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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 18:00
Paris XIXe : la bibliothèque Benjamin Rabier à l’agonie !

Cet établissement pour la jeunesse, situé dans un quartier populaire du nord-est de la capitale, pourrait bien fermer ses portes faute d’effectif

Le Bureau des Bibliothèques (BBL) de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris avait pourtant tout fait pour garder la chose secrète mais la bibliothèque jeunesse Benjamin Rabier, située avenue de Flandre dans le XIXème arrondissement est tellement au bord de l’agonie qu’elle pourrait fermer temporairement ses portes.

Malgré les multiples appels à l’aide auprès de leur administration, les bibliothécaires se sentent véritablement à l’abandon. Il faut dire que l’équipe souffre d’une situation de sous-effectif permanent que malheureusement le BBL minimise ou ignore. Probablement pour ne pas avouer à leurs supérieurs que leur politique menée depuis plusieurs années est néfaste.

Cette pénurie de personnel est encore plus évidente pour cette petite structure, qui compte seulement neuf agents selon les « effectifs cible » de la DAC, car depuis  la rentrée en septembre 2016 outre un agent en longue maladie, un poste vacant non pourvu suite à une mutation, l’équipe compte également deux femmes enceintes lesquelles ont réduit leurs horaires avant de partir bientôt en congé maternité. Et comme si tout ça ne suffisait pas, la majorité des bibliothécaires de Benjamin Rabier souffre de trouble musculo-squelettiques (TMS), dont la gravité est telle que deux agents ont même obtenu une reconnaissance de maladie professionnelle par la médecine statutaire. A part ça tout va bien.

A moins que le sort de cette bibliothèque jeunesse située dans un quartier « politique de la ville » n’intéresse pas la mairie de Paris. Elle est pourtant plébiscitée par les usagers. En effet, située sur la très passante avenue de Flandre, la bibliothèque Benjamin Rabier est très fréquentée par les familles du quartier (140.000 prêts par an), une fréquentation qui s’est accrue depuis la construction du nouveau quartier Rosa Parks (10 000 logements) pour lequel aucun équipement culturel n’a été prévu par la municipalité. Malgré toutes ces difficultés « l’équipe est très engagée et mène beaucoup de projets avec les partenaires éducatifs et associatifs du quartier » témoignent les personnels. Jusqu’à quand ?

Car désormais la situation devient très critique en période de vacances scolaires pendant laquelle une partie de l’équipe est en congés (ce qui est plus que nécessaire vu les conditions de travail). Mais à cause de sa position géographique, la bibliothèque est encore plus fréquentée que d’habitude car les enfants du quartier eux ne partent pas en vacances et viennent donc se réfugier à la bibliothèque, mais sans que le personnel présent puisse assurer un service digne de ce nom. Un exemple concret ? Lors des prochaines vacances scolaires l’équipe va parfois se retrouver à trois, voire deux agents titulaires même si l’administration argue la présence supplémentaire d’un agent en « contrat d’avenir ». Malgré cette situation dramatique le BBL répond « qu’on peut très bien ouvrir avec un tiers de l’effectif »….Comme une forme de mépris de classe. Reste à savoir ce qu’en pense le maire de l’arrondissement.

Une chose est sûre, cette situation ne peut perdurer car selon les agents « l’équipe est fatiguée et déçue de ne pas voir ses efforts reconnus, les risques psychosociaux ont atteint un niveau d’alerte, délibérément ignoré par la hiérarchie qui d’un côté parle de « santé au travail », de l’autre épuise physiquement et moralement les agents ». La bibliothèque Benjamin Rabier est donc bien à l’agonie et si ça continue elle pourrait bien fermer ses portes faute d’effectif.

Benjamin Rabier :Quand le maire du XIXe découvre le mépris affiché par le Bureau des Bibliothèques

Benjamin Rabier :Quand le maire du XIXe découvre le mépris affiché par le Bureau des Bibliothèques

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 13:07
Appel de Grenoble : les bibliothécaires parisiens soutiennent eux aussi le mouvement

Et ils seront au côté de leurs collègues venus d'un peu partout, le vendredi 24 mars à 10 heures au Salon du Livre de la Porte de Versailles

Les bibliothécaires de Grenoble appellent tous les professionnels de la lecture publique à venir manifester à Paris le 24 mars, à l’occasion de la tenue du Salon du Livre, pour défendre un métier qui est attaqué de toutes parts dans de nombreuses communes.Une initiative qui reçoit le soutien de nombreux bibliothécaires de la Ville de Paris. Bien que « l'appel de Grenoble » a été relayé par plusieurs syndicat municipaux de la Capitale (CGT, FO, SUD ou encore SUPAP) les bibliothécaires parisiens, à l'instar de ceux de Clamart, tenaient à diffuser un texte de soutien à leurs collègues Isérois puisque « leur appel s’inscrit complètement dans la continuité de ce que nous avons défendu ces derniers mois : défense de la lecture publique,  de nos conditions de travail, de politiques budgétaires cohérentes... ». Le voici donc dans son intégralité.

«  Les personnels du réseau des bibliothèques de la Ville de Paris sont solidaires avec les bibliothécaires de Grenoble en lutte qui dans un appel invitent tout les professionnels de la lecture publique à les rejoindre le 24 Mars à 10 heures à la Porte de Versailles lors de le tenue  du Salon du Livre. Cette mobilisation nationale des bibliothécaires et de l’ensemble des acteurs du livre souhaite attirer l’attention sur un nombre préoccupant de bibliothèques dont l’existence est aujourd’hui menacée en France. Il s’agit de défendre avec force et détermination une profession mise à mal par des collectivités qui privilégient de plus en plus la logique de rentabilité et de rendement, au lieu de faciliter davantage l’accès à la culture.

Et comme dans le reste du pays, la situation à Paris est aussi très préoccupante : les diminutions d’effectifs et des budgets d’acquisition sont continuels depuis plusieurs années malgré le fait que la collectivité parisienne soit la plus riche de France. Conséquences de cette politique de restriction budgétaire, des petites bibliothèques de quartier ont dû fermer leurs portes au cours des dernières mandatures. Enfin pour rajouter de la crise à la crise, les projets d’ouverture du dimanche de nouvelles bibliothèques dans la capitale ont entraîné un conflit ouvert avec la Ville de Paris, qui ne veut pas entendre les revendications du personnel : l’augmentation des effectifs de titulaires pour pouvoir fonctionner normalement avec ces nouvelles extensions d’horaire ; réelle prise en charge des personnels ne souhaitant pas travailler le dimanche plutôt que pressions diverses pour qu’ils changent de poste….

Le 24 mars prochain, à partir de 10 heures, nous seront donc aux côtés de nos collègues venus de toute la France qui comme nous sont en lutte contre la vague libérale entraînant le fermeture des bibliothèques de quartier, la précarisation du métier, le non-respect des conditions dignes de travail, en somme la disparition programmée de la culture de proximité sous une pression économique qui n’a pas lieu d’être ici. Alors oui, tous à la Porte de Versailles ».

Les bibliothécaires de la Ville de Paris ne seront pas seuls car outre ceux de Grenoble, de Clamart ou d'Amiens, nous pourrons compter également sur des délégations de Boulogne-Billancourt (Haut-De-Seine) ou encore de la Communauté Urbaine «  Grand Paris Seine et Oise ». Des bibliothécaires d'autres communes d’Île-de-France sont également attendus. Enfin selon le site d'information ActuaLitté «  L'Association des Bibliothécaires de France (ABF), absente depuis plusieurs années du salon Livre de Paris, devrait, selon nos informations, elle aussi, envoyer une délégation à l'occasion de cette journée de mobilisation de la profession » (lire ici). Pas de doute, les soutiens se multiplient.

Appel de Grenoble : les bibliothécaires parisiens soutiennent eux aussi le mouvement
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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 12:25
Crise dans les bibliothèques : les organisateurs du Salon du Livre fournissent une salle pour la tenue d’une conférence de presse

Les journalistes sont conviés le 24 mars à 11 heures, salle « Connexions », allée B20, à l'intérieur même du Parc des Expositions de la porte de Versailles

L’appel des bibliothécaires de Grenoble à tous les professionnels de la lecture publique à venir manifester à Paris le 24 mars, à l’occasion de la tenue du Salon du Livre, pour défendre un métier qui est attaqué de toutes parts dans de nombreuses communes (avec l'Isère, citons pêle-mêle Sevran, Brest, Caen, Rouen, Metz, Marseille, Saint-Quentin-en-Yvelines, Lyon, Levallois, Auch, Clermont-Ferrand, Le Havre, Paris...), commence à rencontrer un écho certain.

Les collègues grenoblois, qui arriveront après un long voyage en bus à la porte de Versailles sur le coup de 10 heures, sont d’ores et déjà sûrs d’être accueillis à l’entrée du Parc des Expositions puisque outre ceux de la Ville de Paris et d’autres communes d’Ile–de-France (Yvelines, Seine et Marne, Plaine Commune, Sevran...) des bibliothécaires d'Amiens (Somme) seront eux aussi présents ainsi que les personnels de la petite bibliothèque Ronde de Clamart (lire ici leur appel). Un mouvement qui pourrait faire tâche d’huile puisque l’appel de Grenoble circule abondamment sur les réseaux sociaux.

Une journée du 24 mars qui est en train de prendre une nouvelle dimension puisque les organisateurs du Salon ont accepté de mettre à disposition des initiateurs de l'appel une salle de deux cent places pour la tenue d’une conférence de presse. Les journalistes sont conviés à 11 heures dans la salle « Connexions », située dans l’allée B20 du Parc des Expositions (d'après le plan officiel, elle est à proximité du stand de Radio France).

Parions que des politiques seront également de la partie. Eux pour qui le Salon du Livre sert de prétexte à venir se montrer pour clamer leur attachement au livre et à la culture. Pour ce qui est de la lecture publique, en revanche, c’est assez flou (voire très faiblard) si l’on en croit les propos de campagne. Nous les invitons alors à venir expliquer leurs projets (s’ils en ont) et rencontrer (enfin) des bibliothécaires lors du rassemblement prévu lui à partir de 10 heures. En plus, bonne nouvelle pour eux, la presse devrait également être là.

   - Dites-moi les amis, il est pas mal l'appel des bibliothécaires de Grenoble                                       - Heu, ne marchez pas trop vite Président, n'oubliez pas que vous devez encore rallier Eric Piolle

- Dites-moi les amis, il est pas mal l'appel des bibliothécaires de Grenoble - Heu, ne marchez pas trop vite Président, n'oubliez pas que vous devez encore rallier Eric Piolle

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 07:16
- Nous sommes tous des Grenoblois

- Nous sommes tous des Grenoblois

« Toutes et tous à Paris, le vendredi 24 mars à 10 heures, pour manifester au Salon du Livre » lancent nos collègues de l'Isère

Les bibliothécaires de Grenoble (Isère) ont décidé de lancer un appel à tous les professionnels de la lecture publique pour revendiquer « la préservation et la valorisation d’un métier d’engagement » mis à mal non seulement du côté des Alpes mais également sur tout le territoire. Voici leur texte dans son intégralité.

« Nous, bibliothécaires de Grenoble, soutenu-es par l'intersyndicale CGT-FO-SUD-CNT, sommes en lutte depuis le mois de juin 2016. Cette lutte fait suite à l’annonce de la fermeture de trois bibliothèques de quartier et la suppression de 13 postes. Ces fermetures, dans le contexte d'un plan d'austérité mis en place par la municipalité grenobloise, viennent frapper un réseau de bibliothèques exemplaire à plus d'un titre. Face à une attaque sans précédent contre notre métier, nos emplois et les valeurs du service public, nous combattons ces choix que nous jugeons délétères et qui, nous l’affirmons haut et fort, hypothèquent l’idéal démocratique.

Nous récusons les choix budgétaires, qui, à Grenoble, dépossèdent les quartiers populaires de leur bibliothèque, et font peser sur les plus défavorisés le coût de l’austérité. A l’heure où la fragmentation sociale gagne du terrain, où le repli sur soi et la défiance à l’égard de l’autre gangrènent chaque jour un peu plus notre devenir commun, fermer des bibliothèques, c’est selon nous, se montrer aveugle ou se faire complice du délitement de la société.

Car ce qui fonde la bibliothèque, c’est son incarnation du principe d’égalité. Elle est encore l’un des derniers lieux ouvert à tous où se joue l’apprentissage du vivre ensemble et de la citoyenneté. Œuvrant activement pour la résorption des inégalités, elle reste l’instrument privilégié du projet de démocratisation culturelle. Convaincus de l’utilité sociale de notre métier, de l’importance de son rôle éducatif et émancipateur, nous sommes fermement décidés à le défendre au plan national, en organisant le déplacement d'une délégation de bibliothécaires jusqu'au Salon du Livre de Paris d'une part, jusqu'au Ministère de la Fonction Publique d'autre part, pour exiger les moyens d'exercer un service public de proximité et de qualité.

Faisant le constat que les bibliothèques de Grenoble ne sont pas les seules mises à mal et que d’autres bibliothèques françaises sont aux prises avec des difficultés similaires, nous appelons tous les professionnels de la lecture publique à rejoindre notre lutte pour revendiquer la préservation et la valorisation d’un métier d’engagement.

Si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifié-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail, le démantèlement et la marchandisation du bien commun, si vous aussi vous êtes indigné-es par le rouleau compresseur de l’austérité budgétaire, rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris ».

Un appel que ne nous ne pouvons que partager dans les bibliothèques de la Ville de Paris. Alors tous ensemble le 24 mars à partir de 10 heures à la Porte de Versailles pour rejoindre nos collègues de Grenoble dans leur défense de la lecture publique. Pour toutes infos complémentaires vous pouvez également vous rendre sur leur page Facebook. Pour ceux qui voudraient donner un petit coup de pouce à nos collègues et leur permettre de financer un peu leur virée dans la Capitale une cagnotte a été mise en ligne (voir ici).

Bibliothécaires de France et de Navarre, le 24 mars tous à Paris pour défendre la lecture publique

Bibliothécaires de France et de Navarre, le 24 mars tous à Paris pour défendre la lecture publique

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 17:48
Il ne fait pas bon être une femme à la Mairie de Paris

                En tout cas quand celle-ci travaille dans une bibliothèque

C’est un secteur à très forte majorité féminine. Pas loin de 70% selon les derniers chiffres officiels de la Mairie de Paris. Des femmes qui finissent souvent leur service à 19 heures et travaillent tous les samedis et aussi de plus en plus souvent le dimanche puisque notre Maire à tous veut étendre le travail dominical à de nouveaux établissements. Des femmes qui sont les moins bien payées de toute l’administration parisienne, car elles travaillent dans les bibliothèques municipales de la Capitale.

Mais vraiment moins bien payées ! Non pas pour ce qui concerne le traitement de base, mais pour toutes les rémunérations annexes appelées dans le jargon administratif « régime indemnitaire ». Même l’administration le reconnait officiellement. Il faut dire que les écarts sont abyssaux entre la filière culturelle et les autres directions de la Ville de Paris. Des différences qui vont de un à quatre avec la filière administrative, par exemple. Pour réparer cette inégalité de traitement, cette injustice surtout, les bibliothécaires demandent donc, via leurs représentants, un rattrapage de ce régime indemnitaire. La revendication présentée est plus que raisonnable puisque les syndicats demandent dans un premier temps de ramener cet écart de un à deux, puis de négocier dans un deuxième temps une augmentation régulière sur les années suivantes pour parvenir à l’égalité de traitement et en finir ainsi avec les discriminations qui témoignent de l’archaïsme et du sexisme bien présents à la Ville.

Si la Mairie de Paris a fait des propositions d’augmentation, celles-ci restent largement insuffisantes et très en deçà de nos demandes pourtant modestes. Et l’équipe d’Anne Hidalgo a beau affirmer sans vergogne dans la presse que « la concertation menée depuis plusieurs semaines a abouti à une augmentation moyenne de 47 % de la prime des agents d’ici à 2020 » le chiffre est trompeur car il faudrait au moins 300% d’augmentation pour arriver à une égalité réelle… Bref, avec de telles affirmations on ne peut que constater qu’il ne fait pas bon être une femme à la Mairie de Paris quand on travaille dans la filière culturelle. Leurs collègues masculins étant bien sûr logés à la même enseigne, notons que dans les bibliothèques de la Capitale un homme est d’ailleurs aussi une femme comme les autres.

Pour protester contre ce traitement, l'intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA) appelle les bibliothécaires parisiennes à fêter à leur façon la journée du 8 mars, qui est désormais celle du « Droit des femmes », en manifestant leur colère au siège de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris à 10 heures. Anne Hidalgo et son adjoint en charge de la Culture Bruno Julliard et bien entendue, Hélène Bidard, adjointe chargée de toutes les questions relatives à l'égalité femmes/hommes (ou encore à la lutte contre les discriminations ...) sont bien entendu invités à venir fêter avec eux dignement cet événement.

Pour prouver qu’ils ne tiennent pas un double discours du type « Paris aime les femmes, Paris aime l’égalité », ils peuvent aussi apporter des preuves d’amour en faisant des propositions qui  permettraient alors d’arriver à l’égalité homme/femme dans les bibliothèques de la Ville de Paris. Une égalité réelle. Des élues  du Conseil de Paris, de toutes les tendances politiques, ont également été invitées à cette manifestation.

Il ne fait pas bon être une femme à la Mairie de Paris
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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 10:08
Ouverture du dimanche : des bibliothécaires parisiens lancent un grand sondage via le site Askabox

« Vous ne voulez pas travailler le dimanche ? Alors faites-le savoir » disent-ils à leurs collègues du réseau

La nouvelle était tombée au printemps dernier. La mairie de Paris annonçait alors  - sans concertation aucune - que sept nouvelles bibliothèques devaient ouvrir le dimanche d'ici   2019 : Hélène Berr (XIIe), Aimé Césaire (XIVe), Melville (XIIIe), Germaine Tillion (XVIe), Rostand (XVIIIe), Parmentier (XIe) et Sabatier (XVIIIe). Plus ou moins dans cet ordre. On parle bien sûr d’établissements déjà existants et qui étaient fermés ce jour-là.

Une annonce qui avait pris par surprise les principaux concernés. Bien sûr, si certains bibliothécaires ne sont pas opposés à l’ouverture dominicale, c'est uniquement à condition d’avoir les moyens pour le faire. Ce qui est d'ailleurs loin d'être toujours le cas si l'on observe la politique déplorable de la Ville de Paris en ce domaine. D’autres en revanche refusent catégoriquement de travailler ce jour-là considérant que leur vie sociale et familiale est déjà suffisamment impactée en travaillant tous les samedis et en finissant tout les soirs à 19 heures.

Des collègues qui ne cachent pas leur inquiétude : « Aujourd’hui, nos revendications portent sur de meilleures conditions de travail le dimanche ! Mais dans ce combat que deviennent ceux qui ne veulent pas travailler le dimanche ? Et comment peuvent-ils se faire entendre ? » Bonne question. De plus, comme la mairie de Paris a affirmé publiquement que travailler le dimanche pour les bibliothécaires municipaux se ferait « sur la base du volontariat », il est utile de savoir qui est vraiment volontaire ou pas dans le réseau. Et nos collègues de lancer un grand sondage, en déclarant : « Vous ne voulez pas travailler le dimanche ? Faites-le savoir ».

Pour répondre à ce sondage, c'est très simple, il suffit juste à chaque bibliothécaire parisien opposé au travail du dimanche d'indiquer son nom et celui de son établissement via le site Askabox, lequel anonymise les réponses, en allant ici. Ensuite, le résultat, avec le pourcentage par bibliothèque, sera publié officiellement.

       Le sondage pour ne pas travailler le dimanche semble déjà promis à un grand succès

 

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 08:41
Paris : la moitié des bibliothèques fermée pour cause de grève ce dimanche 12  février

On attend désormais la réaction d'Anne Hidalgo et de Bruno Julliard sur cet échec de leur politique sociale et culturelle

La crise ne faiblit pas dans les bibliothèques municipales de la capitale. Après les mouvements de décembre dernier puis du premier week-end de février qui ont paralysé l'ensemble du réseau parisien il y avait, ce 12 février, de nouveau un mouvement social d'ampleur puisque la moitié des établissements du dimanche ont fermés pour cause de grève : Yourcenar (XVe), Duras (XXe) et Hélène Berr-Picpus (XIIe).

On ignore pour le moment si la Mairie de Paris, via les cabinets d'Anne Hidalgo ou celui de son adjoint à la Culture, Bruno Julliard, va se décider à faire un communiqué sur cet échec de sa politique culturelle et sociale. Ou bien négocier avec les syndicats pour sortir de ce conflit. Elle le devrait pourtant. D'autant que dimanche prochain la situation pourrait être identique.

          

                                            - Hé m'sieur, on ferme, faut pas rester là !

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 10:16

 

Intimidations diverses, atteinte au droit de grève, ouverture pouvant mettre en danger le personnel et le public : du côté de la rue de Picpus on peut  même parler d’un véritable « désherbage »

C’est la crise à la bibliothèque Hélène-Berr située rue de Picpus dans le XIIe arrondissement. Depuis que cette dernière doit ouvrir le dimanche, sous la pression d’Anne Hidalgo et de son équipe, le climat s’est considérablement dégradé. Au point que de nombreux agents sont déjà partis, pendant que d’autres s’interrogent...

Toutefois, si l’administration a mis la pression sur la direction de la bibliothèque pour ouvrir coûte que coûte le dimanche, cette dernière n’est toutefois pas complètement étrangère à la crise interne qui frappe cet établissement. Il faut dire que certaines méthodes ne passent pas auprès des collègues, notamment tout ce qui concerne la réglementation sociale. Des entorses graves (volontaires ?) au droit du Travail qui sont devenues inacceptables non seulement aux yeux des agents mais aussi des organisations syndicales. Notamment, avec des attaques au droit de grève. Sans même parler de méthodes qui peuvent mettre en danger les bibliothécaires et le public, en maintenant l'ouverture de l’établissement en dépit de tout bon sens.

Passons sur les menaces et intimidations de toutes sortes qui passent par des convocations régulières des « récalcitrants » qui oseraient contester le bien fondé d’ouvrir leur établissement le dimanche, ou bien de seulement demander des moyens corrects pour fonctionner ce jour-là. Silence dans les rangs ! Conséquence de ce management passablement too much, l’ambiance à Hélène-Berr est en pleine déliquescence : certains agents se plaignent de souffrance au travail, d’autres ont été arrêtés plusieurs fois, tandis que les relations entre collègues se détériorent face aux différentes pressions de l’équipe de direction. Ce qui ne surprend pas les bibliothécaires du réseau parisien, qui voient passer les fiches de postes vacants en provenance de cet établissement... Évidemment, et on les comprend, personne ne se bouscule pour postuler hormis les lauréats de concours.

A la bibliothèque de la rue de Picpus, les agents du réseau ne se bousculent pas

A la bibliothèque de la rue de Picpus, les agents du réseau ne se bousculent pas

Mais, cerise sur le gâteau, la direction de la médiathèque de la rue de Picpus a même tenté dernièrement de mettre au pilon le droit de grève en intimant aux agents grévistes le dimanche de venir « récupérer »  en venant travailler un jour de plus en semaine ! Comme le disait Pierre Dac « passé les bornes il n'y a plus de limites  » mais à ce point-là… Même l’administration a dû mettre le holà et rappeler à l’encadrement ses obligations en matière de droit du Travail.

Mieux, lors du mouvement du samedi 4 février, très suivi par toutes les bibliothèques parisiennes, le droit de grève, s’il n’a pas été interdit, a quand même été joyeusement contourné à Hélène-Berr puisqu’en dehors de toute déontologie la direction a voulu tout de même ouvrir, quitte à mettre en danger les personnels présents et les usagers. D’où des collègues laissés seuls dans des étages alors qu'habituellement la présence de deux ou trois bibliothécaires titulaires est nécessaire, tandis que d’autres étaient en service public non stop pendant cinq heures d’affilée...

Cette organisation du travail faite pour casser le mouvement, en a évidemment choqué plus d’un. A tel point « que des collègues révulsés, même s’ils ne voulaient pas faire grève au départ, ont finalement cessé le travail » ont rapporté les personnels de la rue de Picpus. Une ouverture obtenue à l’arrache avec une équipe composée de très peu de bibliothécaires titulaires et d’une majorité d’étudiants. Ce fonctionnement préfigure-t-il l’avenir du métier ? Disons que celui-ci n’est certainement pas défendu avec ces méthodes un peu antisociales et surtout sans aucune perspective. N'empêche que l'établissement a fermé le lendemain dimanche... pour cause de grève. Tout ça pour ça ?

Car, ne nous y trompons pas, si l’encadrement de la bibliothèque Hélène-Berr agit de cette façon sous l’œil pour le moment bienveillant du Bureau des Bibliothèques et de la Direction des Affaires Culturelles - laquelle suit les ordres d’Anne Hidalgo et de Bruno Julliard - il se pourrait bien un jour que l’administration le lâche en rase campagne lorsque l’établissement ne lui sera plus d’aucune utilité politique. Les exemples sont malheureusement nombreux. Et ce jour-là, les syndicats pourraient bien lui être utiles.

A la médiathèque Hélène-Berr, ça pilonne sec sur le droit du Travail
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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 08:48
Social : Bruno Julliard dos au mur

Social : Bruno Julliard dos au mur

                          Le mouvement s'annonçait très suivi, il l'a été !

La Mairie de Paris attendait de savoir si les bibliothécaires allaient répondre à l'appel de l’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA) : on peut déjà affirmer qu'elle n'a pas dû être déçue.

Près de 60% de grévistes et la moitié du réseau parisien totalement fermée ou fortement perturbée le samedi 4 février. Notamment (liste non exhaustive) : Colette Vivier (XVIIe), Diderot (XIIe), Marguerite Durand (XIIIe), Louise Michel (XXe), Malraux (VIe), Marguerite Duras (XXe), Europe (VIIIe), Hergé (XIXe), Melville (XIIIe), Parmentier (XIe), Rilke (Ve), Rimbaud (IVe), Romilly (XVIIIe), Sabatier (XVIIIe), Germaine Tillion et la Bibliothèque du tourisme et des voyages (XVIe), Villon (Xe), Yourcenar (XIVe), Mouffetard (Ve), Glacière (XIIIe), Couronnes (XXe), Buffon (Ve), Aimé Césaire (XIVe), Vaclav Havel (XVIIIe), Brassens (XVe), Italie (XIIIe), Genevoix (XVIIIe), Faidherbe (XIe). Pour le dimanche 5 décembre, il y avait bien sûr la bibliothèque Hélène-Berr (XIIe) qui a fermé toute la journée, ainsi que François-Truffaut (Ier), et de nouveau Marguerite Duras. Le mouvement s'annonçait très suivi, on peut donc dire qu'il l'a été.

Des grévistes qui par ailleurs ont été recensés dans tout le réseau. Saluons particulièrement les collègues de la Bibliothèque Historique (IVe), Edmond Rostand (XVIIe), Oscar Wilde (XXe), la MMP du Forum des Halles (Ier) ou encore Vandamme (XIVe), aperçus lors du rassemblement le samedi après-midi devant Hélène-Berr. Une manifestation qui a vu également la présence de la presse  (Le Parisien, ActuaLitté ou encore Libération). En revanche, la Direction des Affaires Culturelles a brillé par son absence, elle qui affirme pourtant sans cesse « aller à la rencontre des personnels ». C'est vrai que cette fois-ci, elle aurait eu du mal à vendre son brouet...

Les bibliothécaires et l'intersyndicale demandent toujours des avancées sur la revalorisation des primes de la filière culturelle (les plus basses de toutes les administrations parisiennes) et des effectifs supplémentaires pour assurer l'ouverture du dimanche dans des conditions décentes, en particulier à la bibliothèque de la rue de Picpus, qui essuit les plâtres. En attendant des propositions écrites de la part de la Mairie de Paris via Bruno Julliard, le premier adjoint d'Anne Hidalgo en charge de la Culture, un nouveau préavis va être déposé pour une nouvelle grève le dimanche 12 février à la médiathèque Hèlène Berr.

  Grève des bibliothèques : La mairie croise les doigts pour que le mouvement s'essouffle

Grève des bibliothèques : La mairie croise les doigts pour que le mouvement s'essouffle

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 18:32
Grève de toutes les bibliothèques parisiennes le premier week-end de février

Deux préavis ont été déposés : un premier le samedi 4 février pour toutes les bibliothèques du réseau parisien, et le second le lendemain pour celles... qui ouvrent déjà le dimanche !

La colère ne retombe pas chez les bibliothécaires de la Capitale. Après le mouvement très suivi de décembre dernier (lire ici) les personnels remettent ça le premier week-end de février, les samedi 4 et dimanche 5, à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA, laquelle est plus que majoritaire parmi les agents de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.

Les bibliothécaires, qui dénoncent le mépris de la municipalité à leur égard, demandent à Anne Hidalgo d'ouvrir des négociations pour résoudre cette crise sociale à l’œuvre dans les bibliothèques municipales parisiennes, notamment, sur les effectifs, les primes de la filière culturelle et les conditions de l'ouverture du dimanche. Si la Mairie de Paris a bien proposé un rattrapage des primes, celles-ci restent toutefois inférieures - et de loin - à celles les plus basses des autres agents de la Ville.

« Ce que nous propose la DRH ne permet pas de rattraper le retard abyssal des primes des personnels des bibliothèques » ont rétorqué les agents présents à l’assemblée générale du personnel du 20 janvier. Pire : le protocole d’accord proposé par la Mairie voulait lier l’augmentation de ces primes avec le travail dominical, exigeant ainsi des syndicats et des bibliothécaires « de s’engager à soutenir » toutes les prochaines ouvertures de bibliothèques le dimanche. Une véritable provocation. Si bien que les personnels ont, à l'unanimité, mandaté l’intersyndicale pour ne pas signer cet accord et d'enjoindre l'administration à reprendre les discussions.

Justement parlons de l‘ouverture du dimanche ! Par exemple à la bibliothèque Françoise Sagan (Xe), inaugurée il y a deux ans à peine et ouverte le dimanche donc, le fonctionnement est si déplorable que la Mairie vient justement d’accorder en urgence la création de quatre postes... Sept bibliothèques supplémentaires vont notamment y être soumises d’ici la fin de la mandature, en 2020. Et pour la première d’entre-elles, la bibliothèque Hélène-Berr, située rue de Picpus dans le XIIe arrondissement, cette ouverture dominicale tourne déjà à la crise (lire ici).

Avec l’intersyndicale, les personnels d'Hélène-Berr réclament entre deux et cinq créations de postes supplémentaires, ne serait-ce que pour des raisons de sécurité du public, des agents ou du bâtiment, sans même parler d'assurer un service public juste a minima. Contrairement aux autres bibliothèques du réseau, elle ne sera pas en grève le samedi 4 février (quoique...) . En revanche, elle le sera bien..... le dimanche 5 février comme celles qui doivent ouvrir ce jour-là, telle Marguerite Yourcenar (XIVe) ou encore Marguerite Duras (XXe) puisqu’un second préavis a été déposé. Chez les observateurs, on appelle ça le deuxième effet « Kiss Cool » !

Ceci-dit, il y aura bien du monde le samedi 4 février du côté de la rue de Pcpus puisque les agents du réseau viendrons manifester devant Hélène-Berr à 15 heures avec à l'appui des pétitions proposées aux usagers. Un conflit qui est parti pour durer si rien n’est fait pour répondre aux revendications légitimes des bibliothécaires parisiens. La balle est du côté de l’Hôtel de Ville. Après tout, la Maire de Paris est une ancienne inspectrice du travail et son adjoint à la Culture, Bruno Julliard, un ancien syndicaliste (étudiant, certes !).

Bruno Julliard et une ministre du travail sur les marches de la BnF côté XIIIème

Bruno Julliard et une ministre du travail sur les marches de la BnF côté XIIIème

     - Alors là Myriam de l'autre côté de la Seine on aperçoit la bibliothèque de la rue de Picpus

                       - Moais, moi je vois plutôt une crise sociale, et crois moi je m'y connais !

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Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques Primes Travail du dimanche
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