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  • : Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
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  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 08:28
Ondes électromagnétiques : Le CHSCT vote l'application de la loi Abeille dans les espaces jeunesse des bibliothèques parisiennes

Ce CHSCT a également adopté un avis précisant que « tant pour le personnels que pour les usagers doivent exister des lieux publics et de travail qui protègent les personnes électro-hyper sensibles et ne les excluent ni de la vie professionnelle, ni de la vie sociale »

Le Comité d’Hygiène, de sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) de la Direction des Affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris s’est déclaré à l’unanimité en faveur de la déclinaison de la loi Abeille, relative à la sobriété, à la transparence, à l'information et à la concertation en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques. Une mesure qui devrait s’appliquer notamment dans les espaces jeunesses des bibliothèques de la capitale.

Cette instance présidée par le premier adjoint en charge de la culture, Bruno Julliard avait par ailleurs fait appel à plusieurs « personnalités qualifiées » pour éclairer les débats soit  un représentant  de la direction des services informatiques de le Ville (DSTI), le porte parole de Robin des Toits, Etienne Cendrier mais surtout…. la députée du Val de marne, Laurence Abeille elle même. La députée a ainsi pu exposer tant aux membres représentants les personnels qu’à ceux de l’administration les fondements de la loi qui porte son nom

Ondes électromagnétiques : Le CHSCT vote l'application de la loi Abeille dans les espaces jeunesse des bibliothèques parisiennes

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                                              Laurence Abeille, députée du Val de Marne

Ce CHSCT adoptait également, toujours à l’unanimité de ses membres présents (CGT, CFDT, FO, SUPAP, UCP) un avis précisant que « tant pour le personnels que pour les usagers doivent exister des lieux publics et des lieux de travail qui protègent les personnes électro-hyper sensibles et ne les excluent ni de la vie professionnelle, ni de la vie sociale ».

Cet avis préconise par ailleurs que soit étudiée la mise en place de « zones blanches » au sein de la municipalité, notamment dans les établissements de la direction des affaires culturelles. Il précise que les personnels doivent bénéficier de bureaux protégés sans wifi et d'outils informatiques connectés prioritairement par du filaire.

Les membres du CHSCT se sont également prononcés en faveur d'une baisse générale de l’exposition aux ondes pour tous et de l'utilisation de tablettes filaires dans l'ensemble des établissements de la DAC recevant du jeune public. Enfin un groupe de travail sur cette question des ondes électromagnétiques et de ses répercutions sur la santé des agents a également été voté là encore de manière unanime.

Ne reste plus à la Direction des affaires culturelles et à Bruno Julliard, président de ce CHSCT et premier adjoint à la Maire de Paris, de respecter les avis exprimés dans les instances de la Ville

 

Ondes électromagnétiques : Le CHSCT vote l'application de la loi Abeille dans les espaces jeunesse des bibliothèques parisiennes
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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 09:46
La bibliothèque du futur telle que la rêve la mairie de Paris (et quelques autres)

         Bref, y a plus de bibliothécaires ! Et ça Biblio Remix n’y avait pas pensé.

Les bibliothèques municipales traversent une grave crise avec la multiplication des mouvements sociaux dans tous les territoires de France et de Navarre : Rennes, Le Havre, Lyon, Angers, Clermont, Lons le Saunier, Auch, Marseille, Nantes, Paris… la liste est malheureusement non exhaustive.  

Les restrictions budgétaires et les multiples suppressions de poste qui touchent de plein fouet les établissements de lecture publique sont telles que cela a pour grave conséquence la  diminution drastique des horaires d’ouverture quand ce ne sont pas des fermetures d’établissement pures et simples (comme à Brest ou Levallois très récemment).  

De leur côté, les élus de tout bords ne rêvent que d’ouverture en soirée, en nocturne ou le dimanche. Pour y arriver une seule solution : la bibliothèque du futur sera entièrement automatisé (ce n’est pas de la science-fiction, cela existe déjà dans certains endroits). Bref, y a plus de bibliothécaires ! Pour preuve ce petit film réalisé par nos collègues bibliothécaires brestois (actuellement en lutte, lire ici) qui dépeignent ce que sera cet équipement culturel du futur. On ignore si le collectif Biblio Remix dont « l’objectif  est de réfléchir à des projets innovants et d’expérimenter des méthodes de travail créatives » y a déjà pensé.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 09:09
Très forte mobilisation dans les bibliothèques parisiennes le samedi 6 juin
Très forte mobilisation dans les bibliothèques parisiennes le samedi 6 juin

Récit d'une semaine de crise qui a régné à la Direction des Affaires Culturelles et à l'Hôtel de Ville de Paris

De nombreuses bibliothèques étaient fermées ce samedi 6 juin. Certaines la matinée, d'autres l'après-midi, d'autres encore toute la journée. Il est vrai que plusieurs centaines de bibliothécaires étaient grévistes (au moins une heure). Enfin, nombre d'entre eux étaient présents au rassemblement devant la médiathèque François Sagan (Xe) à l'appel de l'intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA).

Un rassemblement qui comptait dans ses rangs des bibliothécaires des établissements de toute la capitale : Marguerite Audoux (IIIe), BHdV (IVe), Mouffetard (Ve), Buffon (Ve), Heure Joyeuse (Ve), Chaptal (IXe), François Villon (Xe), Lancry (Xe), Faidherbe (XIe), Diderot (XIIe), Hélène Berr (XIIe), Melville (XIIIe), Marguerite Durand (XIIIe), Brassens (XIVe), Vandamme (XIVe), Aimé Césaire (XIVe), Germaine Tillion (XVIe), Yourcenar (XVe), Colette Vivier (XVIIe), Rostand (XVIIe), Clignancourt (XVIIIe), Genevois (XVIIIe), Vaclav Havel (XVIIIe), Hergé, (XIXe), Fessart (XIXe), Benjamin Rabier (XIXe), Crimée (XIXe), Place des Fêtes (XIXe), Levi-Strauss (XIXe), Couronnes (XXe)....(pardon à ceux que l'on aurait oubliés). Et heureusement le logiciel V-Smart, pour une fois, n'a pas buggé car même le service informatique (SIB) était présent au grand complet.

Bref, le réseau a répondu présent à l'alerte lancée par l'équipe de la bibliothèque André Malraux (VIe) qui dénonçait le départ brutal de leur responsable (lire ici). Une directrice de bibliothèque continuellement prise entre deux feux : le maire d'arrondissement d'un côté et le Bureau des Bibliothèques (BBL) et son manque de soutien de l'autre, avec les conséquences que l'on sait.

Depuis cet épisode, c'est un climat de crise qui a régné pendant une semaine à la Direction des Affaires Culturelles (DAC) et jusqu'à l'Hôtel de Ville de Paris puisque l'émotion de l'équipe de Malraux s'est étendue comme une traînée de poudre à tout le réseau. Il est vrai que le malaise est général. La Ville de Paris a dû apporter rapidement des réponses pour tenter d'éteindre l'incendie. « Les maires d'arrondissement ne sont pas les supérieurs hiérarchiques des directrices et directeurs des bibliothèques »  a ainsi affirmé le directeur des affaires culturelles, Noël Corbin, aux syndicats dans le cadre du préavis.

Devant les personnels de la bibliothèque Malraux, à l'occasion d'une réunion organisée dans l'urgence, le directeur des affaires culturelles a été très clair « Je tiens à réaffirmer tout mon soutien à votre responsable dont les qualités professionnelles n'ont jamais été remises en cause et dont l'attitude a toujours été irréprochable. Il est hors de question qu'elle subisse un quelconque préjudice pour la suite de sa carrière » a-t-il promis aux personnels de Malraux inquiets pour l'avenir de leur (desormais ex) directrice. C'est noté.

 

                                                  Noël corbin, directeur des affaires culturelles

Très forte mobilisation dans les bibliothèques parisiennes le samedi 6 juin

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Noël Corbin a, par ailleurs, précisé que le prochain responsable de la bibliothèque André-Malraux recevra une lettre de mission très détaillée concernant ses futures relations avec le maire de l'arrondissement, Jean-Pierre Lecoq, lequel aura désormais plus de difficultés pour entraver le bon fonctionnement de la bibliothèque. A l’avenir, conséquence de l’actuel conflit, les nouveaux chefs d’établissement recevront une telle lettre. « Il est important qu’un directeur sache clairement ce qu’on attend de lui » a affirmé Noël Corbin à Livres Hebdo. « Par ailleurs, je rencontre chaque année les maires d’arrondissement pour connaître leurs besoins et leurs attentes » (lire ici).

Autre conséquence de cette crise : La mise en lumière du fonctionnement du Bureau des Bibliothèques (BBL) dont le manque de soutien envers les responsables d’établissement, particulièrement à Malraux, s'est révélé affligeant pour nombre d'observateurs. Le directeur des affaires culturelles a d'ailleurs reconnu publiquement un « dysfonctionnement », voire « un loupé » dans cette affaire. « Il faut tirer les leçons de cet incident et mettre en place des garde-fous pour éviter qu’une situation ne se dégrade. Je souhaite que les différents échelons hiérarchiques de la DAC soient plus présents et plus réactifs afin que les directeurs de bibliothèque ne se sentent pas seuls en cas de difficulté. » a-t-il de nouveau martelé dans Livres Hebdo.

La question des relations entre bibliothèques et mairies d’arrondissement sera également à l’ordre du jour du séminaire des chefs d’établissement du réseau de lecture publique parisien qui se tiendra le 18 juin prochain. Une réunion dont les échanges devraient être francs et cordiaux comme on dit en langage diplomatique.

De son côté, Bruno Julliard, premier adjoint en charge de la culture nous a déclaré être « tout à fait conscient de l’émotion qu’a suscité, auprès de nombreux agents des bibliothèques, le départ de son poste, de la responsable de la bibliothèque André Malraux ».Il proposera lui aussi « d’aborder la question, souvent complexe, de la relation entre les mairies d’arrondissement et les équipes des équipements de proximité à l’occasion du prochain Comité Technique de la DAC qui se tiendra comme vous le savez le 16 juin. L'administration va intégrer ce point à l’ordre du jour ». Bruno Julliard, qui ça tombe bien, se trouve être aussi, en plus de la culture, en charge.... des relations avec les maires d'arrondissement !

 

Très forte mobilisation dans les bibliothèques parisiennes le samedi 6 juin

                                                                                 -  Pfff, quelle semaine !

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 11:59
 Bibliothécaires parisiens : tous en grève le samedi 6 juin

L’intersyndicale vous donne rendez vous à 10 heures devant la nouvelle médiathèque Françoise Sagan (Xe)

Nous avons tous été très émus par la lettre de l'équipe da la bibliothèque André Malraux (VIe) qui dénonçait le départ « brutal » de leur chef d'établissement (lire ici). Cette dernière était il et vrai prise continuellement entre deux feux : le maire d'arrondissement et le Bureau des Bibliothèques. Malheureusement force est de constater que la Direction des Affaires Culturelles ne fait pas grand chose pour soutenir ses cadres dans ce contexte particulier.

Nos collègues de Malraux ont d'ailleurs été rejoints par les personnels de Melville (XIIIe) qui ont manifesté le même soutien pour cette même collègue dont l’implication et le professionnalisme sont reconnus par tous. Mais en réalité, ce cas n'est malheureusement pas isolé, d'où l'urgence de se mobiliser car la gestion de l'administration parisienne envers les responsables d’établissement ou leurs adjoints, génère de nombreux risques psycho-sociaux (RPS) préjudiciables à de bonnes conditions de travail. Pour nous, c’est l'affaire de tous.

Les personnels d'André Malraux, qui seront en grève samedi, ont lancé un appel au réseau pour participer à ce mouvement. L’intersyndicale CGT, FO, Supap-FSU, UNSA et UCP propose à tous les agents des bibliothèques parisiennes de les rejoindre.

Car se pose désormais une question cruciale. A qui va incomber la gestion des bibliothèques municipales parisiennes ? A la direction des Affaires Culturelles et son adjoint de tutelle ou bien aux maires d’arrondissements, quelle que soit leur couleur politique avec les conséquences que l'on peut imaginer sur les horaires, les collections où même la gestion des effectifs ? L’exemple des personnels travaillant dans les mairies d’arrondissement nous prouve au quotidien que ce n'est vraiment pas le modèle à suivre.

Mais samedi, nous entendons aussi dénoncer les conditions de travail dans les bibliothèques municipale de la capitale : baisse des budgets (acquisitions, fournitures, animations..), réductions du nombre de personnels, avec pour conséquence des réductions d'horaires d'ouverture au public. Une politique qui entraîne aussi des tensions dans les équipes pour les prises de congés, les demandes de formation ou autres. Une politique qui va dans le mur comme l'a illustré la mise en place de Vigipirate. Une politique illustrée avec la fermeture de la bibliothèque Louvre... dès la fin de l'année ? A qui le tour ?

Tous en grève samedi et rendez-vous à la bibliothèque Françoise Sagan, clos St Lazare (Xe), à partir de 10 heures pour évoquer ensemble l'avenir des bibliothèques et éventuellement réfléchir à des actions à venir.

Au fait, pourquoi Françoise Sagan ? Pour éviter de trop personnaliser, nous avons voulu éviter la bibliothèque André Malraux ou la mairie du VIe. De plus, l’avantage de la médiathèque Sagan est qu’elle est le symbole des nouvelles bibliothèques, vitrine municipale si l'en est. Enfin, sa vaste cour intérieure, accessible et ouverte sur la rue, permet d’accueillir beaucoup de monde.

 

                    Le 6 juin, les bibliothécaires parisiens débarquent dans la cour de Sagan

 Bibliothécaires parisiens : tous en grève le samedi 6 juin

                                     Et en plus, il fera beau (et y aura peut être des chouquettes)

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 11:35
Paris : Les personnels de la bibliothèque André Malraux dénoncent « le départ brutal » de leur directrice

Ils seront en grève le samedi 6 juin. Ils appellent les autres bibliothécaires parisiens qui partagent « la même colère » à se joindre à eux.

C'est une nouvelle à laquelle ils ne n'attendaient pas. Mais alors vraiment pas. Les personnels de la bibliothèque André Malraux, située au carrefour de la rue de Rennes et du Boulevard Raspail dans le VIème arrondissement, ont eu la stupeur d'apprendre le départ « brutal » de leur directrice. En fait, celle-ci préfère jeter l'éponge, puisque les manières du maire (UMP) de l'arrondissement et de son directeur général des services lui rendaient la vie impossible.

Nous pouvons d'ailleurs dire à la CGT que l'édile est coutumier du fait, car il traitait de la même façon l'ancienne responsable de cette même bibliothèque. D'ailleurs, son ire ne se limite pas seulement à la bibliothèque André Malraux mais s’étend également aux autres équipements culturels de l'arrondissement. Malheureusement force est de constater que la Direction des Affaires Culturelles ne fait pas grand chose pour soutenir ses cadres dans ce contexte particulier.

En tout cas, face à cette situation, les personnels de la bibliothèque ont décidé d'apporter leur soutien unanime à leur directrice et d'alerter tous les collègues du réseau des bibliothèques parisiennes. Comme quoi on peut encore croire en la nature humaine. Voici le contenu de cette lettre:

« Chers collègues,

Nous, l’Équipe de la Bibliothèque André Malraux (VIe), tenons à faire connaître ce que nous venons d’apprendre avec désarroi, surprise et consternation, à savoir le départ brutal de notre responsable. Cette dernière, dont l’implication et le professionnalisme sont reconnus par tous, avait pris ses fonctions il y a trois ans, et avait la volonté de se consacrer plus longuement à notre établissement.

Nous, l’Équipe de la Bibliothèque André Malraux, sommes submergés de questions. Nous nous trouvons face à quelque chose qui visiblement nous dépasse car impliquant le Maire de l’arrondissement, la Direction des Affaires Culturelles et nos élus de tutelle. Mais surtout la violence de cet événement  nous choque profondément. Nous ne saurions nous taire et  nous dénonçons de telles pratiques.

 

Paris : Les personnels de la bibliothèque André Malraux dénoncent « le départ brutal » de leur directrice

Nous avons demandé à un de nos collègues représentant syndical de déposer un préavis de grève pour samedi prochain, le samedi 6 juin 2015. Nous lui avons proposé de l’étendre à tous le réseau au cas où, chers collègues, vous partageriez la même colère et incompréhension. Toutes les organisations syndicales représentatives à la DAC vont être contactées pour qu’elles appuient notre action.

L’émotion qui nous étreint n’altère cependant pas notre lucidité ; si nous dénonçons les conditions du départ de notre responsable, c’est désormais une clarification qu’il faut exiger concernant la gestion de toutes les bibliothèques entre la Direction des Affaires Culturelles, son Adjoint de tutelle et les maires d’arrondissement.

Nous voulons aussi demander une explication sur le processus qui a amené l’administration à prendre une décision (ou laisser faire une situation) qui nous a profondément heurtés. Enfin par notre action nous voulons surtout dénoncer la gestion du bureau des bibliothèques (BBL) envers les responsables d’établissement ou de leurs adjoints, laquelle génère de nombreux risques psycho-sociaux (RPS) préjudiciables à de bonnes conditions de travail qui sont pour nous l’affaire de tous.

Nous apportons évidemment notre soutien unanime à notre conservatrice. 

L’Équipe de la Bibliothèque André Malraux. »

Un appel à la grève est lancé pour le samedi 6 juin pour toutes les bibliothèques municipales de la capitale. Un mouvement qui devrait être très suivi d'après les premiers retours. Le préavis a été déposé par notre syndicat auprès de Bruno Julliard, premier adjoint en charde de la culture.

Un préavis qui demande, bien entendu comme le précise la lettre des bibliothécaires, une clarification concernant la gestion des bibliothèques entre la direction des Affaires Culturelle, son adjoint de tutelle et les maires d’arrondissement mais qui entend aussi dénoncer la gestion de l'administration parisienne envers les responsables d’établissement ou de leurs adjoints, laquelle génère pour notre syndicat de nombreux risques psycho-sociaux (RPS) préjudiciables à de bonnes conditions de travail.

A l'heure où nous écrivons ces lignes, Force Ouvrière, le Supap-FSU, l'UCP et l'UNSA ont décidé de se joindre au mouvement. Avec la CGT (of course) ça fait donc cinq syndicats.

 

               Les personnels de Malraux alertent leurs collègues des autres bibliothèques

Paris : Les personnels de la bibliothèque André Malraux dénoncent « le départ brutal » de leur directrice

                                                      -  Tous ensemble le 6 juin

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 14:56
Quand le bureau des bibliothèques de la Ville de Paris envoie ses salutations aux conservateurs

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                                                             Lagny soit qui mal y pense

C’est un épisode qui passe assez mal chez les conservateurs de bibliothèque du réseau parisien, et qui illustre, une fois de plus, les mauvaises pratiques du bureau des bibliothèques (BBL) de la ville de Paris.

Tout part d’une banale fiche de poste, un appel à candidature, pour prendre la direction de la préfiguration de la future bibliothèque Lagny, située du côté de la porte de Vincennes (XXe). Cette annonce était destinée exclusivement aux conservateurs. Évidemment plusieurs d’entre eux ont candidaté. Le Bureau des bibliothèques les a évidemment reçus (bien forcé) les écoutant néanmoins d’une oreille distraite. Mais alors très distraite. C’est qu’en fait le BBL avait déjà un candidat. Une candidate mystère.

Mais surtout un candidat qui ne pouvait en principe pas postuler car... seulement bibliothécaire. Juste le grade en dessous. Et bien que son statut ne corresponde pas à la fiche de candidature, « le poste l’intéressait ». Bon on peut comprendre. Le BBL accepta donc, sans coup férir, cette candidature, spontanée ou non. Et c'est justement cette candidature qui in fine obtenait le poste. Bingo ! Évidemment les conservateurs étaient furieux de se voir humiliés de la sorte.

Mais cette désignation a également rendu furax…. les autres bibliothécaires du réseau ! « Si j’avais su que les bibliothécaires pouvaient postuler, j’aurais envoyé ma candidature » ont pensé nombre d’entre eux. Seulement voilà, ils étaient restés fidèles à la fiche de poste. Ils n’en sont pas moins très remontés eux aussi devant la façon de faire du BBL et de l’administration parisienne. Au risque d’ailleurs de rendre inconfortable la position de la lauréate.

Désormais se pose donc une question : est-ce que tous les personnels (catégorie B et C) pourront se présenter sur toutes les fiches de poste qui les intéressent quel que soit leur statut ? La réponse de la Direction Des Affaires Culturelles (DAC) est on ne plus attendue. Si cette méthode est souvent utilisée par les collectivités territoriales, en quête de responsables d’établissement les moins chers possibles, on peut s’étonner qu’elle apparaisse à la Ville ! Est-ce à dire que les conservateurs seraient trop chers ou trop éloignés du terrain et auraient donc vocation à ne plus faire qu’un bref passage dans la capitale ?

Les responsables d'établissement avaient manifesté leur défiance à l’occasion d’un séminaire qu’ils avaient massivement boycotté. C’était il y a un an à peine. Le directeur des affaires culturelles nouvellement arrivé avait d’ailleurs constaté de visu l’étendue des dégâts (lire ici). En tout cas la prochaine CAP des conservateurs présidée par Bruno Julliard risque d’être animée. Ceux-ci ayant l’intention de faire une déclaration dénonçant les méthodes et la malhonnêteté du Bureau des bibliothèques.

 

                      Bibliothèque Lagny : Le BBL avait déjà un candidat dans ses tiroirs

Quand le bureau des bibliothèques de la Ville de Paris envoie ses salutations aux conservateurs

                                   - Ça y est, il était bien caché mais j'ai fini par trouver

 

 

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 08:12
NBI : Plus de cent bibliothécaires parisiens saisissent le Tribunal Administratif pour faire appliquer une décision du Conseil d’État
NBI : Plus de cent bibliothécaires parisiens saisissent le Tribunal Administratif pour faire appliquer une décision du Conseil d’État

 Mais ne vaut-il pas mieux parfois un bon accord plutôt qu’un mauvais procès ?

C’est ce que l’on appelle une Class action à la parisienne. Après un recours gracieux auprès de la Ville de Paris et de Bruno Julliard resté sans réponse (lire ici), plus d’une centaine de bibliothécaires ont ainsi déposé officiellement un dossier auprès du Tribunal Administratif  pour obtenir l’attribution d’une prime règlementaire.

Les établissements représentés par cette action en justice sont on ne peut plus nombreux : François Villon (Xe) Parmentier (XIe), Hélène Berr (XIIe), Saint Eloi (XIIe), Melville (XIIIe), Italie (XIIIe), Aimé Césaire (XIVe), Yourcenar (XVe), Sabatier (XVIIIe), Vaclav Havel (XVIIIe), Hergé (XIXe), Levi Strauss( XIXe) ou encore Duras (XXe). Avec l’aide de notre syndicat, ils se sont appuyés sur une décision du Conseil d’État dans une affaire similaire pour obtenir satisfaction.

La plus haute juridiction administrative a en effet établi que les établissements n’entrant pas dans le découpage des Zones Urbaines Sensibles (ZUS) mais dont la proximité a pour conséquence qu’ils sont fréquentés par les mêmes usagers, peuvent dorénavant prétendre à une prime dite NBI (Nouvelle Bonification Indiciaire). Ce qui peut potentiellement concerner toutes les bibliothèques municipales parisiennes. Et oui, il suffit qu’un seul usager habitant dans une de ces ZUS soit inscrit dans une bibliothèque ou bien fréquente n’importe quel autre établissement du réseau pour que ceux-ci rentrent dans les critères définis par ce jugement qui s’impose à toutes les administrations.

Une chose est sûre : les bibliothèques Yourcenar (XVe) et Duras (XXe)  doivent d’ors et déjà obtenir cette prime si l’on en croit les statistiques officielles de…l’administration parisienne. En effet pour justifier le « rayonnement » de l’ouverture du dimanche de ces deux établissements la mairie a demandé à l’APUR (un service de l’urbanisme) de cartographier la provenance de leurs inscrits. Ça n’a évidemment  rien à voir avec le dimanche car ceux-ci sont  surtout susceptibles de venir le reste de la semaine, mais bon sur le coup la mairie a surtout validé notre démarche juridique. Un grand merci à elle. Et voici la preuve.

                        En jaune, les inscrits de Yourcenar. En rouge, ceux de Duras

NBI : Plus de cent bibliothécaires parisiens saisissent le Tribunal Administratif pour faire appliquer une décision du Conseil d’État

Édifiant n’est ce pas ? Le public vient de tout Paris (et même au-delà) et surtout ces deux établissements reçoivent… du public qui habite dans une ZUS. Bon, en fait, on s’en doutait un peu quand on connait les habitudes de nos lecteurs mais puisque c’est la Ville qui le dit, hein.

Cette cartographie existe-t-elle pour les autres bibliothèques concernées par notre action en justice ?  En principe oui, si l’on en croit la Direction des Affaires Culturelles. « On les a toutes étudiées pour comparer leur fréquentation avec celle de Duras et Yourcenar » a-t-elle affirmé officiellement lors du dernier Comité Technique présidé par l’adjoint à la Culture, Bruno Julliard.

On peut néanmoins affirmer que les autres bibliothèques du réseau « rayonnent », elles aussi, bien au-delà de leur environnement proche comme peuvent le constater les personnels tout au long de l’année. On peut donc être assez confiant du résultat. D’autant plus que des spécialistes juridiques du droit administratif reconnaissent la solidité de notre démarche.

Il y a peu de chance que la Ville de Paris échappe à une condamnation. Nous avons donc demandé à l'administration parisienne de nous rencontrer sur ce dossier et ainsi aboutir à un accord. Dans le cas contraire, nous demanderions le rappel des primes dues jusqu’à quatre ans en arrière. Nous demanderions en sus le paiement des frais d’avocats. Un bon arrangement vaudra toujours mieux qu’un mauvais procès, non ?

NBI : Plus de cent bibliothécaires parisiens saisissent le Tribunal Administratif pour faire appliquer une décision du Conseil d’État
NBI : Plus de cent bibliothécaires parisiens saisissent le Tribunal Administratif pour faire appliquer une décision du Conseil d’État

                                                      - Moi, si j'étais la Ville, je négocierais

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 16:38
La mairie de Paris veut forcer les bibliothécaires à dégager de leur établissement

                Une seule solution : faire de la résistance et ne pas répondre !

Pars vite et ne reviens pas ! C’est en substance le bien curieux message qu’ont reçu plusieurs bibliothécaires du réseau parisien : « Vous avez été promu(e) en 2013 et à ce titre, vous êtes tenu d’effectuer une mobilité dans un délai raisonnable. Pourriez-vous m’indiquer quelles démarches vous avez effectuées jusqu’à présent ? » Une menace, même pas voilée, qui a interloqué pour le moins mais c’est surtout la méthode du bureau des bibliothèques qui a choqué les destinataires. Petit retour en arrière

Il y a deux ans, un certain nombre d’ASBM de classe normale ont été promus dans le grade supérieur. La plupart s’était néanmoins renseignée préalablement sur les conditions d’acceptation de cette promotion car ils ne souhaitaient pas changer de poste. « Pas d’inquiétude leur a répondu leur hiérarchie il ne s’agit pas d’un changement de catégorie (puisqu’ils restaient en B), par conséquent vous n’aurez pas à changer de poste » Rassurés, nos collègues pouvaient accepter la promotion sans crainte.

Seulement voilà, le réseau est exsangue et la mairie de Paris, à la recherche du moindre poste, est touchée depuis un certain temps par le « syndrome de la mobilité ». Une maladie qui peut, si on n'y porte pas attention, dégénérer en harcèlement envers les agents récalcitrants. Une méthode qui vire à l’absurde puisque parmi ceux que la ville veut contraindre à changer de bibliothèques figurent ...des collègues à quelques mois de la retraite !

Certaines bibliothèques sont particulièrement inquiètes car on leur demande de faire partir un nombre important de collègues, jusqu’à cinq quelquefois dans des structures moyennes. Dans ce cas précis, c'est même un hachi à Parmentier. Des départs non remplacés évidemment. A moins que l’administration organise un grand jeu de chaises musicales en forçant d’autres personnes à remplacer celles qu’elle a obligé à bouger ? Du pur Qualiparis.

 

                                     La stratégie du BBL sur sa gestion des personnels

La mairie de Paris veut forcer les bibliothécaires à dégager de leur établissement

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Les bibliothèques touchées par cette mobilité forcée seraient alors contraintes une nouvelle fois à réduire leur temps d’ouverture. Il parait qu’il y en a qui veulent ouvrir le dimanche ? Sûrement des démagos matinés de populistes !

Le plus grave dans cette triste histoire, c’est que la mairie de Paris prétend prévenir le risque psycho-social. « une question prioritaire » à ses yeux. La voilà encore une fois prise en flagrant délit de mensonge. Car quelles conséquences peut on attendre de l'obligation faite à des gens qui n’ont pas envie de bouger car ils aiment leur travail et le lieu où ils l'exercent ? Pendant ce temps, ceux qui cherchent à changer d’établissement, en sont empêchés par l’administration. On n’est plus à une absurdité près.

Que les agents ne s’inquiètent pas, ils ne sont pas obligés de bouger. Cette règle s’applique uniquement dans le cadre de la réussite à un concours de recrutement (interne et externe) ou éventuellement à un changement de catégorie. Si le bureau des bibliothèques a la mauvaise idée de les relancer, une seule solution : ne pas répondre. Pour une fois que l’administration est demandeuse, elle va voir ce que c’est de rester à mariner. En plus la mairie de Paris est coincée car les promotions sont irrévocables dès leur parution au bulletin municipal officiel. C’est ballot !

Néanmoins, si l’administration persiste et menace les agents de partir, que ceux-ci n’hésitent pas à contacter une organisation syndicale. Pour notre part, nous organiserons toutes les actions collectives nécessaires. La Direction des Affaires Culturelles peut compter sur nous.

 

La mairie de Paris veut forcer les bibliothécaires à dégager de leur établissement
La mairie de Paris veut forcer les bibliothécaires à dégager de leur établissement

                         - A mon avis Bruno, j'crois que tu peux leur faire confiance

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 11:15
Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !
Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !

 

Mais les syndicats qui refusaient de s'adapter à son rythme, lui ont infligé un sacré camouflet !

Depuis quelques années, trois bibliothèques municipales parisiennes sont ouvertes le dimanche, François Truffaut (Ier), Marguerite Yourcenar (XVe) et Marguerite Duras (XXe). La mairie prévoit d'appliquer le même rythme de travail à deux nouveaux établissements (Canopée au Forum des Halles et Françoise Sagan du côté de la Gare de l’Est). Ces nouvelles ouvertures néanmoins doivent faire l'objet d'une délibération qui doit préalablement être présentée au Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles avant son examen par le Conseil de Paris.

Seulement voilà, avant toute nouvelle ouverture d’établissement le dimanche, la mairie a l’obligation de présenter un bilan de l'existant. « Une évaluation approfondie sera menée avec tout les acteurs concernés afin d'en tirer les enseignements nécessaires avant que ce rythme de travail ne soit appliqué à d'autres bibliothèques municipales » précisait ainsi la délibération votée par les élus parisiens en 2007.

Problème, ce bilan a été distribué aux représentant du personnel... le jour de la séance plénière du comité technique. Impossible donc d'en prendre connaissance. Les membres de l'instance en ont logiquement demandé le report à Bruno Julliard. Refus ! Visiblement, l’adjoint à la culture n’apprécie pas que les syndicalistes s’appuient sur les textes réglementaires et exercent leur droit de suite. L'ancien syndicaliste étudiant a donc voulu passer en force. Résultat : tout les syndicats (CGT,CFDT, FO, SUPAP et UCP) ont voté contre. Mais dans ce cas, nouvelles règles obligent, le texte doit être retravaillé avant une nouvelle présentation entre 8 et 30 jours. Un véritable camouflet pour l'adjoint à la culture assez furieux, vous vous en doutez !

 

  Après sa réunion avec les syndicats Bruno Julliard prend conseil auprès de son prédécesseur

Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !

                                              - Franchement Christophe, me faire ça à moi !

                          - Bah, c'est le métier qui rentre fiston, si tu savais ce que j'ai subi !

 

Quant au bilan lui même, il est bien maigre au regard de la présentation du bureau des bibliothèques. En tout cas, très loin de « l'évaluation approfondie » attendue. Un simple quatre pages écrit en gros caractère. Il est vrai que la prose municipale se résume à une prétendue « adaptation des horaires des services municipaux au rythme de vie des parisiens ».En gros, l’ouverture des équipements publics le dimanche ne serait fait que pour « répondre à une demande croissante des usagers ». Un bilan globalement positif que n’aurait pas renié feu George Marchais.

Pour commencer, il n’y a pas de « demande croissante » des usagers pour l’ouverture du dimanche. Bien sûr, il y a du monde le dimanche, mais ce sont souvent les même usagers qui viennent déjà en semaine. Une observation faite par de nombreux bibliothécaires (lire ici). D'ailleurs, selon les chiffres même de la mairie de Paris, seul 5% des inscrits dans ces bibliothèques ouvertes le dimanche ne viennent que ce jour là. Loin d'une demande croissante.

« Par exemple à la Médiathèque Yourcenar, l'ouverture du dimanche ne permet pas de toucher d'autres publics. Du monde, oui, mais en famille. Ce sont les mêmes catégories sociaux-professionnelles (CSP) qui fréquentent l'établissement. En semaine, il y a les enfants, voire la maman le mercredi. Le dimanche, c'est la famille entière qui se retrouve à la médiathèque. Croire que l'ouverture élargie peut seule permettre l'accès démocratique au savoir est illusoire » écrivait notre collègue bibliothécaire.(lire ici).

On peut même ajouter que pour s’adapter « au rythme de vie » des parisiens, il serait bien plus pertinent d’ouvrir… le lundi, jour de repos de nombreux salariés travaillant dans le secteur du commerce et de la grande distribution mais aussi dans les banques ou…. les musées municipaux ! Un public non négligeable et souvent oublié des politiques publiques. Des ouvertures du lundi au samedi permettraient ainsi de fournir « une offre adaptée » selon les termes même de la mairie à l’ensemble des usagers, d’autant que les bibliothèques restent généralement ouvertes jusqu’à 19 heures. A moins que l’ouverture du dimanche ne soit qu’une posture purement idéologique ?

 

                             La mairie de Paris présente son bilan sur les ouvertures du dimanche

Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !
Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !
Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !
Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !

              Un maigre 4 pages en gros caractère aussi rempli qu'un stand au salon du livre

Surtout que la mairie l’avoue elle même : l’ouverture du dimanche ne sert à rien en tant « qu’offre culturelle » car une majorité du public est surtout composée d’étudiants qui comme en semaine d’ailleurs, sont uniquement à la recherche d’espace de travail.

Ouvrons plus : mais pour quoi faire ? A l'origine de cette demande, l'idée que les bibliothèques (parisiennes surtout, et universitaires d'autant plus) sont sursaturées et qu'en ouvrant plus, on libère de l'énergie intellectuelle et créative en permettant l'accès au savoir pour tout le monde. En réalité, cette demande pointe plutôt le manque de places de travail et concerne en premier lieu les étudiants, très mal lotis à Paris. Cette mission ne peut pas reposer uniquement sur les bibliothèques publiques.

D’autant que l’ouverture des médiathèques parisiennes le dimanche se fait comme on dit pudiquement « sur un mode dégradé » avec un effectif notoirement insuffisant. Il suffit parfois que deux bibliothécaires manquent à l’appel pour être obligé de fermer l’établissement. Pourtant, la Ville ne lésine pas sur l’emploi étudiant pour faire fonctionner un service public en principe pérenne. Ils sont même plus nombreux que les personnels titulaires, au mépris des engagements pris par les élus.

Par ailleurs, l'ouverture dominicale pose un problème de logistique et de support : en cas de panne électrique, informatique, de trouble à l'ordre public etc... à qui fait-on appel ? Ce problème est déjà pénalisant le samedi, on ne vous dit pas le dimanche... Va-t-on demander à notre DSI (Direction des Systèmes Informatiques) de venir bosser aussi ce jour là ? 

Ouverture du dimanche : Bruno Julliard voulait passer en force !

                                                            - Bon ça attendra lundi leur truc...

Pour l’informatique, on ne sait pas mais pour les troubles à l’ordre public, le constat est des plus alarmants et le manque de personnel rend la survenue d'incidents impossible à gérer. « Tout peut arriver quand on est si peu nombreux le dimanche » ont ainsi témoigné les bibliothécaires dans de nombreux rapports à la direction. Rapports que nous avons pu consulter en tant que membre du CHS-CT (lire ici). Mais ça, bien sûr, la mairie a oublié de le mettre à son bilan. Un bilan globalement négatif.

L'augmentation des horaires (et notamment le dimanche) peut difficilement se faire avec des moyens humains en baisse et le non remplacement de fonctionnaires comme l’applique avec zèle la municipalité parisienne depuis plusieurs années dans ses bibliothèques.. . Certaines, malgré la réduction de leurs horaires, fautes de personnels suffisant, sont même considérées par l’administration …comme encore en sureffectif ! On marche vraiment sur la tête.

Enfin, la Ville de Paris semble avoir des pudeurs de jeune fille quand il s’agit de parler gros sous. L’ouverture du dimanche, jour qui reste, quoi qu’on en dise, un jour particulier dans note société, implique forcement de faire travailler des agents en ayant recours à des mécanismes de compensation financière. Mais avec quel argent ? Une véritable bombe à retardement tant la question de la prime dominicale traverse tous les secteurs de la Ville de Paris (musées, nettoiement, sport, parcs et jardins...)

Tellement à retardement que la municipalité refuse d’inscrire noir sur blanc le montant de la prime accordée aux bibliothécaires qui est actuellement de 100 euros. Ils n’auront droit qu’à « une rémunération forfaitaire équivalente à ce qui est pratiqué actuellement » se contente-t-elle d'écrire. Mieux, dans l’exposé des motifs qui présente la délibération sur les nouvelles ouvertures du dimanche aux conseillers de Paris, il est indiqué que les bibliothécaires « bénéficient d’une indemnité compensatrice au titre de ce cycle de travail (le dimanche Ndr) du même montant que celui attribué pour les autres médiathèques » Ça alors, on ignorait que la mairie de Paris, en plus des énarques, recrutait des jésuites.

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                                       - Deo gratias ! Je vous présente mes disciples !

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 07:09
Bientôt à Paris, les bibliothèques n'auront plus rien à emporter
Bientôt à Paris, les bibliothèques n'auront plus rien à emporter

Encore une forte baisse des budgets d'acquisition cette année pour les bibliothèques municipales parisiennes.

« Culture sur place ou à emporter ». C'est le nouveau slogan lancé par la mairie pour « promouvoir » ses bibliothèques. En réalité, il pourrait bientôt n'y avoir plus rien à emporter car au rythme des baisses des budgets d'acquisition des livres, les rayonnages vont bientôt sonner creux.

Les bibliothécaires étaient d'ailleurs inquiets, car le contenu de ces budgets qui leur étaient accordés leur avaient été communiqués bien plus tardivement qu'à l’accoutumé. On comprends maintenant pourquoi, car la baisse est encore une fois drastique. Plus de 10% pour l'ensemble des établissements. Une baisse qui fait suite à celles déjà opérées en 2012, 2013 et 2014. Résultat de cette austérité sur le budget culturel municipal, un baisse de plus d'un tiers en trois ans. En réalité, si l'on regarde en détail certaines bibliothèques ont même perdu plus de la moitié de leur budget en quatre ans. Une véritable hécatombe. Pour certains, c'est même plus de la moitié de leur budget qui est passé à la trappe.

En lisant l'argumentaire de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris,on voit bien que cette baisse accompagne un signal politique fort.  : « Il faut communiquer sur les qualités immatérielles des bibliothèques : espace de confort et de bien-être » annonce fièrement l'agence « Klar » à l'origine de cette formule diablement urbaine. « Immatérielles » tout est dit, plus besoin de documents dans nos bibliothèques du futur. Des tables et quelques chaises (voire quelques ordinateurs) feront l'affaire. Pas sûr que cela plaisent à ceux qui ont encore le plaisir de fréquenter nos établissements. Il est vrai qu'ils ne viennent que pour le goût de la lecture (ou de la musique ou du cinéma).

D'ailleurs, la Direction des Affaires Culturelles ne compte pas en rester là. Elle vient tout juste d'annoncer la fermeture du service reliure du SDE, l'ex Service Technique des Bibliothèques qui était le cœur du réseau des bibliothèques. Elle se justifie en arguant que ce service n'est plus viable.... à cause de la diminution de ses effectifs. Une diminution organisée par la mairie elle même ! Devrait bientôt suivre le service des commandes et des fournitures. Évidemment, tout les syndicats ont exprimé leur opposition à ce funeste projet et vont demander son retrait à l'occasion du Comité Technique, prévu en fin de semaine et présidé par l'adjoint en charge de la Culture, Bruno Julliard. Le calendrier social et culturel s'annonce agité.

 

Je baisse le budget des bibliothèques, je ferme le SDE, je réduis les personnels, je suis, je suis..

Bientôt à Paris, les bibliothèques n'auront plus rien à emporter

                                                         - Je suis la mairie de Paris

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