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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 08:35
 Un bibliothécaire parisien propose que les espaces jeunesse redeviennent un lieu de déconnexion pour les enfants

Une idée approuvée par la Silicon Valley... et même la mairie du XIXe arrondissement !

Quel doit être le futur des bibliothèques ? Avoir toujours des livres (et des BD, des revues, de la presse quotidienne, des CD…) ?  Ou bien, ceux-ci étant amenés à disparaître, les remplacer par des espaces numériques. Un débat qui anime la profession depuis plusieurs années.

De fait, à la question de savoir comment il verrait l’avenir de sa bibliothèque, un collègue parisien a mis les pieds dans le plat en confiant par écrit son désarroi à ses camarades bibliothécaires : « Mon premier souhait, totalement utopiste ou bien rétrograde, selon la sensibilité de chacun, serait que notre bibliothèque devienne un espace de déconnexion pour les enfants. Par là, je veux dire tout d’abord que j’aimerais qu’on expédie à la benne tous les postes Internet de la section jeunesse, quitte à installer une cellule psychologique d’urgence pour les dix années à venir ». Une véritable provocation, non ?

Et notre collègue de continuer : « la bibliothèque devrait être, aurait dû être, aurait dû rester le lieu de la formation autonome des esprits et de la diffusion de la culture écrite, et en cela être complémentaire de l’institution scolaire. Or nos enfants  vont grandir, à l'école comme entre nos murs, dans ce qu’on appelle, peut-être par goût de l’antiphrase, des "lieux de vie" ».

Une observation qui ne s'arrête malheureusement pas là : « ce que je vois en effet, c’est cet étrange glissement qui transforme les écoles en bibliothèques et les bibliothèques en ludothèques. Ce que je ressens, c’est cette impression bizarre que tout s’homogénéise, qu’on veut faire la guerre à l’ennui, peut-être même au fond à la difficulté de vivre, qu’on pense la gagner avec des tablettes, des ordinateurs ou des consoles, des images et des codes, des connexions illimitées ». Alors encore le désenchantement d’un bibliothécaire passéiste, relayé par un syndicat qui ne l’est pas moins, qui ne supporte pas l’avènement de cette société numérique où tout tourne autour d’Internet ?  

A voir, car justement cette perspective était partagée par feu Steve Jobs, le fondateur d’Apple mais aussi par de nombreux cadres supérieurs de sociétés de pointe de la Silicon Valley comme Google, Yahoo et Hewlett-Packard ou encore Twitter et eBaye : ils envoient leurs enfants dans une école… sans ordinateur (lire ici et ). Un peu comme la bibliothèque de demain ? A ce propos notons cette expérience faite dans un quartier de l'Est parisien il y a quelques années (lire ici) et soutenue... par la mairie du XIXe arrondissement ! Cette initiative a donné lieu à un colloque l'année suivante avec de nombreux spécialistes sous l'égide du maire lui-même (voir ici).

Et notre collègue bibliothécaire, s'appuyant sur une étude du Haut Conseil de l'Education selon laquelle 40% des élèves à l'entrée de la sixième n'ont toujours pas acquis une lecture fluide ou ne comprennent que très partiellement ce qu'ils lisent (lire ici), se décide alors d'enfoncer le clou: « alors, puisque notre but est d’amener les jeunes à la lecture, je propose simplement ce qui suit :  après les jeux de société, les jeux vidéo, les serious games, les tablettes et les applications numériques, les initiations au codage informatique, les imprimantes 3D, pourquoi pas une solution simple, pas chère et innovante : les aider à apprendre à lire ? ». Un programme simple pour nos décideurs à la mairie de Paris et ailleurs. Nous avons d'ailleurs interpellé Bruno Julliard, l'adjoint en charge de la Culture sur ce sujet. Alors ouvrons le débat. Think différent ?

 

 

Des anciens élus à la culture préconisent aussi une bibliothèque pour les jeunes avec des livres 

 

 Un bibliothécaire parisien propose que les espaces jeunesse redeviennent un lieu de déconnexion pour les enfants

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                             - Alors là, tu vois ma petite, c'est le loup qui arrive avec son écran.....

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 16:17
Pourquoi nous sommes opposés à l’ouverture le dimanche de nouvelles bibliothèques à Paris

Il faut dire que celles qui ouvrent déjà ce jour là sont dans une situation catastrophique

C’est ce que l’on appelle une véritable provocation... La mairie de Paris a annoncé par voix de presse l’ouverture le dimanche de sept nouvelles bibliothèques : Parmentier (XIe), Hélène Berr (XIIe), Melville (XIIIe), Aimé Césaire (XIVe), Germaine Tillion (XVIe), Rostand (XVIIe) et Sabatier (XVIIIe). On parle bien sûr d’établissements déjà existants et qui étaient fermés ce jour-là.

Ici, la méthode de communiquer - prévenir les médias avant même les principaux concernés, ou encore les partenaires sociaux - montre bien quelle considération la mairie de Paris accorde aux personnels et au dialogue social... Et cette annonce est bien, dans le contexte actuel, une véritable attaque contre les conditions de travail des bibliothécaires parisiens. Surtout après les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années, qui ont eu pour conséquence la diminution importante de personnel dans les bibliothèques municipales de la Capitale.

De fait, les établissements exsangues en sont même contraints …à réduire leurs horaires d’ouverture en semaine. Quand ils ne sont pas carrément fermés brutalement ! Une situation que dénonce même l'ABF laquelle ne cache pas sa déception de voir la question de l'élargissement des horaires se focaliser, une fois de plus, sur le seul dimanche alors « que les besoins se font sentir sur l'ensemble de la semaine dans bien des cas » (lire ici). On peut donc comprendre que les bibliothécaires soient furieux de cette annonce municipale qui va les obliger, sans aucune concertation, a travailler un jour supplémentaire au détriment de leur vie familiale.

Plus grave, les bibliothèques qui ouvrent déjà le dimanche sont dans une situation que l’on peut sans exagérer qualifiée de catastrophique. Ainsi, la médiathèque Duras (XXe) pour ouvrir le dimanche est obligée de « réquisitionner » son personnel de direction pour permettre la présence d’un cadre A chaque dimanche. des cadres qui sont donc contraints de faire plus d’un dimanche sur cinq comme prévu dans la réglementation... votée par le Conseil de Paris !

Dans le même ordre d’idée, la parité entre agents titulaires et personnels contractuels prévue par la même délibération municipale n’est pas plus respectée que ce soit à Duras mais aussi à Sagan (Xe) ou encore à François Truffaud (Ie). La mairie foule ainsi au pied les textes qu’elle a pourtant elle même fait voter. Évidemment, certains collègues veulent quitter leur établissement, voire même le réseau de la Ville de Paris tellement ils n’en peuvent plus. Comme on les comprend !

Autre foutage de gueule de la part de notre cher employeur : « Les agents des établissements concernés, s’ils refusent de travailler le dimanche seront accompagnés par l’administration dans leur mobilité vers un autre établissement ». Ceux qui ont déjà expérimenté cet accompagnement doivent sûrement apprécier cet humour municipal.

 

Pourquoi nous sommes opposés à l’ouverture le dimanche de nouvelles bibliothèques à Paris

                                           - En plus, ils nous prennent vraiment pour des......

On ignore où la Ville de Paris met les pieds dans cette histoire car pour ouvrir autant d’équipements supplémentaires le dimanche…. il faudra bien recruter des bibliothécaires ! Pas loin d’une centaine d’après nos estimations. Or la Ville compte encore supprimer des postes l’année prochaine, comme cette année et celles d’avant, en raison des baisses de dotations de l’État. Sans parler de l’embauche de vacataires (entre 150 et 200 au bas mot). Bref, elle va droit dans le mur.

Mais la Mairie de Paris va aussi devoir affronter un autre chantier : Celui de la prime du dimanche. En effet, les personnels qui travaillent déjà ce jour en là en bibliothèque, réclament depuis longtemps que cette dernière soit de cent euros net (au lieu de brut comme actuellement). Revendication légitime tant les primes des personnels de la direction des Affaires Culturelles sont parmi les plus basses de la Ville. Et même de celles des bibliothécaires d’État et des autres collectivités territoriales. Une véritable épine dans le pied de Bruno Julliard, l’adjoint en charge de la culture.

Évidemment, la Ville de Paris, comme à son habitude, compte passer en force puisqu’elle prévoit pour avaliser ces nouvelles ouvertures de convoquer un Comité Technique … en juin avant de faire voter le Conseil de Paris en septembre. Deux mois « pour engager des échanges avec les représentants des personnels » dixit la mairie qui, il est vrai, décrit ce processus comme l'une de ses « grandes étapes de négociation sociale ». Bon, si ils font tout ça pour nous énerver, on les rassure, c’est réussit.

D’après nos premiers contacts avec eux, l'ensemble des syndicats représentatifs à la Directions des Affaires Culturelles ne comptent donc pas se laisser faire et vont organiser la riposte. Une Assemblée Générale intersyndicale - CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA - à destination de tous les bibliothécaires du réseau parisien est d’ors et déjà prévue le jeudi 21 avril à la Bourse du travail (salle Grande Croizat), rue du Château d’Eau, Métro République à partir de 9h30.

 

              Ouverture des bibliothèques le dimanche : la Mairie de Paris va dans le mur

Pourquoi nous sommes opposés à l’ouverture le dimanche de nouvelles bibliothèques à Paris
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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 12:12
Culture : Un élu parisien interpelle Bruno JulliardCulture : Un élu parisien interpelle Bruno Julliard

                                 Et il pose plutôt les bonnes questions

La fermeture programmée de la bibliothèque Château d'Eau située à l'intérieur de la mairie du Xe arrondissement semble coller tel le sparadrap du capitaine Haddock au doigt de Bruno Julliard, l'adjoint en charge de la Culture à la ville de Paris. Voire à celui de Rémi Feraud, le patron des socialistes de la Capitale (lire ici).

Après l'opposition de l'ensemble des élus du Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles, de ceux de l'arrondissement ou encore d'une partie du Conseil de Paris, droite et gauche confondues, c'est maintenant au tour de Didier Le Reste, élu communiste du Xe arrondissement, d'interpeller via une lettre officielle Bruno Julliard,

Une missive on ne peut plus pertinente sur l'avenir de cet équipement culturel de proximité grandement apprécié par les habitants du quartier. Il est vrai que cette lettre pose plutôt les bonnes questions et on ne doute pas que l'adjoint à la Culture d'Anne Hidalgo va y apporter les bonne réponse...

Culture : Un élu parisien interpelle Bruno Julliard
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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 08:26
La mairie de Paris va (enfin) rendre gratuit l’emprunt des CD et des DVD dans les bibliothèques municipales

Enfin presque, car cette gratuité ne sera réservée pour le moment qu’au mineurs et aux bénéficiaires des minima sociaux…Pas très juppéiste.

C’était une vieille idée lancée par les bibliothécaires parisiens et les syndicats : la gratuité de tous les supports pour tous les usagers. Car si aujourd’hui, le prêt de livres et de revues dans les bibliothèques municipales parisiennes est gratuit en revanche celui des disques est facturé trente euros pour l’année (et soixante et un euros pour le forfait CD + DVD). Une limite financière qui empêche nombre d’usagers d’avoir accès à l’ensemble des collections.

Mais, et c’est désormais officiel, la mairie de Paris va enfin mettre fin à cette barrière dans l’accès à la culture pour tous et instaurer la gratuité pour l’emprunt des CD et des DVD via une nouvelle délibération qui sera proposée aux élus lors du prochain Conseil de Paris. Enfin presque, car cette gratuité ne sera réservée pour le moment qu’aux mineurs et aux bénéficiaires des minima sociaux.

Un premier pas certes…mais pas très ambitieux puisque les étudiants ou les smicards notamment sont exclus de cette mesure. Et même pas très juppéiste. En effet, on ne peut que constater que sur ce sujet la mairie de Paris été débordée sur sa gauche par certaines collectivités…. de droite. Ainsi, la communauté urbaine de Bordeaux dirigée par Alain Juppé a mis en place la gratuité de tous les supports et pour tous les usagers sans restriction d’âge, de sexe, ni de condition (lire ici) Et quand on dit tous les usagers c'est aussi bien les.étudiants que les actifs, les retraités que les gens en recherche d'emploi. Et toc pour Anne Hidalgo et Bruno Julliard qui prennent un sale coup de vieux dans leur politique culturelle.

Alors la municipalité parisienne va-t-elle rester droite dans ses bottes ou s’aligner vers le mieux disant culturel de l’ancien premier ministre ? Allez encore un effort, d’autant que cette gratuité avait été réclamée il n’y a pas si longtemps … par les élus parisiens eux même ! Lesquels avaient proposé lors d’un conseil de Paris à l’Hôtel de Ville que « la culture doit être accessible à tous sans distinction de revenu ». On est bien d'accord.

En attendant la gratuité pour tous, ce seront au moins les mineurs ou les usagers qui rentrent dans les critères de cette nouvelle mesure qui vont donc bientôt pouvoir emprunter les supports qui étaient jusque là payants dans les bibliothèques de la capitale. En effet, selon la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, les paramétrages du logiciel V.Smart, qui équipe les établissements de prêt, devraient êtres effectifs courant avril.

La mairie de Paris va (enfin) rendre gratuit l’emprunt des CD et des DVD dans les bibliothèques municipales
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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 17:35
La Ville de Paris oblige des bibliothèques à acheter les DVD dont les prix sont au-dessus du marché

Quand des bibliothécaires se sont adressés à l'administration pour soulever ce problème on leur a dit « faites au mieux »

Il fallait y penser ! Alors qu’auparavant les bibliothèques municipales parisiennes avaient le choix de leur fournisseur pour commander leurs DVD, désormais celui-ci leur est imposé en fonction de leur zone géographique. Pour les établissements situés du Ier au Xème arrondissement le prestataire sera l’ADAV, du XIe au XVe, CVS et du XVIe au XXe, RDM.

Problème : certains établissements payeront leur DVD plus cher que leurs collègues. Parfois vraiment plus cher. Par exemple pour la société CVS, on constate des prix plus élevés de un à six euros (voire plus) sur les mêmes DVD que ceux proposés chez l'ADAV ! Du coup, les bibliothèques qui ont hérité de CVS cette année (Faidherbe, Parmentier, Hélène Berr, Melville, Brassens, Andrée Chedid ou encore Yourcenar) sont pénalisées alors que les budgets sont déjà en baisse.

Autre problème, tous ces prestataires ne proposent pas le même catalogue. Évidemment ce serait trop simple. Par exemple l'ADAV est très complet dans sa proposition de DVD de documentaires alors que du côté CVS (encore une fois) l’offre est nettement insuffisante. Encore pas de pot, car il y a justement, entre les XIe et XVe arrondissements, des bibliothèques qui sont un peu pointues dans ce domaine. A croire que ceux qui ont inventé cette nouvelle forme de marché public l’on fait exprès.

D’ailleurs, la Ville de Paris est dans ses petits souliers car lorsque des bibliothécaires se sont adressés à l'administration pour soulever ce problème on leur a dit « faites au mieux » ! A part changer les numéros des arrondissements, on ne voit pas trop comment…Certes, chaque bibliothèque peut dépenser un tiers de son budget chez les autres prestataires mais les établissements n’iront pas très loin malgré cet arrangement au vu du prix des DVD.

Ceci dit, que les bibliothèques qui ont héritées de l’ADAV ou de RDM ne se réjouissent pas trop vite, car l’année prochaine les prestataires…. changent d’arrondissement. Un scénario tout droit sorti d’un cerveau diabolique !

Notre syndicat demande donc à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris de revenir au mode de fonctionnement précédent et laisser les bibliothécaires passer librement leurs commandes auprès de l’un ou l’autre de ces trois prestataires avec pour seul critère le prix de vente ou la qualité des titres proposés.

 

La Ville de Paris oblige des bibliothèques à acheter les DVD dont les prix sont au-dessus du marché
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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 11:26
RFID en bibliothèque : les failles de sécurité révélées par une revue informatique

Une faille reconnue même par Bibliothéca, le fournisseur des automates et des puces RFID des bibliothèques parisiennes et qui devrait coûter des centaines de milliers d'euros

Le système RFID a été installé à la Ville de Paris il y a huit ans déjà. Dans trois bibliothèques dans un premier temps, puis il a été étendu à d'autres établissements parisiens,bien que cette technologie soit loin de remplir tous ses objectifs : un système de vérification des documents qui ne fonctionne pas toujours, des logiciels défectueux, un matériel fragile, un système antivol peu fiable, le tout pour un coût toujours très élevé. L'administration en charge de son installation et qui en vantait ses nombreux mérites se garde bien d'en faire le moindre bilan.

C'est donc une véritable petite bombe que vient de lâcher la revue spécialisée Le Virus Informatique. Dans son numéro 27, daté de février 2016, ces spécialistes révèlent rien moins que les failles de sécurité des puces RFID et le coût que cela va engendrer pour réparer ces defaillances (voir ici). Pour prouver leur dire, ces informaticiens se sont appuyés sur des données accessibles publiquement. Bon, à la lecture de l'article faut quand même être un familier des AEAS, des AFI, des MHz, des ICODE SLI ou encore des BasicCards double interfac mais la démonstration est imparable.

D’après eux, il est non seulement possible de se fabriquer une fausse carte de lecteur (avec les données d'un véritable usager) en récupérant une puce d’un bouquin, mais ce sont surtout les antivols qui sont facilement désactivables pour ces spécialistes des nouvelles technologies. « On l’a bien vu, les protections antivols uniquement basées sur les fonctions EAS ou AFI sont d’une terrible faiblesse et rien n’empêche de les désactiver sur place avec un ordinateur portable (généralement bienvenu en salle de lecture !) équipé du lecteur had hoc » précise tout de go la revue. Et les journalistes du Virus informatique d’interroger la société BIbliothéca désormais hégémonique sur ce secteur après avoir absorbée son concurrent 3M pour connaître leur position. Et là, surprise...

« La norme française est assez simpliste, il est très aisé de cloner ou de modifier des données via un simple mobile équipé en NFC avec la bonne application » reconnaît ainsi penaude Bibliothéca. Toutefois, le fournisseur en RFID affirme qu'une norme supérieure de sécurité est déjà disponible. Petit problème néanmoins selon le leader du secteur, celle-ci « n'est pas encore appliquée officiellement en France ». Mais BIbliothéca se dit prête à mettre en œuvre cette nouvelle technologie « qui rendra caduque le clonage ».

Une affirmation qui laisse pantois les observateurs car comme le rappelle la revue « il semble surprenant que des bibliothèques dernier cri inaugurées en 2015 aient dépensé des centaines de millions d’euros pour lui faire pucer leurs collections avec ces normes obsolètes les exposant ouvertement à un pillage en règle ». « Comment expliquer un tel immobilisme ? » s’alarme Le Virus Informatique. Bonne question.

La réponse pourrait faire mal aux finances parisiennes (et des autres collectivités locales) car selon les spécialistes, il faudrait alors remettre la main à la poche pour réencoder tous les documents selon la nouvelle norme. Et la facture devrait se chiffrer en plusieurs centaines de milliers d'euros. Une bonne affaire sans doute pour Bibliothéca mais certainement pas pour les bibliothécaires dont les budgets sont en diminution constante. Mais au fait, qu'en pense la Ville de Paris ? Désormais, la question lui est publiquement posée.

RFID en bibliothèque : les failles de sécurité révélées par une revue informatique

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 15:12
« Mais pourquoi tenez-vous donc tant à garder la bibliothèque Château d'Eau ouverte ? » demande interloqué le premier des socialistes parisiens

Rémi Féraud, maire du Xe arrondissement et président du groupe Socialiste au Conseil de Paris, ne comprend pas que l'on conteste les décisions de la Direction des Finances de la Ville de Paris

Le projet de fermeture de la bibliothèque Château d'Eau, située dans la mairie du Xe arrondissement, n'en finit plus, tel le sparadrap du capitaine Haddock, de coller aux doigts des socialistes parisiens. Dernier épisode en date, l'entrevue entre l'intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA) et le maire de l’arrondissement, Rémi Féraud, accompagné de deux de ses adjoints.

Bien que très cordiaux, les trois élus du Xe arrondissement ont néanmoins été interloqués par la position des syndicats majoritaires à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris : « Mais pourquoi tenez-vous donc tant à garder la bibliothèque Château d'Eau ouverte ? » ont interrogé, candides, Rémi Féraud et ses deux acolytes. Mais c'est vrai pourquoi des syndicats de bibliothécaires défendent-ils la lecture publique et la culture de proximité ? On se le demande...

Les élus étaient d'autant plus surpris de la réaction des syndicats - mais aussi des élus de gauche comme de droite, tant de l'arrondissement que du Conseil de Paris (lire ici) - que pour eux la décision avait déjà été prise par l'administration parisienne. Un aveu qui, on doit le dire, nous a peu cloué sur place car Rémi Féraud est, en principe, un poids lourd de la politique municipale parisienne, puisque après avoir été le patron de la fédération socialiste de la Capitale le voilà désormais président du groupe Socialiste au Conseil de Paris. Un cador quoi ! Enfin croyait-on... Car l'élu, censé par ailleurs représenter tous les habitants de son arrondissement, s’efface visiblement devant la décision de la Direction des Finances de l'Hôtel de Ville. Pas très glorieux, en effet.

Toutefois, comme cette histoire de fermeture de bibliothèque ne s'est pas passé, avec la fronde d'une partie des élus, comme ce qui avait été prévu par l’exécutif municipal, le Conseil de Paris a été contraint de voter que « durant les prochains mois, l'activité de cette bibliothèque soit étudiée avec la plus grande attention et la fermeture prévue de l'établissement soit conditionnée à la poursuite du déclin de l'activité » (lire ici). Ce qui veut dire que la mairie de Paris devrait réunir normalement une commission regroupant des élus et des habitants du Xe pour trancher sur cette question, démocratie locale et participative oblige.

Une étude qui pourrait apporter des surprises car la bibliothèque Château d'Eau, une bibliothèque de quartier, prête plus de documents que... la bibliothèqe numérique, ce service fort coûteux disponible via Internet, ouvert en permanence, qui touche un bassin de plusieurs millions de lecteurs potentiels, et qui aurait donc dû écraser la concurrence...

Quant aux organisations syndicales, elles ont demandé à l’administration et à Bruno Julliard, le premier adjoint d'Anne Hidalgo en charge de la Culture, de présenter cette nouvelle étude des chiffres de fréquentation de la bibliothèque Château d'Eau au prochain Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.

 

 

Chateau d'Eau : Le maire du Xe, poids lourd politique, a-t-il cédé à la direction des finances ?

« Mais pourquoi tenez-vous donc tant à garder la bibliothèque Château d'Eau ouverte ? » demande interloqué le premier des socialistes parisiens

                                 - Mais qui m'a mis cette banderolle au dessus de ma tête ?

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 14:50
A quoi ressembleront les médiathèques de demain ? Un colloque organisé le 14 avril par les bibliothécaires de Plaine-Commune

Réorganisation, parcellisation des tâches, management, évolution du métier, souffrance au travail… autant de thèmes qui seront abordés par des sociologues du travail, des conservateurs de bibliothèque, des usagers ou encore des chercheurs du CNRS

Saluons l’initiative de nos collègues du collectif des bibliothèques-CGT de la communauté d’agglomération de Plaine-Commune (Seine-Saint-Denis), lesquels proposent une journée d’étude le jeudi 14 avril sur l’avenir de leur métier. Un colloque qui sera animé par des sociologues du travail, des conservateurs de la Bibliothèque Nationale de France (BnF), des usagers des bibliothèques ou encore des chercheurs du CNRS.

Les médiathèques de Plaine commune (25 établissements, 250 agents et un million de documents) remportent régulièrement des prix prestigieux : Prix de l'animation en 2012, Grand prix Livres-hebdo en 2015, distinctions du ministère de la Culture… Faut-il en conclure que tout va bien dans le meilleur des mondes ? Comme d'autres réseaux de lecture publique la situation est pourtant loin d’être aussi idyllique.

« Au cours de ces dernières années, nous avons vu les organisations et les conditions de travail se modifier. La politique de la lecture publique de Plaine-Commune évolue, nous le savons et sommes les premiers concernés. Des choix sont faits par nos directions en « consultant » les agents avec peu, voire aucune marge de manœuvre leur permettant d’être force de propositions sur l’avenir des médiathèques, de leur métier et de leurs conditions de travail » remarquent, amers, nos collègues.

A quoi ressembleront les médiathèques de demain ? Un colloque organisé le 14 avril par les bibliothécaires de Plaine-Commune

Car dans cette communauté d'agglomération de Seine-Saint-Denis « la mutualisation du travail en médiathèque a hiérarchisé et parcellisé davantage le travail de chacun, générant ainsi moins d’autonomie, un sentiment de dévalorisation, de perte de compétence, de baisse de qualité entraînant à terme un manque de motivation chez certains agents. En janvier 2014, la mutualisation des acquisitions est mise en place au niveau du réseau (sans concertation avec les organismes paritaires, alors que modifiant de manière significative les organisations de travail des différentes équipes) ». Ça ne vous rappelle rien ?

Et les bibliothécaires du 93 d'enfoncer le clou « Cette réorganisation, vécue comme une division du savoir, des pratiques et des agents, est souvent la cause d'un mal-être et d'une souffrance au travail, entraînant encore plus de malaise dans les équipes, un sentiment d’inégalité de traitement, d’isolement, et de difficulté à donner du sens à nos missions. Nous craignons encore des modifications dans les missions des bibliothécaires et des nouveaux services qui entraînent de nouvelles pratiques et organisations professionnelles. Et pour quel résultat ? Le risque de perdre certains adhérents qui ont déjà de grosses difficultés à retrouver une réponse à leur besoin, principalement de lecture ». Une analyse de nos collègues de Plaine-Communes que partagent sans doute de nombreux professionnels qui travaillent dans la lecture publique que ce soit à Paris ou sur le reste du territoire.

Et les bibliothécaires de Seine-Saint-Denis, pas passeistes pour autant, de préciser : « nous avons conscience que notre métier est en pleine évolution et ne le contestons pas, mais ces nouvelles orientations engagées par Plaine Commune sans concertation avec les agents créent un sentiment de négation chez nos collègues et nous interpelle. Nous voulons être force de propositions, pouvoir apporter notre pierre à la construction de l'édifice, dans la concertation. Il s’agit du devenir de notre coeur de métier et de l’offre que nous diffuserons au plus grand nombre. Il s’agit aussi de préciser quel sens est donné aux nouvelles médiathèques, quelles valeurs y seront développées et pour quel avenir ? » Des interrogations qui seront au coeur du colloque qui aura lieu le jeudi 14 avril 2016 à la Bourse du Travail de Saint-Denis (Auditorium Marcel Paul, 1er étage), M° Saint-Denis-Porte de Paris  et dont le programme et les modalités d’inscriptions se trouvent ici.

       Le 14 avril, vous êtes tous invités au colloque sur l'avenir des bibliothèques à Saint-Denis

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 07:34
L.I.R.E à Paris : la mairie de Paris sucre 150 000 euros à l’association en charge d’éveiller les très jeunes enfants au livre et à la lecture

Drôle de façon de considérer une structure qui s’investit dans la lutte contre l'exclusion qui est, en principe, une priorité d’Anne Hidalgo et de son équipe

Encore un coup bas pour la lecture à Paris. Cette fois c’est l’association L.I.R.E à Paris, laquelle intervenait dans les structures de la petite enfance telles que les PMI mais aussi les centres sociaux ou les bibliothèques jeunesse, de faire les frais de la politique de la mairie de Paris. « Nous venons d’apprendre que la subvention qui nous est versée depuis plus de dix ans, serait amputée, sans délai de prévenance  de 40%, soit 150 000€. » Du brutal.

Tellement brutal que l’association qui avait déjà programmé ses interventions pour l’année en cours et « recruté les effectifs nécessaires pour les mener » va être dans l’obligation de licencier cinq personnes. C’est pas comme ça que la courbe du chômage va s’inverser !

Drôle de façon de considérer une structure qui fidèle à son acronyme, « Le Livre pour l’Insertion et le Refus de l’Exclusion » s’investit dans un domaine qui est, en principe, une priorité d’Anne Hidalgo et de son équipe, puisque L.I.R.E à Paris se démène pour rapprocher du livre les publics les plus éloignés, au moyen d’actions culturelles dont, entre autres, les bibliothèques hors les murs (BHLM).

Une chose est sûre, si la ville de Paris persistait dans ces mesure d’économie cela contraindrait l'association « à abandonner tout un travail développé dans la durée, toute une série d’actions transversales avec d’autres institutions du territoire (bibliothèques, centre sociaux…) dans l’accompagnement social et culturel des parents et de leur enfants ». Elle lance donc un véritable cri d’alarme (lire ici).

Un appel à l'aide qui a déjà reçu le soutien de parents et de professionnels de la petite enfance (lire ici et). Une pétition vient également d'être mise en ligne (pour la signer, c'est ici). Espérons que L.I.R.E à Paris sera entendu par la mairie de Paris pour que cette dernière revienne sur sa décision.

 

L.I.R.E à Paris : la mairie de Paris sucre 150 000 euros à l’association en charge d’éveiller les très jeunes enfants au livre et à la lecture

               La lutte contre l'exclusion est pourtant, en principe, la priorité d’Anne Hidalgo

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 07:59
La mairie de Paris propose de faire marcher les petits vieux qui fréquentent la bibliothèque Château d’Eau

Mais attention, ce sera un accompagnement personnalisé pour mieux faciliter la transition

Le projet de fermeture de la bibliothèque Château d’Eau était au cœur des débats du dernier Conseil de Paris. Et celui-ci prend un tour vraiment inattendu. Pour le moins ! Il est vrai que les services de Bruno Julliard ne savent pas comment se dépêtrer de cette triste affaire.

Pour mémoire, la Ville de Paris pensait que la fermeture de cette bibliothèque située à l’intérieur de la mairie du Xème arrondissement passerait comme une lettre à la poste.  Le cachet ne devait pas vraiment faire foi car en décembre dernier cette tentative avait été rejetée à l’unanimité par le Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. A cette occasion, les représentants du personnel avaient même avancé plusieurs propositions, dont certaines assez audacieuses, pour au contraire développer cet équipement (lire ici).

De plus, l’équipe qui entoure Anne Hidalgo avait « oublié » de demander leurs avis aux personnes concernés, ceux du Xème arrondissement. Pas grave les élus communistes et Les Républicains de l’arrondissement ont déposé des vœux demandant le maintien de leur bibliothèque. Il est vrai que pour les représentants des habitants du Xème « Il s’agit d’une bibliothèque de proximité, dont l’apport est indéniable pour faire vivre le quartier comme la mairie ». Pas faux.

Oui, mais alors comment fermer la bibliothèque Château d’Eau malgré tout les arguments avancés ? Simple ! En présentant cet établissement comme un véritable repoussoir. « Le public déserte en masse » n’hésite pas à assener l’exécutif transformé soudain en exécuteur. Pourtant plus de 70% de ses usagers continuent de fréquenter Château d’Eau malgré l’ouverture de Françoise Sagan dans le même arrondissement. Pire, il y en a même, les inconcients, pour venir s'y inscrire ! Mais Bruno Julliard, l’adjoint à la culture, n’en a cure et annonce déjà que « l’exode va s’amplifier ». Pour la mairie de Paris, la bibliothèque Château d’Eau n'est qu'un simple lieu pour pestiférés.

 

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Mais alors, ce vœu présenté par les socialistes et soutenu par les seuls écologistes qu’est ce qu’il dit ? Regardons en détail les points présentés tant ils sont croquignolets. Tout d’abord, il semblerait que Château d’Eau bénéficie d’un sursis si l’on en croit le Parisien (lire ici). D’ailleurs, le vœu précise bien que « durant les prochains mois l’activité de la bibliothèque Château d’Eau et les pratiques de ses usagers soient étudiées avec la plus grande attention ». C'est-à-dire que rien ne peut être décidé avant la fin de l’année prochaine (lire ici).

Enfin ça, c’est lorsque l’on est dans une démocratie municipale... Car la Ville a toujours l’intention de fermer la bibliothèque dans trois mois ! D’ailleurs, l’établissement n’ayant plus de budget d’acquisition et n’ayant aucune nouveauté à proposer, pas même la presse, « la poursuite du déclin de l’activité » est assurée. De quoi remplir d’aise les tenants d’une fermeture coûte que coûte.

Néanmoins, où vont passer les collections, près de 30 000 documents, dont un fonds unique de 3 000 livres consacrés à la photographie ? Au départ, la Mairie aurait bien tout balancé à la poubelle, mais comme les projecteurs sont braqués désormaissur elle, difficile de commettre un tel forfait en loucedé . Et de faire preuve d’une certaine imagination. Tout d’abord, « le fonds de romans [sera] transféré à la bibliothèque jeunesse de Lancry (Xe) », avec un argument qui ne manque pas de sel puisque , selon la direction des Affaires Culturelles, c’est « afin de lui permettre d’améliorer le service offert aux adultes ». Ceux qui allaient à Château d’Eau sans doute. 

Reste le fonds photo, qui colle à la Mairie comme le sparadrap au nez du capitaine Haddock. Si bien que désormais elle espère « qu’une solution soit trouvée pour accueillir le fonds d’ouvrages photographiques ». Laquelle ? Là son cœur balance : « à la médiathèque Françoise Sagan si possible ou à défaut dans un autre établissement à Paris, comme la médiathèque Edmond Rostand (XVIIe) ». Bref, la Mairie hésite. Pour ce qui est des « rencontres photographiques » organisées par l’équipe de Château d’Eau, pas d’inquiétude toutefois puisque elles devraient être récupérées par des amis. En effet, selon la Mairie, « l’équipe du Point Ephémère s’est d'ores et déjà portée candidate ». Évidemment, si auparavant cette manifestation culturelle était organisée de manière bénévole, ce ne sera probablement pas le cas avec le Point Ephémère. Et il faudra sans doute passer par une énième (grosse) subvention au frais du contribuable. Mais on vous a gardé le meilleur pour la fin...

Que vont devenir les petits vieux qui continuent mordicus de fréquenter Château d’Eau ? La Mairie a la solution, qui devrait lui valoir le premier prix du concours Lépine organisé chaque année à la Foire de Paris, car elle propose rien moins : « qu’un accompagnement personnalisé puisse être mis en place par les équipes - notamment les jeunes en service civique - pour les plus fidèles usagers et notamment les personnes âgées et que des visites des bibliothèques avoisinantes leur soient proposées, afin de faciliter la transition ». Comme ça, ils pourront enfin découvrir et arpenter leur quartier. Mais comme le dit la Mairie puisque « c’est pour faciliter la transition ». Comme l’avenir des bibliothèques parisiennes sans doute.

 

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                             - Eh, on serait pas en train de nous amener à Lancry, là ?

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