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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Syndicat PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog du syndicat PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein du syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service (PACS) pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com

 

 

 

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 18:18

 

Crachats, insultes, gifles envers le personnel, jet de fumigènes, livres brûlés au sein de la bibliothèque, extincteurs dégoupillés, vols… les agents interpellent la mairie de Paris dans une lettre ouverte

C’est un courriel qui a été envoyé à toutes les bibliothèques municipales parisiennes via la messagerie interne de la Ville, et ce n’est pas peu dire que son contenu a fait l’effet d’une véritable bombe auprès de l’ensemble des destinataires. Il faut dire que le contenu de la lettre ouverte envoyée par l’équipe de la bibliothèque Vaclav-Havel située dans le quartier de La Chapelle dans le XVIIIème arrondissement a de quoi choquer

« Depuis son ouverture en octobre 2013, l’équipe de la bibliothèque Vaclav Havel accueille avec enthousiasme un public varié dans un quartier à la situation sociale et économique défavorisée. Nous essayons d’offrir des services de qualité adaptés à ces différents publics » préviennent d’emblée les collègues. Sauf que depuis de nombreux mois la situation est devenue carrément intenable. « Depuis un an, nous ne pouvons que constater une dégradation de nos conditions de travail avec une augmentation des actes de délinquance : vols en salle de jeux vidéo, collègue giflée, crachats, insultes, jet de fumigènes, livres brûlés au sein de la bibliothèque, extincteurs dégoupillés. Il est également à noter que les commerces de l’esplanade subissent un nombre croissant d’agressions ce qui a donné lieu à une réunion au commissariat du XVIIIe arrondissement à laquelle nous avons été associés il y a quinze jours » décrivent les bibliothécaires. « Nous observons également depuis un certain temps une très forte affluence du public certains jours dans un espace restreint. Cette forte affluence est difficile à gérer pour le personnel. En outre, elle entraîne une utilisation importante de nos sanitaires que nous devons régulièrement fermer en raison d’un manque d’hygiène ».

A noter que notre syndicat avait alerté dès le mois d’avril dernier le bureau des bibliothèques de la Ville de Paris sur des événements semblables par mail et lors d’une réunion. Le chef de bureau avait alors déclaré qu'il ne « ne voyait là rien de grave », tout juste « des bêtises de gamins ». On ignore s’il fera la même réponse aux agents de la bibliothèque Vaclav Havel aujourd'hui.. Il faut dire pour sa défense qu'il ne pouvait probablement pas mesurer la portée de ses affirmations puisque pour accéder à son bureau il faut montrer patte blanche à deux vigiles, leur laisser une pièce d'identité, puis passer ensuite une porte avec digicode !

Oui, mais voilà, ce mercredi 3 janvier la violence est montée de plusieurs crans selon les témoignages des bibliothécaires : « un quart d’heure avant la fermeture de l’établissement, un groupe d’une quinzaine de garçons âgés de  onze à quinze ans a refusé de quitter la bibliothèque. Ont suivi une succession d’agressions verbales, de menaces (menaces de revenir armés de bâton et de nous frapper), d’insultes, de jets de projectiles (canettes, poubelles), agressions physiques contre le vigile. Nous avons été dans l’impossibilité d’établir un dialogue avec ces jeunes adolescents. Nous avons fini par nous confiner  à l’intérieur de la bibliothèque, rideau de fer baissé ».  

Et les personnels de conclure : « cette série d’événements commence à entamer l’énergie que nous déployons pour l’accueil de ces publics. Nous nous sentons démunis face à une telle tension. Nous vous écrivons ce courrier afin de vous alerter sur les difficultés que nous éprouvons pour exercer notre travail correctement. En conséquence, nous demandons une reconnaissance de ces conditions difficiles par l’octroi d’un poste de médiateur / éducateur qui puisse établir un contact adapté avec les jeunes du quartier. Dans la même optique, nous souhaiterions une réactivité plus grande des services supports (interventions techniques de type toilettes bouchées, lumières dans les toilettes, nettoyage de l’esplanade, etc) ». Notre syndicat appuie évidemment sans réserve ces revendications, même si vraiment a minima.

La balle est maintenant dans le camp de d'Anne Hidalgo et de son adjoint en charge de la culture, Bruno Julliard. Et la réponse doit être évidemment à la hauteur de cette triste situation. Une de ses premières décisions sera évidemment de réunir le Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris; En tout cas, après cette alerte, les collègues de Vaclav Havel, en cas de récidive, peuvent évidemment exercer leur droit de retrait.

 

                                                     Panneau classé en cote 841

 

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15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 18:34
La mairie de Paris contrainte de mettre fin à la discrimination qui touchait une partie de ses bibliothécaires

                       Champagne pour les uns ! Caviar pour les autres ?

Les connaisseurs ont appelé ça « lever un lièvre », lorsque nous avions révélé cette manœuvre de la DRH de la Ville de Paris qui consistait à créer deux catégories de bibliothécaires en excluant une partie d’entre eux de la revalorisation des primes de la filière culturelle. Inutile de dire que cette discrimination - il n’y a pas d’autre mot - qui touche des agents d’un même corps et d’une même direction, a provoqué une vive émotion chez tous les collègues, qu’ils bénéficient du rattrapage ou pas (lire ici).

Il faut reconnaître que notre alerte a rencontré un certain écho, voire un écho certain dans les couloirs de l'Hôtel de Ville puisque une partie des élus et de l'administration n'a pu que reconnaître le fondement de nos arguments. En conséquence, une rencontre réunissant les organisations syndicales, la DRH et la Direction des Affaires Culturelles a eu lieu ce vendredi. Et l'on peut dire que la DRH a été contrainte de revoir sa copie et de mettre fin à « l'inégalité de traitement » qui touchait une partie de nos collègues. Et même sacrément si l'on observe bien.

Ainsi, les agents lauréats en catégorie B cette année (et les prochaines années) qui devaient à l'origine être exclus de toute revalorisation auront un minimum de primes de 4.000 euros annuel d'ici 2019. Une augmentation qui, si elle se fait par palier, est effective dès maintenant avec un plancher de 3.200 euros pour cette année. D'après l'administration la plupart des agents n'atttaigneait pas ce montant. C'est donc une sacré avancée. Et cela devrait normalement se vérifier sur le bulletin de paye de décembre. Happy Christmas !

Pour les bibliothécaires de catégorie A, le plancher cette année est fixé à 4.200 euros pour ensuite atteindre les 4.800 euros. Et plus d'excuse pour refuser de donner des étrennes à son concierge. Donc oui, il a été mis fin à cette discrimination entre les anciens agents du réseau et les nouveaux (et futurs arrivants). Bon rien n'est encore parfait bien sûr, mais c'est déjà ça. Comme quoi le syndicalisme a parfois du bon, non ?

La mairie de Paris contrainte de mettre fin à la discrimination qui touchait une partie de ses bibliothécaires

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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 10:13
La Mairie de Paris va-t-elle continuer à discriminer une partie de ses bibliothécaires ?

« Il faut rétablir l’équité de traitement entre les agents pour reconnaître l’engagement de la profession et maintenir l’attractivité des emplois dans les bibliothèques offerts par la Ville de Paris » préconisait pourtant officiellement la haute administration parisienne

 

C’est ce que l’on appelle « lever un lièvre ». Et un gros, puisque même la Direction des Affaires Culturelles n’était pas au courant. Dans un précédent article, nous avions révélé cette manœuvre de la DRH de la Ville de Paris qui consiste à créer deux catégories de bibliothécaires en excluant une partie d’entre eux de la revalorisation des primes de la filière culturelle (lire ici).

 

Inutile de dire que cette discrimination - il n’y a pas d’autre mot -, qui touche des agents d’un même corps et d’une même direction a provoqué une vive émotion chez tous les collègues, qu’ils bénéficient du rattrapage ou pas. Surtout lorsqu’il est devenu clair que la Mairie ne comptait pas augmenter les agents entrés après décembre 2016, lesquels poursuivront donc leur carrière moins payés que ceux entrés avant eux dans le métier. On croyait rêver, avoir mal compris, mais c’est bien cela : il y aura des assistants de bibliothèques (ASBM) à 5000 euros de primes annuelles et d’autres à 3360 euros. Même traitement pour leurs collègues de catégorie A (bibliothécaires et conservateurs). On ne peut donc que dénoncer une situation contraire aux engagements de la Ville de Paris, ceux-là mêmes qu’elle a affirmés au printemps : revaloriser toute « la filière bibliothèque ».

 

En témoignent les propres écrits de l’administration parisienne signés conjointement par Noël Corbin, l’ancien directeur des affaires Culturelles et Jean-Baptiste Nicolas, le directeur, toujours en poste, des Ressources Humaines au niveau central à l’Hôtel de Ville. « Les études comparatives et officielles montrent que les rémunérations des corps de catégorie A et B des personnels des bibliothèques se situent objectivement nettement en dessous des autres corps de la Ville. (…) Il est logique de corriger cette situation tant pour rétablir l’équité de traitement entre les agents que pour reconnaître l’engagement de la profession et maintenir l’attractivité salariale des emplois dans les bibliothèques offerts par la Ville de Paris » écrivait ainsi, et officiellement, la haute administration parisienne. On ne peut plus clair, n’est ce pas ? Cet engagement concerne bien tous les agents. Non seulement ceux actuellement en fonction mais aussi celles et ceux qui intégreront à l’avenir les bibliothèques municipales de la capitale.

 

Notre syndicat a, bien évidemment, dénoncé cette situation auprès de Christophe Girard, le nouvel adjoint en charge des personnels et nous lui avons demandé d’intervenir pour que la DRH centrale de la Ville de Paris, à l’origine de cette discrimination, répare immédiatement cette injustice. Car il faut bien avoir en tête que si cette revalorisation ne touche que les agents les plus anciens, elle disparaitra alors avec le temps, au fur et à mesure que les personnels bénéficiaires partiront à la retraite. Les autres se retrouveront au final avec les mêmes primes qu’en 2016 ! CQFD. Une situation que tout le monde s’accorde à trouver injuste. Même l’administration. Si bien que Christophe Girard a demandé à son équipe de monter une réunion sur le sujet et de convier tous les syndicats. Ce sera pour le vendredi 15 décembre.

 

Pour la CGT la demande sera simple : la mairie de Paris doit présenter les modalités pour garantir un plancher minimum pour tous les agents de la filière culturelle, y compris ceux arrivés en 2017 ou après. Cela a même déjà été chiffré, puisque la Municipalité avait acté lors de la mobilisation massive des bibliothécaires sur ce sujet des primes que « le montant cible doit être de 5 000 euros annuel pour les agents de catégories B et de 6 400 euros à 8 100 euros pour ceux de catégorie A (bibliothécaire et conservateur) » Là aussi c’est écrit noir sur blanc sur les documents officiels de l’administration. Alors, cochon qui s’en dédit ?

 

 

                  Revalorisation de la filière bibliothèque : la Mairie de Paris s'était engagée

                                                      - Et un engagement, c'est sacré...

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9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 18:54
Quand la mairie de Paris décide de créer deux catégories de bibliothécaires

Évidemment cette provocation de l’administration passe très mal auprès des personnels concernés, et c’est un euphémisme.

 

Christophe Girard, le nouvel adjoint d’Anne Hidalgo en charge des personnels et surtout du « dialogue social » (selon l’intitulé de sa délégation…), va devoir jouer avec tact pour rattraper la provocation de son administration centrale, laquelle vient de créer deux catégories de personnels des bibliothèques avec un salaire différent malgré un statut identique.

 

L’histoire remonte en fait à ce début d’année, lorsque les bibliothécaires municipaux de la capitale avaient fait grève massivement pour obtenir une revalorisation des primes de la filière culturelle, qui sont les plus basses de toutes les administrations parisiennes. La mobilisation des personnels avait été telle que la mairie de Paris avait alors été contrainte d’ouvrir des négociations pour sortir de cette crise. Et surtout de cette injustice reconnue par l’administration elle-même.

 

Après plusieurs semaines de discussion la Ville de Paris avait alors proposé une augmentation de ces primes de manière significative, même si encore très insuffisante pour revenir au niveau des autres corps de la Ville de Paris. Les personnels attendaient néanmoins les premiers résultats sur leur bulletin de paie du mois d’octobre… Et c’est alors que le pot au rose a été découvert : de nombreux bibliothécaires se sont retrouvés sans revalorisation de primes ! Après enquête, il s’est avéré que la DRH centrale, seule dans son coin, sans jamais en avoir parlé avec les organisations syndicales - ni même avec le reste de l’administration - avait décidé que seuls les agents en poste avant le 31 décembre 2016 bénéficieraient de ce rattrapage !

 

Et pour ceux arrivés depuis janvier 2017 ? Nada ! Ils resteront à l’ancien régime (sec) avec des primes toujours aussi basses. Pour le moment cela concerne une cinquantaine d’agents qui soit viennent d'être promus en catégorie B, soit sont lauréats de concours d'ASBM ou encore en provenance d’une autre collectivité territoriale ou de l’État par voie de détachement. Un chiffre qui ne fera qu’augmenter. Car là où la DRH centrale fait encore plus fort c’est que cela concernera aussi… les futurs bibliothécaires qui arriveront à la Ville de Paris. Si bien qu’avec les départs à la retraite l’ensemble de la filière culturelle pourra dans quelques années se retrouver, niveau primes, à la situation antérieure - que tout le monde reconnaissait pourtant comme particulièrement injuste. Du beau boulot.

 

Évidemment cette provocation de l’administration passe très mal parmi les personnels concernés, et c’est un euphémisme. D’autant plus qu’il n’aurait évidemment pas été question pour nous, représentants des personnels, de créer une filière à deux vitesses, puisque le rattrapage de ces primes devait concerner tout le monde, non seulement les anciens mais aussi les futurs agents qui intégreraient la filière culturelle. Cette décision, si elle était maintenue enfreindrait donc gravement le principe d’égalité de traitement des fonctionnaires placés dans un même corps ou même cadre d’emploi.

 

C’est pourquoi la CGT va contacter l’intersyndicale pour demander un rendez-vous d’urgence auprès de Christophe Girard, afin d’annuler au plus vite cette décision particulièrement inique. Ce sera l’occasion pour lui de montrer que l’intitulé de sa délégation ne sonne pas creux. Et si celui qui fut notre adjoint à la Culture dit vrai, le bon sens devrait vite revenir dans les couloirs de l’Hôtel de Ville : « Je n’ai qu’un désir : trouver des solutions pour sortir des conflits. C’est ma ligne de conduite dans la sphère privée comme dans la vie publique »  déclarait récemment au journal Le Parisien celui que l’on surnomme désormais « le DRH de luxe » (lire ici).

 

        - Allez Christophe montre au p'tit jeune derrière comment tu va te sortir de ce merdier

                    - Pas de problème Anne, les conflits à la culture c'est mon rayon

                 

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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 18:02
Fermetures à répétition de la bibliothèque Saint-Éloi : Bruno Julliard saisi par le CHSCT pour mener une enquête !

Après une nouvelle fuite d'eau sur un compteur électrique qui a provoqué un court-circuit on signale maintenant la présence de souris et de cafards

La bibliothèque Saint-Eloi (XIIe) est victime d’inondations à répétition, entraînant de multiples fermetures (quasiment neuf mois cumulés rien que sur ces quatre dernières années). Ce week-end encore l’établissement avait dû fermer en urgence à cause d'une nouvelle fuite de canalisation. Interrogée par Le Parisien, Catherine Barratti-Elbaz, la maire du XIIe arrondissement avait benoîtement avoué que « Paris Habitat, propriétaire des murs, a déjà pris beaucoup d'engagements pour remédier à ces problèmes. Mais pour l'instant sans succès ». Tellement sans succès d'ailleurs que le lendemain des déclarations de l'édile, la bibliothèque a dû de nouveau fermer ses portes. Cette fois les fuites d'eau ont touché le panneau électrique, entraînant ainsi un court-circuit. Face à cette énième avarie notre syndicat a décidé de saisir Bruno Julliard, lequel en tant que premier adjoint en charge de la Culture est également le président du Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris. Voici le courrier officiel que nous lui avons envoyé.

« Monsieur le président, la Bibliothèque Saint-Eloi (XIIe) a été de nouveau fermée ce jeudi 19 octobre suite à une nouvelle fuite d'eau touchant cette fois le panneau électrique de l'établissement. Les problèmes de sécurité de cette bibliothèque sont non seulement récurrents mais aussi de plus en plus rapprochés dans le temps, puisqu'elle avait déjà dû fermer ses portes en urgence le week-end dernier pour la même raison.

Depuis des années cet établissement est victime d'inondation entrainant des fermetures ponctuelles ou prolongées. Beaucoup d’agent public a été dépensé (rénovation des locaux abîmés, remplacement des collections endommagées, …). Depuis la réouverture du printemps 2016, les agents ont du faire face à plusieurs incidents de ce type et en assumer les conséquences comme le déplacement de collections et manutention, le retrait de livres souillés et/ou moisis. De plus, les personnels travaillent dans une ambiance sonore peu supportable, avec des machines servant à assécher les locaux et dans un air dont la qualité n’a pas été vérifiée. Le tout dans des locaux dégradés (une partie des sols et des dalles de plafond a été retirée, le plâtre du plafond est souillé/dégradé…). Sans parler bien sûr de la mobilité forcée des agents lors des fermetures et l'insatisfaction grandissante d’usagers.

Désormais, c'est la présence de souris et de cafards, peut-être liée aux travaux sur les façades de l’immeuble, qui a aussi été signalée. Évidemment les personnels ont rédigé des fiches du registre Sécurité Santé (SST) pour alerter la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris. Face à cette véritable crise, et comme le prévoient les textes réglementaires en la matière, les mandatés CGT au CHSCT de la DAC vous alertent sur la situation des agents de cet établissement et demandent une réunion d’urgence du Comité pour avoir l’ensemble des informations dont la DAC a la connaissance, en particulier celles touchant aux conditions de santé et de sécurité mais aussi prendre connaissance des fiches SST rédigées ces derniers mois par les agents et les réponses qui leur ont été apportées.

Nous vous demandons également d'organiser le plus rapidement une visite de l’établissement par le Comité. Enfin nous estimons indispensable que la Ville de Paris nous présente un plan d'action qui détaille toutes les mesures de protection de la santé physique et psychique des agents comme par exemple l'analyse de la qualité de l’air, la possibilité d'organisation individuelle de visite médicale ou encore les mesures conservatoires par rapport à certains espaces, etc... En vous remerciant de prendre en compte notre alerte sur ce sujet et de demander à l'administration d'organiser cette réunion et cette visite dans les délais les plus cours.»

 

              Bibliothèque Saint Éloi : le président du CHSCT de la DAC paré pour la visite !

                                      - Attention président, je vous préviens : c'est pas joli joli !

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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 10:39
La bibliothèque Saint-Éloi inondée ad vitam aeternam  ?

           Des centaines de milliers d’euros ont pourtant déjà été engloutis

 

C’est devenu presque une blague privée dans le réseau des bibliothèques municipales parisiennes : « La bibliothèque Saint-Éloi est de nouveau fermée pour cause de dégât des eaux ». Une habitude, il est vrai, pour cette bibliothèque située entre le boulevard Diderot et la rue de Reuilly dans le XIIe arrondissement de Paris, et qui subit donc très régulièrement les fuites des canalisations provenant des étages supérieurs de l'immeuble qu'elle occupe. « Les dégâts des eaux sont récurrents » a d’ailleurs admis avec pudeur l’administration lorsqu’elle a été interpellée officiellement par notre syndicat lors du dernier Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.

 

Récurrent ? C’est que, sans remonter au déluge, le terme est en effet plus qu’approprié... Ainsi, au printemps 2014, il y a plus de trois ans, la bibliothèque avait déjà dû fermer ses portes pendant plusieurs semaines après avoir été inondée. Re-belote l’année suivante, où cette fois le dégât des eaux sera tel que l’établissement restera inaccessible au public pendant plusieurs mois ! Un épisode qui fit suggérer à certains esprits moqueurs de rebaptiser la bibliothèque « Saint-Vincent-Ferrier », patron des plombiers !

 

Promis juré, la mairie de Paris et la société en charge de la gestion de l’immeuble décidèrent de prendre Poséidon par les cornes en faisant les travaux nécessaires pour que cesse cette situation, devenue ridicule. A priori rien de compliqué dans ce qui n’est après tout qu’une simple histoire de plomberie. D’autant plus que la société gestionnaire  des lieux n’est autre que… Paris Habitat, une des régies immobilières de la Ville de Paris ! Des travaux qui ont duré là aussi plusieurs mois, le temps de mettre aux normes la tuyauterie (enfin on suppose !) et permettre à la bibliothèque Saint-Éloi de rouvrir, enfin  « étanche » , en avril 2016… Une tranquillité qui ne va malheureusement pas durer très longtemps, malgré les centaines de milliers d’euros engloutis...

 

Car dès février de cette année : splash !!! Nouvel envahissement des eaux. Repetita en juin. Puis en juillet et en août ! La dernière inondation étant la goutte d’eau qui fit déborder le vase car là encore quasiment deux semaines de fermeture ont été nécessaires pour éponger et sécher tout ça. Inutile de préciser que les bibliothécaires commencent à en avoir ras-le-tuba, puisque ils sont en plus contraints de travailler dans des locaux qui sont dans un état de plus en plus dégradé.

 

En effet, un petit tour à la bibliothèque Saint-Éloi permet de constater qu’une partie des sols est désormais revenue à son état brut, pur béton, le lino gondolé par l’humidité ayant été enlevé. Pareil pour les faux plafonds : « Les dalles menaçant ruines ont été déposées » déclarait joliment la mairie de Paris dans son rapport avant d’ajouter « que des éléments du sol ont été retirés car il y avait des risques d’accident pour les usagers ». Enfin, last but not least, l'administration conclut « qu’il a fallu aussi mettre en sécurité des éléments menaçant de chuter ». Un vrai « biblioremix » (voir ici) !

 

On en était là lorsqu’une nouvelle inondation s’est de nouveau déclarée ce week-end. Puisque il n’avait pas plu dans le quartier ces derniers jours, on peut en déduire que c’est donc la canalisation qui a encore posé problème... Peut-être la goutte de trop pour la mairie du XIIe arrondissement qui a décidé d’organiser une réunion d’urgence avec Paris Habitat.

 

Ce qui est sûr pour le moment c’est que la bibliothèque Saint-Éloi doit de nouveau fermer pour plusieurs semaines en février prochain afin de réparer encore une fois les dégâts. Pour notre syndicat, la mairie de Paris doit désormais imposer au bailleur (c'est-à-dire à elle-même) les travaux indispensables de rénovation de l’établissement et mettre un terme à ce véritable scandale financier. Et, à y bien regarder, le mot est faible quand on constate les dépenses déjà englouties dans cette histoire...

 

                                  

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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 06:22

Victime d'inondations répétées depuis plusieurs années, la bibliothèque Saint-Éloi (XIIe) est désormais dans un état que d'aucun qualifierait de lamentable. Un petit tour dans l'établissement permet d'ailleurs de constater qu’une partie des sols est désormais revenue à son état brut, pur béton, le lino gondolé par l’humidité ayant été enlevé. Pareil pour les faux plafonds. Quand à l'état des peintures..Pour preuve, ce choc des photos ! Pour le poids des mots, lire ici.

Bibliothèque Saint-Éloi : les photos du désastre
Bibliothèque Saint-Éloi : les photos du désastre
Bibliothèque Saint-Éloi : les photos du désastre
Bibliothèque Saint-Éloi : les photos du désastre

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 14:36
Les élu.e.s de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris votent pour la sauvegarde de la bibliothèque Marguerite Durand

              Un vrai supplice chinois pour Anne Hidalgo et Bruno Julliard

C’est ce que l’on appelle un nouvel obstacle pour la mairie de Paris dans son désir d’expulser de ses locaux la bibliothèque des femmes et du féminisme, Marguerite Durand, pour la transférer à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (IVe) d’ici 2018. Le projet de l’équipe dirigée par Anne Hidalgo et Bruno Julliard une fois révélé n’a évidemment pas manqué de susciter un tollé de la part de tous les spécialistes pour lesquels la Bibliothèque Historique (BHVP) semble un lieu totalement « inadéquat à la conservation et la communication de ces fonds d’archives sur l'histoire du féminisme ».

Une réaction qui a - semble-t-il - pris l’administration parisienne de cours comme en témoignent les nombreux articles de presse, la création d’un collectif Sauvons la BMD! et la mise en place d’une pétition qui a recueilli des milliers de signatures sans parler des nombreux courriers envoyés à Anne Hidalgo par des scientifiques, des écrivain.e.s,  jusqu’à l'ABF, l'association des Bibliothécaires de France (voir ici). Même les élus du Conseil de Paris s’y sont mis, c’est dire si la situation devient difficilement tenable pour l’exécutif municipal. Et comme un supplice chinois, ce fut au tour des élu.e.s du Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, une instance présidée par Bruno Julliard en personne, de présenter lors de la séance du 11 octobre une motion pour défendre la « Bibliothèque des Femmes ». Voici le texte dans son intégralité.

« Considérant  le vœu adopté à l’unanimité (y compris par l’exécutif) par le Conseil de Paris lors de la session du mois de septembre 2017 demandant à la Mairie de Paris « d’associer toutes les actrices et acteurs concernés par l’avenir de la bibliothèque Marguerite Durand (communauté scientifique, usagers et personnels) », le Comité technique de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris demande à l’exécutif municipal de saisir l’inspection générale des bibliothèques (IGB) pour que celle-ci donne son expertise sur la pertinence scientifique et patrimoniale de ce projet de déménagement de la « bibliothèque des femmes » et celui des architectes des bâtiments de France sur la faisabilité des travaux de rénovation en lien avec la sécurité des personnels.

A défaut d’inspection, l’intersyndicale demande à l’exécutif parisien de solliciter l’expertise de consultantes spécialisées dans la construction de bibliothèques et leur réhabilitation, afin de comparer l’existant de la bibliothèque Marguerite Durand et la pertinence en terme de locaux de son « devenir » éventuel dans le Marais, et de sa visibilité indépendante (voir dans la rubrique commentaire).

Le Comité Technique de la DAC demande également que la mairie de Paris gèle toute démarche entraînant le départ de la bibliothèque Marguerite Durand avant d'avoir présenté toutes les expertises nécessaires aux membres élus des instances de représentation des personnels (Comité Hygiène et Sécurité, Comité Technique), préalable obligatoire à toute réorganisation de service comme cela serait le cas concernant la bibliothèque Marguerite Durand » .

Le texte a, bien sûr, été adopté à l’unanimité des membres élus (CFDT, CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA) du Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.

 

   Crise avec la BMD : Anne Hidalgo va-t-elle rappeler Christophe Girard comme adjoint ? 

                                            - La situation malheureusement semble l’exiger !!

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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 15:51
Bibliothèque Marguerite Durand : les élu.e.s du Conseil de Paris demandent à Anne Hidalgo de « revoir ses plans » !

Le texte, voté à l’unanimité par tous les élus parisiens, exige ainsi que la mairie de Paris réponde aux demandes des syndicats, lesquels réclament la saisine de l’Inspection Générale des Bibliothèques de France

La mairie de Paris pensait sans doute que l’affaire serait vite pliée. Prenant prétexte de travaux de réaménagement de la bibliothèque Jean-Pierre Melville (XIIIe), elle projetait, discrètement, au cœur de l’été, d’expulser la bibliothèque des femmes et du féminisme, Marguerite Durand, pour la transférer à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (IVe) d’ici 2018. Le projet de l’équipe dirigée par Anne Hidalgo et Bruno Julliard une fois révélé n’a pas manqué de susciter un tollé de la part de tous les spécialistes pour lesquels la Bibliothèque Historique (BHVP) semble un lieu totalement « inadéquat à la conservation et la communication de ces fonds d’archives sur l'histoire du féminisme ».

Une réaction qui a - semble-t-il - pris l’administration parisienne de cours comme en témoignent les nombreux articles de presse, la création d’un collectif Sauvons la BMD! et la mise en place d’une pétition qui a recueilli des milliers de signatures mais aussi les nombreux courriers envoyés à Anne Hidalgo par des scientifiques, des écrivain.e.s,  jusqu’à un ancien ministre socialiste (lire ici et

Une fronde qui s’est désormais étendue jusqu’au Conseil de Paris, puisque tous les élus parisiens, toutes tendances politiques confondues, ont demandé à la mairie de Paris de revoir ses plans et de renoncer à son projet actuel concernant « la bibliothèque des femmes ». Parmi les préconisations du vœu, qui a même été voté par l’exécutif, le Conseil de Paris demande à Anne Hidalgo et Bruno Julliard, le premier adjoint en charge de la culture, « d’associer toutes les actrices et acteurs concernés par l’avenir de la bibliothèque Marguerite Durand (communauté scientifique, usagers et personnels) » (lire ici).

Pour les représentants des personnels, c’est bien simple : il suffit juste de reprendre la demande de toutes les organisations syndicales de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris (CFDT, CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA), lesquelles ont demandé à la mairie de Paris de saisir l’inspection pour que celle-ci donne son expertise sur la pertinence scientifique et patrimoniale de ce projet de déménagement de la « bibliothèque des femmes » et celui des architectes des bâtiments de France sur la capacité d’accueil de la Bibliothèque Historique (lire ici).

Enfin, toujours pour respecter l’avis unanime du Conseil de Paris, l’administration doit évidemment cesser toute démarche entraînant le départ de la bibliothèque Marguerite Durand avant d'avoir présenté toutes les expertises nécessaires aux membres élus des instances de représentation des personnels (Comité Hygiène et Sécurité, Comité Technique), préalable obligatoire à toute réorganisation de service comme cela serait le cas concernant la bibliothèque Marguerite Durand.

     Marguerite Durand : Pour le Conseil de Paris, Anne Hidalgo doit « revoir ses plans » !

                        - Attention madame, là vous êtes en train de signer la pétition !

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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 14:16
Le Canard Enchainé : Quand Anne Hidalgo veut « noyer dans le Marais » la bibliothèque des Femmes !

Pour rejoindre le collectif Sauvons la bibliothèque Marguerite Durand, écrire à collectif.sauvonslaBMD@gmail.com. Pour participer aux actions qui se mettent en place, vous pouvez  vous abonner sur les réseaux sociaux via Twitter, FaceBook et Instagram. En attendant, pour manifester votre colère, écrivez à anne.hidalgo@paris.fr et à bruno.julliard@paris.fr. Et bien sûr signez la pétition.

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