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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Syndicat PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog du syndicat PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein du syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service (PACS) pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com

 

 

 

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24 octobre 2018 3 24 /10 /octobre /2018 13:01
A la médiathèque Marguerite Duras, la société Nickel manœuvre pour se débarrasser d'une salariée

Bon en plus de l’Inspection du Travail, le collectif CGT parisien du nettoyage a aussi alerté la mairie de Paris

La société Nickel, qui a récupéré le marché de prestation de ménage dans les bibliothèques et conservatoires municipaux de la Capitale était connue pour ses pratiques douteuses (lire ici). Devant le scandale, la mairie de Paris avait alors promis de la rappeler à l’ordre. Pas suffisamment sans doute car elle vient de nouveau d’être prise la main dans le sac à la médiathèque Marguerite Duras (XXe). Cette fois le lièvre a été levé par le collectif CGT parisien du nettoyage, lequel a décidé de saisir l’inspection du travail !

L’affaire remonte au mois de juin lorsque la société Nickel remplace la société Maintenance Industrie jusqu’alors en charge du ménage dans la médiathèque de la rue de Bagnolet. En général, les personnels sont repris aux mêmes conditions. D’autant plus que la convention collective du secteur du nettoyage les y oblige. Encore trop sans doute pour cette société, pour laquelle le Code du travail c’est vraiment pas nickel. Et de tenter de se débarrasser d’une salariée en profitant qu’elle ne sache pas lire le français pour lui faire signer n’importe quoi. Pour ensuite mieux la menacer

« Depuis quelques jours on me demande oralement et avec insistance de ne plus entrer sur le site de la médiathèque pendant mes horaires habituels, de six heures jusqu’à neuf heures  comme mes autres collègues » a témoigné l’agent de ménage. C’est que, habile, la société Nickel se retranche derrière un avenant qui modifie ses horaires.... à son insu ! « Ne sachant pas lire le français, le nouveau repreneur m’a fait signer un papier qui ne correspond pas à ma volonté puisque ces soi-disant nouveaux horaires, de 17h45 à 20h45 sont incompatibles avec mon travail chez un autre employeur l’après-midi » conclut-elle. Sans parler qu’elle se retrouverait alors toute seule dans la bibliothèque à partir de 19 heures.

De toute façon il semble que les contrats rédigés par la société Nickel soient plus que fantaisistes puisque il est par exemple indiqué comme lieu de travail, «  Ville de Paris ». Ce qui est plutôt vague avec ses plusieurs milliers de sites recensés. Et le collectif parisien du nettoyage de faire un petit rappel à la loi : « la mention Ville de Paris correspond à la collectivité locale cliente mais pas au lieu d’activité dont la mention est obligatoire dans les contrats de travail, selon les dispositions du Code et en application de la Directive Européenne n° 91 / 533 ». Et pan sur le bec de nos moins disant social !

Bon en plus de l’Inspection du Travail, le collectif CGT parisien du nettoyage a aussi alerté la mairie de Paris. De notre côté nous avons fait aussi une petite bafouille à Christophe Girard, l’élu en charge de la Culture en lui rappelant « que la municipalité s'était engagée au mois de juin lors du changement de prestataire du marché de ménage dans les établissements de la Direction des Affaires Culturelles à ce que celui-ci respecte le droit du travail pour les salariés en charge du ménage dans les bibliothèques ou les conservatoires de le Ville ». Message reçu par Christophe Girard qui nous affirmé avoir saisi ses services pour faire respecter le droit du travail. Nickel chrome ?

 

                                         - Moi je te le dis Manu, force doit rester à la loi !

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13 juillet 2018 5 13 /07 /juillet /2018 15:51

Fruit d’une enquête de plusieurs semaines et publié sur huit pages, l’article de Mediapart titré « Violences et agissements sexistes : l’affaire que la CGT a étouffée » a légitimement fait l’effet d’une bombe auprès des militants et adhérents de la CGT, comme le prouve le communiqué de l'Union Syndicale de la Ville de Paris (lire ici). La parole étant maintenant libérée, une militante membre du collectif Femmes-mixité de la CGT Ville de Paris apporte des précisions sur cette affaire lors d'une interview en direct. Un témoignage édifiant.

Le témoignage commence à partir de la vingtième minute

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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 14:46
Violences sexistes au sein de la CGT : l'Union Syndicale CGT de la Ville de Paris réagit à l'article de Mediapart

« Pour nous, la CGT doit être cohérente, et aligner son fonctionnement interne sur les valeurs qu'elle défend et les combats qu'elle mène dans le monde du travail, notamment sur les questions d'égalité entre les femmes et les hommes » déclarent les syndicalistes parisiens

 

L’article de Mediapart, titré « Violences et agissements sexistes : l’affaire que la CGT a étouffée », fruit d’une enquête de plusieurs semaines et publié sur huit pages (voir ici), a légitimement fait l’effet d’une bombe auprès des militants et adhérents de la CGT. Ces révélations publiques, reprises entre autres par l'AFP et l'Obs, ne pouvaient donc rester sans réponse. Voici donc le communiqué officiel de l’Union Syndicale CGT de la Ville de Paris que nous publions dans son intégralité.

 

« Suite à l'enquête de Mediapart sur des violences et des agissements sexistes au sein d'un syndicat de la CGT Ville de Paris, respect à la prise de parole des femmes ! L'Union Syndicale CGT des Services publics parisiens (US) réaffirme tout son soutien au combat de militantes de la CGT Ville de Paris qui ont osé s'exprimer publiquement.  

 

Pour l'US CGT, la lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes et le sexisme dans la société, le travail, comme dans le syndicalisme, n'a rien de secondaire. Cette lutte est elle aussi au cœur du combat pour la transformation sociale. Pour nos organisations, il ne s'agit ni d'instrumentaliser ce combat légitime à d'autres fins, ni de stigmatiser un syndicat ou un corps de métier. Les violences sexistes concernent toutes les catégories sociales.

 

La responsabilité de la Ville de Paris mérite par ailleurs d'être questionnée, car la collectivité parisienne a refusé la protection fonctionnelle (qui comporte notamment une aide juridique) à la militante agressée en décembre 2016.  Pour l'US CGT, il s'agit de prendre la mesure de violences sexistes qui ne peuvent être tolérées dans le syndicalisme en général, et dans la CGT en particulier. Violences qui ne sauraient être tolérées, qu'elles viennent d'un adhérent ou d'un secrétaire général de syndicat !

 

Il s'agit donc de renforcer à tous les échelons de la CGT les outils et une culture pour disqualifier ce type de comportement dans nos rangs, de la formation des militant-e-s à la sanction des agresseurs. Pour nous, la CGT doit mettre en  cohérence son fonctionnement interne avec les valeurs qu'elle défend et les combats qu'elle mène dans le monde du travail sur les questions d'égalité entre les femmes et les hommes. C'est pour cela que lors de son dernier congrès, l'Union Syndicale CGT de la Ville de Paris a voté la création d'un collectif Femmes-mixité, et s'est dotée d'une nouvelle direction pour rompre avec des pratiques d'un autre temps ».

 

Ce communiqué est également disponible sur la page Facebook officielle de la CGT de la Ville de Paris. A noter également, une tribune intitulée : « A la CGT les luttes ne se gagneront pas sans les femmes » signée par des personnalités féministes et politiques, en soutien à ces militantes qui ont osé prendre la parole pour dénoncer ces situations inacceptables (lire ici).

 

 

 Pour rompre avec les pratiques d'un autre temps
 Pour rompre avec les pratiques d'un autre temps

Pour rompre avec les pratiques d'un autre temps

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20 juin 2018 3 20 /06 /juin /2018 06:58
Quand la Mairie de Paris utilise du personnel sans contrat de travail

        Mais bon : c’est Nickel ! Car ils n’ont pas non plus de fiche de paye…

A peine un mois et demi après avoir alerté la Mairie de Paris sur les possibles conséquences sociales de la sous-traitance du service de ménage dans les bibliothèques de la Capitale (lire ici ) le constat est encore pire que ce que l’on craignait.

Petit retour en arrière : la Ville a décidé de confier toutes ses prestations de ménage, assurées jusqu’à il y a peu majoritairement par des agents municipaux, à la société de nettoyage Nickel. Plutôt mal nommée d’ailleurs car depuis le début du mois de mai certaines bibliothèques sont devenues extrêmement cradingues, Il est vrai que là où il y avait deux voire trois agents, il n’y en a désormais plus qu’un seul. Sans parler que ce dernier se retrouve souvent sans équipement ni matériel. Dans certains établissements, il a ainsi fallu que les bibliothécaires fournissent eux-mêmes des gants adéquats aux agents en question. On comprend que la société Nickel a pu proposer des prestations les moins chères de France. Les spécialistes à la Mairie de Paris ont d'ailleurs été étonnés que les prix soient inférieurs de 25% à ce qu’ils escomptaient ! Forcément, à lire ce qui suit.

Ainsi, à la bibliothèque de la rue de la Glacière (Paris XIIIe), la personne en charge du ménage a fini par jeter l’éponge. Faut dire que le 14 juin elle n’avait toujours pas signé de contrat de travail depuis son embauche le 2 mai. Il est vrai là aussi qu’elle n’avait toujours pas été payée, six semaines après avoir commencé son travail. Une habitude semble-t-il pour la société Nickel, puisque sa remplaçante, arrivée le 19 juin n’a pas elle non plus signé de contrat. De plus, au mépris de toutes les règles de sécurité, ces agents sont laissés seuls dans l’établissement, puisque commençant dès six heures du matin ! Embêtant pour la Mairie de Paris en cas d’accident du travail dans ses propres locaux.

Du côté de la bibliothèque Hélène-Berr (XIIe) on confirme. « L’homme de ménage auquel j’ai parlé ce matin me dit « n’avoir vu personne » de la société Nickel » témoigne une bibliothécaire. Pourtant, le pauvre malheureux fait ce qu’il peut puisque il porte une blouse qu’il a récupérée d’un de ses autres boulots... Lui non plus n’a pas de contrat. Il a téléphoné trois fois déjà et nous rapporte que « c’est une entreprise fantôme ! ». Pas faux, tant la société Nickel semble se cacher dans les profondeurs du Web puisque lorsque l’on y fait des recherches, on découvre que cette petite entreprise… a trois adresses différentes !

D’autres bibliothèques ne sont pas en reste puisque il y a encore quelques temps à Marguerite Yourcenar (XVe) la personne de ménage était toute seule depuis le changement de marché, et ce pour nettoyer une surface de plus de 3000 mètres carrés, sans consignes et ne connaissait même pas le nom de la boîte qui a repris le marché ! Et un bibliothécaire de constater accablé : « l'agent n’a même pas de matériel pour travailler, papier toilettes, sac aspirateur, etc. Pas de planning. Rien. ». Et probablement pas de contrat de travail non plus. Nickel chrome quoi ! I

Pourtant la Mairie de Paris est au courant du désastre puisque des personnels de la bibliothèque de la place d’Italie (XIIIe) ont pris des photos et les ont envoyées aux représentants des personnels. Qui les ont eux-mêmes renvoyées à la Direction des Affaires Culturelles et Bruno Julliard, le premier adjoint d’Anne Hidalgo. D’après nos informations, ça commencerait à ruer dans les brancards. Faut dire, qu’outre une dégradation d’un service qui était auparavant assuré parfaitement par des agents de la Ville de Paris, faire travailler des gens sans contrat de travail ni fiche de paye, voire pas de paye du tout ça, ça la fiche très mal pour une municipalité dirigée par une ancienne inspectrice du Travail.

C’est pourquoi devant ce scandale que Le collectif CGT parisien du Nettoyage organise des formations avec l'aide des défenseurs des agents. Prochain rendez-vous : samedi 23 juin de 14 heures à 17 heures à la Bourse du Travail, 85 rue Charlot, salle Léon Frot (métro République), dont les thèmes, ça tombe bien, porteront sur le contrat de Travail, les avenants, la procédure de licenciement et les moyens de se défendre !!!

 

 

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8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 15:36

 

Les adhérent.e.s de la CGT de la direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris prennent en fait juste au mot les statuts de leur syndicat

Les adhérents et adhérentes de la section CGT de la direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, qui travaillent dans les Ateliers Beaux-Arts, les bibliothèques, les conservatoires ou encore les Services centraux, se sont réunis le jeudi 7 juin en assemblée générale. S'appuyant sur les statuts de leur syndicat, qui affirme que « la CGT fait le choix de la démocratie. Elle décide de ses orientations avec les syndiqués (es). Être citoyen dans le syndicat est au cœur de la vie syndicale : donner son opinion, débattre et participer à la prise de décision, s'impliquer dans la vie syndicale » (lire ici le site officiel), les syndiqués de la Culture à Paris ont donc pris cette phrase au mot et adopté à l'unanimité la déclaration suivante. Nous l’adressons à Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, mais surtout à Baptiste Talbot, le patron de la Fédération CGT des personnels territoriaux.

« A l’automne dernier, lors de leur congrès, les adhérent-e-s du syndicat CGT des Cadres et Techniciens ont opté pour la mise en place d’un comité de liaison permettant de reconstruire l’unité des syndicats CGT de la Ville de Paris suite au départ de l’Union Syndicale (US) des adhérents du Nettoiement et des Affaires Scolaires. Cette position a été ensuite réaffirmée, quelques semaines plus tard, lors du Congrès de l’Union Syndicale, avec la participation pleine et entière du syndicat des Cadres, auquel est rattachée la section des Affaires Culturelles, confirmant ainsi son appartenance à l’US. Évidemment, pour réussir, cette tentative de réconciliation devait s’accompagner de l’aide bienveillante, mais neutre, de la Fédération CGT des Services publics territoriaux.

Or, à partir de janvier, les choix de la Fédération CGT des services publics territoriaux ont malheureusement tourné le dos à la constitution d’un cadre collectif et constructif, notamment en tentant de s’imposer comme seul interlocuteur auprès de notre employeur et de prendre la main sur les moyens de l’Union Syndicale. Sont à citer notamment des tentatives pour s'octroyer les moyens matériels et financiers de l'Union Syndicale, des tentatives pour interdire aux membres de son bureau de se réunir, et enfin des tentatives visant à mettre sous tutelle des syndicats appartenant à l'US refusant ce cadre et ces pratiques autoritaires. Ces syndicats sont désormais menacés par la Fédération d’être expulsés de leur bureau de la Bourse du Travail, mesure accompagnée de l'interdiction de réserver une salle pour réunir les personnels ! Hallucinant mais vrai (voir cette lettre et le communiqué officiel de la CGT de la Ville de Paris ici et ).

Évidemment, nous ne pouvons adhérer à cette « vision de l’unité » qui ne correspond pas aux valeurs propres de notre engagement militant, lequel serait irrémédiablement remis en cause dans sa forme actuelle si ces méthodes - vraiment suicidaires - finissaient par l’emporter. De ce fait, nous, adhérent-e-s CGT et agents de la DAC, qui par ailleurs formons la plus grosse section au syndicat CGT des Cadres et Techniciens, contestons les méthodes de la Fédération et réaffirmons notre appartenance pleine et entière à l’Union Syndicale de la CGT de la Ville de Paris. »

Déclaration adoptée, après amendement, à l’unanimité par les adhérent-e-s de la section CGT de la DAC réuni-e-s ce jeudi 7 juin 2018.

 

 

                            Baptiste Talbot, le président de la fédération CGT des territoriaux

     - Ah mince, y en a qui sont en train de s’apercevoir que j’envoie la CGT dans le mur !!!

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19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 12:57
Les agents de la bibliothèque Italie (XIIIe) écrivent à la mairie de Paris pour garder leurs collègues en charge du ménage

« Nos deux collègues ont toujours effectué un travail de qualité dans le maintien en l’état et le bon fonctionnement de la bibliothèque qui a connu (et connaît encore) des épisodes d’inondations qui nous contraignent à fermer l’établissement au public. Dans ces situations récurrentes, elles sont régulièrement en première ligne » précisent les bibliothécaires de la Place d’Italie

Les personnels de la bibliothèque de la Place d’Italie dans le XIIIème arrondissement viennent d’apprendre brutalement le départ de leurs collègues, agent de la ville de Paris, en charge du ménage, la municipallité ayant décidé de privatiser cette fonction au mépris du bon fonctionnement de l’établissement. C’est pourquoi, l’équipe de la bibliothèque Italie, unanime, a décidé de faire une lettre ouverte à la mairie de Paris pour que cette dernière revienne sur sa décision. La voici dans son intégralité.

« L’équipe de la bibliothèque a appris d’une source non officielle courant avril 2018 que le service de ménage de la bibliothèque Italie allait être privatisé dès le mois suivant. Ainsi, nos deux collègues de la Ville de Paris, chargées du ménage et affectées depuis de nombreuses années dans notre établissement vont brusquement devoir quitter l’équipe pour être déplacées vers une autre affectation. Ce changement brutal et sans préavis va fortement compliquer leur quotidien en allongeant leur temps de déplacement et en modifiant leurs conditions de travail. Nous sommes stupéfait.e.s de la brutalité de ces décisions. En effet, aucune information officielle n’a été communiquée à l’équipe, ni même au responsable de la bibliothèque qui ne l’a appris que par les deux agentes déplacées. Ces froides décisions ne tiennent aucun compte des relations humaines qui peuvent s’établir au sein d’une équipe et remettent en cause la bonne gestion de l’établissement.

Nos deux collègues ont toujours effectué un travail de qualité et ont toujours été grandement impliquées dans le maintien en l’état et le bon fonctionnement des locaux. La bibliothèque Italie a connu (et connaît encore) des épisodes d’infiltrations d’eau et d’inondations parfois très sérieux qui nous contraignent à fermer l’établissement au public (lire ici). Dans ces situations récurrentes, elles sont régulièrement en première ligne à la fois pour nettoyer les dégâts (bien que cette tâche de remise en état liée à des situations « accidentelles » ne fasse pas nécessairement partie de leurs attributions) mais également pour prévenir sans délais le responsable de la bibliothèque sur son téléphone portable. Ceci nous permet d’optimiser la réactivité lorsque l’équipe n’est pas encore arrivée dans les locaux, notamment le lundi, jour de congés des bibliothécaires où elles sont les seules à assurer une présence sur place. Allant bien au-delà de leurs tâches assignées, elles ouvrent aux entreprises qui interviennent tôt le matin et sont d’une réactivité sans faille face aux imprévus, ce qui assure un équilibre indispensable au bon fonctionnement général de l’établissement.

Il nous apparaitrait ainsi difficile de confier ces tâches à un employé d’une entreprise privée dont l’affectation peut changer du jour au lendemain. Cette situation témoigne de la privatisation rampante des services de la Ville de Paris et s’accompagnera irrémédiablement d’une baisse de la qualité des prestations rendues. En effet, selon les informations dont nous disposons, les deux postes de nos collègues sont voués être assumés par une seule personne. D’autre part, nous craignons d’avoir affaire à un roulement de personnes interchangeables et affectées au jour le jour sans stabilité qui rendrait difficile la mise en place d’une relation de confiance durable comme celle vécue actuellement. Celle-ci apparaît pourtant primordiale pour la bonne gestion des situations imprévues et préjudiciables à l’établissement.

Face à cette situation préoccupante pour le bon fonctionnement de la bibliothèque Italie, nous demandons le maintien de nos deux collègues chargées du ménage dans leurs fonctions à la bibliothèque Italie et par extension, l’arrêt de la privatisation des services de nettoyage des bibliothèques par la Ville de Paris ».

 

                 Le maire du XIIIème va-t-il venir à la rescousse de la bibliothèque Italie ?

 

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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 16:14
Christophe Girard se prend une veste avec tous les syndicats de la Ville de Paris sur la question de la santé au travail

Le créateur des Nuits Blanches parisiennes avait pourtant obtenu le titre d'adjoint en « charge du dialogue social »

Il avait été surnommé le « DRH de luxe » par le journal Le Parisien lors de son retour surprise et fracassant à l'Hôtel de Ville en tant que nouvel adjoint d'Anne Hidalgo « en charge des personnels et du dialogue social ». Et Christophe Girard, car c'est bien lui, de promettre : « Je n’ai qu’un désir : trouver des solutions pour sortir des conflits. C’est ma ligne de conduite dans la sphère privée comme dans la vie publique » (lire ici). Las, cinq mois après sa nomination le torchon brûle avec tous les syndicats. Mais vraiment tous, y compris les plus modérés comme le prouve le communiqué publié ce matin.

« L'ensemble des syndicats représentés au Comité Hygiène et Sécurité central de la Ville de Paris (CGT, CFDT, UNSA, SUPAP-FSU, FO, UCP) a décidé de boycotter la séance de ce mardi 27 mars. La ville ne respecte pas les syndicats et les règles statutaires de fonctionnement de cette instance représentative du personnel.

Après des demandes répétées en vain par la majorité des syndicats depuis septembre 2017, le comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) central a voté le 25 janvier 2018 une expertise indépendante concernant la situation des contrats aidés et l’impact de leur départ sur le fonctionnement de leurs services d’affectation. Plus de deux mois après, force est de constater que la ville entrave la mise en œuvre de cette expertise dans les délais courts qui s’imposaient pourtant. Par son refus d’écoute la Maire et son administration reportent l’exécution de cette expertise à l’été prochain, lorsque de nombreux agents auront été contraints de quitter leur emploi et que les conditions de travail seront davantage dégradées dans les services. La notion même de prévention des risques est ici bafouée, ce qui est proprement scandaleux.

Les membres du CHSCT central ne sont pas respectés ni leurs alertes considérées. Les demandes d'inscription de points de points à l'ordre du jour, portées par notre secrétaire d’instance au Président, Christophe Girard, sont quasi systématiquement refusées et renvoyées à plus tard. La durée des séances est réduite et l’ordre du jour est limité aux seuls points inscrits par l’administration. Les documents sont envoyés au dernier moment, voire hors délai comme en l'espèce, le 21 mars pour la séance du 27. Les procès-verbaux des séances sont parfois tellement revus et corrigés dans la partie de l’administration et des élus qu’il est difficile parfois de reconnaître la teneur réelle des débats.

De nombreuses questions concernant la santé au travail des agents relèvent pourtant de l'urgence. En négligeant les alertes émises par les représentant-e-s du personnel, la ville expose les agents aux risques professionnels et tourne le dos à ses responsabilités légales d'employeur, elle portera seule la responsabilité de tout dysfonctionnement grave en la matière. Si l’exécutif refuse d’inscrire les points proposés par les syndicats à l’ordre du jour, ceux-ci boycotteront les CHSCT centraux ».

 

 

                  Paris : Les relations entre Christophe Girard et les syndicats en danger

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3 janvier 2018 3 03 /01 /janvier /2018 13:23
La mairie de Paris contre la santé environnementale malgré la présence des élus écolos !

Soutenus par des milliers de Parisiens, les professionnels de l’hygiène lancent un cri d’alarme pour empêcher la vente du Centre Eastman

 

Comme bonne résolution pour cette nouvelle année, Anne Hidalgo va-t-elle supprimer les services municipaux qui s’occupent d’hygiène et de santé environnementale dans la Capitale ? Bien que l’administration parisienne soit plutôt discrète sur le sujet, ce serait pourtant une des conséquences de son projet de vente du Centre George Eastman, proche de la place d’Italie dans le XIIIe arrondissement de Paris. Un bâtiment surtout connu pour abriter un centre dentaire à destination des petits Parisiens, fruit d'une donation d’un million de dollars à la Ville de Paris dans les années 30 par le mécène George Eastman (lire ici)

 

Oui mais voilà : ce superbe immeuble de plus de cinq mille mètres carrés, du plus beau style Art déco, abrite également les services d’hygiène et de santé environnementale de la Ville de Paris, lesquels interviennent sur des questions éminemment d’actualité : perturbateur endocrinien, pollution de l’air, allergènes, particules fines, etc. Très concrètement, ces laborantins d’excellence sont, entre autres, en charge d’analyser la pollution de l'air dans les crèches ou les écoles, ou encore la qualité de l'eau des piscines municipales (voir ici). Un service qui  s'occupe également, par ailleurs, de dératisation et de désinfection. Des sujets mineurs sans doute pour la Mairie de Paris, malgré la présence d'élus écologistes...

 

Or, ce service essentiel pour la santé des Parisiens pourrait disparaître corps et âme si cette opération immobilière allait à son terme. Car l’Hôtel de Ville n’a pas prévu de nouveau lieu d’accueil... Délire de syndicaliste ? Pas sûr si l’on en croit les dernières décisions de l’équipe dirigée par Anne Hidalgo qui consistent à en privatiser des pans entiers, entraînant la suppressions de nombreuses missions, notamment celle de désinfection, qui était auparavant offerte à tous les Parisien(ne)s. Et cette dégradation de la salubrité publique ne touche pas uniquement les particuliers car les bâtiments municipaux sont également concernés comme l’illustre la bibliothèque Saint Eloi (XIIe) envahie par les cafards et farcie de moisissures pendant plusieurs mois après de multiples inondations (lire ici) !

 

D’où ce cri d’alarme poussé par les professionnels de l’hygiène et de la santé environnementale lesquels en appellent aux élus de tout bord pour empêcher la vente du centre Eastman. Ils sont déjà soutenus dans leur combat par plusieurs milliers de Parisiens soucieux non seulement des dents de leurs enfants mais également de leur santé à eux, habitants de la Capitale. Pour les rejoindre dans leur action, signez là.

 

     Paris : Les professionnels de la santé environnementale inquiets des projets de la Mairie

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 17:23
Bruno Julliard censure les bibliothécaires parisiens qui osent relayer sur twitter les critiques sur le prêt numérique

                  Ils ne font pourtant que diffuser un communiqué de l'ABF

La mise en place de la bibliothèque numérique à la ville de Paris semble rendre fous ses zélateurs. Pourtant ce dispositif, on ne peut plus contesté, méritait bien un débat public. C'en était encore trop pour la mairie de Paris qui a sommé les bibliothécaires de la capitale de retirer in petto leurs tweet trop critiques même quand il s’agissait de faire connaître le communiqué d'une institution aussi sérieuse que l'association des bibliothécaires de France (ABF)

Ainsi plusieurs collègues ont relayé sur les comptes Twitter officiels de leur bibliothèque ce fameux communiqué. Un texte très mesuré mais qui a la mauvaise idée d'analyser les lacunes du système de Prêt Numérique en Bibliothèque (PNB) et les coûts astronomiques générés pour les collectivités qui utilisent ce dispositif (lire ici). Pas cool pour la mairie de Paris qui par le biais de son bureau des bibliothèques (BBL) et le Cabinet de Bruno Julliard a appelé les établissements concernés à retirer leurs tweets...

« Nous avons été sommés de retirer ces tweets qui ne représentent à nos yeux qu'un droit à l'information pensons-nous; le droit à l'information, c'est aussi le droit à l'information contradictoire pour que chacun, chacune se fasse une idée » affirment choqués de nombreux bibliothécaires parisiens qui croient encore à la diffusion des savoirs. Alors comme ça, Bruno Julliard se met à jouer les censeurs comme un vulgaire Patrick Balkany ? A moins que cette censure ne soit qu'une initiative d'une administration trop zélée ? A notre avis la mairie de Paris et son premier adjoint en charge de la cultue ne devraient pas tarder à diffuser un communiqué pour s'expliquer sur cette triste histoire.

 

                                               Censure : la mairie de Paris manie le ciseau

Bruno Julliard censure les bibliothécaires parisiens qui osent relayer sur twitter les critiques sur le prêt numérique

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 11:27
 Un agent de Paris-Musées menacé de sanction pour avoir retroussé ses manches

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Reste à savoir ce que pense Bruno Julliard, le président de Paris-Musées, de ces pratiques vexatoires visiblement en contradiction avec les préconisations municipales ?

Depuis quelques temps, une pluie de rapports disciplinaires plus fantaisistes les uns que les autres s'abat sur les musées municipaux parisiens et, bien évidemment, ce sont les agents de surveillance de catégorie C qui trinquent. En tout cas, force est de constater que la direction de certains établissements s'y prend décidément très mal pour instaurer un dialogue de qualité avec les agents 

La CGT ne peut pas s'empêcher d'y voir une confirmation de la mauvaise foi de Paris-Musées qui s'empresse de mettre en œuvre une entreprise de démotivation générale afin de corroborer les conclusions du rapport d'un cabinet privé sur l'organisation du travail : D'après cet audit très coûteux, les agents de surveillance des musées sont, soit idiots, soit désinvoltes, mais de toutes façons incompétents …Par contre il ne dit rien sur l'incompétence de la direction pour mettre en place de bonnes relations de travail. Normal sinon ce cabinet d'audit n' aurait pas été payé;

Ainsi dernier exemple en date de rapports au travail qui partent en quenouille: le musée Cognac-Jay dans le quartier du marais (IIIe). Là bas, un agent fait les frais de ces mauvaises pratiques, lesquelles frisent même l'acharnement.

Jugez plutôt : dans des rapports parfois rédigés dans une orthographe extrêmement approximative, et dont certains datent.... de 2013 !! il lui est reproché pêle-mêle ses lectures, ses chaussures, des retards de quelques minutes, son obstination, pourtant légitime, à aérer les salles durant les fortes chaleurs...et last but not least...provocation ultra subversive....de retrousser les manches de sa chemise !

Pire encore ! La chemise en question était portée sur le pantalon !!! alors que, chacun le sait, elle doit être rentrée dans le pantalon on croit rêver ! Bref, la direction du musée Cognac-Jay veut sanctionner durement cet agent. , Il n'a bien sûr auparavant jamais été reçu par sa hiérarchie afin de s'expliquer et s'étonne de cet acharnement soudain …A moins que les fortes chaleurs qui se sont abattues sur Paris ces derniers temps aient provoqué un éruption de de bêtise et de méchanceté dans l'encadrement du musée de la rue Elvezir ?!

La Mairie de Paris, autorité de tutelle de l'établissement public Paris-Musées a fait des risques psycho-sociaux (RPS) une « priorité' » dans le cadre de l'amélioration des conditions de travail. Au musée Cognac Jay visiblement le terme de RPS signifie plutôt : Réclamons Plus de Sanctions !!! Reste à savoir ce que pense Bruno Julliard, le président de Paris-Musées de ces pratiques vexatoires visiblement en contradiction avec les préconisations municipales.

 Un agent de Paris-Musées menacé de sanction pour avoir retroussé ses manches

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Lire ausi notre rubrique sur les musées

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