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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 08:20
Ouverture du dimanche : les bibliothécaires parisiens se manifestent le 12 mai au siège de la Direction des Affaires Culturelles

                  De son côté, Bruno Julliard est interpellé sur change.org

La situation des bibliothèques municipales parisiennes est catastrophique ! Les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années ont eu pour conséquence la diminution importante de personnel dans les bibliothèques municipales de la capitale. De fait, les établissements exsangues sont contraints à réduire leurs horaires d’ouverture en semaine quand ils ne sont pas carrément fermés brutalement.

Or, malgré cette réalité affligeante, la municipalité s'obstine, sans concertation préalable avec le personnel, à ouvrir sept nouvelles bibliothèques le dimanche d'ici à la fin de la mandature sans création de poste de bibliothécaire. Une véritable provocation (lire ici).

Il n'est pas envisageable que les ouvertures du dimanche s'effectuent au détriment de la qualité du service public rendu aux Parisiens, ni dans les bibliothèques concernées, ni dans les autres bibliothèques du réseau. Dans les conditions qu’on nous impose, les bibliothécaires parisiens (soutenus par toutes les organisations syndicales de la Direction des Affaires culturelles)  refusent toute nouvelle ouverture le dimanche et le font savoir dès maintenant  en interpellant Bruno Julliard, le premier adjoint en charge de la culture, avec la pétition mise en ligne sur change.org. Nous invitons tous le monde à la signer en cliquant là.

Prochain rendez-vous le jeudi 12 mai pour un grand rassemblement (de 10 heures à midi) dans la cour de l’Hôtel d’Albret, le siège de la Direction des Affaires Culturelles (avant qu’il ne soit vendu). Tous les syndicats (CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA) ayant déposé des heures d’information syndicale pour ce jour là, les agents pourront donc s’y rendre sur leur temps de travail. Un interprète en langage des signes sera également présent pour les collègues des pôles sourds. Venez nombreux pour présenter nos hommages à notre administration. Et puis qui sait, peut être que Bruno Julliard sera là pour discuter avec les bibliothécaires.

    Paris : les bibliothécaires vont à la rencontre du directeur des affaires culturelles, le 12 mai

Ouverture du dimanche : les bibliothécaires parisiens se manifestent le 12 mai au siège de la Direction des Affaires Culturelles

                                 - Hé, ho ! Si vous voulez voir Bruno Julliard, c'erst par là !

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 10:49
Paris : les bibliothécaires font signe @BrunoJulliard sur Twitter

Et même en 140 signes avec le hashtag #ledimanchecestCPE (pour lui rappeler ses idéaux de jeunesse)

La mairie de Paris, sans concertation préalable, compte ouvrir sept nouvelles bibliothèques le dimanche d'ici à la fin de la mandature sans création de postes de personnels titulaire. Une véritable provocation pour les agents concernés (lire ici) .

Mais alors comment la municipalité parisienne compte y arriver ? Simple, son adjoint en charge de la culture, Bruno Julliard, table sur des ouvertures dominicales avec rien moins qu'une majorité d'étudiants à temps très partiel. Un étrange retournement de l'histoire quand on sait que le même Bruno Julliard, alors président du syndicat étudiant UNEF, est entré en politique au moment des manifestations contre le Contrat Première Embauche (CPE) en 2005 (lire ici). Pour lui rappeler ses idéaux de jeunesse nous proposons donc de lui faire signe sur @BrunoJulliard et de lancer le mot dièse #ledimanchecestCPE sur twitter.

De leur côté, les bibliothécaires parisiens affirment sur change.org  « qu’il n'est pas envisageable que les ouvertures du dimanche s'effectuent au détriment de la qualité du service public rendu aux Parisiens, ni dans les bibliothèques concernées, ni dans les autres bibliothèques du réseau. Dans les conditions qu’on nous impose, nous refuseront toute nouvelle ouverture le dimanche ! » Pour soutenir le texte, signez là.

Par ailleurs, l’intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA appellent tout le monde le jeudi 12 mai à un grand rassemblement dans la cour de l’Hôtel d’Albret, le siège de la Direction des Affaires Culturelles. Un interprète en langage des signes sera présent pour les collègues des pôles sourds. Ce sera à partir de dix heures. Venez nombreux pour présenter nos hommages à notre administration. Et puis qui sait, peut être que Bruno Julliard sera là pour discuter avec les bibliothécaires.

 

               Ouverture du dimanche : Bruno Julliard fait l'actualité sur les réseaux sociaux

Paris : les bibliothécaires font signe @BrunoJulliard sur Twitter

                                                  - Hé,ho ! Bruno, j'ai encore reçu un tweet

                                - Ah les malhonnêtes, en plus ils ont retrouvés d'anciennes archives

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 19:02
La Mairie de Paris veut se débarrasser de l’Hôtel d’Albret (IVe)

Si la vente du siège des Affaires Culturelles se réalise, cela fera une victime (et pas des moindres) !

C'est l'information qui circule dans les couloirs de l'Hôtel de Ville et elle nous a été confirmée par plusieurs sources à la Direction de l'Urbanisme. La mairie de Paris veut mettre en vente l'Hôtel d'Albret. Problème : ce prestigieux site situé au cœur du quartier du marais abrite aussi le siège de la Direction des Affaires Culturelles (DAC).

Une nouvelle qui ne devrait pas ravir les personnels qui y travaillent. D'autant que leurs collègues de l'Hôtel de Coulanges tout proche, ont, eux, appris la vente de cet autre hôtel particulier...par la presse ! On voit à quel point la mairie de Paris considère ses agents quelque soit leur catégorie...

Mais pourquoi la Ville de Paris en veut-elle autant à la Direction des Affaires Culturelles ? Car évidemment cette dernière ne veut pas déménager. On la comprend puisque elle est située à quelques centaines de mètres de l'Hôtel de Ville là où se déroulent de nombreuses réunions. D'autant que le déménagement et le loyer dans de nouveaux locaux gréveraient un budget de fonctionnement déjà en diminution depuis plusieurs années. De plus, cette perspective serait un véritable gouffre organisationel qui pourrait faire perdre plusieurs milliers d'heures de travail.

Mais alors, où iraient-ils ? Certaines sources (très bien informées) parlent d’un déménagement vers... la porte d'Italie (XIIIe) voire la Porte de la Chapelle (XVIIIe), soit aux confins de la capitale. Une véritable catastrophe pour nos collègues des services centraux dont la grande majorité habite en banlieue, lointaine parfois.

Car pour notre syndicat une véritable politique à l'écoute des personnels (telle que vantée par Anne Hidalgo dans ses lignes directrices) serait au moins de proposer un déménagement dans un périmètre entre St-Lazare, Gare de l'Est, du Nord, Lyon et Austerlitz. Des quartiers accessibles pour les banlieusards qui viennent en transports en commun. Et pour une fois la mairie pourrait être vraiment progressiste.

En tout cas, une chose est sûre, si la vente du siège des affaires culturelles se réalise, cela fera une victime et pas des moindres. En effet, depuis deux ans, une figure politique de la vie parisienne a pris ses quartiers à l’Hôtel d’Albret, il s’agit rien moins que …Bertrand Delanoë lequel bénéficie d’un bureau et d’un secrétariat (lire ci). La vente de l’immeuble de la rue des franc-bourgeois serait, incontestablement, un signe de défiance de la part d’Anne Hidalgo envers celui qui lui a cédé son fauteuil !

La Mairie de Paris veut se débarrasser de l’Hôtel d’Albret (IVe)

                                                                    - Ah si j'avais su !

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 10:38
Quand la Mairie de Paris exclut les chômeurs et les jeunes de moins de 25 ans de la gratuité des CD et des DVD dans les bibliothèques

 En revanche un couple de cadres supérieurs avec enfant pourra en bénéficier...

C’était une vieille idée lancée par les bibliothécaires parisiens et relayée par les syndicats : la gratuité de tous les supports (les CD et les DVD étant jusqu'à présent payants) pour tous les usagers sans distinction aucune. Mais cette initiative était trop simple pour la Mairie de Paris... Laquelle en a décidé autrement en limitant l’accès à cette gratuité aux moins de dix-huit ans et aux bénéficiaires des minima sociaux. Un premier pas qui va certes dans le bon sens, mais la Ville a mis en place une telle usine à gaz (une de plus !) que cette mesure a des effets très inattendus. Mais alors : très, très inattendus...

Passons sur le fait que les bibliothécaires ont été prévenus au dernier moment sans même avoir le temps de pouvoir expliquer au public ces nouvelles modalités et qu'ils devront mettre en place une nouvelle procédure d’inscription en demandant dorénavant encore plus de justificatifs, bien que personne ne sache vraiment lesquels... Après tout, ce n’est pas la première fois que les personnels sont considérés comme quantité négligeable par notre administration quand elle met en place de nouveaux services (bibliothèque numérique, liseuses, carte citoyenne, tablettes...)

De même, les agents se demandent bien quel est l’intérêt de faire figurer sur la fiche d’un usager le fait qu’il soit bénéficiaire du RSA, du minimum vieillesse, d’une allocation d’adulte handicapé ou autre… « Cela va concourir à rallonger le moment de l’inscription, qui peut déjà parfois être bien long. Un manque de confort, et pour les usagers, et pour les agents, et qui va à contre-courant de la simplification amorcée depuis l’abandon des fiches papier pour les réabonnements gratuits » ont ainsi déclaré des bibliothécaires dans une lettre ouverte envoyée à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.

Mais là, il faut avouer que le système est en train de générer de sacrés couacs... Notamment en instaurant de nouvelles discriminations !

Quand la Mairie de Paris exclut les chômeurs et les jeunes de moins de 25 ans de la gratuité des CD et des DVD dans les bibliothèques

Ainsi sont exclus de cette mesure de gratuité... les chômeurs ! Et aussi une part importante de la population pourtant la moins fortunée de ce pays : à savoir les jeunes majeurs de moins de vingt-cinq ans. Effectivement, en plus de ne plus pouvoir bénéficier des réductions octroyées aux moins de dix-huit ans, ces derniers sont également exclus des minima sociaux. Il paraît que Bruno Julliard, l'actuel adjoint an charge de la Culture, fut un temps l’adjoint en charge de la Jeunesse... C’était sous une autre mandature, il est vrai.

En revanche, un couple de cadres supérieurs pourra bénéficier de cette gratuité ! Comment ? Il suffit tout simplement d’avoir des enfants. De fait, des parents malins ont illico autorisé leurs progénitures à emprunter tout type de document adulte ! Et le tour est joué. « Après une journée de mise en route, nous avons déjà des exemples d’adultes annulant leurs inscriptions payantes pour utiliser la carte de leurs enfants à la place » ont ainsi observé des bibliothécaires.

Les seuls qui devront payer pour emprunter CD et DVD sont donc les usagers sans enfant, les chômeurs, les jeunes majeurs, les retraités, les smicards, et ceux qui sont juste un peu au-dessus... Il paraît que des élus avaient déclamé  lors d’un conseil de Paris que « la Culture doit être accessible à tous, sans distinction de revenus ». Qu'en pense Bruno Julliard et Anne Hidalgo ?

Bref, pour mettre fin à ce système compliqué et finalement très injuste socialement, il suffit d’instaurer la gratuité pour tous les supports et pour tous les usagers, quel que soit l’âge, le sexe, la condition sociale ou le lieu d’habitation. D’ailleurs, c'est déjà ce qui se pratique à Bordeaux chez… Alain Juppé !

Sinon, instaurer la gratuité pour tous les usagers en bibliothèque pourrait aussi faire plaisir... à Philipe Chotard, le secrétaire général de la Ville de Paris. En effet, ce dernier vient de lancer son nouveau joujou appelé PariSimple. Et dans une lettre envoyée à l'ensemble des agents municipaux de la Capitale, le SG annonce « que la collectivité parisienne s’engage dans une démarche de simplification de ses procédures internes. Dénommée PariSimple, celle-ci est déployée aujourd’hui dans l’ensemble des services de la Ville » (lire ici). Et le plus haut fonctionnaire de la Mairie de Paris de surenchérir : « Individuellement et collectivement, nous avons tous à gagner de l’amélioration de nos procédures internes. C’est la raison pour laquelle je sais pouvoir compter sur vos idées ». En voilà déjà une.

 

 

   Gratuité : le SG rapporte les propositions des bibliothécaires dans le cadre de PariSimple

Quand la Mairie de Paris exclut les chômeurs et les jeunes de moins de 25 ans de la gratuité des CD et des DVD dans les bibliothèques

                          - En plus madame le maire, on pourra le récupérer politiquement

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 18:09
La Mairie de Paris se lance « dans une démarche interne de simplification de ses procédures »

Avec PariSimple, facilitons-nous la vie au travail !!! Et en plus, ce sera au minimum sur deux vagues par an...

C’est un message de la plus haute importance que les agents municipaux de la Capitale viennent de recevoir. « La Maire de Paris a souhaité que la Ville s’engage dans une démarche de simplification de ses procédures internes, dénommée PariSimple. En simplifiant nos modes de fonctionnement, en faisant la chasse aux tâches devenues inutiles ou en apportant les précisions qui s’imposent dans nos procédures internes, il s’agit de gagner individuellement et collectivement en efficacité et en confort de travail » s’est emballé l'Hôtel de Ville.

Pas d'empressement intempestif néanmoins, car une bonne démarche de simplification n’est rien sans une bonne vague de réunionite : « afin d’inscrire cette démarche dans nos modes de fonctionnement quotidiens, il sera demandé aux encadrants d’animer, d’ici fin mai, un temps de réflexion collective avec leurs équipes afin d’identifier les procédures internes, soit au sein des équipes, soit de niveaux métier, direction ou Ville, qu’il convient d’améliorer en priorité ». Bref, il faut convoquer fissa tout le monde, d’ici fin mai, quitte à laisser tomber ses occupations, même les plus urgentes. Pour mieux les retrouver après avec celles qui se seront depuis accumulées évidemment. C'est sûrement ce qu'on appelle à la Mairie de Paris, se faciliter la vie au travail.

Toutefois, l'administration parisienne est bonne fille avec ses cadres puisqu'elle leur propose une petite aide pour simplifier tout ça : « afin de vous accompagner dans l’animation de cette réflexion, vous trouverez un kit méthodologique détaillant la démarche, vous précisant votre rôle et vous proposant une méthode pour animer la réflexion au sein de vos équipes. » Mao avait sont Petit Livre rouge, Anne Hidalgo aura donc son guide PariSimple.

La Mairie de Paris se lance « dans une démarche interne de simplification de ses procédures »

Mais attention, la Mairie de Paris ne veut pas en rester là pour nous inculquer à tous ce choc de simplification, car elle a pensé à tout, notamment à mettre en place des commissaires politiques : « un référent PariSimple a été désigné dans chaque direction. Il vous appartiendra de lui faire un retour de la mise en œuvre de la démarche dans votre service via la Fiche Transmission et via la Fiche Proposition ». Simple, non ? Mais on n'ose imaginer ce qui pourrait arriver aux récalcitrants

Et la haute administration parisienne de sortir sa botte de Nevers simplificatrice. « Des conférences organisées par l’Université des Cadres vous seront également prochainement proposées sur ce thème ». On ne rit pas. Et la mairie de conclure : « parce que la simplification de nos modes de fonctionnement est une démarche récurrente, ParisSimple a vocation à s’inscrire dans la durée ; dans cette perspective, nous envisageons deux vagues par an ». Pas moins…Certains esprits moqueurs affirmeraient même qu'avec deux vagues par an, il y aurait de quoi engloutir Paris-Plage.

Comme nous l’a soufflé une collègue « c’est hallucinant que quelqu’un ait été payé pour pondre un truc pareil ». Bah, après QualiParis et autre charte d’accueil comme le dit si bien dans son courrier le secrétaire général lui même « on est dans une démarche récurrente ». Et ce dernier de conclure : « je sais pouvoir compter sur votre implication personnelle pour contribuer à la réussite de cette démarche ». Promis. Surtout si c’est sur deux vagues pas an. Comme ça y aura de quoi pomper. Jusqu'à assécher la Seine....

La Mairie de Paris se lance « dans une démarche interne de simplification de ses procédures »
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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 11:42
Travail du dimanche : le torchon brûle entre les bibliothécaires et la mairie de Paris

Tous les syndicats disent non à toute nouvelle ouverture le dimanche dans les bibliothèques parisiennes et appellent l'ensemble du personnel à une grande assemblée générale le 21 avril

La situation des bibliothèques municipales parisiennes est catastrophique. Les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années ont eu pour conséquence la diminution importante de personnels dans les bibliothèques municipales de la Capitale. De fait, les établissements exsangues sont même contraints... à réduire leurs horaires d’ouverture en semaine quand ils ne sont pas carrément fermés brutalement et définitivement comme la bibliothèque Château d'Eau (Xe) !

On ne peut que comprendre la colère des bibliothécaires, furieux d'apprendre que la municipalité tiennent à ouvrir - sans concertation aucune - sept nouvelles bibliothèques le dimanche d'ici 2019 : Parmentier (XIe), Hélène Berr (XIIe), Melville (XIIIe), Aimé Césaire (XIV), Germaine Tillion (XVIe), Rostand (XVIIIe et Sabatier (XVIIIe). On parle bien sûr d’établissements déjà existants qui étaient fermés ce jour-là. D'autant plus furieux que plusieurs bibliothèques qui ouvrent déjà le dimanche, comme Sagan (Xe) ou Duras (XXe), sont dans une situation que l’on peut sans exagérer qualifier de critique !!!

De plus, pour ces projets d'ouverture du dimanche, la mairie ne se donne même pas les moyens de ses ambitions puisqu'elle ne propose quasiment aucune création de poste de bibliothécaire (un seul poste de titulaire est programmé pour Hélène Berr, premier établissement concerné pour une activité dominicale). Dans ces conditions, l'ensemble des organisations syndicales de la Direction des Affaires Culturelles dit non à toutes nouvelles ouvertures le dimanche.

C'est pourquoi l'intersyndicale CFDT, CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA appelle tous les personnels du réseau des bibliothèques parisiennes à une grande assemblée générale le 21 avril à la Bourse du Travail pour s'opposer à cette décision brutale de la mairie de Paris. Venez nombreux car tout le monde est concerné, et pas seulement les établissements qui vont ouvrir le dimanche.

En effet, cette décision aura des impacts sur vos déroulements de carrière, car pour beaucoup d'entre nous il faudra soit travailler le dimanche soit refuser des promotions soumises à mobilité ou même ne plus pouvoir choisir ses affectations Cette décision aura aussi un impact sur le réseau des bibliothèques, sur les effectifs de tous les établissements, sur d’éventuelles nouvelles fermetures de petits établissements. En outre, si la mairie arrive à passer en force, d'autres bibliothèques seront, à leur tour, contraintes d'ouvrir un jour supplémentaire (mais sans moyens pour y parvenir).

Tous à l’Assemblée Générale du jeudi 21 avril, à partir de 9h30, à la Bourse du Travail (salle Grande Croizat), 3 Rue du Château d'Eau, Métro République. Cette réunion, autorisée par l'administration dans le cadres des heures d'informations syndicales, se déroule sur le temps de travail. Soyons nombreux.

 

 

Ouverture du dimanche: Bruno Julliard ne veut même pas recruter de bibliothécaires titulaires

Travail du dimanche : le torchon brûle entre les bibliothécaires et la mairie de Paris

                        - Et je vous le dis tout net, pas même en contrat première enbauche...

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 08:39
Ouvrir les bibliothèques le dimanche à Paris : avec quels moyens mais surtout pour quoi faire ?

         Car une bibliothèque c’est aussi un territoire et des représentations

Pendant la campagne des municipales, la candidate à la Mairie de Paris, Anne Hidalgo, n’a cessé de clamer son envie « d’ouvrir une bibliothèque le dimanche par arrondissement ». Cette obsession a été confirmée dans la feuille de route que la maire de Paris a envoyée à son adjoint à la Culture, Bruno Julliard. Mais ouvrir le dimanche alors que de nombreuses bibliothèques municipales n’arrivent déjà plus à ouvrir normalement en semaine n’est tout simplement pas réaliste. Voici pourquoi.

-  L'augmentation des horaires peut difficilement se faire avec des moyens humains en baisse : non remplacement d'un fonctionnaire sur deux comme l'oblige la RGPP et comme l’applique avec zèle la municipalité parisienne depuis plusieurs années dans ses bibliothèques.

-  Même en réorganisant les services et en ouvrant là où c'est possible, plus largement, il est impossible de ne pas avoir recours à des mécanismes de compensation financière (le dimanche notamment) : avec quel argent ? Une véritable bombe à retardement tant la question de la prime dominicale est posée au niveau de tous les secteurs de la ville de Paris (musées, nettoiement, sports, parcs et jardins, en plus des bibliothèques...).

Ouvrir les bibliothèques le dimanche à Paris : avec quels moyens mais surtout pour quoi faire ?

-  On pourra dire : embauchons des vacataires, des étudiants, des chômeurs avec des contrats précaires. Même question : avec quel argent ? Mais surtout : avec quelles compétences, pour quel service ? L'ouverture des bibliothèques plus largement ne doit pas se faire sur le mode "dévalué", que nous subissons d'ailleurs suffisamment en semaine !

Par ailleurs, l'ouverture dominicale pose un problème de logistique et de support : en cas de panne électrique, informatique, de trouble à l'ordre public (etc.) à qui fait-on appel ? Ce problème est déjà pénalisant le samedi, alors pour ce qui est du dimanche va t-on trouver des solutions miracles, on en doute... Va-t-on demander à notre DSI (Direction des Systèmes Informatiques) de venir bosser aussi ce jour-là ?

Ouvrons plus : mais pour quoi faire ? A l'origine de cette demande, l'idée que les bibliothèques (parisiennes surtout, et universitaires d'autant plus) sont sursaturées et qu'en ouvrant plus on libère de l'énergie intellectuelle et créative en permettant l'accès au savoir pour tout le monde... En réalité, cette demande affiche plutôt le manque de places de travail et concerne en premier lieu les étudiants, très mal lotis à Paris. Cette mission ne peut pas reposer uniquement sur les bibliothèques publiques, dont les missions sont plus nombreuses (loisirs, culture, apprentissage).

-  Par exemple dans les médiathèques déjà ouvertes ce jour-là, l'ouverture du dimanche ne permet pas de toucher d'autres publics. Du monde, oui, mais en famille. Ce sont les mêmes catégories socio-professionnelles (CSP) qui fréquentent l'établissement. En semaine, il y a les enfants, voire la maman le mercredi. Le dimanche, c'est tous ensemble que la famille se retrouve à la médiathèque. Croire que l'ouverture élargie peut seule permettre l'accès démocratique au savoir est illusoire, il faut prendre la question sous deux angles :

Ouvrir les bibliothèques le dimanche à Paris : avec quels moyens mais surtout pour quoi faire ?

Le territoire : il est facile de comparer les très grosses bibliothèques centrales d'Amsterdam et d'Europe avec la multitude de médiathèques parisiennes. La ville de Paris a choisi un maillage de bibliothèques très précis, au plus proche des populations (les fameuses bibliothèques de quartier ou de proximité). Cette tendance est en train de disparaître au profit de gros établissements. C'est en tout cas la tentation de la municipalité qui a fermé (ou a voulu fermer...) plusieurs lieux de ce type (Vaugirard, Morland, Isle St-Louis, etc.).

En supprimant le lien de proximité on "perd" les publics qui ont le plus de mal à se déplacer, à savoir les plus démunis, en favorisant les habitants en capacité de se déplacer facilement. Cette tendance, si elle se confirmait, risquerait à terme de créer un fossé encore plus grand entre les territoires parisiens.

Les représentations : bien que la bibliothèque soit reconnue pour jouer un rôle important dans la cité et même dans l'université, sa représentation par les différentes CSP est extrêmement différente. Il est évident que des établissements centraux, massifs, et qui plus est fréquentés par des étudiants, peuvent " faire peur " à des populations au capital culturel plus faible. Les bibliothèques doivent travailler sur cet écart, en faisant de la communication ciblée et des actions hors-les-murs, pour réduire cet aspect à un détail, et promouvoir la lecture publique pour tous.

Alors, avant d’ouvrir plus, ouvrons mieux et soutenons le texte ouvrons mieux les bibliothèques signé par de nombreux bibliothécaires et usagers (c'est aussi ici) !!!

Ouvrir les bibliothèques le dimanche à Paris : avec quels moyens mais surtout pour quoi faire ?
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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 08:35
 Un bibliothécaire parisien propose que les espaces jeunesse redeviennent un lieu de déconnexion pour les enfants

Une idée approuvée par la Silicon Valley... et même la mairie du XIXe arrondissement !

Quel doit être le futur des bibliothèques ? Avoir toujours des livres (et des BD, des revues, de la presse quotidienne, des CD…) ?  Ou bien, ceux-ci étant amenés à disparaître, les remplacer par des espaces numériques. Un débat qui anime la profession depuis plusieurs années.

De fait, à la question de savoir comment il verrait l’avenir de sa bibliothèque, un collègue parisien a mis les pieds dans le plat en confiant par écrit son désarroi à ses camarades bibliothécaires : « Mon premier souhait, totalement utopiste ou bien rétrograde, selon la sensibilité de chacun, serait que notre bibliothèque devienne un espace de déconnexion pour les enfants. Par là, je veux dire tout d’abord que j’aimerais qu’on expédie à la benne tous les postes Internet de la section jeunesse, quitte à installer une cellule psychologique d’urgence pour les dix années à venir ». Une véritable provocation, non ?

Et notre collègue de continuer : « la bibliothèque devrait être, aurait dû être, aurait dû rester le lieu de la formation autonome des esprits et de la diffusion de la culture écrite, et en cela être complémentaire de l’institution scolaire. Or nos enfants  vont grandir, à l'école comme entre nos murs, dans ce qu’on appelle, peut-être par goût de l’antiphrase, des "lieux de vie" ».

Une observation qui ne s'arrête malheureusement pas là : « ce que je vois en effet, c’est cet étrange glissement qui transforme les écoles en bibliothèques et les bibliothèques en ludothèques. Ce que je ressens, c’est cette impression bizarre que tout s’homogénéise, qu’on veut faire la guerre à l’ennui, peut-être même au fond à la difficulté de vivre, qu’on pense la gagner avec des tablettes, des ordinateurs ou des consoles, des images et des codes, des connexions illimitées ». Alors encore le désenchantement d’un bibliothécaire passéiste, relayé par un syndicat qui ne l’est pas moins, qui ne supporte pas l’avènement de cette société numérique où tout tourne autour d’Internet ?  

A voir, car justement cette perspective était partagée par feu Steve Jobs, le fondateur d’Apple mais aussi par de nombreux cadres supérieurs de sociétés de pointe de la Silicon Valley comme Google, Yahoo et Hewlett-Packard ou encore Twitter et eBaye : ils envoient leurs enfants dans une école… sans ordinateur (lire ici et ). Un peu comme la bibliothèque de demain ? A ce propos notons cette expérience faite dans un quartier de l'Est parisien il y a quelques années (lire ici) et soutenue... par la mairie du XIXe arrondissement ! Cette initiative a donné lieu à un colloque l'année suivante avec de nombreux spécialistes sous l'égide du maire lui-même (voir ici).

Et notre collègue bibliothécaire, s'appuyant sur une étude du Haut Conseil de l'Education selon laquelle 40% des élèves à l'entrée de la sixième n'ont toujours pas acquis une lecture fluide ou ne comprennent que très partiellement ce qu'ils lisent (lire ici), se décide alors d'enfoncer le clou: « alors, puisque notre but est d’amener les jeunes à la lecture, je propose simplement ce qui suit :  après les jeux de société, les jeux vidéo, les serious games, les tablettes et les applications numériques, les initiations au codage informatique, les imprimantes 3D, pourquoi pas une solution simple, pas chère et innovante : les aider à apprendre à lire ? ». Un programme simple pour nos décideurs à la mairie de Paris et ailleurs. Nous avons d'ailleurs interpellé Bruno Julliard, l'adjoint en charge de la Culture sur ce sujet. Alors ouvrons le débat. Think différent ?

 

 

Des anciens élus à la culture préconisent aussi une bibliothèque pour les jeunes avec des livres 

 

 Un bibliothécaire parisien propose que les espaces jeunesse redeviennent un lieu de déconnexion pour les enfants

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                             - Alors là, tu vois ma petite, c'est le loup qui arrive avec son écran.....

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 08:34
La mairie de Paris va faire disparaître, d'un coup, plus de mille jours de travail chaque année à la direction des affaires culturelles

Complètement dingue alors qu'elle a déjà rendu de nombreux postes ces dernières années et que la charge de travail des personnels des services centraux a considérablement augmenté par une demande accrue des cabinets

C'est un sacré lièvre que viennent de soulever nos collègues de l'UCP. Une information tellement incroyable que nous nous permettons, avec leur accord, de relayer. En effet, à cause d'une décision du secrétariat général de la Ville de Paris et de la Direction des Finances, ces fossoyeurs du service public parisien, la Direction des Affaires Culturelles (DAC) pourrait très bientôt voir disparaître dans un véritable trou noir plus de mille heures de travail chaque année. Un chiffre considérable en cette période de restriction budgétaire, n'est ce pas ?

En cause, le choix de déménager les services du patrimoine et de l'histoire (SDPH) actuellement logés dans les locaux du Crédit Municipal, rue des Francs Bourgeois dans le quartier du marais (IVe), vers la porte de la chapelle (XVIIIe). Outre le non sens de quitter des locaux qui appartiennent in fine à la ville de Paris, ce déménagement illustre surtout une véritable absurdité économique

En effet, de nombreux agents du SDPH se déplacent quotidiennement pour des réunions, des suivis de chantiers, des recherches documentaires, des campagnes de photographie et autres rencontres... au siège de la direction des affaires culturelles ! Pile dans le même secteur où était auparavant située le SDPH.

Or, dans la nouvelle configuration, un aller-retour en transport en commun de la porte de la Chapelle à l’hôtel d’Albret (ou tous autre site central) représente minimum 1h20 de trajet de porte à porte. En une semaine, un agent passera donc 7h30 dans les transports, soit une journée de travail complète. En conclusion, un agent perdra 44 jours de travail par an dans les transports; Pour l’ensemble du service cela représente 1200 jours par an soit CQFD trois à quatre postes d'agents en équivalent temps plein ! Un véritable trou noir en ces période de restriction budgétaire.

Et complètement dingue alors que la sous-direction a déjà rendu de nombreux postes ces dernières années et que la charge de travail a considérablement augmenté par une demande accrue des cabinets. « En conséquence, ce déménagement représenterait non seulement la perte d’au moins quatre postes de travail, mais surtout, il rendrait notre tâche beaucoup moins efficace » remarquent amers les personnels. C'est pas faux.

 

La mairie de Paris va faire disparaître, d'un coup, plus de mille jours de travail chaque année à la direction des affaires culturelles

                    - Force est de constater que mon budget, c'est surtout la DAC qui y participe

Il faut surtout rappeler aux services de l'Hôtel de Ville que l’efficacité au travail ne se trouve pas uniquement cachée dans les lignes budgétaires ou de simples plans comptables et qu'un déménagement aux confins de la capitale est une hérésie pour ce service qui a pour vocation d'organiser de nombreuses expositions, soit avec la Bibliothèques Historique de la Ville de Paris (BHVP), Forney ou le musée Carnavalet, situé à quelques centaines de mètres de leurs anciens locaux mais aussi avec la Bibliothèque Nationale de France (BnF) ou encore le Louvre qui eux aussi sont quasiment dans le même secteur secteur géographique.

« Quand on sait le nombre de rendez-vous et de jours de consultation nécessaires à un projet d’exposition, un déménagement porte de la Chapelle serait une perte de synergie considérable pour le service » affirment sans coup férir les personnels. Imparable en effet.

Mais last but not least un autre aspect semble avoir été oublié par nos comptables en chef municipaux : le côut supplémentaire en ce qui concernent les transports d’œuvres. Car si actuellement le service des transports de la direction des affaires culturelles peut s’en charger « c'est précisément parce que nous sommes à proximité des institutions qui les conservent » déclarent non sans raison les agents du SDPH. Un déménagement supposerait donc de confier l’ensemble de ses transports à une société privée et donc de multiplier par trois ou quatre les budgets de transport actuel. Un coup de maître.

Pas sûr toutefois que les services de Bruno Julliard puissent se le permettre tant la situation budgétaire de fonctionnement au quotidien est désastreuse à la Direction des Affaires Culturelles. A tel point que la crise couve un peu partout que ce soit dans les conservatoires, les bibliothèques, les ateliers Beaux Arts et maintenant les services centraux.

 

 

             La mairie va -t-elle faire appel à Bolloré pour transporter les oeuvres de SDPH ?

La mairie de Paris va faire disparaître, d'un coup, plus de mille jours de travail chaque année à la direction des affaires culturelles

                     - Bah, on s'en fout du fric puisque la DAC sera habillée pour l'hiver

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 16:17
Pourquoi nous sommes opposés à l’ouverture le dimanche de nouvelles bibliothèques à Paris

Il faut dire que celles qui ouvrent déjà ce jour là sont dans une situation catastrophique

C’est ce que l’on appelle une véritable provocation... La mairie de Paris a annoncé par voix de presse l’ouverture le dimanche de sept nouvelles bibliothèques : Parmentier (XIe), Hélène Berr (XIIe), Melville (XIIIe), Aimé Césaire (XIVe), Germaine Tillion (XVIe), Rostand (XVIIe) et Sabatier (XVIIIe). On parle bien sûr d’établissements déjà existants et qui étaient fermés ce jour-là.

Ici, la méthode de communiquer - prévenir les médias avant même les principaux concernés, ou encore les partenaires sociaux - montre bien quelle considération la mairie de Paris accorde aux personnels et au dialogue social... Et cette annonce est bien, dans le contexte actuel, une véritable attaque contre les conditions de travail des bibliothécaires parisiens. Surtout après les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années, qui ont eu pour conséquence la diminution importante de personnel dans les bibliothèques municipales de la Capitale.

De fait, les établissements exsangues en sont même contraints …à réduire leurs horaires d’ouverture en semaine. Quand ils ne sont pas carrément fermés brutalement ! Une situation que dénonce même l'ABF laquelle ne cache pas sa déception de voir la question de l'élargissement des horaires se focaliser, une fois de plus, sur le seul dimanche alors « que les besoins se font sentir sur l'ensemble de la semaine dans bien des cas » (lire ici). On peut donc comprendre que les bibliothécaires soient furieux de cette annonce municipale qui va les obliger, sans aucune concertation, a travailler un jour supplémentaire au détriment de leur vie familiale.

Plus grave, les bibliothèques qui ouvrent déjà le dimanche sont dans une situation que l’on peut sans exagérer qualifiée de catastrophique. Ainsi, la médiathèque Duras (XXe) pour ouvrir le dimanche est obligée de « réquisitionner » son personnel de direction pour permettre la présence d’un cadre A chaque dimanche. des cadres qui sont donc contraints de faire plus d’un dimanche sur cinq comme prévu dans la réglementation... votée par le Conseil de Paris !

Dans le même ordre d’idée, la parité entre agents titulaires et personnels contractuels prévue par la même délibération municipale n’est pas plus respectée que ce soit à Duras mais aussi à Sagan (Xe) ou encore à François Truffaud (Ie). La mairie foule ainsi au pied les textes qu’elle a pourtant elle même fait voter. Évidemment, certains collègues veulent quitter leur établissement, voire même le réseau de la Ville de Paris tellement ils n’en peuvent plus. Comme on les comprend !

Autre foutage de gueule de la part de notre cher employeur : « Les agents des établissements concernés, s’ils refusent de travailler le dimanche seront accompagnés par l’administration dans leur mobilité vers un autre établissement ». Ceux qui ont déjà expérimenté cet accompagnement doivent sûrement apprécier cet humour municipal.

 

Pourquoi nous sommes opposés à l’ouverture le dimanche de nouvelles bibliothèques à Paris

                                           - En plus, ils nous prennent vraiment pour des......

On ignore où la Ville de Paris met les pieds dans cette histoire car pour ouvrir autant d’équipements supplémentaires le dimanche…. il faudra bien recruter des bibliothécaires ! Pas loin d’une centaine d’après nos estimations. Or la Ville compte encore supprimer des postes l’année prochaine, comme cette année et celles d’avant, en raison des baisses de dotations de l’État. Sans parler de l’embauche de vacataires (entre 150 et 200 au bas mot). Bref, elle va droit dans le mur.

Mais la Mairie de Paris va aussi devoir affronter un autre chantier : Celui de la prime du dimanche. En effet, les personnels qui travaillent déjà ce jour en là en bibliothèque, réclament depuis longtemps que cette dernière soit de cent euros net (au lieu de brut comme actuellement). Revendication légitime tant les primes des personnels de la direction des Affaires Culturelles sont parmi les plus basses de la Ville. Et même de celles des bibliothécaires d’État et des autres collectivités territoriales. Une véritable épine dans le pied de Bruno Julliard, l’adjoint en charge de la culture.

Évidemment, la Ville de Paris, comme à son habitude, compte passer en force puisqu’elle prévoit pour avaliser ces nouvelles ouvertures de convoquer un Comité Technique … en juin avant de faire voter le Conseil de Paris en septembre. Deux mois « pour engager des échanges avec les représentants des personnels » dixit la mairie qui, il est vrai, décrit ce processus comme l'une de ses « grandes étapes de négociation sociale ». Bon, si ils font tout ça pour nous énerver, on les rassure, c’est réussit.

D’après nos premiers contacts avec eux, l'ensemble des syndicats représentatifs à la Directions des Affaires Culturelles ne comptent donc pas se laisser faire et vont organiser la riposte. Une Assemblée Générale intersyndicale - CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA - à destination de tous les bibliothécaires du réseau parisien est d’ors et déjà prévue le jeudi 21 avril à la Bourse du travail (salle Grande Croizat), rue du Château d’Eau, Métro République à partir de 9h30.

 

              Ouverture des bibliothèques le dimanche : la Mairie de Paris va dans le mur

Pourquoi nous sommes opposés à l’ouverture le dimanche de nouvelles bibliothèques à Paris
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