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Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 09:43

 

                          L'inspectrice des bibliothèques en pleine démonstration d'analyse transactionelle !

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                                " Et maintenant, mesdames, voici une magnifique "Pyramide de Maslow " !

 

                 Quand elle nous fiche son billet, on est tous complètement « smarté » !

Les bibliothèques municipales parisiennes ne connaissent pas leur bonheur. Depuis plusieurs années elles ont l’honneur de compter dans leur rang une inspectrice des bibliothèques, même si cette dernière a un rôle pour le moins incertain.

Mais attention, les activités de L’inspectrice ne sont pas d’inspecter, ça non ! Sa véritable (et unique) mission est de nous délivrer chaque mois une analyse des comportements humains. Les bibliothèques parisiennes l’ignoraient, mais leur chère inspectrice est surtout la spécialiste de l’analyse transactionnelle. Vous savez cette méthode de charlatans qui font payer cher leur service de coaching aux entreprises.

 

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Ce billet mensuel tant attendu par tous les bibliothécaires qui n’ont plus que ça pour s’amuser avait, cette fois, pour thème qu’est ce qu’une équipe ? Ben, oui alors qu’est ce que c’est ? Se demandent les bibliothécaires qui ont des préoccupations décidément trop terre à terre.

D’abord  nous apprends l’inspectrice, une équipe c’est un ensemble « d’individu ». « L’individu (…) s’occupe (…) de ses propres besoins tels qu’inscrits dans la pyramide de Maslow ». Pour tout connaître de la pyramide de Maslow, cliquez là.

Sur sa lancée notre billettiste ajoute « si ces besoins ne sont pas satisfaits, il risque de se replier dans de l’individualisme ». Houlà ! Si on n’arrête pas à temps cet individu, il pourrait même se replier dans la pyramide de Maslow.

 

                      010002 paris louvre pyramide

                                             Un individualiste parti se réfugier dans la "Pyramide de Maslow"


Ensuite, tous ses individus réunis font « un amas de personnes » qui finit par former « un groupe » qui à la fin se transforme « en équipe ». Dixit notre spécialiste de l’analyse transactionnelle.  

Nous y voilà !  Avec l’arrivé du concept « d’équipe », notre inspectrice va enfin nous expliquer comment travailler.  « Une équipe est un groupe de personnes rassemblées selon les trois éléments constitutifs d’une équipe : un chef, un objectif commun, des règles communes. Si l’équipe ne peut se fédérer autour de ces trois éléments, ce n’est pas une équipe mais un groupe de personnes ». observe finement l’inspectrice ! Espérons toutefois qu’elle ne s’est pas fait trop mal en enfonçant cette porte ouverte. Aie !

Mais pour mener cette « équipe » il faut bien sûr une chef. « Plutôt un chef de projet, qui a pour fonction de mener l’ensemble de l’équipe à l’atteinte de l’objectif fixé » écrit sans rire l’Inspectrice !

Mais il y quand même des risques : « Fédérer une équipe (…) n’est pas une mince affaire. En premier lieu, qui dit objectif dit vision, en lien avec les contraintes de l’environnement et les possibilités offertes par le service ». poursuit- elle sans mollir. C’est là que surgit (sans prévenir) le concept de l’inspectrice en pleine créativité transactionnelle.

« Pour synthétiser, il doit être SMARTER: S comme spécifique. M comme mesurable et évaluable. A comme adapté. R comme réaliste.T comme inscrit dans le temps et dans une durée déterminée (?). E comme écologique, en lien avec l’environnement et enfin R comme réactualisable ! " Oups !

 

                                                                          Un bon chef doit savoir SMARTER                                                    4275932.jpg

                                                -  " Non Patron, l'inspectrice a dit Smarter, pas smasher ! "

                                                                            -  " Ah, je me disais aussi ! "


Quoi « Smarter » ? Mais d’où vient ce délicieux concept ? C’est là tout le génie de notre bonne Inspectrice mariant l’humour le plus chafouin avec de solides connaissances bibliothéconomique car le terme de« smarter » provient, pas moins……du logiciel des bibliothèques parisiennes, V.Smart ! Oui, oui, celui même qui tombe régulièrement en panne (lire ici).

Toutefois, l’estocade n’est pas loin. Notre chère Inspectrice sait aussi avoir les pieds bien ancrés dans le réel. Elle offre ce conseil pratique à l’usage de ceux qui savent désormais bien smarter.

« À titre d’exemple, si un bibliothécaire cherche à entrer en relation avec un groupe d’ados sans en repérer le chef, ni s’adresser, en premier lieu, à lui, il encourt des difficultés plus ou moins importantes à gérer », conclue- t- elle.

Et là horreur ! On savait les effectifs du Bureau des bibliothèques pléthoriques, on découvre maintenant qu’ils ont en leur sein même, non plus une Inspectrice des bibliothèques, mais plutôt une Inspectrice des travaux finis. On attend désormais avec smartence la livraison du prochain billet.

Le plus triste dans cette histoire finalement c’est que faute de personnels suffisant un certain nombre de bibliothèques parisiennes ont été contraintes de réduire leurs heures d’ouverture. Le public pour se plaindre n’aura plus « qu’à entrer en relation avec la Mairie de Paris, en repérer le chef pour  s’adresser à lui ». Finalement ça a du bon l’analyse transactionnelle !

Pour lire l'intégralité de ce billet de l'inspectrice désormais célèbre, voir dans la rubrique Commentaire.

 

                          Pour rentrer en relation avec un groupe, il faut savoir repérer le chef !                     photo_1195731814144-1-0_zoom.jpg

                         -  " Attention Bruno, l'Inspectrice des bibliothèques vient vers nous "  !

                   -  " Vite, les amis ! Allons tous nous réfugier dans la Pyramide de Maslow !  "

 

 

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 09:12

 

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                                                                                 " Oh ! Mon dieu !  "       

 

Le service en charge du patrimoine de la Ville de Paris ne sait vraiment plus à quel saint se vouer.

 

L’avenir du patrimoine parisien est il menacé ? En tout cas un changement administratif qui pourrait paraitre anodin ne laisse pas d’inquiéter les personnels en charge de l’entretien et de la restauration des édifices patrimoniaux, notamment ceux à caractère religieux qui depuis la loi de 1905, sont à la charge de la Ville de Paris.

 

Lors des journées du patrimoine, le Ministère de la Culture propose dans sa brochure plus de visite d’église que d’autres sites. Preuve de l’intérêt culturel et patrimonial de ces édifices, dont certains comme la Tour Saint Jacques ou Saint-Sulpice connaissent une renommée mondiale. Il y aurait, parait-il, plus d’œuvres d’art classées dans l’ensemble des églises que dans les musées !

 

Actuellement un seul service, le Bureau des Edifices Cultuels et Historiques (BECH) placé sous la tutelle de la Direction des Affaires Culturelle (DAC) s’occupait de l’entretien, mais aussi, et surtout, des gros travaux de restauration de ce patrimoine

 

Dès la fin 2014, toutes les fonctions « grosse  réparations » et « petites restaurations » de certains bâtiments patrimoniaux seront transférées à la Direction de l’Architecture (DPA) qui s’occupe essentiellement des autres bâtiments qui relèvent de la Mairie de Paris (crèches, écoles, gymnases, bibliothèques, mairies, etc…) ne laissant plus au BECH que l’entretien courant. Pas étonnant du coup que celui-ci s’interroge sur son devenir. Surtout que cette première restructuration pourrait être synonyme de perte de postes aussi bien techniques qu’administratifs. Ce qui ne manque pas d’inquiéter.   

 

                                                petit-monde-de-don-camillo-01-g                                                            "  Humm, ça m'a pas l'air très bon tout ça !   "              

                                

 

Une des interrogations principales est celle du « qui fait quoi »? La DPA et le BECH n’ont pas vocation à accomplir les mêmes activités et ne mobilisent pas les mêmes compétences professionnelles. On n’aborde pas la restauration d’un édifice du patrimoine ancien comme on répare une école. De plus, il est à craindre que la Mairie de Paris en éclatant la gestion de ses bâtiments entre plusieurs services, n’essaye de fuir ses responsabilités et n’en profite pour ne restaurer son patrimoine que sous la contrainte de la Préfecture lorsque cette dernière émet des « avis de péril » !  Scenario pas si absurde quand on connaît la politique budgétaire actuelle de la Ville de Paris.

 

Autre lièvre patrimonial soulevé par cette restructuration. Quid de la prise en charge des vitraux et des orgues présents en nombre dans les églises et temples parisiens qui resteront à la charge d’un troisième service qui demeure lui sous la tutelle de la Direction des Affaires Culturelles ? Jusqu’à maintenant toutes ces missions étaient réalisées par des organismes regroupés sous la même autorité. Dans le futur qui se dessine, trois entités distinctes, dépendant de deux directions différentes géreront les mêmes édifices! Peu probable que tout cela gagne en efficacité.

 

Pour illustrer cruellement cette prédiction, l’adjointe chargée du Patrimoine, Danielle Pourtaud, a déclaré en plein Conseil de Paris l’abandon, faute de financement, de la restauration des orgues de l’église Notre-Dame d’Auteuil. « La messe est dite » !

 

 

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                                                                 Bah, Paris vaut bien une messe, non ?

 

 

Ce qui est certain en revanche, c’est que le personnel du BECH s’interroge sur son avenir professionnel et aimerait avoir des réponses concrètes de l’administration sur l’organisation prochaine de leur service. Ils craignent, non sans raison, que la Mairie de Paris se désintéresse de tout un secteur qui, il est vrai, n’est pas très glamour aux yeux de la modernité culturelle municipale.

 

Ne resterait plus, dans ce cas, au Ministère de la Culture que de rayer Paris du programme des « Journées du Patrimoine » !

 

 

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                                                                  Le BECH épinglé par la Mairie de Paris ! 

 

 

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 09:25

 

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                                                                                Un jury implacable !

 

                             Le jury inflige une note éliminatoire aux formateurs !

Surprise au concours pour le grade d’ASBM de classe supérieure (ex-BAS) organisé dernièrement dans les bibliothèques parisiennes. Sur les 25 postes proposés en interne, seuls 22 ont été pourvus.

Il faut dire que le jury n’a pas fait dans la dentelle en éliminant près de 20 % des candidats. Après avoir franchi deux épreuves écrites, et une épreuve orale, certains se sont mangés une note éliminatoire à l’entretien avec le jury. Ils ne devaient vraiment pas savoir parler ! Les observateurs, à commencer par le jury, ont toutefois « été surpris par la disparité des notes de certains candidats entre la composition écrite et l’entretien ».Ils ne sont pas les seuls.

Pour justifier qu’il y a toujours moins de reçus, les examinateurs, comme d’habitude, se retranchent derrière « la faiblesse des candidats » une vieille rengaine. Toutefois dans son « rapport officiel », le jury renverse la table et lance une sentence implacable : « les formations dispensées aux candidats amènent un certain formatage qui est un obstacle à la capacité de réflexion ». Une critique d'une insolence rare vis-à-vis de l’administration parisienne.

Sur sa lancée le jury en rajoute une couche, donnant ce conseil pour l’avenir: « il s’agit d’un sujet de réflexion pour les formateurs - évitez les recettes ! »   Et boum, dans les dents de nos formateurs qui se retrouvent ainsi relégués au rang de simples marmitons.

 

                                                           Les formateurs doivent éviter les recettes !

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                                                       " Oh ! T'as vu ? Le jury nous crache dans la soupe ! "

 

Eh oui, les formateurs « formatent » des candidats « qui ne savent pas s’en démarquer ». Un comble, non ?  Voilà donc des mois de préparations gaspillés en pure perte par la Mairie de Paris. Mais qu’en pense la DRH ?

Pour ceux qui ont reçu une note éliminatoire à l’oral, le jury se montre paternaliste : « Pour les candidats qui ont été éliminés après une prestation jugée faible, bien qu’ils aient obtenu de bonnes notes aux autres épreuves, le jury a souhaité leur envoyer un signal fort pour que ceux-ci recentrent leur discours  lors d’un prochain concours et puissent franchir avec succès les épreuves ». Car pour son bien, le candidat doit savoir se démarquer du formatage des formateurs mais surtout pas de celui du jury. La CGT suggère que désormais les formations soient assurées directement par les membres du jury, on y gagnera en efficacité.

 

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                                                           J'ai souhaité vous envoyer un signal fort !

 

Mais c’est lorsque qu’il a choisi le sujet de dissertation : « Savoir dématérialisé : quelle place pour les bibliothèques ? » que le jury s’est montré féroce. « C’était l’occasion pour les candidats de battre en brèche certain discours simpliste que l’on entend parfois : avec Internet, Wikipédia et les ressources électroniques, les bibliothèques sont inutiles » Et bing, cette fois, dans les dents du SPR et du Bureau des bibliothèques qui en tenant régulièrement ce discours en prennent pour leur grade !

Las! Le jury, décidément sans pitié, remue le couteau dans la plaie : « quant au troisième lieu, ceci  est une notion qui tend à devenir un lieu commun dans la littérature professionnelle. S’en référer est pertinent à condition d’en montrer les limites. Une réflexion poussée pouvait amener à d’intéressantes comparaisons avec le secteur marchand et l’application des techniques de marketing dans certains services publics » Le concept de la future bibliothèque de la Canopée au Forum des Halles n’a qu’à bien se tenir ! Concept pourtant mis en exergue pendant les formations et chéri de toute part par la Ville de Paris.

Nous ne pouvons que compatir à la mine horrifiée des formateurs devant ces sévères critiques bien que le jury ne soit  pas exempt lui même de contradictions disant tout et son contraire dans son « rapport officiel ». Une vache n’y retrouverait pas ses veaux.

 

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                                                         C'est vrai que le rapport du jury laisse perplexe !

 

On comprend maintenant le désarroi des candidats qui ne savent où donner de la tête et qui ont utilisé pour la préparation au concours leur maigre Droit Individuel à la Formation (DIF). Pour certains, c’est même une année entière de droit à la formation qui a été utilisé.

Rappelons toutefois qu’il manque toujours trois lauréats, et là, une question nous taraude : ces éliminations auraient-elles eu pour seul but de supprimer trois postes budgétaires dans les bibliothèques ? Vous avez dit bizarre ?

 

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                                                                " Mmmm,  Comme c'est bizarre ! "

 

Oh, certes, il n’y a pas de petites économies mais cela serait un désaveu (net) des propos tenus de concert par le Directeur des Affaires Culturelles et l’adjoint à la Culture, Bruno Julliard. Le jury leur infligerait dans ce cas à eux aussi une note éliminatoire.

Puisque, si l’on en croit la parole officielle, aucune suppression de poste n’est en vue, la CGT demande que ces trois postes soient de nouveau proposés au concours.

Il serait grand temps également de revoir les critères de formation et de sélection pour les futurs recrutements. Sinon à continuer dans cette voie, c’est comme si  la Mairie de Paris faisait passer aux candidats un entretien d’embauche. Il serait bon, dans ce cas, que tout le monde soit prévenu.

 

                                                   aqua velva

 

 

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 13:35

 

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                                                               " Allez ! Foutez moi vite tout ça dehors ! "

 

La CGT va saisir les tribunaux. La Ville de Paris va tout droit vers une (nouvelle) condamnation !

C’est un véritable plan social que prépare la Mairie de Paris.

Depuis quelques jours de nombreux agents municipaux se sont vu refuser une prolongation d’activité et vont être mis à la retraite d’office ! La plupart d’entre eux n’ayant pas validé tous leurs trimestres, ils ne pourront toucher une retraite complète. Certains ne percevront que 600 à 800 euros mensuels.

Cette décision touche de plein fouet les femmes qui, souvent, s’arrêtent plusieurs années ou travaillent à temps non complet pour élever leurs enfants.

Il y a quelques semaines des ordres auraient été donnés par la haute administration parisienne aux médecins du travail pour que ces derniers déclarent « inaptes » tous les personnels municipaux qui feraient une demande de prolongation d’activité. Notre syndicat est d’ors et déjà en contact avec l’ordre national des médecins pour rappeler aux éventuels fautifs le code de déontologie adopté lors du serment d'Hippocrate.

De plus, la loi oblige l’employeur à proposer (sincèrement) un reclassement en cas de problème de santé. Dans le cas de la Mairie de Paris qui emploi 70.000 agents recouvrant des centaines de métier, ce reclassement va de soi.

Pour les cas où les agents remplissent malgré tout les critères et sont déclarés aptes, la municipalité parisienne, n’hésite pas à les envoyer également à la « retraite d’office ».

Cette mesure illégale*, en plus d’être discriminatoire, va conduire tout droit la municipalité parisienne vers le tribunal administratif. Rappelons que la Ville de Paris vient d’essuyer de lourdes condamnations par le tribunal des Prud’hommes pour « emploi abusif » de contrats aidés. Elle peut donc préparer les oranges.

La CGT a déjà déposé les premiers dossiers, et de nombreux autres sont à venir, puisqu’un appel a été lancé aux personnels concernés.

La CGT ne comprends pas cette décision au moment même où l’administration parisienne souhaite la signature d’un accord cadre sur "le maintien des séniors dans l’emploi".  

 

                          Des manifestants qui défilent derrière une banderole Une réforme juste est possible !                  Retraites-PS-manifestation-Aubry pics 809                                                       " Attention, l'hiver approche, retournons vite notre veste ! "

 

 

* Voir les textes de loi en cliquant ici et en cliquant .                                                                                               

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 09:37

 

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                         La direction du Musée d’Art Moderne fait les poubelles !

Au musée d’Art Moderne de la Ville de Paris ça rigole plus ! Depuis l’épisode de l’exposition « Pipicasso » ou celui de la chute de porte anti-incendie, la direction a décidé de serrer la vis comme on pu le constater des représentants de Force Ouvrière et de la CGT. 

Et, oui, si l’on en croit un des panneaux officiels à destination du personnel, on a la fibre artistique au Musée d’Art Moderne. Normal quand on travaille dans un des temples de l’art parisien.

 

                                              photo 4 -3-

                                                         Un tableau de consignes hygiène et sécurité

 

Mais tout de même aller jusqu’à prendre des photos, jusqu’où va le sacrifice ? Voyons en détail de plus près

 

                                  photo 3 -2-

                                       Une exposition temporaire signée de l'artiste SGA

 

En plus d’être fine observatrice la direction du MAM est pleine d’à propos, car c’est vrai « devant un tel comportement que dire » ? En effet installer une toute petite poubelle dans une salle de repos réservée aux 91 vacataires employés actuellement par le musée pour les trois expositions temporaires de fin d’année et constater qu’elle déborde, il ne faut pas avoir fait les Beaux Arts pour ça. 

Si on ajoute que le service de ménage a été privatisé par la Mairie de Paris et que le contrat ne permet pas de déployer les moyens humains nécessaires à une prestation  de qualité, on reste interloqué qu’un des responsables ait encore le temps de prendre des photos ! 

Tout le mode conviendra qu’il serait bon prendre le temps de mettre des poubelles plus grandes, plutôt que de le perdre à afficher des photos qui n’ont pas de sens, n’est ce pas ? 

Sinon devant un tel comportement que dire ?

 


                                                        Au MAM on prend les affaires de ménage au sérieux

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                          " Plus un vacataire met du coeur à l'ouvrage, plus aimable il devient "

 

 

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 09:11

 

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                                                  La Mairie de Paris s'essaye à inventer la bibliothèque du futur

 

« Elle soufflera bien le chaud et le froid » si l’on en croit le représentant de la Mairie de Paris  

La « bibliothèque du futur », présentée par la ville de Paris, nichée dans la Canopée, au Forum des Halles, commence déjà à faire polémique. 

Après la publication d’un texte intitulé « vers la fin de la bibliothèque pour tous » (lire ici), le bureau des bibliothèques par la voix de Jean Claude Utard a répondu sur le site d’information du livre « ActuaLitté » 

Accusée de favoriser et de choyer un public très particulier, sa principale cible électorale, la Mairie de Paris se justifie: « Le projet « génération Y », ne vise pas à rejeter une partie du public: « tous sont acceptés et trouveront leur place », affirme Jean-Claude Utard,  très œcuménique.  

Et d'ajouter: « La bibliothèque de la Canopée propose simplement d'accepter les comportements de ceux qui sont souvent désignés sous le terme de la génération Y ». 

Pour la Ville de Paris, mettre en avant cet aspect dit « générationnel » pour un établissement public est un acte unique, puisque ces comportements sont généralement rejetés dans les autres équipements municipaux.  « Ils sont particulièrement liés à la notion de bruit et d'animation : échanger, partager, travailler ensemble, se réunir… tout cela génère du mouvement, lequel sera toléré dans une partie des espaces », précise le représentant de l’administration décidément très tolérant.

 

                                                                     Canopée: Tout sera toléré !

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                                                                               ... Il vous aiment


Et c'est là qu'interviennent ces fameux « espaces chauds » et « espaces froids » remarque moqueur le site « ActuaLitté »

« Dans le même temps, les espaces de la bibliothèque seront partagés, puisque l'on accepte tout le monde »  se réjouit le représentant du bureau des bibliothèques décidément plus rassembleur que jamais. La bibliothèque du futur s’articulera bien autour d’un «  espace dit « chaud » qui favorisera des pratiques plus sonores (usage du portable, discussion) et pourra être transformé en lieu d'animation », reprend chaudement Monsieur Utard qui confirme ainsi les informations de la CGT. (Lire ici)

 

                                                                    Bruno Julliard et Bernard Tibault 

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                            -  " Et toi Bruno, tu confirmes ces espaces chaud et froid ? "

    - " Mumm, je crois que c'est plutôt un hommage aux bibliothèques fermées cet hiver à cause du froid ! "

 

Pour l’accueil, peu de tables !  « L'idée étant d'éviter que la bibliothèque de la Canopée ne se transforme en annexe estudiantine de la BPI de Beaubourg », affirme la Direction des Affaires Culturelles. «  Les espaces chauds seront équipés de mobilier de détente (fauteuils, chauffeuses) et favoriseront la consultation internet."  Et de nous apprendre que,  « plus généralement, la présentation des collections se rapprochera de celle des librairies ». Une librairie des plus sonores donc si l’on en croit l’ancien inspecteur du réseau 

En revanche, la bibliothèque ne devrait accueillir que très peu de classiques ou de livres d'étude « puisqu'il existe toutes les autres bibliothèques pour assouvir sa soif de classiques et qu'il existera aussi la possibilité de faire venir ces documents depuis la réserve centrale, accessible bien sûr aux usagers de la Canopée », assure à « ActuaLitté » Jean-Claude Utard.

 

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                                            " Pour assouvir votre soif de classique, on peut toujours s'arranger ! "

  

En termes de services et d'action culturelle, rien n'est encore vraiment pensé du côté de la Ville de Paris, n’hésite pas à affirmer un « ActuaLitté » lucide sur la capacité créative du bureau des bibliothèques. « L'équipe de préfiguration devra réfléchir à la façon de toucher les communautés de pratiques sur internet, très nombreuses, très riches culturellement, et pour lesquelles il n'existe à ce jour aucun espace public autre que les cafés ou les jardins ». On connaissait pourtant déjà des espaces réservés à internet en bibliothèque, ainsi qu'un accès WiFi. On se demande alors de quel ordre sera cet ajout multimédia, ajoute, sévère, « ActuaLitté ». 

Finalement, toute l'innovation semble reposer sur le simple accès à Internet. C’'est un peu là que le bât blesse, remarque « ActuaLitté » décidément sans pitié.

Et de noter avec acuité « Heureusement, cela fait des années que les ordinateurs et Internet sont entrés dans les bibliothèques parisiennes »  Ainsi, si l'offre internet est assurée, les usages de lecture numérique sont encore loin d'être véritablement abordés poursuit le site spécialisé dans l'univers du livre.

« Vu l'évolution rapide des technologies et des pratiques légales,  il est aujourd'hui impossible de savoir précisément ce que sera l'offre numérique de la bibliothèque dans 3 ou 4 ans" observe pour sa part l’administration qui fait déjà le constat de l’obsolescence de son projet avant même qu’il n’ait vu le jour.  

Et le bureau des bibliothèques de conclure: « Nous avions même pensé à une sélection de 30 ouvrages de la rentrée littéraire, mais rien n'a été négocié avec les éditeurs, et sans aide nous ne pouvons rien faire ».  Help !

 

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                                           Le Bureau des bibliothèque appelle à l'aide !

 

 

Pour lire le texte "vers la fin de la bibliothèque pour tous ?", cliquez ici

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Concours dans les bibliothèques de la Ville de Paris


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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 16:33

 

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                                                               " Bon, qu'est ce que tu me conseilles ? "

 

                                   Et moi, Maire de Paris, je l’abroge aussi !

A lieu d’améliorer les conditions de travail, la Ville de Paris préfère mettre en place la journée de carence, mesure qu’elle avait pourtant vivement dénoncée à l’époque !

Si la Ville de Paris n’a pas le pouvoir d’abroger la journée de carence, elle a le pouvoir de la compenser. Elle refuse de le faire.

Depuis que la Directrice de la Direction de l'Action Sociale (DASES) a déclaré le plus sérieusement du monde "qu’il y avait des fainéants à la DASES", on comprend que le Maire de Paris utiliserait la journée de carence comme une arme de lutte contre la paresse. 

 

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                                          " Hé, t'as vu Martine ? Chez Bertrand ça rigole pas ! "

 

Le Maire de Paris s’attaque encore une fois au statut de ses fonctionnaires. Il a la volonté de stigmatiser les agents parisiens dont l’engagement professionnel permet pourtant de faire vivre le service public dans des conditions difficiles, notamment au Bureau des Pensions.

Il est intolérable que les agents publics soient systématiquement la cible de mesures visant à réduire leur situation sociale et leur pouvoir d’achat déjà largement amputés par le gel du point d’indice et la hausse des cotisations de retraite ».  

Pour tout savoir sur le "jour de carence",  cliquez là 

Contre la « Journée de carence ».  Rendez vous le mardi 20 novembre 9h30 Salle Grande  Croizat Bourse du travail - 3, rue du Château d’eau   75010 Paris  Métro République

 


                                                                 Tous à la Bourse le mardi 20 novembre

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                                                   " Bon, là on a plus le choix, je crois qu'il faut y aller ! "  

 

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 17:06

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                                                       Bon, je crois que là, on vient de réussir une anaphore !

 

                              Et moi, Maire de Paris, je vais m’y attaquer aussi ! 

Pour la CGT, les Contrats aidés sont une mesure d’urgence qui doit être suivie par des dispositions d’ensemble pour l’emploi des jeunes. Les contrats aidés ne sont pas la réponse au chômage des jeunes.

Le 22 août, Michel Sapin annonce la création des emplois d’avenir, « CDI à durée déterminée ». Ces emplois sont  financés à 75 % par l’Etat. 

Pour la CGT, il est indispensable d’identifier clairement les emplois visés, de manière à  éviter la constitution de nouveaux emplois précaires à la Ville de Paris.   

La flexibilité est l’ennemie de la compétitivité dont le MEDEF nous rebat les oreilles. Les agents qui travaillent le mieux sont ceux qui sont les mieux formés, les mieux traités et les mieux payés. Ce ne sont pas les flexibles qui travaillent dans la hantise quotidienne d’un licenciement.

 

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                        Mais qu'est ce qu'ils ont donc à la CGT a être comme ça contre le Medef ?


Pour la CGT, des dispositions doivent garantir que le contrat d’avenir corresponde à un nouveau besoin, pas à un emploi supplétif qui palie les redéploiements d’effectifs. Une formation qualifiante doit être garantie au jeune.

Suivi : Un suivi du jeune est réalisé par pôle emploi ou les missions locales et donne lieu à un bilan relatif au projet professionnel du jeune 2 mois avant la fin de l’aide. Ce suivi a lieu durant le temps de travail.

Formation : La formation est obligatoire, comme le tutorat, et peut donner lieu à une VAE (validation des acquis). Les actions de formation doivent être réalisées « prioritairement sur le temps de travail ». Elles privilégient l’acquisition de compétences de base et de compétences transférables permettant au bénéficiaire de l’emploi d’avenir d’accéder à un niveau de qualification supérieur. « La présentation à un examen pour acquérir un diplôme ou à un concours doit être favorisée pendant ou à l’issue de l’emploi d’avenir ».

Remboursement des aides : En cas de non respect des engagements notamment en matière de formation la Ville de Paris devra rembourser la totalité des aides publiques perçues et ne pourra bénéficier d’un nouvel emploi d’avenir.


 

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                                            " Si ça continue, ils vont me prendre à la gorge ! "

   

Stabilité: Pour bénéficier d’un emploi d’avenir la structure, en l’occurrence la Ville de Paris, doit préciser les conditions de pérennisation de l’emploi.

Priorité d’embauche : Le bénéficiaire d’un emploi d’avenir en contrat à durée déterminée bénéficie d’une priorité d’embauche durant un délai d’un an à compter du terme de son contrat, notamment d’une titularisation sans concours.

Bilan« Le Gouvernement transmet chaque année au Parlement un rapport d’évaluation dressant le bilan de la mise en œuvre des emplois d’avenir. Ces rapports comportent un volet relatif à la situation des jeunes reconnus travailleurs handicapés et un volet relatif à la répartition par sexe et par niveau de qualification des jeunes dans les différents secteurs d’activité. La CGT demande que ce bilan soit présenté au CTP de chaque Direction.

La modulation des aides publiques: Pour favoriser le recours aux vrais emplois et pas aux contrats aidés. La suppression du CUI comme cadre juridique de l’emploi d’avenir. Des dispositions spécifiques aux collectivités territoriales pour éviter que les emplois d’avenir se traduisent par la reconstitution d’un vivier de précaires, comme à la Mairie de Paris. L’accès aux titulaires d’un emploi d’avenir à la prime de précarité.

La subrogation: Paiement par la Ville de Paris, et non par la Sécurité Sociale, des indemnités journalières en cas d’arrêt de maladie. La prise en compte de tous les contrats aidés dans les effectifs présentés lors du Bilan social. L’application sans délai de la loi de déprécarisation à tous les agents qui remplissent les conditions et notamment la titularisation. 

A la Ville de Paris, la CGT veillera à la légalité des contrats aidés recrutés et dénoncera aux prud’hommes toutes les irrégularités constatées (lire ici)

Contre la précarité à la Ville de Paris, rendez vous mardi 20 novembre - 9h30 Salle Grande  Croizat  - Bourse du travail - 3, rue du Château d’eau   75010 Paris  Métro République - Rassemblement à 12h  Place de l’hôtel de Ville

 

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                             " Ouch !  La CGT commence à nous courir avec leurs revendications ! "

 

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 08:19

            

               PS Hollande Hidalgo Delanoe-Anne-Hidalgo-600x360
                                        " Humm,  cette oeuvre est superbe, vous féliciterez l'artiste de ma part !  "

     

Pour faire respecter le droit du travail, la présidente des musées parisiens fait appel à un artiste pour une œuvre intitulé le redressement dans la justice !

Pour Anne Hidalgo, nouvelle Présidente des Musées de la Ville de Paris, les temps sont durs ! Après les péripéties du Musée d’Art Moderne (MAM), c’est maintenant, rien moins qu’un délit d’entrave au libre exercice de l’activité syndicale auquel elle va être confronté.

Depuis plusieurs mois les syndicats CGT et Force Ouvrière ont alerté l’administration des musées parisiens sur l’absence de panneaux syndicaux au Musée Cognacq Jay situé non loin  pourtant du siège de la Direction des Affaires culturelles. Devant le manque de volonté évidente de la Ville de Paris qui argue du manque de place, aux grands maux les grands remedes, il a été décidé de faire appel à un artiste contemporain.

D’abord l’artiste a constaté de visu que la place ne manquait pas au musée Cognac Jay pour pouvoir accrocher quelques panneaux, comme on peut en juger ici. 

                                             photo[1]                                                                  Ceci n'est pas un panneau syndical

Et, oui, l’écrin est superbe. N’écoutant que son courage, l’artiste répondant à une commande municipale a donc produit cette œuvre, qui pour être monumentale, s’insère merveilleusement dans l’espace. En hommage à la nouvelle Présidente des musées parisiens, Anne Hidalgo, il a intitulé sa performance «  ceci n’est pas un panneaux syndical » en sept volets (comme autant de syndicats présents dans les musées). Plus qu’un tryptique, un septique ! L’ancienne inspectrice du travail ne peut qu’apprécier le résultat comme on peut le voir là.

                                                                  photo 4[1]

                                       Voilà sept oeuvres qui symbolisent le redressement dans la justice !

Maintenant la démonstration faite que la place est disponible, il ne reste plus à l’administration qu’à installer de vrais panneaux avant le 31 décembre.

Dans le cas contraire, il pourrait y avoir condamnation pour délit d’entrave. Il y a urgence, car dès le 1er janvier les musées parisiens basculent officiellement dans le nouvel Etablissement Public baptisé pompeusement « Paris Musée » et doivent organiser dans la foulée des elections professionnelles.

Et là en matière d’infraction on friserait carrément le flagrant délit !                          

 

                                                                     Anne hidalgo ici en visite à la FIAC anne hidalgo fiac                                                       " Non, je ne tomberais pas dans le flagrant délit ! "

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 09:42

 

                                 tesla2

                                Ondes electromagnétiques: La Mairie de Paris soumise à une double pression

 

«  Mais je suis soumis à une double pression » déclare Bruno Julliard aux experts de la CGT et de Robin des Toits ! 

Décidément la Ville de Paris n’échappe pas à la question de l’impact des ondes électromagnétiques sur la santé. Après l’installation massive en 2007 de bornes Wifi dans les bâtiments municipaux c’est désormais de l’implantation de nouvelles antennes relais (notamment dans les musées) dont il est question; conséquence de la nouvelle charte entre la Mairie de Paris et les opérateurs de téléphonie mobile. 

C’est pourquoi notre syndicat, soutenu dans sa démarche par plusieurs autres membres de l’instance, a mis ce point à l’ordre du jour du dernier Comité Hygiène et Sécurité (CHS) de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) et a demandé à son Président, l'adjoint à la Culture, Bruno Julliard, d’entendre Mao Péninou et René Dutrey, adjoints au Maire chargés de la négociation de la charte.

Hélas! Ni l’un ni l’autre n’étaient présent. Ils avaient pourtant été conviés tout à fait officiellement. 


                                         Mao Peninou                                                                        René Dutrey

        mao 1         2230073499 91edf73d8e

                                 " Alors René, tu viens ? "                                      " D'accord, mais si t'y vas en premier ! "


Pas grave ! Notre syndicat avait pour sa part obtenu la présence du porte parole de l’association  Robin des Toits, Etienne Cendrier, référence dans le domaine. L’occasion pour nous de réaffirmer nos positions sur l’impact des ondes électromagnétiques sur la santé. 

D’entrée de jeu, Etienne Cendrier a démontré que la prolifération sauvage des ondes électromagnétiques était un enjeu majeur de santé publique, comme avant elle l’amiante et le tabac. 

Il a ensuite demandé au président du CHS que la Mairie de Paris rende publique le contrat qui l’assure contre les risques liés aux ondes. Une gageure puisque les principales compagnies d’assurances n’assurent plus ce risque.

Le représentant de Robin des Toits a également regretté que les résultats de l’expérience faite dans le 14ème arrondissement de Paris sur une limite des émissions à 0,6V/m n’aient pas encore été communiqués aux élus parisiens.


                                                         Etienne Cendrier de l'association Robin des Toits

                      Etienne_Cendrier_Conference_Debat_Francheville_27_03_2009.jpg

                                 "  Ah, non, ce n'est pas le bon contrat d'assurance, Madame ! "


La CGT a rappelé pour sa part que l’impact des ondes sur la santé concerne surtout les personnes qui souffrent de l’Intolérance aux Champs électromagnétiques (SICEM). Depuis plusieurs années de nombreuses études ont décrit cette maladie handicapante au quotidien. Certains médecins ont d’ailleurs détecté des symptômes cliniques avec des marqueurs physiologiques pour décrire cette maladie. (Lire ici)

Après le rappel des obligations de l’employeur sur la protection du personnel dans le cadre de la santé au travail, nous avons demandé un recensement complet de tous les agents de la Mairie de Paris déclarant souffrir d’électrosensibillité. 

Bruno Julliard, le président du CHS, a parfaitement compris nos interventions, mais a tenu à préciser que bien que très sensible à cette question d’importance et conscient de son devoir d’homme politique de protéger les agents aussi bien que les parisiens, il était néanmoins pris entre deux feux. 

« Je suis soumis à une double pression » explique Bruno Julliard en pointant non seulement les obligations de santé publique mais aussi les demandes d’une population qui veut pouvoir téléphoner et surfer à loisir en tout temps et en tout lieu. « J’ai bien conscience d’une course effrénée à la consommation, et je dois aussi en tenir compte » poursuivit l’élu tout en semblant le regretter. 

A notre question sur les doses limites d’émission des ondes électromagnétiques, l’adjoint à la Culture a rajouté « cette question n’est malheureusement pas du ressort de la municipalité, seule une loi pourra prendre en compte les valeurs d’exposition ». Pas faux ! La balle est donc dans le camp du gouvernement et du parlement. Nos experts ont toutefois insisté sur le fait que la Mairie de Paris avait le pouvoir en tant que propriétaire de nombreux bâtiments de refuser l’installation d’antennes toujours plus nombreuses.

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                                                                               Alors, Paris, Ville numérique ?


C’est alors que nous avons assisté à un mini coup de théâtre. Malgré le témoignage d’une collègue se déclarant « electrosensible » le médecin du travail a affirmé « n’avoir pas officiellement connaissance d’agents de la Mairie de Paris se plaignant de ces symptômes ». Pourtant notre syndicat a aidé de nombreux collègues qui ont déclaré souffrir de l’exposition aux ondes et ont d’ailleurs obtenus des aménagements de poste de travail. Voyant la salle flotter, le médecin suggéra que la méconnaissance de ces cas était surement liée à sa prise de poste récente. Guère rassurant tout ça. 

Le débat parvenu à son terme, Bruno Julliard a remercié nos experts pour leurs explications très claires et s’est engagé à nous transmettre dans les meilleurs délais les réponses qui n’étaient pas encore en sa possession, principalement sur les mesures individuelles et collectives de protection physique du personnel de la DAC et sur la communication des mesures des ondes dès lors que les opérateurs envisageront d’installer de nouvelles antennes sur des bâtiments patrimoniaux. . 

Nous espérons que ces explications arriveront à la vitesse d'un haut débit !


                                                        Bruno Julliard (à droite) en sortant du CHS

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                                     -  " Eh !  Bruno, on capte plus rien maintenant ! "

                         -  " Bah, c'est la double pression de Robin des Toits et de la CGT ! "

 

 

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