Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
  • Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
  • Contact

Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


Recherche

Pages

10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 11:53
Ouverture du dimanche : Anne Hidalgo et Bruno Julliard répondent par le mépris aux revendications des personnels

Des bibliothécaires, pourtant raisonnables et modérés, obligés de se radicaliser face à la morgue de la mairie de Paris

La municipalité parisienne veut ouvrir - sans concertation aucune - sept nouvelles bibliothèques le dimanche d'ici 2019 : Parmentier (XIe), Hélène Berr (XIIe), Melville (XIIIe), Aimé Césaire (XIV), Germaine Tillion (XVIe), Rostand (XVIIIe et Sabatier (XVIIIe)..... sans effectifs supplémentaires. Une mesure qui ne passe pas tant le réseau parisien est exsangue (fermeture, réduction d'horaire...) et que plusieurs bibliothèques qui ouvrent déjà le dimanche, comme Sagan (Xe) ou Duras (XXe), sont dans une situation que l’on peut sans exagérer qualifier de critique ! Première à essuyer les platres, la bibliothèque Hélène Berr, située rue de Picpus dans le XIIème arrondissement.

La mairie de Paris campe sur ses positions et l'ancien contestataire étudiant, Bruno Julliard promu adjoint à la culture d'Anne Hidalgo de rester, tel un vulgaire Alain Juppé, droit dans ses bottes. « Ces ouvertures se feront à effectif constant » a déclaré l'ancien opposant à Dominique de Villepin. Un véritable pousse au crime de la part de l'ex leader de l'UNEF.

Pourtant, au delà de la question sociétale de l'ouverture (ou pas) des bibliothèques le dimanche les positions des uns et des autres faisaient consensus.« Quoiqu'il arrive, pour ouvrir il faudra des moyens humains supplémentaires ». Une antienne partagée par tout les professionnels, y compris ceux qui sont favorables à l'ouverture dominicale. Une déclaration reprise à son compte jusqu'à.... la CFDT de la Ville de Paris (lire ici). Mais pour Anne Hidalgo et son premier adjoint, c'est encore trop.

Ouverture du dimanche : Anne Hidalgo et Bruno Julliard répondent par le mépris aux revendications des personnels

Pourtant les collègues très modérés de la bibliothèque Picpus-Hélène Berr avaient des revendications on ne peut plus raisonnables (création de six postes de titulaires pour pouvoir fonctionner un jour supplémentaire, et encore sans animations ni standard téléphonique et à peine prendre un pause de dix minutes). De quoi faire s'étrangler les socialistes parisiens puisque l’adjoint à la culture les a envoyés bouler ! « Vous n'aurez droit qu'à un seul poste supplémentaire ». Ce qui a choqué ses personnels qui pourtant avaient abaissé au minimum leurs revendications croyant qu'elles seraient entendues. Une déclaration que nous traduisons par « estimez vous heureux, bande de fainéants ».

D'ailleurs, à l'occasion du Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, l'ensemble des syndicats a voté un amendement à la délibération qui sera soumise au Conseil de Paris souhaitant que la bibliothèques Hélène Berr ouvre avec huit agents titulaires supplémentaires. Un chiffre incluant même des effectifs pour rattraper les déficits constatés pour un fonctionnement normal en semaine. Franchement rien de très radical, n'est ce pas ?

Eh ben, même cette (petite) demande n'a rencontré que morgue et mépris de la part de Bruno Julliard. L'ancien contestataire étudiant, devenu il est vrai simple apparatchik de la politique municipale, a tout simplement refusé de prendre en compte cet amendement pourtant plus que raisonable. Une attitude pour le moins déplacée qui n'a pas échappée aux observateurs présents lors de ce Comité Technique. « Un blocage et un mépris affiché dénoncé par l’ensemble des collègues qui nous ont représenté » ont ainsi déclaré les bibliothécaires d'Hélène Berr après cette réunion. « Pour ma part, je suis vraiment convaincu qu’il faut agir pour dénoncer ce mépris des personnels et des usagers » a renchéri un autre.

Pour notre part, nous avons la triste impression qu'Anne Hidalgo et son acolyte jouent la politique du pire en pariant sur un conflit social. « Si on arrive à ouvrir le dimanche la bibliothèque Picpus-Hélène Berr sans embauches supplémentaires, on aura gagné pour ouvrir les autres en low coast » espèrent sans doute l’ancienne inspectrice du travail et son obligé. Bon, on ne veut pas faire de peine à nos amis bien au chaud sous les ors de l'Hôtel de Ville et qui se veulent pourtant progressistes mais le pari est pour le moins risqué.

 

  Anne Hidalgo et son acolyte face aux revendications raisonables des bibliothécaires

Anne Hidalgo et son acolyte face aux revendications raisonables des bibliothécaires

Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques
commenter cet article
5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 09:48
La mairie de Paris veut envoyer paître ses services en charge du patrimoine

Ce sera rue du Pré (ça ne s’invente pas), à la Porte de la Chapelle, loin des lieux où ils sont censés intervenir. A tel point que les personnels se demandent si ce déménagement n’est pas une sanction

C’est une décision qui pourrait paraître anodine mais qui montre bien le mépris de la mairie de Paris envers ses services en charge du patrimoine et de l’histoire, en les envoyant paître rue du Pré (ça ne s’invente pas), à la Porte de La Chapelle. Des services qui s’occupent de la restauration et la préservation des églises et de leurs œuvres dont la Ville à la responsabilité depuis la Loi de 1905, et qui jusqu’à maintenant travaillaient dans le quartier du marais au plus près de la direction des Affaires Culturelles (DAC), leur administration de tutelle. « Une décision incompréhensible et incohérente » pour les professionnels du secteur

« L’ordre est venu d’en haut » a justifié contrite l’administration aux agents furieux et complètement interloqués par cette mesure. « En haut », c'est-à-dire Anne Hidalgo en personne. Il fallait bien faire de la place dans les services de la DAC après que la municipalité parisienne ait vendu l’Hôtel de Coulanges, un superbe hôtel particulier pour le transformer en centre culturel tourné vers la mode et le design avec bien sûr un espace de co-working. Un espace pour jeunes gens chics et connectés. En tout cas, foin de mixité sociale, pas pour des ploucs en charge du patrimoine !

Mais plus grave, en les envoyant loin du centre de Paris, les personnels affirment que cette décision « compromet la réalisation du Plan investissement municipal (PIM) du patrimoine cultuel annoncé par la maire de Paris en octobre 2014, avec pour conséquences la poursuite de la dégradation du patrimoine et des risques d’accidents pour le public ». Une pierre dans le jardin du premier adjoint, Bruno Julliard, lequel vient pourtant d’affirmer benoîtement dans la presse que « la restauration de notre patrimoine est une priorité pour Paris ».

C’est également un énorme gâchis en termes d’organisation et de productivité que va engendrer ce déménagement car dans ce quartier très excentré pour se déplacer à l’Hôtel-de-Ville, via les transports en commun, il faudra compter une heure vingt aller et retour contre vingt minutes actuellement. Mieux, pour certains chantiers comme ceux de l’église Notre-Dame d’Auteuil ou de l’église Sainte-Anne de la Butte aux Cailles comptez plus de deux heures ! Certains agents vont passer jusqu’à quarente-quatre jours de travail par an dans les transports.Pour la sous-direction cela représente mille deux cent jours par an, soit pratiquement la perte de quatre postes à temps complet. Énorme !

La mairie de Paris veut envoyer paître ses services en charge du patrimoine

                    - Bon mon Bruno, j'crois qu tu t'es gouré, faut que tu reprennes ta calculette !

Mais cette décision d’Anne Hidalgo va surtout à l’encontre de l’engagement de la maire laquelle clame sur tout les toits d'églises que « l’administration parisienne doit être exemplaire dans le respect de ses agents en leur assurant des conditions de travail et de qualité de vie au travail pleinement satisfaisantes et respectueuses de leurs missions ». Or, cette décision génère des Risques psycho sociaux (RPS) en termes de cohésion des services et des équipes avec des mises en danger des personnels malmenés dans leur quotidien professionnel, et des risques d’accidents du travail liés au surcroît de fatigue, notamment pour les personnels gérant l’entretien des toitures et clochers des édifices et la restauration des vitraux, peintures murales... A moins que les services de Bruno Julliard et d’Anne Hidalgo s’en fichent comme de tout de ce qui s’apparente de près ou de loin aux vieilles pierres ?

Une véritable interrogation. A tel point que les personnels de se demander si ce déménagement n’est pas une sanction. « Observez que les services qui gèrent la création, l’art contemporain, la nuit blanche, le cinéma, ceux qui sont et budgétairement et médiatiquement les plus avantagés depuis le début de la mandature, c’est le moins que l’on puisse dire, restent au centre de Paris alors que les services gérant le patrimoine, l’archéologie, l’histoire, ceux qui ont fait l’objet de nombreuses polémiques dans les médias (serres d’Auteuil, la halle Freyssinet, Notre-Dame du Lorette, Commission du Vieux Paris), sont finalement sanctionnés, budgétairement et humainement ». On attend la réponse de la mairie sur ces points.

Dans un premier temps, l’intersyndicale CGT/FO/UNSA/SUPAP-FSU/UCP sollicite au nom des personnels concernés par ce déménagement, un rendez-vous dans les plus brefs délais avec la maire de Paris et son adjoint chargé des personnels pour demander l’arrêt immédiat de ce projet et propose de réfléchir à un projet alternatif respectueux des conditions de travail et de qualité de vie au travail… des agents et de… leurs missions. Une demande qui correspond en principe pile-poil aux objectifs affichés par la municipalité parisienne. Sinon, un préavis de grève sera déposé.

Mais si la mairie de Paris veut absolument valoriser la rue du Pré (maudit) nous proposons pour notre part (sans engager l'intersyndicale ) que le haut encadrement de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) donne l'exemple et aille se poser du côté de la Porte de la Chapelle. En plus elle fera vraiment de la place car elle emportera dans ses valises notre ancien maire, Bertrand Delanoë, toujours locataire d'un bureau, rue des francs-bourgeois...  au sein de la DAC !

 

La mairie de Paris veut envoyer paître ses services en charge du patrimoine

                     - Désolé Anne, tu peux pas faire ça, car moi aussi je fait parti du patrimoine

Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans Patrimoine
commenter cet article
4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 10:32
Ouverture des bibliothèques le dimanche : quand la CFDT disait non à Anne Hidalgo

Elle devrait donc, en principe, voter résolument contre le projet concernant la bibliothèque Picpus-Hélène Berr

La mairie de Paris compte ouvrir prochainement sept nouvelles bibliothèques le dimanche. Première à essuyer les plâtres, la bibliothèque Hélène Berr, située rue de Picpus dans le XIIème arrondissement, que l’équipe d’Anne Hidalgo veut  faire ouvrir un jour supplémentaire. Problème : cela se ferait… à effectif constant (un seul recrutement est prévu par l’administration alors qu’il en faudrait une dizaine). Une décision qui ne passe évidemment pas auprès des bibliothécaires (lire ici). Ni bien sûr de la majorité des syndicats – CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA - lesquels vont donc voter contre ce projet lors du prochain Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris présidé par le premier adjoint en charge de la culture, Bruno Julliard.

Un Bruno Julliard qui, à force de manoeuvres, clame à qui veut l'entendre « qu'il compte s’appuyer sur la CFDT » pour faire passer son funeste projet. Toutefois, cette dernière pourrait mettre à mal les désirs de l’ancien contestataire étudiant. En effet, dans un texte envoyé à tous les bibliothécaires parisiens au moment des dernières élections municipales, le syndicat de Laurent Berger martelait ferme son opposition à toutes extensions d’ouvertures comme l’illustre le document en bas de page. Certes, c’était il y a deux ans, mais la situation n’ayant pas du tout évoluée (et c’est même aggravée) la CFDT devrait donc voter, ce jour, contre le projet d’ouverture dominicale de la bibliothèque Picpus-Hélène Berr et rejoindre ainsi les personnels et les autres syndicats pour contester cette régression en terme de condition de travail. Et puis, comme leur dit leur devise : des choix, des actes.

Ouverture des bibliothèques le dimanche : quand la CFDT disait non à Anne Hidalgo
Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques Travail du dimanche
commenter cet article
1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 11:40

 

     Le 28 septembre, Mariannne est venue soutenir les grévistes du Petit Palais

Grève réussie au musée du Petit-Palais : Marianne était avec la CGT et les salles sont restées vides

               Une grève réussie au Petit-Palais. La preuve, les salles étaients vides

Grève réussie au musée du Petit-Palais : Marianne était avec la CGT et les salles sont restées vides

.

Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans musées
commenter cet article
28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 22:39
Le musée du Petit Palais, au bord de l’explosion sociale, sera en grève le 28 septembre

Dernière provocation en date de la direction du musée : sucrer un quart d’heure de pause déjeuner pour les agents

Le climat est lourd, très lourd au musée du Petit Palais (VIIIe) : manipulations, intimidations, menaces sont le quotidien des agents…. Lesquels sont au bord de l'explosion sociale. A tel point qu’un préavis de grève a été déposé pour le 28 septembre jour de l'inauguration de la prochaine exposition consacrée à Oscar Wilde.

Le feu couve depuis un moment. Notamment depuis que les agents ont été contraint de réclamer leurs heures supplémentaires, lesquelles n’avaient pas été payées depuis plusieurs mois. Les personnels furieux n’hésitaient pas d’ailleurs à considérer leur direction comme étant « incompétente ». Ambiance...

Puis, la direction du musée decida sans préavis de retirer les protections entourant les œuvres. Une décision qui eu pour conséquence de voir les personnels de la surveillance empêcher continuellement les visiteurs de toucher tableaux et statuts jusque là protégés. Une situation qui faisait dire aux agents « que les œuvres n’appartenaient pas au secrétaire général du musée ». Pas faux. Mais surtout, vu le sous-effectif récurrent, devenu de plus en plus compliqué à gerer.

Toutefois au lieu de faire profil bas, la direction du Petit Palais a préféré en rajouter une couche. Histoire peut être d’emmerder Paris-Musée, l’établissement public en charge des musées municipaux de la capitale et de son président Bruno Julliard ? Car cette fois c’est une note interne qui met le feu au poudre. Il est vrai que celle-ci ratiboise, rien de moins, quinze minutes sur le temps de pause déjeuner des personnels, que ce soient ceux en charge de la surveillance ou ceux en charge de l’administratif en leur interdisant d’aller à la cantine de l’Hôtel de Ville, la seule désormais prévue par la mairie de Paris pour accueillir les personnels du musée du Petit-Palais.

« Depuis la fermeture de la cantine du Louvre les agents du musée ne bénéficient plus de solution de restauration à proximité » ose affirmer la note du SG. Lequel ne semble pas très à l’aise avec la vérité sur ce coup là. D’abord la fameuse cantine du Louvre….est fermée depuis deux an et demie ! Il était donc temps que la direction du musée prenne les choses en mains. Sauf que les agents ont juste deux stations de métro supplémentaires pour utiliser, une autre cantine de la Ville de Paris, celle de l’Hôtel de Ville, qui n’est donc pas moins « de proximité » que celle du Louvre puisque En gros, on est passé de 20 minutes à vingt trois minutes de trajet.

De son côté, croyant se la jouer maline, la direction du musée, sans en parler aux personnels concernés, a décidée d'utiliser sa botte secrète. « Afin de pallier à cette difficulté, une convention a été passée avec le ministère de l’intérieur pour autoriser l’accès des personnels du Petit Palais à leur site de restauration ». Petit problème : la cantine des pandores, située rue Cambacéres se trouve.... à au moins vingt minutes elle aussi ! Et à pieds qui plus est puisqu’il n’y a pas de transport ! Plutôt gênant quand on sait qu’il y a une forte proportion d’agents de la ville qui ont été reclassés dans les musées pour motif médical. Les collègues continuent donc d’aller à la cantine de l’Hôtel de Ville. Normal c’est moins loin et plus facile d'accès finalement.

C'est alors, ultime provocation, que la direction du Petit Palais a décidé de se la jouer mesquine en s’appuyant sur sa fameuse convention passée avec la Place Beauvau : « les agents bénéficiant désormais d’un restaurant administratif à proximité du musée, le délai de route est maintenant diminué d’un quart d’heure ». Tchak. Bref, ça gueule sévère aussi bien dans les salles que dans les bureaux. On les comprend. Les agents ont donc décidé de se mettre en grève pour exprimer leur colère et leur défiance. Seule solution pour Bruno Julliard de rattraper le coup : rétablir le fameux quart d’heure de délais de route. Pour commencer.

 

                La mairie de Paris laissera-telle les agents du Petit Palais déjeuner tranquille ?

Le musée du Petit Palais, au bord de l’explosion sociale, sera en grève le 28 septembre
Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans musées
commenter cet article
26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 10:15
Rénovation de bibliothèque : Anne Hidalgo renvoie son incompétence sur les parisiens via son budget « participatif »

Du côté des conservatoires, on frise même carrément l’arnaque puisque elle demande de voter (ou pas) pour… l’achat d’instruments de musique !

C’est ce que l’on appelle un bon coup de com de la part de l’équipe d’Anne Hidalgo : faire croire à une « innovation démocratique majeure » avec la mise en place du fameux budget participatif.  Sauf que la mairie de Paris prend ses administrés pour des gogos, car l’astuce de ce budget participatif est de faire voter les parisiens sur des projets qui de toutes façons sont à la charge de la mairie de Paris. Ainsi, les rénovations de nombreuses bibliothèques sont, cette année, soumises au vote.

Et là, on peut dire que l’équipe d’Anne Hidalgo charge la barque avec pêle-mêle la rénovation de la bibliothèque Brassens (XIVe) ou de François Villon (Xe), voire de faire d’une pierre deux coups avec l’agrandissement et la rénovation de l'espace jeunesse de la bibliothèque Valeyre (IXe). Tudiou..Mieux, la mairie propose à nos participatifs de voter pour….l’achèvement de la rénovation de la bibliothèque Andrée Chedid (XVe). Il est vrai que celle-ci n’avaiit pu aller à son terme faute de crédit ! Habile…

Mais là où la mairie fait vraiment très fort, c’est lorsque elle propose de faire valider par la participation… la mise aux normes handicapées pour accéder à la bibliothèque Faidherbe (XIe) ou Sagan (Xe). Bon, la liste est non exhaustive puisque sont, entre autres, également concernées par ce dévoiement démocratique la bibliothèque Forney (IVe) et Germaine Tillion (XVIe).

Du côté des conservatoires, on frise carrément l’arnaque puisque la mairie demande aux parisiens de voter (ou pas) pour… l’achat d’instruments de musique (lire ici) ! C'est plus du participatif, c'est de la flute! Comme on le voit, alors que tout cela relève de l’administration normale d’une collectivité, l’équipe d’Anne Hidalgo se défausse désormais sur les (maigres) votants pour justifier de ses immenses carences. Reste plus l’année prochaine pour la mairie (qui doit déjà y penser) de demander aux parisiens si les bibliothèques doivent acheter des livres ou encore si les éboueurs doivent continuer de ramasser les poubelles ! Une innovation démocratique majeure pour sûr. 

Ah, on oubliait le meilleur pour la fin : cette année la mairie de Paris a décidé de demander aux parisiens de se pencher sur l’hygiène de nos petits pour savoir si il faut…des toilettes rénovées pour tout les élèves du XIIème arrondissement (lire ici). Merde alors, là fallait oser….

Rénovation de bibliothèque : Anne Hidalgo renvoie son incompétence sur les parisiens via son budget « participatif »

                                                   - Je vous l'avais promis, j'oserais tout !

Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques Conservatoire-ABA
commenter cet article
23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 19:11
Les maîtres-nageurs parisiens dénoncent les failles de sécurité dans les piscines après une mort par noyade

Un drame qui aurait pu être évité selon les spécialistes, lesquels lancent un appel pour « une meilleure sécurité dans les piscines parisiennes »

C’est une information qui a été soigneusement passée sous silence par la Mairie de Paris. Elle aurait pourtant bien mérité un communiqué de la part d’Anne Hidalgo pour, au moins, donner sa position sur les failles de sécurité dans les piscines parisiennes. Ou alors une petite réaction de la part de Jean-François Martin, son adjoint en charge des sports, lequel  d'habitude tweete à tout va sur tout et n’importe quoi (voir ici). Un événement d’importance néanmoins car il y a quelques jours un drame a eu lieu à la piscine Blomet dans le XVème arrondissement avec la noyade d’un jeune homme de 23 ans.

Ce dernier, pourtant en excellente condition physique, a été découvert inanimé sous l’eau par les maîtres-nageurs en service lesquels ont procédé aux premiers secours. Après une réanimation intense et la prise en charge par les pompiers, le nageur en état inconscient est malheureusement décédé le lendemain à l’hôpital. Un drame qui, dans ce cas précis, aurait pu être évité selon les spécialistes.

En effet, en plus de la présence nécessaire de maîtres-nageurs, il existe une technologie pour repérer une immobilité persistante des nageurs sous la surface pendant plus de quelques secondes pas toujours décelable du bord des bassins. Ce système baptisé Poséidon est d’ailleurs déjà en place dans certaines piscines parisiennes comme celle d’Auteuil (XVIe) ou encore Aspirant-Dunant (XIVe). Une technologie qui a déjà sauvé plusieurs vies (lire ici). Mais il n'avait pas été installé à Blomet. De toute évidence, suivant la piscine dans laquelle vous allez nager, votre sécurité n’est pas assurée de manière similaire. Pendant ce temps, la Ville de Paris préfère communiquer sur son Plan Nager à Paris.

 

                                                 Description technique du système Poséidon

Les maîtres-nageurs parisiens dénoncent les failles de sécurité dans les piscines après une mort par noyade

 

Par ailleurs, en plus de l’absence du système Poséidon, il n’y a bien trop souvent qu’un seul maître-nageur affecté à la surveillance des usagers dans les piscines municipales parisiennes, alors que l’expérience montre que pour l’application des premiers secours, il faut impérativement être deux pour pouvoir procéder correctement à une réanimation efficace (massage cardiaque et assistance respiratoire).

C’est pourquoi les maîtres-nageurs parisiens, avec la CGT, ont décidé de lancer une pétition auprès des utilisateurs des bassins de la capitale pour exiger « une meilleure sécurité dans les piscines parisiennes ». Parmi les revendications demandées par les usagers et les professionnels figurent entre autres « la liste des piscines équipées du système Poséidon » suivi « d’un calendrier de mise en place de ce système, ou équivalent, dans toutes les piscines parisiennes ».

Autre demande désormais adressée à Anne hidalgo et son adjoint en charge des sports municipaux « un état des lieux des piscines et créneaux où la présence simultanée de deux maîtres-nageurs n’est pas assurée ». Une fois ce recensement terminé, les professionnels exigent, par conséquent, le « recrutement de maîtres-nageurs en accord avec le plan d’organisation de la surveillance et des secours (POSS) pour assurer la sécurité des usagers ».

 

Sécurité dans les piscines : Anne Hidalgo et son adjoint aux sports vont devoir se mettre au travail

Les maîtres-nageurs parisiens dénoncent les failles de sécurité dans les piscines après une mort par noyade
Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans santé au travail Revendications
commenter cet article
21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 19:12
Plusieurs tableaux détériorés au musée du Petit Palais !

Delphine Levy, la directrice de Paris-Musées, génée aux entournures, prie pour que l'affaire ne devienne pas publique

Le climat est lourd, très lourd au musée du Petit Palais (VIIIe) : manipulations, intimidations, menaces sont le quotidien des agents…. lesquels sont au bord de l'explosion sociale. A tel point qu’un préavis de grève a été déposé pour le 28 septembre jour de l’inauguration de l'exposition consacrée à Oscar Wilde (lire ici).

Mais ce n'est pas tout, car en dehors des mauvaises relations sociales, c'est la façon dont la direction du musée du Petit Palais administre son établissement qui est désormais mise en cause. Une gouvernance qui va jusqu'à mettre péril les œuvres exposées. Dernier épisode en date : la suppression des gardes-corps qui entouraient les œuvres. Cette initiative prise par le directeur du musée, Christophe Leribault « pour des raisons esthétiques » a surtout eu pour conséquence la détérioration de plusieurs tableaux. Ainsi certains d'entre-eux ont été rayés ou troués.... dont un était prêté ! Pas de pot. Reste à savoir qui va payer pour cette incompétence...

Peut être que la direction du Petit-Palais se fout de ses collections, mais les personnels, et la CGT avec eux, rappellent « que le patrimoine n'appartient pas à la direction de l'établissement mais à tous le monde ». Interpellée par notre syndicat, Delphine Levy, la directrice de Paris-Musées, l'établissement en charge des musées municipaux de la capitale, gênée aux entournures, a lâché du bout des lèvres « qu'elle renouvelait toute sa confiance » à Christophe Leribault, le patron du Petit-Palais. Mais on sentait bien qu'elle priait surtout pour que l'affaire ne devienne pas publique. Et maintenant ? Et surtout qu'en pense la mairie de Paris qui a la tutelle de tout ce beau monde ?

Ah, au fait, on confirme, le musée du Petit-Palais sera bien en grève le 28 septembre aussi pour cause de gros malaise social. Au moins ce jour là les œuvres seront préservées.

Plusieurs tableaux détériorés au musée du Petit Palais !
Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans musées Patrimoine
commenter cet article
16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 16:43
La directrice de la médiathèque Picpus-Hélène-Berr à son tour coincée dans l'ascenseur retombé en panne

                            Il manquerait plus que ça arrive un dimanche !

C’est une bibliothèque que la mairie de Paris voudrait ouvrir le dimanche. On ignore toutefois si la bibliothèque Picpus-Hélène Berr (XIIe) pourra accueillir du public. En effet, après plusieurs semaines de travaux qui avaient pour objectif d'installer un ascenseur neuf, ce dernier ….n'arrête pas de tomber en panne ! Plutôt gênant pour un établissement qui compte six étages et qui ne peut donc décemment pas ouvrir au public dans ces conditions, les locaux étant de facto inaccessibles aux  handicapés, personnes âgées ou encore aux parents accompagnés d'enfant en bas âge (la section jeunesse est située au quatrième étage).

Le problème, c'est que ces pannes sont vraiment récurrentes. Non seulement la bibliothèque avait dû repousser de plusieurs jours sa réouverture (lire ici) mais dans ceux qui ont suivis, un agent s'est retrouvé coincé pendant une heure dans la cabine. Depuis, on ne compte plus les incidents à répétition, l'appareil ne pouvant pas surporter quelques heures d’activité d'affilées. Inutile de préciser que les lecteurs et les personnels sont excédés. Dernier épisode en date : c'est au tour de la directrice de l'établissement de s'être retrouvée coincée à l'intérieur de cet ascenseur décidément maudit. Un appareil qui, désormais, n'hésite plus à s'attaquer au plus haut niveau de la hiérarchie.

Et dire que la municipalité parisienne veut faire ouvrir cette bibliothèque le dimanche. On sait déjà que cela se fera au détriment des règles les plus élémentaires de santé et sécurité comme le confirmait d'ailleurs un document remis à Bruno Julliard lors du CHSCT (lire ici).

La directrice de la médiathèque Picpus-Hélène-Berr à son tour coincée dans l'ascenseur retombé en panne
Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques santé au travail
commenter cet article
14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 11:48
Un élu parisien explique pourquoi il est contre l'ouverture de la bibliothèque Picpus-Hélène Berr le dimanche

« Nous ne comprenons pas clairement quel est l’objectif politique de ce projet d’ouverture dominicale » souligne Nicolas Bonnet

La maire de Paris, Anne Hidalgo, et son adjoint à la Culture, Bruno Julliard, croyaient sans doute que ça allait passer... Mais la perspective d’ouvrir le dimanche la bibliothèque Hélène Berr, située rue de Picpus dans le XIIe arrondissement, n’a vraiment pas l’air de convaincre grand monde. Après les bibliothécaires, avec une lettre très argumentée (lire ici), ou encore des spécialistes de la Santé au Travail avec une étude également très argumentée (lire là), c’est au tour de Nicolas Bonnet, élu de l’arrondissement et par ailleurs président du Groupe Communiste-Front de Gauche au Conseil de Paris, de lancer un véritable pavé dans la mare de l’ancienne conseillère de Martine Aubry au ministère du Travail et de l’ancien syndicaliste étudiant. Voici in extenso le discours qu’il a prononcé au Conseil du XIIe arrondissement ce 12 septembre.

« Madame la Maire, Le 2 septembre, les agents de la bibliothèque Hélène Berr et leurs organisations syndicales ont organisé un temps d’échange avec les élu-es du XIIe sur le projet d’ouverture de cet établissement le dimanche. Cette discussion m’a permis de constater que nous partagions un certain nombre d’inquiétude avec les agents.

D’abord, nous ne comprenons pas clairement quel est l’objectif politique de ce projet d’ouverture dominicale. Dès que nous abordons le sujet avec Bruno Julliard, l’adjoint à la Culture, il nous répond que c’est une demande forte des Parisiens. Pourtant, à Hélène Berr, ce n’est pas ce que demandent les usagers. Dans l’enquête de satisfaction liée à la démarche « QualiParis », les usagers demandent l’ouverture du lundi ou l’ouverture plus tôt le matin ou plus tard en soirée, mais ils sont relativement peu à demander l’ouverture le dimanche. J’entends aussi parler de la nécessité de répondre aux besoins des étudiants mais une bibliothèque universitaire ouvrira à quelques dizaines de mètres d’ici quelques années.

Par principe, les élu-es communistes sont réticents au travail dominical même si nous estimons qu’il existe des exceptions nécessaires comme pour les transports publics. Concernant les bibliothèques, nous pouvons comprendre l’ouverture du dimanche si cela permet de faire venir des publics qui ne fréquentent pas ou peu les équipements culturels en temps normal. Mais manifestement la municipallté ne souhaite pas engager les moyens nécessaires pour atteindre cet objectif politique. Car il est prévu qu’Hélène Berr n’ouvre qu’avec un nombre réduit d’agents titulaires sans création de poste supplémentaires. Compte tenu de la configuration du bâtiment et des règles de sécurité incendie, les agents devront rester fixes toute la journée pour gérer les retours et sans pouvoir prendre de pause. Cela veut dire qu’ils ne pourront pas animer la bibliothèque ou accompagner les usagers alors même que ce sont ces actions de médiation qui permettent de démocratiser l’accès aux bibliothèques.

Je ne rentrerai pas plus dans l’ensemble de nos arguments qui sont exposés dans le voeu mais je rappellerai juste, qu’à ce stade, les agents de la bibliothèque sont opposés à l’ouverture du dimanche car leurs conditions de travail vont être fortement dégradées. Vous l’aurez compris, nous partageons leurs avis. Voilà pourquoi nous voulons que la Mairie du XIIe prenne position contre l’ouverture de la bibliothèque Hélène Berr le dimanche ». Pas mieux.

Mais en dehors de Nicolas Bonnet et des communistes, il semblerait que ce soit de tout bord politique que la critique fuse (pour le moins) sur les projets de la mairie centrale. Ainsi l’élue représentant le groupe Les Républicains, Valérie Montandon, a également demandé au cours de ce même Conseil d’arrondissement qu’avant toute ouverture le dimanche la ville réalise « au moins une étude » auprès du public. Pas idiot si l’on considère que les usagers demandent plutôt des ouvertures le matin ou le lundi d’après l'enquête menée... par la mairie elle-même ! Mieux : l’élue, pourtant classée à droite, demande à la mairie socialiste de faire au moins aussi bien qu’Emmanuel Macron en matière sociale sur le travail du dimanche en « engageant une concertation avec les représentants du personnel sur les extensions d’horaires en soirée ou le dimanche, en terme de volontariat, d’organisation et de compensation ». Perfide. Pour convaincre de l’ouverture d’Hélène Berr le dimanche il va falloir que la mairie se mette vraiment en marche !

                                                       Déjà en octobre 2015 dans Le Parisien

Un élu parisien explique pourquoi il est contre l'ouverture de la bibliothèque Picpus-Hélène Berr le dimanche
Repost 0
Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques Travail du dimanche
commenter cet article