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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Syndicat PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog du syndicat PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein du syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service (PACS) pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com

 

 

 

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26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 13:44
Paris : deuxième dimanche de grève chez les bibliothécaires

Plus de la moitié des bibliothèques municipales de la capitale qui travaillent le dimanche sont de nouveau restées fermées pour cause de grève ce 26 janvier. Les personnels réclament des moyens et une revalorisation de la prime dominicale

Anne Hidalgo, Christophe Girard, son adjoint à la culture et Jérome Coumet, le maire du XIIIe arrondissement se seront donc, à nouveau, après l’épisode de la semaine dernière, cassé le nez pour assister au second dimanche d'ouverture de la médiathèque Jean-Pierre Melville, laquelle réouvrait au public après plus d'un an de travaux. C'est que les personnels de l'établissement situé dans le quartier Tolbiac-Olympiades étaient de nouveau en grève, avec le soutien de l'intersyndicale CGT-FO-SUPAP-FSU-UCP, pour dénoncer les conditions d’ouverture dominicale (voir ici)

Mais les personnels de Melville étaient loin d'être isolés dans leurs revendications car d'autres bibliothèques municipales de la capitale qui travaillent déjà le dimanche étaient elles aussi de nouveau fermées au public pour cause de grève comme Sagan (Xe), Yourcenar (XVe) ou encore Duras (XXe). Une mobilisation plus que remarquable dans cette séquence déjà surchargée de l'actualité sociale. D’autant que d’autres établissements participent également au mouvement de manière tournante à l’image des bibliothèques Canopée (Ie) et Rostand (XVIIe) la semaine dernière

Les bibliothécaires parisiens revendiquent, en plus de bonnes conditions de travail pour leurs collègues de Melville, l'augmentation de la prime qui compense le travail du dimanche. En effet, actuellement de cent euros (brut), la prime dominicale n’a pas été réévaluée depuis plus de dix ans malgré le coût de la vie dans ce qui est une des capitales les plus chères du monde selon les études officielles. Les agents réclament donc qu’elle passe à cent cinquante euros net.

Pour le moment, la mairie de Paris refuse de répondre aux propositions des représentants pour sortir du conflit. Une attitude incompréhensible qui fait même dire au quotidien Le Parisien que cette grève pourrait durer jusqu’aux élections (lire ici)  La balle est donc dans le camp d'Anne Hidalgo et de son équipe. En attendant une réponse de la Ville de Paris  aux revendications, pourtant très raisonnables, des bibliothécaires parisiens qui travaillent le dimanche, un nouveau préavis a été déposé par l'intersyndicale pour le 2 février et les dimanches suivants.

 

 

   Bibliothèque Melville : La maire de Paris et son adjoint à la culture se sont encore cassé le nez

                       - J'comprend pas Christophe, tu m'avais pourtant juré que tout irais bien.... 

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19 janvier 2020 7 19 /01 /janvier /2020 16:29
Mairie de Paris : Anne Hidalgo et Christophe Girard provoquent un conflit social en pleine campagne électorale !

La majorité des bibliothèques municipales de la capitale qui travaillent le dimanche sont restées fermées pour cause de grève ce 19 janvier. Les personnels réclament des moyens et une revalorisation de la prime dominicale

Anne Hidalgo, Christophe Girard, son adjoint à la culture et Jérome Coumet, le maire du XIIIe arrondissement se seront donc cassés le nez pour assister au premier dimanche d'ouverture de la médiathèque Jean-Pierre Melville, laquelle réouvrait au public après plus d'un an de travaux. C'est que les personnels de l'établissement situé dans le quartier Tolbiac-Olympiades étaient en grève, avec le soutien de l'intersyndicale CGT-FO-SUPAP-FSU-UCP, pour dénoncer les conditions d’ouverture dominicale (voir ici)

Mais les personnels de Melville étaient loin d'être isolés dans leurs revendications car la majorité des bibliothèques municipales de la capitale qui travaillent déjà le dimanche étaient aussi fermées au public pour cause de grève comme Canopée (Ier), Sagan (Xe), Rostand (XVIIe) ou encore Duras (XXe). Une mobilisation plus que remarquable dans cette séquence déjà surchargée de l'actualité sociale.

Les bibliothécaires parisiens revendiquent, en plus de bonnes conditions de travail pour leurs collègues de Melville, l'augmentation de la prime qui compense le travail du dimanche. En effet, actuellement de cent euros (brut), la prime dominicale n’a pas été réévaluée depuis plus de dix ans malgré le coût de la vie dans ce qui est une des capitales les plus chères du monde selon les études officielles. Les agents réclament donc qu’elle passe à cent cinquante euros euros net.

Pour le moment, la mairie de Paris n'a pas répondu aux propositions des représentants pour sortir du conflit. Une attitude incompréhensible qui fait même dire au quotidien Le Parisien que cette grève pourrait durer jusqu’aux élections (lire iciLa balle est donc dans le camp d'Anne Hidalgo et de son équipe. En attendant une réponse de la Ville de Paris  aux revendications, pourtant très raisonnables, des bibliothécaires parisiens qui travaillent le dimanche, un nouveau préavis a été déposé par l'intersyndicale pour le 26 janvier et les dimanches suivants.

 

 

Bibliothèques parisiennes ouvertes le dimanche : le conflit pourrait durer... jusqu’aux élections !

              - Ma chère Anne, je vois que ta campagne démarre sur les chapeaux de roues

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16 janvier 2020 4 16 /01 /janvier /2020 07:47
Ouverture du dimanche : Anne Hidalgo inaugure un conflit social à la place d’une bibliothèque

La médiathèque Jean-Pierre Melville (XIIIe) qui rouvre après plus d’un an de travaux sera en grève le dimanche 19 janvier et les suivants. Ainsi que les autres bibliothèques parisiennes qui ouvrent déjà ce jour-là. Pourtant les syndicats avaient proposé à Anne Hidalgo et Christophe Girard une solution pour éviter ce conflit

Les cartes avaient pourtant bien été posées sur la table et depuis très longtemps par les personnels de la médiathèque Jean-Pierre Melville, située dans le quartier de Tolbiac-Olympiades (XIIIe), pour contester les conditions de l’ouverture de leur établissement le dimanche. Ces derniers ne demandaient pas la lune : juste de bonnes conditions de travail et des moyens corrects pour ouvrir un jour supplémentaire notamment en termes d’effectif (lire ici).

Autre revendication : la rémunération du travail dominical. Un sujet qui concerne aussi grandement les autres personnels des bibliothèques parisiennes qui ouvrent déjà le dimanche - Truffaut (Ier), Canopée (Ier), Sagan (Xe), Hélène Berr (XIIe), Yourcenar (XVe), Rostand (XVIIe) et Duras (XXe). Actuellement de cent euros (brut), la prime dominicale n’a pas été réévaluée depuis plus de dix ans malgré le coût de la vie dans ce qui est une des capitales les plus chères du monde selon les études officielles. Les bibliothécaires réclament donc qu’elle passe à 150 euros net.

Une ultime réunion dans le cadre du préavis de grève s’est certes tenue avec la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris mais les revendications, pourtant raisonnables, des bibliothécaires ont été balayées d'un revers de main, la mairie se défaussant derrière le fait qu'elle ne peut plus prendre de décisions à qylques semaines des élections municipales. L’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP-FSU, UCP) a alors proposé de quoi éviter ce conflit : reporter à la prochaine mandature l’ouverture dominicale de la bibliothèque Melville le temps de trouver une solution pour créer des postes budgétaires et d’augmenter les rémunérations avant l’élaboration du prochain budget.

La bibliothèque Jean-Pierre Melville devait être inaugurée par Anne Hidalgo cette semaine après plus d’un an de travaux. A la place, la future candidate à sa propre réélection va plutôt inaugurer un conflit social puisque dès ce dimanche 19 janvier toutes les bibliothèques qui devaient ouvrir ce jour-là seront en grève. Et probablement aussi les dimanches suivants, si aucune proposition de sortie de crise n’est faite par la première édile ou son adjoint à la culture, Christophe Girard.

 

 

          La maire de Paris inaugure un mouvement social en pleine campagne des municipales

                             - M'en fous des bibliothécaires, je préfère être en meilleure compagnie

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6 janvier 2020 1 06 /01 /janvier /2020 08:57
Ouverture des bibliothèques le dimanche : la mairie de Paris en marche vers un conflit social en pleine campagne des municipales ?

Un préavis de grève reconductible pour tous les dimanches vient d'être déposé à compter du dimanche 19 janvier. Toutefois l’intersyndicale propose d’ors et déjà à Anne Hidalgo et Christophe Girard une solution pour éviter ce conflit  

On ne pourra pas dire qu’Anne Hidalgo et Christophe Girard son adjoint à la culture n’auront pas été alertés par l’ensemble des organisations syndicales sur le risque d’un conflit de grande ampleur vu les conditions proposées par la municipalité parisienne  pour l’ouverture dominicale des bibliothèques Jean-Pierre Melville située dans le quartier de Tolbiac-Olympiades (XIIIe) et Robert Sabatier, située elle à proximité de la mairie du XVIIIème arrondissement. Pourtant les personnels de ces deux établissements ne demandaient pas la lune. Juste de bonnes conditions de travail et des moyens corrects pour ouvrir un jour supplémentaire notamment en termes d’effectif (voir ici)

Visiblement la mairie de Paris s’en fout puisqu'elle a décidé de passer en force et d’ouvrir le dimanche la médiathèque Melville dès la mi-janvier dans des conditions inacceptables. C’est que, jugez vous-même, la municipalité ne propose rien moins que de fonctionner avec moins d’agents titulaires…. qu’il y a encore cinq ans ! Alors que cet établissement avait à l’époque  un jour de moins d’ouverture au public. Une attitude incompréhensible de la part d’Anne Hidalgo. Au risque surtout de provoquer un conflit majeur alors qu’elle sera à ce moment-là en pleine campagne pour sa réélection.D’autant que les autres bibliothèques municipales de la capitale déjà ouvertes le dimanche - Truffaut (Ier), Canopée (Ier), Sagan (Xe), Helène Berr (XIIe), Yourcenar (XVe), Rostand (XVIIe), Duras (XXe) – devraient aussi entrer dans la danse car les sujets qui fâchent ne manquent pas.

C'est qu'elles aussi subissent, diversement certes, des dégradations de leurs conditions de travail. Si, par le passé, les mobilisations avaient permis d’encadrer les conditions d'ouverture du dimanche, nombre de règles non écrites se sont perdues, en particulier la définition d’effectifs seuils (nombre de titulaires) en dessous duquel un établissement ne peut ouvrir. Et force est de constater que depuis un certain temps ces glissements sont nombreux. Ainsi de grands établissements ont pu ouvrir avec peu d’agents titulaires et donc en dessous du seuil minimum de sécurité et même parfois sans cadre A pour occuper les fonctions de responsable… Pour les prochaines ouvertures des bibliothèques Melville et Sabatier la mairie de Paris voudrait désormais officialiser ses reculs. Difficile à accepter.

Autre revendication des personnels : la revalorisation de la prime dominicale, laquelle n'a pas bougé depuis plus de dix ans malgré le coût de la vie dans ce qui est une des capitales les plus chères du monde selon nombre d'études officielles. Actuellement de cent euros (brut) les bibliothécaires réclament que cette prime soit  revalorisée à 150 euros net. Pour le moment la mairie de Paris a refusé d’ouvrir des négociations avec l’intersyndicale (CGT-FO-SUPAP-UCP) malgré ses multiples demandes.

Un préavis de grève pour toutes les bibliothèques qui travaillent le dimanche vient donc d'être déposé à partir du dimanche 19 janvier. Et reconduit pour les dimanches suivants si Anne Hidalgo et Christophe Girard ne proposent aucune solution notamment la création de cinq postes supplémentaires d’agents titulaires (dont au moins deux de cadre A) pour les bibliothèques Melville et Sabatier et bien sûr la revalorisation de la prime pour le travail du dimanche (voir dans la rubrique commentaire l’intégralité de l’appel de l’intersyndicale).

De son côté, l’exécutif affirme faussement qu’il ne peut plus prendre de décisions à trois mois des élections. Dans ce cas l’intersyndicale lui propose d’ors et déjà une sortie de conflit : reporter pour la prochaine mandature l’ouverture dominicale des bibliothèques Melville et Sabatier le temps de trouver une solution avant l’élaboration du prochain budget municipal qui sera ensuite soumis au Conseil de Paris. On attend désormais la réponse de nos chantres du dialogue social. Quelle que soit l’attitude de la mairie de Paris, les bibliothécaires de la capitale ont, de toutes façons, prévu de se retrouver en assemblée générale le jeudi 9 janvier de 10h à midi à la  Bourse du travail (3, rue du château d'eau - M° République) pour faire le point sur les réponses municipales.

 

 

   Ouverture des bibliothèques le dimanche : la mairie de Paris en marche vers un conflit social ?

                                   - Alors ma chère Anne, comme mon Manu, ne vois- tu rien venir ?

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23 décembre 2019 1 23 /12 /décembre /2019 17:07
Des bibliothécaires de toute la France lancent un appel pour soutenir le mouvement social sur les retraites

« Plus que jamais il est temps de s'organiser, s'entraider et lutter pour une société juste et solidaire et un service public de qualité » déclarent les premiers signataires en provenance des quatre coins du pays et jusque en Martinique  

C’est un texte qui a d’abord été publié sur le site spécialisé, ActuaLitté. Puis relayé sur Twitter. Désormais sa diffusion va bon train malgré la trêve des confiseurs.

Un appel écrit de concert par plusieurs agents travaillant à la BPI (Bibliothèque Publique d’Information située au centre Beaubourg), à la BNF (Bibliothèque Nationale de France) mais aussi par des personnels des bibliothèques universitaires ou encore des collectivités territoriales pour soutenir ce qui est désormais un des plus long mouvement social depuis sans doute mai 68, tout du moins pour sa durée (déjà 24 jours à l’heure où nous publions ces lignes).

Cet appel collectif est évidemment proposé à tous les bibliothécaires de France et de Navarre : « Il est important, primordial que ce travail collectif soit communiqué à chacune et chacun des collègues du plus grand nombre de bibliothèques sur l’ensemble de de la France parce qu’il énonce les valeurs fondamentales de nos métiers » précisent les initiateurs.

Si bien que les signatures commencent déjà à provenir des quatre coins du pays comme - liste non exhaustive - l’Hérault, Rennes, Rouen, Épinay sur Orge, Bordeaux, Lille, Villeurbanne, Athis-Mons, Béziers, Strasbourg, Noisiel, Lyon, Grenoble, Limoges, le Pas-de-Calais, Perpignan, Brest, Talence, Saint-Brieuc et… jusqu’en Martinique. La carte de France indiquant la  provenance de tous les signataires est d'ailleurs visible ici. Pour ce qui concerne le texte, il est disponible ici dans son intégralité. Pour le signer c’est également ici.

 

 

 

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8 novembre 2019 5 08 /11 /novembre /2019 10:36
Travail du dimanche dans les bibliothèques : s’opposer à ces reculs sociaux que veut instituer la Ville de Paris

Les digues qui encadrent toujours le travail du dimanche sont visiblement encore trop hautes pour nos progressistes municipaux

La maire de Paris, Anne Hidalgo et son équipe clament à qui mieux mieux qu’ils incarnent le « progressisme » en politique. Un mot pourtant vidé de son sens à lire les futures conditions proposées aux personnels des bibliothèques Melville (XIIIe) et Sabatier (XVIIIe), lesquels doivent prochainement ouvrir le dimanche. Des propositions tellement mauvaises, notamment en termes de recrutement ou de sécurité, que l’ensemble des élus présents au dernier Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris a rejeté unanimement le texte qui leur avait été présenté. Une première claque pour l’administration qui va devoir le représenter, en principe modifié, lors d’une prochaine séance convoquée à la hâte puisque c’est juridiquement un passage obligé avant d’aller le soumettre au Conseil de Paris.

Mais force est de constater que les conditions de travail se dégradent aussi dans les autres bibliothèques parisiennes qui ouvrent déjà le dimanche. Les effectifs sont tellement calibrés au plus juste que normalement, en cas d’absence imprévue, la bibliothèque devrait fermer ; mais l’administration fait pression sur les responsables et, de bonne foi, les agents se mettent en quatre pour maintenir l’ouverture. On en vient même à déserter son poste simplement..... pour aller aux toilettes !  Pas un problème visiblement pour nos progressistes municipaux, lesquels ont décidé de pousser encore plus loin le bouchon  en proposant de réduire encore les effectifs… Et prendre part la même une sorte de revanche sur les bibliothécaires de la capitale

Car la mémoire s’étant un peu perdue au fil de temps rappelons qu’au début, il y a une dizaine d’années, la Ville souhaitait tous simplement faire travailler les agents… un dimanche sur deux et ne mettre aucune limite au nombre de vacataires ! Les mobilisations avaient alors été telles que des digues avaient été érigées à travers une délibération municipale qui stipulait « qu’un agent travaille un dimanche sur cinq  (et pas plus de dix dimanche par an) » et qu’il doit « bénéficier d’une prime dominicale ». Par ailleurs, il avait été acté le principe d’une parité entre personnels titulaire et étudiants qui travaillent ce jour-là. Toutefois il semble que ces digues qui encadraient l’ouverture du dimanche soient désormais devenues trop hautes pour la Mairie socialiste dont le but est aujourd’hui de les dynamiter.

Désormais, la municipalité voudrait que les « vacataires-étudiants » recrutés pour le week-end fassent les mêmes tâches que les titulaires. « Pour être plus intégrés » affirment nos inclusifs sociaux. Mais surtout pour se passer le plus possible de bibliothécaires titulaires si l’on est juste un peu lucides. Par ailleurs le nombre de dimanches travaillés par agents est parfois dépassé. Nos progressistes proposent aussi faire des économies sur l’encadrement. Un catégorie B coûtant moins cher qu’un A, tous les assistants spécialisés de bibliothèques (ASBM) sont désormais invités à prendre la direction de leur établissement le dimanche. Prendre la direction, les problèmes bâtimentaires mais aussi et surtout la responsabilité légale en cas de problème ; le tout pour peanuts. Même Jupiter n’aurait osé mettre cette mesure dans sa loi de « réforme » de la fonction publique.

- Alors là chapeau ma chère Anne, tu nous dépasse vraiment sur notre droite

- Alors là chapeau ma chère Anne, tu nous dépasse vraiment sur notre droite

Les prochaines ouvertures dominicales des bibliothèques Melville et Sabatier prévues dès janvier 2020 sont donc l’occasion de rejeter ce projet de moins disant social, notamment en demandant des créations de postes supplémentaires. D’autant que nous serons en pleine campagne pour les élections municipales. A moins que l’actuel exécutif ai décidé de préparer le terrain pour d’autres...

Les revendications des personnels qui travaillent dans les bibliothèques le dimanche sont assez simples et certains pourraient même dire pleines de bon sens. Primo, qu’il y ait un protocole écrit avec des engagements précis qui soient valables pour tous les établissements du dimanche. Secundo, que la parité entre agents titulaires et non titulaires soit instituée. Évidemment ce nombre de titulaires constituant un seuil en dessous duquel l’établissement ne peut pas ouvrir. Tertio, que pour pouvoir ouvrir le dimanche, la direction des établissements (et des équipes) soit confiée à des cadres A, les seuls à même d’avoir la responsabilité pénale en cas de pépins.

À ce propos le dernier comité hygiène et sécurité (CHSCT) a voté la mise en œuvre d’une expertise indépendante sur l’impact du travail du dimanche sur les agents que ce soit du point de vue de leur santé, de leur sécurité et de leurs conditions de travail (conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle/familiale, risques psycho-sociaux, risque incendie…). Évidemment la mairie est assez embêtée par cette décision prise à l’unanimité et se hâte lentement pour la mettre en œuvre.

Enfin last but not least, pour prendre en compte le coût de la vie dans ce qui est une des capitales les plus chères du monde selon les études officielles, il est demandé que la prime dominicale soit  revalorisée à 150 euros net et accordée à tous les agents. Y compris les non titulaires qui  travaillent de manière quasi permanente en semaine et qui sont aussi réquisitionnés le dimanche. Et certains d'entre eux bossent pour ainsi dire à l’œil car ne touchant aucune prime, alors ...qu'ils y ont droit comme les autres. Ça c’est Paris !

Actuellement l’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP) de la direction des affaires culturelles fait le tour des établissements  ouverts ou qui vont ouvrir le dimanche (voir les dates dans la rubrique commentaire), pour mobiliser les agents en vue d’une grande assemblée générale à la Bourse du travail le jeudi 28 novembre. Il s’agira alors de décider ensemble de la manière de défendre ces revendications et nos métiers qui sont mis à mal.

 

 

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28 octobre 2019 1 28 /10 /octobre /2019 11:59
A la réserve centrale des bibliothèques parisiennes, les conditions sont désormais pires que chez Amazon (c'est dire)

Le service est actuellement suspendu, résultat d'une gestion calamiteuse de l'administration parisienne

C’est un service dont la Ville est d’habitude très fière et qu’elle n’hésite pas à mettre en avant. Il faut dire qu’il est des plus uniques, non seulement en France mais aussi dans le reste du monde. Quezako ? C’est la réserve centrale des bibliothèques de la Ville de Paris. « La plus grande bibliothèque du réseau » selon les dires même de la mairie qui rajoute pas peu fière  « qu'avec son fonds de 150 000 livres, 75 000 CD et 5 000 partitions, la Réserve centrale possède sûrement le document que vous cherchez ! Vous y trouverez aussi bien des documents tous publics que des documents plus pointus et rares exclusivement présents à la Réserve centrale ». Des documents que les usagers peuvent commander en un clic et qui sont ensuite livrés dans n’importe quelles des soixante bibliothèques municipales de la capitale. Enfin ça c’était avant.

Car voilà, symbole de la faillite de sa gestion, la mairie de Paris n’est plus capable de la faire fonctionner correctement.  À  tel  point qu’elle est désormais obligée de la stopper en urgence selon un communiqué officiel de la Ville  « en raison des vacances scolaires, les réservations de la Réserve centrale seront suspendues du 26 octobre inclus au 4 novembre ». Un communiqué qui a néanmoins un petit côté fake news car la vérité est non seulement ailleurs mais tout autre.

En fait de « vacances », il faut plutôt parler de celui des postes. Les effectifs de la réserve centrale, initialement prévus pour être treize, ont dramatiquement fondu. Ces derniers temps les agents se sont parfois retrouvés à quatre seulement ! Intenable ! D’autant que l’activité de ce service a été multipliée par trois en dix ans du fait notamment de la possibilité donnée aux usagers de réserver via internet jusqu’à dix documents en même temps. Et une fois ces derniers empruntés, la possibilité d’en réserver….. de nouveau une dizaine ! Des cas certes minoritaires mais fréquents dans certaines bibliothèques et qui à eux seuls peuvent faire exploser tous les compteurs.

Résultat, les personnels de la réserve centrale passent leur temps à aller chercher dans les cinq kilomètres de rayonnages les documents pour ensuite leur glisser un signet d’identification et de localisation . Et enfin ils doivent mettre ça dans des bacs, cercler les bacs et transporter le tout par transpalette. En gros ça fait entre cinquante et quatre-vingts caisse à remplir tous les jours de plusieurs centaines de bouquins. Un peu comme chez Amazon….

Sauf qu’à la réserve centrale on récupère aussi la marchandise. Les documents ont une durée de prêt limitée et reviennent  ensuite dans le service où là encore les opérations se multiplient : transporter les caisses, vider les caisses, réceptionner les documents en lisant chaque code-barre puis enfin les remettre à leur place initiale dans les rayonnages qui font toujours dans les cinq kilomètres. Au total les agents manipulent près de quatre cent mille documents dont certains, comme les livres d’arts peuvent être assez lourd (voir dans la rubrique commentaire le détail de leur quotidien).

Mais si encore il n’y avait que ça. Car en réalité il y a énormément de travail interne qui se rajoute entre l’intégration de nouveaux documents dans les collections de la réserve centrale, le désherbage ou encore la redistribution de livres aux associations. On comprend donc aisément que les maigres troupes qui restent soient à bout de souffle, et que ceux qui ne sont pas en arrêt maladie ne songent qu’à partir. De leur côté, les représentants des personnels dénoncent depuis un moment la gestion calamiteuse de la Direction des affaires culturelles de la Ville de Paris sur le sujet des effectifs ou encore des arrêts maladies. Il est donc pour le moment plus sage et surtout plus réaliste de suspendre le service sine die et donc au-delà du 4 novembre.

 

 

       A la réserve centrale des bibs de Paris, les conditions sont désormais pires que chez Amazon

             - Bah pour sûr car nos patrons bien qu'exploiteurs, il nous filent au moins du matos !

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16 octobre 2019 3 16 /10 /octobre /2019 09:01

 

Après l'invasion de rampants dans une bibliothèque du XIIIe arrondissement cet été, l'administration parisienne a délibérément tenté de cacher l'information 

L’affaire a fait les gros titres de la presse locale : la bibliothèque de l’Alcazar à Marseille avait dû fermer ses portes en urgence pour cause d’invasion de punaises de lit. La presse nationale en avait même fait ses choux gras : « On connaissait les punaises de lit, voici les punaises de livre » galéjeait Libération. « Notons que les ouvrages en prêt numérique ne seraient, eux, pas atteints par cette épidémie de bug » osait de son côté le site spécialisé, ActuaLitté. Sauf que Marseille avait été devancée par une rivale parisienne... Et pas qu’un peu.

L'info vient juste de nous parvenir. Faut dire que la mairie de Paris avait mis soigneusement cette affaire de punaises de lit sous le tapis... Même le CHSCT a été maintenu délibérément dans l’ignorance, comme pulvérisé sous les insecticides par l'administration parisienne. Mais bon, mieux vaut tard que jamais !!! L’histoire est quand même venue à nos oreilles...

Nous étions au cœur de l’été à la bibliothèque Glacière dans le XIIIe arrondissement lorsqu'une lectrice a fait un retour de livres, quasiment tous infestés de punaises de lit, de différentes tailles. Évidemment une fois les livres posés sur le comptoir de prêt, les bestioles s’égayèrent de partout. Dont certaines déjà d'une taille conséquentes. « On était un peu horrifié » nous a rapporté un membre de l’équipe. Pas de doute, à Glacière, les bibliothécaires ont alors sacrément été refroidit et l’établissement a dû être fermé d’urgence pour une désinsectisation.

Problème : au retour des personnels quelques jours plus tard, toute l’équipe a eu des maux de têtes, la gorge sèche ainsi les yeux qui piquaient, à des degrés divers, pendant au moins quinze jours. Normal car le produit utilisé pour éliminer les punaises « est beaucoup, beaucoup plus toxique que celui utilisé normalement pour les cafards et autres rampants » a précisé l’employé de l'entreprise de désinsectisation. Malgré les fiches de signalements, l’administration n’a pourtant jamais alerté le comité hygiène et sécurité (CHSCT) de la direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, piétinant ainsi toute la règlementation en la matière

De quoi inquiéter les agents de la bibliothèque Glacière qui se sont depuis posé énormément de questions  : « Nous tenons à réagir et à communiquer sur ce problème, qui n’est pas des moindres. Déjà pour tenir au courant les collègues des autres établissements du besoin d’être vigilant sur ce problème précis » nous ont-ils ainsi affirmé. Sans parler de leurs effets possibles sur la santé et des précautions réglementaires d’usage. C'est pourquoi le CHSCT, toujours vivant et plus que jamais résistant au DDT municipal, va exiger les noms et le descriptif chimique des produits utilisés et de leur dosage, et de savoir également si d'autres bibliothèques de la Capitale ont été touchées par l'invasion de ces petites bêtes. Sur ce coup la mairie est dans de sales draps. Oh punaise...

 

 

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27 septembre 2019 5 27 /09 /septembre /2019 10:44
Bibliothèque Marguerite Durand : Coup de théâtre pendant le CHSCT de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris !

L’adjointe à la maire de Paris en charge du Patrimoine, Karen Taieb, débranche son administration en pleine séance plénière…

La direction des affaires culturelles et le bureau des bibliothèques y ont cru jusqu’au bout. S’attaquer à l’intégrité de la bibliothèque Marguerite Durand. Un symbole lourd de sens pourtant après les mobilisations d'il y a deux ans (voir ici). Une attitude que tous les observateurs avisés trouvaient  non seulement complètement idiote mais surtout très périlleuse dans la perspective des prochaines échéances municipales.

En effet l’ouverture du dimanche de la médiathèque Melville, prévue pour le début de l’année prochaine devait permettre à la Ville de Paris d’annexer les locaux de Marguerite Durand. Ainsi chaque dimanche, cet espace exclusivement patrimonial, avec ses collections et son matériel dédié, se transformerait fissa en un vague espace de co-working obligeant au passage les bibliothécaires de Marguerite Durand à passer une partie de leur samedi pour faire place nette en déménageant périodiques, documents précieux ou encore matériels informatiques. Et puis rebelote le mardi, il faudrait alors tout réinstaller. On comprend  que le personnel le prenne mal. Ceci-dit, les agents de la bibliothèque Jean-Pierre Melville sont eux aussi vent debout contre ce projet. « Cela nous fera un espace en plus à surveiller alors que l’on n’a pas les moyens pour ça » ont-ils fait valoir (voir ici).

Ce funeste projet devait être présenté hier jeudi 26 septembre devant le comité d’hygiène et sécurité (CHSCT) de la direction des affaires culturelles (DAC) de la ville de Paris. Un préalable avant d’être soumis au Comité Technique de la même direction puis au Conseil de Paris. Et ce qui était certain c’est qu'il serait rejeté à l’unanimité par l’ensemble des syndicats représentatifs (CFDT, CGT, FO, SUPAP-FSU et UCP). Face à cette fronde, qui ne pouvait que s’amplifier, la présidente de l’instance et adjointe en charge du patrimoine, a dû prendre une décision rapide quitte à débrancher son administration. Ce qu’elle fit en pleine séance en annonçant urbi et orbi que « devant l’opposition unanime des personnels et de leur représentants, la bibliothèque des Femmes garderait ses espaces et n’ouvrirait pas le dimanche à un autre public ».Une victoire pour tous les défenseurs du patrimoine

 

 

                           Karen Taieb, adjointe à la maire de Paris en charge du Patrimoine

 

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26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 11:16
Les agents de la bibliothèque Marguerite Duras (XXe) furax contre l’administration parisienne

    Et prêt à faire grève puisque un préavis a été déposé pour le samedi 5 octobre

Est-ce une boulette de la direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris ? Ou bien un mépris sans nom de l’administration parisienne envers ses agents ? Les deux mon général selon l’ensemble de l’équipe de la bibliothèque Marguerite Duras, située dans le nord-est de la capitale, laquelle a décidé de diffuser une lettre ouverte à sa tutelle ainsi qu’à l’ensemble du réseau des bibliothèques municipales parisiennes. La voici in extenso :

« Nous avons appris hier, en fin d’après-midi, que le contrat de l’un de nos collègues, contractuel de remplacement en section jeunesse, ne sera pas renouvelé. C'est d'abord par sa forme que cette annonce nous a surpris, notre collègue ayant reçu un mail lapidaire (une ligne !), à deux heures de la fin de son contrat ! Sauf à imaginer que la SRH-DAC ait pris cette décision hier soir, in extremis (ce que nous n’osons envisager), nous ne pouvons que nous étonner que cette décision lui soit annoncée si tardivement. Qu’est-ce que cela signifie ? Vous imaginiez-vous qu’il lui suffirait de traverser la rue pour trouver un travail ?

La moindre des corrections eut été de respecter un délai de prévenance. Quel message la SRH-DAC pense-t-elle envoyer aux agents, contractuels ou non, en procédant ainsi ? Êtes-vous, conscients du manque de considération, et même du mépris que ce genre de pratique véhicule ? Outre la situation personnelle de notre collègue, l’équipe dans son ensemble est prise de court par cette annonce soudaine. En effet, s’en trouvent bouleversés : l’organisation de notre travail interne, le travail du dimanche, le service public, les accueils de classes, les animations, toutes tâches dans lesquelles notre collègue était très investi.

 

 

Sachant qu’à ce jour, la section jeunesse a toujours un poste vacant, la présence de ce collègue n’était pas superflue. Notre collègue était pleinement intégré à l’équipe, et en était un membre à part entière, comme en témoigne la précédente liste des missions pour lesquelles il va nous manquer. Au cours de ses six mois de contrat, il a été évalué de nombreuses fois, par sa n+1 et sa n+2, et toujours de manière très positive. Jusqu’au bout, l’équipe a espéré un renouvellement (qui a été demandé officiellement). Tout ça pour qu’après un silence total de la SRH-DAC d’une semaine cela se solde, le dernier jour de son contrat (une fois encore), par un simple mail où on lui reproche même de ne pas être joignable sur son téléphone portable (alors qu’il est en service public), un comble après l’avoir laissé une semaine sans réponses !

Cette situation nous amène, en tant qu’équipe, à nous poser plusieurs questions : Cette annonce tardive est-elle due à un manque de considération pour notre collègue, un dysfonctionnement au sein de vos services, ou plus prosaïquement à un sous-effectif dans vos propres rangs ? Pourquoi avoir gardé le silence après la demande de renouvellement si vous saviez qu’elle serait sans suite ? Nous espérons que de tels modes de fonctionnement ne sont pas appelés à devenir la norme. Nous tenons à vous rappeler qu’avant d’être des ressources, les gens dont vous vous occupez sont des Humains.

En conséquence, nous demandons que notre collègue soit à nouveau recruté à partir du 5 novembre, date à laquelle un congé maternité va causer un sous-effectif supplémentaire qui nuira à nos missions de service public. Deuxièmement, que vous preniez conscience que vous gérez des individus et non des lignes comptables / statistiques et que de ce fait, un minimum de respect s’impose. Après réunion ce matin de l’ensemble de l’équipe, nous tenons à vous informer que sans réponses satisfaisantes de votre part d’ici mercredi, nous sommes prêts à appuyer nos revendications par un mouvement de grève. L’équipe de Marguerite Duras »

On ne sait pas encore si le message a été bien reçu par la mairie de Paris. En attendant une réaction de la municipalité parisienne qui réponde vraiment aux demandes (et aux attentes) des personnels de la bibliothèque Marguerite Duras, un préavis de grève a été déposé par les syndicats de la direction des affaires culturelles pour le samedi 5 octobre (voir le détail dans la rubrique commentaire).

Dernière minute (4 oct)  : le préavis est levé suite aux engagements de la mairie de Paris

Les agents de la bibliothèque Marguerite Duras (XXe) furax contre l’administration parisienne

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