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Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 14:13

 

                             Bibliothèques: La bricoleuse du dimanche a perdu le mode d'emploi  

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Mais la candidate, devenue bricoleuse du dimanche, a perdu le mode d’emploi !

On le sait, les candidats aux prochaines élections municipales, tout bord confondu, n’affichent aucun intérêt pour les bibliothèques. Elles font probablement trop culture de proximité et pas assez festives sans doute.

Ainsi dans le programme culturel présenté par la favorite des sondages pour la mairie de Paris, Anne Hidalgo, les bibliothèques brillent par leur absence. Un choix qui avait surpris (et ému) le site ActuaLitté que les professionnels du livre connaissent bien.

« La situation des bibliothèques parisiennes mériterait pourtant une attention tout aussi soutenue : depuis plusieurs mois, les employés des établissements publics interpellent sur des conditions de travail considérablement dégradées, et un service public délivré aux citoyens qui s'en ressent. Vétusté des bâtiments, réduction des budgets et des effectifs » remarquait très justement le site d’information culturel. (Lire ici)

 

                                               Vincent Bolloré (patron d'Autolib), le Maire et la candidate

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                                  - Tu sais VIncent, c'est pas de ma faute si elle ne s'intéresse qu'à tes voitures

 

Sans doute vexée par cet article, Anne Hidalgo, a sorti quelques jours plus tard à l’occasion d’un meeting sur la culture dans un lieu branché du XIe arrondissement sa seule idée concernant l’amélioration du fonctionnement des bibliothèques municipales. La candidate à la Mairie de Paris propose en effet, comme le rapporte le journal Libération,  « que dans chaque arrondissement une bibliothèque reste ouverte le dimanche ». Oups ! Comme trois sont déjà ouverte ces jours là (Truffaud (Ier), Yourcenar (XVe) et Duras (XXe) reste plus qu’à en trouver dix sept autres, rien moins ! Pour savoir qui seront les heureuses élues voir plus bas*

Notons que de son côté, la candidate de l’UMP, Nathalie Kosciusko Morizet n’est pas en reste puisque son programme se cantonne à étendre les horaires des bibliothèques vers le soir  en semaine, le week-end et le dimanche (elle ne parle pas des jours fériés, un oubli sans doute). Comment ? Là aussi c’est le flou le plus complet comme le note toujours finement le site ActuaLitté (lire ici). Bref, c’est à une véritable course à l’échalote que se livrent nos deux candidates. Sauf que tout ça frise le grand n’importe quoi;

 

                 Ouverture des bibliothèques le dimanche: A Paris, c'est la course à l'échalotte

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                            - Ma chère Nathalie, j'ai l'impression que ton programme tire à hue et à dia !

 

Car plutôt que d’ouvrir un jour supplémentaire, les impétrantes devraient plutôt proposer que les bibliothèques fonctionnent normalement les jours actuels d’ouverture. Depuis un certain temps une partie d’entre elles a dû …réduire ses horaires d’ouverture au public faute d’effectif nécessaire.

Pire, la DRH, sous la houlette de Mme Hidalgo (aux affaires depuis treize ans comme première adjointe, rappelons-le) exige que les bibliothèques rendent une quarantaine de postes comme nous l’avions révélé. Raison invoquée ? Elles seraient…. en sureffectif !  Et oui c’est ça « osez Paris ».

Concrètement, ça veut dire que les postes actuellement vacants dans de nombreux établissements vont être supprimés définitivement. D’ailleurs d’autres bibliothèques s’apprêtent à leur tour à réduire leurs horaires d’ouverture. La candidate socialiste devrait d’autant plus le savoir que son porte parole de campagne n’est autre que Bruno Julliard…l’actuel adjoint à la Culture !

 

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                                         - Je sens que je vais encore me faire souffler dans les bronches

 

Alors si la Mairie de Paris veut ouvrir le dimanche, il va falloir recruter du personnel et pas qu’un peu. Ca commence outre les quarante postes que la mairie veut supprimer par aussi rétablir la bonne cinquantaine (au bas mot) qui a été sucrée ces dernières années (voir ici).

Pire, pour pouvoir ouvrir un sixième jour les dix sept établissements concernés, à moins de supprimer le code du travail, il va falloir embaucher une soixantaine de bibliothécaires supplémentaires (estimation basse). Total de la douloureuse : cent cinquante postes de titulaires à pourvoir (oui, 150). On sent que la DRH s’en étrangle déjà !

Il faut savoir aussi qu’à Paris les trois bibliothèques du dimanche font appel massivement à de l’emploi étudiant pour fonctionner. Il faudrait compter là aussi sur cent cinquante nouveaux contrats de vacataire (à temps partiel, certes). Ca y est, la DRH s’est évanouie. Bref, vu le contexte budgétaire que brandit la mairie à tout bout de champ, ça semble injouable, à moins de fermer en semaine !

Attendez ce n’est pas encore fini. A Paris, chaque bibliothécaire qui travaille actuellement le dimanche touche une prime de 100 euros (brut). Avec la proposition de Mme Hidalgo il faudra compter à la louche cinq cent mille euros annuel (oui vous avez bien lu, 500 000). Si l'on rajoute les frais de personnel, la douloureuse devrait atteindre plusieurs millions d'euros. Là, c’est la direction des finances qui fait une crise de nerf.

 

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                                           Ouverture du dimanche dans les bibliothèques, ça mouline !

 

A moins que la Mairie de Paris décide de supprimer cette prime ? Les bibliothécaires de Truffaut, Yourcenar et Duras qui ont fait grève pendant huit semaines pour l’obtenir risqueraient de ne pas apprécier.

On connaissait les « bricoleurs du dimanche » qui militent pour l’ouverture des magasins le septième jour, pour la première adjointe, il semble que niveau ouverture des bibliothèques, ce serait plutôt la « bricoleuse du dimanche ».

La CGT préférerait que les deux candidates proposent une véritable politique de lecture publique de proximité plutôt que de promettre n’importe quoi aux parisiens. Y aurait fort à parier que les usagers et les personnels y seraient sensibles.

Notre syndicat est bien entendu à leur disposition pour les rencontrer si elles le désirent. En semaine de préférence.                              

 

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                                          - Moi, je vais ouvrir les bibliothèques le lundi et tôt le matin

                                    -  Alors là ça va trop loin, je peux plus suivre ...

 

* Les favoris au tiercé du dimanche sont Charlotte Delbo (IIe), Marguerite Audoux (IIIe), Mouffetard (Ve), André Malraux (VIe), Amélie (VIIe), Valeyre (IXe), François Villon (Xe), Hélène Berr (XIIe), Melville (XIIIe), Brassens (XIVe), Trocadéro (XVIe), Rostand (XVIIe).

A la corde : Dans ces arrondissements la course sera plus disputée. Dans le XIe cela se jouera entre Faidherbe et Parmentier, dans le XVIIIe entre Clignancourt et Goutte d’Or et dans le XIXe entre Flandre et Place des Fêtes.

Non partant ? : Baudoyer (IVe) et  Europe (VIIIe) il faudrait dans ce cas ouvrir la mairie de l’arrondissement, où elles sont situées. Nous n’en n’avons pas encore trouvé trace dans le programme d’Anne Hidalgo  

 

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 17:01

 

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                                         Avec les barreaux aux fenêtres, on reconnait bien le style Riccioti

 

 Vu que c’est le même architecte derrière les deux constructions, la CGT demande une enquête du CHS

Dans la nuit du 25 au 26 septembre 2013, un employé de la société de gardiennage en service au nouveau stade Jean Bouin a été victime d’un accident qui lui a coûté la vie (lire ici).

Peu après minuit, M. Dany Evrard, chef de la sécurité incendie, a été amené, au cours d’une tournée d’inspection qu’il effectuait seul, à manipuler une grille dans l’enceinte de l’établissement. Celle-ci, intégralement déployée, est tombée sur lui et l’a écrasé mortellement. Pesant une tonne et demie, et mesurant 6 mètres de long sur 2 mètres de haut, elle n’était maintenue que par un rail au sol, et devait vraisemblablement être motorisée à la fin du chantier…qui n’était probablement pas terminé, malgré l’ouverture du stade, un mois plus tôt. L’agent n’a été découvert qu’au matin par les agents venus prendre leur service.

Cet événement tragique pose la question des travailleurs isolés que la CGT a dénoncé à plusieurs reprises, notamment au Comité Hygiène et Sécurité de la Direction de la Jeunesse et Sports. La présence d’un collègue auprès de cet agent aurait-elle permis d’éviter ce drame ? Agé de 39 ans, et père de 2 enfants, il était considéré comme un chef de sécurité professionnel et très prudent. Alors, comment un tel drame a-t-il pu se produire ?

Le nouveau stade Jean Bouin ( 20 000 places ) a été sujet, dès sa conception, à de nombreuses controverses entre la majorité PS d’une part, qui en faisait un projet emblématique, et l’UMP et Europe Ecologie les Verts d’autre part. Ces derniers lui reprochent son coût, qu’ils estiment exorbitant : 157 millions d’euros ( 200 millions selon les Verts et l’UMP ), engagés sur financement public, et dédiés au seul club de rugby du Stade Français.


                               Bertrand Delanoë avec une écharpe du Stade Français et son président

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                                                  - Tu vois Max, ce sont tous des mesquins et des jaloux !


Balayant ces considérations bassement matérialistes, la Mairie de Paris a ordonné sa construction, et l’a inauguré en grandes pompes le 31 août 2013. Peut-être trop hâtivement, élections municipales obligent.  Il a été ouvert après passage de la commission de sécurité. Mais l’agent avait indiqué à sa famille que le stade n’était pas complètement terminé, et que des ouvriers y travaillaient toujours.

Ce stade est l’œuvre de Rudy Riccioti, également connu pour avoir commis le très controversé immeuble de T8 de l’avenue de France, triste établissement muni de barreaux de bois, où sont censés venir s’entasser en 2014 les agents des directions de l’urbanisme et de la voirie et des déplacements, dans des bureaux trop petits pour les accueillir. Sans parler des conditions juridiquement floues dans lesquelles la mairie de Paris a acquis les locaux en question…


                                                           L'immeuble T8, avenue de France (XIIIe)

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                               -  Ils sort d'où cet architecte, on peux même pas laver les vitres

                                      - Ah c'est sûr qu'on reconnait bien là le style Riccioti   


Durant la construction de T8, la Mairie de Paris a connu quelques déboires : Au cours d’une opération de contrôle effectuée sur le chantier en avril 2013, le comité opérationnel anti-fraude de Paris, ayant identifié 27 ouvriers non déclarés, a épinglé 11 employeurs sous-traitants. Pas sérieux tout ça…

La Ville, comme à son habitude, a décliné toute responsabilité, renvoyant la patate chaude à Nexity, maître d’ouvrage à ce stade du chantier, lequel a renvoyé la patate bouillante aux sous-traitants. En plus, les ouvriers contrôlés se trouvaient sur la partie habitation privée de l’immeuble. Ouf !!! L’honneur de la Ville était sauf !

Cette suite de regrettables incidents, ayant débouché sur l’accident mortel d’un vigile, on est en droit de s’interroger sur la sécurité et la fiabilité des deux établissements T8 et Jean Bouin.

Le stade Jean Bouin aurait-il été mis en service alors que l’établissement n’était pas encore sécurisé, comme le laisse supposer le décès de ce vigile ?

Et maintenant, quelles mesures vont être prises pour assurer la sécurité de ce bâtiment ?

Le T8 est-il fiable, et construit dans les règles de l’art ? Si la Mairie persiste, malgré l’opposition des agents concernés, à les y installer, devront-ils, avant d’y mettre les pieds, se munir d’une assurance vie ?

Nous rappelons que la Ville est juridiquement responsable de la sécurité de ses personnels, y compris des prestataires de service.

La CGT exige l’ouverture d’une enquête du CHS pour déterminer les responsabilités et la communication du rapport fait par la commission de sécurité venue inspecter les lieux avant l'inauguration.


                                  Le nouveau siège de la DJS conçu par Rudy Riccioti

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                               Ah pas de doute, on reconnait bien là le style de l'architecte


 

 

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 17:36

 

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   Mais voici quelques conseils municipaux pour faire marcher le logiciel FMCR

 

Nous vous l’avions annoncé. La Mairie de Paris veut étendre l’utilisation de son logiciel FMCR à tous les agents. Pour la plupart d’entre nous, ce logiciel sert uniquement aux demandes de formation, bientôt (l’année prochaine ?) il devrait accompagner et encadrer l’entretien de notation avec cette particularité perverse qu'il faudra s’auto-évaluer et que l’évaluateur, désormais à distance, modifiera ou validera l’évaluation. Et après ? C’est bien simple l’agent se reconnecte à FMCR et…. validera l’entretien validé par l’évaluateur !!! (lire ici).

 

En tout cas, si ce funeste projet est véritablement mis en oeuvre il y aura quoi devenir chèvre, car vous l’avez remarqué, le logiciel FMCR est en carafe depuis un petit moment. Dans la langue municipale cela devient juste des « difficultés de connexion »…

 

« En raison des difficultés de connexion rencontrées dernièrement sur FMCR, le délai de saisie pour les agents et les supérieurs hiérarchiques a été reporté. » annonce tout de go l’administration parisienne. Celle-ci néanmoins magnanime rajoute quinze jours de rab. « Vous avez désormais deux semaine supplémentaires pour saisir et arbitrer des demandes de formation, et compléter les évaluations. »


 

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                                                            - Chef, on a encore des difficultés de connexion


 

Attention toutefois, la Mairie de Paris sait faire preuve de prudence en conseillant « de ne pas attendre les tous derniers jours pour vous connecter pour la première fois ou achever ce que vous avez déjà commencé, car l’affluence toujours plus importante des derniers jours de saisie risque à nouveau de ralentir l’application. » Un sens de l’anticipation qu'il faut saluer. En même temps, pas étonnant d’observer  « l’affluence toujours plus importante » car, bien que ce soit utile pour de nombreux collègues, la Mairie de Paris demande aussi à ceux qui n’ont pas demandé de formation d’aller sur FMCR remplir la case.... « pas de formation », . Et oui, Paris est magique !

 

Pour ceux qui ont le privilège d’utiliser FMCR aussi pour les évaluations, là aussi quelques conseils de la DRH. Attention pour ceux qui ne connaissent pas encore la procédure, c’est du brutal !

   

« Les personnes évaluées doivent se rendre dans l’onglet 3 de leur évaluation pour saisir leurs demandes de formation (ne pas saisir de demandes directement depuis la page d’accueil, ou via un autre chemin, correspondant au chemin classique pour les personnes non évaluées). » prévient l’administration. « Les trois premiers onglets de l’évaluation doivent être passés en « enregistrement final » (couleur rouge) pour que vous puissiez remplir l’onglet 4 (appréciation générale). » concluent les services de la DRH qui ont probablement dû subir des menaces pour écrire  ça.


 

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                                                          - Chef, je sais que vous avez subi des menaces ....


 

Si vous n’avez pas compris ces bons conseils, pas grave la Mairie de Paris a prévu une formation pour maitriser l’incroyable logiciel. Vous n’avez plus qu’à aller sur FMCR pour votre demande. Sinon en cas d’échec, les heureux élus risquent de ne plus valider la validation du validateur. Et là, y a pas que FMCR qui ne répond plus, le personnel également.

 

Il est temps pour la Mairie de Paris de mettre un terme à cette expérience source de dégradation des conditions de travail. La CGT va en faire officiellement la demande au Maire de Paris

 


 

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                                                                           Allo Paris, on un problème!

 

 

 

 

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 09:24

 

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« Les bibliothécaires sont encore trop nombreux » affirme en effet la Mairie de Paris.

La scène se passe à l’Hôtel de Ville. Bertrand Delanoë, le Maire de Paris met la pression à Bruno Julliard, son adjoint à la culture. 

-   Bon, Bruno, on a un gros problème. La DRH a encore refait ses comptes et elle a décrété qu’il y avait encore quarante postes de trop dans tes bibliothèques. 

-   Mais Bertrand, tu sais bien qu’on est au taquet avec toutes les suppressions de postes qu’on a subi ces dernières années. J’ai même déjà réduit des horaires d’ouverture au public pour plusieurs bibliothèques*, je ne peux pas faire plus. Et puis les usagers commencent à râler, tu comprends. On voit bien que tu te représentes pas

-   Peut être, mais tu les connais à la DRH et à la Direction des Finances, ils ne sont pas commodes tu sais. A côté d’eux, les envoyés du FMI chargés de mettre en place des plans d’austérité, c’est de la gnognote, alors il faut que tu me trouves quarante postes supplémentaires à faire disparaître et fissa ! 

-   Attends ! Y a plus rien à gratter, j’te dis. Qu’est ce tu veux ? Que je réduise encore les ouvertures ? J’ai  réussi à fermer en douce la bibliothèque de l’ile Saint Louis, mais là j’te jure vraiment je ne peux pas refaire le coup. 

-   Ecoute Bruno, au cas où tu ne le saurais pas, ton administration est déjà en train de plancher dessus et elle n’a pas tes états d’âme, crois moi. Tu iras lui demander pour les « éléments de langage » elle est fortiche pour ça et puis n’oublies pas, Bruno, faut tenir comme ça jusqu’en mars, je compte sur toi...       

 

                                   Bibliothèques parisiennes: L'adjoint à la culture mis sous pression !

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                                                                  " Comment vais-je pouvoir tenir ?  "

 

Echange surréaliste, n’est ce pas ? En fait pas tant que ça après que la DRH a sorti un mode de calcul lui permettant de justifier de nouvelles diminutions d’effectifs dans les bibliothèques parisiennes (lire ici), et ce malgré les postes vacants (ou bien comme le dit plus poétiquement l'administration, des postes « gelés »). Et pour enfoncer le clou, la responsable du bureau des bibliothèques a déclaré sans rire dans une réunion interne à l’ensemble des chefs d’établissement qu’il « y avait des agents en sureffectifs » ! Sans préciser lesquels toutefois.

C’est au cours de ce même séminaire qu’on a apprit que l’administration centrale évaluait « l’écart à une trentaine de postes ». En trop évidemment. « L'effort sera réparti sur tout le monde » a-t-on annoncé à une foule pas vraiment conquise. Depuis le chiffre des postes « à réduire » est monté jusqu’à quarante. Mais au fait, « cet effort à répartir » qu’est ce que ça signifie concrètement ? 

Eh bien, concrètement, quarante postes en moins ça veut dire la disparition de quatre bibliothèques de quartier type Saint Fargeau, Vaugirard (tiens..) ou Château d’Eau (tiens, tiens...).

Quarante postes, toujours concrètement, c’est la suppression de l’ensemble des petits établissements de proximité comme Musset, Mortier ou Louvre (tiens, tiens, tiens..)  Alors, il va falloir dire la vérité aux parisiens, non ?

Le personnel, qui de son côté voit la situation se dégrader continuellement, veut aussi savoir où il en est. C'est pourquoi la CGT posera cette question lors du prochain Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelle prévu en novembre. La balle est maintenant dans le camp de l’exécutif municipal.


 

                            Situation des bibliothèques: La balle est désormais dans le camp de la Mairie de Paris

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                      -  Bertrand, avec cette tactique le public et les personnels commencent à gronder   !

                        -   Oui je sais, j'espères qu'on va pouvoir tenir jusqu'à la fin du match ! 

                                             

    

* Depuis le début de l’année les bibliothèques Europe (VIIIe), Courcelles (IXe), Brochant (XVIIe), Clignancourt (XVIIIe) et Duras (XXe) on réduit leurs horaires d’ouverture. Une réduction qui va de trois heures jusqu’à ….neuf heures chaque semaine !

 

 

 

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 08:16

 

                                          c est pas moi c est l autre2

 

D’ailleurs, la Ville de Paris lance une (coûteuse) enquête qui vise uniquement les personnels !

Même les usagers en ont été choqués ! Un certain nombre d’entre eux ont été sollicités (par mail) pour répondre à  une enquête en ligne « sur la qualité des services » des bibliothèques municipales parisiennes. Rien sur l’état des bâtiments, les réductions d’horaire ou la baisse des budgets d’acquisition. Toutes les questions sont centrées sur les personnels. Les heureuses élues étant les bibliothèques Hélène Berr, Brassens, Rostand, Yourcenar….

Cette enquête (coûteuse) a été commandée à la société Sphinx Institute spécialisée dans les tests de produit (lire ici). Outre le questionnaire, cet institute est aussi spécialisé dans le …témoin mystère ! Et oui, il ne faudra pas s’étonner de la recrudescence soudaine d’usagers ronchons !

Alors comme ça, si les bibliothèques vont mal ce serait uniquement parce que le personnel ne serait pas assez disponible ? Mais les lecteurs (nombreux) ne se sont pas laissés embobiner par ce vil subterfuge et nous ont alertés presto ! Certains qui n’en font pas mystère ont d’ailleurs laissé des messages rageurs, comme le montre cet exemple.                                                                                                                                                 

    paris                                 La réponse d'un des nombreux usagers choqué par la teneur du questionnaire

 

« Je suis étonné que vous posiez beaucoup de questions sur les personnels, - son accueil, son amabilité, ce dont je n’ai jamais eu à me plaindre et rien sur l’état des bibliothèques. Celle que je fréquente est un four en été, à se faire sentir mal, les ordinateurs de consultion sont d’une lenteur effrayante à décourager toute recherche. La photocopieuse, service essentiel, a été supprimée. C’est effrayant de voir ça à Paris »

Notre fidèle usager est des plus perspicaces, car si les bibliothèques souffrent de carence sur la qualité du service, l’origine se trouve plutôt du côté de l’administration parisienne. Voyons en détail ce qui n'a pas (encore) obtenu le label Qualiparis.

 

                                       De nombreux services ont été supprimés dans les bibliothèques

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                                                                               Effrayant de voir ça !

 

L’état des bâtiments ? Des bibliothèques victimes de chocs thermiques sont transformées soit en espace chaud (lire ici), soit en espace froid (lire là). A Paris, c'est la bibliothèque du futur avant l’heure ! D’autres, victimes de la mousson qui, on le sait, s’abat régulièrement sur la Capitale (Italie et Porte Montmartre). Enfin, il y a celles dont les travaux ont été victimes d’une faille spatio-temporelle comme la bibliothèque Goutte D’or. Malheureusement, là aussi, aucune question sur ce sujet de la part de Sphinx Institute

Les baisses des budgets ? Saluons là le talent de nos experts comptables, de nos Madoff municipaux. Ils ont réussit à mélanger budget de fonctionnement et budget d’investissement. Une véritable hérésie pour tous les adeptes de la comptabilité publique comme nous l'avions révélé il y a deux ans .

A l'époque et pour la première fois, le budget des bibliothèques en préfiguration – Vaclav Havel, Carré St Lazare, Canopée… donc de l’investissement, est venu se greffer sur le budget d’acquisition des autres bibliothèques existantes (donc du fonctionnement). Résultat: le budget total du réseau parisien s’est fait ponctionner en partie par les nouveaux établissements et ce budget n’ayant pas été augmenté, celui-ci est donc très clairement (et plus que jamais) en baisse. Quand aux effectifs supprimés d'année en année ce sont des postes de service public qui manquent régulièrement. Là non plus, les parisiens n’ont pas eu le loisir de donner leur point de vue.

 

                                     Budget des bibliothèques: Il y a deux ans la Mairie truquait les comptes 

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                           Substituer de l'investissement par du fonctionnement, chapeau l'artiste !


La tentation de Venise ? La Mairie de Paris, on le sait, à la tentation de fermer des bibliothèques. Quelque fois ça marche (Isle St Louis) quelque fois ça rate (Vaugirard). Certaines sont toujours dans la ligne de mire – Château d’Eau, Louvre…- Là aussi le questionnaire est resté muet sur ce sujet

C’est  même à ça qu’on les reconnaît ? Et ne parlons pas du moral des troupes. Ce n’est pas demain la veille que la Mairie de Paris va se pencher sur les conditions de travail de son personnel touché par la vague perpétuelle de sous-effectifs. Ceux là sont même considérés comme trop nombreux par la municipalité. Mieux, « travailler en bibliothèque, c’est pas la mine » a osé déclarer un Bertrand Delanoë enfermé dans son bureau de l'Hôtel de Ville (lire ici). Un mépris envers les bibliothécaires qui pour le coup est lui très Qualiparis.

 

                                Les bibliothèques c'est pas la mine a déclaré le Maire toujours plein de respect

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                   " Attendez, y a méprise, je voulais juste dire que vous aviez pas bonne mine "

 

 

  

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 09:47

 

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Oui, si l’on en croit les calculs de l’administration qui veut faire passer à la trappe les réunions d'acquisition ou la veille documentaire.  

Des bibliothèques municipales parisiennes vont-elle baisser le rideau ou (encore) réduire leurs horaires d’ouverture après les prochaines élections municipales ?  C’est en tout cas ce qui arrivera si l’administration arrive à imposer sa méthode pour fixer un nouveau calcul des effectifs.  

 

Actuellement le tableau est plutôt sombre pour les bibliothèques parisiennes. Le sous-effectif est une réalité quotidienne pour les personnels et les responsables d’établissement puisque les départs ne sont plus remplacés. Il est désormais si manifeste que l’administration a même concédé des réductions d’ouverture au public pour plusieurs d’entre elles.

   

Côté budget de fonctionnement cela ne va guère mieux : les budgets d’acquisition et de fourniture sont encore en baisse. Quand à l’entretient des bâtiments, les déboires de la bibliothèque Italie (inondation) ou bien les fermetures pour cause de froids de plusieurs bibliothèques les deux derniers hivers démontrent clairement le désintérêt de la municipalité pour la lecture publique (lire à ce sujet l'article du site spécialisé ActuaLitté).

 

 

                                    Les bibliothécaires parisiens victimes du dérèglement climatique ?

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Pis, les nouveaux équipements ne sont même plus épargnés : Les médiathèques Carré Saint-Lazare ou Canopée, actuellement en préfiguration, n’ont toujours pas les effectifs demandés, la gestion des chantiers de Vaclav Havel ou Porte Montmartre est des plus erratiques et leur ouverture sans cesse repoussée. Il est vrai que la bibliothèque Goutte d’Or a du attendre deux ans pour une simple rénovation (!)  

 

Hélas, c’est là qu’est l’os  Comme si cela ne suffisait pas, l’administration veut maintenant attaquer l’os. On l’a dit, le sous effectif est manifeste dans les bibliothèques, sauf que la DRH (euh le H veut dire Humaine) a décidé que les bibliothécaires étaient….trop nombreux !  

 

Par un savant calcul l’administration est chargée de dresser de nouveaux tableaux démontrant, par l’exercice des nombres complexes : que le négatif en poste, mal vécu par les équipes sur le terrain, est en fait du positif présent, bien vécu par l’Hôtel de Ville comme l'ont dit certains si joliment.

 

 

                                         Bibliothèques: La DRH missionne son spécialiste des effectifs

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                                                      " Vous verrez, le resultat sera incontestable !  "

 

 

L’âge du capitaine : Mais comment arriver à un tel résultat? C’est tout simple. Ne sont désormais pris en compte pour calculer les effectifs nécessaires au bon fonctionnement des bibliothèques que….les horaires d’ouverture au public !  C'est-à-dire qu’on prend le nombre de plages de service public multiplié par le nombre de postes nécessaires à l'ouverture et je retiens un. Oui vous avez bien lu. Pour le profane la manœuvre, digne de l’âge du capitaine, pourrait passer mais pour les professionnels cela est tout simplement intenable.  

 

Le travail interne des bibliothécaires est-il inutile ? L’administration et les élus doivent savoir que le fonctionnement d’une bibliothèque ce n’est pas seulement l’ouverture au public (d’ailleurs de plus en plus réduite pour certaines) mais ce sont aussi les réunions d’acquisition, la veille documentaire, les commissions thématiques, le rangement des collections, la réception des commandes et les livraisons de la réserve centrale… toutes choses faites pendant que l’établissement est fermée aux usagers. De leur côté, les sections « jeunesse » reçoivent les classes et les crèches pour une première initiation à la lecture. Bref, contrairement à ce que pourrait penser le Maire de Paris, ça ne chôme pas.  

 

Alors quelles conséquences pour les bibliothèques si la DRH arrive à ses fins ? Vu que le contact avec le public occupe la moitié du temps du personnel, les effectifs devraient dont être réduits….de moitié ! Intenable.  

 

A moins que la Mairie de Paris considère le travail interne des bibliothécaires comme inutile ?

 

 

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                                 Calcul des effectifs dans les bibliothèques: quel est l'êge du capitaine ?

 

 

Les bibliothèques vont-elles fermer boutique ?  En tout cas, pour la CGT, si cette politique néfaste était mise en œuvre, ce serait rien moins que la mort de lecture publique de proximité, c'est-à-dire la fermeture programmée de nombreuses bibliothèques, surtout les plus petites, qui n’auraient plus la masse critique pour fonctionner. Est-ce donc le souhait des usagers ?  

 

Nous sommes incapable de dire pour le moment si Bruno Julliard, l’adjoint à la culture, ou la Direction des Affaires Culturelles vont être capable de contrecarrer ce projet néfaste, c’est pourquoi nous allons leur poser solennellement la question au prochain Comité Technique de la direction. Nous savons déjà que les autres organisations syndicales partagent la même inquiétude, les débats devraient être animés. 

 

Pour commencer, nous invitons les bibliothécaires à répondre à cette devinette: quel est l’âge du capitaine de votre bibliothèque selon le mode de calcul de la DRH ? Pas facile, n'est ce pas ? Si vous avez la réponse, allez dans la rubrique écrire un commentaire. En tout cas cher(e)s collègues, ne soyons pas résignés et manifestons nous.  

 

Pour adhérez à la CGT écrire à daccgtculture@gmail.com

 

 

 

                                    Bibliothèques parisiennes: Quelle sera la position de Bruno Julliard ?

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                                      " Bon pour commencer, vous me retirez cette pancarte ! "

 

 

 

 

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 10:36

 

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Les cadres sont les premiers touchés, mais bientôt personne ne sera épargné !

 

Les responsables d’établissement sont déjà de plus en plus mis à rude épreuve (réunion, tableau, reporting continuel) face une bureaucratie sans cesse galopante sous l’impulsion du secrétariat général de la Ville (cf : Séminaire des cadres). Comme si cela ne suffisait pas, ils ont affaire à un nouvel outil qui aggrave leurs conditions de travail, le logiciel FMCR. Mais attention bientôt tout le monde sera touché par ce fléau.

 

FMCR quézako ?  Pour la plupart d’entre nous, ce logiciel sert uniquement aux demandes de formation, pour d’autre (pour le moment les cadres et les chefs d’établissement) il complète l’entretien de notation.

 

Et voilà ce qui nous attend dans quelques temps car selon les rêves des pontes de la Rue Lobau, les agents de catégorie B et de catégorie C devront bientôt remplir eux-mêmes leur bilan de l’année, fixer leurs objectifs (tu parles) ou leurs souhaits professionnels (avancement ? promotion ?).

 

Mais attention, à la Mairie de Paris, on sait pousser la perversité aussi loin que possible car « après mon entretien, je remplis les onglets du formulaire d’évaluation » si l’on en croit le guide rédigé par la DRH. Question de valeurs sans doute.

 

Ensuite, l’évaluateur désormais à distance modifie ou valide. Et après ? C’est bien simple l’agent se reconnecte à FMCR et…. valide l’entretien validé par l’évaluateur !!!

 

La Mairie dans son souci d’indépendance énergétique vient d’inventer une Procédure à faire du vent. Y aura plus qu’à planter des éoliennes sur le parvis de l’Hôtel de Ville.

 

 

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                                                                                FMCR : Du vent

 

 

Mais voyons dans le détail ce que nous allons bientôt vivre au quotidien.

 

Les objectifs : ça c’est le côté panoptique de la chose puisque avec des objectifs qu’il faut obligatoirement remplir il faudra nécessairement évaluer leur réalisation (sans doute pour sanctionner l’échec). On entrera alors dans l’univers de l’auto contrôle. Sous l'oeil bienveillant d'une administration maternante ?

 

De leur côté, les chefs des gros établissements qui devront inventer quarante ou cinquante objectifs personnalisés apprécieront, les personnels qui vivront dans la crainte de ne pas les remplir aussi.

 

Primes de match. Un délire de syndicaliste ? Sachez toutefois qu'une réunion vient de se tenir discretement à Morland avec à l'ordre du jour la dispartion de certaines primes (notamment les IFTS) pour les remplacer par... des primes de résultat. On comprends mieux maintenant l'utilité de FMCR

 

 

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                                                            Ateindre ses objectifs

 

 

Les souhaits professionnels : Des souhaits qui ne peuvent concerner que la mobilité (il faudra décider si l’on veut quitter son établissement ou non avant d’avoir pu réfléchir concrètement sur des fiches de poste) et la promotion (il est bien sûr beaucoup plus utile d’identifier les quelques agents qui ne souhaiteraient pas être promus – il y a tellement de promotions dans le réseau ! - plutôt que ceux qui souffrent de leurs conditions de travail, de leur encadrement ou de la nature de leurs tâches) 

 

Valider la validation : Après le développement des « disques partagés » qui a fait de nous de nouveaux geek, voici la validation électronique qui, fatalement, obligera les agents moins à l’aise avec l’informatique à se faire aider par un collègue, faisant ainsi entrer un tiers dans l’entretient dit individuel, avec tout ce que cela peut entraîner.         

 

No futur ?  Dans un monde informatisé à l’extrême, froid et technocratique, le chef d’établissement le mieux intentionné n’aura plus la possibilité de faire de l’entretien une rencontre entre deux êtres humains, dans laquelle on pouvait aussi prendre et donner des nouvelles l’un de l’autre. La présence de l’agent n’est plus nécessaire, tout pouvant se faire par échanges virtuels.

 

 

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Puisque cette procédure n’est pas encore définitivement mise en place, il est temps de marquer son refus devant ce qui sera un facteur aggravant de souffrance au travail.

 

la CGT mettra ce point à l’ordre du jour du prochain Comité Technique (CTP) de la Direction des Affaires Culturells et demandera à Bruno Julliard de nous épargner ce nouvel outil de dépersonnalisation. En tant qu’ancien syndicaliste il devrait être sensible à nos arguments. Bien entendu notre syndicat portera également cette question au CTP central.

 

En attendant question objectifs on aimerait que la Mairie de Paris atteigne enfin les siens pour la bonne marche du service public. Force est de constater que dans les établissements relevant de la culture (conservatoire, bibliothèques…) que se soit en terme d’entretien des bâtiments, du suivi des chantiers, des budgets d’acquisition, ou des effectifs ceux-ci ne sont pas atteints.

 

 

         Brazil Essay Current

                                   Service public:  la Ville de Paris n'a toujours pas atteint ses objectifs

 

 

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 09:49

 

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                  Ils l'écrivent ouvertement à Bertrand Delanoë et Bruno Julliard

Les personnels de la Médiathèque Musicale de Paris (MMP) située dans le Forum des Halles (1e arrondissement) ont envoyé une lettre ouverte au Maire de Paris, Bertrand Delanoë, et son adjoint à la culture, Bruno Julliard pour que leur collègue en libération conditionnelle ne retourne pas en prison faute d’une prolongation de contrat.

« Notre collègue a été affecté au service documentation dans le cadre d'un CUI (Contrat unique d’insertion), dans une démarche de réinsertion. La signature de ce contrat lui a permis d'obtenir une libération conditionnelle. Son contrat est arrivé à échéance et, sans engagement professionnel, il sera selon toute probabilité réincarcéré. » déclarent les personnels dans leur lettre aux élus.

« Pourtant notre collègue s'est très rapidement intégré et est devenu un élément indispensable à l'équipe, humainement très attachant, toujours prêt à aider, professionnellement irréprochable et consciencieux. Il manquerait cruellement à l'équipe, comme au bon fonctionnement du service. » poursuivent les bibliothécaires de la MMP qui se demandent « pourquoi un homme de 64 ans, dont on sait pertinemment qu'il ne pourra pas retrouver de travail, n'est pas accompagné jusqu'au bout par la Ville de Paris dans sa démarche de réinsertion ». Bonne question. 

Pour les agents de la bibliothèque des Halles « ce serait un déchirement pour nous, qui sommes ses collègues et amis depuis deux ans, de le voir partir dans ces conditions » concluent-ils dans leur lettre.

 

                                                         La salle de prêt de la médiathèque des Halles       

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Pourtant une solution semblait avoir été trouvée puisque tant le Cabinet de Bruno Julliard que le Bureau des Bibliothèques de la Direction des Affaires Culturelles étaient d’accords pour que ce contrat soit reconduit exceptionnellement sous une autre forme pendant un an le temps d’atteindre l’âge de la retraite et la fin sa conditionnelle.  

Oui mais voilà la Mairie de Paris n’aurait plus un fifrelin si l’on en croit la Direction des Ressources Humaines (DRH), car celle-ci se retranche derrière le fait qu’il n’y aurait plus de crédit pour prolonger le contrat. Le genre d’argument difficile à avaler. En tout cas cette situation provoque, on les comprend, la colère de ses collègues bibliothécaires.

D’ailleurs ces dernier s’interrogent ouvertement « Qu’en sera-t-il de notre collaboration avec la prison de la Santé, si l’on ne peut pas trouver de contrats adaptés dans le cadre de la réinsertion des personnes sous liberté conditionnelle (ce qui était l’objectif initial de cette collaboration) ? »

Pourtant les bibliothécaires sont très engagés dans ce projet de réinsertion avec la prison de la Santé. Ils se sentent maintenant totalement impuissant face à « une administration » qui n’a pas l’air de tenir compte des situations humaines et morales des personnes qui se sont impliqués dans cette aventure. Quant la ville de Paris s’engage dans un tel projet (et en tire bien sûr de la publicité), l’éthique interdit par respect à tous ses participants de se désengager unilatéralement.

 

Les personnels souhaitent donc que cette triste affaire trouve vite un dénouement. Ils peuvent compter sur le soutien de notre syndicat pour envisager d’autres actions si nécessaire.

 

                                      Aux Halles, la politique sociale de la Mairie de Paris est dans le trou

               halles-de-Paris

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 10:06

 

                             Loi Handicap: Dominique Baudis, le défenseur des droits, sera-t-il saisi ?

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                                                            Ben, ça dépends de la Mairie de Paris !

 

      Si rien ne change, la CGT portera ce dossier devant le Défenseur des droits.

Suite aux consignes données par l’administration, le bureau de la formation dans son mail du 29 juillet 2013 prévient que seuls les agents affectés aux pôles sourds des bibliothèques parisiennes pourront obtenir les formations à la Langue des Signes Française.

« Observation : Pour les agents des bibliothèques, le Bureau des Bibliothèques et de la Lecture (BBL) indique que les demandes de formation en Langue des Signes Française (LSF) seront désormais réservées aux agents des Pôles sourds, à raison d’une demande par Pôle, quel que soit le niveau demandé »  (extrait du courriel du 29 juillet 2013, bureau de la formation)

Pourtant, le catalogue de la Ville dans lequel elles figurent (BF00000471 et 472) la réserve aux agents recevant du public sourd ou ayant un collègue sourd.

Les personnes sourdes peuvent se rendre dans n’importe quelle bibliothèque du réseau, elles ne fréquentent pas obligatoirement un pole sourd. Tout agent des bibliothèques peut donc y prétendre.

 

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Les collègues sourds ne sont pas seulement affectés dans les pôles sourds (heureusement, car sinon, cela voudrait dire que contrairement aux agents entendants qui peuvent travailler dans n’importe laquelle des 74 bibliothèques municipales, les agents sourds ne pourraient travailler que dans 4 ! Et là, nous aurions un 2ème sujet de discrimination). Tout un chacun peut donc avoir l’occasion de travailler avec un collègue signant.

Pourtant, il n’y a pas de consigne à propos des autres langues vivantes. La formation à la langue italienne ou russe n’est pas limitée aux agents travaillants dans les pôles langues.

Pourtant, il n’y a pas de circoncision de l’apprentissage de la transcription en braille ou de la lecture du braille aux agents aveugles ou travaillant dans les pôles déficients visuels.

Pourtant, les mêmes consignes n’ont pas été diffusées au Bureau des Musées ou à la Direction de la Famille et de la Petite Enfance ou à la Direction des Espaces Verts et de l’Environnement. 

Alors si cette formation vous intéresse, même si on vous dit que vous ne l’obtiendrez pas, demandez-la en précisant que vous mobiliserez votre DIF à cet effet !

Si le Bureau des Bibliothèques et de la Lecture ne rectifie pas son annonce, la CGT portera ce dossier devant le Défenseur des droits. 

Les collectivités ont jusqu’à 2015 pour être en conformité avec la Loi de 2005. D’ici là, aidons notre employeur à ne pas avoir d’amende, cela grèverait le budget ! Et si on en croit l'état des bibliothèques parisiennes, il est de moins en moins lourd.

 

                                           Loi handicap: La Mairie de Paris demande conseil au Gouvernement

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                                                          -   François, aide moi à ne pas avoir d'amende !

                                        -  Aidez vous plutôt, toi et le bureau des bibliothèques !

 

 

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 08:58

           

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Comme son nom l’indique c’est un droit et il est individuel.... même à la Ville de Paris ! 

Dans quelques jours, vous allez rencontrer votre supérieur hiérarchique pour votre entretien de notation. Cet entretien est jumelé maintenant avec un entretien de formation. Dans ce cadre, vous serez peut être amené à mobiliser votre DIF (Droit individuel à la formation). La CGT souhaite rappeler que :  

Un droit. Le DIF, comme son nom l’indique, est un droit. « J’ai le droit de choisir ce que je veux comme formation. Même si mon supérieur m’indique à l’avance qu’il ne validera pas ma demande de formation, Je la saisie dans FMCR, car au bout de 2 refus (ils sont archivés dans le logiciel), je deviens prioritaire. »

Attention : La réponse de l’administration doit vous parvenir dans un délai de trois mois au plus tard après une inscription à une formation au titre du DIF. 

Attention, le nombre d’heures inclus dans le DIF est limité. Vérifiez que vous avez capitalisé un nombre d’heures suffisant pour suivre la formation que vous désirez. Notez cependant qu’il est possible d’obtenir un crédit d’heure et que le DIF peut être anticipé. Les agents ayant acquis des heures de formation au titre du DIF peuvent avec l’accord de l’administration dont ils relèvent utiliser par anticipation une durée supplémentaire au plus égale à la durée acquise sans jamais dépasser le plafond de 120 heures.

 

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                                       DIF: un plafond de 120 heures (à ne pas dépasser !)

 

Individuel : C’est moi qui décide si j’utilise ou pas mon DIF

Mon supérieur n’a pas à m’imposer l’utilisation de mon DIF pour une formation concernant la maitrise des outils mis en place par la Ville. Demander à suivre une formation professionnelle n’implique pas obligatoirement l’utilisation de son DIF.  

Dans le cas où un agent est « invité » par sa hiérarchie à se former et qu’elle lui propose une formation, le DIF ne peut pas être mobilisé car la demande émane de l’administration, inversement si c’est l’agent qui souhaite pour son plan de carrière ou son développement personnel suivre une formation spécifique alors là, le DIF est mobilisé car la demande émane de l’agent.

Les formations qui ont trait à la santé, l’hygiène et la sécurité ainsi que les cours d’alphabétisation sont toujours hors DIF. 

Formation : Le thème de formation n’est pas obligatoirement lié à ma profession

J’ai le droit de m’intéresser à d’autres sujets et de vouloir étendre le champ de mes compétences ou de mes connaissances.

Je peux choisir une formation dans le catalogue de la Ville, mais je peux aussi remplir les coordonnées exactes de la formation qui me convient. Tout est détaillé dans la brochure FMCR. 

J’ai le droit de ne pas vouloir suivre de formation, je le signale tout de même dans FMCR, afin de pouvoir différencier les abus hiérarchiques, des choix volontaires.

J’ai le devoir de suivre la formation demandée.

Au passage, rappelons qu’on ne retourne pas sur son lieu de travail après une journée de formation ! Même pour raison de service.

 

                                                  Ils viennent eux aussi de finir leur journée de formation

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                                                         "  Allez les gars, home sweet home "

  

 

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