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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Syndicat PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog du syndicat PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein du syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service (PACS) pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com

 

 

 

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25 février 2021 4 25 /02 /février /2021 17:21
Bibliothèques : Le troisième lieu au temps du couvre-feu !
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27 janvier 2021 3 27 /01 /janvier /2021 09:38
Covid19 : la révolte des bibliothécaires de la capitale contre les décisions ineptes de la mairie de Paris

Dans une lettre ouverte à Carine Rolland, l'adjointe à la culture d'Anne Hidalgo, ils dénoncent le manque total de compréhension et de bienveillance de leur administration alors que la situation sanitaire grave et exceptionnelle impose un couvre-feu à 18h

Le nombre est impressionnant, puisque plusieurs centaines de bibliothécaires parisiens, trois cent soixante dix neuf précisément, ont décidé nommément d'interpeller leur tutelle sur les conditions d'ouverture de leur établissement en cette période de pandémie de Covid-19, rendues encore plus difficile avec la décision gouvernementale d'instaurer un couvre-feu dès dix-huit heure sur l'ensemble du pays. A ces trois cent soixante dix neuf agents qui représentent la totalité des soixante cinq bibliothèques de la capitale, on peut même rajouter des chefs d'établissement, lesquels n'ont pu signer publiquement pour d’évidentes raisons mais beaucoup d'entre eux ont fait savoir qu'ils étaient d'accord avec ce texte.

Cette lettre ouverte a été envoyée à Carine Rolland, l'adjointe à la culture d'Anne Hidalgo et à la direction des affaires culturelles, qui vient d'ailleurs de se doter d'une nouvelle directrice, Irène Basilis. Une lettre dans laquelle les bibliothécaires de la capitale pointent la Ville de Paris pour son « manque total de compréhension et de bienveillance alors que la situation sanitaire grave et exceptionnelle nous impose un couvre-feu à 18h ». La voici dans son intégralité.

« Un très grand MERCI… à NOUS !. C’est ainsi que la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris concluait son message de vœux pour cette nouvelle année et dans lesquels nous étions tous « formidables » pour avoir répondu présents pendant cette sale année 2020.  Sauf qu’une question se pose : était-ce un « Nous » vraiment destiné à tous les agents ou bien était-ce un « Nous de majesté » ? Car Nous, bibliothécaires du réseau, sommes plus qu’en colère ! Notre administration faisant montre d’un manque total de compréhension et de bienveillance alors que la situation sanitaire grave et exceptionnelle nous impose un couvre-feu à 18h.

Car oui « merci à Nous » de continuer à venir tous et toutes travailler dans des bureaux trop petits qui ne nous permettent pas de respecter les mesures sanitaires. « Merci à nous » d’accueillir le public avec des plexiglas qui ne servent à rien car non-calibrés pour le fonctionnement de nos établissements. « Merci à nous » de déjeuner à l’extérieur en hiver car il n’y a pas de cantine à proximité ni de cuisine assez grande pour manger à l’intérieur de nos établissements.« Merci à Nous » d’accepter d’ouvrir nos bibliothèques sans que les portes, les rampes d’escaliers, les toilettes ne soient nettoyées comme l’imposent les protocoles sanitaires, y compris ceux de la Ville de Paris.

Nous savons que l’ensemble des organisations syndicales qui nous représentent au Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) de la Direction des Affaires Culturelles, soit la CFDT, la CGT PACS, le SUPAP,-FSU, l’UCP et l’UNSA ont tous voté pour une fermeture à….17 heures ! Proposition balayée par la Ville de Paris qui a finalement concédé une fermeture à 17h30 pour en principe permettre aux agents de pouvoir rentrer au plus vite chez eux et de ne pas trop dépasser la limite du couvre-feu pour ceux qui n’habitent pas trop loin. Nos représentants ont également réclamé une Autorisation Spéciale d'Absence (ASA) par semaine pour chacun d’entre nous pour ne pas encombrer les transports, ni nos bureaux ou nos cuisines (pour les établissements qui en possèdent).

Au lieu de quoi, l’administration nous demande « de faire nos horaires » sans discussion aucune et sans prendre en compte la situation qui nous est imposée. Résultat : nous devons rester dans nos établissements jusqu’à 18 Heures ! Et donc pour beaucoup d’entre nous c’est un retour chez soi à 19h, 19h30, voire 20 h, vu que nous ne sommes pas vraiment des privilégiés qui pouvons nous permettre d’habiter à proximité de notre lieu de travail. Incompréhensible et surtout de quoi nous mettre en colère car pour « NOUS » les décisions de l’administration relèvent d’un manque de bienveillance totalement déplacé alors que les équipes des bibliothèques sont les seules à assurer une offre culturelle au niveau municipal, depuis des mois.

C’est pour cela que « NOUS », Nous demandons la fermeture des établissements à 17h sans préjudice aucun pour les agents ainsi qu’une ASA hebdomadaire, ces deux mesures permettant d’assurer les contraintes sanitaires dans les établissements et d’alléger les contraintes liées à l’organisation de la vie. Est-ce que pour se faire entendre les organisations syndicales qui nous représentent doivent êtres contraintes de déposer un préavis de grève ? À une époque où il est demandé à tous et toutes de faire des efforts cela en dit long sur l’état d’esprit qui anime notre administration ». Au vu du nombre impressionnant de signataires, signe d'une véritable fronde, sûr que cette lettre ne pourra être ignorée par une municipalité qui se clame progressiste !

 

 

 

    Covid19 : la révolte des bibliothécaires contre les décisions ineptes de la mairie de Paris !

- Pffff, si ça continue comme ça, il va falloir mettre un couvre-feu sur mes ambitions élyséennes....

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 15:01
Insécurité au quotidien, violences, trafics divers : les personnels de la bibliothèque Goutte d’Or (XVIIIe) interpellent Emmanuel Macron

Une lettre ouverte envoyée également aux ministres concernés, au préfet de Police et au procureur de la République de Paris

C’était il y a un mois tout juste : les agents de la  bibliothèque Goutte d’Or, située dans le XVIIIe arrondissement, avaient alors décidé de fermer l’établissement au public pour dénoncer le climat d’insécurité qu’ils subissent au quotidien et pour cela envoyé une lettre ouverte à Anne Hidalgo, la maire de Paris (voir ici). La bibliothèque aurait dû rouvrir le mercredi 16 décembre, même si c’était en horaires restreints, saut que non. Car après un nouvel acte de violence l’établissement reste finalement fermé et ce jusqu’à nouvel ordre (lire ici).

Et après la mairie de Paris c’est désormais aux services de l’État que les bibliothécaires s’adressent avec une nouvelle lettre ouverte envoyée directement à son sommet, le président de la République avec copie à son premier ministre ainsi que ceux en charge de l’Intérieur et de la justice. Et pour que l’information soit complète sont également mis dans la boucle, le Préfet de Police de Paris ainsi que le procureur de la république affecté à la capitale.

Évidemment à lire cette lettre  nos éminent représentants de l’État en charge des questions régaliennes du pays comme le sont la sécurité et la tranquillité publique verrons que les personnels de la bibliothèque Goutte d’Or ne peuvent pas continuer à travailler dans ces conditions et demandent à Jupiter et consorts « de bien vouloir prendre toutes les mesures nécessaires pour que cessent les innombrables crimes et délits qui s’y produisent à longueur de temps. Nous constatons que les lois de la République ne s’appliquent pas dans ce quartier, livré à la criminalité sans que des moyens suffisants soient mis en place pour la faire cesser. Il s’agit pourtant d’un Quartier de Reconquête Républicaine (QRR), dans lequel le rétablissement de l’État de droit et de la justice devrait être une priorité pour les pouvoirs publics »

Et l’équipe de la bibliothèque Goutte d’Or de décrire, juste devant leur établissement, des trafics en tout genre (drogue, cigarettes, médicaments…) « en toute impunité », des rixes entre dealers « quotidiennes, très brutales ; nous assistons à des lynchages, des coups de couteau, des morts » et les attaques sur le bâtiment qui pour les agents est une « agression manifeste avec l’intention claire de s’en prendre à la bibliothèque en tant que telle. C’est donc un danger grave que nous portons à votre attention ». Et de rappeler les destinataires à leur responsabilités : « nous nous adressons à vous car il s’agit de crimes et de délits qui relèvent des pouvoirs régaliens de l’État : police et justice notamment ».

Et les personnels de conclure dans leur missive à Macron et consorts : « Agents de service public dans un quartier populaire et dans une bibliothèque familiale auxquels nous sommes attachés, nous souffrons de ne pouvoir accomplir notre travail et de constater que les habitants, également très attachés à leur bibliothèque, sont privés de cet équipement public et d’un accès essentiel à la culture. Stupéfaits et indignés d’assister toute la journée à des agissements criminels effectués en masse, à ciel ouvert, à grand bruit et en toute impunité, nous espérons que vous voudrez bien répondre à notre demande afin que le quartier retrouve la tranquillité et les services publics auxquels il a droit, comme toute autre partie du territoire français ». Une demande on ne peut plus limpide, non ?  L’intégralité de cette lettre est disponible dans la rubrique commentaire.

 

 

               Insécurité : les bibliothécaires de Goutte d'Or en appellent aux pouvoirs publics

 

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 17:37
La bibliothèque Goutte d'Or de nouveau gravement vandalisée !

Elle devait pourtant rouvrir demain, 16 décembre, après un mois de fermeture pour cause d'insécurité. Avec ces nouveaux événements, la bibliothèque restera portes closes jusqu'à nouvel ordre

Il y a un mois tout juste les personnels de la bibliothèque Goutte d’Or, située dans le XVIIIe arrondissement de Paris, avaient décidé de fermer l’établissement au public pour dénoncer le climat de violence qu’ils subissent au quotidien dans une lettre ouverte à Anne Hidalgo, la maire de Paris (voir ici).

La bibliothèque aurait dû rouvrir demain, mercredi 16 décembre, avec toutefois des horaires restreints comme l’annonçaient les personnels dans un communiqué. « Nous avons dû fermer la bibliothèque plusieurs semaines en raison de la délinquance régnant dans les rues avoisinantes, ayant conduit notamment au bris de notre façade. Nous décidons de rouvrir avec des mesures de sécurité exceptionnelles prises par la Ville de Paris, qui vous garantiront de pouvoir venir en toute sécurité ».

Et les bibliothécaires de Goutte d’Or d'ajouter : « les nombreux messages de soutien que vous nous avez envoyés nous sont allés droit au cœur, tout comme la mobilisation des habitants et des associations pour défendre le quartier et sa bibliothèque. Cette mobilisation se poursuit, nous y prenons notre part ; elle se poursuivra tant que la situation dans la rue ne se sera pas améliorée. Dans cette attente, nous rouvrons avec des horaires restreints ».

Or, à la veille de cette réouverture, voilà que l’établissement a subit de nouvelles dégradations et non des moindres puisque la façade a été attaquée sur plusieurs endroits avec des bris de verre jusqu’à l’intérieur du bâtiment (voir ici). Elle restera donc fermée jusque nouvel ordre comme le stipule le nouveau communiqué de l'équipe.

« la bibliothèque a subi hier soir une nouvelle agression ciblée : ses façades encore intactes ont  à leur tour été fracturées à coups de plot métallique.Notre réouverture prévue demain mercredi est donc annulée pour cause d’insécurité. Nous ne pouvons tolérer de travailler dans un contexte d’une telle violence, ni de mettre notre public en danger. La bibliothèque reste fermée jusqu’à nouvel ordre ». Et les bibliothécaires de Goutte d’Or de conclure : « Nous nous mobilisons, aux côtés des habitants, des associations du quartier, et avec l’appui de la Ville de Paris, pour qu’il soit mis fin à cette situation de crimes et de délits ».

Art brut

Art brut

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11 décembre 2020 5 11 /12 /décembre /2020 15:02
Ces cas de Covid que l’administration parisienne veut cacher !

« On ne s'en sortira pas avec des comportements pareils » déclare le corps médical complètement outré par les méthodes de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris

La pandémie de covid-19 ne semble pas être éradiquée malgré toutes les mesures prises par les différentes autorités ici et là. Mais à voir l’attitude de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris sur la gestion des détectés positifs à la Médiathèque Musicale de Paris (MMP), située au Forum des Halles dans le Ier arrondissement de la capitale, on comprend mieux pourquoi le virus continue à circuler.

C’est que les cas se sont succédés à la MMP sans qu’aucun membre de l’équipe ne soit averti. En effet, ils ont appris dernièrement et par un pur hasard que plusieurs de leurs collègues avaient été testés positifs ces dernières semaines et que cette information, pourtant d'importance, leur avait été dissimulée. Une attitude qui, murmure-t-on, aurait été dictée par le bureau des bibliothèques, la tutelle immédiate de la direction de l’établissement. C’est que dans le cas où un agent est détecté positif, il faut non seulement désinfecter les locaux mais aussi tracer les éventuels agents qui pourraient être « cas contact » comme le rappellent tous les protocoles sanitaires. Or, c’est vrai que ça ne plait pas trop à la mairie de Paris car cela a pour conséquence immédiate une fermeture des locaux pour la dite désinfection pour au moins une journée. Voire davantage si les cas contacts s’avèrent nombreux. Et ça, le chef de bureau ne veut pas. Même si ce n'est guère QualiParis d'un point de vue sanitaire.

« J’en ai assez avec ces histoires de covid » répète t-il ainsi continuellement à son entourage. Faut dire que le nombre de bibliothèques touchées par le virus a été assez conséquent puisque Duras (XXe), Yourcenar (XVe), Sorbier (XXe), Goutte d'Or (XVIIIe), Sagan (Xe), Malraux (Vie), Louise Michel (XXe), Couronnes (XXe) Oscar Wilde (XXe) ou encore Melville (XIIIe) ont du à un moment ou un autre se confiner. Le chef de bureau voulant sans doute présenter un moins mauvais bilan à sa hiérarchie sur les contaminations, il peut lui prendre la tentation de mettre tout ce qu’il peut sous le tapis. Et ce sans gel hydroalcoolique ! Raté, car maintenant on peut rajouter, et au grand jour, la Médiathèque Musicale de Paris à la liste.

Un problème toutefois pour les bibliothécaires du Forum des Halles qui, du coup, ont plutôt mal pris la chose. « En pleine situation de pandémie, n’est-ce pas une évidence, suite à des cas de covid avérés, que d’en informer l’équipe en toute transparence  afin de renvoyer chacun à ses responsabilités, et à son souhait de se faite tester ou pas ? D'autant plus que ces collègues malades travaillent en open-space » ont-ils déclarés à leur direction. Et niveau renouvellement d'air, l’établissement est situé en sous-sol, doit-on rappeler à toutes fins utiles.

Et les agents de la MMP d’enfoncer le clou : « nous soulignons aussi que si nous avions été informés, notre hiérarchie aurait ainsi fait preuve à notre égard du respect le plus élémentaire ». « Leur façon de procéder est dangereuse pour le personnel et par ricochet pour leurs proches, surtout à l'approche des fêtes de Noël ou un répit nous est gracieusement accordé par le gouvernement » concluent-ils. Une attitude qui choque jusqu’au corps médical puisque quand un des bibliothécaires parti se faire tester expliqua aux pharmaciens les raisons de sa venue, ces derniers ont été plus qu’outrés. On le serait à moins. Puis les professionnels de santé dépités de rajouter : « On ne s'en sortira pas avec des comportements pareils et dans ces cas de figure l'argument du secret médical ne tient pas ».

 

 

 

                  Mesures sanitaires contre le Covid : la mairie de Paris au fond du trou (des halles)

 

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17 novembre 2020 2 17 /11 /novembre /2020 15:23
Les personnels de la bibliothèque Goutte d’Or (XVIIIe) dénoncent un climat d’insécurité dans une lettre ouverte à Anne Hidalgo

« Quotidiennement, nous sommes témoins d’actes de violence : bagarres, coups de couteau, vols à l’arraché, balle perdue ou pétard ayant atterri dans la bibliothèque. Le tout dans un endroit devenu le territoire exclusif des dealeurs » décrivent les agents qui ont décidé de fermer l’établissement sine die

C’est peu dire que c’est une dénonciation coup de poing qui vient d’être faite par les personnels de la bibliothèque Goutte d’Or, située dans le quartier du même nom dans le XVIIIIème arrondissement de Paris, dans une lettre ouverte envoyée aujourd'hui à la maire de Paris, Anne Hidalgo puis relayée sur le réseau interne auprès des bibliothécaires municipaux de la capitale.

Dans cet appel à l’aide envoyé aussi au maire socialiste de l’arrondissement, Eric Lejoindre, les bibliothécaires de Goutte d’Or décrivent « un territoire abandonné aux dealers » avec à la clef des scènes d’agressions quotidiennes notamment contre les usagers, qui du coup ne viennent plus.

« Quotidiennement, nous sommes témoins d’actes de violence : bagarres, coups de couteau, vols à l’arraché, balle perdue fichée dans le montant de la vitrine, pétard ayant atterri dans la bibliothèque » poursuivent les agents. Une description édifiante, parmi de nombreuses autres, que détaille le courrier publié dans son intégralité dans la rubrique commentaire.

Évidemment l’administration, via la direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris, a été alertée à de multiples reprises de cette situation gravissime qui dure depuis des mois mais sans aucune réponse jusque-là. En attendant que le climat redevienne enfin normal les bibliothécaires ont pris la décision de ne pas ouvrir l’établissement « jusqu’à ce que des solutions pérennes et réelles soient mises en œuvre ». La balle est donc désormais dans le camp de l'équipe municipale.

 

 

    Bibliothèque Goutte d'Or : Anne Hidalgo mise devant ses responsabilités par les personnels

                                        - Ah, il va falloir que je fasse autre chose que de la com

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16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 13:07
Droit du travail : la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris contre la mairie centrale ?

Surtout va-t-elle quand même persister à rester dans l’illégalité ? Ou bien dans l'insubordination envers sa propre tutelle ?

En cette période troublée de deuxième vague de pandémie de Covid-19, la mairie de Paris reste dans le vague ou propose des solutions pour ses personnels qui paraissent souvent en contradiction avec les propos du gouvernement, lequel impose un nouveau confinement et déclare la situation « plus préoccupante qu'en mars ». Pas étonnant donc qu'à l'instar d'une majorité de citoyens, un certain nombre d'agents travaillant dans les bibliothèques municipales de la capitale soient très inquiets puisque sous la pression d'Anne Hidalgo, leurs établissements sont contraints d'ouvrir leurs portes. De quoi craindre, notamment pour ceux qui habitent très loin de leur lieu de travail, pour leur santé ou celle de leur proches en raison de leur déplacement.

Chacun ne réagissant pas de la même façons, un certains nombre de collègues ont donc décidé d’exercer leur droit de retrait avec des arguments tellement incontestables que ces derniers mettent dans l'embarras la mairie de Paris (voir ici). Tellement dans l'embarras, que la direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris est désormais dans la panade, d’autant qu'elle n'a pas contesté à temps ces droits de retrait, il faut quarante-huit heures, les validant ainsi de facto.

Panique à bord ! Pour palier son incompétence la DAC, via son service de ressources humaines (le SRH), tente alors de faire pression sur les agents qui ont exercé leur droit de retrait ces derniers jours. En tapant des pieds et en maniant la menace : « vous êtes considérés en abandon de poste et nous allons donc engager une procédure disciplinaire si vous ne revenez fissa » n'hésite pas à asséner l'administration. Une tentative de bluff vaine car évidemment ce procédé est non seulement indécent mais surtout parfaitement illégal selon la procédure officielle de …….la Ville de Paris publiée en bas de cet article !

En effet, les textes précisent « qu'aucune sanction, aucune retenue de salaire ne peut être prise à l’encontre d’un agent ou d’un groupe d’agents qui se sont retirés d’une situation de travail dont ils avaient un motif raisonnable de penser qu’elle présentait un danger grave et imminent pour la vie ou pour la santé de chacun d’eux ».  En gros, c’est votre bonne foi qui conduit votre action. Si vous êtes sincère dans votre droit de retrait, la Ville ne pourra que prendre note mais ne pourra en aucune manière vous sanctionner et nul doute que vous ne le soyez.pas dans cette situation très particulière.

Évidemment, la direction des affaires culturelles et son SRH ont le droit de contester un droit de retrait mais dans ce cas, ils doivent le notifier par écrit à chaque personne puis saisir dans la foulée un comité d’hygiène et sécurité (CHSCT) pour officialiser leur réponse et la justifier au lieu de menacer ses propres agents. Maintenant que ces pratiques ont été mise au grand jour reste une question : la DAC (ou le SRH) va-t-elle quand même persister à rester dans l’illégalité dans une posture frondeuse envers son administration ? Jusque dans l'insubordination ?

 

Droit du travail : la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris contre la mairie centrale ?
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12 novembre 2020 4 12 /11 /novembre /2020 17:09
Confinement : la mairie de Paris fait de grandes annonces sur ses bibliothèques mais s'avance un tantinet

« Pas grave, faites au mieux » rassure le bureau des bibliothèques de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris pour qui l’important est d’afficher que les établissements sont ouverts même si très partiellement pour satisfaire Anne Hidalgo

« A Paris, les bibliothèques se mettent en mode click & collect » - en bon français réserver et venir chercher - si l'on en croit Livres-Hebdo dans un article qui reprend mot pour mot le communiqué triomphant de la Ville de Paris. Un système où l’usager peut choisir de bloquer cinq documents sur le portail internet des bibliothèques avant de venir chercher sa commande sur le pas de la porte.

Toutefois, si certains établissements ont accepté ce système de réservation en ligne beaucoup l'ont refusé car trop chronophage, le nombre d'usagers pouvant faire des commandes est théoriquement sans limite et donc impossible à traiter pour une majorité d’entre eux. Seul un message sur la boite courriel de ces bibliothèques sera pris en compte pour des commandes. Toutefois, si elles s’avèrent trop nombreuses, elles ne pourront bien sûr, être satisfaites. « Pas grave, faites au mieux » rassure le bureau des bibliothèques de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris pour qui l’important est d’afficher que les établissements sont ouverts même si très partiellement, pour satisfaire Anne Hidalgo.

Et même « en faisant au mieux » ce sera très compliqué vu la disparité du réseau des bibliothèques municipales de la capitale que ce soit en mètre carré ou en effectif, d’autant plus que beaucoup d’entre elles se sont paupérisées après les coupes budgétaires successives de ces dernières années  Si bien que selon ses moyens, chaque établissement est contraint de bricoler un dispositif local. Certains pourront ouvrir cinq après-midi par semaine pour permettre de retirer les « commandes » de 14 heures à 18 heures, d’autres seulement trois. Et pour d'autres encore, deux petits après-midi vu le peu d’effectif disponible. Sans parler de ceux qui ne proposent qu'une sélection sur présentoir. Mais au moins Anne Hidalgo aura réussi sa com.

Une com qui part d’ailleurs dans tous les sens puisque sur le site officiel de la Ville à destination des personnels, elle affirme, rien moins, « que dans cette seconde vague de l'épidémie de Covid, plus forte et plus virulente que la première, nous oblige à redoubler de vigilance, mais aussi à adopter des dispositions plus restrictives, tout en appelant à la responsabilité de chacun ».. Sans rire...

 

 

                        Covid-19 et bibliothèques : la com de la mairie de Paris dans ses œuvres !

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5 novembre 2020 4 05 /11 /novembre /2020 15:08
Covid : une nouvelle bibliothèque parisienne touchée par le virus !

ll y a au minimum un cas positif avéré et cinq cas contacts. Mais d'autres pouraient se rajouter

Alors que la pandémie s'aggrave, que le gouvernement a décrété, après un couvre feu, un nouveau confinement, la Ville de Paris fait feu de tous bois pour ouvrir ses bibliothèques, avec une administration qui fait pression sur l'ensemble des chefs d'établissement du réseau parisien.

Des méthodes qui toutefois n'arrêtent pas la contamination puisque l'on vient d'apprendre que la médiathèque Jean-Pierre Melville, située dans le quartier de Tolbiac, dans le XIIIeme arrondissement, a dû cesser toute activité après la découverte d'un cas positif sur un de ses agents avec pour corollaire cinq cas contact dans les rangs de l'équipe. Toutefois selon les dernières infos, d’autres cas pourraient s’ajouter.

De quoi inquiéter les collègues de Melville qui « dans ce contexte inédit de crise sanitaire, trouvent que la protection des agents n'est pas suffisamment prise en compte ».« Il ne faudrait pas oublier que nous sommes en confinement et non pas en déconfinement... et que le virus circule comme jamais ! » Ce qui est parfaitement exact si l'on en croit les derniers chiffres de Santé Publique France.

La médiathèque Jean-Pierre Melville est donc la énième bibliothèque de la capitale à rejoindre les établissements touchés par la Covid-19 après Duras (XXe), Yourcenar (XVe), Sorbier (XXe), Goutte d'Or (XVIIIe), Sagan (Xe), Malraux (Vie), Louise Michel (XXe), Couronnes (XXe) ou encore Oscar Wilde (XXe). Pendant ce temps là, la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris fait comme si de rien n'était.

 

 

                          Covid : les bibliothèques parisiennes encore une fois touchée par le virus !

      - Mais Anne comment arrives tu à un tel désastre sanitaire dans ton champs de compétence ?

 - Ben j’essaie de suivre ton exemple mon cher Jeannot, car tu es une de mes idoles en politique !

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30 octobre 2020 5 30 /10 /octobre /2020 16:48
Confinement : les bibliothèques parisiennes restent fermées jusqu'à nouvel ordre !

La mairie de Paris s'est, une nouvelle fois, comportée comme une bande de branquignols en voulant ouvrir les bibliothèques « coûte que coûte ». Mais le décret gouvernemental et la fronde des bibliothécaires de la capitale l'ont contrainte à revoir sa copie

Nous posions hier la question : "après les annonces d'un nouveau confinement, est-ce que la Mairie de Paris allait renouveler son incompétence du mois de mars lors du premier confinement sur les ouvertures des bibliothèques ? " La réponse est hélas oui. Alors que le premier ministre annonçait hier soir jeudi 29 octobre, « une fermeture totale des bibliothèques » sur tout le territoire national , fermeture confirmée dans la foulée par l'article 45 du décret gouvernemental, les directeurs et directrices des soixante bibliothèques municipales parisiennes ont reçu l'étrange message qui suit de la part de leur tutelle.

« A ce stade la fermeture des bibliothèques n’est pas envisagée, nous nous orientons vers une ouverture en mode comptoir de prêt/retour dès demain » annonça tout de go, et à une heure plus que tardive, le chef du bureau des bibliothèques aux encadrants du réseau parisien. Panique chez ces derniers qui n'eurent donc que quelques heures pour appliquer cette mesure dans une impréparation totale qui les laissait en première ligne pour informer les agents concernés. Une méthode qui montrait soit une incompétence crasse ou bien une soumission totale aux désidérata d'Anne Hidalgo d'ouvrir « coûte que coûte » les bibliothèques.

Et puis les ennuis ont commencé : outre que le décret s’impose à la Ville de Paris et que si le mode « comptoir de prêt » est possible, il n'est en aucun cas rendu obligatoire par le décret. Mais c'est surtout des chefs d'établissements qu'est venue la fronde sur l’impossibilité de mettre en place une mesure qui n'avait jamais été envisagée jusqu'alors.

De quoi mettre à mal le chef de bureau qui dû se justifier encore plus tard dans la soirée : « Je comprends bien toutes les inquiétudes exprimées dans les différentes questions qui commencent à remonter. les réunions de demain vont permettre de préciser le process d’adaptation.comptoir de prêt/retour ne signifie pas forcément « click and collect » et pour cette modalité spécifique (qui n’est pas activée immédiatement, et qui n’est possible que pour les bibliothèques automatisées), nous pouvons envisager avec vous des allègements significatifs » C'est que l'on pourrait appeler un premier rétropédalage. Chute à l'arrière !

 

 

Puis la Bérezina s'est poursuivie ce matin. Alors que le chef de bureau s'entretenait via Skype avec les chefs d'établissements, il a reconnu, contrit « que la maire souhaite une ouverture des bibliothèques malgré que l’autorisation de déplacement ne prévoit pas que les usagers puissent y venir ». Sûr que ça complique les choses. Et d'ajouter penaud « qu'Il est possible que les élus, pour finir, ferment les bibliothèques ». Nouvelle chute à l'arrière.

Mais alors quid du comptoir de prêt ? Qu'il soit ou pas en mode « cliquer et retirez » ?. Et le chef de bureau d'être interpellé sur l’existence d'un nouveau plan de continuation d'activité (PCA) obligatoire dans cette situation. Ignorant la réponse un ange est passé... A une autre question de savoir quand ce PCA serait activé, le chef de bureau, toujours dans ses petits souliers, déclare que celui-ci doit d'abord être présenté au comité hygiène et sécurité (CHSCT) mais craint toutefois« qu'il soit bloqué » par les représentants des personnels !

Rassurons-le, sa crainte est plus que justifiée. Pas parce que le CHSCT bloquerait quoique ce soit puisque ce dernier est seulement consultatif mais parce qu'il faudrait d'abord que le PCA soit rédigé, ce qui est improbable si on se réfère au contenu indigent de la communication municipale. De plus, il faudrait que ce PCA soit décliné bibliothèque par bibliothèque. Pas une mince affaire vu la situation très hétérogène des soixante établissements du réseau en surface, en effectifs ou encore par leur configuration: certains accessibles depuis la rue, d'autres situés dans des étages de bâtiment municipaux aussi variés que des piscines, des mairies ou des centres mêlant habitations et salles pour associations. Bref, il faudra une bonne dizaine de jours pour aboutir à quelque chose qui puisse fonctionner de façon pragmatique et en respectant les règles sanitaires.

Et puis badaboum pour chef de bureau : ce PCA devra aussi, et surtout, être présenté au Comité Technique de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris. Lequel n'est toujours pas programmé à l'heure où nous écrivons ces lignes ! Autant dire que son rêve d’ouvrir certaines bibliothèques dès mercredi prochain, même en mode très réduit, semble tomber à l'eau....En tout cas sur ce sujet, et comme en mars, la mairie de Paris s'est, une nouvelle fois, comportée comme une bande de branquignols !

 

 

 

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