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  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 06:46
Incivilités dans les bibliothèques parisiennes : ESPRI es tu là ?

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Pour que l’ESPRI règne dans tous les établissements de la direction des affaires culturelles, faites appel à lui !

Les incivilités, les agressions verbales (et parfois physiques) ne doivent plus être considérées comme la face cachée mais inévitable des relations que peuvent avoir les personnels de la Direction des Affaires Culturelles avec les usagers !

Rappelons que pour le secrétaire général de la Ville de Paris, le mot agression recouvre des réalités aussi diverses que les attaques violentes, les comportements ou les paroles blessantes. En clair tout événement qui porte atteinte aux personnes et/ ou aux biens et /ou au patrimoine et /ou au bon fonctionnement des services de la Ville de Paris.

Pour que ces comportements inappropriés soient pris en compte, la municipalité a développé un certain nombre d’outils dont la fiche ESPRI qui permet à chacun de réagir en cas d’incident. Elle est informatisée et protégée par un mot de passe. Ce qui implique que l’ensemble du personnel d’un établissement n’y a pas accès. Généralement, le responsable du site, du service, son adjoint ou le relais de prévention peuvent la remplir sur les indications de l’agent concerné. La CGT demande d'ailleurs que l'ensemble du personnel y ait accès comme c’est le cas pour les fiches d'hygiène et sécurité.

Le respect qui nous est dû est l'affaire de tous, et même si signaler un problème peut paraître fastidieux et compliqué parce que le support est peu adapté, il est important de prendre le temps de le faire comme Il est important que dans toutes ces démarches les encadrants s’impliquent pleinement. Ils sont concernés au premier chef. En cas d’agression physique d’un agent, c’est le responsable hiérarchique qui doit proposer à l’agent d’aller porter plainte et lui expliquer le dispositif de protection fonctionnelle. Au responsable d’établissement aussi de porter plainte en cas d’atteinte aux biens.

Son rôle ne s’arrête pas là. C’est aussi au supérieur hiérarchique d’informer l’agent de l’existence d’un service de soutien psychologiques de la Ville de Paris, à lui également de prendre les mesures adaptées à l’organisation du service post–agression (intervention de la police, fermeture de l’établissement…).

Enfin, il est à noter que les membres du Comité Hygiène et Sécurité et des Conditions de Travail (CHS-CT) ont accès à ces fiches ESPRI ce qui leur permet d'avoir une vision des difficultés que peuvent rencontrer certains de leurs collègues et surtout proposer des solutions.

 

           Il est important que dans toutes ces démarches les encadrants s’impliquent pleinement.

Incivilités dans les bibliothèques parisiennes : ESPRI es tu là ?

                                                                   - Ouille, ça pique !

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 08:12
Primes NBI dans les bibliothèques : Pressée par le tribunal, la Ville de Paris reconnaît que les plaignants ont raison !

Même si avec la justice on ne sait jamais, à notre avis ça sent la condamnation à plein nez pour la municipalité.

C’est ce que l’on appelle une Class action à la parisienne. Après un recours gracieux resté sans réponse, auprès de la Ville de Paris et de Bruno Julliard, plus d’une centaine de bibliothécaires* ont déposé officiellement un dossier auprès du Tribunal Administratif pour obtenir l’attribution d’une prime réglementaire s’appuyant sur une jurisprudence favorable du Conseil D’état (lire ici).

La plus haute juridiction administrative a en effet établi que les agents exerçant dans des établissements n’entrant pas dans le découpage des Zones Urbaines Sensibles (ZUS) - mais dont la proximité a pour conséquence qu’ils reçoivent les mêmes usagers - peuvent eux aussi prétendre à une prime dite NBI (Nouvelle Bonification Indiciaire). La même que celle accordée à leurs collègues en poste dans un établissement situé en ZUS. Et oui, il suffit que des usagers habitant dans une de ces ZUS soient inscrits dans une bibliothèque ou bien fréquentent n’importe quelle autre du réseau pour qu’ils rentrent dans les critères définis par ce jugement qui s’impose à toutes les administrations.

Les bibliothèques partie prenante de cette action en justice sont on ne peut plus nombreuses,: François Villon (Xe) Parmentier (XIe), Hélène Berr (XIIe), Saint Eloi (XIIe), Melville (XIIIe), Italie (XIIIe), Aimé Césaire (XIVe), Yourcenar (XVe), Sabatier (XVIIIe), Vaclav Havel (XVIIIe), Hergé (XIXe), Levi Strauss( XIXe) ou encore Duras (XXe). Ce n’est pas loin d’une quinzaine de bibliothèques qui, avec l’aide de notre syndicat, se sont appuyées sur cette décision du Conseil d’État pour obtenir satisfaction.

Primes NBI dans les bibliothèques : Pressée par le tribunal, la Ville de Paris reconnaît que les plaignants ont raison !

                                  - Mince, j'espère que l'on va pas se prendre une veste

Après les dépôts de plainte de nos collègues, la mairie a essayé de faire la morte mais la justice ne l’entendait pas de cette oreille. Le Tribunal Administratif a donc mis en demeure notre cher employeur de présenter (enfin) l’argumentaire qui justifie son refus. Un argumentaire des plus cocasses comme nous allons le voir.

Notre administration a donc sous la contrainte judiciaire recensé les usagers qui fréquentent les bibliothèques parisiennes pour mieux comprendre leur origines géographique. Et bien, figurez-vous qu’une part significative des inscrits vient d’une ZUS. Bigre ! Près d’un millier à Duras, Villon, Lévi-Strauss ou encore Sabatier. Quasiment deux mille pour Parmentier. Pour Vaclav-Havel ou Hergé la part des usagers inscrits originaires d’une ZUS frise également les 10%. On le voit c’est on ne peut plus significatif pour reprendre les termes du Conseil d’État. Un chiffre de plus sous évalué par la mairie car elle n’a pris en compte que les usagers qui se sont inscrits dans les établissements susnommés, oubliant ceux qui viennent emprunter en provenance des autres bibliothèques du réseau. Un oubli sans doute.

Pour ce qui concerne les bibliothèques Italie, Yourcenar, Hélène Berr, Melville, Saint Eloi et Aimé Césaire, la ville a même cherché à tromper la justice en ne faisant aucun recensement sur la provenance de leurs usagers sous le fallacieux prétexte…. qu’il n’y a pas de ZUS dans leurs arrondissements ! Un peu mesquin non ? Franchement, l’Hôtel de ville paye vraiment ses avocats à rien foutre. Pas grave, car on peut déjà dire que pour Yourcenar, selon une étude de l’APUR (le service de l’urbanisme), il y a plein d’usagers qui viennent, pile poil d’une ZUS (voir ici la carte). On peut même avancer, sans trop de risque, vu leur taille et leur fréquentation, que ce sera la même chose pour Hélène Berr et Melville. Bref, la ville reconnaît de facto que les plaignants ont raison.

 

La carte officielle faite par l'APUR : En jaune, les inscrits de Yourcenar. En rouge, ceux de Duras

Primes NBI dans les bibliothèques : Pressée par le tribunal, la Ville de Paris reconnaît que les plaignants ont raison !

     Pour Yourcenar et Duras de nombreux d'usagers viennent Pile poil d'une ZUS selon l'APUR

Pour contrer ces réalités de terrain incontournables, la Ville sort l’argumentaire qui tue : « il résulte des développements précédents que l’ensemble des requérants qui exercent leurs fonctions dans les établissements susmentionnés ne travaille pas de manière significative en relation directe avec les populations issue d’une ZUS » Tudieu ! Et la mairie d’enfoncer (maladroitement) le clou : « ce public représente une part marginale de l’ensemble des usagers accueilli par les bibliothèques ». Ben, forcément, puisque les ZUS à Paris n’occupent guère plus de 5% de la surface de la capitale. Est-ce à dire que la municipalité va retirer la NBI aux rares bibliothèques qui la touchent déjà** et qui sont elles situées en ZUS ? Comme le dit un des plaignants : « s’ils n’ont trouvé que ça comme arguments… ». Bon, c’est vrai qu’avec la justice on ne sait jamais mais à notre avis ça sent la condamnation à plein nez pour la mairie de Paris.
 

D'autant que les avocats de la Ville ont été désavoués par Anne HIdalgo en personne ! Après avoir rencontré, fin août, les personnels de la bibliothèque Vaclav Havel, la maire de Paris a déclaré dans un communiqué que « des échanges très libres se sont noués entre les agents de la bibliothèque et la Maire de Paris, autour notamment des conditions de travail et de la reconnaissance de la spécificité des interventions dans ces secteurs » (lire ici). Si ce n’est pas un argument pour attribuer la NBI…

En tout cas, pour répondre à l’attitude de la Ville qui, comme d'habitude, manie le double langage et n’a même pas cherché à trouver une solution pour répondre (même partiellement) à la demande pourtant légitime de ses agents, nous engageons en parallèle une procédure qui pourrait faire mal aux finances municipales. En effet, en cas de victoire, nous demanderons, pour les collègues qui le souhaitent (ils doivent juste remplir quelques papiers), le rappel des primes dues jusqu’à quatre ans en arrière. Trois cent milles euros au bas mot. Ouch ! Nous demanderions en sus le paiement des frais d’avocats. Aïe. Dura lex, sed lex !

 

                                             NBI : la mairie de Paris en plein désarroi

Primes NBI dans les bibliothèques : Pressée par le tribunal, la Ville de Paris reconnaît que les plaignants ont raison !

          - Docteur, je crois que les arguments de nos avocats ont encore été un peu nuls

  - C'est bien je vois qu'on progresse, à la prochaine scéance on abordera le double langage

 

 

* Le nombre de plaignants aurait même pu être plus important car de nombreux dossiers n'ont pas été déposés pour diverses raisons (dossier incomplet,délai trop court). C'est donc une part non négligeable du réseau qui s'est lancée dans cette procédure

** Les sept bibliothèques parisiennes géographiquement installées dans une ZUS sont : Chateau d'Eau, Lancry (Xe), Goutte d'Or, Porte Montmartre (XVIIIe),  Benjamin Rabier (XIXe), Couronnes et St Fargeau (XXe).

 


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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 11:12
BTP : A Paris, les établissements culturels vont à vau-l’eau

Quand ils ne sont pas victimes d’inondation, c'est l’électricité qui court-circuite ou bien l'air qui se met à manquer. Parfois, ce sont même les portes qui se mettent à exploser !

Plouf ! Récemment, une importante fuite d’eau a obligé la bibliothèque Germaine Tillion-Trocadéro (XVIe) à fermer ses portes.

Cet épisode prouve une foi de plus l'état déplorable des bâtiments qui abritent les bibliothèques municipales parisiennes. Ainsi, la bibliothèque Italie (XIIIe) est victime, elle aussi, d'inondations répétées depuis plusieurs années. Il est vrai qu'elle est installée dans un immeuble de la RIVP (Régie immobilière de la Ville de Paris) des années soixante-dix qui souffre de problèmes d’étanchéité. Sa fermeture estivale pour divers travaux aurait été l'occasion de réparer les fuites. Ben, en fait non.

De son côté la bibliothèque Saint Eloi (XIIe) est fermée depuis le 26 mai dernier en raison également d’un important dégât des eaux. Tellement important qu'elle ne rouvrira pas avant... fin septembre. Soit quatre mois de travaux. La bibliothèque est, elle aussi, installée dans un immeuble de la RIVP. Notre syndicat se proposait de rebaptiser la bibliothèque saint Eloi du nom de Saint Vincent Ferrier, patron des plombiers (lire ici) !

Du côté des conservatoires la situation n'est pas meilleure. Une nappe phréatique incontrôlable s'invite au cœur même des enseignements artistiques amateurs du Conservatoire du XVIe, créant là aussi de nombreuses infiltrations d’eau. Pour lutter contre cette nappe qui a envahi le sous-sol, le personnel a passé régulièrement et pendant de longues semaines une raclette bien dérisoire sur la moquette spongieuse et les sols gorgés d'eau, après avoir charrié des kilos d’instruments d'une salle de cours à une autre, en fonction de la hauteur d'eau, tout en prenant soin de ne pas glisser dans l'huile issue de la trémie de l'ascenseur débordante, le tout dans une odeur qui rappelle d’excellentes vacances passées dans une cave.

C'était il y a dix huit mois et la situation ne semble malheureusement pas s'être améliorée car toutes les opérations récentes de pompage ont échoué.

 

               Paris : Un usager des équipements culturels municipaux pris au dépourvu

BTP : A Paris, les établissements culturels vont à vau-l’eau

                                                    - La prochaine fois je viens avec un ciré

Quand ils ne sont pas inondés, nos bâtiments culturels municipaux ont carrément les plombs qui sautent, comme à la médiathèque Yourcenar (XIVe) obligée de fermer quelques jours fin juillet faute d’électricité. Un épisode qui semble rappeler une mésaventure qui s'était déjà produite en 2012. Nous éviterons de parler de la climatisation qui contraint parfois l'établissement à fermer ses portes en cas de température trop forte en été ...ou trop basse en hiver !  Rappelons que cette bibliothèque a été inaugurée il y a quelques années à peine et qu'elle nous a été présentée comme le nec plus ultra des bâtiments municipaux

Côté qualité de l'air, ce n'est pas mieux si l'on en croit la mésaventure arrivée à la médiathèque Jean-Pierre Melville dans le XIIIe. Elle aussi a été contrainte de fermer plusieurs jours ses portes au public car « l’air y était devenu irrespirable » selon la direction. Un phénomène que même AirParif n'avait pas anticipé. La raréfaction de l'air était due cette fois à une panne du système de ventilation. Un  système  pourtant neuf car le moteur a été entièrement changé il y a huit mois à peine suite à des pannes répétées qui avaient déjà contraint l'établissement à fermer.

Ceci-dit, il semble que Melville, bâtiment construit dans les années quatre-vingt, soit en bout de course, car quand il ne cherche pas son second souffle, il doit s'attendre à ce que ce soit ses portes qui explosent comme cela est arrivé au mois de juin de cette année. Une explosion due à la chaleur, paraît-il (voir ici).

Devant ces phénomènes à répétition, notre syndicat va mettre ce point à l'ordre du jour du prochain CHS-CT (Comité Hygiène et Sécurité) de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris présidé par Bruno Julliard le premier adjoint en charge de la culture et désormais aussi en charge des travaux publics.

 

          La mairie de Paris a vraiment des problèmes avec l'état de ses bâtiments culturels

BTP : A Paris, les établissements culturels vont à vau-l’eau

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  - Alors là c'est une fuite, là bas une porte qui explose et bientôt on pourra même plus respirer

                                      - Bigre,  faut m'appeler Bruno d'urgence

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 16:24
Les bibliothèques parisiennes victimes de pannes informatiques à répétition

Pour le fournisseur du logiciel V-smart, la société Infor, ces problèmes récurents sont liés « à une infrastructure qui a atteint ses limites »

Depuis plusieurs semaines, toutes les bibliothèques municipales de la capitale sont perturbées par des pannes informatiques à répétition. Des pannes qui empêchent le bon fonctionnement des établissements pour les opérations de service public les plus courantes : prêt ou retour de document, inscription des nouveaux usagers ou renseignement et consultation du catalogue.

Un épisode qui fait s'arracher les cheveux des bibliothécaires de la capitale et du service informatique des bibliothèques (SIB) à tel point que ces derniers n'ont pas hésité à déclarer qu'« eu égard aux incidents à répétition à la connexion de V-smart (le logiciel) , nous pensons qu’il sera plus souple pour vous d’avoir une autorisation permanente de passer en prêt secouru » Un système qui permet de prêter les documents mais ne permet aucune autre opération. Geek !

Ces perturbations sont récurrentes mais les explications données par la mairie de Paris n'en sont pas moins toujours nébuleuses. Elles sont même franchement inquiétantes tant ces pannes informatiques sont anciennes comme le rappelle un article du Parisien publié.... il y a trois ans (lire ici)

De son côté, le fournisseur du logiciel V-smart, la société Infor, avait tenu à préciser à l'époque que ces problèmes n'étaient pas liés à des bugs logiciels « mais à une infrastructure qui a atteint ses limites  : taille des disques, nombre de licences atteint, ouverture de nouvelles bibliothèques, mise en place de nouveaux automates… sans ajustement des matériels » Et oui, pas facile pour Paris de devenir une Ville numérique.

Et le prestataire de service de promettre la main sur la souris : « Infor, en collaboration avec les services informatiques de la Mairie de Paris, a travaillé sur la refonte des infrastructures, l’extension du nombre de licences pour répondre à la demande croissante » (lire ici). ils ont dû chacun perdre leur disquette car trois ans après force est de constater que le système informatique des bibliothèques municipales parisiennes est toujours aussi défaillant. Et pas qu'un peu.

Notre syndicat va de nouveau interpeller la direction des affaires culturelles et la direction des services informatiques pour connaître les raisons de ces nouveaux dysfonctionnements.

 

Les bibliothèques parisiennes victimes de pannes informatiques à répétition

                 Pour enfin devenir une smart city, Paris va-t-elle faire appel à un spécialiste ?

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 16:48
Paris : La médiathèque Yourcenar fermée pour cause de panne électrique

Les autres bibliothèques de la capitale, bien qu'elles aient toujours de l'électricité, sont, elles, perturbées quotidiennement par des pannes informatiques.

« En raison d’une panne électrique, la Médiathèque Yourcenar sera fermée aujourd’hui et demain ». C'est le message qui a été diffusé par la direction de l'établissement aux bibliothécaires du réseau parisien. La bibliothèque de la rue d'Alleray dans le XVème arrondissement de Paris est coupée du monde car elle n'est également plus joignable ni par téléphone ni par le biais de sa messagerie internet.

En réalité, la médiathèque Marguerite Yourcenar n'est pas la seule à être touchée par des problèmes techniques, car depuis plusieurs semaines, ce sont toutes les bibliothèques municipales qui, bien qu'elles aient toujours de l'électricité, sont perturbées par des pannes informatiques à répétition. Des pannes qui empêchent le bon fonctionnement des établissements pour les opérations de service public les plus courantes : prêt ou retour de document, inscription des nouveaux usagers ou renseignement et consultation du catalogue.

Un épisode qui fait s'arracher les cheveux des bibliothécaires de la capitale et du service informatique des bibliothèques (SIB) à tel point que ces derniers n'ont pas hésité à déclarer «  eu égard aux incidents à répétition à la connexion de Vsmart (le logiciel) , nous pensons qu’il sera plus souple pour vous d’avoir une autorisation permanente de passer en prêt secouru » Un système qui permet de prêter les documents mais ne permet aucune autre opération.

Ces perturbations sont récurrentes et les explications données aux agents ou au public sont souvent nébuleuses. Elles sont même franchement inquiétantes tant ces pannes informatiques sont anciennes comme le rappelle un article du Parisien publié il y a trois ans (lire ici)

De son côté, le fournisseur du logiciel, la société Infor avait tenu à préciser que ces problèmes n'étaient pas liés à des bugs logiciels « mais à une infrastructure qui a atteint ses limites  : taille des disques, nombre de licences atteint, ouverture de nouvelles bibliothèques, mise en place de nouveaux automates… sans ajustement des matériels » comme elle l'avait décrit ici. Trois ans après, est ce toujours pour les mêmes raisons que les systémes informatiques des bibliothèques de la capitales tombent en panne ?

Notre syndicat va de nouveau interpeller la direction des affaires culturelles et la direction des services informatiques pour connaitres les raisons de ces nouveaux dysfonctionnements.

 

 

                        V.Smart : Pour les spécialistes, l'infrastructure a atteint ses limites 

Paris : La médiathèque Yourcenar fermée pour cause de panne électrique

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      - Y a pas que l'infrastructure informatique qui a atteint ses limites, nos articulations aussi

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 10:44
 A Paris, la bibliothèque du futur soufflera le chaud et le froid !

Mais attention, le jargon municipal brasse tellement le concept d'espace chaud et d'espace froid qu'il pourrait provoquer un choc thermique et mettre en péril la prochaine conférence sur le climat

A la Mairie de Paris, on adore jargonner, surtout pour ne rien dire. Dernier fait d'arme, proposer rien moins ce que sera….  la bibliothèque du futur ! Bibliothèque qui sera installée sous le fameux toit à 300 millions d’euros, la Canopée, du Forum des Halles, d'où son nom. Nos élus, qui ne jurent plus que par le concept de smart city ont décidé faire de cette nouvelle médiathèque un laboratoire d’expérimentations de cultures urbaines. Voici cet équipement du futur tel que le décrit officiellement la municipalité. Verbatim façon 4G...

Et ça commence fort : « cette bibliothèque doit articuler une dimension métropolitaine car située dans le forum des halles, par où transitent chaque jour plusieurs centaines de milliers de personnes » est-il annoncé d'emblée. Ben oui quoi, « Forum des halles », plus « RER », plus « plusieurs centaines  de milliers de personnes » égalent « métropole ». Avec ça plus besoin de Grand Paris. Mais la mairie, lancée tel un RER (de la ligne A) à pleine vitesse, ne s'arrête pas là.

« La bibliothèque vise à répondre aux demandes et usages d’un public de jeunes adultes (« Génération Y » ou « Digital natives ») avec une activité d’animation importante (actions culturelles mais aussi ateliers divers liés au numérique), une salle modulable selon les besoins et une animation de communauté sur Internet. » Ouarf ! Trop fort des « digital natives » ! Chacun sait que lorsqu’on n’a rien à dire mieux vaut le faire en anglais. Il est vrai que la vacuité du propos pourrait être démasquée.

                              Speak english: même le Prince Phillip ne s'en laisse pas compter

 A Paris, la bibliothèque du futur soufflera le chaud et le froid !

                                                             - Your vacuité is unmasked !

C'est donc de manière on ne peut plus indeed que la ville dégaine son fumeux projet. « La bibliothèque, de manière générale, offrira des collections d’actualité, avec un fort taux de renouvellement et selon une présentation favorisant la découverte et la lecture confortable et détendue. Ah les joies de la « découverte et de la lecture », mais attention hein, dans le « confort et la détente». Pour ne pas effrayer les digital natives qui auraient l’idée (saugrenue) d’entrer dans une bibliothèque ? Sans doute si l'on croit ce qui suit.

Car pour éviter probablemement tout mouvement de panique, la mairie a décidé de favoriser uniquement « les collections d’actualité » lesquelles devenues très vite bio-dégradables auront nécéssairement « un fort taux de renouvellement ». Ainsi pour notre municipalité, la génération Y ne doit surtout pas être entourée de trop de références culturelles qui pourraient s’avérer trop poussiéreuses au moment de se connecter.

Et puis voilà que l'on on rentre dans le dur. « Compte tenu de son environnement la bibliothèque est fondée sur la cohabitation des publics et des espaces, « espaces froids » pour les publics en quête de silence et « espaces chauds » plus conviviaux. » expertisent nos spécialistes soudainement transformés en professionnels de la cohabitation climatique. Promis, on invente rien. De quoi faire palir le GIEC.

Quoique espace froid et espace chaud ne serait ce pas une critique, certes codée, mais néanmoins virulente ? En effet, évoquer des espaces froids et espaces chauds dans une bibliothèque, c’est jeter immanquablement une pierre dans le jardin municipal. Chacun se souvient de la fermeture de plusieurs établissements chaque hiver à cause du manque de chauffage. Quand vient l'été en revanche, ils sont, cette fois, contraints de fermer pour cause de canicule. On reconnaît là l’esprit taquin de nos promoteurs numériques.

Mais l'espace chaud, nous direz-vous, qu’est ce que c’est ? Bon, comme ils disent que « compte tenu de son environnement », (mais lequel ?) il faut des « espaces plus conviviaux ». En fait un endroit où on peut manger, boire, discuter et même, audace suprême, téléphoner ! Il était même question de baptiser cet espace « une agora », mais nos animateurs métropolitains ont préféré attendre. L’empilement des concepts risquait de tout faire s’écrouler.

                                            Un espace chaud pas encore devenu une agora

 A Paris, la bibliothèque du futur soufflera le chaud et le froid !

            - Bruno, faudra quand même penser à mettre des prises pour nos Iphones

Bon, le problème avec tout ça, c’est que toute une partie du public sera exclue de cette bibliothèque du futur. Tout le monde n’est pas forcément à la recherche de « document d’actualité » même avec « un fort taux de renouvellement ». La majorité des usagers n’est pas non plus forcément disposée à rejoindre « une animation de communauté sur Internet ». Le lecteur qui ne se reconnaît pas dans ce concept creux de « génération Y » devra bientôt arpenter la cité en quête de livres.   

Il lui suffira alors de marcher beaucoup (ou d’enfourcher un Vélib ?) en remerciant nos bienfaiteurs municipaux soucieux de lui permettre de faire de l’exercice. La Mairie de Paris claironnait pourtant il y a quelques années « qu’elle aimait l’égalité ». Hummm !!!  Pour les moins de trente ans seulement ?

Pour le personnel, le jargon n'en est pas moins là aussi redoutable si l'on en croit les fiches de poste rédigées par l'administration : L’équipe fonctionnera en groupes-projet rassemblant des agents de différents pôles sur des sujets transversaux pour une meilleure cohésion et un fonctionnement plus créatif....

Mieux, elle propose un poste de chargé de l’animation des communautés et de la communication. Un poste proposé pour un agent ...de catégorie C ! Le grade le plus bas de la fonction publique. Comme quoi, on peut être moderne et être (très) près de ses sous pour mieux exploiter, c'est bien le mot, des compétences en principe dévolues à des personnels de catégorie B. Toutefois, l'agent de catégorie C ne pourra pas se prendre pour le chef car il sera placé sous l’autorité du responsable de pôle « développement créatif ». Ouf !

Il est peut être  temps que la Mairie de Paris retrouve le sens commun et fasse la promotion d’une lecture publique de qualité et de proximité pour tous les publics et pas seulement une prétendue clientèle aussi jeune et moderne soit elle.

Nos élus devraient cesser de souffler le chaud et le froid sur les bibliothèques parisiennes, alors qu’elles sont appréciées de tous, non seulement des parisiens mais aussi des banlieusards qui travaillent dans la capitale. Même si malheureusement ces derniers ont désormais beaucoup plus de mal à fréquenter les bibliothèques, celles ci étant de moins en mois ouvertes à l'heure du déjeuner pour cause de diminution des horaires d'ouvertures.

En fait, le véritable réseau du futur devrait être composé de bibliothèques dotées de budgets suffisants et équitablement réparties sur le territoire parisien.

 

                   Paris : La bibliothèque du futur sera-t-elle interdite au moins de trente ans ?

 A Paris, la bibliothèque du futur soufflera le chaud et le froid !

                                                   -  Geek, Je crois que j'ai trouvé une astuce

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 08:28
Ondes électromagnétiques : Le CHSCT vote l'application de la loi Abeille dans les espaces jeunesse des bibliothèques parisiennes

Ce CHSCT a également adopté un avis précisant que « tant pour le personnels que pour les usagers doivent exister des lieux publics et de travail qui protègent les personnes électro-hyper sensibles et ne les excluent ni de la vie professionnelle, ni de la vie sociale »

Le Comité d’Hygiène, de sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) de la Direction des Affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris s’est déclaré à l’unanimité en faveur de la déclinaison de la loi Abeille, relative à la sobriété, à la transparence, à l'information et à la concertation en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques. Une mesure qui devrait s’appliquer notamment dans les espaces jeunesses des bibliothèques de la capitale.

Cette instance présidée par le premier adjoint en charge de la culture, Bruno Julliard avait par ailleurs fait appel à plusieurs « personnalités qualifiées » pour éclairer les débats soit  un représentant  de la direction des services informatiques de le Ville (DSTI), le porte parole de Robin des Toits, Etienne Cendrier mais surtout…. la députée du Val de marne, Laurence Abeille elle même. La députée a ainsi pu exposer tant aux membres représentants les personnels qu’à ceux de l’administration les fondements de la loi qui porte son nom

Ondes électromagnétiques : Le CHSCT vote l'application de la loi Abeille dans les espaces jeunesse des bibliothèques parisiennes

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                                              Laurence Abeille, députée du Val de Marne

Ce CHSCT adoptait également, toujours à l’unanimité de ses membres présents (CGT, CFDT, FO, SUPAP, UCP) un avis précisant que « tant pour le personnels que pour les usagers doivent exister des lieux publics et des lieux de travail qui protègent les personnes électro-hyper sensibles et ne les excluent ni de la vie professionnelle, ni de la vie sociale ».

Cet avis préconise par ailleurs que soit étudiée la mise en place de « zones blanches » au sein de la municipalité, notamment dans les établissements de la direction des affaires culturelles. Il précise que les personnels doivent bénéficier de bureaux protégés sans wifi et d'outils informatiques connectés prioritairement par du filaire.

Les membres du CHSCT se sont également prononcés en faveur d'une baisse générale de l’exposition aux ondes pour tous et de l'utilisation de tablettes filaires dans l'ensemble des établissements de la DAC recevant du jeune public. Enfin un groupe de travail sur cette question des ondes électromagnétiques et de ses répercutions sur la santé des agents a également été voté là encore de manière unanime.

Ne reste plus à la Direction des affaires culturelles et à Bruno Julliard, président de ce CHSCT et premier adjoint à la Maire de Paris, de respecter les avis exprimés dans les instances de la Ville

 

Ondes électromagnétiques : Le CHSCT vote l'application de la loi Abeille dans les espaces jeunesse des bibliothèques parisiennes
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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 09:46
La bibliothèque du futur telle que la rêve la mairie de Paris (et quelques autres)

         Bref, y a plus de bibliothécaires ! Et ça Biblio Remix n’y avait pas pensé.

Les bibliothèques municipales traversent une grave crise avec la multiplication des mouvements sociaux dans tous les territoires de France et de Navarre : Rennes, Le Havre, Lyon, Angers, Clermont, Lons le Saunier, Auch, Marseille, Nantes, Paris… la liste est malheureusement non exhaustive.  

Les restrictions budgétaires et les multiples suppressions de poste qui touchent de plein fouet les établissements de lecture publique sont telles que cela a pour grave conséquence la  diminution drastique des horaires d’ouverture quand ce ne sont pas des fermetures d’établissement pures et simples (comme à Brest ou Levallois très récemment).  

De leur côté, les élus de tout bords ne rêvent que d’ouverture en soirée, en nocturne ou le dimanche. Pour y arriver une seule solution : la bibliothèque du futur sera entièrement automatisé (ce n’est pas de la science-fiction, cela existe déjà dans certains endroits). Bref, y a plus de bibliothécaires ! Pour preuve ce petit film réalisé par nos collègues bibliothécaires brestois (actuellement en lutte, lire ici) qui dépeignent ce que sera cet équipement culturel du futur. On ignore si le collectif Biblio Remix dont « l’objectif  est de réfléchir à des projets innovants et d’expérimenter des méthodes de travail créatives » y a déjà pensé.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 09:09
Très forte mobilisation dans les bibliothèques parisiennes le samedi 6 juin
Très forte mobilisation dans les bibliothèques parisiennes le samedi 6 juin

Récit d'une semaine de crise qui a régné à la Direction des Affaires Culturelles et à l'Hôtel de Ville de Paris

De nombreuses bibliothèques étaient fermées ce samedi 6 juin. Certaines la matinée, d'autres l'après-midi, d'autres encore toute la journée. Il est vrai que plusieurs centaines de bibliothécaires étaient grévistes (au moins une heure). Enfin, nombre d'entre eux étaient présents au rassemblement devant la médiathèque François Sagan (Xe) à l'appel de l'intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA).

Un rassemblement qui comptait dans ses rangs des bibliothécaires des établissements de toute la capitale : Marguerite Audoux (IIIe), BHdV (IVe), Mouffetard (Ve), Buffon (Ve), Heure Joyeuse (Ve), Chaptal (IXe), François Villon (Xe), Lancry (Xe), Faidherbe (XIe), Diderot (XIIe), Hélène Berr (XIIe), Melville (XIIIe), Marguerite Durand (XIIIe), Brassens (XIVe), Vandamme (XIVe), Aimé Césaire (XIVe), Germaine Tillion (XVIe), Yourcenar (XVe), Colette Vivier (XVIIe), Rostand (XVIIe), Clignancourt (XVIIIe), Genevois (XVIIIe), Vaclav Havel (XVIIIe), Hergé, (XIXe), Fessart (XIXe), Benjamin Rabier (XIXe), Crimée (XIXe), Place des Fêtes (XIXe), Levi-Strauss (XIXe), Couronnes (XXe)....(pardon à ceux que l'on aurait oubliés). Et heureusement le logiciel V-Smart, pour une fois, n'a pas buggé car même le service informatique (SIB) était présent au grand complet.

Bref, le réseau a répondu présent à l'alerte lancée par l'équipe de la bibliothèque André Malraux (VIe) qui dénonçait le départ brutal de leur responsable (lire ici). Une directrice de bibliothèque continuellement prise entre deux feux : le maire d'arrondissement d'un côté et le Bureau des Bibliothèques (BBL) et son manque de soutien de l'autre, avec les conséquences que l'on sait.

Depuis cet épisode, c'est un climat de crise qui a régné pendant une semaine à la Direction des Affaires Culturelles (DAC) et jusqu'à l'Hôtel de Ville de Paris puisque l'émotion de l'équipe de Malraux s'est étendue comme une traînée de poudre à tout le réseau. Il est vrai que le malaise est général. La Ville de Paris a dû apporter rapidement des réponses pour tenter d'éteindre l'incendie. « Les maires d'arrondissement ne sont pas les supérieurs hiérarchiques des directrices et directeurs des bibliothèques »  a ainsi affirmé le directeur des affaires culturelles, Noël Corbin, aux syndicats dans le cadre du préavis.

Devant les personnels de la bibliothèque Malraux, à l'occasion d'une réunion organisée dans l'urgence, le directeur des affaires culturelles a été très clair « Je tiens à réaffirmer tout mon soutien à votre responsable dont les qualités professionnelles n'ont jamais été remises en cause et dont l'attitude a toujours été irréprochable. Il est hors de question qu'elle subisse un quelconque préjudice pour la suite de sa carrière » a-t-il promis aux personnels de Malraux inquiets pour l'avenir de leur (desormais ex) directrice. C'est noté.

 

                                                  Noël corbin, directeur des affaires culturelles

Très forte mobilisation dans les bibliothèques parisiennes le samedi 6 juin

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Noël Corbin a, par ailleurs, précisé que le prochain responsable de la bibliothèque André-Malraux recevra une lettre de mission très détaillée concernant ses futures relations avec le maire de l'arrondissement, Jean-Pierre Lecoq, lequel aura désormais plus de difficultés pour entraver le bon fonctionnement de la bibliothèque. A l’avenir, conséquence de l’actuel conflit, les nouveaux chefs d’établissement recevront une telle lettre. « Il est important qu’un directeur sache clairement ce qu’on attend de lui » a affirmé Noël Corbin à Livres Hebdo. « Par ailleurs, je rencontre chaque année les maires d’arrondissement pour connaître leurs besoins et leurs attentes » (lire ici).

Autre conséquence de cette crise : La mise en lumière du fonctionnement du Bureau des Bibliothèques (BBL) dont le manque de soutien envers les responsables d’établissement, particulièrement à Malraux, s'est révélé affligeant pour nombre d'observateurs. Le directeur des affaires culturelles a d'ailleurs reconnu publiquement un « dysfonctionnement », voire « un loupé » dans cette affaire. « Il faut tirer les leçons de cet incident et mettre en place des garde-fous pour éviter qu’une situation ne se dégrade. Je souhaite que les différents échelons hiérarchiques de la DAC soient plus présents et plus réactifs afin que les directeurs de bibliothèque ne se sentent pas seuls en cas de difficulté. » a-t-il de nouveau martelé dans Livres Hebdo.

La question des relations entre bibliothèques et mairies d’arrondissement sera également à l’ordre du jour du séminaire des chefs d’établissement du réseau de lecture publique parisien qui se tiendra le 18 juin prochain. Une réunion dont les échanges devraient être francs et cordiaux comme on dit en langage diplomatique.

De son côté, Bruno Julliard, premier adjoint en charge de la culture nous a déclaré être « tout à fait conscient de l’émotion qu’a suscité, auprès de nombreux agents des bibliothèques, le départ de son poste, de la responsable de la bibliothèque André Malraux ».Il proposera lui aussi « d’aborder la question, souvent complexe, de la relation entre les mairies d’arrondissement et les équipes des équipements de proximité à l’occasion du prochain Comité Technique de la DAC qui se tiendra comme vous le savez le 16 juin. L'administration va intégrer ce point à l’ordre du jour ». Bruno Julliard, qui ça tombe bien, se trouve être aussi, en plus de la culture, en charge.... des relations avec les maires d'arrondissement !

 

Très forte mobilisation dans les bibliothèques parisiennes le samedi 6 juin

                                                                                 -  Pfff, quelle semaine !

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 11:59
 Bibliothécaires parisiens : tous en grève le samedi 6 juin

L’intersyndicale vous donne rendez vous à 10 heures devant la nouvelle médiathèque Françoise Sagan (Xe)

Nous avons tous été très émus par la lettre de l'équipe da la bibliothèque André Malraux (VIe) qui dénonçait le départ « brutal » de leur chef d'établissement (lire ici). Cette dernière était il et vrai prise continuellement entre deux feux : le maire d'arrondissement et le Bureau des Bibliothèques. Malheureusement force est de constater que la Direction des Affaires Culturelles ne fait pas grand chose pour soutenir ses cadres dans ce contexte particulier.

Nos collègues de Malraux ont d'ailleurs été rejoints par les personnels de Melville (XIIIe) qui ont manifesté le même soutien pour cette même collègue dont l’implication et le professionnalisme sont reconnus par tous. Mais en réalité, ce cas n'est malheureusement pas isolé, d'où l'urgence de se mobiliser car la gestion de l'administration parisienne envers les responsables d’établissement ou leurs adjoints, génère de nombreux risques psycho-sociaux (RPS) préjudiciables à de bonnes conditions de travail. Pour nous, c’est l'affaire de tous.

Les personnels d'André Malraux, qui seront en grève samedi, ont lancé un appel au réseau pour participer à ce mouvement. L’intersyndicale CGT, FO, Supap-FSU, UNSA et UCP propose à tous les agents des bibliothèques parisiennes de les rejoindre.

Car se pose désormais une question cruciale. A qui va incomber la gestion des bibliothèques municipales parisiennes ? A la direction des Affaires Culturelles et son adjoint de tutelle ou bien aux maires d’arrondissements, quelle que soit leur couleur politique avec les conséquences que l'on peut imaginer sur les horaires, les collections où même la gestion des effectifs ? L’exemple des personnels travaillant dans les mairies d’arrondissement nous prouve au quotidien que ce n'est vraiment pas le modèle à suivre.

Mais samedi, nous entendons aussi dénoncer les conditions de travail dans les bibliothèques municipale de la capitale : baisse des budgets (acquisitions, fournitures, animations..), réductions du nombre de personnels, avec pour conséquence des réductions d'horaires d'ouverture au public. Une politique qui entraîne aussi des tensions dans les équipes pour les prises de congés, les demandes de formation ou autres. Une politique qui va dans le mur comme l'a illustré la mise en place de Vigipirate. Une politique illustrée avec la fermeture de la bibliothèque Louvre... dès la fin de l'année ? A qui le tour ?

Tous en grève samedi et rendez-vous à la bibliothèque Françoise Sagan, clos St Lazare (Xe), à partir de 10 heures pour évoquer ensemble l'avenir des bibliothèques et éventuellement réfléchir à des actions à venir.

Au fait, pourquoi Françoise Sagan ? Pour éviter de trop personnaliser, nous avons voulu éviter la bibliothèque André Malraux ou la mairie du VIe. De plus, l’avantage de la médiathèque Sagan est qu’elle est le symbole des nouvelles bibliothèques, vitrine municipale si l'en est. Enfin, sa vaste cour intérieure, accessible et ouverte sur la rue, permet d’accueillir beaucoup de monde.

 

                    Le 6 juin, les bibliothécaires parisiens débarquent dans la cour de Sagan

 Bibliothécaires parisiens : tous en grève le samedi 6 juin

                                     Et en plus, il fera beau (et y aura peut être des chouquettes)

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