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Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 10:16

 

Intimidations diverses, atteinte au droit de grève, ouverture pouvant mettre en danger le personnel et le public : du côté de la rue de Picpus on peut  même parler d’un véritable « désherbage »

C’est la crise à la bibliothèque Hélène-Berr située rue de Picpus dans le XIIe arrondissement. Depuis que cette dernière doit ouvrir le dimanche, sous la pression d’Anne Hidalgo et de son équipe, le climat s’est considérablement dégradé. Au point que de nombreux agents sont déjà partis, pendant que d’autres s’interrogent...

Toutefois, si l’administration a mis la pression sur la direction de la bibliothèque pour ouvrir coûte que coûte le dimanche, cette dernière n’est toutefois pas complètement étrangère à la crise interne qui frappe cet établissement. Il faut dire que certaines méthodes ne passent pas auprès des collègues, notamment tout ce qui concerne la réglementation sociale. Des entorses graves (volontaires ?) au droit du Travail qui sont devenues inacceptables non seulement aux yeux des agents mais aussi des organisations syndicales. Notamment, avec des attaques au droit de grève. Sans même parler de méthodes qui peuvent mettre en danger les bibliothécaires et le public, en maintenant l'ouverture de l’établissement en dépit de tout bon sens.

Passons sur les menaces et intimidations de toutes sortes qui passent par des convocations régulières des « récalcitrants » qui oseraient contester le bien fondé d’ouvrir leur établissement le dimanche, ou bien de seulement demander des moyens corrects pour fonctionner ce jour-là. Silence dans les rangs ! Conséquence de ce management passablement too much, l’ambiance à Hélène-Berr est en pleine déliquescence : certains agents se plaignent de souffrance au travail, d’autres ont été arrêtés plusieurs fois, tandis que les relations entre collègues se détériorent face aux différentes pressions de l’équipe de direction. Ce qui ne surprend pas les bibliothécaires du réseau parisien, qui voient passer les fiches de postes vacants en provenance de cet établissement... Évidemment, et on les comprend, personne ne se bouscule pour postuler hormis les lauréats de concours.

A la bibliothèque de la rue de Picpus, les agents du réseau ne se bousculent pas

A la bibliothèque de la rue de Picpus, les agents du réseau ne se bousculent pas

Mais, cerise sur le gâteau, la direction de la médiathèque de la rue de Picpus a même tenté dernièrement de mettre au pilon le droit de grève en intimant aux agents grévistes le dimanche de venir « récupérer »  en venant travailler un jour de plus en semaine ! Comme le disait Pierre Dac « passé les bornes il n'y a plus de limites  » mais à ce point-là… Même l’administration a dû mettre le holà et rappeler à l’encadrement ses obligations en matière de droit du Travail.

Mieux, lors du mouvement du samedi 4 février, très suivi par toutes les bibliothèques parisiennes, le droit de grève, s’il n’a pas été interdit, a quand même été joyeusement contourné à Hélène-Berr puisqu’en dehors de toute déontologie la direction a voulu tout de même ouvrir, quitte à mettre en danger les personnels présents et les usagers. D’où des collègues laissés seuls dans des étages alors qu'habituellement la présence de deux ou trois bibliothécaires titulaires est nécessaire, tandis que d’autres étaient en service public non stop pendant cinq heures d’affilée...

Cette organisation du travail faite pour casser le mouvement, en a évidemment choqué plus d’un. A tel point « que des collègues révulsés, même s’ils ne voulaient pas faire grève au départ, ont finalement cessé le travail » ont rapporté les personnels de la rue de Picpus. Une ouverture obtenue à l’arrache avec une équipe composée de très peu de bibliothécaires titulaires et d’une majorité d’étudiants. Ce fonctionnement préfigure-t-il l’avenir du métier ? Disons que celui-ci n’est certainement pas défendu avec ces méthodes un peu antisociales et surtout sans aucune perspective. N'empêche que l'établissement a fermé le lendemain dimanche... pour cause de grève. Tout ça pour ça ?

Car, ne nous y trompons pas, si l’encadrement de la bibliothèque Hélène-Berr agit de cette façon sous l’œil pour le moment bienveillant du Bureau des Bibliothèques et de la Direction des Affaires Culturelles - laquelle suit les ordres d’Anne Hidalgo et de Bruno Julliard - il se pourrait bien un jour que l’administration le lâche en rase campagne lorsque l’établissement ne lui sera plus d’aucune utilité politique. Les exemples sont malheureusement nombreux. Et ce jour-là, les syndicats pourraient bien lui être utiles.

A la médiathèque Hélène-Berr, ça pilonne sec sur le droit du Travail
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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 08:48
Social : Bruno Julliard dos au mur

Social : Bruno Julliard dos au mur

                          Le mouvement s'annonçait très suivi, il l'a été !

La Mairie de Paris attendait de savoir si les bibliothécaires allaient répondre à l'appel de l’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA) : on peut déjà affirmer qu'elle n'a pas dû être déçue.

Près de 60% de grévistes et la moitié du réseau parisien totalement fermée ou fortement perturbée le samedi 4 février. Notamment (liste non exhaustive) : Colette Vivier (XVIIe), Diderot (XIIe), Marguerite Durand (XIIIe), Louise Michel (XXe), Malraux (VIe), Marguerite Duras (XXe), Europe (VIIIe), Hergé (XIXe), Melville (XIIIe), Parmentier (XIe), Rilke (Ve), Rimbaud (IVe), Romilly (XVIIIe), Sabatier (XVIIIe), Germaine Tillion et la Bibliothèque du tourisme et des voyages (XVIe), Villon (Xe), Yourcenar (XIVe), Mouffetard (Ve), Glacière (XIIIe), Couronnes (XXe), Buffon (Ve), Aimé Césaire (XIVe), Vaclav Havel (XVIIIe), Brassens (XVe), Italie (XIIIe), Genevoix (XVIIIe), Faidherbe (XIe). Pour le dimanche 5 décembre, il y avait bien sûr la bibliothèque Hélène-Berr (XIIe) qui a fermé toute la journée, ainsi que François-Truffaut (Ier), et de nouveau Marguerite Duras. Le mouvement s'annonçait très suivi, on peut donc dire qu'il l'a été.

Des grévistes qui par ailleurs ont été recensés dans tout le réseau. Saluons particulièrement les collègues de la Bibliothèque Historique (IVe), Edmond Rostand (XVIIe), Oscar Wilde (XXe), la MMP du Forum des Halles (Ier) ou encore Vandamme (XIVe), aperçus lors du rassemblement le samedi après-midi devant Hélène-Berr. Une manifestation qui a vu également la présence de la presse  (Le Parisien, ActuaLitté ou encore Libération). En revanche, la Direction des Affaires Culturelles a brillé par son absence, elle qui affirme pourtant sans cesse « aller à la rencontre des personnels ». C'est vrai que cette fois-ci, elle aurait eu du mal à vendre son brouet...

Les bibliothécaires et l'intersyndicale demandent toujours des avancées sur la revalorisation des primes de la filière culturelle (les plus basses de toutes les administrations parisiennes) et des effectifs supplémentaires pour assurer l'ouverture du dimanche dans des conditions décentes, en particulier à la bibliothèque de la rue de Picpus, qui essuit les plâtres. En attendant des propositions écrites de la part de la Mairie de Paris via Bruno Julliard, le premier adjoint d'Anne Hidalgo en charge de la Culture, un nouveau préavis va être déposé pour une nouvelle grève le dimanche 12 février à la médiathèque Hèlène Berr.

  Grève des bibliothèques : La mairie croise les doigts pour que le mouvement s'essouffle

Grève des bibliothèques : La mairie croise les doigts pour que le mouvement s'essouffle

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 18:32
Grève de toutes les bibliothèques parisiennes le premier week-end de février

Deux préavis ont été déposés : un premier le samedi 4 février pour toutes les bibliothèques du réseau parisien, et le second le lendemain pour celles... qui ouvrent déjà le dimanche !

La colère ne retombe pas chez les bibliothécaires de la Capitale. Après le mouvement très suivi de décembre dernier (lire ici) les personnels remettent ça le premier week-end de février, les samedi 4 et dimanche 5, à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA, laquelle est plus que majoritaire parmi les agents de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.

Les bibliothécaires, qui dénoncent le mépris de la municipalité à leur égard, demandent à Anne Hidalgo d'ouvrir des négociations pour résoudre cette crise sociale à l’œuvre dans les bibliothèques municipales parisiennes, notamment, sur les effectifs, les primes de la filière culturelle et les conditions de l'ouverture du dimanche. Si la Mairie de Paris a bien proposé un rattrapage des primes, celles-ci restent toutefois inférieures - et de loin - à celles les plus basses des autres agents de la Ville.

« Ce que nous propose la DRH ne permet pas de rattraper le retard abyssal des primes des personnels des bibliothèques » ont rétorqué les agents présents à l’assemblée générale du personnel du 20 janvier. Pire : le protocole d’accord proposé par la Mairie voulait lier l’augmentation de ces primes avec le travail dominical, exigeant ainsi des syndicats et des bibliothécaires « de s’engager à soutenir » toutes les prochaines ouvertures de bibliothèques le dimanche. Une véritable provocation. Si bien que les personnels ont, à l'unanimité, mandaté l’intersyndicale pour ne pas signer cet accord et d'enjoindre l'administration à reprendre les discussions.

Justement parlons de l‘ouverture du dimanche ! Par exemple à la bibliothèque Françoise Sagan (Xe), inaugurée il y a deux ans à peine et ouverte le dimanche donc, le fonctionnement est si déplorable que la Mairie vient justement d’accorder en urgence la création de quatre postes... Sept bibliothèques supplémentaires vont notamment y être soumises d’ici la fin de la mandature, en 2020. Et pour la première d’entre-elles, la bibliothèque Hélène-Berr, située rue de Picpus dans le XIIe arrondissement, cette ouverture dominicale tourne déjà à la crise (lire ici).

Avec l’intersyndicale, les personnels d'Hélène-Berr réclament entre deux et cinq créations de postes supplémentaires, ne serait-ce que pour des raisons de sécurité du public, des agents ou du bâtiment, sans même parler d'assurer un service public juste a minima. Contrairement aux autres bibliothèques du réseau, elle ne sera pas en grève le samedi 4 février (quoique...) . En revanche, elle le sera bien..... le dimanche 5 février comme celles qui doivent ouvrir ce jour-là, telle Marguerite Yourcenar (XIVe) ou encore Marguerite Duras (XXe) puisqu’un second préavis a été déposé. Chez les observateurs, on appelle ça le deuxième effet « Kiss Cool » !

Ceci-dit, il y aura bien du monde le samedi 4 février du côté de la rue de Pcpus puisque les agents du réseau viendrons manifester devant Hélène-Berr à 15 heures avec à l'appui des pétitions proposées aux usagers. Un conflit qui est parti pour durer si rien n’est fait pour répondre aux revendications légitimes des bibliothécaires parisiens. La balle est du côté de l’Hôtel de Ville. Après tout, la Maire de Paris est une ancienne inspectrice du travail et son adjoint à la Culture, Bruno Julliard, un ancien syndicaliste (étudiant, certes !).

Bruno Julliard et une ministre du travail sur les marches de la BnF côté XIIIème

Bruno Julliard et une ministre du travail sur les marches de la BnF côté XIIIème

     - Alors là Myriam de l'autre côté de la Seine on aperçoit la bibliothèque de la rue de Picpus

                       - Moais, moi je vois plutôt une crise sociale, et crois moi je m'y connais !

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 08:28

 

L’administration rappelle que « consigne a été donnée de mettre en place ces mesures en lien avec son bureau de tutelle ». Sinon ce sera... « directement par le bureau de tutelle » !

Dans une note officielle envoyée aux membres du Comité Hygiène et Sécurité de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, l’administration précise les conditions d’ouverture en cas de baisse de température dans les établissements relevant de sa responsabilité comme les ateliers beaux-arts, les bibliothèques ou encore les conservatoires.

Une note très précieuse en ces périodes de grand froid, surtout quand les problèmes de chauffage sont aussi récurrents dans de nombreux bâtiments municipaux. D’autant plus précieuse que souvent le flou règne du côté des chefs d’établissement qui ne savent pas jusqu’où peut descendre le thermomètre avant de prendre des mesures qui s'imposent tant pour les agents que pour le public.

Désormais, ils sauront quoi faire puisque l’administration a été très claire en leur envoyant « les mesures de prévention dans les cas de figure suivants ». Si jusqu’à 19 degrés les lieux « fonctionnent normalement », juste en dessous les consignes officielles sont désormais sans appel. Ainsi en cas de température comprise entre seulement 18° et 14°, il faut immédiatement « mettre à disposition de chauffages d’appoint » et autoriser « le port du manteau personnel » notamment en service public. Enfin, last but not least, le responsable d’établissement doit bien sûr « aménager l’organisation du travail » ce qui signifie « davantage de roulements, davantage de pauses » avec la possibilité de prendre « des boissons chaudes ».

En cas de température inférieure à 14°, la direction des affaires culturelles demande immédiatement « la fermeture du lieu (le lieu pouvant être une salle) ». Ce qui signifie évacuer les usagers si cet espace reçoit du public mais aussi renvoyer les personnels s’il n’y a aucun autre endroit où aller se réchauffer. Pour les récalcitrants, l’administration rappelle que « consigne a été donnée de mettre en place ces mesures en lien avec son bureau de tutelle  » sinon ce sera « directement le bureau de tutelle qui interviendra ». Effectivement là ça refroidit !

Bibliothèques, conservatoires : à 14 degrés, on ferme !
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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 16:07
Pour ouvrir le dimanche, la Mairie de Paris est vraiment prête à tout

                                  Et même à faire vraiment n’importe quoi

C’était un peu le branle-bas de combat à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. Et l’aréopage était d’importance, constitué d' une délégation de sous-directeurs, de chefs de bureau et autres grands chefs à plumes venus convaincre les agents de la bibliothèque Hélène-Berr (XIIe) d’ouvrir le dimanche, ordre d’Anne Hidalgo. Car, dans la liste des bibliothèques dont l'ouverture le dimanche est prévue prochainement, l’établissement de la rue de Picpus va être le premier à essuyer les plâtres (lire ici).

Les personnels ne sont guère enchantés par cette perspective, même si l’équipe est partagée entre résignation et colère face aux propositions de la Mairie d’ouvrir dans de mauvaises conditions (lire ici). A quelques jours de la première ouverture dominicale, c’est même un climat délétère qui s’est installé à la bibliothèque Hélène-Berr. Et les propos tenus dans cette réunion de la dernière chance ne risquent pas d’arranger les choses tellement l’administration est prête à tout pour ouvrir le dimanche. Mais alors vraiment à tout.

Ainsi, la médiathèque, dont le bâtiment compte six niveaux ouverts au public, ouvrira le dimanche non seulement avec un personnel très réduit, mais surtout avec une moitié d’étudiants embauchés sur des contrats de quatre jours par mois (une sorte de CPE, quoi). Et l’administration d’asséner : « Il n'y a aucun obstacle juridique à laisser un étudiant tout seul sur un plateau ». Plus fort, selon nos cadres dirigeants : « Il a le même degré de responsabilité qu'un personnel titulaire ». Cette assertion est complètement fausse, mais ce n’est pas tellement que la Direction des Affaires Culturelles et le bureau des bibliothèques racontent n’importe quoi, c’est surtout complètement irresponsable en terme de sécurité, que ce soit du bâtiment ou des personnes (agents comme usagers). Et comme tel, interdit par tous les règlements en matière d’hygiène et de sécurité.

Mais la Mairie ne s’arrête pas là dans le domaine de la provocation : « La médiathèque pourra ouvrir le dimanche avec cinq titulaires et neuf étudiants ». A ce rythme d'ailleurs, pourquoi des titulaires ? Et pourquoi pas quatorze étudiants ? Pas de doute, avec Anne Hidalgo et son équipe l’avenir des services publics parisiens est assuré. Un volontarisme qui a de quoi inquiéter jusqu’à François Fillon qui devra vite réactualiser son programme s’il ne veut pas se faire déborder ! Face à la crise qui s’annonce, la direction de la médiathèque de la rue de Picpus, qui n’en peut mais, est contrainte d’appliquer les ordres municipaux, même les plus imbéciles, et bien obligée d’avouer son désarroi à l’équipe : « Ouvrons d'abord, et ensuite on verra bien si c'est supportable ou non le dimanche ». Pas très rassurant tout ça. Même pour les thuriféraires de l’ouverture dominicale.

D’autant que pour une partie des bibliothécaires d’Hèlène Berr, cette façon de faire ne passe pas vraiment. Et même vraiment pas : « Malgré un renouvellement de presque un quart de l’équipe en vue de l’ouverture dominicale (un « turn over »  assez inquiétant NDR), une grande partie des personnels reste déterminée à maintenir ses revendications, soutenue par un grand nombre de bibliothèques parisiennes, ainsi qu’en atteste la mobilisation du 17 décembre.  Non, les personnels de la médiathèque Hélène Berr ne baissent pas les bras, ils se mobilisent et sont prêts à faire grève si les revendications portées par l’intersyndicale ne sont pas entendues » affirment-ils dans un communiqué.

Une revendication d’ailleurs bien modeste puisqu'elle consiste en la demande de création de seulement cinq postes budgétaires supplémentaires. Pas grand chose pour une collectivité au budget de sept milliards d’euros. Si cette demande pour un fonctionnement pourtant a minima d’un établissement qui reçoit du public est au dessus des moyens de la Ville de Paris, alors qu’elle renonce à ouvrir ses bibliothèques le dimanche.

Dis Bruno !?!  Cette idée de faire fonctionner le service public avec des étudiants ça viendrait pas de tes copains de l'UNEF ?

Dis Bruno !?! Cette idée de faire fonctionner le service public avec des étudiants ça viendrait pas de tes copains de l'UNEF ?

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 16:26
Bibliothécaires, tous à l'Assemblée Générale le 20 janvier après la grève très suivie de décembre dernier

L’intersyndicale invite tous les personnels pour discuter des suites à donner au mouvement, le vendredi 20 janvier de dix heures à midi à la Bourse du Travail

La grève des bibliothèques parisiennes du 17 décembre dernier pour protester contre le mépris de la Mairie de Paris envers les personnels a été très très suivie, avec la majorité du réseau fermée totalement ou partiellement (lire ici).

L'intersyndicale a demandé à la municipalité dirigée par Anne Hidalgo d'ouvrir des négociations pour résoudre cette crise sociale à l’œuvre dans les bibliothèques de la Capitale, notamment sur les effectifs, les primes de la filière culturelle ou les conditions de l'ouverture du dimanche (voir le courrier dans commentaire).

Si nous voulons faire avancer les choses, il faut participer massivement à l’Assemblée Générale organisée à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA, le vendredi 20 janvier 2017 de dix heures à midi à la Bourse du Travail (salle Jean Jaurès) pour envisager les suites à donner au mouvement.

Cette réunion se déroule sur le temps de travail dans le cadre des heures d'informations et a été autorisée par l'administration.

Bibliothécaires, tous à la Bourse du Travail, 3 rue du Château d'Eau (Paris IIIe), le 20 janvier

Bibliothécaires, tous à la Bourse du Travail, 3 rue du Château d'Eau (Paris IIIe), le 20 janvier

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 08:09
Social : Les bibliothèques parisiennes à l’arrêt le 17 décembre

    Une vraie bérézina pour la Mairie qui pariait sur un échec de la mobilisation

Le mouvement s'annonçait très très suivi. Il le fut. La réponse des bibliothécaires au mépris affiché par la Mairie de Paris à leur égard (lire ici) a été cinglante. Bruno Julliard ne peut que constater la colère des personnels au regard du nombre d'établissements du réseau touchés par la grève lancée par l'intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA.

Et quand on dit touchés on pourrait même ajouter paralysés, puisque la liste de bibliothèques fermées toute la journée est plus qu'impressionnante : Buffon (Ve), Mohamed Arkoun (Ve), Rilke (Ve), Malraux (VIe), Drouot (IXe), Faidherbe (XIe), Parmentier (XIe), Glacière (XIIIe), Italie (XIIIe), Brassens (XIVe), Germaine Tillion (XVIe) (« une première » d'après un agent), Marguerite Durand (XIIIe), Yourcenar (XVe), Colette Vivier (XVIIe), Rostand (XVIIe), Genevoix (XVIIIe), Romilly (XVIIIe) (« du jamais vu » selon un autre employé...), Couronnes (XXe), ou encore Europe (VIIIe). Des établissements dans lesquels on recensait des taux de 70 à 100% de grévistes. A cette liste ajoutons le Service Informatique des Bibliothèques (SIB) qui a également suivi et a été arrêté toute la journée. Une vraie "bérézina" pour la Mairie de Paris qui pariait sur un échec de la mobilisation.

D'autant que de nombreuses autres bibliothèques ont aussi participé activement à la grève puisque elles ont été closes dès l'après-midi ou bien avant l'heure officielle de fermeture. Parmi elles, citons pêle-mêle : Amélie (VIIe), Villon (Xe), Sagan (Xe), Crimée (XIXe), Duras (XXe), Rabier (XIXe), Sabatier (XVIIIe), Césaire (XIVe) ou encore Melville (XIIIe). Une liste évidemment non exhaustive. Sans compter les collègues grévistes dans la plupart des bibliothèques  notamment à Hergé (XIXe), Chaptal (IXe), Lancry (Xe), Delbo (IIIe), Valeyre (IXe), Vandamme (XIVe) et même Musset (XVIe) !

Au total, et selon nos informations à ce jour, on compte dix-huit bibliothèques fermées toute la journée, douze l’après-midi, et trois fermetures anticipées. Quant à celles qui ont voulu ouvrir coûte que coûte sous la pression de l'administration et de l'encadrement, ce fut au prix d'un service très dégradé et de conditions de travail des plus pénibles. La Mairie de Paris est en principe très attachée à la sécurité des agents et du public, et l’on peut se demander si les conditions étaient bien remplies ce samedi dans certains établissements…

Par ailleurs, plusieurs centaines de bibliothécaires ont participé aux deux rassemblements, le matin à Parmentier, puis l'après-midi devant Hélène Berr, qui fut ensuite investie par les manifestants. De quoi affoler la directrice de l'établissement qui, paniquée, a été tentée d'appeler la... police ! Si la maire socialiste du XIIe arrondissement, pourtant invitée, n'a pas osé venir à la rencontre des grévistes présents rue de Picpus, ces derniers ont néanmoins reçu le soutien de Nicolas Bonnet, élu du quartier et président du Groupe Communiste au Conseil de Paris, et d'Alexis Corbière, ancien élu du secteur lui aussi, et désormais conseiller politique de Jean-Luc Mélenchon. Le tout devant les caméras de la chaîne LCI. Il est vrai que niveau média, la grève a là aussi été très suivie, puisque'il y a eu des articles dans Livre-Hebdo, Le Parisien, ActuaLitté, 20 Minutes, Miroir Social, mais aussi dans Libération et l'Obs !

L'intersyndicale va demander à la Mairie de Paris d'ouvrir des négociations pour résoudre cette crise sociale à l’œuvre dans les bibliothèques de la Capitale. Après tout, la Maire de Paris est une ancienne inspectrice du travail et son adjoint à la Culture un ancien syndicaliste (étudiant, certes...). Enfin, une assemblée générale des personnels est programmée le vendredi 20 janvier à 10 heures à la Bourse du Travail pour envisager les suites à donner au mouvement.

17 décembre  : par crainte de sureffectif, la direction de Picpus a été tentée d'appeler la Police
17 décembre  : par crainte de sureffectif, la direction de Picpus a été tentée d'appeler la Police
17 décembre  : par crainte de sureffectif, la direction de Picpus a été tentée d'appeler la Police

17 décembre : par crainte de sureffectif, la direction de Picpus a été tentée d'appeler la Police

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 10:41
Les bibliothécaires parisiens en grève le 17 décembre pour dénoncer le mépris d'Anne Hidalgo et de son équipe

Une manifestation se tiendra le matin devant la bibliothèque Parmentier (XIe), puis une autre l’après-midi devant celle d’Hélène Berr (XIIe)

La situation des bibliothèques municipales parisiennes empire de jour en jour avec les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années et la diminution importante des effectifs.

A ces dégradations des conditions de travail s’ajoute le manque de considération - certains diraient le mépris - envers les personnels qui travaillent à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris : ces derniers ont en effet les primes les plus basses de toute l’administration parisienne ! Et la  municipalité ne compte visiblement pas corriger cette injustice... Comme un affront de plus envers les personnels de la filière culturelle.

Nous sommes tous arrivés à saturation et au bord de l’implosion. De plus, nous en avons assez d’être payés moins que tous les autres personnels de la Ville, bien que travaillant tous les soirs jusqu’à 19h et tous les samedis, et le dimanche pour certains ! Enfin, pour rajouter au ras-le-bol, Anne Hidalgo  et son équipe sont en train d'imposer l'ouverture de sept bibliothèques le dimanche, sans même proposer les effectifs nécessaires pour fonctionner normalement et de manière efficace pour le public. Une véritable provocation ! Son adjoint à la Culture, Bruno Julliard, est fermé à toute négociation en refusant toutes les propositions raisonnables des organisations syndicales et des personnels concernés.

Face à cette situation de crise, nous n’avons pas d’autre choix que de manifester en nous mettant en grève le samedi 17 décembre pour réclamer des conditions de travail dignes, la reconnaissance de nos compétences et de nos métiers, des effectifs supplémentaires et un rattrapage conséquent de nos primes pour être au niveau des autres agents de la Mairie de Paris.

Le 17 décembre, à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA, soyons très nombreux et mobilisés pour obtenir l’ouverture de négociations sur l’ensemble de nos revendications, pour qu’enfin la Maire de Paris prête attention à la situation des personnels des bibliothèques.

Pour afficher notre détermination plusieurs manifestations seront au programme : une première se tiendra le matin devant la bibliothèque Parmentier (XIe), puis une autre l’après-midi devant celle d’Hélène Berr (XIIe). OUI : soyons très nombreux !!!

Paris : les bibliothécaires manifesteront le 17 décembre pour demander l'ouverture de négociations sur leurs revendications

Paris : les bibliothécaires manifesteront le 17 décembre pour demander l'ouverture de négociations sur leurs revendications

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 11:31
A Paris recruter plus de bibliothécaires, c’est possible...

    En tout cas à l'Hôtel de Ville, ça embauche sec dans les hautes sphères !

La Mairie de Paris a été prise la main dans le sac par Le Parisien. Alors que l’Hôtel de Ville clame la main sur le cœur qu’elle réduit les effectifs dans les services publics parce que « c’est la crise » on apprend donc par la presse que « ça embauche à la Mairie de Paris ». Et pas qu’un peu. Bien évidemment, pas des petits salaires non plus... En effet, comme c’est le sauve-qui-peut général au gouvernement ces derniers temps, les collaborateurs des ministres sont visiblement nombreux à se retourner vers la Ville de Paris pour trouver un nouveau poste.

Et apparemment ça marche puisque, toujours d’après le quotidien francilien, « la lecture des récents bulletins municipaux officiels (BMO) montre ainsi qu’une dizaine de recrues ont été nommées à des hauts postes ». Et il n’y a pas que dans les hautes sphères que ça embauche sec, il y a aussi les contractuels (de catégorie A bien sûr). « On n’arrête pas de voir de nouvelles têtes à tous les niveaux », murmure-t-on dans les couloirs de l’Hôtel de Ville (lire ici). En bref, contre toute attente, recruter des personnels pour faire marcher les services publics parisiens c’est donc possible !!! 

Justement, c'est la revendication des bibliothécaires de la Capitale qui seront en grève le 17 décembre. « La situation des bibliothèques municipales parisiennes empire de jour en jour avec les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années et la diminution importante des effectifs. Nous sommes tous au bord de l’implosion et de la saturation et en avons assez d’être payés moins que tous les autres personnels de la Ville bien que travaillant tous les soirs jusqu’à 19h, tous les samedis, et le dimanche pour certains ! Enfin, pour rajouter au ras-le-bol, Anne Hidalgo impose d’ouvrir sept nouvelles bibliothèques le dimanche, sans même proposer les effectifs nécessaires pour fonctionner normalement. Une véritable provocation ! » a ainsi déclaré l’intersyndicale dans son appel (lire ici).

Alors tous en grève le samedi 17 décembre. Plusieurs manifestations au programme : une première se tiendra le matin devant la bibliothèque Parmentier (XIe) à 10 h, puis une autre l’après-midi devant Hélène Berr (XIIe) à 14h30. Soyons alors très nombreux pour réclamer (en plus de l’augmentation des primes) des postes de bibliothécaires pour faire fonctionner le réseau. Puisque, comme on le voit du côté de l'Hôtel de Ville, c’est tout à fait possible

 

 

         Pour justifier la casse des bibliothèques, l'équipe d'Hidalgo n'a plus d'arguments           

 

   - Anne, pour parer à tout ça, je propose qu'on supprime le BMO dans les bibliothèques

                         -Pffff mon cher Bruno rajoute aussi Le Parisien dans ta liste noire

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 18:28
La maire du XIIème va-telle venir saluer les bibliothécaires de Picpus-Hélène-Berr le 17 décembre ?

En tout cas, madame Catherine Baratti-Elbaz les laissent sans nouvelles depuis plusieurs mois

Il y aura de l’animation le samedi 17 décembre en début d’après-midi devant la médiathèque Hélène-Berr, située rue de Picpus, dans le XIIème arrondissement de Paris. Il est vrai que ce jour là, les bibliothécaires de la capitale manifesteront à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA (lire ici).

Une manifestation qui sera l’occasion d’avoir des nouvelles de la maire de l’arrondissement, madame Catherine Barrati-Elbaz. En effet, une délégation composée de représentants des personnels et de collègues d’Hélène Berr avait rencontré l’édile il y a quelques mois pour l’alerter sur les funestes conditions de l’ouverture du dimanche de la bibliothèque de la rue de Picpus.

En gros, nous lui disions que si la mairie centrale persistait à vouloir l’ouvrir dans ces conditions, ce serait grève sur grève dans ce qui est un des équipements phares de son arrondissement. D’autant que la demande des personnels était des plus modérée.Ils  demandaient seulement la création de cinq postes budgétaires supplémentaires pour pourvoir fonctionner ne serait-ce qu’à minima. Elle avait alors promis de faire la maximum pour aider nos collègues et surtout de revenir vers nous.

Depuis plus de nouvelles. Ni même de réponses à nos sollicitations. Et bien sûr, même pas d’intervention au Conseil de Paris pour réclamer du mieux disant social pour la lecture publique de son arrondissement. Mais tout n’est pas perdu. La manifestation des bibliothécaires parisiens devant Hélène-Berr sera l’occasion pour madame Barrati-Elbaz de venir donner des nouvelles et de rencontrer enfin les agents de Picpus. Ce sera également l’occasion de discuter avec les bibliothécaires et les usagers pour comprendre le malaise qui touche la lecture publique à Paris.

Si besoin, elle peut demander à Bruno Julliard, l’adjoint à la culture de l’accompagner, ce dernier étant un familier des manifs. Il y aura même un peu de lecture puisque les grévistes distribueront un texte au public.

 

 

           La maire du XIIème va-t-elle venir saluer les personnels de Picpus-Hélène Berr ?         

                      - Oui, car je suis fidèle à mes engagements de campagne

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Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques Grèves - manifestations
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