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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

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19 octobre 2021 2 19 /10 /octobre /2021 10:18
Précaires dans les bibliothèques de la Ville de Paris : même ça on le leur a enlevé !

Dans une lettre ouverte, ces anciens contractuels, constitués en collectif, interpellent Anne Hidalgo, candidate à la présidentielle, pour qu’elle revienne sur cette injustice qui a été de leur enlever deux mille euros !

C’est un cri de colère lancé par ces anciens contractuels des bibliothèques municipales parisiennes devenus depuis peu agents titulaires de catégorie C. Ces agents recrutés en tant que personnel titulaire au début de cette année pensaient alors, après des années de galère, toucher ce qu’on appelle une « prime d’installation » d'environ deux mille euros, laquelle est accordée depuis toujours aux agents qui deviennent statutairement fonctionnaires. Pas du luxe dans une ville aussi chère que Paris. En plus l’administration le leur avait promis en leur faisant même remplir des formulaires officiels pour pouvoir la percevoir. Et puis patatras !

C’est que la mairie de Paris est revenue sur sa parole. Visiblement les caisses ont été tellement vidées pour organiser les jeux olympiques qu'il fallait sans doute gratter quelques sous. Mais que ce soit sur le dos d’anciens précaires en dit long sur la mentalité qui anime l’équipe municipale dirigée par Anne Hidalgo. Pour se justifier la municipalité (de gauche) se retranche derrière un texte de 2018 et jamais appliqué jusqu’alors. Il est vrai que ce dernier était totalement inique.

Car on refuse désormais cette prime aux stagiaires qui étaient déjà employés comme contractuels par la Ville de Paris dans les quatre mois précédant leurs nominations et ce même s’ils ou elles ne l'ont jamais perçue. Il en va de même pour les agents recrutés en tant que travailleurs handicapés et titularisés plus tard. En gros, il aurait fallu être au chômage avant. Difficile toutefois de remplir ce critère puisque ce recrutement a été fait justement pour déprécariser les agents qui de facto étaient déjà en place sinon on n'aurait pas eu besoin de les déprécariser. CQFD ! Malgré plusieurs demandes pour revenir sur cette décision, l’administration, ce monstre froid, est bien sûr restée de marbre

C’est pourquoi ces agents ont décidé de se constituer en collectif et de diffuser une lettre ouverte pour dénoncer ce mauvais traitement : « après avoir imposé un nombre de contrats limité par personne, du temps partiel très souvent subi, des années de situation précaire, la ville de Paris nous refuse la prime d'installation, sous prétexte que si nous étions déjà en Île-de-France les quatre mois précédant la nomination, cela indique que nous étions déjà « installés ». Cela est mis en place dans une des villes les plus chères de France et impacte des catégories C aux situations souvent fragiles. Si nous sommes aujourd'hui une poignée de bibliothécaires concernés, cela concerne tous les agents recrutés à la Ville  de Paris après avoir effectué ses missions comme contractuels ou vacataires ». Avant de conclure  par un « nous demandons à la ville de nous verser cette prime d'installation, sans condition ».

Pour faire avancer leur combat le collectif a déjà pris contact avec des élus du Conseil de Paris mais a aussi lancé une pétition publique sur le web, pour la signer, c'est ici. Pour les contacter et les soutenir, le collectif a aussi lancé des comptes Facebook et Twitter. Pour Anne Hidalgo satisfaire cette demande en faveur de ceux qui étaient les plus précaires de son administration ne lui nuirait pas dans la perspective de la campagne qui s’annonce, dont le slogan officiel est « justice » et « courage », en obligeant son administration à respecter la parole donnée.

 

 

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14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 13:28

 

Un plan de destruction qui paraît rien moins que programmé si l’on en croit les chiffres officiels publiés par.... l’administration elle-même !

« Franchement, je n’ai jamais vu une situation aussi catastrophique ». C’est le cri du cœur d’un spécialiste de la lecture publique qui travaille au plus haut niveau à la direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris. Cette sentence pourrait être reprise par de nombreux bibliothécaires vu l’état de dépérissement du réseau parisien. Un dépérissement qui apparait rien moins que programmé si l’on en croit les chiffres officiels publiés.... par l’administration elle-même !

Désormais les agents s’amusent à recenser tous les jours les postes vacants proposés en interne par le bureau des bibliothèques et du livre (BBL). Et ce chiffre a de quoi donner le vertige tant il semble irréel. Au dernier décompte le nombre s’élève en effet.... à cent douze ! Plus de 10% de l’effectif total. Le pire c’est qu’inexorablement ce nombre ne fait que croitre de semaines en semaines puisqu’il a été multiplié par deux en trente-six mois.

Preuve de cette faillite : les horaires d’ouverture des établissements. Ainsi, en plein mois d’octobre, la plupart des bibliothèques municipales de la capitale…sont encore en horaires d’été ! Ceux que l’on adopte normalement en période de vacances faute de personnels en nombre suffisant. Si la mairie tente, difficilement, de s’approprier le concept de Ville du quart d’heure, elle vient en fait d’inventer l’été en automne, voire en hiver. Et ce sans même faire intervenir le réchauffement climatique.

On se moque, mais le rire ne peut qu’être jaune car dans la réalité la situation est encore plus catastrophique que celle évoquée par les chiffres donnés plus haut. Car aux postes dits vacants, il faut aussi ajouter plusieurs dizaines d’autres qui eux sont manquants mais administrativement « non remplaçables » car concernent des agents en arrêt maladie, en disponibilité ou en congé maternité. Sans compter les personnels mis à pied dernièrement, faute de passe sanitaire en règle. Si bien que le manque de personnel approche en réalité les 20%. Vertigineux !

Certains établissements n’ouvrent qu’avec le soutien de personnels qui viennent des bibliothèques actuellement fermées pour travaux ou de « l’équipe de remplacement ». Pour d’autres site, c’est carrément l’agonie, puisque de source très sûre, on observe désormais des bibliothèques qui ne peuvent compter que sur 50% de leur effectif et fonctionne, comme on dit pudiquement, en mode dégradé. D’autres à peine 70%. Les bibliothèques qui sont restée ouvertes sans interruption depuis la fin du premier confinement en juin 2020 sont sur les jantes. Les chefs d’établissement pressurisés par l’administration sont au bord de l’explosion. À tel point qu’une forme de jacquerie interne commence à voir le jour. Là aussi du « jamais vu » pour les observateurs. Avec à la clef une fuite en avant : « Moi, dès que je trouve un poste dans une autre collectivité, je me casse » entend-on régulièrement.

Toutefois, les bibliothèques parisiennes peuvent être encore sauvées, même si ça prendra du temps vu l’acharnement qu’elles subissent depuis des années. Il suffirait pour cela d’appliquer la gestion que se doit de faire toute collectivité digne de ce nom puisque ce sont des postes vraiment « vacants », ce qui selon le jargon de l’administration sont budgétisés. Ils peuvent donc être pourvus à tout moment par voie de concours. Il suffit juste d’en organiser ! Sauf que des concours, il n’y en a pas. Mais alors que se passe-t-il ? Deux hypothèses...

L’administration parisienne ayant été longtemps réputée pour son expertise technique et administrative bien avant l’élection d’un maire de Paris en 1977, la première piste serait que le niveau de compétence a baissé de manière drastique. Possible, mais on n’ose le penser tant l’excellence règne au niveau du BBL, de la DAC et de la DRH. Ce qui amène alors à privilégier plus sérieusement une seconde piste : une volonté délibérée de la part de l’équipe d’Anne Hidalgo de faire couler le plus grand réseau de bibliothèques au monde. Vu le nombre de postes délibérément non pourvus depuis des années cette évidence a de quoi prendre un certain poids. Et puis au final, c’est bien le politique qui commande l’administration.

À moins que couper les vivres aux bibliothèques serve à financer les JO ? Dans ce cas, cela signifie qu’à court ou moyen terme il faudra fermer une vingtaine d’établissements dans tout Paris. Bon, évidemment, nombreux seraient alors les parisiens à ne plus avoir de bibliothèque de proximité comme c’est le cas actuellement, ruinant au passage le fumeux concept de la ville du quart d’heure ! Ouch ! En tout cas, pour le moment, le plan pour faire couler les bibliothèques parisiennes est bien en marche...

 

                                          -  Ben quoi, j'applique bien le plan Lire à Paris, non ?

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1 octobre 2021 5 01 /10 /octobre /2021 11:12
Les bibliothèques parisiennes contre l'exclusion des enfants à partir de douze ans !

Dans tout le pays les personnels se mobilisent pour demander que les bibliothèques des collectivités territoriales soient exemptées du dispositif du passe sanitaire et lancent un appel national à la grève à partir du 1er octobre

Le contrôle du passe sanitaire s'oppose aux valeurs et aux missions des bibliothèques d'accès à la culture pour tous-tes, sans discrimination aucune. Demander aux bibliothécaires de refuser l'entrée des équipements à une partie de la population est sans précédent dans l'histoire.

Alors que les librairies, les bibliothèques universitaires, la BPI à Beaubourg, la BNF ou encore les bibliothèques spécialisées ne sont pas soumises à l'obligation du passe, les bibliothèques de proximité elles le sont ! À partir de ce jeudi 30 septembre, ce sont  maintenant les mineurs à partir de douze ans qui ne présenteraient pas de passe que les bibliothécaires vont devoir exclure !

Dans tout le pays, que ce soit des grandes métropoles comme Lyon (Rhône), Grenoble (Isère) ou bien Toulouse (Haute Garonne) mais aussi des communes plus petites comme Gingamp (Côte d'Armor), Brest (Finistère), Seyssins (Isère), Lannion (Côte d'Armor), Romainville (Seine-Saint-Denis), Meylan (Isère), Argelès (Pyrénées-Orientales), Cousserant (Ariège), Loperhet (Finistère),, Le Mans (Sarthe), Lasalle (Gard) ou encore La Rochelle (Charente-Maritime), liste non exhaustive, les personnels se mobilisent pour demander que les bibliothèques des collectivités territoriales soient exemptées du dispositif du passe sanitaire.

Interpellée à de nombreuses reprises depuis juillet par les représentant-e-s des personnels, Carine Rolland, l’adjointe à la culture d’Anne Hidalgo se contente de dire qu'elle appliquera la loi semblant même approuver la décision du gouvernement alors qu’ailleurs des décisions (courageuses) sont prises dans l’autre sens à l’instar hier de Lyon et Villeurbanne (lire ici) ou encore, il y à quelques heures, de Strasbourg (voir ici). C’est pourquoi, les es élue-e-s du personnel de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris appellent les personnels des bibliothèques parisiennes à se mettre en grève ce vendredi 1er octobre et/ou dans les jours à venir dans le cadre de l'appel national des bibliothécaires de France et de Navarre.

 

                                       - Anne, oppose toi un peu sinon ça va finir par se voir !

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31 août 2021 2 31 /08 /août /2021 11:38

 

Sans doute, selon les dernières procédures que met en place la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris

Ce mardi 31 août, jour de rentrée, les responsables des bibliothèques municipales de la capitale risquent d'avoir des sueurs froides puisque ils vont devoir décider qui, parmi leurs personnels, sera autorisé, ou pas, à pénétrer dans leur établissement selon que ces derniers possèdent, ou pas, un passe sanitaire valide. Car à la question : « comment ça va se passer », l’attitude qu’adopte la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris entraine la confusion la plus totale.

Pour le moment, ce que l'on sait, c'est que ces derniers temps, l'administration a demandé aux agents d'envoyer leur certificat de vaccination à une adresse électronique générique. Une procédure évidemment complètement illégale. Ce que d'ailleurs l'administration a fini par reconnaître. « Nous avons été victime de notre enthousiasme » a-t-elle d'ailleurs avoué. Illégale, car il faut uniquement envoyer le QR code de son passe sanitaire. Seulement le QR Code et rien d'autre que celui-ci que. C'est la loi et la condition sine qua non qu'a retenue le conseil constitutionnel pour valider le passe sanitaire, il y a quelques semaines.

Alors mardi, comment ça va se passer ? Bon, selon les informations que possèdent les responsables des bibliothèques du réseau parisien, ces derniers recevront dès mardi matin une liste des agents autorisés à venir travailler (suite à l’envoi du passe par les agents à cette fameuse adresse générique). Les autres devraient alors rentrer chez eux. Et ils risquent d’être nombreux car ce que l'on peut déjà dire, c'est que plusieurs centaines d’entre eux, au bas mot, n’auront pas fait connaître leur situation médicale pour diverses raisons (notamment parce qu’ils n’avaient pas à le faire). Ils ne pourront théoriquement pas être au planning mardi. Ce qui entraînera sans doute la fermeture de nombreuses bibliothèques parisiennes !

Ensuite, la situation va être très compliquée à gérer pour la mairie de Paris. Car le passe étant exigible dès le mardi 31 août mais aussi les jours suivant sans que personne pour le moment ne sache qui doit le contrôler réellement (les responsables d'établissements ? les gestionnaires de paye ?), le réseau risque de se retrouver paralysé toute la semaine. Comme si l'administration avait inventé une grève reconductible sans grévistes ! Une première mondiale sans aucun doute !

En effet, pour qu'un agent sans passe sanitaire valide soit suspendu de ses fonctions, il faut que l'administration se plie à une procédure très stricte comme le rappelle l'UCP, le syndicat des cadres de la Ville de Paris, dans son dernier tract : « la suspension prononcée par l’employeur est applicable à compter de sa notification à l’agent. Celle-ci ne peut intervenir que par une remise en main propre contre émargement ou devant témoins, d’un document écrit matérialisant la suspension de l’agent n’ayant pas fourni les justificatifs requis ». Et bim ! Mais dans ce cas précis qui est compétent en la matière ? Le chef d'établissement ? Sans doute pas, puisque ce dernier n'a aucun pouvoir disciplinaire sur les personnels.

Reste alors la Direction des Ressources Humaines (DRH). Sauf que, selon nos dernières informations, le service RH à la Direction des affaires culturelles (DAC) ne comptant, grand max, qu'une dizaine de personnes, il va leur falloir faire la tournée des popotes dès mardi matin. A raison de six établissements par contrôleurs assermentés, il leur faudra probablement de bonnes baskets. Bref, mardi ce sera le grand merdier ! Et probablement aussi les jours suivants. Mais après tout, on les avait prévenu (lire ici).

 

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25 août 2021 3 25 /08 /août /2021 12:21

 

C'est le scénario que notre administration craignait par-dessus tout, d’où les manœuvres actuelles pour tenter d’y échapper !

c'est probablement le signe d’une véritable panique dans ses services : la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris commence à battre le rappel auprès des personnels des bibliothèques pour que ces derniers envoient déjà leur passe sanitaire. Histoire d’anticiper peut être ? Plus sûrement pour tenter de s’éviter tout problème car dans sa communication elle sous entend qu’il faudrait plutôt envoyer à la place un certificat de vaccination complet en jouant sciemment sur les mots et l’angoisse des personnels sur d'éventuelles sanctions. Pervers. Mais surtout complètement illégal !

Non seulement le passe sanitaire ne sera exigible qu’à partir du mardi 31 août (et pas avant) pour les bibliothécaires parisiens mais surtout il ne s’agit en aucun cas d’envoyer de quelconques documents, que ce soit de preuve vaccinale ou de dépistage, lesquels sont de surcroît couvert par le secret médical. Il n’y a qu’un seul et unique document à fournir : un QR code et rien d’autre !

Or, c’est là qu’est l’os pour les services de l’administration parisienne. Puisque la validité dans le temps des passe sanitaires est incertaine, elle doit de facto être revérifié tous les jours. Car, eh oui, le QR code du passe sanitaire ne spécifie pas si sa validité est obtenue par la double vaccination, un test négatif de moins de soixante-douze heures ou encore pour avoir eu le Covid depuis quinze jours minimum dans un délai maximum à six mois ! Il affiche juste une couleur verte (là, c’est bon) ou rouge (là, vous êtes tricard).

Mieux : des passes non valides un jour peuvent subitement repasser au vert le lendemain si les délais de vaccination sont dans les clous, qu’on se soit fait passer un nouvel écouvillon ou bien qu’on a attrapé la Covid entre temps. Merci à ceux qui ont inventé cette mesure. Bref, les chefs d’établissement peuvent déjà réserver leur matinée pour transmettre tout ça au service des ressources humaines de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris, lequel devrait alors y passer toute la journée. Car ce scénario est désormais le cauchemar que craignait par-dessus tout notre administration d’où les manœuvres actuelles pour tenter d’y échapper, elle qui d’habitude adore les procédures. Alors renvoyions lui l’ascenseur pour une fois.

Imaginons un peu le tableau : chaque agent décide de fournir tous les matins juste le volet où figure le QR code avec nom et date de naissance (d’ailleurs, c’est inscrit dessus que seule cette partie doit être fournie à son employeur ou ailleurs). Les chefs d’établissement envoient ensuite les docs à leur administration de tutelle qui doit relire tous les QR code, un à un. Toutefois, si certains affirment dans l’administration que cela doit être l’agent qui envoie une copie directement aux services habilités, ce n’est pas forcément une bonne idée non plus.

Car, alors qui vont voir se remplir leur boite mail à vitesse grand V, vu le millier d’agents à contrôler ? On peut parier que la machine explose assez vite, au bout de deux - trois jours. Une perspective qui peut s’avérer intéressante, non ? Et sans doute plus efficace qu’une grève ! Et qui, pour le coup, serait vraiment reconductible pour marquer notre mécontentement sur la façon dont les choses se mettent en place depuis ces dernières semaines.

 

        Passe sanitaire dans les bibliothèques : l'administration parisienne prise à son propre piège !

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17 août 2021 2 17 /08 /août /2021 13:42
Passe sanitaire à la Ville de Paris : Anne Hidalgo discriminera-t-elle ses agents à partir du 30 août ?

L'administration parisienne pourrait lui proposer une porte de sortie en évitant d’engager de multiples procédures disciplinaires et ainsi respecter l’égalité de traitement qui lui est chère entre tous les personnels

Y aurait-il une inégalité de traitement à la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris ? S'apprête-t-elle à mettre en place « une rupture d’égalité entre différentes catégories de fonctionnaires », notion derrière laquelle se retranche continuellement l’administration pour refuser toute forme de progrès social ? Pire, dans le cas précis, une discrimination entre agents du même statut et dépendants de la même direction, en l’occurrence les personnels des bibliothèques ? La Ville de Paris va se retrouver désormais au pied du mur après la validation du Conseil constitutionnel de la procédure de suspension du contrat de travail sans rémunération, pour les salariés concernés par l'obligation de passe sanitaire. Ce qui signifiera pour les agents qui ne seront pas vaccinés,une procédure disciplinaire !

Des sanctions qui pourraient toucher des personnels des bibliothèques d’ici quelques jours, car la présentation d’un passe sanitaire pour venir travailler sera obligatoire à partir du 30 août ! Pour les non vaccinés, il faudra faire un test PCR tous les deux jours. Sur le temps de travail ? Un test gratuit et réalisé par la médecine préventive de la Ville de Paris ? Bonnes questions.

Sauf qu’en fait, tout le monde ne sera pas concerné car certains établissements sont soumis à l’obligation de passe sanitaire mais pas d’autres, pourtant de même nature. Avec parfois des situations franchement inexplicables, tant sur le plan sanitaire que professionnel. Comme pour les trois bibliothèques appartenant au réseau parisien dans le centre commercial du Forum des Halles (Ier). Toutes les trois accueillent le public sans distinction. Toutes ont des espaces de travail ou de consultation sur place. Et, évidemment, toutes prêtent des documents.

Sauf que l’une sera soumise au passe sanitaire (la bibliothèque de la Canopée) alors que les deux autres (la bibliothèque François Truffaut et la Médiathèque Musicale de Paris) en sont exemptes, car étant classées parmi les « patrimoniales ». Par conséquent, seuls les agents de la bibliothèque Canopée qui n’auront pas de passe sanitaire au 30 août, pourront se voir convoquer par leur hiérarchie.

Passe sanitaire à la Ville de Paris : Anne Hidalgo discriminera-t-elle ses agents à partir du 30 août ?

Même absurdité quelques centaines de mètres plus loin, pour la bibliothèque Arthur Rimbaud située, elle, dans la mairie du IVème arrondissement. Ainsi, pour entrer dans la mairie pas besoin de passe sanitaire mais une fois arrivé au deuxième étage au fond du couloir, il faut impérativement le présenter pour entrer dans la bibliothèque. Les agents de la mairie n’auront donc pas besoin de présenter de passe sanitaire à leur employeur à la fin du mois mais les bibliothécaires qui travaillent dans les mêmes locaux le devront impérativement. Idem pour les bibliothèques Saint-Simon (VIIe), Europe (VIIIe) ou encore  Batignolles (XVIIe) qui sont, elles aussi, situées dans les locaux de leur mairie d’arrondissement.

Plus fort : des bibliothèques, pourtant patrimoniales, peuvent êtres soumises au passe sanitaire. C'est le cas de la bibliothèque Marguerite Durand (XIIIe), implantée dans la bibliothèque Melville. Enfin ça, c'est selon la DAC. Car légalement, les usagers qui y accèdent en sont exemptés selon le décret (et donc de facto aussi pour les personnels de Durand). N'en jetez plus ! Ce ne serait pas si grave, si l’administration n’était pas en train de mettre en place des sanctions selon que vous travaillez dans le bon espace ou pas, selon elle.

En effet, interpellée par les syndicats, la Direction des Affaires Culturelles est très claire ! « La présentation du passe sanitaire sera exigible pour les personnels qui travaillent dans les lieux concernés par le contrôle du dit passe à partir du 30 août 2021. A défaut de présenter ce passe, le contrat de travail de l’agent pourra être suspendu, sans salaire ». On imagine déjà l’ambiance d’ici trois semaines dans les établissements concernés. Mais comment cela va-t-il se passer ?

Bon, on peut  déjà prévoir que ça va être assez chaotique. Dès leur arrivée, le mardi 31 août, les chefs d’établissements vont recevoir l’ordre du Bureau des bibliothèques de recenser les agents ayant, ou pas, un passe sanitaire valable en bonne et due forme. Si ce recensement n’est pas fait fissa, nul doute que l’administration va vite revenir à la charge. Et rebelote le lendemain. Car, eh oui, le QR code du passe sanitaire ne spécifie pas si sa validité est obtenue par la double vaccination ou par un test négatif ! Il affiche juste une couleur verte (là, c’est bon) ou rouge (là, c'est convocation). Sa validité dans le temps est donc incertaine.

D’ailleurs, c’est logique, puisque le chef d’établissement ne peut avoir accès à d’autres informations, secret médical oblige. Et cela devrait être comme ça tous les jours. Compter alors plusieurs heures de boulot quotidiennes pour faire remonter tout ça. Pour le traitement proprement dit, on ne sait pas trop comment ça pourrait se passer car contrôler la conformité sanitaire d'environ six à huit cent agents, risque de s’avérer une tâche très chronophage pour la DAC avec ses tableaux à remplir qu'elle devra ensuite renvoyer à l'étage supérieur, la DRH centrale. Digne des Shadoks pour sûr.

Toutefois, l’administration pourrait trouver une porte de sortie en évitant d’engager de multiples procédures disciplinaires et ainsi respecter l’égalité de traitement entre tous les agents qui lui est chère. Car elle a aussi annoncé officiellement, dans le même courriel, en principe relu et validé au plus haut niveau, que « si la situation se prolonge au-delà d’une durée équivalente à trois jours travaillés, l’agent sera convoqué à un entretien au cours duquel une affectation sur un autre poste, sans contact avec le public, pourra lui être proposé ». Ou, bien sûr, dans les établissements qui reçoivent du public mais qui n’exigent pas de passe sanitaire pour venir y travailler (voir la liste dans la rubrique commentaire).

 

 

                       Passe sanitaire La Mairie de Paris se prépare déjà pour le 30 aout !

 

 

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11 août 2021 3 11 /08 /août /2021 16:11
La bibliothèque Malraux époque journée sans voiture

La bibliothèque Malraux époque journée sans voiture

La célèbre, car la seule et unique, bibliothèque du VIème arrondissement voit ses étages vidés entièrement pour d'importants travaux de réaménagement. Une vision vraiment impressionnante

La bibliothèque André Malraux, située au carrefour de la rue de Rennes et du Boulevard Raspail dans le VIème arrondissement, ferme ses portes pendant plusieurs mois pour d'important travaux de réaménagement.

Des travaux qui s'imposaient pour mettre aux normes ce bâtiment qui date, pour ses parties les plus récentes, du XIXe siècle et abrite la bibliothèque depuis maintenant près de quarante ans.

Ces vidéo montrent les trois derniers étages de l'établissement entièrement vidés. Le troisième abritait la section jeunesse, le quatrième, la section adulte et enfin le cinquième la section multimédia (Ndr les deux premiers étages du bâtiment abritent des appartements). Une vison vraiment impressionnante pour ceux qui l'ont connu. La vidéo du quatrième étage est visible directement sur ce site. Pour le troisième et le cinquième étage il faudra cliquer ici et.

Le 4ème étage (le plus vaste)

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28 juillet 2021 3 28 /07 /juillet /2021 15:24
Passe sanitaire dans les bibliothèques parisiennes : les syndicats appellent à la grève le jeudi 29 juillet

L’administration parisienne a préféré passer en force en menaçant de sanctions les agents alors qu’aucun moyen n’a été donné aux bibliothécaires. La pantalonnade a été jusque à organiser un Comité Technique tellement à la va vite qu'elle n’a même pas été en mesure de convoquer les bons élu.es !

La mairie de Paris a décidé la mise en place du contrôle du pass sanitaire dans les bibliothèques malgré nos alertes sur toutes les difficultés qui allaient peser sur les personnels pour le mettre en place (lire ici).

Au contraire, l’administration parisienne a préféré passer en force en menaçant de sanctions, les agents qui ne se plieraient pas à appliquer les ordres alors qu’aucun moyen n’a été donné aux bibliothécaires, notamment l'obligation du contrôle des fameux QR code, faute de matériel disponible ! « faites un simple contrôle visuel » rétorque la direction des affaires culturelles poussant jusqu’au bout l’absurdité et surtout l’inutilité de cette mesure puisque « visuellement » le QR code ne donne strictement aucune information sur la validité ou pas du Pass sanitaire.

La pantalonnade a été jusque à organiser un Comité Technique à la va vite. Tellement à la va vite que la direction des affaires culturelles n’a pas convoqué les bons élu.es ! Véridique ! En effet, la liste n’était tellement pas à jour que nombre de ces élus étaient partis en retraite. Et même depuis deux ans pour certains d’entre eux. C’est comme si le Conseil de Paris convoquait pour adopter une délibération municipale, Jacques Chirac ou Jean Tibéri. « Des vrais branques » en rigolent les observateurs de l’actualité sociale à la Ville de Paris.

Face à ces mesures improvisées et à la demande des agents, les syndicats ont décidé de déposer un préavis de grève à partir du jeudi 28 juillet.. Dans leur appel, les syndicats dénoncent « des contrôles contradictoires avec les missions des bibliothèques et la promotion de la lecture publique » d’autant que « la vaccination est plus faible chez les plus modestes, nos établissements doivent rester ouverts à tous-tes (avec port du masque, gel hydro-alcoolique, respect des gestes barrières) ».

Et de pointer aussi qu’avec cette nouvelle mesure  « ce sont des contrôles systématiques qui s’ajoutent à des tâches de service public et qui seront plus lourdes même que les contrôles de jauges alors que le réseau des bibliothèques parisiennes continue à souffrir d’un manque chronique d’effectifs ». Sans oublier que cela risque « d’exposer  les collègues à des risques d’agression ».  Ce que reconnait même l’administration qui invite les chefs d’établissements à remplir des fiches et faire intervenir la nouvelle police municipale. D’ailleurs des agressions on déjà eu lieu comme à Françoise Sagan (Xe). Bref, ça ne va pas !

Et puis, c’est aussi l'absence de cohérence de cette mesure qui pose problème. Tant auprès des personnels que des usagers, car il y a nombre d'établissements aux missions identiques qui ne sont pas concernés par le dispositif  comme la BPI, la BNF ou les bibliothèques universitaires. Et même, comble de l’ironie, des bibliothèques municipales qui dépendent directement de la mairie de Paris, comme la Médiathèque Musicale de Paris, la bibliothèque François Truffaut, la bibliothèque de l’Hôtel de Ville et quelques autres !

Par ailleurs, dans les bibliothèques territoriales, à une période de l’année où la fréquentation est réduite, de nombreuses collectivités comme Lyon, Toulouse ou encore Marseille font le choix d’abaisser la jauge d’accueil à quarante neuf. Une solution certes temporaire mais qui évite d’imposer brutalement une interdiction d’entrée à des usagers.

C'est pourquoi les représentants des personnels demandent que la Ville de Paris de ne pas appliquer le « contrôle sanitaire » sans se cacher derrière le gouvernement. Ce qui en corollaire permettrait aussi éviter que des sanctions tombent sur nos collègues qui ne seraient pas vaccinés (pour info la Ville envisage officiellement l’application de mise à pieds sans salaire dès la mi-septembre, début octobre).

Pour que la municipalité parisienne dirigée par Anne Hidalgo réponde enfin favorablement aux demandes légitimes des personnels mais aussi de la profession dans son ensemble (voir ici), l’intersyndicale des bibliothèques parisiennes « appelle les collègues à faire grève à partir du jeudi 29 juillet ».

 

 

                Pass sanitaire dans les bibliothèques : la maire de Paris va t-elle écouter la profession ?

                        - A moins que ce ne soit quelqu’un d'autre qui occupe le fauteuil, ach !

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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 19:55
Passe sanitaire dans les bibliothèques : les questions qui embarrassent la mairie de Paris

                        D’ailleurs, elle est pour le moment toujours incapable de répondre

Dans un précédent article, on se demandait si les bibliothèques municipales de France et de Navarre seront soumises au Pass sanitaire pour accueillir le public (lire ici). Depuis hier la réponse est donc oui. Et malgré l’absence de loi votée par l’assemblée nationale et le Sénat validée ensuite par le Conseil Constitutionnel, la Mairie de Paris (comme d’autres, il est vrai) s’est néanmoins empressée de mettre cette nouvelle mesure en application. Ce qui ne l’empêche pas de proposer n’importe quoi. As usual

Ainsi, dans une « notice » officielle envoyée aux représentants des personnels, la direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris propose rien moins que l’impossible aux agents des bibliothèques parisiennes et surtout à leurs chefs d’établissement. Le tout dans la confusion la plus totale. On apprend tout d’abord que ces derniers sont les seuls « habilités à faire des contrôles » et par conséquent, les seuls responsables pénalement à être redevables des amendes.

La DAC ajoute  alors que les responsables des bibliothèques (y compris par intérim, en ces temps de vacances) pourront désigner des agents comme une sorte de délégation des responsabilités. On ignore si ce sera sur la base du volontariat ou pas. D’où une première série de questions : un agent se verra-t-il sanctionné s’il refuse de se porter volontaire mais qu’il est désigné de force ? Et l’agent « désigné » sera-t-il à son tour responsable pénalement des amendes ?

Autre proposition baroque de l’administration, la possibilité de ne pas vérifier les QR code mais seulement de pratiquer une vérification visuelle du fameux passe sanitaire  présenté sur téléphone. Il est vrai qu’aucun matériel de contrôle n’est  encore disponible pour les soixante-neuf bibliothèques du réseau parisien. Par conséquent en l’absence de tablette, il n’est pas possible de faire un « contrôle visuel », même « temporairement », car cela n’est pas prévu par l’application «Tous anti Covid » dont le mode d’emploi a été envoyé aux représentants des personnels ! Du pur mergitur

Autre proposition croquignolesque de la DAC lorsque surviendrons des « tensions » avec les usagers : remplir une fiche numérique pour la renvoyer à l’administration. C’est après toutes ces inepties que les représentants des personnels ont sorti la botte de Nevers en posant à l’administration une question des plus simplissimes : La mairie de Paris peut-elle communiquer en détails les noms des bibliothèques qui sont classées comme ayant une capacité supérieure à cinquante personnes et celles qui en ont une inférieure ? Bon, la mairie se préparerait à chercher, parait-il.

Enfin, le plus dur est probablement à venir car pour le moment la municipalité dirigée par Anne Hidalgo ne précise pas encore quelle attitude devra avoir l’administration et les chefs d’établissement envers les agents qui ne présenteront pas de passeport vaccinal « complet » ou de test PCR à jour ? Avec quelle échelle de sanctions ? Jusque à un licenciement ? Pas de réponse non plus face à ces questions il est vrai embarrassantes. 

Finalement, pour sortir de ce mauvais pas, la mairie de Paris pourrait avoir une porte de sortie : abaisser les jauges à quarante-neuf usagers pour toutes les bibliothèques du réseau ce qui permettrait alors de résoudre bon nombre de problèmes que ce soit contrôle du Passe, paiement des amendes et  toutes les procédures qu’il faudrait engager pour le futur régime de sanctions envers les agents.

 

 

                          Pass sanitaire dans les bibliothèques : ces questions qui embarrassent

   - Alors ma chère Anne, t'es cap de mettre en place quelque chose qui soit moins casse gueule ?

                                               - Rrrr Manu, tu m'embarrasse encore une fois......

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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 09:53
Les bibliothèques devront-elles se soumettre au passe sanitaire pour accueillir le public ?

                  En l’état, cette mesure parait toutefois complétement irréaliste !

Suite à la déclaration du Président de la République concernant  l’instauration d’un pass sanitaire pour pénétrer dans les lieux culturels et de loisirs qui reçoivent du public, ce qui sera semble-t-il le cas des bibliothèques, les interrogations sont nombreuses pour la mise en application de ces futures mesures que ce soient en termes organisationnels, règlementaires ou juridiques.

En premier lieu la question du contrôle du public : qui sera habilité à contrôler l'identité de la personne présentant (ou pas) un pass sanitaire ? Il faut en principe être assermenté. Or les personnels des bibliothèques ne le sont pas. Ainsi dans la capitale, si le règlement des bibliothèques municipales voté par le Conseil de Paris prévoit bien d’exiger une pièce d’identité c’est uniquement lors de l’inscription des usagers, les autres cas de figure en sont en effet exclus.

Par ailleurs le contrôle du pass sanitaire exige des moyens techniques comme des lecteurs de QR Code qui, c’est certain, ne sont pas disponibles dans les bibliothèques de France et de Navarre. Bref, à l’heure où nous écrivons ces lignes cette nouvelle règle sera clairement inapplicable dans les établissements de lecture publique.

Viennent aussi des détails pratiques. Oh de simple broutilles…. En effet, il a aussi été question de jauge dans les annonces de Jupiter. Par exemple pour s’affranchir de cette nouvelle mesure, peut-on abaisser la jauge d'un établissement à cinquante personnes maximum ? Malgré la classification de la commission de sécurité ? Toutefois les enfants de moins de douze ans, non soumis à contrôle, sont-ils inclus dans la jauge ? Sinon, comment contrôle-t-on leur âge ? Par ailleurs le personnel est-il inclus dans la jauge des cinquante personnes ? Et  tout le personnel ou seulement celui en service public ? Mais peut être que rien n’aurait été vraiment pensé…

Pour les personnels des questions sont encore plus cruciales : Est-ce que la vaccination (ou bien un test antigénique deux à trois fois par semaine) devra vraiment être obligatoire pour venir travailler dans sa bibliothèque ? Si oui, est-ce que ce sera au chef d’établissement de procéder à ce contrôle ? ou bien à la médecine du travail, seule habilitée à avoir pour le moment accès au dossier médical des agents ?

Enfin, si un ou une bibliothécaire refuse de présenter un pass sanitaire seront-ils vraiment soumis à des sanctions ? Des ministres parlent même de mise à pieds sans salaire ou encore de licenciement. Il est utile toutefois de préciser qu’en cas de suspension ou de radiation qu’il faudra tout de même engager une procédure administrative qui devra sans doute passer par le cadre du Conseil de discipline (compter dans ce cas plusieurs mois pour les organiser). À moins que la loi qui régit la fonction publique soit purement et simplement supprimée ! Shazbot ! Nanu nanu !

 

 

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