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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 08:09
Social : Les bibliothèques parisiennes à l’arrêt le 17 décembre

    Une vraie bérézina pour la Mairie qui pariait sur un échec de la mobilisation

Le mouvement s'annonçait très très suivi. Il le fut. La réponse des bibliothécaires au mépris affiché par la Mairie de Paris à leur égard (lire ici) a été cinglante. Bruno Julliard ne peut que constater la colère des personnels au regard du nombre d'établissements du réseau touchés par la grève lancée par l'intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA.

Et quand on dit touchés on pourrait même ajouter paralysés, puisque la liste de bibliothèques fermées toute la journée est plus qu'impressionnante : Buffon (Ve), Mohamed Arkoun (Ve), Rilke (Ve), Malraux (VIe), Drouot (IXe), Faidherbe (XIe), Parmentier (XIe), Glacière (XIIIe), Italie (XIIIe), Brassens (XIVe), Germaine Tillion (XVIe) (« une première » d'après un agent), Marguerite Durand (XIIIe), Yourcenar (XVe), Colette Vivier (XVIIe), Rostand (XVIIe), Genevoix (XVIIIe), Romilly (XVIIIe) (« du jamais vu » selon un autre employé...), Couronnes (XXe), ou encore Europe (VIIIe). Des établissements dans lesquels on recensait des taux de 70 à 100% de grévistes. A cette liste ajoutons le Service Informatique des Bibliothèques (SIB) qui a également suivi et a été arrêté toute la journée. Une vraie "bérézina" pour la Mairie de Paris qui pariait sur un échec de la mobilisation.

D'autant que de nombreuses autres bibliothèques ont aussi participé activement à la grève puisque elles ont été closes dès l'après-midi ou bien avant l'heure officielle de fermeture. Parmi elles, citons pêle-mêle : Amélie (VIIe), Villon (Xe), Sagan (Xe), Crimée (XIXe), Duras (XXe), Rabier (XIXe), Sabatier (XVIIIe), Césaire (XIVe) ou encore Melville (XIIIe). Une liste évidemment non exhaustive. Sans compter les collègues grévistes dans la plupart des bibliothèques  notamment à Hergé (XIXe), Chaptal (IXe), Lancry (Xe), Delbo (IIIe), Valeyre (IXe), Vandamme (XIVe) et même Musset (XVIe) !

Au total, et selon nos informations à ce jour, on compte dix-huit bibliothèques fermées toute la journée, douze l’après-midi, et trois fermetures anticipées. Quant à celles qui ont voulu ouvrir coûte que coûte sous la pression de l'administration et de l'encadrement, ce fut au prix d'un service très dégradé et de conditions de travail des plus pénibles. La Mairie de Paris est en principe très attachée à la sécurité des agents et du public, et l’on peut se demander si les conditions étaient bien remplies ce samedi dans certains établissements…

Par ailleurs, plusieurs centaines de bibliothécaires ont participé aux deux rassemblements, le matin à Parmentier, puis l'après-midi devant Hélène Berr, qui fut ensuite investie par les manifestants. De quoi affoler la directrice de l'établissement qui, paniquée, a été tentée d'appeler la... police ! Si la maire socialiste du XIIe arrondissement, pourtant invitée, n'a pas osé venir à la rencontre des grévistes présents rue de Picpus, ces derniers ont néanmoins reçu le soutien de Nicolas Bonnet, élu du quartier et président du Groupe Communiste au Conseil de Paris, et d'Alexis Corbière, ancien élu du secteur lui aussi, et désormais conseiller politique de Jean-Luc Mélenchon. Le tout devant les caméras de la chaîne LCI. Il est vrai que niveau média, la grève a là aussi été très suivie, puisque'il y a eu des articles dans Livre-Hebdo, Le Parisien, ActuaLitté, 20 Minutes, Miroir Social, mais aussi dans Libération et l'Obs !

L'intersyndicale va demander à la Mairie de Paris d'ouvrir des négociations pour résoudre cette crise sociale à l’œuvre dans les bibliothèques de la Capitale. Après tout, la Maire de Paris est une ancienne inspectrice du travail et son adjoint à la Culture un ancien syndicaliste (étudiant, certes...). Enfin, une assemblée générale des personnels est programmée le vendredi 20 janvier à 10 heures à la Bourse du Travail pour envisager les suites à donner au mouvement.

17 décembre  : par crainte de sureffectif, la direction de Picpus a été tentée d'appeler la Police
17 décembre  : par crainte de sureffectif, la direction de Picpus a été tentée d'appeler la Police
17 décembre  : par crainte de sureffectif, la direction de Picpus a été tentée d'appeler la Police

17 décembre : par crainte de sureffectif, la direction de Picpus a été tentée d'appeler la Police

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 10:41
Les bibliothécaires parisiens en grève le 17 décembre pour dénoncer le mépris d'Anne Hidalgo et de son équipe

Une manifestation se tiendra le matin devant la bibliothèque Parmentier (XIe), puis une autre l’après-midi devant celle d’Hélène Berr (XIIe)

La situation des bibliothèques municipales parisiennes empire de jour en jour avec les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années et la diminution importante des effectifs.

A ces dégradations des conditions de travail s’ajoute le manque de considération - certains diraient le mépris - envers les personnels qui travaillent à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris : ces derniers ont en effet les primes les plus basses de toute l’administration parisienne ! Et la  municipalité ne compte visiblement pas corriger cette injustice... Comme un affront de plus envers les personnels de la filière culturelle.

Nous sommes tous arrivés à saturation et au bord de l’implosion. De plus, nous en avons assez d’être payés moins que tous les autres personnels de la Ville, bien que travaillant tous les soirs jusqu’à 19h et tous les samedis, et le dimanche pour certains ! Enfin, pour rajouter au ras-le-bol, Anne Hidalgo  et son équipe sont en train d'imposer l'ouverture de sept bibliothèques le dimanche, sans même proposer les effectifs nécessaires pour fonctionner normalement et de manière efficace pour le public. Une véritable provocation ! Son adjoint à la Culture, Bruno Julliard, est fermé à toute négociation en refusant toutes les propositions raisonnables des organisations syndicales et des personnels concernés.

Face à cette situation de crise, nous n’avons pas d’autre choix que de manifester en nous mettant en grève le samedi 17 décembre pour réclamer des conditions de travail dignes, la reconnaissance de nos compétences et de nos métiers, des effectifs supplémentaires et un rattrapage conséquent de nos primes pour être au niveau des autres agents de la Mairie de Paris.

Le 17 décembre, à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA, soyons très nombreux et mobilisés pour obtenir l’ouverture de négociations sur l’ensemble de nos revendications, pour qu’enfin la Maire de Paris prête attention à la situation des personnels des bibliothèques.

Pour afficher notre détermination plusieurs manifestations seront au programme : une première se tiendra le matin devant la bibliothèque Parmentier (XIe), puis une autre l’après-midi devant celle d’Hélène Berr (XIIe). OUI : soyons très nombreux !!!

Paris : les bibliothécaires manifesteront le 17 décembre pour demander l'ouverture de négociations sur leurs revendications

Paris : les bibliothécaires manifesteront le 17 décembre pour demander l'ouverture de négociations sur leurs revendications

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 11:31
A Paris recruter plus de bibliothécaires, c’est possible...

    En tout cas à l'Hôtel de Ville, ça embauche sec dans les hautes sphères !

La Mairie de Paris a été prise la main dans le sac par Le Parisien. Alors que l’Hôtel de Ville clame la main sur le cœur qu’elle réduit les effectifs dans les services publics parce que « c’est la crise » on apprend donc par la presse que « ça embauche à la Mairie de Paris ». Et pas qu’un peu. Bien évidemment, pas des petits salaires non plus... En effet, comme c’est le sauve-qui-peut général au gouvernement ces derniers temps, les collaborateurs des ministres sont visiblement nombreux à se retourner vers la Ville de Paris pour trouver un nouveau poste.

Et apparemment ça marche puisque, toujours d’après le quotidien francilien, « la lecture des récents bulletins municipaux officiels (BMO) montre ainsi qu’une dizaine de recrues ont été nommées à des hauts postes ». Et il n’y a pas que dans les hautes sphères que ça embauche sec, il y a aussi les contractuels (de catégorie A bien sûr). « On n’arrête pas de voir de nouvelles têtes à tous les niveaux », murmure-t-on dans les couloirs de l’Hôtel de Ville (lire ici). En bref, contre toute attente, recruter des personnels pour faire marcher les services publics parisiens c’est donc possible !!! 

Justement, c'est la revendication des bibliothécaires de la Capitale qui seront en grève le 17 décembre. « La situation des bibliothèques municipales parisiennes empire de jour en jour avec les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années et la diminution importante des effectifs. Nous sommes tous au bord de l’implosion et de la saturation et en avons assez d’être payés moins que tous les autres personnels de la Ville bien que travaillant tous les soirs jusqu’à 19h, tous les samedis, et le dimanche pour certains ! Enfin, pour rajouter au ras-le-bol, Anne Hidalgo impose d’ouvrir sept nouvelles bibliothèques le dimanche, sans même proposer les effectifs nécessaires pour fonctionner normalement. Une véritable provocation ! » a ainsi déclaré l’intersyndicale dans son appel (lire ici).

Alors tous en grève le samedi 17 décembre. Plusieurs manifestations au programme : une première se tiendra le matin devant la bibliothèque Parmentier (XIe) à 10 h, puis une autre l’après-midi devant Hélène Berr (XIIe) à 14h30. Soyons alors très nombreux pour réclamer (en plus de l’augmentation des primes) des postes de bibliothécaires pour faire fonctionner le réseau. Puisque, comme on le voit du côté de l'Hôtel de Ville, c’est tout à fait possible

 

 

         Pour justifier la casse des bibliothèques, l'équipe d'Hidalgo n'a plus d'arguments           

 

   - Anne, pour parer à tout ça, je propose qu'on supprime le BMO dans les bibliothèques

                         -Pffff mon cher Bruno rajoute aussi Le Parisien dans ta liste noire

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 18:28
La maire du XIIème va-telle venir saluer les bibliothécaires de Picpus-Hélène-Berr le 17 décembre ?

En tout cas, madame Catherine Baratti-Elbaz les laissent sans nouvelles depuis plusieurs mois

Il y aura de l’animation le samedi 17 décembre en début d’après-midi devant la médiathèque Hélène-Berr, située rue de Picpus, dans le XIIème arrondissement de Paris. Il est vrai que ce jour là, les bibliothécaires de la capitale manifesteront à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA (lire ici).

Une manifestation qui sera l’occasion d’avoir des nouvelles de la maire de l’arrondissement, madame Catherine Barrati-Elbaz. En effet, une délégation composée de représentants des personnels et de collègues d’Hélène Berr avait rencontré l’édile il y a quelques mois pour l’alerter sur les funestes conditions de l’ouverture du dimanche de la bibliothèque de la rue de Picpus.

En gros, nous lui disions que si la mairie centrale persistait à vouloir l’ouvrir dans ces conditions, ce serait grève sur grève dans ce qui est un des équipements phares de son arrondissement. D’autant que la demande des personnels était des plus modérée.Ils  demandaient seulement la création de cinq postes budgétaires supplémentaires pour pourvoir fonctionner ne serait-ce qu’à minima. Elle avait alors promis de faire la maximum pour aider nos collègues et surtout de revenir vers nous.

Depuis plus de nouvelles. Ni même de réponses à nos sollicitations. Et bien sûr, même pas d’intervention au Conseil de Paris pour réclamer du mieux disant social pour la lecture publique de son arrondissement. Mais tout n’est pas perdu. La manifestation des bibliothécaires parisiens devant Hélène-Berr sera l’occasion pour madame Barrati-Elbaz de venir donner des nouvelles et de rencontrer enfin les agents de Picpus. Ce sera également l’occasion de discuter avec les bibliothécaires et les usagers pour comprendre le malaise qui touche la lecture publique à Paris.

Si besoin, elle peut demander à Bruno Julliard, l’adjoint à la culture de l’accompagner, ce dernier étant un familier des manifs. Il y aura même un peu de lecture puisque les grévistes distribueront un texte au public.

 

 

           La maire du XIIème va-t-elle venir saluer les personnels de Picpus-Hélène Berr ?         

                      - Oui, car je suis fidèle à mes engagements de campagne

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 15:26
Le maire du XIème viendra-t-il quand même à la bibliothèque Parmentier le 17 décembre ?

                                         Normalement il a dû bloquer son agenda

Le maire du XIème arrondissement, François Vauglin s’était fait une joie de réserver son samedi 17 décembre. Il est vrai qu’il doit normalement « inaugurer » la bibliothèque Parmentier, un des équipements phares de son arrondissement, qui ouvre de nouveau ses portes aux usagers après plusieurs mois de travaux. Reste à savoir s’il va tenir sa promesse de venir saluer les personnels.

Car voilà, ce samedi 17 décembre, la bibliothèque Parmentier risque bien d’être fermée au public, les bibliothécaires de la capitale étant en grève ce jour là, à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA (voir ici).

Néanmoins, monsieur Vauglin pourra quand même faire un petit coucou car justement les agents du réseau organiseront une manifestation ….devant la bibliothèque Parmentier. Et ce dès 10 heures. Ce sera l’occasion de discuter avec les bibliothécaires et les usagers pour comprendre le malaise qui touche la lecture publique à Paris. Si besoin, il peut demander à Bruno Julliard, l’adjoint à la culture et familier des manifs de l’accompagner. Il y aura même un peu de lecture puisque les agents grévistes distribueront un texte au public.

 

 

                  Bruno Julliard, retrouvera-t-il une seconde jeunesse le 17 décembre ?                 

    - Heu, vous êtes pas drôle à le Cegète de déterrer toutes mes anciennes photos de manif

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 14:08
La Mairie de Paris demande à ses agents de suggérer aux Parisiens les projets qu’ils devront proposer au prochain budget participatif

        Une initiative pas très éthique d'ores et déjà rejetée par les personnels

Le budget participatif, cette grande idée vendue aux Parisiens par Anne Hidalgo, commence vraiment à tourner en eau de boudin. Il y avait déjà eu l’idée de se défausser sur les Parisiens pour pallier à l’incompétence municipale (lire ici). Ou encore cette tentative de manipuler l’opinion en inventant des faux citoyens (lire là). Mais voilà maintenant que la Ville demande à ses agents d’influencer les Parisiens pour que ces derniers proposent les « bons projets » pour le prochain vote « participatif ».

C’est en effet une curieuse demande qui a été envoyée aux personnels travaillant dans les sections discothèques des bibliothèques de la Capitale. « Cette année encore, les Parisiens ont proposé de nombreuses idées pour le budget participatif concernant la musique en bibliothèque. Malheureusement, aucune d’entre elles n’a aboutie ». Pas de pot. Mais l’administration étant pugnace « un groupe de travail s’est donc constitué pour aider les porteurs de projets pour le budget participatif 2017 ». Aider les Parisiens, pas assez grands pour penser par eux mêmes, c’est ce que l’on appelle un grand bond en avant démocratique.

Et pour ceux qui douteraient de la motivation de la Mairie, cette dernière a fait chauffer l’imprimante couleur : « Afin de mobiliser le public, nous vous proposons de distribuer des petits flyers à vos usagers » annonce-t-elle émue. Des flyers qui sont déjà arrivés à bon port dans les établissements. Comme quoi l’administration peut être efficace quand elle veut.

Inutile de dire que cette proposition de « co-construction » a fait tomber de leurs platines les discothécaires du réseau. Ces derniers pensaient naïvement que le budget participatif consistait à donner aux Parisiens la possibilité de proposer eux-mêmes des projets dont la Mairie n’avait pas l’initiative. Bon, avec la dernière proposition de l’administration, on est maintenant sûrs du contraire.

D’autant que cette nouvelle idée municipale pose quand même de gros problèmes éthiques. Soit il s’agit pour les agents de suggérer subtilement aux habitants de faire des propositions de projets qui leur conviennent. En bon français on appelle ça de la manipulation.

Soit les personnels risquent de faire face à des usagers qui portent des projets qui pourraient aller à l’encontre des politiques culturelles construites par les équipes elle-mêmes. Et là on est pile-poil dans ce que l’on nomme « un conflit de valeurs». Un terme bien connu des spécialistes de la santé mentale au travail ,et en principe officiellement combattu par la Mairie. La même qui en tant qu’employeur a vanté aux partenaires sociaux un plan d’action pour lutter contre les troubles psycho-scociaux. 

Dans les deux cas, on comprend que les agents en rejettent le principe. La Mairie a donc raté son coup.

Caramba, encore raté !

Caramba, encore raté !

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 07:50
Négociation sur les primes de la filière culturelle : la Mairie de Paris se fout ouvertement des bibliothécaires

Face à cette véritable provocation et ce nouvel affront envers les personnels, la CGT a quitté la salle.

RIFSEEP ! C'est l'acronyme barbare derrière lequel se cache un nouveau dispositif qui a pour but de remplacer la plupart des primes et indemnités existantes sous une autre appellation. Mais attention « sans perte de rémunération pour les agents concernés » prennent toutefois bien soin de préciser ses thuriféraires.

Un dispositif en vigueur dans certains services de l’État que la ville de Paris compte appliquer à son tour. Mais avant cela, elle voudrait voir comment le mettre en œuvre. Et c’est la Direction des Affaires Culturelles qui a été désignée comme cobaye pour subir l’expérimentation.

« Une direction pas trop grande, composée majoritairement d’agent appartenant à la même filière administrative » a argué la municipalité pour expliquer son choix. L’occasion pour la CGT de profiter de cette « expérimentation » pour justement parler du sujet qui fâche : les primes versées aux agents des bibliothèques, les plus basses par rapport à tous les autres personnels de la Ville de Paris.

Inutile de rappeler que notre syndicat demande cette revalorisation des primes depuis plusieurs années. D'ailleurs il faut savoir que pour la petite histoire la mairie de Paris s’était engagée à mener cette réflexion après le mouvement social sur l’ouverture du dimanche en 2011 (lire ici).

Dès la première réunion, nous avions averti que les rencontres entre les syndicats et la DRH n’avaient de sens que si cette dernière faisait des propositions pour un rééquilibrage des primes de la filière culturelle qui les mèneraient au niveau de celles des autres directions avec à la clé un calendrier pour sa mise en œuvre.

Au final, la municipalité a décidé de se foutre ouvertement de la gueule des bibliothécaires qui déjà travaillent les jours jusqu’à 19 heures, tout les samedis et, pour de plus en plus de collègues, le dimanche. Mais voilà les bibliothèques sont composées en majorité de personnel féminin. Ceci explique sûrement cela. En tout cas la mairie les considère comme quantité très négligeable si l’on en croit sa proposition de « revalorisation ».

Négociation sur les primes de la filière culturelle : la Mairie de Paris se fout ouvertement des bibliothécaires

Il faut dire que l’équipe dirigée par Anne Hidalgo fait fort. Très fort même puisque elle propose par exemple pour les ASBM (catégorie B) une augmentation (très) progressive…de 25 euros par mois au bout de quatre ans ! Pour les Bibliothécaires et Conservateurs, corps de catégorie A, ce sera respectivement une augmentation de 34 et 42 euros par mois (mais attention pas d’emballement intempestif là aussi très progressivement sur quatre ans). Précisons juste qu'avec cette « augmentation » les primes de la filière culturelle restent toujours bonnes dernières et n'atteignent même pas la moyenne basse des autres agents de la Ville.

Bref, pas question pour la mairie Paris de corriger une injustice pourtant unanimement reconnue. Pour répondre à cette véritable provocation et ce nouvel affront envers les personnels de la filière culturelle, la CGT a décidé de s’en tenir à sa parole et de quitter la réunion.

Face à cette situation de crise, il est grand temps de se manifester pour réclamer des conditions de travail dignes avec des effectifs supplémentaires, la reconnaissance de nos compétences, de nos métiers, et un rattrapage conséquent de nos primes pour être au niveau des autres agents de la Mairie de Paris. Premier rendez-vous : le samedi 17 décembre à l’appel de l’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP ET UNSA) avec au programme plusieurs manifestations. Une le matin devant la bibliothèque Parmentier pour accueillir le maire du XIème et Bruno Julliard qui doivent venir inaugurer sa réouverture. L’autre l’après midi devant Hélène Berr (XIIe). Soyons nombreux.

Négociation sur les primes de la filière culturelle : la Mairie de Paris se fout ouvertement des bibliothécaires
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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 10:20
            Ouverture du dimanche : à la mairie de Paris, c'est le Grand bond en avant

Ouverture du dimanche : à la mairie de Paris, c'est le Grand bond en avant

          Un document digne des meilleurs moments de Mission Capitale

Il souffle comme un vent de panique à la mairie de Paris. En effet, les personnels des bibliothèques ont eu la surprise de recevoir un mail du directeur des affaires culturelles en personne (lui qui écrit rarement aux personnels) pour leur expliquer le bienfait des prochaines ouvertures du dimanche.

Selon lui, « les agents ne seront pas obligés de travailler le dimanche, ces ouvertures ne se feront pas au détriment de l’accueil des usagers et des postes seront créés pour permettre l'ouverture du dimanche ». Un véritable florilège.

Pour appuyer sa démonstration, il a fait appel aux services de la propagande de la mairie pour élaborer un document (disponible sur simple demande) digne des meilleurs moments de Mission Capitale, ce petit livre rouge municipal envoyé tous les mois aux agents.

Néanmoins, nos services ont retrouvé la première mouture décrivant les véritables modalités de l’ouverture du dimanche des bibliothèques. La voici. Un vrai Flash info !

      Ouverture du dimanche : la mairie de Paris en vante les bienfaits aux bibliothécaires

Ouverture du dimanche : la mairie de Paris en vante les bienfaits aux bibliothécaires

« Il ressort des enquêtes de satisfaction que les usagers souhaitent une plus grande ouverture notamment le dimanche » affirme la mairie de Paris.

Faux : la demande des usagers se porte en tout premier lieu sur les matinées et nocturnes ainsi que les lundis. Le dimanche n’est pas leur premier souhait selon les enquêtes Qualiparis réalisées auprès des usagers des bibliothèques.

« Il convient de mettre en place cet engagement en veillant à concilier la réponse aux attentes des Parisiens, le respect des conditions de travail du personnel et la qualité du service public ».

Faux : comme on l’a vu, ce ne sont pas les attentes premières des parisiens. Les conditions de travail du personnel et la qualité du service public seront très dégradées.

« Les représentants du personnel sont consultés sur les conditions de travail et les ouvertures de sites à l’occasion des audiences consacrées spécifiquement au bibliothèques, des comités techniques et des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail ».

Faux : lors de ces différents comités, l’avis contre l'ouverture du dimanche dans de telles conditions, majoritaire chez les représentants du personnel, s’est heurté à une posture méprisante de la part de Bruno Julliard, le premier adjoint en charge de la culture (lire ici). Pire, une motion adoptée par la majorité du Comité Technique demandant la présence de huit titulaires le dimanche à Hélène Berr n’a pas été inscrite au compte-rendu ! Pourtant, on ne peut pas dire que la demande était révolutionnaire. Enfin, précisons que si ces comités ont été réunis c'est uniquement parce que la règlementation l’exige sinon la mairie de Paris s'en serait bien passé.

« Les bibliothécaires qui travaillent le dimanche le font sur la base du volontariat ».

Faux : Les agents qui sont actuellement affectés à une bibliothèque qui ouvrira le dimanche seront obligés de travailler le dimanche, c'est la loi de la fonction publique. A moins de demander sa mutation dans un autre établissement qui lui convienne, ce qui est loin d'être évident. D'autant que le choix va se restreindre de plus en plus, avec douze bibliothèques ouvertes le dimanche d'ici 2018 selon la mairie de Paris. Ce qui correspondra à un tiers des effectifs du réseau.

Ouverture du dimanche : la mairie de Paris veut que mille automates s'épanouissent

Ouverture du dimanche : la mairie de Paris veut que mille automates s'épanouissent

« Les usagers bénéficient le dimanche des services habituels tels que le prêt et le retour de documents ; ils peuvent aussi s’inscrire et être renseignés ».

Faux : les usagers seront accueillis soit par des contractuels formés sur deux jours seulement soit par des titulaires formés correctement mais très sollicités et beaucoup moins voire non disponibles. Le renseignement bibliographique pointu tel qu’on nous le demande en permanence ne pourra pas être assuré ainsi que l’aide à la recherche de documents.

« Le dimanche je travaillerai moins que le samedi ».

Faux : le samedi, l’amplitude d’ouverture est certes plus grande mais le nombre de titulaires présents permet de n’effectuer que deux ou trois tranches de service public d’une heure trente, soit au maximum quatre heures et demie de service public, le tout entrecoupé de pauses et de travail interne. Le dimanche, les personnels devront effectuer effecteur cinq heures d’affilée de service public. Sans interruption et sans pause. Nous sommes donc là en présence d’un argument de mauvaise foi manifeste. Les personnels savent parfaitement que le travail du dimanche n’est pas une promenade de santé !

« Des postes sont créés pour permettre l’ouverture du dimanche ».

Faux : En ce qui concerne Hélène Berr, sur les trois postes créés, deux correspondent seulement à un simple rattrapage du sous-effectif dû aux temps partiels. Il n'y aura que sept titulaires par dimanche alors qu’il en faut au minimum quatorze pour les retours de documents, le renseignement et les inscriptions. De plus, les bibliothécaires d'Hélène Berr sont aidés en semaine par quatre agents pour le rangement. Le dimanche, ils seront donc moins en terme d'effectif que le samedi alors que la fréquentation sera plus importante d'après la mairie de Paris.

« La bibliothèque ouvrira le dimanche de manière dégradée ».

Vrai : pour toutes les raisons exprimées précédemment et en se basant sur l’expérience des établissements ouverts le dimanche, cela s’effectue sur un mode dégradé, tant au niveau de l’accueil du public que des conditions de travail des personnels.

Et gardons le meilleur pour la fin : « Les bibliothécaires auront une compensation financière» ose se vanter la mairie la mairie.

Vrai.......Mais c'est uniquement grâce aux syndicats et aux personnels qui ont fait grève pour obtenir cela. Alors que la mairie offrait une maigre prime de cinquante euros brut, les bibliothécaires ont fini par obtenir cent euros après douze semaines de mobilisation en 2010 (lire ici l'article de 20 minutes).

Question mouvement social, le réseau va remettre ça le 17 décembre. Et Hélène Berr tous les dimanches dès janvier prochain (lire ici et ). A croire que les bibliothécaires parisiens n'ont pas été convaincus par la propagande municipale.

Ouverture du dimanche : le directeur et la mairie de Paris tentent en vain de convaincre les bibliothécaires

Ouverture du dimanche : le directeur et la mairie de Paris tentent en vain de convaincre les bibliothécaires

- Madame, on a raté notre coup, notre propagande est partie faire la chasse aux Pokemon

                             - Pfff, ça plus le toit de la Canopée qui fuit, quelle guigne !

 

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Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques Travail du dimanche
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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 08:04
Paris : les bibliothécaires en ont vraiment ras-le-bol !

C’est pourquoi l'intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA) appelle tous les personnels du réseau des bibliothèques parisiennes à une grande assemblée générale le 17 novembre à la Bourse du Travail

La situation des bibliothèques municipales parisiennes est devenu tellement mauvaise avec les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années et la diminution importante des effectifs que désormais ce sont les ambiances de travail qui sont fortement dégradées dans de nombreux établissements. Un phénomène observé par tous les représentants des personnels, de plus en plus inquiets de cette situation. 

A ces dégradations des conditions de travail s’ajoute le manque de considération, certains diraient le mépris, envers les personnels qui travaillent à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris puisque ces derniers ont les primes les plus basses… de toute l’administration parisienne ! Nous sommes tous au bord de l’implosion et de la saturation et en avons assez d’être payés moins que tous les autres personnels de la Ville bien que travaillant, tous les soirs jusqu’à 19h, tous les samedis, et le dimanche pour certains !!!

Enfin, pour rajouter au ras-le-bol, Anne Hidalgo impose d’ouvrir sept nouvelles bibliothèques le dimanche, sans même proposer les effectifs nécessaires pour fonctionner normalement. D’ailleurs les conditions imposées par la Mairie sont telles que les collègues de la bibliothèque Picpus-Hélène Berr, les premiers à essuyer les plâtres en janvier prochain, sont non seulement en colère mais vivent une période de particulièrement pénible. Le climat se détériore et l’établissement risque une implosion à court ou moyen terme. Le nombre de postes vacants - dans cet établissement - proposés aux bibliothécaires du réseau en dit long à ce sujet.

Face à cette situation de crise, il est donc grand temps de se manifester auprès de nos élus de tutelle, notamment Bruno Julliard, premier adjoint également en charge de la Culture, pour réclamer des conditions de travail dignes et la reconnaissance de nos compétences et de nos métiers, avec également des demandes d’effectifs supplémentaires et un rattrapage conséquent de nos primes pour être au niveau des autres agents de la Mairie de Paris.

Alors, tous à l’Assemblée Générale du jeudi 17, à partir de 9h30, à la Bourse du Travail (salle Jean Jaurès), 3 Rue du Château d'Eau, métro République, pour décider ensemble des actions à mener, et ce dès le mois de décembre. Cette réunion, autorisée par l'administration dans les cadres des heures d'information syndicale, se déroule donc sur le temps de travail : soyons nombreux !

Les syndicats appellent les bibliothécaires parisiens à une assemblée générale le 17 novembre

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                                            - Rendez-vous salle Jean-Jaurès, la bien nommée !

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 07:50
Des féministes dénoncent la manip' d’Anne Hidalgo contre la bibliothèque Marguerite Durand

La Mairie de Paris veut faire dégager cette bibliothèque via le budget participatif. De leur côté, chercheuses et historiennes dénoncent « une manière détournée de faire disparaître un lieu qui conserve et archive l'histoire du féminisme » dans une tribune publiée dans Libération.

C’est un établissement qui gêne la Mairie de Paris. Il faut qu’il cède la place. Et vite. Tellement vite que les services d’Anne Hidalgo, et de son adjoint à la Culture Bruno Julliard, n’hésitent pas à fabriquer une « demande citoyenne » pour parvenir à leurs fins.

On parle là de la bibliothèque Marguerite Durand, fondée en 1932, et qui depuis 1989 partage le même bâtiment que la bibliothèque Melville, au croisement des rues Nationale et de Tolbiac dans le XIIIe arrondissement de Paris. Oui mais voilà : la municipalité parisienne veut ouvrir la médiathèque Melville le dimanche, d’où l’urgence de dégager les espaces occupés par l’équipe de Marguerite Durand.

Et la mairie a une idée : envoyer cette bibliothèque spécialisée dans l'histoire des femmes et du féminisme dans l’ancienne Galerie des bibliothèques située dans le Marais. Un lieu qui autrefois servait de salle d’exposition pour les bibliothèques patrimoniales parisiennes mais qui est désormais vacant. A priori l’idée pourrait paraître alléchante : donner à la bibliothèque Marguerite Durand « une meilleure visibilité au centre de Paris » selon les argumentaires de l’administration parisienne...

Mais ce projet est tout sauf une bonne idée car en réalité ce déménagement priverait la bibliothèque... de salle de lecture. Plutôt gênant quand on sait que la majeure partie de ses documents n’est consultable que sur place ! Comme on dit maintenant : « C’est ballot... ». 

Mais possible après tout que la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris table sur une absence de fréquentation car les réserves qui abritent les collections seraient également amputées de moitié... A moins que la mairie prévoit également la suppression des bibliothécaires en les empêchant de pouvoir travailler puisque le projet municipal comprend également une forte diminution du nombre de bureaux... Bref, c’est la Bérézina.

« Le personnel de la bibliothèque n’est pas opposé à une installation dans un autre lieu, mais on attend de meilleures opportunités que sur le site actuel, et non l’inverse » ont pointé les bibliothécaires de Marguerite Durand dans une lettre envoyée à leur administration de tutelle. Manquant d’arguments, la municipalité en est d’ailleurs restée coite. Enfin, tout le monde pensait que la raison allait l’emporter en laissant tomber cette affaire très mal engagée.

Des féministes dénoncent la manip' d’Anne Hidalgo contre la bibliothèque Marguerite Durand

C'est alors que la Mairie de Paris a imaginé une procédure des plus fourbes. Très habile certes, mais fourbe quand même. Comment ? Et bien en créant rien moins qu’une mystérieuse « Olympe ». Cette dernière, connue ni d’Ève, ni d’Adam d’ailleurs, pas plus que des nombreux cercles féministes, mais se faisant passer pour une parisienne lambda, a soumis au budget participatif… le déménagement de la bibliothèque Marguerite Durand. Et vu le coût estimé par la Ville elle-même, trois millions d’euros, ça ne pourrait pas être une nouvelle construction mais dans un endroit déjà vide comme.... l'ancienne Galerie des Bibliothèques ! Habile. On se demande bien qui a soufflé cette idée à notre chère « Olympe ». Pas le genre de l’équipe d’Anne Hidalgo de faire cette manipulation grossière n’est-ce pas ?

On comprend que les bibliothécaires soient très inquiets par cette mise au vote. « Incité par des pressions constantes à quitter le XIIIe à brève échéance, sans perspective d’un lieu approprié où s’installer, le personnel de la bibliothèque Marguerite Durand s’interroge non seulement sur son avenir mais sur son existence même. D’autres bibliothèques ont déjà disparu de façon insidieuse, celle des Arts Graphiques, ou encore Chaligny. Nous nous demandons si ce n’est pas ce qui nous attend » concluent-ils dans leur lettre ouverte pour évoquer cette manipulation municipale.

Une manipulation qui n’a heureusement échappé à personne et a même suscité l’ire de nombreuses personnalités dans une tribune publiée par le quotidien Libération. « Le budget participatif de la Ville de Paris vient d'être clos. Parmi les propositions, la création d'un espace dédié à la littérature féministe. Chercheuses, chercheurs et historiens s'inquiètent de ce projet, jugé flou et peu ambitieux. Est-ce une manière détournée de faire disparaître l'actuelle bibliothèque Marguerite-Durand, qui conserve et archive l'histoire du féminisme ? » demandent les signataires à Anne Hidalgo.

Des féministes dénoncent la manip' d’Anne Hidalgo contre la bibliothèque Marguerite Durand

Et les féministes de surenchérir : « D’abord ce projet pourrait n’être qu’une manière détournée de faire disparaître l’actuelle bibliothèque Marguerite-Durand installée dans le XIIIe arrondissement de Paris, connue, fréquentée et appréciée par les professionnel comme par les amatrices et amateurs de l’histoire des femmes, sans que les personnels n’aient été consultés et sans que les conditions de cette mutation ne soient définies. D’autant que le seul lieu d’implantation de cette nouvelle bibliothèque évoqué à ce jour apparaît totalement inadéquat : trop petit et inapproprié à la conservation et à la communication des fonds d’archives » cinglent les participants à la tribune.

Pour ces spécialistes du féminisme, si un déménagement doit avoir lieu, cela ne peut se justifier « que par une amélioration des conditions de travail des personnels et d’accès du public aux fonds. Ainsi, pour que vive la structure léguée par Marguerite Durand à la Ville de Paris, cette nouvelle bibliothèque doit d’abord conserver en un lieu unique, à Paris, les personnels, la salle de consultation et les fonds d’archives. Elle doit être hébergée dans des locaux plus grands que l’actuelle bibliothèque pour permettre l’enrichissement des fonds et leur assurer de bonnes conditions de conservation ». Pas vraiment le projet imaginée par la municipalité.

Et les signataires de conclure à l’adresse d’Anne Hidalgo et de Bruno Julliard : « l’égalité des sexes et la valorisation du patrimoine féministe seraient-ils des projets politiques et culturels optionnels ? Doit-on demain s’attendre à ce que l’ensemble de la politique d’égalité des sexes soit mise au vote d’une poignée de Parisien.ne.s ? Nous ne le pensons pas. Nous affirmons au contraire qu’un projet ambitieux de bibliothèque d’histoire des femmes et du féminisme doit être au cœur de la politique d’égalité des sexes de la Ville de Paris ». Et vlan !

On comprend donc que cette tribune n’a guère plu du côté de l’Hôtel de Ville puisqu’un ordre a même été donné aux responsables des bibliothèques de la Capitale de ne surtout pas partager ce manifeste sur les réseaux sociaux de leur établissement respectif… Alors que les mêmes sont encouragés d’habitude, pour faire numérique, à diffuser de nombreuses informations sur l’actualité de leur profession. Et pour le coup, concernant cette tribune, la diffuser aurait été de la vraie démocratie participative.

 

  Des féministes demandent un véritable projet pour la bibliothèque Marguerite Durand

Des féministes demandent un véritable projet pour la bibliothèque Marguerite Durand

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