tous à la lecture publique est véritablement l’enjeu des débats, d’autres voies sont à soutenir : la multiplication des lieux de proximité, la gratuité d’accès, les services à domicile, les actions hors les murs, le temps pour construire des partenariats durables et constructifs, pour maîtriser et apprécier les contenus, les outils et les animations que nous proposons, pour connaître les différents publics auxquels nous nous adressons. Du temps aussi pour la formation à un métier, qui certes évolue, mais avec quels moyens et dans quelles conditions ?…

Plutôt que d’ouvrir plus, ouvrons mieux ! Nous défendons en effet une augmentation du nombre d’agents dans les bibliothèques en place, pour développer les activités que nous jugeons essentielles : les animations, les ateliers, la programmation culturelle, les temps de préparation, les commandes, les déplacements, la lecture, la mise en valeur des fonds... Si nous appelons à l’élaboration d’une loi sur les bibliothèques, afin que leur existence s’impose aux collectivités territoriales ou à l'État, nous voulons que cette loi soit une véritable reconnaissance de leur action dans l’éducation culturelle et populaire et non une entrave à la constitution et à la mise à disposition de fonds ou une casse des droits des salariés.

Des bibliothécaires lancent un appel pour défendre une autre vision de la lecture publique

Ce texte émane d'un collectif de bibliothécaires de plusieurs communes du pays et de syndicats (dont le nôtre). Il sera distribué à l'occasion du congrès de l'ABF.

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 10:35
La mairie de Paris contrainte d'ouvrir moins de bibliothèques le dimanche

Les difficultés budgétaires et l'opposition de la majorité des personnels ont rendu le projet intenable

La mairie de Paris aura donc été contrainte de revoir ses ambitions à la baisse. Alors qu'elle avait annoncé ouvrir sept nouvelles bibliothèques le dimanche d'ici 2020, les difficultés budgétaires et l'opposition de la majorité des personnels ont rendu ce calendrier proprement intenable. D'autant que les conditions d'ouverture de la bibliothèque Hélène-Berr (XIIe), la première à essuyer les plâtres, avaient abouti à une véritable crise sociale provoquant de multiples mouvements de grève dans le réseau parisien (lire ici).

Une situation qui avait contraint Bruno Julliard, le premier adjoint d'Anne Hidalgo en charge de la culture, à temporiser. « Les futures ouvertures du dimanche ne se feront pas au détriment de la qualité d’accueil et des conditions de travail des bibliothécaires » avait ainsi déclaré l’élu lors d’une rencontre officielle avec les syndicats. Et Bruno Julliard de rassurer : « les bibliothèques ne vont pas ouvrir le dimanche à marche forcée et un nouveau calendrier, desserré, va être étudié» (lire ici).

Un nouveau calendrier qui vient juste d'être dévoilé par la direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris. Et sur les six établissements dont l'ouverture le dimanche était encore d'actualité il y a quelques semaines, trois sont sortis de la liste. Les heureux élus sont Aimé Césaire (XIVe), Germaine Tillion (XVIe) et Parmentier (XIe). Si pour la première bibliothèque les contraintes de bâtiments étaient trop importantes, pour les deux autres, notamment à Parmentier, disons en forme de litote que « les conditions sociales » n'étaient pas vraiment réunies (lire ici). Comme quoi la forte mobilisation de ces derniers mois ne sera finalement pas restée sans conséquence.

Pour celles qui restent dans la liste, la mairie de Paris prévoit désormais un nouveau calendrier d'ouverture : 2018 pour la bibliothèque Edmond Rostand (XVIIe) suivi en 2019 et 2020 de Robert Sabatier (XVIIIe) et Jean-Pierre Melville (XIIIe). C'est certes « desserré » mais si les moyens ne suivent pas pour fonctionner correctement avec un jour d'ouverture supplémentaire, il y aura immanquablement une nouvelle crise sociale. Et les projections de la mairie de Paris ne sont pas faites pour rassurer puisque la prochaine ouverture du dimanche à la bibliothèque Edmond Rostand est prévue pour le moment..... sans l'embauche du moindre agent titulaire ! Inacceptable évidemment pour les organisations syndicales et une grande partie des agents de cet établissement. C'est pourquoi se tiendra une assemblée générale avec les bibliothécaires de Rostand à la rentrée.

La mairie de Paris contrainte d'ouvrir moins de bibliothèques le dimanche
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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 18:04

De quoi désormais éviter aux personnels administratifs et enseignants bien des situations conflictuelles

Les conservatoires municipaux de la Ville de Paris étaient jusqu’alors dans une sorte de no man's land administratif. Ces établissements, bien que contrôlés directement depuis 2006, par la mairie de Paris en application d’une décision de Christophe Girard de « municipaliser » ce qui était alors un système « associatif », n’avaient toujours pas de règlement intérieur, contrairement aux autres établissements municipaux qui reçoivent du public. Une carence qui était parfois source de conflits entre les personnels et les usagers, public, parents d’élèves et élèves.

Des épisodes qui seront peut être derrière nous puisque la mairie a décidé enfin de doter ses conservatoires d’un règlement intérieur. Un texte, en forme d’arrêté municipal qui avant d’être validé par le Conseil de Paris, a été présenté aux représentants des personnels. Une première version écrite par la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris avait toutefois soulevé de nombreuses craintes, notamment sur le fait d’autoriser à laisser des enfants de onze ans sans surveillance. Une situation impossible à gérer vu le manque récurrent d’effectifs (lire ici).

Finalement, après moult sollicitations, l’administration a accepté nos amendements. Si bien que ce règlement, voté à l’unanimité par les syndicats de la Direction des Affaires Culturelles est désormais finalisé et va être appliqué dans les conservatoires d’arrondissement dès septembre 2017. Un bon départ qui protège les agents confrontés aux demandes parfois les plus baroques. De quoi éviter au maximum les situations conflictuelles…

Maintenant les enseignants attendent les règlements pédagogiques, actualisés en fonction des réformes qui se multiplient

Enfin un règlement intérieur pour les conservatoires parisiens
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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 17:25
Bibliothèques : La première bourde de la nouvelle Ministre de la Culture

Françoise Nyssen confond la petite enfance et les grands dadais étudiants pour justifier l'idéologie macroniène

« Je ne suis ministre que depuis deux jours » a avoué devant la presse Françoise Nyssen, la nouvelle ministre de la Culture du Gouvernement d'Emmanuel Macron. Elle a aussi commis sa première bourde devant la presse lors de sa visite officielle à la cité des sciences. Et la nouvelle locataire de la rue de Valois de se faire mousser : « Si j’ai accepté ce poste, c’est parce que le gouvernement a vraiment envie de travailler sur l’accès à la culture dès la petite enfance car elle permet d’établir du lien social et de réduire la fracture sociale » a ainsi déclaré Françoise Nyssen dans le quotidien Le Parisien.

Oui mais voilà, prise dans son élan la propriétaire des éditions Actes Sud s'est mise aussitôt En marche dans la démagogie Macroniènne de déréguler les rythmes de vie des services publics puisque selon le même article le journaliste du Parisien a noté que « sans doute est-ce pour cela que la ministre a salué la volonté du président de la République d’ouvrir les bibliothèques plus tard, tous les jours ». « Une évidence » pour Françoise Nyssen. « C’est une mesure primordiale car les bibliothèques ouvertes le soir permettent de s’enrichir et aussi de créer du lien social » (lire ici).

Peut- être, mais devons nous rappeler à notre nouvelle ministre que la petite enfance s'arrête à six ans ? Et que si les bibliothèques doivent lui être accessible... c'est plutôt le matin. On imagine mal en effet les visites de crèches se faire après 20 heures. Pas même en famille d'ailleurs.  Ce serait en effet la conséquence « d'ouvrir plus tard » des établissements qui ferment déjà à 19 heures si l'on suit les déclarations de la ministre. Françoise Nyssen ne confondrait t-elle pas les bambins et grands dadais étudiants qui eux se lèvent (et se couchent) beaucoup plus tard ? « Je ne suis ministre que depuis deux jours » affirme notre ministre. C'est vrai et elle vient d'en faire la preuve en lâchant la première bourde des membres du gouvernement Macron.

Bibliothèques : La première bourde de la nouvelle Ministre de la Culture
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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 11:06
Ces adjointes d’Anne Hidalgo qui refusent de s’occuper de la santé des personnels dont elles ont la tutelle

Mais pourquoi donc refuser d’aborder cet important sujet alors qu’on est une élue socialiste ? Et les syndicats de faire une découverte plutôt incongrue

On savait que la mairie de Paris n’aimait pas trop discuter avec les syndicats. Même dans les instances représentatives des personnels comme les Comités Techniques (CT) ou les Comités Hygiène et Sécurité (CHSCT). Sauf que cela tourne carrément au ridicule quand cela se passe au sein même de la Direction ...de la Démocratie et du Citoyen (DDCT) ! Eh oui, ça ne s’invente pas comme nom de direction. Mais il est vrai que l’administration parisienne dirigée par Anne Hidalgo, a toujours aimé se pousser du col.

Néanmoins, le dialogue social à la DDCT est réduit à la portion congrue. Surtout quand il s’agit de la santé des agents. C’est pourtant une direction qui ne devrait pas manquer d’interlocuteurs pour en discuter puisque au moins deux adjointes d’Anne Hidalgo en ont la tutelle : Pauline Veron et Colombe Brossel. Des adjointes aux délégations là aussi on ne peut plus importantes puisque l’une est en charge de la démocratie locale et de la participation citoyenne quand l’autre s’occupe de la politique de la ville ou encore de l'intégration. Des boulots en principe à plein temps.

Faut croire que non. C’est en tout cas le constat fait par les élu-es des personnels de la DDCT.  « Mme Veron et Mme Brossel, qui se présentent toutes deux comme des spécialistes de la citoyenneté et de la participation des habitants quand elles s’adressent aux médias, sont visiblement moins promptes à être à l’écoute de leurs agents et aux alertes en terme de souffrance au travail que font les représentants du personnel ! » ont ainsi rapporté nos collègues dans un communiqué. C'est que nos deux édiles qui adorent faire des réorganisations de service incessantes telles des manageuses de chez France Télécom, ont refusé de mettre ces bouleversements, qui auront pourtant un impact, à l’ordre du jour du CHSCT. Et ce malgré la demande insistante des élus de cette instance. Quitte surtout à bafouer la loi qui leur en fait obligation. Désormais celui-ci ne sera pas convoqué avant la fin juin, au plus tôt.

Mais pourquoi donc refuser de parler de la santé au travail des personnels dont on a la tutelle quand on est une élue socialiste ? Et les syndicats de faire une découverte pour le moins incongrue. En effet, au lieu d’assurer leurs tâches auprès des agents, il semble que nos deux adjointes préfèrent ....battre la campagne en vue des prochaines élections législatives. Il est vrai qu’elles sont candidates dans les 1ère et 17ème circonscriptions de la Capitale pour se faire élire députées à dix mille euros par mois (tout compris). Ce qui explique qu’elles ne sont plus libres avant le 18 juin. Après non plus d’ailleurs.  Car soit elles seront en route vers le Palais Bourbon, soit on sera en pleine période estivale. En tout cas, il semble que pour Colombe Brossel et Pauline Veron, les problèmes de santé des agents peuvent bien attendre. « Et alors », comme dirait un ancien candidat interrogé sur le prix de ses costumes.

 

 

 Colombe Brossel (en rouge) n'est plus disponible pour ses agents jusqu'au 18 juin (au moins)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                            -  Bien joué Colombe

               - En même temps, comme dirait notre nouveau président, je sais de qui tenir

                               

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 09:13
Les éditeurs veulent se faire du blé sur le dos des bibliothèques

      Quand la SCELF veut transformer l'heure du conte en l'heure du compte

Les bibliothèques vont-elles devoir raquer à chaque fois qu’elles font la lecture aux enfants ou aux adultes (car oui, on fait aussi la lecture à voix haute pour les grands) ? C’est en tout cas le projet de la SCELF (société civile des éditeurs de langue française), laquelle a récupéré la gestion du « droit de lecture » dans les espaces publics.

Et le tarif sera presque aussi salé qu’un plat commandé à la brasserie de la Rotonde puisque la SCELF compte réclamer trente euros minimum pour chaque « heure du conte » qui serait organisée dans les bibliothèques de France et de Navarre. Ça peut vraiment en faire des sous. Et comble de ce que l’on peut qualifier de véritable racket, même pour les auteurs qui viennent lire leur propre texte.... c’est aussi trente euros (toujours minimum) ! À la charge bien sûr des bibliothèques déjà mal en point niveau budget. Désormais, du côté de la SCELF, on veut transformer l'heure du conte en l'heure du compte.

On comprend donc le cri d’alarme (et à haute voix) de nombreux bibliothécaires, d'auteurs, de lecteurs bénévoles, lesquels  ont décidé de lancer un collectif pour protester contre cette mesure qui va à l’encontre même des missions des bibliothèques et de la diffusion de la lecture et de la culture.

« Ce serait une catastrophe, cela remettrait fondamentalement en cause notre travail de médiation de la lecture et de la littérature » affirme ainsi une bibliothécaire du réseau parisien. « Cela remet en cause l’heure du conte bien sûr, mais également tous les accueils et toute la médiation qui est la base de l’activité des bibliothèques, et permet d’aller chercher des publics, que ce soit en jeunesse ou en adulte, éloignés de la lecture » rappelle une autre, horrifiée par ce mercantilisme sans vergogne.

C’est pourquoi la CGT des bibliothèques parisiennes appelle tous les collègues à relayer largement le texte de pétition mis en ligne par le  collectif « Schéhérazade en colère » pour demander à la SCELF de renoncer à son funeste projet. Pour le signer c’est ici.

 

                                      Ce bibliothécaire parisien devra-t-il bientôt lâcher 30 euros ?

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 11:58

 

 

 

 

 

 

 

 

        

          Il est vrai que dès le début, ils s’y sont pris comme des manches

C’était une promesse de campagne d’Anne Hidalgo, gravée dans la feuille de route de Bruno Julliard, son premier adjoint en charge de la culture. La mairie avait alors pour ambition d'ouvrir le dimanche sept nouvelles bibliothèques d’ici 2019 : Hélène Berr (XIIe), Aimé Césaire (XIVe), Melville (XIIIe), Germaine Tillion (XVIe), Rostand (XVIIIe), Parmentier (XIe) et Sabatier (XVIIIe). Plus ou moins dans cet ordre. On parle bien sûr d’établissements déjà existants et qui étaient fermés ce jour-là. Un calendrier qui ne sera pas tenu. Il faut dire que pour la première d’entre-elles, la bibliothèque Hélène-Berr, l’ouverture du dimanche s’est vraiment mal emmanchée.

Pourtant, les bibliothécaires de la rue de Picpus n’étaient pas à priori de farouches opposants à une ouverture dominicale. Ils passaient même pour des agents exemplaires, parmi les premiers dans le réseau être labellisés QualiParis. C’est d’ailleurs peut être pour ça que la mairie de Paris a cru qu’elle pourrait faire n’importe quoi. Et elle ne s’en est pas privée car cette extension dominicale devait se faire quasiment sans moyens supplémentaires ! De quoi refroidir les plus enthousiastes, même du côté d’Hélène-Berr. Ils l’ont d’ailleurs tellement été que la bibliothèque a fermé de nombreux dimanches pour cause de grève entraînant, par solidarité, dans ce mouvement d'autres bibliothèques ouvertes ce jour là (lire ici et ). Une véritable fronde contre la politique de Bruno Julliard.

Face à cette crise, l’adjoint à la culture a donc décidé de temporiser. « Les futures ouvertures du dimanche ne se feront pas au détriment de la qualité d’accueil et des conditions de travail des bibliothécaires » a ainsi déclaré l’élu lors d’une rencontre officielle avec l’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA). Et Bruno Julliard de rassurer : « les bibliothèques ne vont pas ouvrir le dimanche à marche forcée et un nouveau calendrier, desserré, va être étudié ». Ce qui renvoie clairement ces ouvertures à plus tard.

Ainsi, l’administration, mise au pied du mur, a été encouragée à réfléchir à la mise en place d’une nébuleuse « équipe volante » dans le but d' ouvrir les prochaines bibliothèques le dimanche sans embaucher trop de personnels titulaires. Une idée pour le moment assez brumeuse puisque la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris en charge de ce dossier n’est pas en mesure d’en dessiner des contours précis que ce soit en terme d’effectif, de catégorie de personnels ou de cycle de travail. Il n'est pas sûr du tout qu’elle aboutisse. Et de toute façon, il faudra une nouvelle délibération municipale.

De fait, il semble plus qu'improbable que nous assistions à de nouvelles ouvertures avant 2018, au mieux. Et pour la bibliothèque Aimé Césaire, la suivante dans le calendrier d’origine, c’est certain puisque les locaux ne le permettent pas. « Il est probable qu’aucune bibliothèque ne sera ouverte le dimanche dans le XIVème arrondissement pendant cette mandature » a avoué Bruno Julliard. Et ce sera également très très difficile dans le XIème arrondissement car les personnels de la bibliothèque Parmentier ont manifesté très majoritairement leur opposition au travail du dimanche (voir ici).

« Je suis très conscient de l’opposition totale des personnels de Parmentier » a d’ailleurs reconnu l’adjoint d’Anne Hidalgo qui a, là aussi, demandé à son administration de réfléchir à une solution. Quand aux promesses de campagne d’ouvrir beaucoup de bibliothèques le dimanche, Bruno Julliard a martelé qu’il irait expliquer à Anne Hidalgo « que la feuille de route n’aura pas pu être suivie dans son intégralité ».

Bibliothèques : les ouvertures du dimanche reportées à plus tard par la mairie de Paris
Bibliothèques : les ouvertures du dimanche reportées à plus tard par la mairie de Paris
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Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques Travail du dimanche
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