Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Syndicat PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog du syndicat PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
  • Contact

Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein du syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service (PACS) pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com

 

 

 

Recherche

14 septembre 2019 6 14 /09 /septembre /2019 13:50
Bibliothèques parisiennes : les étudiants du dimanche privés de paye en septembre !

Tous évidemment comptaient sur cette rentrée d’argent et certains risquent de se retrouver dans le rouge

Il n’y a pas de petites économies à la mairie de Paris. Alors que pour ouvrir à moindre frais ses bibliothèques, la mairie de Paris emploie des étudiants vacataires payés à la journée plutôt que de recruter des bibliothécaires titulaires, la norme pourtant pour faire fonctionner de manière normale un service public. Mais problème : voilà que les dits étudiants pourtant sur le pont samedi et dimanche en cette rentrée seront privés de paye ce mois-ci. Incroyable. À croire que les caisses sont vides pour financer les futurs jeux olympiques.

Alertée par les six bibliothèques municipales qui ouvrent actuellement le dimanche dans la capitale, l’administration parisienne a une nouvelle fois peiné à se justifier en se retranchant derrière des procédures on ne peut plus obscures alors que, jusqu’en 2017, ces « vacataires du dimanche » étaient payés rubis sur l’ongle. Mais le résultat est là : en septembre ce sont donc des centaines d’étudiants qui travaillent gratos pour la mairie ! Même chez Mac Do, ils sont mieux traités.

En attendant les étudiants du week-end sont furax et on les comprend. Leur contrat de vacataire commence le 1er septembre, la ville a donc l’obligation de les rémunérer dès le début de leur contrat. Tous évidemment comptaient sur cette rentrée d’argent et certains risquent de se retrouver dans le rouge. On ignore pour le moment si Anne Hidalgo et Christophe Girard, son adjoint à la culture vont prendre eux-mêmes en charge les agios. Mais franchement le fait que la plus grosse collectivité de France et surtout la plus riche, soit incapable de payer en temps et en heures son personnel a vraiment de quoi rendre perplexe.

C’est surtout inquiétant pour l’avenir car la mairie de Paris à l’intention d’ouvrir deux nouveaux établissements le dimanche, une perspective qui s’annonce déjà explosive (voir ici).

 

                          - Bon alors mon Christophe, ce retour à la Culture, ça donne quoi ?

                     - Ben pour tout te dire, tes camarades sont vraiment pas très arrangeants...

Partager cet article

Repost0
10 septembre 2019 2 10 /09 /septembre /2019 13:28
Grrr, franchement ça risque d'être bien plus embêtant que les candidatures Grivaux et Villani !!

Grrr, franchement ça risque d'être bien plus embêtant que les candidatures Grivaux et Villani !!

Prime dominicale, effectifs... les bibliothécaires parisiens concernés par le travail du dimanche se donnent rendez-vous le 19 septembre à la Bourse du travail

Deux nouvelles bibliothèques parisiennes - Jean Pierre Melville (XIIIe) et Robert Sabatier (XVIIIIe) - doivent passer au travail du dimanche d’ici le printemps 2020, soit juste quelque semaines avant les prochaines élections municipales. Une première Assemblée Générale  des personnels de ces deux établissements au printemps dernier avait permis aux agents d’exprimer un certain nombre de demandes (effectifs, organisation du travail,…). Des demandes aujourd’hui toujours pas satisfaites. Pour l’heure, la situation reste donc plus que floue quant aux conditions d’ouverture le dimanche pour ces deux bibliothèques.

Ces éventuelles ouvertures dominicales sont l’occasion aussi de faire le point de la situation avec toutes les équipes des bibliothèques concernées par le travail du dimanche - Truffaut (Ier), Canopée (Ier), Sagan (Xe), Helène Berr (XIIe), Yourcenar (XVe), Rostand (XVIIe), Duras (XXe) - tant  du point de vue des conditions de travail mais surtout de la revalorisation de la prime dominicale, laquelle n'a pas bougé depuis plus de dix ans. Cette dernière actuellement de cent euros brut est jugée largement insatisfaisante par la majorité des personnels. L'ouverture de Melville et Sabatier est donc une belle opportunité de remettre ce sujet sur la table et voir tous ensemble quelle augmentation nous devons revendiquer et surtout la façon d’y parvenir.

Cette assemblée générale est organisée par l’ensemble des syndicats représentatifs à la Direction des affaires culturelles de la Ville de Paris (CGT, FO, SUPAP et UCP). A noter que, bien que sollicitée, la CFDT a refusé de s’y associer. Tant pis pour elle. Cette réunion aura lieu sur des heures d’information syndicale et a été autorisée par l'administration pour permettre à chaque agent d'y participer. Rendez-vous donc le jeudi 19 septembre de 9h30 à 12h30 à la Bourse du travail, 3 rue du Château d’eau, salle Eugène Pottier (Métro République).

 

Prime, effectifs... les bibliothécaires du dimanche ont rendez-vous à la Bourse le19 septembre

Partager cet article

Repost0
6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 13:27
Pôles sourds dans les bibliothèques parisiennes : la mairie s’attaque au droit à la formation…

Si elle se confirmait, cette décision relèverait d’une véritable inégalité de traitement. Inégalité de traitement qui pourrait à très vite porter du tort aux cinq pôles sourds présents dans les bibliothèques de la capitale

C’est un modèle de réussite que beaucoup de bibliothèques en France admirent : l'existence depuis plus d’une dizaine d’années au sein du réseau parisien de cinq « pôles sourds » dans cinq bibliothèques de la capitale - Canopée (Ier), Malraux (VIe) Chaptal (IXe), Saint Eloi (XIIe) et Fessart (XIXe) - lesquels intègrent une dizaine de collègues sourds. Signe de cette vitalité : des formations en LSF (Langue des Signes Française) sont accordées aux agents, et des interprètes sont régulièrement  sollicités, en particulier pour les réunions d’équipe ou des formations. Mais ça c’était avant…

Car quelqu’un au sein de l’administration parisienne a décidé de changer les règles d’accès aux formations en LSF. En effet  jusqu’à présent les agents travaillant dans les pôles sourds avait la même possibilité que leurs autres collègues du réseau des bibliothèques de la capitales en terme de formation, soit de présenter trois vœux, hors formation LSF bien sûr. C’est que cette dernière était jusque-là considérée  forcément comme hors quota vu la spécificité de leurs établissement. Cette particularité ne serait apparemment donc plus reconnue. Si elle se confirmait, cette décision relèverait alors d’une véritable inégalité de traitement.

Inégalité de traitement qui pourrait à très vite porter du tort aux pôles sourds et à leur attractivité. Être motivé pour travailler avec des collègues sourds, avec la culture Sourde mais être dissuadé de le faire parce que l’accès à d’autres formations liées au métier de bibliothécaire serait plus limité qu’ailleurs… Si cette décision relève d’une  banale gestion comptable la mairie de Paris doit donc impérativement revenir dessus. D’autant plus que la majorité municipale est composée d’un adjoint au maire….. chargé du handicap ! Nul doute que ce dernier va se fâcher tout rouge (pour au moins justifier sa délégation) devant cette véritable bourde administrative.

 

 

                               Nicolas Nordman, l'adjoint d'Anne Hidalgo en charge du handicap

                           -  Ouch, faut que j'agisse, pour une fois que je peux m'emparer d'un dossier......

 

Partager cet article

Repost0
4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 09:49
Alerte sur le fonctionnement des conservatoires parisiens selon un rapport d'un service de la mairie

Et pas que dans les conservatoires d’ailleurs puisque les bibliothèques sont elles aussi touchées selon les mêmes spécialistes

C’est une sacrée pierre dans la politique mise en place depuis plusieurs années par la mairie de Paris. D’autant qu’elle provient d’un service municipal on ne peut plus officiel et à l’expertise incontestable : le service de médecine préventive (SMP) de la Ville de Paris, l’équivalent de la médecine du travail pour les agents travaillant sous les ordres d’Anne Hidalgo.

De nouveau, les médecins du SMP référents pour la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville se sont penchés sur l’état des conservatoires municipaux d'arrondissement, lesquels sont au nombre de dix-sept dans toute la capitale. La lecture du rapport vient malheureusement confirmer les constats accablants des agents et des organisations syndicales car, comme nousles médecins du travail décrivent une «  charge et une intensité de travail de l’équipe administrative et d’encadrement  importantes et croissantes » avec l’augmentation du nombre d’élèves accueillis, « sans adaptation en conséquence, des effectifs ». Les spécialistes de la santé notent ainsi que cette charge de travail « intense » a augmenté avec « l’ouverture des établissements à des activités de partenariat avec les structures scolaires ». Et bien que « l’équipe pédagogique ait été augmentée, l’équipe administrative serait restée à effectif constant ».

Chacun des dix-sept conservatoires de la capitale accueille entre neuf-cent et deux-mille élèves selon l'arrondissement, tous les jours de 9h à 22h (jusqu'à 20h le samedi) mais il n'y a qu'un agent administratif pour environ 130 élèves soit près de vingt élèves de plus que sur la moyenne nationale ! Rappelons qu'il y a dans les conservatoires, outre les professeurs, des agents qui s'occupent du bâtiment, de l'organisation, des plannings, des inscriptions, de la communication, en bref de tout ce qui permet aux élèves d'apprendre la musique, la danse ou le théâtre dans de bonnes conditions. La ville a donc créé des postes de professeurs coordinateurs, avec une heure par semaine à consacrer à l'administration. Sauf que....

Cela n'a pas eu l'effet escompté, en réalité cela complique parfois même le travail car on peut être un excellent violoniste sans rien connaitre à la maintenance du bâtiment et à l'organisation des équipes. Ce qui n’est pas sans conséquences d’après les médecins de la Ville qui pointent  « la polyvalence » voire le « glissement de tâches », le  «  travail à flux-tendu », du stress, le « sur-présentéisme » des agents qui ne peuvent plus répondre « à leurs obligations familiales et personnelles et disposer de la flexibilité des temps de repos auxquels ils ont droit ». Cinglant !

Dans certains conservatoires, la situation est encore plus critique car subissant de très grandes amplitudes horaires (9h-22h) et pour les agents d’accueil cela se traduit par des horaires flexibles, décalés ou de nuit (bien après 21h), parfois de manière totalement imposée. Une situation qui n’a pas échappé à nos médecins, c’est pourquoi dans son rapport, le SMP évoque la nécessité de « repenser à la hausse des effectifs administratifs, de régie et d’encadrement », et au sein de chaque conservatoire d’ « établir au moins deux régisseurs », bref de recruter ! Maintenant, c'est officiel, il y a urgence.

Un constat d'ailleurs valable pour les autres équipements culturels qui dépendent de la municipalité parisienne (bibliothèques, Ateliers Beaux-Arts…) car le SMP relève là aussi une intensification du travail du fait de l’augmentation des tâches de reporting et d'évaluation : analyses des tâches de travail, rédactions de rapports, de tableaux Excel… d’autant plus que les services centraux ne collaborent pas toujours entre eux. Avec une mention spéciale  pour les bibliothèques car dans leur rapport, les médecins parisiens mentionnent en plus de ce qui a été décrit plus haut des conflits en raison de « la promiscuité et de l’interdépendance des postes de travail (répartition des tâches de travail, plannings hebdos, prise de congés ou nécessités de remplacement en cas d’absence de collègues ». Pour notre syndicat, « l’impression ressentie de répartition inégale des tâches » relève de missions en hausse et d’effectifs insuffisants pour y faire face. Pas d’autre choix que de rompre avec le dogme libéral d’Hidalgo, il faut recruter du personnel !

 

 

            Équipements culturels : Anne Hidalgo va-t-elle oser rompre avec le dogme libéral ?

           - Oups, il me reste à peine une année pour appliquer mon programme de campagne

Partager cet article

Repost0
30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 10:52
Notre maison  brûle mais la mairie de Paris regarde ailleurs

                                   ....Make Our Library Great Again !

Alors que le réchauffement climatique est au cœur du débat public, la ville de Paris se désintéresse totalement de ce sujet dans un périmètre qui relève pourtant de sa propre responsabilité lors des deux  épisodes de canicule qui ont eu lieu cet été, fin juin puis fin juillet. Le second s'est  même achevé avec un nouveau record de température de 42,6° C à Paris. En dehors de ces canicules « officielles » les agents de nombreux établissements municipaux de la capitale ont aussi subi d'autres pics de chaleur, avec des températures dépassant régulièrement les 30 voire les 33 degrés à l’intérieur des bureaux et des espaces publics. Dans ces conditions, on ne peut que craindre le pire dans les années à venir au niveau de la santé des agents et des usagers d’autant que la Ville refuse pour des raisons davantage financières qu'écologiques de climatiser ses bâtiments

Dans notre champ d’intervention syndical force est de constater que nombre de bibliothèques municipales sont de véritables aberrations thermiques, ce qui a eu pour conséquence que nombre d’entre elles ont dû procéder à des fermetures anticipées tant la chaleur intérieure était insupportable. Le problème c’est que d’un autre côté, la Direction des Affaires Culturelles (DAC), notre administration directe, n’a rien trouvé de mieux que d’imposer aux bibliothécaires parisiens de compenser ces fermetures qui ne dépendent pas d’eux à travailler en horaires variables d'une semaine à l'autre. Plutôt provocateur pour des personnels qui déjà travaillent le samedi (voire le dimanche) tout en finissant souvent à 19 heures.

Cet été ce sont donc la santé et les conditions de travail des agents des bibliothèques qui ont servi de variables d'ajustement à des conditions de température de plus en plus extrêmes. D’abord en refusant de préciser les critères de réductions horaires ou de fermeture, la DAC s’est déchargée sur les chef-es d'établissement, légalement responsables de la santé des agents. Ensuite en demandant, pour valider des réductions horaires ou des fermetures, des relevés fréquents de température avec...photos des thermomètres ! La marque d'une grande confiance envers ces mêmes chef-e-s d'établissement…

Autre invention géniale de la mairie de Paris lors de la seconde canicule (celle de fin juillet) qui amena là aussi des fermetures partielles ou totales de nombreuses bibliothèques : notre municipalité ordonna aux personnels d’aller travailler ailleurs (dans des établissements pas climatisés et donc aussi surchauffés), de prendre un congé (donc de prendre sur son quota annuel) ou de rattraper les heures non faites la semaine suivante. Changement de politique donc puisqu’en 2017 et même fin juin de cette année les heures n’étaient pas à rattraper.

Résumons : Le/la bibliothécaire travaille donc le samedi, parfois le dimanche, et termine souvent à 19h. Comme tou-tes les salariés-e-s, sa carrière donc son temps de travail ne cessent de s’allonger (avoir 42 ans de cotisation, partir à 63 ans  sans malus…). Et désormais, en cas de fortes chaleurs,  il/elle doit passer en horaires variables d’une semaine à l’autre, donc oublier son emploi du temps négocié en début d’année conciliant nécessités de service et contraintes personnelles. Une semaine à 30 heures, puis une semaine à 46 heures, puis... Pire que la flexibilité de certaines entreprises privées où les changements horaires sont souvent planifiés sur plusieurs semaines voire plusieurs mois…  Dans cette logique il faudra donc travailler le samedi, le dimanche, faire des soirées et être en horaires variables de juin à septembre... Tout ça n’est pas sérieux et surtout ne tiendra pas face au choc climatique en cours.

Il y a pourtant quelques pistes pour commencer à vraiment prendre le sujet à bras le corps Pour commencer la Ville de Paris doit déjà, et en urgence, réparer et rendre opérationnels tous les systèmes de ventilation déjà existants pour chaque établissement, il faut des fontaines d’eau fraîche et au moins un climatiseur dans chaque bibliothèque  pour à minima rafraîchir une pièce. Et on parle là vraiment de à minima !

Au-delà, avec la multiplication et l’intensification des canicules (et parfois pas que pendant les congés d’été comme cette année), on voit mal comment éviter de climatiser une partie des services publics parisiens ! Ce choix aurait l'intérêt de garantir des conditions de travail décentes pour les agents, des conditions d'accueil correctes pour les usagers et la continuité du service public. Et en attendant que ce chantier soit enfin réalisé Anne Hidalgo se doit d’accorder des « congés canicule » exceptionnels plutôt qu’instaurer la « flexibilité canicule » ! A moins que l’on soit obligé d’attendre que des socialistes arrivent un jour à la mairie afin d’appliquer une politique sociale enfin progressiste ? Make Our Library Great Again !

 

 

                                  Plan climat : la mairie de Paris va-t-elle sauver les bibliothèques ?

 

Partager cet article

Repost0
9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 07:23
La bibliothèque Jacqueline de Romilly (XVIIIe) retrouve enfin de l'air après un an de fermeture

Elle rouvre après de longs travaux de mise aux normes obtenus après une alerte des personnels et l’opiniâtreté de la CGT

Bien que toute neuve, elle était fermée depuis plus d’un an pour cause de pollution interne après que des analyses officielles avaient révélé un taux de bactéries très élevé dans l’environnement, notamment les bureaux des personnels, et que le système d’aération défaillant n’était pas en mesure de les évacuer. Il est vrai que la bibliothèque Jacqueline de Romilly, située dans le quartier de la Porte Montmartre (XVIIIe), cumulait les ratés depuis six ans, date de son inauguration et était devenue le symbole de ne ce qui faut pas faire en terme de bâtiment (voir ici).

Cette longue fermeture remonte donc à l’été dernier après une alerte lancée par les personnels, relayée par notre syndicat, qui avait amené à saisir le Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris. En effet, c’était bien la santé des agents et du public qui était clairement remise en cause dans ces espaces véritablement pollués avec un système d’approvisionnement d’air complètement défaillant au regard de la surface d’un tel bâtiment composé uniquement de baies vitrées…. qui ne s’ouvrent pas !. Même la médecine du travail avait alerté la Mairie de Paris. Ses conclusions envoyées à l’administration étaient, elles aussi, sans appel : « les conditions de confort thermique et de renouvellement d'air  dans cet établissement ne semblent pas respecter les critères compatibles avec la préservation de la santé ».

Au départ, les services de la mairie pensaient que cette fermeture ne durerait pas plus de trois mois. Une annonce qui nous semblait à l’époque bien prématurée, en tout cas très optimiste, car pour rouvrir la bibliothèque Jacqueline de Romilly dans des conditions enfin correctes, cela ne pouvait être qu’après de très très gros travaux de mise aux normes. « Un chantier titanesque de plusieurs mois sans doute ! » écrivions-nous d’ailleurs à l’époque (voir ici ). Nous avions vu juste car elle rouvrira finalement après bien des péripéties le mardi 16 juillet à 13 heures.

Pendant ce long laps de temps de porte close, la mairie de Paris a dû tordre le bras à de nombreux intervenants (architectes, entreprises, service technique…) pour arriver à faire de véritables travaux permettant un fonctionnement viable de l'établissement .Mais bon, finalement le résultat est là, qui se traduit par l’installation de trois grandes fenêtres dans le bureau des bibliothécaires et d’une autre dans la « salle enfance » qui était très chaude d’habitude. Mieux, une climatisation a été installée dans les bureaux du personnel et dans la salle de travail silencieuse.

Et les bibliothécaires de Romilly de témoigner : « Nous sommes vraiment très contents du résultat, il fait bien frais dans les bureaux, sans courant d’air et c’est vraiment mieux qu’avant, y compris dans la plupart des espaces de lecture ». Bref, si certains, mal intentionnés, accusent souvent les syndicats de faire du vent, dans ce cas précis, c’est on ne peut plus vrai. Pour le plus grand bénéfice des personnels concernés.

 

 

                                                   A Romilly, on respire enfin grâce à la CGT

      

Partager cet article

Repost0
18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 15:49
La médiathèque Marguerite Yourcenar (XVe), ce symbole, là aussi, d'un véritable défaut de conception

            L’air y est tellement malsain que les agents ont dû saisir le CHSCT

Il y a comme ça des bâtiments un peu maudits. On le savait pour la bibliothèque Jacqueline de Romilly (XVIIIe) qui avait dû fermer en urgence l’été dernier (voir ici). Nous devons rajouter aussi à cette liste le cas de la bibliothèque Marguerite Yourcenar (XVe) puisque dès son ouverture en février 2008 cette dernière connaissait déjà des problèmes d’aération liés aux pannes récurrentes du système de chauffage/climatisation, du système de ventilation et à l’absence de fenêtres dans les espaces publics. Le système était censé s’autoréguler, mais cela n’a en réalité jamais fonctionné, et d’incessantes interventions du STEG, le service en charge de la maintenance  (parfois plusieurs dans la même semaine) s’avèrent nécessaires pour maintenir un air renouvelé et une température correcte. Gênant pour un bâtiment décrit à l’époque comme révolutionnaire et « écoresponsable ».

Ces dysfonctionnements ont évidemment fini par faire l’objet, à peine quelque mois après son inauguration, de nombreux signalements de l’équipe comme des usagers. En novembre 2009, l’équipe de la médiathèque avait ainsi adressé une lettre à la directrice des Affaires Culturelles de l'époque, faisant état de conditions de travail très pénibles en raison d’un air desséché, une atmosphère viciée et confinée et une température avoisinant parfois les trente degrés. Vingt-huit membres de l’équipe témoignaient alors de malaises divers tels que maux de tête, vertige, sensation de soif constante, irritation de la gorge et, pour quinze d’entre eux, irritation des yeux.

À cela s'est aussi ajoutée ces dernières années une dégradation de la prestation de la société de ménage après des changements de prestataires suite aux appels d’offre tendant toujours vers le moins-disant de la part de la Ville de Paris. Conséquences : des agents en nombre insuffisant (un a deux seulement pour trois mille mètres carrés) et dont le travail est en plus entravé par du matériel inadapté qui fait que désormais le nettoyage de la bibliothèque Yourcenar et ses immenses surfaces de moquette n’est plus vraiment à la hauteur et que les poussières s'accumulent.

De quoi aggraver la situation puisque ces dernières semaines, des bibliothécaires ont signalé par le biais de fiches du cahier hygiène et sécurité de possibles conséquences sur leur santé : irritations oculaires, gênes respiratoires, maux de têtes... et peut-être même des pathologies chroniques qui auraient pu être contractées en service, sans doute à cause de la mauvaise qualité de l’air. La situation ne pouvait plus rester sans réponse du côté de la Ville de Paris

Alertés par la CGT lors du dernier comité hygiène et sécurité (CHSCT) de la direction des affaires culturelles (DAC) plusieurs services ont donc officiellement pris des engagements. Ainsi la DAC va elle faire réaliser une analyse de la qualité de l’air en situation normale (présence d’agents et d’usagers) et le prestataire du marché de ménage va être lui interpellé par les services de la mairie quant aux moyens d’assurer un nettoyage de fond des moquettes.

Première mesure déjà mise œuvre : l'inspection du travail de la Ville (la MISST), composé de spécialiste en santé et sécurité au travail, est venue effectuer une première visite notamment centrée sur les ventilations.Sinon, autre hypothèse avancée par d'autres qui n'est pas à écarter : le syndrome du bâtiment malsain (voir ici). De son côté la médecine préventive se tient à la disposition des agents qui le souhaitent pour des visites à la demande et l’étude d’éventuels aménagements de poste ou de reconnaissance de maladies contractées en service. Sinon prendre aussi quelques conseils dans cet excellent bouquin.

 

 

Partager cet article

Repost0
14 juin 2019 5 14 /06 /juin /2019 13:47
Décès à la bibliothèque Couronnes (XXe) : le résultat de l’enquête du CHSCT rendu public

Les préconisations de l’instance sur les conditions de sécurité au travail sont en principe à la portée d’une municipalité socialiste dirigée par une ancienne inspectrice du travail !

En septembre dernier, une agente de nettoyage de la Ville de Paris avait été retrouvée morte, plusieurs heures après son décès, à la bibliothèque Couronnes (XXe) alors qu’elle y travaillait seule le lundi, jour de fermeture de l’établissement. Une situation tellement choquante que la mairie de Paris n’avait eu d’autre choix que de prendre la décision immédiate de mettre fin au travail isolé pour les personnels en charge du nettoyage des bâtiments municipaux. De leur côté, les syndicats, unanimes, avaient demandé une enquête dans le cadre du CHSCT (comité hygiène et sécurité) afin d’analyser les circonstances de ce drame et de préconiser des mesures de prévention. Le résultat de cette enquête vient d'être rendu public.

Parmi les constats, les membres du CHSCT ont pointé de graves carences concernant les conditions de sécurité et l’organisation du travail, notamment une « situation récurrente de travail isolé », « un système d’alerte aux nombreuses limites » ou encore un suivi médico-administratif « défaillant » (lire ici). Pour éviter ce genre de situation, les principales préconisations du CHSCT faites à Anne Hidalgo et son administration sont pêle-mêle de « mettre fin au travail isolé », de modifier ou renforcer « les plans de prévention pour les agents des entreprises extérieures » et bien sûr de contrôler cette sous-traitance, souvent sauvage, sur les « conditions de travail, de santé et de sécurité au travail des agents du privé ». Un programme en principe à la portée d’une municipalité socialiste dirigée par une ancienne inspectrice du travail !

Ce qui est sûr, c’est que de toute façon, les mandaté-e-s CGT des CHSCT s’opposeront à toute tentative de « placardisation » de ces constats et propositions. Partout, ils s’engageront pour que ces préconisations se concrétisent dans des plans d’action. Pour notre syndicat, l’élimination des situations de travail isolé doit s’appliquer dans toutes les directions de la ville. C’est donc une responsabilité de la DRH d’impulser un travail de recensement de ces situations, direction par direction, afin d’y mettre un terme. Nous ne pouvons que nous opposer à ce qui semble relever d’un transfert progressif des activités de nettoyage aux prestataires privés d’autant qu’il rend plus difficile la prévention des risques liés au travail isolé pour les agents de ces entreprises. Le résultat de l’enquête est disponible ici

 

 

       Santé au travail : la maire de Paris peut désormais vraiment appliquer son programme

 

Partager cet article

Repost0
13 juin 2019 4 13 /06 /juin /2019 07:13
Anne Hidalgo mise à l'amende sur la gestion des effectifs dans les bibliothèques parisiennes

Il en manquerait entre 60 et 100 selon différents comptages. Un véritable trou digne de celui du chantier des Halles dans les années soixante-dix

Les chiffres que nous nous sommes procurés sont implacables et illustrent une mauvaise gestion de la part de la mairie de Paris et d'Anne Hidalgo. Mais certains diront que cette mauvaise gestion est probablement volontaire afin de pouvoir utiliser cet argent pour les prochains Jeux Olympiques. Au point de dégrader le service rendu aux usagers puisque dans les bibliothèques de la capitale c'est l'alerte rouge avec les difficultés pour fonctionner normalement à cause des problèmes d'effectifs. Jusqu'à bricoler.

D'abord du côté de l'accueil des usagers avec des sections qui sont fermées, des amplitudes horaires réduites, ou même des postes de services public qui ne sont pas assurés. Bien entendu pour les agents, cela veut dire augmentation de la charge de travail, multiplication des plages de service public, généralisation de l’ultra-polyvalence et au final, stress.

Dans nombre de sites, il manque des agents. Pour tout le réseau des bibliothèques. il y aurait entre soixante et cent postes non pourvus selon différents comptages ! En effet il est maintenant habituel qu'après le départ d’un agent (que ce soit à la retraite ou une mutation) les postes restent vacants plusieurs mois voire plusieurs années ! Si bien que partout, l'effectif prévu en ETP (Équivalent Temps Plein) est rarement atteint. Sur plusieurs années, ce sont donc des dizaines de milliers d’heures de travail budgétées qui se transforment en de substantielles économies pour la ville de Paris… Un véritable trou digne de celui du chantier des Halles dans les années soixante dix.

Si quelques créations de postes sont prévues cette année, en prévision de l'extension du travail du dimanche à de nouveaux établissements ou pour renforcer l'équipe volante, le compte n'y est pas. L'équipe volante ne doit pas devenir le (faux) substitut à un indispensable effort de recrutement, une équipe de pompiers volants là où il y aura (le plus) le feu... Les temps partiels doivent être compensés. Il s'agit aussi d'augmenter massivement le nombre de postes aux concours pour rapidement résorber le déficit de postes budgétés mais non pourvus. Conditions sine qua non pour retrouver un fonctionnement à peu près correct.

 

 

            Les bibliothèques parisiennes dans le même état que St Eustache dans les années 70

 

Partager cet article

Repost0
27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 12:38
Paris XIIIe : Une bibliothèque victime de cambriolages en série

Si on est monté de plusieurs crans dans les dégradations, côté butin par contre c’était plutôt maigre

Le quartier, de la Glacière situé à la lisière du XIIIe arrondissement, est pourtant réputé paisible. La bibliothèque également. Elle est pourtant la cible régulière de malfaiteurs au point d’avoir été obligée de fermer au public le 23 mai comme le précisait l’affiche collée sur la porte : « En raison d’un nouveau cambriolage, la bibliothèque Glacière-Marina Tsvetaïeva ne sera pas en mesure d’ouvrir aujourd’hui. ». En effet de cambriolage ce n’était pas le premier.

C’était même le troisième et ceci en l’espace d’à peine six mois. Les deux premières fois seuls quelques matériels divers avaient été dérobés : tablettes, matériel hi-fi…  Cette fois les malfaiteurs sont passés à la vitesse supérieure car, après être entré par effraction en pulvérisant le rideau de fer au pied de biche lors de cette nouvelle visite nocturne, ils ont ensuite détruit du mobilier à l’intérieur de l’établissement dont une porte qui communique entre les sections jeunesse et adulte.

Si on est bien monté de plusieurs crans dans les dégradations, côté butin par contre c’était plus que maigre puisqu’il atteignait la modique somme de seulement…..deux euros ! Des voleurs un peu Pieds Nickelés donc. Néanmoins les réparations étaient telles, la porte automatique de l'entrée était aussi endommagée, qu’il a fallu quand même fermer l’établissement. Une plainte a été déposée par la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris et des inspecteurs ainsi que la police scientifique ont été dépêchés sur place en quête d’éventuels indices.

Paris XIIIe : Une bibliothèque victime de cambriolages en série

Partager cet article

Repost0