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Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 11:48
Un élu parisien explique pourquoi il est contre l'ouverture de la bibliothèque Picpus-Hélène Berr le dimanche

« Nous ne comprenons pas clairement quel est l’objectif politique de ce projet d’ouverture dominicale » souligne Nicolas Bonnet

La maire de Paris, Anne Hidalgo, et son adjoint à la Culture, Bruno Julliard, croyaient sans doute que ça allait passer... Mais la perspective d’ouvrir le dimanche la bibliothèque Hélène Berr, située rue de Picpus dans le XIIe arrondissement, n’a vraiment pas l’air de convaincre grand monde. Après les bibliothécaires, avec une lettre très argumentée (lire ici), ou encore des spécialistes de la Santé au Travail avec une étude également très argumentée (lire là), c’est au tour de Nicolas Bonnet, élu de l’arrondissement et par ailleurs président du Groupe Communiste-Front de Gauche au Conseil de Paris, de lancer un véritable pavé dans la mare de l’ancienne conseillère de Martine Aubry au ministère du Travail et de l’ancien syndicaliste étudiant. Voici in extenso le discours qu’il a prononcé au Conseil du XIIe arrondissement ce 12 septembre.

« Madame la Maire, Le 2 septembre, les agents de la bibliothèque Hélène Berr et leurs organisations syndicales ont organisé un temps d’échange avec les élu-es du XIIe sur le projet d’ouverture de cet établissement le dimanche. Cette discussion m’a permis de constater que nous partagions un certain nombre d’inquiétude avec les agents.

D’abord, nous ne comprenons pas clairement quel est l’objectif politique de ce projet d’ouverture dominicale. Dès que nous abordons le sujet avec Bruno Julliard, l’adjoint à la Culture, il nous répond que c’est une demande forte des Parisiens. Pourtant, à Hélène Berr, ce n’est pas ce que demandent les usagers. Dans l’enquête de satisfaction liée à la démarche « QualiParis », les usagers demandent l’ouverture du lundi ou l’ouverture plus tôt le matin ou plus tard en soirée, mais ils sont relativement peu à demander l’ouverture le dimanche. J’entends aussi parler de la nécessité de répondre aux besoins des étudiants mais une bibliothèque universitaire ouvrira à quelques dizaines de mètres d’ici quelques années.

Par principe, les élu-es communistes sont réticents au travail dominical même si nous estimons qu’il existe des exceptions nécessaires comme pour les transports publics. Concernant les bibliothèques, nous pouvons comprendre l’ouverture du dimanche si cela permet de faire venir des publics qui ne fréquentent pas ou peu les équipements culturels en temps normal. Mais manifestement la municipallté ne souhaite pas engager les moyens nécessaires pour atteindre cet objectif politique. Car il est prévu qu’Hélène Berr n’ouvre qu’avec un nombre réduit d’agents titulaires sans création de poste supplémentaires. Compte tenu de la configuration du bâtiment et des règles de sécurité incendie, les agents devront rester fixes toute la journée pour gérer les retours et sans pouvoir prendre de pause. Cela veut dire qu’ils ne pourront pas animer la bibliothèque ou accompagner les usagers alors même que ce sont ces actions de médiation qui permettent de démocratiser l’accès aux bibliothèques.

Je ne rentrerai pas plus dans l’ensemble de nos arguments qui sont exposés dans le voeu mais je rappellerai juste, qu’à ce stade, les agents de la bibliothèque sont opposés à l’ouverture du dimanche car leurs conditions de travail vont être fortement dégradées. Vous l’aurez compris, nous partageons leurs avis. Voilà pourquoi nous voulons que la Mairie du XIIe prenne position contre l’ouverture de la bibliothèque Hélène Berr le dimanche ». Pas mieux.

Mais en dehors de Nicolas Bonnet et des communistes, il semblerait que ce soit de tout bord politique que la critique fuse (pour le moins) sur les projets de la mairie centrale. Ainsi l’élue représentant le groupe Les Républicains, Valérie Montandon, a également demandé au cours de ce même Conseil d’arrondissement qu’avant toute ouverture le dimanche la ville réalise « au moins une étude » auprès du public. Pas idiot si l’on considère que les usagers demandent plutôt des ouvertures le matin ou le lundi d’après l'enquête menée... par la mairie elle-même ! Mieux : l’élue, pourtant classée à droite, demande à la mairie socialiste de faire au moins aussi bien qu’Emmanuel Macron en matière sociale sur le travail du dimanche en « engageant une concertation avec les représentants du personnel sur les extensions d’horaires en soirée ou le dimanche, en terme de volontariat, d’organisation et de compensation ». Perfide. Pour convaincre de l’ouverture d’Hélène Berr le dimanche il va falloir que la mairie se mette vraiment en marche !

                                                       Déjà en octobre 2015 dans Le Parisien

Un élu parisien explique pourquoi il est contre l'ouverture de la bibliothèque Picpus-Hélène Berr le dimanche
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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 14:16
La Ville de Paris va faire appel à des travailleurs détachés pour équiper une bibliothèque en puce RFID

Une pratique « moralement douteuse » pour le député socialiste Gilles Savary. Et même « un dumping social insupportable » pour… Manuel Valls !

C’est un épisode qui pourrait faire tâche à la Mairie de Paris. Alors que même Manuel Valls dénonce « un dispositif européen qui fait des ravages terribles dans le monde du travail, un dumping social insupportable », la municipalité parisienne pourrait faire appel... à des travailleurs détachés pour équiper les documents de la bibliothèque Parmentier (XIe) de dizaines de milliers de puces  RFID ! Une information comfirmée par la municipalité qui va passer un marché avec le prestataire Bibliotheca, lequel avait déjà fait appel à des travailleurs bulgares pour effectuer ce même travail à la bibliothèque Benjamin Rabier (XIXe) au cours de l’année 2015.

Encouragé par une directive européenne de 1996, ce système de « travailleurs détachés» permet en effet d’employer des gens d’autres pays de l’UE à moindre frais, en ne payant que les cotisations sociales en vigueur dans le pays d’origine. En général, on choisit soigneusement de faire venir ces travailleurs de là où les dites cotisations sont évidemment les plus basses, par exemple de Roumanie ou de Bulgarie. Ainsi, il s'agit non seulement d'un système de moins disant social, mais qui fait également et de manière régulière, selon les observateurs, l’objet de nombreuses dérives : non-déclaration, dépassement des durées maximales de travail, hébergement indigne, etc.

D’ailleurs, pour le député socialiste Gilles Savary, spécialiste du sujet, l’usage de salariés détachés, s’il est légal, « est moralement douteux » (lire ici). Pas que moralement. Car il est aussi douteux économiquement de faire parcourir des milliers de kilomètres puis d'héberger et de nourrir dignement à Paris une dizaine de personnes en économisant juste les charges sociales. On a du mal à voir où pourrait se dégager le bénéfice... Sauf à ce que le prestataire s’affranchisse de toutes les règles de droit social ? Plus que probable puisque la dernière fois que Bibliothèca avait fourni la main d'oeuvre bulgare, ces derniers n'avaient en tout cas pas eu même droit à des pauses-déjeuner d'après les témoignages des bibliothécaires présents....

Rappelons toutefois à ce sujet que la Mairie de Paris ne pourra pas se cacher derrière un prestataire car le Parlement a récemment fait introduire le principe de « responsabilité solidaire » qui permet de poursuivre un donneur d'ordres pour des fraudes relevant d'un de ses sous-traitants ayant recours à des travailleurs détachés.

 

         Dumping social (et fiscal) : les pratiques de la Mairie de Paris dévoilées au grand jour

La Ville de Paris va faire appel à des travailleurs détachés pour équiper une bibliothèque en puce RFID

Précisons que le recours à ces salariés corvéables à merci n’est même pas justifié pour soulager les agents puisque ceux-ci, en plus de l’installation des automates, auront de toutes façons de nombreuses tâches à effectuer dans un temps réduit.

En réalité, l’administration profiterait surtout de cette arrivée de main d’œuvre low cost… pour envoyer des bibliothécaires de Parmentier dans d’autres établissements pour parer au sous-effectif chronique ! Bref, du côté de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris on aimerait bien faire travailler des Bulgares pour redéployer le personnel en place. Belle philosophie, n’est-ce pas ? Reste à savoir ce qu’en pense Bruno Julliard, le premier adjoint également en charge de la Culture.

Mais on est surtout frappé par la méconnaissance de l’administration sur le travail que doivent effectuer des bibliothécaires, même pendant la fermeture de leur établissement. Il est donc utile de rappeler qu’en dehors de l’encodage stricto sensu des puces RFID, les personnels vont aussi utiliser ce temps à réaménager l’intégralité des espaces et effectuer le travail inhérent sur les collections. Sans parler des tâches courantes que sont le choix des acquisitions ou bien le traitement des documents lors de la réception des commandes.

Reste une question : pourquoi la Mairie de Paris persiste-t-elle à faire appel à des travailleurs détachés ? A moins de s'attaquer, tel que le concoivent le Medef et ses affidés, au modèle social de ce pays on ne voit pas trop. On se remémorera alors les déclarations de Manuel Valls sur ceux qui les utilisent : « Ils ne payent pas les mêmes cotisations sociales, sur ce point-là, ça ne peut plus durer, le dumping social est insupportable, il doit y avoir égalité de traitement par le haut. Si on ne nous entend pas, il faudra dire que la France n’applique pas cette directive sur les travailleurs détachés ». Ainsi avait martelé le chef du gouvernement il y a encore quelques semaines (lire ici). Du brutal.

Pour se prémunir de tout risque politique, il existe pourtant une solution très simple pour l’équipe d’Anne Hidalgo : le recours à des vacataires payés par la Ville avec les cotisations sociales qui vont avec. Et laisser le temps aux bibliothécaires de faire leur travail convenablement.

 

 

                  Travailleurs détachés : Anne Hidalgo va-t-elle tourner le dos au progrès social ?

La Ville de Paris va faire appel à des travailleurs détachés pour équiper une bibliothèque en puce RFID

                       - Anne ça ne peut plus durer, ce dumping social est insupportable

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 15:23
La bibliothèque Picpus-Hélène Berr (XIIe) fermée jusqu’à nouvel ordre car toujours privée d’ascenseur

               Et dire que la mairie de Paris veut la faire ouvrir le dimanche

C’est une bibliothèque que la mairie de Paris voudrait faire ouvrir le dimanche. Il faudrait déjà qu’elle puisse ouvrir en semaine tout simplement. Voire même ouvrir tout court car après plusieurs semaines de travaux la bibliothèque Picpus-Hélène Berr (XIIe) devait normalement accueillir de nouveau le public ce matin…

Mais voilà selon un communiqué de la Ville de Paris « l’ascenseur de la médiathèque Picpus-Hélène Berr n’étant pas opérationnel aujourd’hui, nous ne pouvons ouvrir l’établissement comme prévu ». Plutôt gênant quand on sait que les dit travaux avaient justement pour but…. d’installer un nouvel  ascenseur ! Et l’administration de préciser penaude qu’il n’y a pour le moment « pas de date précise de mise en service de l’appareil ». Conséquence : la bibliothèque pourrait rester fermer plusieurs jours.  

Il est vrai que l’établissement qui comporte six étages ne peut décemment pas ouvrir au public dans ces conditions, les locaux étant de facto inaccessibles aux  handicapés, personnes âgées ou encore aux parents accompagnés d'enfant en bas âge (la section jeunesse est située au quatrième étage). Pour mémoire la bibliothèque Picpus-Hélène Berr avait déjà dû fermer ses portes pendant pas mal de temps au début de l’année pour les mêmes raisons (lire ici). Et dire que la municipallité parisienne veut la faire ouvrir le dimanche.

On sait déjà que cela se fera au détriment des règles les plus élémentaires de santé et sécurité selon un document remis à Bruno Julliard lors du CHSCT (lire ici).

La bibliothèque Picpus-Hélène Berr (XIIe) fermée jusqu’à nouvel ordre car toujours privée d’ascenseur

     L'adjoint à la Culture prie ses grands dieux pour que l'ascenseur de Picpus marche un jour

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 09:18

De leur côté, les personnels commencent à en avoir vraiment marre du climat délétère qui règne dans l’ossuaire de la place Denfert-Rochereau

La mairie de Paris voulait s’en mettre plein les fouilles avec les catacombes en augmentant de manière spectaculaire le prix des tickets (lire ici) mais promettait à ce tarif des conditions d’attente optimales. Une manoeuvre obtenue en réduisant… la durée de la visite ! Habile...

« Le temps d’attente sera considérablement réduit, ce qui permettra d’ailleurs d’attirer de nouveau les Parisiens qui boudaient les catacombes parce qu’ils n’avaient pas envie d’attendre trois heures avant d’entrer dans le site » pronostiquait ainsi la patronne de Paris-Musées au quotidien 20 minutes.

Eh ben c’est raté, car selon le témoignage des agents il faut désormais compter…. deux à trois heures avant de pouvoir espérer mettre un pied dans l’ossuaire de la Place Denfert- Rochereau. Il est vrai que la file fait plusieurs centaines de mètres comme le montre notre vidéo. Et aucune mesure n’est prise par Paris-Musées pour rassurer ou renseigner les visiteurs. Conséquence : les agents doivent régulièrement calmer et réguler une foule au bord de l’explosion sans qu’aucune mesure ne soit prise par Paris-Musées pour rassurer ou renseigner les visiteurs.

De leur côté, les personnels commencent à en avoir vraiment marre du climat délétère qui règne aux Catacombes, comme l’illustre, parmi d'autres épisodes, l’état de leur salle de repos occupée illégalement par des cartons qui dégagent par ailleurs une odeur pestilentielle au mépris de toutes les règles d’hygiène et de sécurité. A Paris-Musées d’agir pour mettre fin aux mauvaises conditions qui touchent aussi bien les agents que le public.

 

                                           Aux Catacombes, même les cartons font la queue...

Deux à trois heures d’attente pour pouvoir entrer aux Catacombes
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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 08:12
Paris XIIIe : des handicapés interdits de bibliothèque !

L’élévateur pour personne à mobilité réduite, en panne depuis sa mise en service, est passé de la deutsche qualität à la qualité parisienne

C’est un véritable cri du cœur que lancent les personnels de la bibliothèque Glacière-Marina Tsvetaïeva, située dans le XIIIe arrondissement de Paris ! « On ne peut pas continuer à faire venir des personnes handicapées, qui trouveront soit un appareil en panne, soit un traquenard lorsque celui-ci se bloque (c'est-à-dire tout le temps. NDR), puisqu'elles risquent de se retrouver enfermées dans une cabine sans toit, soumise à toutes les intempéries, que ce soit pluie, froid ou chaleur, selon les saisons ! ». Pas faux.

Sans compter qu'ensuite les personnes bloquées une fois libérées se retrouvent… de nouveau sur le trottoir ! Bref, pour les usagers handicapés avec fauteuil (ou à mobilité très réduite) du côté de la Glacière, c’est chaud !

Cet ascenseur est pourtant un équipement neuf puisqu'installé lors de la restructuration complète de l’établissement, qui a réouvert en février 2015. Mais voilà, depuis dix-huit mois le personnel de la bibliothèque s’arrache les cheveux devant les pannes à répétition de cet appareil, sûrement fort coûteux, fourni par la société Thyssen-Krupp. Visiblement la deutsche qualität n’est plus ce qu'elle était. Et malgré les plaintes des lecteurs qui commencent à s’accumuler sur le cahier de réclamation QualiParis, force est de constater l’impuissance de l’administration parisienne et de la mairie d’arrondissement pour que l’EPMR (élévateur pour personne à mobilité réduite) sorte une bonne fois pour toute de sa mobilité très réduite.

Sauf que la chose, même continuellement en panne, commence déjà à être complètement dégradée, comme l’ont constaté les techniciens de Thyssen-Krupp venus plusieurs fois... quand le personnel de la bibliothèque a réussi à les joindre !!! Des techniciens qui avaient l’œil (et l’odorat !!!) : apparemment l'élévateur, situé au niveau de la rue et non bordé par une clôture dissuasive, sert désormais d’urinoir à ciel ouvert (en tout cas la nuit). Si bien qu’une  couleur jaunâtre s’est dernièrement intégrée au plancher... On savait que le maire du XIIIe, Jérome Coumet, a pour ambition de faire de son arrondissement un haut lieu du street art (voir ici), peut-être finalement va-t-il être ravi d'apprendre (et avec lui Bruno Julliard,  lui aussi élu de l’arrondissement) qu’il peut désormais y ajouter une œuvre à la Marcel Duchamp ! Qualité parisienne cette fois.

Quant aux usagers à mobilité réduite qui comptaient fréquenter la bibliothèque de la rue de la Glacière : tant pis pour eux, ils devront se contenter de cette nouvelle forme de culture...

 

   Bibliothèque Glacière : le maire du XIIIe, heureux, récupère une oeuvre à la Marcel Duchamp

Paris XIIIe : des handicapés interdits de bibliothèque !

                              - Hé ben mon Jérôme, félicitations ! En plus c'est en Odorama !!!

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 11:18
Paris : le projet d'ouverture le dimanche d'une bibliothèque vue sous l’angle de la santé-sécurité au travail

Bâtiment, pénibilité, santé, sécurité, responsabilité, qualité empêchée, injonction contradictoire, inégalité femme-homme… détail d’un document remis à Bruno Julliard lors du CHSCT

La mairie de Paris compte ouvrir d'ici 2019 sept nouvelles bibliothèques le dimanche : Parmentier (XIe), Hélène Berr (XIIe), Melville (XIIIe), Aimé Césaire (XIVe), Germaine Tillion (XVIe), Rostand (XVIIIe) et Sabatier (XVIIIe)... Un projet qui n’est pas sans conséquences sur la santé et la sécurité au travail et que visiblement la mairie de Paris n’avait pas anticipé. Mais alors pas du tout. C’est pourquoi la question a été abordée au Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) de la direction des Affaires Culturelles.

Un véritable audit a donc été réalisé par des spécialistes de la question (relais de prévention, membre du CHSCT) sur la bibliothèque Hélène-Berr, rue de Picpus (XIIème) car cette dernière est censée ouvrir le dimanche avant la fin de l'année. Dans ce document présenté au CHSCT présidé par Bruno Julliard, le premier adjoint à la culture, il est stipulé que les conditions d’ouverture proposées par l’administration parisienne qui impliquent la présence de seulement sept bibliothécaires titulaires (pour se contenter d’une seule création nette de poste budgétaire) « ne permettent ni un travail de qualité ni la médiation culturelle dont parle la sénatrice, madame Sylvie Robert dans son rapport de novembre 2015 ». De plus, ces mauvaises conditions annoncées  « présentent des risques supplémentaires pour la santé de l’équipe et la sécurité en général dans le bâtiment ». Une analyse très argumentée.

Commençons tout d’abord par les contraintes bâtimentaires pour un établissement qui compte six étages ouverts au public, un seul ascenseur et pas de retour centralisé des documents. Un bâtiment qui en plus reçoit beaucoup de monde, jusqu’à 1500 personnes de passage à la médiathèque un samedi. Conséquence de cette forte affluence, un impact direct et non négligeable sur la pénibilité au travail car la bibliothèque Hélène-Berr effectue un nombre de prêts qui la classe troisième du réseau parisien.

« En reprenant les chiffres de prêts de ces derniers mois rapportés à chaque agent, on se rend compte que chacun a traité en moyenne 1738 prêts par mois. On est quasiment dans les mêmes proportions que Yourcenar (XVe) et Duras (XXe). Or ces bibliothèques (de tailles également comparables) ont chacune dix postes de titulaire pour ouvrir le dimanche (contre seulement sept prévus pour Hélène-Berr) ». Evidemment y a comme un hic, c’est pourquoi les personnels de la rue de Picpus qui seront contraint de travailler le dimanche réclament dix titulaires. On voit, CQFD, que ce calcul justifie au minimum cette demande. La mairie de Paris n’a pour le moment brandit aucun document, ni fait aucune étude pour contrer cet argument.

Dans cet audit sur la bibliothèque Hélène-Berr sont également détaillés les problèmes de santé lié au travail, notamment les troubles musculo-squelettique (TMS) très courants dans le métier de bibliothécaire. « Avec deux aménagements de poste et quatre tendinites, plus les maux de dos à récidive. Il semble évident de prévoir que ces problèmes iront en s’aggravant si on ajoute à la charge de travail des dimanches avec cinq heures de service public en continu » est-il écrit.

Paris : le projet d'ouverture le dimanche d'une bibliothèque vue sous l’angle de la santé-sécurité au travail

Autres problèmes soulevés dans le document présenté au CHSCT, les questions de sécurité et de responsabilité. « Les agents savent évacuer les six étages publics en 2:44 (temps établi au dernier exercice chronométré par Cecys, le consultant missionné par la Ville) mais il nous faut être onze titulaires pas sept » rappellent des agents qui non seulement connaissent bien le bâtiment mais de plus sont de mieux en mieux formés aux règles de sécurité. Comment les étudiants censés remplacer les bibliothécaires titulaires le dimanche pourront-t-ils faire face seulement en cas de problème avec la sécurité incendie mais aussi le traitement des relations houleuses avec certains usagers.

« Quand à la responsabilité prise par les cadres qui vont se trouver en charge de l’établissement le dimanche, nous osons espérer qu’elle est claire pour tous car parfois les conservateurs eux-mêmes ne réalisent pas l’étendue de leur responsabilité personnelle en cas d’accident » pointe le document remis à Bruno Julliard. Là aussi la mairie est restée sans réponses

Autre aspect parfois méconnu mais qui fait partie des familles de risques identifiées dans les trouble psycho-sociaux (RPS) et donc des questions de santé au travail :  la qualité empêchée. La bibliothèque Hélène-Berr est établissement pilote de QualiParis, labellisée, tamponnée, reconnue par tous, surtout par les usagers. « Nous assurons un gros travail de médiation auprès d’eux, autant sur les collections que sur les outils numériques, avec des accompagnements personnalisés. Nous avons un programme d’événements et d’animations exceptionnel, il se passe toujours quelque chose à Hélène Berr, toute l’année » déclarent les personnels.

Toute l’année peut être, mais une chose est sûre ce ne sera pas le dimanche. « Le dimanche les conditions de fonctionnement proposées nous permettent de passer des documents en retour, c’est tout ce que nous pourrons faire. Si jamais nous recevions ce jour là des publics dits « éloignés », il faudrait s’interroger sérieusement sur le service que nous leur rendons car il y aurait inégalité de traitement » remarquent encore les bibliothécaires.

Et oui, les élus et leur administration préfèrent la quantité à la qualité. En contradiction flagrante avec le projet d’établissement qui a été validé par la Mairie de Paris. Chez les spécialistes des questions du travail, on appelle cela une injonction contradictoire, un autre facteur bien connu des RPS comme le rappelle le site du ministère du Travail. Quant à ouvrir des bibliothèques le dimanche pour répondre aux attentes des Parisiens, pour le moment personne ne sait trop au juste de quoi il s’agit. Le bilan des ouvertures dominicales n’ayant jamais été fait, ni au regard de la santé des personnels ni à celui de la satisfaction du public ou même la réalisation d'un quelconque projet de lecture publique.

Paris : le projet d'ouverture le dimanche d'une bibliothèque vue sous l’angle de la santé-sécurité au travail

Ouvrir pour qui ? Pourquoi ? c’est vrai que cette question n’a jamais reçu de réponse en termes de politique culturelle. La seule qu’admet à demi-mot l’administration elle même, c’est « ouvrez le dimanche. Même sans personnel formé, même sans animation, même si personne ne vient » ou encore  « faites ce que vous voulez, bien ou mal, mais faites le plus longtemps, et que ça se voie ».

Enfin last but not least, surtout dans un secteur toujours ultra féminisé comme les bibliothèques, l’argumentaire présenté à Bruno Julliard se penche sur l’inégalité femme-homme. « Le travail en horaires décalés tourne toujours en défaveur des femmes » a ainsi remarqué ...madame Anne Hidalgo en personne dans son livre Travail au bord de la crise de nerfs, notamment des femmes seules avec enfant. Vu que le montant de la prime accordée aux bibliothécaires par la municipalité correspond tout juste à une journée de baby sitting (non déclaré), encore une fois, les femmes devront calculer si elles perdent de l’argent en venant travailler.

D’une manière plus générale, ces horaires vont perturber encore plus la vie familiale et sociale des agents qui travaillent déjà le samedi, tous les samedis mais aussi jusqu'à 19 heures. Des horaires déjà atypiques dont les effets ont été analysés par les sépacialistes de la santé au travail (lire ici). Quand voyons-nous nos enfants, nos conjoints, nos amis ? Et bien avec le projet de la mairie de Paris, dix fois dans l’année nous seront encore moins disponibles pour nos proches. Pas vraiment ce que l’on peut appeler un signe de progrès social.

D’autant que se pose le problème du volontariat. Il n’y a pas assez de poste dans le réseau pour faire muter toutes celles et ceux qui voudront garder leurs dimanches ; pour certains autres, c’est l’argent qui prévaudra. Dans tous les cas, le volontariat, comme l'écrivait encore une fois madame Hidalgo, « est plus que contraint » par des questions d’éloignement ou de budget. Qu'en pense la maire de Paris ?

 

                « Le travail en horaires décalés tourne toujours en défaveur des femmes »

Paris : le projet d'ouverture le dimanche d'une bibliothèque vue sous l’angle de la santé-sécurité au travail

                - Tiens Bruno, j'ai écrit un truc sur le travail du dimanche, qu'est ce t'en dis ?

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 14:09
Bruno Julliard se prend une veste de la part de la majorité des syndicats de Paris-Musées

Les élus du CHSCT ont refusé de participer à ce qui n'est devenu qu'une simple mascarade

Il n’y a pas qu’avec le gouvernement de Manuel Valls que le dialogue social tourne à l’affrontement.  À la mairie de Paris, bien qu’occupée par des « frondeurs », c'est également le cas. Et plus particulièrement au sein des musées municipaux de la capitale.

A tel point que la quasi-totalité des syndicats (CGT, FO, UNSA et SUPAP) a annoncé le boycott du Comité d’Hygiène et de Sécurité (CHSCT) de l’établissement public, Paris-Musées. Son président, Bruno Julliard ayant, il est vrai, refusé la mise à l'ordre du jour de nombreux points pourtant demandé par le secrétaire en charge de l’instance.

« Le président empêche, limite, fait le tri. Il peut ainsi orienter et évacuer les sujets qui dérangent, sans qu’ils ne puissent aucunement faire l’objet d’un vote, d'une délibération qui pourrait lui être opposable » on déclaré les syndicats pour justifier leur refus de participer à cette mascarade.

Autre reproche fait par les partenaires sociaux : « Paris-Musées limite et refuse l'information nécessaire aux missions du comité et de son secrétaire ». Un délit selon le Conseil Constitutionnel  qui a ainsi jugé en 1993 que le « respect du VIIe alinéa du Préambule de la Constitution de 1946 implique que les représentants des salariés bénéficient des informations nécessaires pour que soit assurée la participation du personnel à la détermination collective des conditions de travail et à la gestion de l’entreprise (déc. no 93-328 DC du 16 décembre 1993) ». On ignore si Bruno Julliard compte couvrir encore longtemps toutes les irrégularités de la direction de l'établissement public en charge des musées parisiens.

Avant toute reprise des discussions les syndicats demandent donc au premier adjoint d’Anne Hidalgo « l’application des textes réglementaires » Ce qui est, convenons - en, le moins que l’on puisse attendre de la part de l’ancien syndicaliste étudiant. Les élus du CHSCT demandent également des « moyens pour l’accomplissement des missions du comité de prévention des risques professionnels » largement insuffisant jusque là. Ils exigent surtout « que leurs missions et leur travail se déroulent dans un climat serein et non semés d’embûches, lesquelles sont posées ça et là par Paris-Musées ».

Mais les représentants des personnels ont gardé le meilleur pour la fin en déclarant qu'ils « aimeraient bien que le Président consacre suffisamment de temps à chaque ordre du jour et n'expédie pas la séance en deux heures de temps comme c’est le cas actuellement ». En effet, Bruno Julliard cumulant les fonctions à la mairie de Paris (premier adjoint, adjoint à la culture, adjoint à la nuit, adjoint en charge des relations avec les mairies d’arrondissement, adjoint en charge du Patrimoine, président de Paris-Musées, administrateur à la RIVP, au syndicat d’assainissement, etc….)  est en général peu ( voire pas du tout) disponible lorsqu’il s’agit d’aborder les questions sociales. A croire que rencontrer des syndicalistes lui fait horreur….

Bruno Julliard se prend une veste de la part de la majorité des syndicats de Paris-Musées

                - Jesus, Marie, Joseph, délivrez-moi des syndicats de Paris-Musées

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 08:30
Paris : A la bibliothèque Jacqueline de Romilly, la chaleur est tellement étouffante que même les usagers font des malaises

« Les conditions de confort thermique et de renouvellement d'air dans cet établissement ne semblent pas respecter les critères compatibles avec la préservation de la santé » alerte la médecine du travail

A la bibliothèque Jacqueline de Romilly, on étouffe ! L’établissement, situé dans le quartier de la Porte Montmartre (XVIIIe), est pourtant neuf,  inauguré en effet il y a moins de trois ans. Problème, ce dernier semble souffrir d’un véritable défaut de conception. Et pas qu'un peu…

Car voilà, cette nouvelle bibliothèque a été construite avec des baies vitrées évidemment, exposée s au soleil mais…..qui ne s’ouvrent pas !  Il s’avère, en plus, que le système d’approvisionnement d’air n’est pas visiblement efficace au regard  de la surface d’un tel bâtiment. Il y a donc un problème évident de chaleur et de renouvellement naturel de l’air.

Forcément après trois années de travail dans ces conditions, le personnel qui a été de bonne composition jusqu’à présent, arrive plus qu’à saturation. Et on les comprend, car cette situation n’est pas sans conséquence sur leur santé puisque cela entraine maux de tête, nausées, sensations de grandes fatigues mais aussi des problèmes de douleurs dans les jambes. Les bibliothécaires sont désormais au bord de l’épuisement.

Toute l’équipe a ainsi dû faire appel au médecin de travail et les conclusions envoyées à la Direction des Affaires Culturelles sont sans appel : « les conditions de confort thermique et de renouvellement d'air  dans cet établissement ne semblent pas respecter les critères compatibles avec la préservation de la santé ». De quoi jeter un froid en effet.

Mais il n’y a pas que les agents qui se plaignent des conditions thermiques de la bibliothèque Jacqueline de Romilly. Les usagers n’hésitent pas eux aussi à dénoncer les mauvaises conditions d’accueil, en particulier dans les salles de travail du premier étage, salle d’animation ou encore dans celle qui accueille la petite enfance. Des plaintes que la Mairie de Paris a normalement dû consulter car elles sont consignées dans le cahier de réclamation QualiParis. Les températures à l’intérieur du bâtiment sont d’ailleurs parfois telles que dernièrement trois lecteurs ont même eu un malaise, dont un a été transporté par le SAMU. Or ce jour-là il ne faisait pas particulièrement chaud.

On attend désormais la réaction de Bruno Julliard sur cette situation. Ça tombe bien, notre syndicat a mis ce sujet à l’ordre du jour du CHSCT de la Direction des Affaires Culturelles, présidé justement par le premier adjoint également en charge de la culture. Ce sera le 16 juin. Et en principe la salle sera climatisée.

  Le président du CHSCT interpellé sur la situation de la bibliothèque de la porte Montmartre

Paris : A la bibliothèque Jacqueline de Romilly, la chaleur est tellement étouffante que même les usagers font des malaises

                                                          - Pfff, c'est vrai que c'est chaud

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 13:41
La bibliothèque Parmentier de nouveau en plan Vigicrue

« L’établissement est en rupture de matériel de balisage » constatent noyés les bibliothécaires

La bibliothèque de l’avenue Parmentier, située à deux pas de la mairie du XIème arrondissement est encore inondée. Et la crue de la Seine n’y est pour rien. Un problème de verrière parait-t-il. Si peu étanche que les fuites sont régulières. L’an dernier déjà le déluge était tel que les collègues avaient dû installer onze seaux (oui onze !!!) pour colmater la fuite (voir ici la spectaculaire vidéo). Il n’empêche : l’eau avait envahi partiellement les deux niveaux de l'établissement, ainsi que les locaux du personnel... Lesquels venaient d’être rénovés ! 

Et puis replouf, il y a un mois. Avec cette fois un risque d’électrocution pour les enfants (et leurs parents). « Comme l’eau coule sur l’éclairage nous n’autorisons plus l’accès à la section jeunesse » préviennent auprès du public les personnels de Parmentier. Sage précaution.

Puis, en début de semaine dernière, au moment des fortes pluies qui se sont abattues sue la capitale, les collègues ont de nouveau constaté pas moins.... de huit points de fuite ! Deux en jeunesse, quatre  en adulte et deux au sous sol. N’en jetez plus. Manque plus que le Zouave ! « La fuite a abimé quelques romans jeunesse et depuis un neuvième point de fuite s’est déclaré en jeunesse à nouveau, mais a très rapidement arrêté de couler. Voilà la bibliothèque est parsemée de seaux et nous n’avons plus assez de bandeau de chantier pour baliser les fuites » constatent noyés les personnels.

Mais si l’eau reflue sur la capitale, visiblement elle se déverse sur la bibliothèque Parmentier car plouf, plouf , une énorme fuite s’est de nouveau déclarée ce mercredi 8 juin !  Et nouveau plan Vigicrue dans le XIème arrondissement. « La section jeunesse a augmenté le périmètre de sécurité en recyclant les bandeaux de chantiers d’autres points de fuite puisque l’établissement est en rupture de stock de matériel de balisage » constatent nos désormais spécialistes des voies navigables. Aux dernières nouvelles, la mairie de Paris souhaite ouvrir cette bibliothèque le dimanche. Faudra d’abord consulter Météo-France.

N’empêche, ces fuites abondantes risquent de continuer longtemps car d’après la mairie de Paris, bien que le problème soit connu et récurrent, il serait difficile de réparer la verrière car celle-ci est en multi-copropriété avec les immeubles voisins. Ce qui permet à chacun de se renvoyer la balle... De water-polo ?

                 A la bibliothèque Parmentier, la Ville de Paris fait dans le comique de répétition

La bibliothèque Parmentier de nouveau en plan Vigicrue

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 17:09
A Carnavalet, Paris-Musées nous fait la TOTAL !

Un partenariat pourtant en complète contradiction avec les valeurs affichées par Anne Hidalgo et Bruno Julliard

Encore un pas franchi dans la marchandisation des musées municipaux de la capitale. Après la location des catacombes au site Airbnb, voilà que Paris-Musée va nous faire la Total, cette fois à Carnavalet. Et attention, c’est aussi lourd que du pétrole brut.

La prestation est prévue pour ce vendredi 10 juin et pour cela il a été lancé un appel en direction des agents d’accueil du musée pour une visite privée nocturne destinée…. au groupe Total ! Oui, oui, le Total que vous connaissez dont le PDG, songe à réviser sérieusement  « les investissements prévus en France en raison du blocage de raffineries par des opposants à la loi travail » exerçant la un honteux chantage sur les personnels.

Last but not least, Il est spécifié qu'aucun plateau-repas ne sera délivré aux agents qui seront d’astreinte à cette occasion...Qui dort dîne ?

Cela coûterait probablement trop cher à Total bien que son PDG ait touché en 2015 un salaire de 4,7 millions d'euros. Une paille, puisque ce dernier a osé déclarer « dans le marché européen et mondial je peux vous dire que, par rapport à mes collègues américains et anglo-saxons, ils me prennent pour un petit rigolo ». Totalement ?

Chez Total on ose tout d'ailleurs puisque c'est aussi un groupe, « qui ne paie pas d'impôt sur les sociétés en France, et qui pourrait toucher un chèque du fisc de 80 millions en 2017 au titre du CICE (crédit d’impôt compétitivité) et du Crédit d'Impôt Recherche. Ce qui suscite des critiques... »  peut-on lire…. jusque dans Le Figaro ! Un journal qu'on ne peut pourtant pas soupçonner de gauchisme échevelé (lire ici).

Reste à la mairie de Paris d'annuler ce partenariat en complète contradiction avec les valeurs véhiculées par le socialisme municipal. A moins de finalement faire appel à un traiteur ?

A Carnavalet, Paris-Musées nous fait la TOTAL !

                                    - Tiens mon gars, va t'chercher un petit sandwich

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