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Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 12:15
 A Paris, certaines bibliothèques expérimentent encore (et encore) la mesure du temps

Une expérience Chronogestor qui génère parfois des scènes cocasses auprès des usagers

Peu de bibliothécaires le savent, mais dans le réseau parisien quelques établissements (Trocadéro, Vandamme, Amélie, Valeyre …)  expérimentent Chronogestor,  ce logiciel de gestion du temps de travail (en fait une pointeuse). Une expérience qui dure maintenant pour certaines d’entre elles depuis dix ans ! Un fiasco d’ailleurs. A tel point que la Direction des Affaires Culturelles est même incapable d’en délivrer le moindre bilan.

Il faut dire que Chronogestor, à l’origine destiné aux personnels administratifs de la Ville de Paris dans le cadre de l’accord sur l'aménagement du temps de travail, n’est absolument pas compatible avec le fonctionnement des bibliothèques municipales parisiennes pour une raison simple : les personnels sont en horaire fixe toute l’année alors que Chronogestor n’a d’utilité que pour les agents en horaire variable et qui peuvent moduler leur heures d’arrivée ou de départ de leur travail.

Ce qui fait dans que dans ces bibliothèques l’outil Chronogestor tourne au casse tête et au stress permanent pour les agents. D’abord  le calcul est fait sur une journée type Ville de Paris soit 7h48 alors que celle d’un ou d’une bibliothécaire est bien plus longue, généralement de 8h30, plusieurs fois par semaine. Et oui, sinon il n’y aurait plus personne pour mettre en place la bibliothèque le matin ou fermer les établissements le soir. D’où un résultat absurde dans la machine qui ne correspond à rien de connu pour les spécialistes de temps travail dans les établissements de lecture publique.

En plus ce système est d’un compliqué qui génère parfois des scènes cocasses : Ainsi nos infortunés collègues doivent parfois penser à badger… pendant leurs plages de service public ! Et les usagers surpris de les voir filer vers la sortie en pleine opération d’enregistrement de leurs documents ! Ça ne s’invente pas.

Mais si nos bibliothécaires, toujours en pleine phase d’expérimentation, se précipitent vers notre pointeuse electronique, c’est qu’il leur faut impérativement prendre leur quarante cinq minutes de pause déjeuner, plus le temps de trajet imparti. En effet à la ville (et avec Chronogestor) le temps de trajet équivaut à du temps de travail. Or les aléas du service public ne permettent pas toujours aux agents de prendre la totalité de leur pose méridienne qui doit, de plus, être prise impérativement entre 11h30 et 15h30. Il faut donc pointer et repointer...

 A Paris, certaines bibliothèques expérimentent encore (et encore) la mesure du temps

       Avec Chronogestor, les bibliothécaires parisiens explorent le temps entre 11h30 et 15h30

C’est qu’en cas d’oubli tout est décalé. L’horaire d’arrivée devient l’horaire de départ et vice versa. Un bug qui impose au responsable de l’établissement un contrôle journalier. Il paraitrait qu’il y aurait encore une bibliothèque qui aurait fait acte de candidature pour elle aussi tenter l’expérience. Une idée sortie sûrement tout droit d’un cerveau pervers.

En plus cette expérimentation hors de prix, près de deux mille euros par appareil (gasp !), est en train d’avoir un effet que la mairie de Paris n’avait pas prévu.  Les bibliothécaires peuvent en effet avec ce système de Chronogestor….. générer des jours de récupération supplémentaires !  Une possibilité qui s’avère impossible pour les autres collègues du réseau.

Il est vrai que cet avantage soudain va à l’encontre de la délibération sur le temps de travail votée en 2002 par le Conseil de Paris. Les élus pleins de sagesse avaient en effet compris que si les personnels arrivaient plus tôt ou plus tard, sans justification en termes de service public, pour fabriquer des jours de RTT supplémentaires, la plupart des établissements devrait mettre la clef sous la porte, vu la faiblesse des effectifs. Mais peut être est-ce l’objectif de la municipalité parisienne…

Mais si l'installation de Chronogestor, n'a pour but que de n'être qu'une vulgaire pointeuse pour contrôler les horaires de travail des uns et des autres, inutile dans ce cas d'installer cette très coûteuse machine car c'est justement le rôle des chefs d'établissements. Et celà se passe en général très bien. Bref, il est temps que l’administration mette fin à cette expérience sans fin mais néanmoins insupportable pour les bibliothécaires qui la subissent au quotidien. La CGT mettra d’ailleurs ce sujet à l’ordre du jour du prochain Comité Technique des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.

 

                Le Bureau des Biliothèques en train de présenter son bilan de Chronogestor

 A Paris, certaines bibliothèques expérimentent encore (et encore) la mesure du temps

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 14:29
La Ville de Paris fait appel à un transporteur privé pour déplacer un ordinateur…. sur 60 mètres !

Pas loin de plusieurs centaines d'euros, aller et retour, pour se rendre de la Bibliothèque Historique à la rue des Francs-Bourgeois

Il parait que la Ville de Paris cherche à faire des économies. La Direction des Affaires Culturelles n’est d’ailleurs pas en reste puisque pour cause de restriction budgétaire nos établissements culturels (ateliers beaux-arts, bibliothèques ou conservatoires) voient leurs moyens de fonctionnement diminuer années après années. Des restrictions qui visiblement ne concernent pas tout le monde.

C'est ce qu'ont pu constater les personnels de la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (BHVP) dès qu'un des ordinateurs de l'établissement tombe en panne. Dans ce cas, un bibliothécaire fait une demande d’intervention auprès du Service Organisation et Informatique (SOI) de la Direction des Affaires Culturelles (DAC). Mais depuis plusieurs mois, peut être pour des problèmes d’effectifs, au lieu de se déplacer eux-mêmes ou d’envoyer le service des transports pour venir récupérer le matériel défectueux, le SOI fait appel... à un transporteur privé !

Problème, la distance entre la Bibliothèque Historique et le service informatique n'est que... de soixante mètres (à peine), soit la distance entre le 24, rue Pavée, adresse de la BHVP et le 29 ter, rue des Francs Bourgeois où logent les agents du SOI. Mais peut être que le matériel defectueux de la BHVP est impossible à transporter autrement que par un professionnel de la livraison? Ben, en fait pas vraiment car ce n’est à chaque fois qu’une simple unité centrale, 30 x 30 x 10 cm, d’une dizaine de kilos, sans écran, sans rien.

Toutefois, pour transporter cette petite unité centrale sur soixante mètres, ce n’est pas donné. Montant de la douloureuse : 52 euros (hors taxes !) pour chaque trajet aller et retour. Et comme  cette petite opération se renouvelle régulièrement, c’est désormais pas loin de plusieurs centaines d’euros de facture que doit régler la DAC comme le prouvent les bons de livraisons délivrés à la bibliothèque historique.

On ignore toutefois si ce transporteur privé est venu en voiture. Dans ce cas, il est  vrai, la distance est plus longue. La rue des Francs-Bourgeois étant à sens unique, le livreur, en sortant de la rue Pavée, doit en effet impérativement prendre la rue de Rivoli pour ensuite… revenir dans le Marais. Enfin, après nombre de détours et circonvolutions pour cause de sens unique, l’unité centrale arrive à bon port...Si la rue des Francs-Bourgeois n’est pas embouteillée ! Ce qui est rare, avouons le....

Bref, en pleine COP 21 et de restriction budgétaire, la Ville de Paris réalise un double exploit : polluer plus la capitale malgré ses prétentions de favoriser les mobilités non polluantes et les alternatives à la voiture individuelle (lire ici) et gaspiller l’argent public, des sommes modestes certes, mais quand même. Reste à savoir si dans les prochaines semaines, elle va réitérer cette performance.

 

                                Climat : la mairie avait pourtant fait des effets d'annonce

La Ville de Paris fait appel à un transporteur privé pour déplacer un ordinateur…. sur 60 mètres !

    - Objection, on ne s'est jamais engagé pour le climat, cette image a été photoshopée !

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 18:23
Bruno Julliard censure les bibliothécaires parisiens qui osent relayer sur twitter les critiques sur le prêt numérique

                  Ils ne font pourtant que diffuser un communiqué de l'ABF

La mise en place de la bibliothèque numérique à la ville de Paris semble rendre fous ses zélateurs. Pourtant ce dispositif, on ne peut plus contesté, méritait bien un débat public. C'en était encore trop pour la mairie de Paris qui a sommé les bibliothécaires de la capitale de retirer in petto leurs tweet trop critiques même quand il s’agissait de faire connaître le communiqué d'une institution aussi sérieuse que l'association des bibliothécaires de France (ABF)

Ainsi plusieurs collègues ont relayé sur les comptes Twitter officiels de leur bibliothèque ce fameux communiqué. Un texte très mesuré mais qui a la mauvaise idée d'analyser les lacunes du système de Prêt Numérique en Bibliothèque (PNB) et les coûts astronomiques générés pour les collectivités qui utilisent ce dispositif (lire ici). Pas cool pour la mairie de Paris qui par le biais de son bureau des bibliothèques (BBL) et le Cabinet de Bruno Julliard a appelé les établissements concernés à retirer leurs tweets...

« Nous avons été sommés de retirer ces tweets qui ne représentent à nos yeux qu'un droit à l'information pensons-nous; le droit à l'information, c'est aussi le droit à l'information contradictoire pour que chacun, chacune se fasse une idée » affirment choqués de nombreux bibliothécaires parisiens qui croient encore à la diffusion des savoirs. Alors comme ça, Bruno Julliard se met à jouer les censeurs comme un vulgaire Patrick Balkany ? A moins que cette censure ne soit qu'une initiative d'une administration trop zélée ? A notre avis la mairie de Paris et son premier adjoint en charge de la cultue ne devraient pas tarder à diffuser un communiqué pour s'expliquer sur cette triste histoire.

 

                                               Censure : la mairie de Paris manie le ciseau

Bruno Julliard censure les bibliothécaires parisiens qui osent relayer sur twitter les critiques sur le prêt numérique
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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 08:48
A Paris, la bibliothèque numérique sera très vite inutile faute de livres à télécharger

Le collectif SavoirCom1 met la ville de Paris face à ses contradictions en lançant une grande campagne sur Twitter avec le hashtag la #chasseauxjetons

C’est aujourd’hui que la Ville de Paris sort sa bibliothèque de prêt numérique et elle pourrait vite se retrouver en rupture de stock. La faute à une initiative lancée par SavoirCom1, collectif d'universitaires, des bibliothécaires et de juristes en droit d’auteur. La méthode est des plus simplissime :  télécharger jusqu'à épuisement des stocks tout les fichiers disponibles. Comme nous l'avions décrit « Au bout de trente emprunts votre document s'autodétruira......... » si bien que le 31ème emprunteur n'aura plus rien (lire ici). Formidable, n'est ce pas dans une ville qui se veut métropole mondiale.

C'est pourquoi SavoirCom1 histoire de dénoncer ce système absurde et mettre la ville de Paris face à ses contradictions vient de lancer ce matin une grande campagne sur Twitter avec le hashtag la #chasseauxjetons. « N’hésitez pas à l’utiliser et à la tester, elle va probablement être rapidement inutilisable avec le merveilleux système de jetons que PNB propose. Comme les bibliothèques sont facturées au nombre d’emprunt de livres numériques et qu’elles ont des budgets limités, plus le public consulte les fichiers de PNB et moins la bibliothèque peut les proposer! Plus on fait notre métier de médiateurs sur ces contenus et moins on a de livres numériques à recommander, n’est-ce pas formidable ? Allez n’hésitez pas à télécharger des livres et le dire sur twitter, la #chasseauxjetons est lancée! » ont déclaré les membres du collectif dans un communiqué.

Pour SavoirCom1 le modèle de bibliothèque numérique proposé par la ville de Paris (et d'autres) est complètement inadapté au monde d'aujourd'hui. D’un simple point de vue économique, l’offre est même tout simplement inabordable pour les budgets publics comme l'avait montré, chiffres à l’appui, le collectif en fin d’année dernière (lire ici). Un argumentaire que le site du journal L’Express avait d'ailleurs relayé.

«Voici donc les éléments plus développés d’une critique constructive, c’est à dire avec des chiffres, des alternatives, des exemples étrangers et une volonté de mettre cette approche du livre numérique en perspective avec les communs de la connaissance » conclut le collectif SavoirCom1 (lire ici). On ne saurait dire mieux.

 

                          Des usagers parisiens tentent (en vain) de télécharger un livre numérique

A Paris, la bibliothèque numérique sera très vite inutile faute de livres à télécharger

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                                                                        - Nardin NUMOK !

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 13:40
Prêt numérique en bibliothèque : au bout de trente emprunts votre document s’autodétruira

« Les gens sont assez choqués lorsqu'ils réalisent combien payent les bibliothèques pour des livres numériques qu’en en fin de compte nous ne possédons même pas » déclare dépitée une directrice de bibliothèque qui a expérimenté ce système

La Ville de Paris compte bientôt mettre en place un système de prêt numérique au sein des bibliothèques municipales de la capitale. Un système loin de faire l’unanimité chez nombre de professionnels.

Car le livre numérique (ou ebook) coûte cher. Systématiquement plus cher qu’un livre traditionnel (en papier quoi) en ce qui concerne le tarif appliqué aux bibliothèques. Très cher même, car le modèle en vigueur est celui d'une cession de licences, à la fois limitées dans le temps (six ans, pour Paris) et plafonnées au nombre d’emprunt. Avec le PNB (prêt numérique en bibliothèque) c’est fromage et dessert. Des livres électroniques qui contrairement aux bons vieux livres en papier ne sont jamais vraiment acquis. Sauf à les racheter éternellement.

Ainsi la ville n’aurait le droit de prêter un livre numérique que 30 fois maximum. Après, il disparaîtrait des bases de données. On imagine que pour une nouveauté ou un best seller cela ne devrait prendre que quelques semaines même en limitant les téléchargements simultanés. Quand au livre qui serait moins demandé au bout de six ans il disparaîtrait également. Et hop, plus de livre numérique  alors que son grand frère en papier avait la particularité d’être propriété inaliénable de la collectivité. 

« Les gens sont assez choqués lorsqu'ils réalisent combien payent les bibliothèques pour des ebooks », a ainsi déclaré, dépitée, une directrice de bibliothèque de l’Ontario au site ActuaLitté.com. « Pour faire court, nous devons utiliser plus de ressources financières pour proposer ce service et en fin de compte, nous ne possédons même pas le titre en question » (lire ici).

 

                                 Au bout de trente emprunts votre document s'autodétruira.........

Prêt numérique en bibliothèque : au bout de trente emprunts votre document s’autodétruira

                                                    Un livre numérique vers son 29ème emprunts

Une dérive également dénoncée par le collectif SavoirsCom1 qui après avoir réalisé une étude d’impact sur le coût du PNB pour les bibliothèques, livre une conclusion sans appel. « En l’état le PNB ou le livre numérique est inabordable pour les bibliothèques » (lire ici).  « Et s'il fallait tout simplement ne pas acheter le moindre livre numérique dans PNB pour ne pas entrer dans cet engrenage ? Et si le modèle de vente à l'acte devait être abandonné au profit d'une vente en bouquet à un prix abordable ? ». Voilà les questions qui sont posées par ce collectif qui regroupe des universitaires, des bibliothécaires ou encore des juristes en droit d’auteur. Lesquels n'ont pas hésités à répondre aux assertions du ministère de la culture sur ce même sujet (lire ici).

Autre problème et non des moindres. Sur quel budget vont être imputés ces livres électroniques ? La mairie de Paris affirme que c’est sur une ligne spécifique. Étonnant, car la municipalité nous parle continuellement de « contrainte budgétaire » et envisage encore des coupes dans le fonctionnement de son réseau pour l’année prochaine si l’on en croit les chiffres alarmants qui circulent pour le budget de 2016, avec un programme « d’économie » de 300 millions d’euros.

D’autre affirment qu’il faudra, pour équilibrer les comptes, encore diminuer les budgets d’acquisitions de l’ensemble des bibliothèques parisiennes alors qu’ils sont déjà en baisse régulière depuis plusieurs années. Cela se fera alors au détriment des acquisitions des livres papier qui garnissent nos rayonnages et pour lesquels, rappelons le, une immense majorité d’usagers est encore attachée. C’est alors tout un pan de l’accès à la lecture publique qui serait encore diminué. On attend les précisions de Bruno Julliard, l’adjoint en charge de la culture.

Si la mairie de Paris veut mettre en place une bibliothèque numérique, pourquoi pas ! Mais il faut alors un autre rapport de force avec les éditeurs et un droit de prêt numérique similaire au droit de prêt papier sans contrainte de durée ni de nombre de prêt.

Sinon vu le coût exponentiel que cela va engendrer, on va tout droit vers des bibliothèques sans livre. Le rêve du bureau des bibliothèques de la Ville de Paris ? Bon, en même temps avec les fichiers qui seront inutilisables après un certain nombre de téléchargements elle aurait droit aussi à une bibliothèque sans livre numérique !

 

                       Des bibliothécaires cherchent un livre numérique dans les rayonnages

Prêt numérique en bibliothèque : au bout de trente emprunts votre document s’autodétruira

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                                      -  Les gars je crois que nos bouquins ont disparu

                                         - Bon au moins, ça nous évitera de piloner !

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 15:14
Bibliothèques : Anne Hidalgo débordée par Alain Juppé sur la gratuité de tous les supports (et en plus pour tous les publics)

    Le libéralisme est de gauche, la gratuité est de droite : tout fout le camp…

C’était il y a vingt deux mois. Ça commence à faire un bail. Le conseil de Paris avait alors voté la gratuité des CD en bibliothèque pour les mineurs et les bénéficiaires des minima sociaux. Depuis plus rien. A croire qu’Anne Hidalgo et son premier adjoint à la culture, Bruno Julliard n’ont pas la volonté politique d’appliquer une mesure pourtant réclamé par sa majorité de gauche. « Les espaces discothèques implantés dans de nouveaux établissements et disposant d’un fonds important rencontre un réel succès » affirmaient d’ailleurs les conseillers de Paris pour qui « la culture doit être accessible à tous sans distinction de revenu » (lire ici).

C’est alors que, face à l’immobilisme de la Ville de Paris, une figure politique s’est décidée à appliquer cette mesure de gauche. Une personnalité que l’on n’attendait pas. Mais alors vraiment pas. Voire même pas du tout du tout. Et pourtant, c’est un ancien élu de la Mairie de Paris…

C’est un ancien premier ministre (ancien ministre aussi d’ailleurs). Un ténor de la vie politique française. Après une tentation de Venise, il est parti en exil au Québec se reposer d’une condamnation (bien) méritée. Il fut aussi durant plus de quinze ans une figure de la vie municipale à Paris en ayant été adjoint de Jacques Chirac… Je suis, je suis… Alain Juppé !

Car depuis le 1er octobre, les emprunts en bibliothèque sont gratuits à Bordeaux. Tous les emprunts ! Des livres et des magazines bien sûr mais aussi des CD ! Et même des DVD ! « Le tarif est le même : c'est gratuit ! » affirme le site de la Ville dirigée par Alain Juppé. En plus, c’est pour tout le monde sans restriction d’âge, de sexe ni de condition. Même si l’on n’habite pas Bordeaux. « Vous habitez dans une autre commune de la métropole, ailleurs en Gironde, en France, en Europe, plus loin ? Vous êtes étudiants, actifs, retraités, en recherche d'emploi, etc ? Le tarif est le même : c'est gratuit ! » Et toc pour la mairie de Paris qui prend un sale coup de vieux dans sa politique culturelle. Fortiche le Alain qui vient donc de déborder Anne Hidalgo et son équipe sur sa gauche. Reste à savoir si la Mairie de Paris va rester droite dans ses bottes…

 

             Bibliothèques : gratuité pour tous les supports et tous les publics, je suis, je suis...

Bibliothèques : Anne Hidalgo débordée par Alain Juppé sur la gratuité de tous les supports (et en plus pour tous les publics)

                                                                -.... Je suis Alain Juppé !

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 17:21
Bibliothèques : La mairie de Paris partage-t-elle les positions de Marylise Lebranchu ?

« Avoir encore des médiathèques de nos jours n’est plus vraiment pertinent » a ainsi fortement suggéré la ministre de la décentralisation au journal Les Échos.

Les temps sont rudes sous ce gouvernement qui s’est un temps (brièvement certes) réclamé de la Gauche. Après les salaires trop élevés, le temps de travail pas assez long, les chômeurs pas assez contrôlés ou encore les fonctionnaires trop protégés, c'est maintenant au tour des équipements culturels d'être dans le collimateur. C'est le cas notamment des bibliothèques municipales qui ne sont plus en odeur de sainteté dans les hautes sphères du socialisme de plus en plus macronisées. A preuve cette déclaration d’une proche de François Hollande

« Il y a beaucoup d’émissions de télévision sur les gabegies locales (..) les médiathèques sont-elles un équipement toujours d’actualité au XXIe siècle ? On peut se poser la question » a déclaré au journal Les Échos, la ministre de la décentralisation et de la fonction publique, Marylise Lebranchu, en réponse aux maires qui dénoncent les baisses de moyens alloués par l’État aux collectivités locales. On ne sait pas encore ce que pensent les élus de la Capitale, notamment Anne Hidalgo et son premier adjoint en charge de la culture, Bruno Julliard, des déclarations de leur camarade.

La seule chose que l’on sait pour le moment, c’est que la maire de Paris a annoncé vouloir faire 150 millions d’euros d'économies supplémentaires pour son prochain budget, les dotations de l’État ayant encore baissé de 300 millions (lire ici). Des économies qui devraient probablement encore toucher les personnels qui sont quotidiennement en contact avec le public. Alors des équipements culturels vont-ils devoir être sacrifiés faute de moyens dans la ville la plus riche de France ? On attend avec impatience les précisions de la maire et de son premier adjoint. Toutefois, il se murmure toujours dans les couloirs de l'Hôtel de Ville, la fermeture, entre autres, de la bibliothèque Château d’Eau (Xe). Alors ?

En tout cas, le manque de personnel à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris est désormais criant si l’on en croit… le cabinet de Bruno Julliard lui-même !  « On ne peut plus se permettre d’avoir plus de personnel aujourd‘hui avec le budget limité que connait la ville de Paris » a-t-il ainsi été avoué ( et à moitié pardonné ?) récemment au journal 20 Minutes. Aîe, il se pourrait donc que l'on ne puisse plus ouvrir le dimanche.

 

                                          Bibliothèques : Marylise Lebranchu mouille Anne Hidalgo

Bibliothèques : La mairie de Paris partage-t-elle les positions de Marylise Lebranchu ?

              - C'est pas sympa Marylise, maintenant la CGT va m'obliger à me découvrir

 

 

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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 06:46
Incivilités dans les bibliothèques parisiennes : ESPRI es tu là ?

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Pour que l’ESPRI règne dans tous les établissements de la direction des affaires culturelles, faites appel à lui !

Les incivilités, les agressions verbales (et parfois physiques) ne doivent plus être considérées comme la face cachée mais inévitable des relations que peuvent avoir les personnels de la Direction des Affaires Culturelles avec les usagers !

Rappelons que pour le secrétaire général de la Ville de Paris, le mot agression recouvre des réalités aussi diverses que les attaques violentes, les comportements ou les paroles blessantes. En clair tout événement qui porte atteinte aux personnes et/ ou aux biens et /ou au patrimoine et /ou au bon fonctionnement des services de la Ville de Paris.

Pour que ces comportements inappropriés soient pris en compte, la municipalité a développé un certain nombre d’outils dont la fiche ESPRI qui permet à chacun de réagir en cas d’incident. Elle est informatisée et protégée par un mot de passe. Ce qui implique que l’ensemble du personnel d’un établissement n’y a pas accès. Généralement, le responsable du site, du service, son adjoint ou le relais de prévention peuvent la remplir sur les indications de l’agent concerné. La CGT demande d'ailleurs que l'ensemble du personnel y ait accès comme c’est le cas pour les fiches d'hygiène et sécurité.

Le respect qui nous est dû est l'affaire de tous, et même si signaler un problème peut paraître fastidieux et compliqué parce que le support est peu adapté, il est important de prendre le temps de le faire comme Il est important que dans toutes ces démarches les encadrants s’impliquent pleinement. Ils sont concernés au premier chef. En cas d’agression physique d’un agent, c’est le responsable hiérarchique qui doit proposer à l’agent d’aller porter plainte et lui expliquer le dispositif de protection fonctionnelle. Au responsable d’établissement aussi de porter plainte en cas d’atteinte aux biens.

Son rôle ne s’arrête pas là. C’est aussi au supérieur hiérarchique d’informer l’agent de l’existence d’un service de soutien psychologiques de la Ville de Paris, à lui également de prendre les mesures adaptées à l’organisation du service post–agression (intervention de la police, fermeture de l’établissement…).

Enfin, il est à noter que les membres du Comité Hygiène et Sécurité et des Conditions de Travail (CHS-CT) ont accès à ces fiches ESPRI ce qui leur permet d'avoir une vision des difficultés que peuvent rencontrer certains de leurs collègues et surtout proposer des solutions.

 

           Il est important que dans toutes ces démarches les encadrants s’impliquent pleinement.

Incivilités dans les bibliothèques parisiennes : ESPRI es tu là ?

                                                                   - Ouille, ça pique !

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 08:12
Primes NBI dans les bibliothèques : Pressée par le tribunal, la Ville de Paris reconnaît que les plaignants ont raison !

Même si avec la justice on ne sait jamais, à notre avis ça sent la condamnation à plein nez pour la municipalité.

C’est ce que l’on appelle une Class action à la parisienne. Après un recours gracieux resté sans réponse, auprès de la Ville de Paris et de Bruno Julliard, plus d’une centaine de bibliothécaires* ont déposé officiellement un dossier auprès du Tribunal Administratif pour obtenir l’attribution d’une prime réglementaire s’appuyant sur une jurisprudence favorable du Conseil D’état (lire ici).

La plus haute juridiction administrative a en effet établi que les agents exerçant dans des établissements n’entrant pas dans le découpage des Zones Urbaines Sensibles (ZUS) - mais dont la proximité a pour conséquence qu’ils reçoivent les mêmes usagers - peuvent eux aussi prétendre à une prime dite NBI (Nouvelle Bonification Indiciaire). La même que celle accordée à leurs collègues en poste dans un établissement situé en ZUS. Et oui, il suffit que des usagers habitant dans une de ces ZUS soient inscrits dans une bibliothèque ou bien fréquentent n’importe quelle autre du réseau pour qu’ils rentrent dans les critères définis par ce jugement qui s’impose à toutes les administrations.

Les bibliothèques partie prenante de cette action en justice sont on ne peut plus nombreuses,: François Villon (Xe) Parmentier (XIe), Hélène Berr (XIIe), Saint Eloi (XIIe), Melville (XIIIe), Italie (XIIIe), Aimé Césaire (XIVe), Yourcenar (XVe), Sabatier (XVIIIe), Vaclav Havel (XVIIIe), Hergé (XIXe), Levi Strauss( XIXe) ou encore Duras (XXe). Ce n’est pas loin d’une quinzaine de bibliothèques qui, avec l’aide de notre syndicat, se sont appuyées sur cette décision du Conseil d’État pour obtenir satisfaction.

Primes NBI dans les bibliothèques : Pressée par le tribunal, la Ville de Paris reconnaît que les plaignants ont raison !

                                  - Mince, j'espère que l'on va pas se prendre une veste

Après les dépôts de plainte de nos collègues, la mairie a essayé de faire la morte mais la justice ne l’entendait pas de cette oreille. Le Tribunal Administratif a donc mis en demeure notre cher employeur de présenter (enfin) l’argumentaire qui justifie son refus. Un argumentaire des plus cocasses comme nous allons le voir.

Notre administration a donc sous la contrainte judiciaire recensé les usagers qui fréquentent les bibliothèques parisiennes pour mieux comprendre leur origines géographique. Et bien, figurez-vous qu’une part significative des inscrits vient d’une ZUS. Bigre ! Près d’un millier à Duras, Villon, Lévi-Strauss ou encore Sabatier. Quasiment deux mille pour Parmentier. Pour Vaclav-Havel ou Hergé la part des usagers inscrits originaires d’une ZUS frise également les 10%. On le voit c’est on ne peut plus significatif pour reprendre les termes du Conseil d’État. Un chiffre de plus sous évalué par la mairie car elle n’a pris en compte que les usagers qui se sont inscrits dans les établissements susnommés, oubliant ceux qui viennent emprunter en provenance des autres bibliothèques du réseau. Un oubli sans doute.

Pour ce qui concerne les bibliothèques Italie, Yourcenar, Hélène Berr, Melville, Saint Eloi et Aimé Césaire, la ville a même cherché à tromper la justice en ne faisant aucun recensement sur la provenance de leurs usagers sous le fallacieux prétexte…. qu’il n’y a pas de ZUS dans leurs arrondissements ! Un peu mesquin non ? Franchement, l’Hôtel de ville paye vraiment ses avocats à rien foutre. Pas grave, car on peut déjà dire que pour Yourcenar, selon une étude de l’APUR (le service de l’urbanisme), il y a plein d’usagers qui viennent, pile poil d’une ZUS (voir ici la carte). On peut même avancer, sans trop de risque, vu leur taille et leur fréquentation, que ce sera la même chose pour Hélène Berr et Melville. Bref, la ville reconnaît de facto que les plaignants ont raison.

 

La carte officielle faite par l'APUR : En jaune, les inscrits de Yourcenar. En rouge, ceux de Duras

Primes NBI dans les bibliothèques : Pressée par le tribunal, la Ville de Paris reconnaît que les plaignants ont raison !

     Pour Yourcenar et Duras de nombreux d'usagers viennent Pile poil d'une ZUS selon l'APUR

Pour contrer ces réalités de terrain incontournables, la Ville sort l’argumentaire qui tue : « il résulte des développements précédents que l’ensemble des requérants qui exercent leurs fonctions dans les établissements susmentionnés ne travaille pas de manière significative en relation directe avec les populations issue d’une ZUS » Tudieu ! Et la mairie d’enfoncer (maladroitement) le clou : « ce public représente une part marginale de l’ensemble des usagers accueilli par les bibliothèques ». Ben, forcément, puisque les ZUS à Paris n’occupent guère plus de 5% de la surface de la capitale. Est-ce à dire que la municipalité va retirer la NBI aux rares bibliothèques qui la touchent déjà** et qui sont elles situées en ZUS ? Comme le dit un des plaignants : « s’ils n’ont trouvé que ça comme arguments… ». Bon, c’est vrai qu’avec la justice on ne sait jamais mais à notre avis ça sent la condamnation à plein nez pour la mairie de Paris.
 

D'autant que les avocats de la Ville ont été désavoués par Anne HIdalgo en personne ! Après avoir rencontré, fin août, les personnels de la bibliothèque Vaclav Havel, la maire de Paris a déclaré dans un communiqué que « des échanges très libres se sont noués entre les agents de la bibliothèque et la Maire de Paris, autour notamment des conditions de travail et de la reconnaissance de la spécificité des interventions dans ces secteurs » (lire ici). Si ce n’est pas un argument pour attribuer la NBI…

En tout cas, pour répondre à l’attitude de la Ville qui, comme d'habitude, manie le double langage et n’a même pas cherché à trouver une solution pour répondre (même partiellement) à la demande pourtant légitime de ses agents, nous engageons en parallèle une procédure qui pourrait faire mal aux finances municipales. En effet, en cas de victoire, nous demanderons, pour les collègues qui le souhaitent (ils doivent juste remplir quelques papiers), le rappel des primes dues jusqu’à quatre ans en arrière. Trois cent milles euros au bas mot. Ouch ! Nous demanderions en sus le paiement des frais d’avocats. Aïe. Dura lex, sed lex !

 

                                             NBI : la mairie de Paris en plein désarroi

Primes NBI dans les bibliothèques : Pressée par le tribunal, la Ville de Paris reconnaît que les plaignants ont raison !

          - Docteur, je crois que les arguments de nos avocats ont encore été un peu nuls

  - C'est bien je vois qu'on progresse, à la prochaine scéance on abordera le double langage

 

 

* Le nombre de plaignants aurait même pu être plus important car de nombreux dossiers n'ont pas été déposés pour diverses raisons (dossier incomplet,délai trop court). C'est donc une part non négligeable du réseau qui s'est lancée dans cette procédure

** Les sept bibliothèques parisiennes géographiquement installées dans une ZUS sont : Chateau d'Eau, Lancry (Xe), Goutte d'Or, Porte Montmartre (XVIIIe),  Benjamin Rabier (XIXe), Couronnes et St Fargeau (XXe).

 


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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 11:12
BTP : A Paris, les établissements culturels vont à vau-l’eau

Quand ils ne sont pas victimes d’inondation, c'est l’électricité qui court-circuite ou bien l'air qui se met à manquer. Parfois, ce sont même les portes qui se mettent à exploser !

Plouf ! Récemment, une importante fuite d’eau a obligé la bibliothèque Germaine Tillion-Trocadéro (XVIe) à fermer ses portes.

Cet épisode prouve une foi de plus l'état déplorable des bâtiments qui abritent les bibliothèques municipales parisiennes. Ainsi, la bibliothèque Italie (XIIIe) est victime, elle aussi, d'inondations répétées depuis plusieurs années. Il est vrai qu'elle est installée dans un immeuble de la RIVP (Régie immobilière de la Ville de Paris) des années soixante-dix qui souffre de problèmes d’étanchéité. Sa fermeture estivale pour divers travaux aurait été l'occasion de réparer les fuites. Ben, en fait non.

De son côté la bibliothèque Saint Eloi (XIIe) est fermée depuis le 26 mai dernier en raison également d’un important dégât des eaux. Tellement important qu'elle ne rouvrira pas avant... fin septembre. Soit quatre mois de travaux. La bibliothèque est, elle aussi, installée dans un immeuble de la RIVP. Notre syndicat se proposait de rebaptiser la bibliothèque saint Eloi du nom de Saint Vincent Ferrier, patron des plombiers (lire ici) !

Du côté des conservatoires la situation n'est pas meilleure. Une nappe phréatique incontrôlable s'invite au cœur même des enseignements artistiques amateurs du Conservatoire du XVIe, créant là aussi de nombreuses infiltrations d’eau. Pour lutter contre cette nappe qui a envahi le sous-sol, le personnel a passé régulièrement et pendant de longues semaines une raclette bien dérisoire sur la moquette spongieuse et les sols gorgés d'eau, après avoir charrié des kilos d’instruments d'une salle de cours à une autre, en fonction de la hauteur d'eau, tout en prenant soin de ne pas glisser dans l'huile issue de la trémie de l'ascenseur débordante, le tout dans une odeur qui rappelle d’excellentes vacances passées dans une cave.

C'était il y a dix huit mois et la situation ne semble malheureusement pas s'être améliorée car toutes les opérations récentes de pompage ont échoué.

 

               Paris : Un usager des équipements culturels municipaux pris au dépourvu

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                                                    - La prochaine fois je viens avec un ciré

Quand ils ne sont pas inondés, nos bâtiments culturels municipaux ont carrément les plombs qui sautent, comme à la médiathèque Yourcenar (XIVe) obligée de fermer quelques jours fin juillet faute d’électricité. Un épisode qui semble rappeler une mésaventure qui s'était déjà produite en 2012. Nous éviterons de parler de la climatisation qui contraint parfois l'établissement à fermer ses portes en cas de température trop forte en été ...ou trop basse en hiver !  Rappelons que cette bibliothèque a été inaugurée il y a quelques années à peine et qu'elle nous a été présentée comme le nec plus ultra des bâtiments municipaux

Côté qualité de l'air, ce n'est pas mieux si l'on en croit la mésaventure arrivée à la médiathèque Jean-Pierre Melville dans le XIIIe. Elle aussi a été contrainte de fermer plusieurs jours ses portes au public car « l’air y était devenu irrespirable » selon la direction. Un phénomène que même AirParif n'avait pas anticipé. La raréfaction de l'air était due cette fois à une panne du système de ventilation. Un  système  pourtant neuf car le moteur a été entièrement changé il y a huit mois à peine suite à des pannes répétées qui avaient déjà contraint l'établissement à fermer.

Ceci-dit, il semble que Melville, bâtiment construit dans les années quatre-vingt, soit en bout de course, car quand il ne cherche pas son second souffle, il doit s'attendre à ce que ce soit ses portes qui explosent comme cela est arrivé au mois de juin de cette année. Une explosion due à la chaleur, paraît-il (voir ici).

Devant ces phénomènes à répétition, notre syndicat va mettre ce point à l'ordre du jour du prochain CHS-CT (Comité Hygiène et Sécurité) de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris présidé par Bruno Julliard le premier adjoint en charge de la culture et désormais aussi en charge des travaux publics.

 

          La mairie de Paris a vraiment des problèmes avec l'état de ses bâtiments culturels

BTP : A Paris, les établissements culturels vont à vau-l’eau

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  - Alors là c'est une fuite, là bas une porte qui explose et bientôt on pourra même plus respirer

                                      - Bigre,  faut m'appeler Bruno d'urgence

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