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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 08:27
Enquête sur la souffrance au travail dans les services centraux de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris

Le but de cette démarche est d’établir un constat – le plus objectif possible - de la situation en s’entretenant avec toutes les personnes qui le souhaitent sous le sceau de la confidentialité

Suite à l’alerte liée au constat de tensions importantes et de souffrance au travail au sein des services centraux de la Direction des Affaires Culturelles (lire ici), l'administration centrale a désigné madame Agnès Dutrévis membre du CHSCT de la DAC et madame Laure Arnould (DRH centrale) afin d’enquêter dans le but d’objectiver la situation.  

Le but de cette démarche est d’établir un constat – le plus objectif possible - de la situation en s’entretenant avec toutes les personnes des services centraux qui le souhaitent sous le sceau de la confidentialité. Ces entretiens pour rester confidentiels se tiendront en dehors des heures de travail (8h30-9h30, entre midi et 13h30) du côté de la rue Lobau.

C'est pourquoi nous vous invitons à vous inscrire d'ors et déjà en écrivant à agnes.dutrevis@paris.fr. Cette dernière vous proposera un rendez-vous.

L’analyse des données recueillies sera présentée dans un rapport qui précisera la situation des services centraux en terme de risques psycho-sociaux. Au regard de leur analyse, les deux co-enquêtrices formuleront des préconisations qui seront communiquées au CHSCT de la DAC.

Nous insistons sur le fait que tout ce qui sera dit dans le cadre de cet entretien sera confidentiel et anonymisé et que le rapport final ne comportera aucune mention nominative.

Enquête sur la souffrance au travail dans les services centraux de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris
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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 12:12
Culture : Un élu parisien interpelle Bruno JulliardCulture : Un élu parisien interpelle Bruno Julliard

                                 Et il pose plutôt les bonnes questions

La fermeture programmée de la bibliothèque Château d'Eau située à l'intérieur de la mairie du Xe arrondissement semble coller tel le sparadrap du capitaine Haddock au doigt de Bruno Julliard, l'adjoint en charge de la Culture à la ville de Paris. Voire à celui de Rémi Feraud, le patron des socialistes de la Capitale (lire ici).

Après l'opposition de l'ensemble des élus du Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles, de ceux de l'arrondissement ou encore d'une partie du Conseil de Paris, droite et gauche confondues, c'est maintenant au tour de Didier Le Reste, élu communiste du Xe arrondissement, d'interpeller via une lettre officielle Bruno Julliard,

Une missive on ne peut plus pertinente sur l'avenir de cet équipement culturel de proximité grandement apprécié par les habitants du quartier. Il est vrai que cette lettre pose plutôt les bonnes questions et on ne doute pas que l'adjoint à la Culture d'Anne Hidalgo va y apporter les bonne réponse...

Culture : Un élu parisien interpelle Bruno Julliard
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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 08:26
La mairie de Paris va (enfin) rendre gratuit l’emprunt des CD et des DVD dans les bibliothèques municipales

Enfin presque, car cette gratuité ne sera réservée pour le moment qu’au mineurs et aux bénéficiaires des minima sociaux…Pas très juppéiste.

C’était une vieille idée lancée par les bibliothécaires parisiens et les syndicats : la gratuité de tous les supports pour tous les usagers. Car si aujourd’hui, le prêt de livres et de revues dans les bibliothèques municipales parisiennes est gratuit en revanche celui des disques est facturé trente euros pour l’année (et soixante et un euros pour le forfait CD + DVD). Une limite financière qui empêche nombre d’usagers d’avoir accès à l’ensemble des collections.

Mais, et c’est désormais officiel, la mairie de Paris va enfin mettre fin à cette barrière dans l’accès à la culture pour tous et instaurer la gratuité pour l’emprunt des CD et des DVD via une nouvelle délibération qui sera proposée aux élus lors du prochain Conseil de Paris. Enfin presque, car cette gratuité ne sera réservée pour le moment qu’aux mineurs et aux bénéficiaires des minima sociaux.

Un premier pas certes…mais pas très ambitieux puisque les étudiants ou les smicards notamment sont exclus de cette mesure. Et même pas très juppéiste. En effet, on ne peut que constater que sur ce sujet la mairie de Paris été débordée sur sa gauche par certaines collectivités…. de droite. Ainsi, la communauté urbaine de Bordeaux dirigée par Alain Juppé a mis en place la gratuité de tous les supports et pour tous les usagers sans restriction d’âge, de sexe, ni de condition (lire ici) Et quand on dit tous les usagers c'est aussi bien les.étudiants que les actifs, les retraités que les gens en recherche d'emploi. Et toc pour Anne Hidalgo et Bruno Julliard qui prennent un sale coup de vieux dans leur politique culturelle.

Alors la municipalité parisienne va-t-elle rester droite dans ses bottes ou s’aligner vers le mieux disant culturel de l’ancien premier ministre ? Allez encore un effort, d’autant que cette gratuité avait été réclamée il n’y a pas si longtemps … par les élus parisiens eux même ! Lesquels avaient proposé lors d’un conseil de Paris à l’Hôtel de Ville que « la culture doit être accessible à tous sans distinction de revenu ». On est bien d'accord.

En attendant la gratuité pour tous, ce seront au moins les mineurs ou les usagers qui rentrent dans les critères de cette nouvelle mesure qui vont donc bientôt pouvoir emprunter les supports qui étaient jusque là payants dans les bibliothèques de la capitale. En effet, selon la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, les paramétrages du logiciel V.Smart, qui équipe les établissements de prêt, devraient êtres effectifs courant avril.

La mairie de Paris va (enfin) rendre gratuit l’emprunt des CD et des DVD dans les bibliothèques municipales
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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 17:35
La Ville de Paris oblige des bibliothèques à acheter les DVD dont les prix sont au-dessus du marché

Quand des bibliothécaires se sont adressés à l'administration pour soulever ce problème on leur a dit « faites au mieux »

Il fallait y penser ! Alors qu’auparavant les bibliothèques municipales parisiennes avaient le choix de leur fournisseur pour commander leurs DVD, désormais celui-ci leur est imposé en fonction de leur zone géographique. Pour les établissements situés du Ier au Xème arrondissement le prestataire sera l’ADAV, du XIe au XVe, CVS et du XVIe au XXe, RDM.

Problème : certains établissements payeront leur DVD plus cher que leurs collègues. Parfois vraiment plus cher. Par exemple pour la société CVS, on constate des prix plus élevés de un à six euros (voire plus) sur les mêmes DVD que ceux proposés chez l'ADAV ! Du coup, les bibliothèques qui ont hérité de CVS cette année (Faidherbe, Parmentier, Hélène Berr, Melville, Brassens, Andrée Chedid ou encore Yourcenar) sont pénalisées alors que les budgets sont déjà en baisse.

Autre problème, tous ces prestataires ne proposent pas le même catalogue. Évidemment ce serait trop simple. Par exemple l'ADAV est très complet dans sa proposition de DVD de documentaires alors que du côté CVS (encore une fois) l’offre est nettement insuffisante. Encore pas de pot, car il y a justement, entre les XIe et XVe arrondissements, des bibliothèques qui sont un peu pointues dans ce domaine. A croire que ceux qui ont inventé cette nouvelle forme de marché public l’on fait exprès.

D’ailleurs, la Ville de Paris est dans ses petits souliers car lorsque des bibliothécaires se sont adressés à l'administration pour soulever ce problème on leur a dit « faites au mieux » ! A part changer les numéros des arrondissements, on ne voit pas trop comment…Certes, chaque bibliothèque peut dépenser un tiers de son budget chez les autres prestataires mais les établissements n’iront pas très loin malgré cet arrangement au vu du prix des DVD.

Ceci dit, que les bibliothèques qui ont héritées de l’ADAV ou de RDM ne se réjouissent pas trop vite, car l’année prochaine les prestataires…. changent d’arrondissement. Un scénario tout droit sorti d’un cerveau diabolique !

Notre syndicat demande donc à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris de revenir au mode de fonctionnement précédent et laisser les bibliothécaires passer librement leurs commandes auprès de l’un ou l’autre de ces trois prestataires avec pour seul critère le prix de vente ou la qualité des titres proposés.

 

La Ville de Paris oblige des bibliothèques à acheter les DVD dont les prix sont au-dessus du marché
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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 10:25
Souffrance au travail au cœur de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris

Description d’une organisation du travail délétère dont les symptômes sont bien connus des spécialistes de la santé au travail

C’est un des lieux les plus courus de l’administration parisienne, un superbe hôtel particulier situé dans le quartier du Marais : l’Hôtel d’Albret est aussi le siège de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris et de ses services centraux. Mais l’atmosphère est loin d’être aussi feutrée qu’elle en donne l’air.

C’est le constat amer qu'ont fait les syndicats CGT des affaires culturelles et UNSA des attachés des administrations parisiennes puisque tout dans le fonctionnement de l’Hôtel d’Albret et de ses bâtiments annexes (Hôtel de Coulange, Crédit Municipal) semble générer de la souffrance au travail.

Les témoignages de nombreux agents sont on ne peut plus clairs lesquels dénoncent une organisation du travail délétère dont les symptôme sont bien connus des spécialistes de la santé au travail à commencer par un management qui met en place des process de travail alourdissant considérablement les tâches de chacun (multiplication des outils, des tableaux, des reporting, multiplication des commandes urgentes et de dernière minute…) pour des objectifs souvent peu définis.

Ce qui est bien défini par contre c’est le quotidien de ces agents rempli d'objectifs assignés mais sans moyens pour les atteindre, ponctué d'injonctions paradoxales. Le tout accompagné de règles évoluant de manière constante. De quoi devenir fou.

Mais derrière cette organisation, qui peut ressembler à celle subi dans d'autres entreprises publiques, se niche également ce que l'on peut qualifier de pratiques vexatoires par le biais notamment de remises en cause des compétences et de l’expérience, mais aussi de critiques acerbes sur la manière de travailler. Enfin last but not least, en cas de protestation arrive toujours l’argumentaire classique sur l'absence de loyauté envers la hiérarchie. De quoi en déstabiliser plus d’un et plus d’une ! D’autant que les agents se plaignent « d’attaques verbales parfois violentes et humiliantes ».

Un signe objectif de ce mauvais climat social indéniablement générateur de grande souffrance et de détresse au travail est le turn-over conséquent. Tellement conséquent que les agents les plus anciens dans certains services centraux de la Direction des Affaires Culturelles ont à peine…. deux ans de présence ! Et cela a toujours été un indicateur quand il s’agit de détecter les risques psycho-sociaux en sein d’une organisation de travail. Pour mémoire rappelons que l'employeur, dans ce cas précis la mairie de Paris, est responsable légalement de la santé physique mais également mentale au travail de ses salariés. Une urgence à la Ville.

 

   DAC : description d’une désorganisation du travail bien connue des spécialistes de la santé

Souffrance au travail au cœur de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris
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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 11:26
RFID en bibliothèque : les failles de sécurité révélées par une revue informatique

Une faille reconnue même par Bibliothéca, le fournisseur des automates et des puces RFID des bibliothèques parisiennes et qui devrait coûter des centaines de milliers d'euros

Le système RFID a été installé à la Ville de Paris il y a huit ans déjà. Dans trois bibliothèques dans un premier temps, puis il a été étendu à d'autres établissements parisiens,bien que cette technologie soit loin de remplir tous ses objectifs : un système de vérification des documents qui ne fonctionne pas toujours, des logiciels défectueux, un matériel fragile, un système antivol peu fiable, le tout pour un coût toujours très élevé. L'administration en charge de son installation et qui en vantait ses nombreux mérites se garde bien d'en faire le moindre bilan.

C'est donc une véritable petite bombe que vient de lâcher la revue spécialisée Le Virus Informatique. Dans son numéro 27, daté de février 2016, ces spécialistes révèlent rien moins que les failles de sécurité des puces RFID et le coût que cela va engendrer pour réparer ces defaillances (voir ici). Pour prouver leur dire, ces informaticiens se sont appuyés sur des données accessibles publiquement. Bon, à la lecture de l'article faut quand même être un familier des AEAS, des AFI, des MHz, des ICODE SLI ou encore des BasicCards double interfac mais la démonstration est imparable.

D’après eux, il est non seulement possible de se fabriquer une fausse carte de lecteur (avec les données d'un véritable usager) en récupérant une puce d’un bouquin, mais ce sont surtout les antivols qui sont facilement désactivables pour ces spécialistes des nouvelles technologies. « On l’a bien vu, les protections antivols uniquement basées sur les fonctions EAS ou AFI sont d’une terrible faiblesse et rien n’empêche de les désactiver sur place avec un ordinateur portable (généralement bienvenu en salle de lecture !) équipé du lecteur had hoc » précise tout de go la revue. Et les journalistes du Virus informatique d’interroger la société BIbliothéca désormais hégémonique sur ce secteur après avoir absorbée son concurrent 3M pour connaître leur position. Et là, surprise...

« La norme française est assez simpliste, il est très aisé de cloner ou de modifier des données via un simple mobile équipé en NFC avec la bonne application » reconnaît ainsi penaude Bibliothéca. Toutefois, le fournisseur en RFID affirme qu'une norme supérieure de sécurité est déjà disponible. Petit problème néanmoins selon le leader du secteur, celle-ci « n'est pas encore appliquée officiellement en France ». Mais BIbliothéca se dit prête à mettre en œuvre cette nouvelle technologie « qui rendra caduque le clonage ».

Une affirmation qui laisse pantois les observateurs car comme le rappelle la revue « il semble surprenant que des bibliothèques dernier cri inaugurées en 2015 aient dépensé des centaines de millions d’euros pour lui faire pucer leurs collections avec ces normes obsolètes les exposant ouvertement à un pillage en règle ». « Comment expliquer un tel immobilisme ? » s’alarme Le Virus Informatique. Bonne question.

La réponse pourrait faire mal aux finances parisiennes (et des autres collectivités locales) car selon les spécialistes, il faudrait alors remettre la main à la poche pour réencoder tous les documents selon la nouvelle norme. Et la facture devrait se chiffrer en plusieurs centaines de milliers d'euros. Une bonne affaire sans doute pour Bibliothéca mais certainement pas pour les bibliothécaires dont les budgets sont en diminution constante. Mais au fait, qu'en pense la Ville de Paris ? Désormais, la question lui est publiquement posée.

RFID en bibliothèque : les failles de sécurité révélées par une revue informatique

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 15:12
« Mais pourquoi tenez-vous donc tant à garder la bibliothèque Château d'Eau ouverte ? » demande interloqué le premier des socialistes parisiens

Rémi Féraud, maire du Xe arrondissement et président du groupe Socialiste au Conseil de Paris, ne comprend pas que l'on conteste les décisions de la Direction des Finances de la Ville de Paris

Le projet de fermeture de la bibliothèque Château d'Eau, située dans la mairie du Xe arrondissement, n'en finit plus, tel le sparadrap du capitaine Haddock, de coller aux doigts des socialistes parisiens. Dernier épisode en date, l'entrevue entre l'intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA) et le maire de l’arrondissement, Rémi Féraud, accompagné de deux de ses adjoints.

Bien que très cordiaux, les trois élus du Xe arrondissement ont néanmoins été interloqués par la position des syndicats majoritaires à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris : « Mais pourquoi tenez-vous donc tant à garder la bibliothèque Château d'Eau ouverte ? » ont interrogé, candides, Rémi Féraud et ses deux acolytes. Mais c'est vrai pourquoi des syndicats de bibliothécaires défendent-ils la lecture publique et la culture de proximité ? On se le demande...

Les élus étaient d'autant plus surpris de la réaction des syndicats - mais aussi des élus de gauche comme de droite, tant de l'arrondissement que du Conseil de Paris (lire ici) - que pour eux la décision avait déjà été prise par l'administration parisienne. Un aveu qui, on doit le dire, nous a peu cloué sur place car Rémi Féraud est, en principe, un poids lourd de la politique municipale parisienne, puisque après avoir été le patron de la fédération socialiste de la Capitale le voilà désormais président du groupe Socialiste au Conseil de Paris. Un cador quoi ! Enfin croyait-on... Car l'élu, censé par ailleurs représenter tous les habitants de son arrondissement, s’efface visiblement devant la décision de la Direction des Finances de l'Hôtel de Ville. Pas très glorieux, en effet.

Toutefois, comme cette histoire de fermeture de bibliothèque ne s'est pas passé, avec la fronde d'une partie des élus, comme ce qui avait été prévu par l’exécutif municipal, le Conseil de Paris a été contraint de voter que « durant les prochains mois, l'activité de cette bibliothèque soit étudiée avec la plus grande attention et la fermeture prévue de l'établissement soit conditionnée à la poursuite du déclin de l'activité » (lire ici). Ce qui veut dire que la mairie de Paris devrait réunir normalement une commission regroupant des élus et des habitants du Xe pour trancher sur cette question, démocratie locale et participative oblige.

Une étude qui pourrait apporter des surprises car la bibliothèque Château d'Eau, une bibliothèque de quartier, prête plus de documents que... la bibliothèqe numérique, ce service fort coûteux disponible via Internet, ouvert en permanence, qui touche un bassin de plusieurs millions de lecteurs potentiels, et qui aurait donc dû écraser la concurrence...

Quant aux organisations syndicales, elles ont demandé à l’administration et à Bruno Julliard, le premier adjoint d'Anne Hidalgo en charge de la Culture, de présenter cette nouvelle étude des chiffres de fréquentation de la bibliothèque Château d'Eau au prochain Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.

 

 

Chateau d'Eau : Le maire du Xe, poids lourd politique, a-t-il cédé à la direction des finances ?

« Mais pourquoi tenez-vous donc tant à garder la bibliothèque Château d'Eau ouverte ? » demande interloqué le premier des socialistes parisiens

                                 - Mais qui m'a mis cette banderolle au dessus de ma tête ?

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 14:50
A quoi ressembleront les médiathèques de demain ? Un colloque organisé le 14 avril par les bibliothécaires de Plaine-Commune

Réorganisation, parcellisation des tâches, management, évolution du métier, souffrance au travail… autant de thèmes qui seront abordés par des sociologues du travail, des conservateurs de bibliothèque, des usagers ou encore des chercheurs du CNRS

Saluons l’initiative de nos collègues du collectif des bibliothèques-CGT de la communauté d’agglomération de Plaine-Commune (Seine-Saint-Denis), lesquels proposent une journée d’étude le jeudi 14 avril sur l’avenir de leur métier. Un colloque qui sera animé par des sociologues du travail, des conservateurs de la Bibliothèque Nationale de France (BnF), des usagers des bibliothèques ou encore des chercheurs du CNRS.

Les médiathèques de Plaine commune (25 établissements, 250 agents et un million de documents) remportent régulièrement des prix prestigieux : Prix de l'animation en 2012, Grand prix Livres-hebdo en 2015, distinctions du ministère de la Culture… Faut-il en conclure que tout va bien dans le meilleur des mondes ? Comme d'autres réseaux de lecture publique la situation est pourtant loin d’être aussi idyllique.

« Au cours de ces dernières années, nous avons vu les organisations et les conditions de travail se modifier. La politique de la lecture publique de Plaine-Commune évolue, nous le savons et sommes les premiers concernés. Des choix sont faits par nos directions en « consultant » les agents avec peu, voire aucune marge de manœuvre leur permettant d’être force de propositions sur l’avenir des médiathèques, de leur métier et de leurs conditions de travail » remarquent, amers, nos collègues.

A quoi ressembleront les médiathèques de demain ? Un colloque organisé le 14 avril par les bibliothécaires de Plaine-Commune

Car dans cette communauté d'agglomération de Seine-Saint-Denis « la mutualisation du travail en médiathèque a hiérarchisé et parcellisé davantage le travail de chacun, générant ainsi moins d’autonomie, un sentiment de dévalorisation, de perte de compétence, de baisse de qualité entraînant à terme un manque de motivation chez certains agents. En janvier 2014, la mutualisation des acquisitions est mise en place au niveau du réseau (sans concertation avec les organismes paritaires, alors que modifiant de manière significative les organisations de travail des différentes équipes) ». Ça ne vous rappelle rien ?

Et les bibliothécaires du 93 d'enfoncer le clou « Cette réorganisation, vécue comme une division du savoir, des pratiques et des agents, est souvent la cause d'un mal-être et d'une souffrance au travail, entraînant encore plus de malaise dans les équipes, un sentiment d’inégalité de traitement, d’isolement, et de difficulté à donner du sens à nos missions. Nous craignons encore des modifications dans les missions des bibliothécaires et des nouveaux services qui entraînent de nouvelles pratiques et organisations professionnelles. Et pour quel résultat ? Le risque de perdre certains adhérents qui ont déjà de grosses difficultés à retrouver une réponse à leur besoin, principalement de lecture ». Une analyse de nos collègues de Plaine-Communes que partagent sans doute de nombreux professionnels qui travaillent dans la lecture publique que ce soit à Paris ou sur le reste du territoire.

Et les bibliothécaires de Seine-Saint-Denis, pas passeistes pour autant, de préciser : « nous avons conscience que notre métier est en pleine évolution et ne le contestons pas, mais ces nouvelles orientations engagées par Plaine Commune sans concertation avec les agents créent un sentiment de négation chez nos collègues et nous interpelle. Nous voulons être force de propositions, pouvoir apporter notre pierre à la construction de l'édifice, dans la concertation. Il s’agit du devenir de notre coeur de métier et de l’offre que nous diffuserons au plus grand nombre. Il s’agit aussi de préciser quel sens est donné aux nouvelles médiathèques, quelles valeurs y seront développées et pour quel avenir ? » Des interrogations qui seront au coeur du colloque qui aura lieu le jeudi 14 avril 2016 à la Bourse du Travail de Saint-Denis (Auditorium Marcel Paul, 1er étage), M° Saint-Denis-Porte de Paris  et dont le programme et les modalités d’inscriptions se trouvent ici.

       Le 14 avril, vous êtes tous invités au colloque sur l'avenir des bibliothèques à Saint-Denis

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 07:34
L.I.R.E à Paris : la mairie de Paris sucre 150 000 euros à l’association en charge d’éveiller les très jeunes enfants au livre et à la lecture

Drôle de façon de considérer une structure qui s’investit dans la lutte contre l'exclusion qui est, en principe, une priorité d’Anne Hidalgo et de son équipe

Encore un coup bas pour la lecture à Paris. Cette fois c’est l’association L.I.R.E à Paris, laquelle intervenait dans les structures de la petite enfance telles que les PMI mais aussi les centres sociaux ou les bibliothèques jeunesse, de faire les frais de la politique de la mairie de Paris. « Nous venons d’apprendre que la subvention qui nous est versée depuis plus de dix ans, serait amputée, sans délai de prévenance  de 40%, soit 150 000€. » Du brutal.

Tellement brutal que l’association qui avait déjà programmé ses interventions pour l’année en cours et « recruté les effectifs nécessaires pour les mener » va être dans l’obligation de licencier cinq personnes. C’est pas comme ça que la courbe du chômage va s’inverser !

Drôle de façon de considérer une structure qui fidèle à son acronyme, « Le Livre pour l’Insertion et le Refus de l’Exclusion » s’investit dans un domaine qui est, en principe, une priorité d’Anne Hidalgo et de son équipe, puisque L.I.R.E à Paris se démène pour rapprocher du livre les publics les plus éloignés, au moyen d’actions culturelles dont, entre autres, les bibliothèques hors les murs (BHLM).

Une chose est sûre, si la ville de Paris persistait dans ces mesure d’économie cela contraindrait l'association « à abandonner tout un travail développé dans la durée, toute une série d’actions transversales avec d’autres institutions du territoire (bibliothèques, centre sociaux…) dans l’accompagnement social et culturel des parents et de leur enfants ». Elle lance donc un véritable cri d’alarme (lire ici).

Un appel à l'aide qui a déjà reçu le soutien de parents et de professionnels de la petite enfance (lire ici et). Une pétition vient également d'être mise en ligne (pour la signer, c'est ici). Espérons que L.I.R.E à Paris sera entendu par la mairie de Paris pour que cette dernière revienne sur sa décision.

 

L.I.R.E à Paris : la mairie de Paris sucre 150 000 euros à l’association en charge d’éveiller les très jeunes enfants au livre et à la lecture

               La lutte contre l'exclusion est pourtant, en principe, la priorité d’Anne Hidalgo

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 12:03
Loi El-Khomri : tous en grève et dans la rue le mercredi 9 mars pour témoigner de notre soutien au gouvernement

                  Photo prise à l'Assemblée nationale en 2006 durant les débats sur le CPE

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