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  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 10:25
Souffrance au travail au cœur de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris

Description d’une organisation du travail délétère dont les symptômes sont bien connus des spécialistes de la santé au travail

C’est un des lieux les plus courus de l’administration parisienne, un superbe hôtel particulier situé dans le quartier du Marais : l’Hôtel d’Albret est aussi le siège de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris et de ses services centraux. Mais l’atmosphère est loin d’être aussi feutrée qu’elle en donne l’air.

C’est le constat amer qu'ont fait les syndicats CGT des affaires culturelles et UNSA des attachés des administrations parisiennes puisque tout dans le fonctionnement de l’Hôtel d’Albret et de ses bâtiments annexes (Hôtel de Coulange, Crédit Municipal) semble générer de la souffrance au travail.

Les témoignages de nombreux agents sont on ne peut plus clairs lesquels dénoncent une organisation du travail délétère dont les symptôme sont bien connus des spécialistes de la santé au travail à commencer par un management qui met en place des process de travail alourdissant considérablement les tâches de chacun (multiplication des outils, des tableaux, des reporting, multiplication des commandes urgentes et de dernière minute…) pour des objectifs souvent peu définis.

Ce qui est bien défini par contre c’est le quotidien de ces agents rempli d'objectifs assignés mais sans moyens pour les atteindre, ponctué d'injonctions paradoxales. Le tout accompagné de règles évoluant de manière constante. De quoi devenir fou.

Mais derrière cette organisation, qui peut ressembler à celle subi dans d'autres entreprises publiques, se niche également ce que l'on peut qualifier de pratiques vexatoires par le biais notamment de remises en cause des compétences et de l’expérience, mais aussi de critiques acerbes sur la manière de travailler. Enfin last but not least, en cas de protestation arrive toujours l’argumentaire classique sur l'absence de loyauté envers la hiérarchie. De quoi en déstabiliser plus d’un et plus d’une ! D’autant que les agents se plaignent « d’attaques verbales parfois violentes et humiliantes ».

Un signe objectif de ce mauvais climat social indéniablement générateur de grande souffrance et de détresse au travail est le turn-over conséquent. Tellement conséquent que les agents les plus anciens dans certains services centraux de la Direction des Affaires Culturelles ont à peine…. deux ans de présence ! Et cela a toujours été un indicateur quand il s’agit de détecter les risques psycho-sociaux en sein d’une organisation de travail. Pour mémoire rappelons que l'employeur, dans ce cas précis la mairie de Paris, est responsable légalement de la santé physique mais également mentale au travail de ses salariés. Une urgence à la Ville.

 

   DAC : description d’une désorganisation du travail bien connue des spécialistes de la santé

Souffrance au travail au cœur de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris
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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 11:26
RFID en bibliothèque : les failles de sécurité révélées par une revue informatique

Une faille reconnue même par Bibliothéca, le fournisseur des automates et des puces RFID des bibliothèques parisiennes et qui devrait coûter des centaines de milliers d'euros

Le système RFID a été installé à la Ville de Paris il y a huit ans déjà. Dans trois bibliothèques dans un premier temps, puis il a été étendu à d'autres établissements parisiens,bien que cette technologie soit loin de remplir tous ses objectifs : un système de vérification des documents qui ne fonctionne pas toujours, des logiciels défectueux, un matériel fragile, un système antivol peu fiable, le tout pour un coût toujours très élevé. L'administration en charge de son installation et qui en vantait ses nombreux mérites se garde bien d'en faire le moindre bilan.

C'est donc une véritable petite bombe que vient de lâcher la revue spécialisée Le Virus Informatique. Dans son numéro 27, daté de février 2016, ces spécialistes révèlent rien moins que les failles de sécurité des puces RFID et le coût que cela va engendrer pour réparer ces defaillances (voir ici). Pour prouver leur dire, ces informaticiens se sont appuyés sur des données accessibles publiquement. Bon, à la lecture de l'article faut quand même être un familier des AEAS, des AFI, des MHz, des ICODE SLI ou encore des BasicCards double interfac mais la démonstration est imparable.

D’après eux, il est non seulement possible de se fabriquer une fausse carte de lecteur (avec les données d'un véritable usager) en récupérant une puce d’un bouquin, mais ce sont surtout les antivols qui sont facilement désactivables pour ces spécialistes des nouvelles technologies. « On l’a bien vu, les protections antivols uniquement basées sur les fonctions EAS ou AFI sont d’une terrible faiblesse et rien n’empêche de les désactiver sur place avec un ordinateur portable (généralement bienvenu en salle de lecture !) équipé du lecteur had hoc » précise tout de go la revue. Et les journalistes du Virus informatique d’interroger la société BIbliothéca désormais hégémonique sur ce secteur après avoir absorbée son concurrent 3M pour connaître leur position. Et là, surprise...

« La norme française est assez simpliste, il est très aisé de cloner ou de modifier des données via un simple mobile équipé en NFC avec la bonne application » reconnaît ainsi penaude Bibliothéca. Toutefois, le fournisseur en RFID affirme qu'une norme supérieure de sécurité est déjà disponible. Petit problème néanmoins selon le leader du secteur, celle-ci « n'est pas encore appliquée officiellement en France ». Mais BIbliothéca se dit prête à mettre en œuvre cette nouvelle technologie « qui rendra caduque le clonage ».

Une affirmation qui laisse pantois les observateurs car comme le rappelle la revue « il semble surprenant que des bibliothèques dernier cri inaugurées en 2015 aient dépensé des centaines de millions d’euros pour lui faire pucer leurs collections avec ces normes obsolètes les exposant ouvertement à un pillage en règle ». « Comment expliquer un tel immobilisme ? » s’alarme Le Virus Informatique. Bonne question.

La réponse pourrait faire mal aux finances parisiennes (et des autres collectivités locales) car selon les spécialistes, il faudrait alors remettre la main à la poche pour réencoder tous les documents selon la nouvelle norme. Et la facture devrait se chiffrer en plusieurs centaines de milliers d'euros. Une bonne affaire sans doute pour Bibliothéca mais certainement pas pour les bibliothécaires dont les budgets sont en diminution constante. Mais au fait, qu'en pense la Ville de Paris ? Désormais, la question lui est publiquement posée.

RFID en bibliothèque : les failles de sécurité révélées par une revue informatique

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 15:12
« Mais pourquoi tenez-vous donc tant à garder la bibliothèque Château d'Eau ouverte ? » demande interloqué le premier des socialistes parisiens

Rémi Féraud, maire du Xe arrondissement et président du groupe Socialiste au Conseil de Paris, ne comprend pas que l'on conteste les décisions de la Direction des Finances de la Ville de Paris

Le projet de fermeture de la bibliothèque Château d'Eau, située dans la mairie du Xe arrondissement, n'en finit plus, tel le sparadrap du capitaine Haddock, de coller aux doigts des socialistes parisiens. Dernier épisode en date, l'entrevue entre l'intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA) et le maire de l’arrondissement, Rémi Féraud, accompagné de deux de ses adjoints.

Bien que très cordiaux, les trois élus du Xe arrondissement ont néanmoins été interloqués par la position des syndicats majoritaires à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris : « Mais pourquoi tenez-vous donc tant à garder la bibliothèque Château d'Eau ouverte ? » ont interrogé, candides, Rémi Féraud et ses deux acolytes. Mais c'est vrai pourquoi des syndicats de bibliothécaires défendent-ils la lecture publique et la culture de proximité ? On se le demande...

Les élus étaient d'autant plus surpris de la réaction des syndicats - mais aussi des élus de gauche comme de droite, tant de l'arrondissement que du Conseil de Paris (lire ici) - que pour eux la décision avait déjà été prise par l'administration parisienne. Un aveu qui, on doit le dire, nous a peu cloué sur place car Rémi Féraud est, en principe, un poids lourd de la politique municipale parisienne, puisque après avoir été le patron de la fédération socialiste de la Capitale le voilà désormais président du groupe Socialiste au Conseil de Paris. Un cador quoi ! Enfin croyait-on... Car l'élu, censé par ailleurs représenter tous les habitants de son arrondissement, s’efface visiblement devant la décision de la Direction des Finances de l'Hôtel de Ville. Pas très glorieux, en effet.

Toutefois, comme cette histoire de fermeture de bibliothèque ne s'est pas passé, avec la fronde d'une partie des élus, comme ce qui avait été prévu par l’exécutif municipal, le Conseil de Paris a été contraint de voter que « durant les prochains mois, l'activité de cette bibliothèque soit étudiée avec la plus grande attention et la fermeture prévue de l'établissement soit conditionnée à la poursuite du déclin de l'activité » (lire ici). Ce qui veut dire que la mairie de Paris devrait réunir normalement une commission regroupant des élus et des habitants du Xe pour trancher sur cette question, démocratie locale et participative oblige.

Une étude qui pourrait apporter des surprises car la bibliothèque Château d'Eau, une bibliothèque de quartier, prête plus de documents que... la bibliothèqe numérique, ce service fort coûteux disponible via Internet, ouvert en permanence, qui touche un bassin de plusieurs millions de lecteurs potentiels, et qui aurait donc dû écraser la concurrence...

Quant aux organisations syndicales, elles ont demandé à l’administration et à Bruno Julliard, le premier adjoint d'Anne Hidalgo en charge de la Culture, de présenter cette nouvelle étude des chiffres de fréquentation de la bibliothèque Château d'Eau au prochain Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.

 

 

Chateau d'Eau : Le maire du Xe, poids lourd politique, a-t-il cédé à la direction des finances ?

« Mais pourquoi tenez-vous donc tant à garder la bibliothèque Château d'Eau ouverte ? » demande interloqué le premier des socialistes parisiens

                                 - Mais qui m'a mis cette banderolle au dessus de ma tête ?

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 14:50
A quoi ressembleront les médiathèques de demain ? Un colloque organisé le 14 avril par les bibliothécaires de Plaine-Commune

Réorganisation, parcellisation des tâches, management, évolution du métier, souffrance au travail… autant de thèmes qui seront abordés par des sociologues du travail, des conservateurs de bibliothèque, des usagers ou encore des chercheurs du CNRS

Saluons l’initiative de nos collègues du collectif des bibliothèques-CGT de la communauté d’agglomération de Plaine-Commune (Seine-Saint-Denis), lesquels proposent une journée d’étude le jeudi 14 avril sur l’avenir de leur métier. Un colloque qui sera animé par des sociologues du travail, des conservateurs de la Bibliothèque Nationale de France (BnF), des usagers des bibliothèques ou encore des chercheurs du CNRS.

Les médiathèques de Plaine commune (25 établissements, 250 agents et un million de documents) remportent régulièrement des prix prestigieux : Prix de l'animation en 2012, Grand prix Livres-hebdo en 2015, distinctions du ministère de la Culture… Faut-il en conclure que tout va bien dans le meilleur des mondes ? Comme d'autres réseaux de lecture publique la situation est pourtant loin d’être aussi idyllique.

« Au cours de ces dernières années, nous avons vu les organisations et les conditions de travail se modifier. La politique de la lecture publique de Plaine-Commune évolue, nous le savons et sommes les premiers concernés. Des choix sont faits par nos directions en « consultant » les agents avec peu, voire aucune marge de manœuvre leur permettant d’être force de propositions sur l’avenir des médiathèques, de leur métier et de leurs conditions de travail » remarquent, amers, nos collègues.

A quoi ressembleront les médiathèques de demain ? Un colloque organisé le 14 avril par les bibliothécaires de Plaine-Commune

Car dans cette communauté d'agglomération de Seine-Saint-Denis « la mutualisation du travail en médiathèque a hiérarchisé et parcellisé davantage le travail de chacun, générant ainsi moins d’autonomie, un sentiment de dévalorisation, de perte de compétence, de baisse de qualité entraînant à terme un manque de motivation chez certains agents. En janvier 2014, la mutualisation des acquisitions est mise en place au niveau du réseau (sans concertation avec les organismes paritaires, alors que modifiant de manière significative les organisations de travail des différentes équipes) ». Ça ne vous rappelle rien ?

Et les bibliothécaires du 93 d'enfoncer le clou « Cette réorganisation, vécue comme une division du savoir, des pratiques et des agents, est souvent la cause d'un mal-être et d'une souffrance au travail, entraînant encore plus de malaise dans les équipes, un sentiment d’inégalité de traitement, d’isolement, et de difficulté à donner du sens à nos missions. Nous craignons encore des modifications dans les missions des bibliothécaires et des nouveaux services qui entraînent de nouvelles pratiques et organisations professionnelles. Et pour quel résultat ? Le risque de perdre certains adhérents qui ont déjà de grosses difficultés à retrouver une réponse à leur besoin, principalement de lecture ». Une analyse de nos collègues de Plaine-Communes que partagent sans doute de nombreux professionnels qui travaillent dans la lecture publique que ce soit à Paris ou sur le reste du territoire.

Et les bibliothécaires de Seine-Saint-Denis, pas passeistes pour autant, de préciser : « nous avons conscience que notre métier est en pleine évolution et ne le contestons pas, mais ces nouvelles orientations engagées par Plaine Commune sans concertation avec les agents créent un sentiment de négation chez nos collègues et nous interpelle. Nous voulons être force de propositions, pouvoir apporter notre pierre à la construction de l'édifice, dans la concertation. Il s’agit du devenir de notre coeur de métier et de l’offre que nous diffuserons au plus grand nombre. Il s’agit aussi de préciser quel sens est donné aux nouvelles médiathèques, quelles valeurs y seront développées et pour quel avenir ? » Des interrogations qui seront au coeur du colloque qui aura lieu le jeudi 14 avril 2016 à la Bourse du Travail de Saint-Denis (Auditorium Marcel Paul, 1er étage), M° Saint-Denis-Porte de Paris  et dont le programme et les modalités d’inscriptions se trouvent ici.

       Le 14 avril, vous êtes tous invités au colloque sur l'avenir des bibliothèques à Saint-Denis

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 07:34
L.I.R.E à Paris : la mairie de Paris sucre 150 000 euros à l’association en charge d’éveiller les très jeunes enfants au livre et à la lecture

Drôle de façon de considérer une structure qui s’investit dans la lutte contre l'exclusion qui est, en principe, une priorité d’Anne Hidalgo et de son équipe

Encore un coup bas pour la lecture à Paris. Cette fois c’est l’association L.I.R.E à Paris, laquelle intervenait dans les structures de la petite enfance telles que les PMI mais aussi les centres sociaux ou les bibliothèques jeunesse, de faire les frais de la politique de la mairie de Paris. « Nous venons d’apprendre que la subvention qui nous est versée depuis plus de dix ans, serait amputée, sans délai de prévenance  de 40%, soit 150 000€. » Du brutal.

Tellement brutal que l’association qui avait déjà programmé ses interventions pour l’année en cours et « recruté les effectifs nécessaires pour les mener » va être dans l’obligation de licencier cinq personnes. C’est pas comme ça que la courbe du chômage va s’inverser !

Drôle de façon de considérer une structure qui fidèle à son acronyme, « Le Livre pour l’Insertion et le Refus de l’Exclusion » s’investit dans un domaine qui est, en principe, une priorité d’Anne Hidalgo et de son équipe, puisque L.I.R.E à Paris se démène pour rapprocher du livre les publics les plus éloignés, au moyen d’actions culturelles dont, entre autres, les bibliothèques hors les murs (BHLM).

Une chose est sûre, si la ville de Paris persistait dans ces mesure d’économie cela contraindrait l'association « à abandonner tout un travail développé dans la durée, toute une série d’actions transversales avec d’autres institutions du territoire (bibliothèques, centre sociaux…) dans l’accompagnement social et culturel des parents et de leur enfants ». Elle lance donc un véritable cri d’alarme (lire ici).

Un appel à l'aide qui a déjà reçu le soutien de parents et de professionnels de la petite enfance (lire ici et). Une pétition vient également d'être mise en ligne (pour la signer, c'est ici). Espérons que L.I.R.E à Paris sera entendu par la mairie de Paris pour que cette dernière revienne sur sa décision.

 

L.I.R.E à Paris : la mairie de Paris sucre 150 000 euros à l’association en charge d’éveiller les très jeunes enfants au livre et à la lecture

               La lutte contre l'exclusion est pourtant, en principe, la priorité d’Anne Hidalgo

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 12:03
Loi El-Khomri : tous en grève et dans la rue le mercredi 9 mars pour témoigner de notre soutien au gouvernement

                  Photo prise à l'Assemblée nationale en 2006 durant les débats sur le CPE

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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 10:51
Loi Travail : tous en grève et dans la rue le mercredi 9 mars

Allez, tous ensemble pour faire entrer ce gouvernement dans le vrai XXIe siècle

Salariés du privé, du public, précaires, chômeurs, lycéens et étudiants : Il devrait y avoir du monde le mercredi 9 mars à l’appel des syndicats et des organisations de jeunesse pour demander le retrait du projet de loi sur le code du travail. Un texte qui nous renvoyait furieusement tout droit au XIXe siècle. Un projet « ni amendable, ni discutable » pour la majorité des habitants de ce pays comme le prouve la pétition mise en ligne et qui file vers le million de signataires. La goutte de trop surtout….

En tout cas, le 9 mars ça va être sportif car deux manifestations sont prévues ce jour là. A tout seigneur, tout honneur. Un premier rassemblement sera organisé par les syndicats à 12h30 devant le siège du Medef, avenue Bosquet (VIIe) dans les beaux quartiers (le métro le plus proche est École Militaire). L’occasion d’aller saluer notre ami Pierre Gattaz. Direction ensuite le ministère du travail, Rue de Grenelle, toujours dans le même arrondissement. Comme on le voit les deux institutions déjà très proches idéologiquement le sont aussi géographiquement.

Après cette mise en jambe (et quelques merguez), direction la place de la République où aura lieu le grand rassemblement de la journée à 14 heures avec le renfort de la jeunesse. Allez tous ensemble le mercredi 9 mars pour faire entrer ce gouvernement dans le vrai XXIe siècle (lire ici).

 

                           Loi Travail : tous en grève et dans la rue le mercredi 9 mars

Loi Travail : tous en grève et dans la rue le mercredi 9 mars

                                          - Eh ben, qu'est ce que j'ai fait venir comme monde !

                                    - Ouais, plus fort que le discours du Bourget....

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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 14:46

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La CGT de Paris-Musées dit non au projet de loi El-Khomri et appelle à manifester le 9 mars

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Parce que nous sommes solidaires de tous les salariés du privé comme du public (et les deux coexistent dans notre établissement public) mais aussi parce ce que si ce texte passe, la prochaine étape sera la réforme du statut des fonctionnaires

Soyons tous en grève (et dans la rue)  le mercredi 9 mars à l’appel des syndicats et des organisations de jeunesse pour demander le retrait du projet de loi sur le code du travail. Un texte qui nous renvoyait furieusement tout droit au XIXe siècle (voir ici le détail). Un projet « ni amendable, ni discutable » pour la majorité des habitants de ce pays comme le prouve la pétition mise en ligne et qui file vers le million de signataires. La goutte de trop surtout….

Si la CGT de Paris-Musées dit non au projet de loi El-Khomri c’est parce que nous sommes solidaires de tous les salariés du privé comme du public (et les deux coexistent dans notre établissement public)  mais aussi parce que si ce texte passe, l’étape suivante sera la réforme du statut des fonctionnaires...

Et, pour le coup, les agents affectés à Paris-Musées ont un avant goût de ce qui pourrait arriver, eux qui depuis sa transformation en établissement public, ont pu constater les dérives d'une gestion très libérale : rentabilisation des agents, suppression de postes de veilleurs de nuit sans souci des risques encourus par le patrimoine et les réticences des prêteurs, tentatives répétées de contourner les organisations syndicales démocratiquement élues par les personnels afin de sonder directement les agents souvent mal informés, influençables et pour certains manipulables.

Mais Paris-Musées, c’est aussi la prolifération de soirées privées, l’extension des horaires sans créations de postes, la remise en cause de l'accord RTT et le recours à des contractuels ou des Contrat d’Avenir qui effectuent les tâches théoriquement confiées à des fonctionnaires. On se demande bien quelle peut être la couleur politique de l’élu qui préside cet établissement public.

En tous cas, parce que les musées sont gardiens de notre patrimoine et que notre patrimoine c'est aussi l'histoire des luttes, des acquis sociaux, des artistes engagés pour la diffusion de la culture, pour que tous aient le temps et les moyens d'y accéder, pour que ceux qui font vivre les musées soient respectés et considérés, de l'agent de surveillance au conservateur, pour toutes ces raisons et pour tant d'autres, la CGT de Paris-Musées dit non au projet de loi El-Khomri et appelle à la grève le 9 mars.

Un premier rassemblement sera organisé par les syndicats à 12h30 devant le siège du Medef, avenue Bosquet (VIIe) dans les beaux quartiers (le métro le plus proche est École Militaire). L’occasion d’aller saluer notre ami Pierre Gattaz. Direction ensuite le ministère du travail, Rue de Grenelle, toujours dans le même arrondissement. Comme on le voit les deux institutions déjà très proches idéologiquement le sont aussi géographiquement. Après cette mise en jambe (et quelques merguez), direction la place de la République où aura lieu le grand rassemblement de la journée à 14 heures avec le renfort de la jeunesse. Allez tous ensemble le mercredi 9 mars pour faire entrer ce gouvernement dans le vrai XXIe siècle (lire ici).

 

                       Pour sûr, y aura du monde le 9 mars pour protester contre la loi Travail

La CGT de Paris-Musées dit non au projet de loi El-Khomri et appelle à manifester le 9 mars
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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 08:09
Les parents d’élèves dénoncent les conditions d’ouverture du nouveau conservatoire du Forum des Halles

               Pourtant Mozart avait l'habitude « de passer dans le coin » 

La mairie de Paris en était tellement fière qu’elle a sorti tambours et trompettes pour annoncer l’ouverture prochaine de quatre nouveaux équipements, notamment une bibliothèque et un conservatoire sous la canopée du Forum des Halles. « Ce sera un centre culturel majeur, l'émergence d'une nouvelle communeauté » n’hésitait d’ailleurs pas à claironner Bruno Julliard dans Le Parisien. Pour la bibliothèque on ne sait pas encore mais pour le conservatoire c’est loin d’être gagné si l’on en croit la lettre cinglante envoyée par l’association des parents d’élèves du conservatoire du centre (APEC) à la maire de Paris, Anne Hidalgo.

« A quelques jours de l’ouverture des nouveaux locaux du conservatoire, les élèves des classes de musique et de danse ne disposent toujours pas de lieux adaptés à leur travail quotidien » attaque d’entrée l’association. Si les danseurs se marcheront sur les pieds car les salles sont toutes « de dimensions étriquées », les musiciens devraient eux se passer de leurs instruments ! « Les locaux destinés à l’orchestre symphonique ne permettent pas à ses musiciens de rentrer tous ensemble » déplorent les parents d'élèves estomaqués. Heureusement, certains sont là pour leur expliquer ce qu'est un vrai centre culturel majeur.

« On veut dépoussiérer l’image du conservatoire », déclarait ainsi son directeur au Parisien. Tellement le dépoussiérer d’ailleurs que la musique et la danse, pourtant enseignements de base d’un conservatoire, devraient laisser la place à de « nouvelles disciplines » comme... le « soundpainting, un langage gestuel de création artistique » et « la musique pour jeux vidéo ». Bon, apparemment, ça prend moins de place.

N’empêche, l’association des parents d’élèves demande tout de même que la mairie pallie « cette absence surprenante de lieux de travail » surtout dans un conservatoire entièrement reconstruit ! Mieux, ce dernier n'a même pas d’auditorium ! Fallait quand même le faire. Peut être que la ville n’avait plus de sous après avoir tout dépensé dans le fameux toit en verre de la Canopée !

Face à ce couac, Bruno Julliard, l’adjoint en charge de la culture avait promis que le conservatoire pourrait utiliser de temps à autre les autres équipements du Forum des Halles qui dépendent de la Direction des Affaires Culturelles de la ville de Paris (Forum des images, Maison des pratiques amateurs...). Sauf qu’aucun accord n’a encore été signé et que de fait « les professeurs du Conservatoire du Centre ne pourront pas organiser les cours collectifs et les auditions pour leurs 1900 élèves ». Dommage pour un équipement qui aura coûté quand même des millions d’euros.

Il faut dire que le conservatoire du Forum des Halles était déjà rentré dans les annales municipales, outre sa difficile conception, puisque son nom aurait même été soufflé par les forces de l’esprit. En effet, le grand manitou du Conservatoire Mozart (c’est donc son nom de baptême) avait déclaré sur le site officiel de la Ville : « Conservatoire Mozart car Mozart, quand il était à Paris, avait pour habitude de passer dans le coin. Les obsèques de sa mère ont d'ailleurs eu lieu à l'église Saint-Eustache. Et puis Mozart, c’était un rebelle, ça plaît aux jeunes ! ». Il parait même qu'il faisait du soundpainting.

 

Les parents d’élèves dénoncent les conditions d’ouverture du nouveau conservatoire du Forum des Halles

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 14:30
Code du travail : aidons à faire entrer le gouvernement socialiste dans le XXIème siècle

Augmentation du temps de travail, baisse des salaires, licenciement, contournement des syndicats...   Comme le dit le Premier ministre « Il y en a qui sont encore au XIXe siècle » !

Allez soyons constructifs : aidons à faire entrer le gouvernement socialiste dans le XXIe siècle. Il faut dire qu’être de son temps est une obsession de Manuel  Valls. Pour le Premier ministre « il faut bouger. Il y en a qui sont encore au XIXe siècle, moi, et les membres du gouvernement ici présents, nous sommes dans le XXIe siècle ». Et Manu, happé par la faille spatio-temporelle, de présenter une loi proposée par sa nouvelle ministre du Travail, Myriam El Khomri. Une loi, qui par bien des points, rappelle des lois sociales dignes du XIXe siècle.

Jugez plutôt. Une entreprise pourra, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail. Les temps d’astreinte pourront être décomptés des temps de repos. Les apprentis mineurs pourront travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine. Il suffit d’un accord d’entreprise pour que les heures supplémentaires soient cinq fois moins rémunérées. Une mesure pourra être imposée par référendum contre l’avis de 70% des syndicats. Une entreprise pourra faire un plan social sans avoir de difficultés économiques. Après un accord d'entreprise, un(e) salarié(e) qui refuse un changement dans son contrat de travail pourra être licencié(e). Par simple accord on pourra passer de 10h à 12h de travail maximum par jour. Les 11 heures de repos obligatoires par tranche de 24 heures pourront être fractionnées... N'en jetons plus ! Un projet de loi décortiqué dans le détail et dont le décryptage est disponible ici.

Une régression qui, on s’en doutait, remplit d’aise... Pierre Gattaz ! « J’espère que la loi El Khomri ne sera pas dénaturée » scande le patron des patrons devenu le premier des socialistes. « C’est une véritable révolution. Il donne plus de capacité de répondre aux entreprises » renchérit l’inénarrable Jean-Marie Le Guen, apparatchick parisien bien connu. Alors comme des centaines de milliers d’entre nous, renvoyons ces tristes sires dans leurs rêves du XIXe siècle et signons la pétition contre la loi de Myriam El Khomri. Et elle est disponible ici. Et hop, en route vers le million de signataires.

Nous laisserons le mot de la fin à ce savoureux tweet posté sur les réseaux sociaux (lire ici).

Code du travail : aidons à faire entrer le gouvernement socialiste dans le XXIème siècle

                                                                     Socialistes !

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