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  • : Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
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  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 10:20
            Ouverture du dimanche : à la mairie de Paris, c'est le Grand bond en avant

Ouverture du dimanche : à la mairie de Paris, c'est le Grand bond en avant

          Un document digne des meilleurs moments de Mission Capitale

Il souffle comme un vent de panique à la mairie de Paris. En effet, les personnels des bibliothèques ont eu la surprise de recevoir un mail du directeur des affaires culturelles en personne (lui qui écrit rarement aux personnels) pour leur expliquer le bienfait des prochaines ouvertures du dimanche.

Selon lui, « les agents ne seront pas obligés de travailler le dimanche, ces ouvertures ne se feront pas au détriment de l’accueil des usagers et des postes seront créés pour permettre l'ouverture du dimanche ». Un véritable florilège.

Pour appuyer sa démonstration, il a fait appel aux services de la propagande de la mairie pour élaborer un document (disponible sur simple demande) digne des meilleurs moments de Mission Capitale, ce petit livre rouge municipal envoyé tous les mois aux agents.

Néanmoins, nos services ont retrouvé la première mouture décrivant les véritables modalités de l’ouverture du dimanche des bibliothèques. La voici. Un vrai Flash info !

      Ouverture du dimanche : la mairie de Paris en vante les bienfaits aux bibliothécaires

Ouverture du dimanche : la mairie de Paris en vante les bienfaits aux bibliothécaires

« Il ressort des enquêtes de satisfaction que les usagers souhaitent une plus grande ouverture notamment le dimanche » affirme la mairie de Paris.

Faux : la demande des usagers se porte en tout premier lieu sur les matinées et nocturnes ainsi que les lundis. Le dimanche n’est pas leur premier souhait selon les enquêtes Qualiparis réalisées auprès des usagers des bibliothèques.

« Il convient de mettre en place cet engagement en veillant à concilier la réponse aux attentes des Parisiens, le respect des conditions de travail du personnel et la qualité du service public ».

Faux : comme on l’a vu, ce ne sont pas les attentes premières des parisiens. Les conditions de travail du personnel et la qualité du service public seront très dégradées.

« Les représentants du personnel sont consultés sur les conditions de travail et les ouvertures de sites à l’occasion des audiences consacrées spécifiquement au bibliothèques, des comités techniques et des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail ».

Faux : lors de ces différents comités, l’avis contre l'ouverture du dimanche dans de telles conditions, majoritaire chez les représentants du personnel, s’est heurté à une posture méprisante de la part de Bruno Julliard, le premier adjoint en charge de la culture (lire ici). Pire, une motion adoptée par la majorité du Comité Technique demandant la présence de huit titulaires le dimanche à Hélène Berr n’a pas été inscrite au compte-rendu ! Pourtant, on ne peut pas dire que la demande était révolutionnaire. Enfin, précisons que si ces comités ont été réunis c'est uniquement parce que la règlementation l’exige sinon la mairie de Paris s'en serait bien passé.

« Les bibliothécaires qui travaillent le dimanche le font sur la base du volontariat ».

Faux : Les agents qui sont actuellement affectés à une bibliothèque qui ouvrira le dimanche seront obligés de travailler le dimanche, c'est la loi de la fonction publique. A moins de demander sa mutation dans un autre établissement qui lui convienne, ce qui est loin d'être évident. D'autant que le choix va se restreindre de plus en plus, avec douze bibliothèques ouvertes le dimanche d'ici 2018 selon la mairie de Paris. Ce qui correspondra à un tiers des effectifs du réseau.

Ouverture du dimanche : la mairie de Paris veut que mille automates s'épanouissent

Ouverture du dimanche : la mairie de Paris veut que mille automates s'épanouissent

« Les usagers bénéficient le dimanche des services habituels tels que le prêt et le retour de documents ; ils peuvent aussi s’inscrire et être renseignés ».

Faux : les usagers seront accueillis soit par des contractuels formés sur deux jours seulement soit par des titulaires formés correctement mais très sollicités et beaucoup moins voire non disponibles. Le renseignement bibliographique pointu tel qu’on nous le demande en permanence ne pourra pas être assuré ainsi que l’aide à la recherche de documents.

« Le dimanche je travaillerai moins que le samedi ».

Faux : le samedi, l’amplitude d’ouverture est certes plus grande mais le nombre de titulaires présents permet de n’effectuer que deux ou trois tranches de service public d’une heure trente, soit au maximum quatre heures et demie de service public, le tout entrecoupé de pauses et de travail interne. Le dimanche, les personnels devront effectuer effecteur cinq heures d’affilée de service public. Sans interruption et sans pause. Nous sommes donc là en présence d’un argument de mauvaise foi manifeste. Les personnels savent parfaitement que le travail du dimanche n’est pas une promenade de santé !

« Des postes sont créés pour permettre l’ouverture du dimanche ».

Faux : En ce qui concerne Hélène Berr, sur les trois postes créés, deux correspondent seulement à un simple rattrapage du sous-effectif dû aux temps partiels. Il n'y aura que sept titulaires par dimanche alors qu’il en faut au minimum quatorze pour les retours de documents, le renseignement et les inscriptions. De plus, les bibliothécaires d'Hélène Berr sont aidés en semaine par quatre agents pour le rangement. Le dimanche, ils seront donc moins en terme d'effectif que le samedi alors que la fréquentation sera plus importante d'après la mairie de Paris.

« La bibliothèque ouvrira le dimanche de manière dégradée ».

Vrai : pour toutes les raisons exprimées précédemment et en se basant sur l’expérience des établissements ouverts le dimanche, cela s’effectue sur un mode dégradé, tant au niveau de l’accueil du public que des conditions de travail des personnels.

Et gardons le meilleur pour la fin : « Les bibliothécaires auront une compensation financière» ose se vanter la mairie la mairie.

Vrai.......Mais c'est uniquement grâce aux syndicats et aux personnels qui ont fait grève pour obtenir cela. Alors que la mairie offrait une maigre prime de cinquante euros brut, les bibliothécaires ont fini par obtenir cent euros après douze semaines de mobilisation en 2010 (lire ici l'article de 20 minutes).

Question mouvement social, le réseau va remettre ça le 17 décembre. Et Hélène Berr tous les dimanches dès janvier prochain (lire ici et ). A croire que les bibliothécaires parisiens n'ont pas été convaincus par la propagande municipale.

Ouverture du dimanche : le directeur et la mairie de Paris tentent en vain de convaincre les bibliothécaires

Ouverture du dimanche : le directeur et la mairie de Paris tentent en vain de convaincre les bibliothécaires

- Madame, on a raté notre coup, notre propagande est partie faire la chasse aux Pokemon

                             - Pfff, ça plus le toit de la Canopée qui fuit, quelle guigne !

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 08:04
Paris : les bibliothécaires en ont vraiment ras-le-bol !

C’est pourquoi l'intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA) appelle tous les personnels du réseau des bibliothèques parisiennes à une grande assemblée générale le 17 novembre à la Bourse du Travail

La situation des bibliothèques municipales parisiennes est devenu tellement mauvaise avec les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années et la diminution importante des effectifs que désormais ce sont les ambiances de travail qui sont fortement dégradées dans de nombreux établissements. Un phénomène observé par tous les représentants des personnels, de plus en plus inquiets de cette situation. 

A ces dégradations des conditions de travail s’ajoute le manque de considération, certains diraient le mépris, envers les personnels qui travaillent à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris puisque ces derniers ont les primes les plus basses… de toute l’administration parisienne ! Nous sommes tous au bord de l’implosion et de la saturation et en avons assez d’être payés moins que tous les autres personnels de la Ville bien que travaillant, tous les soirs jusqu’à 19h, tous les samedis, et le dimanche pour certains !!!

Enfin, pour rajouter au ras-le-bol, Anne Hidalgo impose d’ouvrir sept nouvelles bibliothèques le dimanche, sans même proposer les effectifs nécessaires pour fonctionner normalement. D’ailleurs les conditions imposées par la Mairie sont telles que les collègues de la bibliothèque Picpus-Hélène Berr, les premiers à essuyer les plâtres en janvier prochain, sont non seulement en colère mais vivent une période de particulièrement pénible. Le climat se détériore et l’établissement risque une implosion à court ou moyen terme. Le nombre de postes vacants - dans cet établissement - proposés aux bibliothécaires du réseau en dit long à ce sujet.

Face à cette situation de crise, il est donc grand temps de se manifester auprès de nos élus de tutelle, notamment Bruno Julliard, premier adjoint également en charge de la Culture, pour réclamer des conditions de travail dignes et la reconnaissance de nos compétences et de nos métiers, avec également des demandes d’effectifs supplémentaires et un rattrapage conséquent de nos primes pour être au niveau des autres agents de la Mairie de Paris.

Alors, tous à l’Assemblée Générale du jeudi 17, à partir de 9h30, à la Bourse du Travail (salle Jean Jaurès), 3 Rue du Château d'Eau, métro République, pour décider ensemble des actions à mener, et ce dès le mois de décembre. Cette réunion, autorisée par l'administration dans les cadres des heures d'information syndicale, se déroule donc sur le temps de travail : soyons nombreux !

Les syndicats appellent les bibliothécaires parisiens à une assemblée générale le 17 novembre

Les syndicats appellent les bibliothécaires parisiens à une assemblée générale le 17 novembre

                                            - Rendez-vous salle Jean-Jaurès, la bien nommée !

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 11:35
Remise officielle du rapport d’enquête sur la souffrance au travail à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris

Le Comité d'Hygiène et Sécurité, récipiendaire de ce rapport très alarmant, va maintenant travailler sur un plan d’actions pour mettre fin à ce que les spécialistes appellent les troubles Psycho-Sociaux

C’est un rapport qui était très attendu. Il faut dire que les informations publiées conjointement par l’UNSA des attachés d’administrations parisiennes et la CGT des affaires culturelles sur la souffrance au travail au cœur même de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris avaient sidéré jusque au plus haut niveau de l’Hôtel de Ville (lire ici et ).

Finalement, après plusieurs mois d’une enquête menée conjointement par une psychologue clinicienne du travail nommée par la Direction des ressources Humaines (DRH ) de l’administration parisienne et notre représentante élue du Comité Hygiène, Sécurité et des Conditions de travail (CHSCT) laquelle a déclenché l’alerte, ce sont plusieurs dizaines de pages, fruit du témoignage d'une trentaine d'agents en souffrance, qui sont remises au CHSCT de la DAC composé de membres nommés par l’administration et de représentants du personnel.

Une séance au cours de laquelle les représentants syndicaux ont interpellé très vivement, Bruno Julliard, le président de l’instance en tant que premier adjoint à la culture, sur les conséquences qu'ont les orientations politiques de la mairie dirigée par Anne Hidalgo sur la santé physique et mentale de son personnel. Une situation confirmée par le rapport d'enquête, dont la qualité a par ailleurs été saluée par tous.

Il décrit de manière plutôt accablante une organisation du travail et certains comportements managériaux clairement inacceptables au sein du siège de la Direction des Affaires Culturelles déjà mis en exergue lors de l'alerte officielle (lire ici). Le résultat de cette enquête, remis à l'ensemble des membres du CHSCT de la DAC, met ainsi en lumière nombre de dysfonctionnements. Et chose interessante pas seulement du côté de l'administration mais aussi du côté du politique, notamment la pression exercée par les cabinets des élus.

Pour mettre fin à ce que certains qualifient « d’organisation toxique » les élus du CHSCT de la DAC vont donc désormais s’appuyer sur ce rapport, lequel donne des pistes nombreuses et étayées, pour rédiger un « plan d'action » que devra appliquer la Mairie de Paris. Une première étape.

 

Remise officielle du rapport d’enquête sur la souffrance au travail à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 17:00
Le Musée d'Art Moderne de Paris obligé de fermer sine die l'expo Carl André pour des « raisons techniques »

                         La réalité, c'est que les œuvres ont pris la pluie

« Pour des raisons techniques, l'exposition Carl Andre est exceptionnellement fermée samedi 12 et dimanche 13 novembre. Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée », peut-on lire (très discrètement d’ailleurs) sur le site du musée d'Art Moderne (MAM) de la Ville de Paris, situé avenue du Président Wilson dans le XVIème arrondissement.

En fait de « raisons techniques », c'est qu'il y a des fuites récurrentes au musée d'Art moderne, notamment au département contemporain (l'ARC), situé sous une verrière, où prennent place certaines expositions. Cette fois, ce sont des œuvres en bois de Carl André, présentées horizontalement, qui ont pris la pluie...Elles ont été bâchées mais l'expo est suspendue... A notre avis, les prêteurs ne vont pas être très contents !

On ignore si Paris-Musées, l'établissement public en charge des musées municipaux de la capitale, a communiqué cette information à la presse. Et si oui, comment il a justifié l'interruption de l'exposition. En sortant les parapluies ?

Dernière minute (le 16 novembre). Devant l'étendue des dégâts, l'établissement public a été obligé d'avouer sur le site du musée que finalement « les infiltrations dans la verrière l'oblige à fermer l’exposition Carl Andre jusqu’à mi-décembre ». Hmm, au moins.

 

Le Musée d'Art Moderne de Paris obligé de fermer sine die l'expo Carl André pour des « raisons techniques »
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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 08:04
  La mairie de Paris enterre le plan climat pour mieux vendre le patrimoine (dans tout les sens du terme)

Le malaise s’installe de plus en plus chez les agents de la Direction des Affaires Culturelle 

La Maire de Paris a décidé de démanteler les services centraux de la Direction des Affaires Culturelles (DAC)  hébergés depuis de nombreuses années rue des Francs Bourgeois dans le IVème arrondissement. En substance, la direction elle-même, les ressources humaines, et les services associés à l’art contemporain (cinéma, photographie, arts plastiques) resteront dans le quartier du Marais, alors que le patrimoine et l’histoire iront rue du Pré, porte de la Chapelle (XVIIIe).

Cette décision est lourde de conséquence, les agents travaillant dans la sous-direction de l’histoire et du patrimoine intervenant quotidiennement sur les chantiers de restauration des édifices cultuels appartenant à la Ville (96 édifices en tout), notamment les églises, certains agents vont passer des jours entiers dans les transports en commun ! Un déménagement qui pour les personnels et l'intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA en dit beaucoup sur ce qui se passe dans la municipalité dirigée par Anne Hidalgo. Décryptage…..

La Ville est incapable de gérer son parc immobilier : la Ville a vendu l’hôtel de Coulanges (35-37 rue des Francs Bourgeois) en 2014. Un bâtiment qui abrite une partie des services centraux de la DAC. Pourtant depuis cette date, la municipalité n’a pas été capable de reloger quiconque, où que ce soit. Mais devant livrer ce superbe hôtel particulier à son nouveau propriétaire en août 2017, elle a donc décidé de reloger les services gérant le patrimoine et l’histoire, dans une certaine précipitation et sans concertation avec les agents directement concernés, porte de la Chapelle !

Le siège du Crédit municipal de Paris loué à du privé : le Crédit municipal de Paris, filiale à 100 % de la Ville, possède un gigantesque siège social en plein centre de Paris. Les services de la Ville qui y étaient logés, doivent laisser leur place à des locataires privés qui paieront beaucoup plus cher. Les loyers permettent ainsi de pallier la situation financière délicate que vit actuellement le CMP (la Ville a dû recapitaliser la banque en 2015).

 La mairie de Paris vend son patrimoine (dans tout les sens du terme)

La mairie de Paris vend son patrimoine (dans tout les sens du terme)

Le plan climat est enterré : les services du patrimoine et de l’histoire devant intervenir quotidiennement dans le centre de Paris, ce déménagement improvisé implique des déplacements continuels des agents entre la porte de la Chapelle et le centre de Paris. Le plan climat n’est pas suivi par la Ville elle-même. Pour cinq jours de travail, certains agents passeront une journée entière dans les transports en commun et en voiture par semaine, ce qui ne fera qu’augmenter la pollution et les embouteillages. Pour mémoire, un agent du patrimoine et de l’histoire devant se rendre dans les salles d’expositions allouées par la DAC (bibliothèque Forney, Hôtel de Ville) perdra 1h30 dans les transports. Pour les ingénieurs et les conservateurs chargés de la restauration des églises, cela représente parfois jusqu’à deux heures de perdu par déplacement entre la porte de la Chapelle et les édifices eux-mêmes (Saint-Pierre de Montrouge, Sainte-Anne de la Butte-aux-Cailles).

Le plan église est suspendu : en octobre 2015, la Maire de Paris annonçait un plan de restauration des églises de Paris pour un montant de 80 millions d’euros. Ce plan est aujourd’hui purement et simplement impossible à atteindre. Un tel déménagement suppose une perte de charge allant jusqu’à 30 % pour la seule mandature. Le plan église ne pourra de toute façon pas être appliqué durant la mandature, la Ville elle-même le reconnait. Une promesse de la Maire qui ne sera donc pas tenue.

Le malaise s’installe de plus en plus dans les services de la Ville : cette improvisation dans la gestion de la Ville, puisqu’il faut dire les choses clairement, provoque un profond malaise. Les services de la DAC déménagent à peu près tous les cinq ans, impliquant des coûts de déménagement, des travaux d’installation, au budget exorbitant. Elle suppose une constante désorganisation des services par la mutation d’une part importante des agents. Elle provoque une incompréhension des agents devant des arbitrages autoritaires et non négociables.

Une hiérarchie de la culture au sein de la Ville ? On finit tout de même par se demander si ce déménagement n’est pas une sanction ? Observez que les services qui gèrent la création, l’art contemporain, la Nuit Blanche, le cinéma, ceux qui sont et budgétairement et médiatiquement les plus avantagés depuis le début de la législature, c’est le moins que l’on puisse dire, restent au centre de Paris alors que les services gérant le patrimoine, l’archéologie, l’histoire, la conservation ceux qui ont fait l’objet de nombreuses polémiques dans les médias, nous ne reviendrons pas sur les serres d’Auteuil, la halle Freyssinet, Notre-Dame du Lorette, ou la Commission du Vieux Paris, sont finalement sanctionnés, budgétairement et humainement.

 

  La mairie de Paris enterre le plan climat pour mieux vendre le patrimoine (dans tout les sens du terme)

    - Pour tenir ma promesse je vais vendre le patrimoine. Et dans tout les sens du terme !

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 08:18
Paris : le « Plan églises » de la mairie mis en péril

L’intersyndicale va prendre rendez-vous avec le Diocèse pour l'alerter sur les conséquences des projets de la Ville de Paris visiblement en contradiction avec les annonces faites par Anne Hidalgo

Le transfert des services du patrimoine de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, en charge notamment de l’entretien des églises, synagogues, temples devenus propriété communale suite à la Loi de 1905, pourrait avoir de graves répercutions sur l’exécution des chantiers de restauration dans les 96 édifices cultuels de la  capitale et l’entretien et la préservation des 40 000 œuvres d’art qui s’y trouvent.

En effet, ce service de la sous-direction du Patrimoine et de l’Histoire (SDPH), situé dans le centre de Paris (rue des Francs-bourgeois, IVe) doit être délocalisé vers la Porte de la Chapelle. Or ce lieu est très mal desservi par les transports et surtout très éloigné des chantiers où doivent se rendre quotidiennement nombres d’ingénieurs, de surveillants de travaux ou encore de conservateurs responsables des chantiers de restauration. De quoi mettre en péril le « Plan églises » de 80 millions d’euros annoncé par la Mairie de Paris en octobre de l’année dernière.

Malgré une lettre très argumentée signée par l’immense majorité des agents adressée à Anne Hidalgo, dénonçant avec ce déménagement « une dégradation considérable des temps de concertation entrainant des retards qui auront pour conséquence l’impossible maintien du niveau de qualité et d’efficacité des actions menées par cette sous-direction pour préserver le patrimoine parisien » la mairie est restée sourde aux alertes des agents. L'Hôtel de Ville est aussi resté muet pour justifier de l’efficacité de ce transfert puisque celui-ci a été visiblement décidé dans l’urgence pour des raisons uniquement budgétaires.

« On ne peut pas croire qu’une seule problématique budgétaire vienne mettre en péril les promesses faites par la Maire de Paris sur la sauvegarde indispensable de toutes ces richesses à transmettre aux générations futures » ont ainsi déclaré les spécialistes de la question, lesquels ont calculé « une perte de charge de près de 30% » sur les différentes mises en chantier. « La municipalité parisienne est-elle en train de saborder ses engagements faits en octobre 2015 dans le cadre du Plan d’Investissement de la Mandature (80 M€) pour la préservation du patrimoine religieux de la Ville ? » s’alarment déjà les professionnels du secteur.

C’est pourquoi les agents de la sous-direction du Patrimoine et de l’Histoire demandent à la mairie de Paris de revenir sur cette décision. De son côté, l'intersyndicale - CGT, FO, UCP, UNSA et SUPAP - va solliciter un rendez-vous avec le Diocèse de Paris pour l'alerter sur les conséquences des projets de la Ville de Paris visiblement en contradiction avec les annonces d’Anne Hidalgo et de son équipe.

 

Plan église : L'intersyndicale va demander un rendez-vous avec le diocèse de Paris

Plan église : L'intersyndicale va demander un rendez-vous avec le diocèse de Paris

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 08:12
Paris XIIIe : les élus de l’arrondissement votent pour que les agents municipaux puissent déjeuner sans trop dépenser

Ce vote, qui exige le maintien de la cantine située dans la mairie du XIIIe arrondissement, sera aussi présenté au Conseil de Paris

C’est une nouvelle qui a pris tout le monde de court. Non seulement les personnels municipaux qui s’y rendaient mais aussi les élus, lesquels ont été tenus soigneusement dans l’ignorance. Il faut dire que la décision de fermer la seule cantine réservée aux agents de la Ville de Paris travaillant dans le quartier avait de quoi choquer. Surtout que ce restaurant administratif, situé dans les locaux de la mairie du XIIIe arrondissement, avait ouvert ses portes il y a à peine six ans.

Pourtant les agents qui bénéficient de cette cantine sont très nombreux. Outre les employés de la mairie elle-même, sont également concernés, entre autres, les agents travaillant dans les crèches, les parcs et jardins, les affaires scolaires, la voirie ou les équipements sportifs situés dans le quartier, sans même parler des personnels de la bibliothèque de la place d’Italie ou de la rue de la Glacière. On remarque donc que cela fait du monde. Et même du beau monde puisqu'on y aperçoit aussi de temps en temps... le maire en personne, Jérôme Coumet ! Ce qui prouve bien l’utilité du lieu.

Dans son projet, la mairie centrale proposerait d’envoyer déjeuner les personnels concernés à Pétaouchnock... En tout cas à plusieurs kilomètres de là : porte d’Ivry ou avenue de France. « Cela impliquerait des temps de déplacement assez conséquents, trente à quarante minutes aller-retour, et contraindrait les agents à utiliser les transports en commun. Ce qui poserait un problème d’organisation dans les services, notamment à ceux qui reçoivent du public » dénonce la CGT dans un communiqué. De surcroit, vu les faibles salaires des agents, car beaucoup appartiennent à la catégorie C de la fonction publique, « il n’est évidemment pas envisageable de contraindre les agents à se restaurer dans les commerces du quartier, cela aurait un impact pécuniaire trop important » précise le syndicat. Si bien que plus de quatre cents agents ont écrit pour protester à Anne Hidalgo, son adjoint en charge des personnels, Emmanuel Grégoire (par ailleurs patron de la Fédération socialiste de Paris), et à la présidente de l’ASPP, la structure en charge des cantines de la Ville de Paris.

En attendant de connaitre la position de l’Hôtel de Ville, les personnels ont reçu un appui de poids pour conserver la cantine de la mairie du XIIIe. Et rien moins que celui des élus de l’arrondissement ! Lesquels ont voté à l’unanimité en conseil municipal « le maintien de la cantine située dans la mairie » ou à défaut « son remplacement par un restaurant administratif situé à proximité du lieu de travail des agents en poste dans le quartier de la place d’Italie ». C'est-à-dire sans avoir à prendre les transports en commun. Un vote qui devrait facilement convaincre l'ASPP de revenir sur sa funeste décision car, ironie de l'histoire, sa présidente n'est autre... qu'une élue du XIIIe, Annick Olivier !

Le texte va maintenant être présenté au Conseil de Paris. Et la balle est désormais dans le camp d’Anne Hidalgo et de son équipe pour que les agents municipaux du XIIIe puissent déjeuner sans trop dépenser leur maigre paye, eux qui n’ont pas droit (comme tous leurs collègues des autres services d’ailleurs) aux titres restaurant ni aux primes de panier, dont peuvent bénéficier les autres salariés.

   Jérôme Coumet, et les élus du XIIIe interpellent Anne Hidalgo sur la cantine de la mairie

Jérôme Coumet, et les élus du XIIIe interpellent Anne Hidalgo sur la cantine de la mairie

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 10:32
Préavis de grève reconductible et illimitée au musée du Petit Palais

                Ce sera chaque mercredi et jeudi. Et ce, dès le 9 novembre !

Les visites au musée du Petit Palais (VIIIe) risquent d’être fortement perturbées d’ici les prochaines semaines. En effet, à partir du 9 novembre, chaque mercredi et jeudi, le musée pourrait fermer ses portes, dès 16h30, pour cause de préavis de grève « reconductible et illimitée » déposé par la CGT.

Il faut dire que les personnels du Petit Palais sont exaspérés par l’attitude de la direction depuis que cette dernière leur a sucré un quart d’heure sur leur temps de pause déjeuner (lire ici). La goutte de trop dans ce musée où les abus d’autorité, voire le mépris d’une partie de l’encadrement, sont malheureusement monnaie courante. D’autant que les conditions de travail ne sont pas des plus folichonnes dans les musées municipaux de la capitale puisque les personnels y travaillent un dimanche sur deux et quasiment tout les samedis. Le tout sans avoir beaucoup de compensation de la part de la mairie de Paris.

Ainsi parmi les revendications exposées dans le préavis, les agents demandent de pouvoir se restaurer le week-end sans y laisser leur (maigre) paye puisque les cantines de la Ville réservées aux personnels sont fermées. Pour compenser cela, ils réclament donc à municipalité dirigée par Anne Hidalgo « une prime de panier-indemnité de repas pour les samedis et dimanches » ou bien la mise en place d'« un système de restauration avec d’autres administrations qui travaillent le weekend » comme les Hôpitaux de Paris par exemple.

Toujours sur la question des pauses-déjeuner, les personnels demandent également un temps d’habillage et de déshabillage. Normal, car comme tout un chacun, ils ont quand même bien le droit de sortir dans la rue ou de prendre le métro sans avoir sur eux les tenues (pas très seyantes de surcroit) qu'ils doivent obligatoirement porter pendant leur temps de travail..

Autre revendication et non des moindres : que la prime annuelle versée aux agents de surveillance soit alignée sur celle des agents des PC de sécurité et des encadrants, lesquels perçoivent 400 euros. Comme la Ville affirme à tout bout de champ que Paris aime l’égalité cela devrait pouvoir se faire, non ?

Question sécurité, les personnels ont aussi quelques idées à soumettre à leur hiérarchie. Par exemple, bénéficier du matériel utile pour assurer les files d’attente du public comme des plots, des cordons ou encore des barrières fixes au niveau du portique d'entrée. Et oui incroyable, en 2016, le musée n'a rien de tout ça. Enfin, last but not least, il semblerait que les agents de surveillance soient également plus soucieux de la préservation du patrimoine municipal que la direction du petit-Palais puisqu’il réclament le retour des systèmes de mise à distance devant les œuvres pour éviter toute nouvelle dégradation.

Notre syndicat espère que, pour éviter ce conflit, des solutions vont êtres proposées par Bruno Julliard, le premier adjoint en charge de la Culture, également Président du Conseil d’Administration de « Paris-Musées ».

Préavis de grève reconductible et illimitée au musée du Petit Palais
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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 10:20
Anne Hidalgo condamnée par la justice pour « atteinte au droit de grève »

Elle n’avait pourtant pas lésiné sur les moyens pour casser le plus long mouvement social de l’histoire de la municipalité parisienne

Ce fut probablement une des plus longues grèves de l’histoire de la municipalité parisienne : dix huit mois, de février 2015 à juillet 2016. Un long conflit mené par les agents travaillant dans les équipements sportifs de la capitale (stades et piscines). Lesquels exigeaient la revalorisation de la prime perçue pour le travail du dimanche. Pourtant Anne Hidalgo et son équipe n’avaient pas lésiné sur les moyens pour casser ce mouvement social. D’abord en pariant sur le pourrissement du conflit en refusant toute négociation (lire ici). Un pari raté pour celle qui clame sur tout les toits être une ancienne inspectrice du travail.

Elle a alors utilisé les méthodes les plus inavouables pour quelqu’un qui se prétend aussi de gauche : embauche de personnels de sociétés privées pour remplacer les grévistes municipaux (voir ici), mise en place d’une caisse noire pour casser le mouvement (voir là) et enfin, last but not least, la production d’une note officielle pleine de menaces pour obliger les grévistes à se déclarer deux jours à l’avance au mépris du droit de grève pourtant garanti par notre Constitution. Un peu le même programme que celui porté par les candidats des primaires de la Droite. Évidemment, les syndicats ont porté l’affaire en justice (en l’occurrence le Tribunal Administratif) pour faire annuler cette note certes officielle mais pas moins scélérate.

Bon, dame justice a mis le temps mais finalement elle a rendu son verdict : la mairie de Paris est condamnée pour « atteinte au droit de grève  » et la note de son secrétaire général est annulée. Conséquence : l’équipe d’Anne Hidalgo, qui se voulait l’émule de Margaret Thatcher, est désormais penaude car les juges affirment qu’il n’y a évidemment « aucune obligation de se déclarer gréviste 48 heures avant le début d’un conflit ». Et les juges d’enfoncer le clou en déclarant également « qu’il n’y avait aucune obligation de devoir se déclarer gréviste à la première prise de service ». On peut donc également se déclarer au retour de la pause-déjeuner ! Bam ! Une très mauvaise surprise pour la mairie car dernièrement encore à la direction de la Petite Enfance, certains encadrants prenaient un malin plaisir à dissuader leurs agent(e)s de se mettre en grève l’après-midi pour ce dernier motif. Ben maintenant, c’est fini !

Comme le disent les observateurs des relations sociales avec l’Hôtel de Ville « On remercie la Ville de Paris qui a permis de clarifier le droit de grève dans la fonction publique (territoriale), et on remercie son secrétaire général pour l’effort qu’il va faire en déchirant sa note de service ! ».

 

Anne Hidalgo, et son secrétaire général, comdamnés par la justice pour atteinte au droit de grève

Anne Hidalgo, et son secrétaire général, comdamnés par la justice pour atteinte au droit de grève

          - Heu, désolé madame, mais j'ai été contraint par les juges de déchirer la note

          - Pas grave, j'en ai envoyé une copie aux candidats de la primaire de la Droite

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 07:50
Des féministes dénoncent la manip' d’Anne Hidalgo contre la bibliothèque Marguerite Durand

La Mairie de Paris veut faire dégager cette bibliothèque via le budget participatif. De leur côté, chercheuses et historiennes dénoncent « une manière détournée de faire disparaître un lieu qui conserve et archive l'histoire du féminisme » dans une tribune publiée dans Libération.

C’est un établissement qui gêne la Mairie de Paris. Il faut qu’il cède la place. Et vite. Tellement vite que les services d’Anne Hidalgo, et de son adjoint à la Culture Bruno Julliard, n’hésitent pas à fabriquer une « demande citoyenne » pour parvenir à leurs fins.

On parle là de la bibliothèque Marguerite Durand, fondée en 1932, et qui depuis 1989 partage le même bâtiment que la bibliothèque Melville, au croisement des rues Nationale et de Tolbiac dans le XIIIe arrondissement de Paris. Oui mais voilà : la municipalité parisienne veut ouvrir la médiathèque Melville le dimanche, d’où l’urgence de dégager les espaces occupés par l’équipe de Marguerite Durand.

Et la mairie a une idée : envoyer cette bibliothèque spécialisée dans l'histoire des femmes et du féminisme dans l’ancienne Galerie des bibliothèques située dans le Marais. Un lieu qui autrefois servait de salle d’exposition pour les bibliothèques patrimoniales parisiennes mais qui est désormais vacant. A priori l’idée pourrait paraître alléchante : donner à la bibliothèque Marguerite Durand « une meilleure visibilité au centre de Paris » selon les argumentaires de l’administration parisienne...

Mais ce projet est tout sauf une bonne idée car en réalité ce déménagement priverait la bibliothèque... de salle de lecture. Plutôt gênant quand on sait que la majeure partie de ses documents n’est consultable que sur place ! Comme on dit maintenant : « C’est ballot... ». 

Mais possible après tout que la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris table sur une absence de fréquentation car les réserves qui abritent les collections seraient également amputées de moitié... A moins que la mairie prévoit également la suppression des bibliothécaires en les empêchant de pouvoir travailler puisque le projet municipal comprend également une forte diminution du nombre de bureaux... Bref, c’est la Bérézina.

« Le personnel de la bibliothèque n’est pas opposé à une installation dans un autre lieu, mais on attend de meilleures opportunités que sur le site actuel, et non l’inverse » ont pointé les bibliothécaires de Marguerite Durand dans une lettre envoyée à leur administration de tutelle. Manquant d’arguments, la municipalité en est d’ailleurs restée coite. Enfin, tout le monde pensait que la raison allait l’emporter en laissant tomber cette affaire très mal engagée.

Des féministes dénoncent la manip' d’Anne Hidalgo contre la bibliothèque Marguerite Durand

C'est alors que la Mairie de Paris a imaginé une procédure des plus fourbes. Très habile certes, mais fourbe quand même. Comment ? Et bien en créant rien moins qu’une mystérieuse « Olympe ». Cette dernière, connue ni d’Ève, ni d’Adam d’ailleurs, pas plus que des nombreux cercles féministes, mais se faisant passer pour une parisienne lambda, a soumis au budget participatif… le déménagement de la bibliothèque Marguerite Durand. Et vu le coût estimé par la Ville elle-même, trois millions d’euros, ça ne pourrait pas être une nouvelle construction mais dans un endroit déjà vide comme.... l'ancienne Galerie des Bibliothèques ! Habile. On se demande bien qui a soufflé cette idée à notre chère « Olympe ». Pas le genre de l’équipe d’Anne Hidalgo de faire cette manipulation grossière n’est-ce pas ?

On comprend que les bibliothécaires soient très inquiets par cette mise au vote. « Incité par des pressions constantes à quitter le XIIIe à brève échéance, sans perspective d’un lieu approprié où s’installer, le personnel de la bibliothèque Marguerite Durand s’interroge non seulement sur son avenir mais sur son existence même. D’autres bibliothèques ont déjà disparu de façon insidieuse, celle des Arts Graphiques, ou encore Chaligny. Nous nous demandons si ce n’est pas ce qui nous attend » concluent-ils dans leur lettre ouverte pour évoquer cette manipulation municipale.

Une manipulation qui n’a heureusement échappé à personne et a même suscité l’ire de nombreuses personnalités dans une tribune publiée par le quotidien Libération. « Le budget participatif de la Ville de Paris vient d'être clos. Parmi les propositions, la création d'un espace dédié à la littérature féministe. Chercheuses, chercheurs et historiens s'inquiètent de ce projet, jugé flou et peu ambitieux. Est-ce une manière détournée de faire disparaître l'actuelle bibliothèque Marguerite-Durand, qui conserve et archive l'histoire du féminisme ? » demandent les signataires à Anne Hidalgo.

Des féministes dénoncent la manip' d’Anne Hidalgo contre la bibliothèque Marguerite Durand

Et les féministes de surenchérir : « D’abord ce projet pourrait n’être qu’une manière détournée de faire disparaître l’actuelle bibliothèque Marguerite-Durand installée dans le XIIIe arrondissement de Paris, connue, fréquentée et appréciée par les professionnel comme par les amatrices et amateurs de l’histoire des femmes, sans que les personnels n’aient été consultés et sans que les conditions de cette mutation ne soient définies. D’autant que le seul lieu d’implantation de cette nouvelle bibliothèque évoqué à ce jour apparaît totalement inadéquat : trop petit et inapproprié à la conservation et à la communication des fonds d’archives » cinglent les participants à la tribune.

Pour ces spécialistes du féminisme, si un déménagement doit avoir lieu, cela ne peut se justifier « que par une amélioration des conditions de travail des personnels et d’accès du public aux fonds. Ainsi, pour que vive la structure léguée par Marguerite Durand à la Ville de Paris, cette nouvelle bibliothèque doit d’abord conserver en un lieu unique, à Paris, les personnels, la salle de consultation et les fonds d’archives. Elle doit être hébergée dans des locaux plus grands que l’actuelle bibliothèque pour permettre l’enrichissement des fonds et leur assurer de bonnes conditions de conservation ». Pas vraiment le projet imaginée par la municipalité.

Et les signataires de conclure à l’adresse d’Anne Hidalgo et de Bruno Julliard : « l’égalité des sexes et la valorisation du patrimoine féministe seraient-ils des projets politiques et culturels optionnels ? Doit-on demain s’attendre à ce que l’ensemble de la politique d’égalité des sexes soit mise au vote d’une poignée de Parisien.ne.s ? Nous ne le pensons pas. Nous affirmons au contraire qu’un projet ambitieux de bibliothèque d’histoire des femmes et du féminisme doit être au cœur de la politique d’égalité des sexes de la Ville de Paris ». Et vlan !

On comprend donc que cette tribune n’a guère plu du côté de l’Hôtel de Ville puisqu’un ordre a même été donné aux responsables des bibliothèques de la Capitale de ne surtout pas partager ce manifeste sur les réseaux sociaux de leur établissement respectif… Alors que les mêmes sont encouragés d’habitude, pour faire numérique, à diffuser de nombreuses informations sur l’actualité de leur profession. Et pour le coup, concernant cette tribune, la diffuser aurait été de la vraie démocratie participative.

 

  Des féministes demandent un véritable projet pour la bibliothèque Marguerite Durand

Des féministes demandent un véritable projet pour la bibliothèque Marguerite Durand

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