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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Syndicat PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog du syndicat PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein du syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service (PACS) pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com

 

 

 

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24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 12:40
NBI : La mairie de Paris s’appuie sur les arguments de la CGT

    Bientôt, la prime « politique de la ville » pour de nouveaux établissements ?

C’est que l’on avait appelé une « class action » à la parisienne. C’était il y a cinq ans et à l’époque une centaine de bibliothécaires avait alors saisi le Tribunal Administratif, avec l’aide de la CGT pour obtenir une NBI « Politique de la Ville » même si leur établissement se situait en dehors des limites définies par le ministère de l'Intérieur. Notre argumentaire juridique s’appuyait alors sur une décision du Conseil d’État (lire ici)

Un argumentaire très solide selon les observateurs et qui faisait sacrément peur à la mairie de Paris pour tout dire. Evidemment elle avait tout fait pour s’opposer à notre démarche avec l’aide d’un bataillon d’avocats pour mettre en branle un véritable marathon judiciaire, première instance, appel, seconde instance, re-appel…Faute de moyens pour suivre jusqu’au Conseil d’État, l’affaire était restée en suspens. Et puis patatras !

 Il y a un an, suite aux incidents survenus à la bibliothèque Vaclav Havel (XVIIIe), les personnels ont réclamé, entre autre chose, l’attribution de cette NBI « Politique de la Ville ». Pour sortir de cette crise l’administration parisienne a alors décidé de l’accorder à l’équipe en ne s’appuyant sur rien de moins que sur nos argumentaires ! Lesquels étaient si pertinents qu’ils ont d’ailleurs passé sans coup férir le contrôle de légalité exercé par le Préfet. La voie étant maintenant dégagée, la demande a aussi été faite pour la bibliothèque Assia Djebar (XXe).

A l’occasion de chacune de ces décisions, la CGT a demandé que le dispositif soit étendu à d’autres établissements dans la même configuration, c'est-à-dire à proximité d’un quartier « Politique de la Ville », la Ville s’y étant engagée, c’est désormais en cours ! En effet, la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris  est en train de constituer des dossiers auprès de la DRH pour cinq ou six autres bibliothèques, en fondant sa demande sur des critères élargis (ateliers avec des usagers venant de quartiers QPV, zone de sécurité prioritaire, présence de migrants ou de SDF…). Une procédure qui est prévue sur deux-trois ans à raison de deux bibliothèques chaque année. A suivre.....

 

 

                                    NBI : La mairie de Paris s’appuie sur les arguments de la CGT

- Tu vois Christophe, si j'était entouré à la CGT que de gens de la DAC on serait encore premier 

                   - Je te confirme mon Fifi, ils sont sacrément brillants mais quels soucis !

 

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14 mai 2019 2 14 /05 /mai /2019 11:51
Copyright SUD

Copyright SUD

« Cette attaque directe et publique contre un agent travaillant pour la Ville de Paris ne semble pas émouvoir l'administration » rapporte le syndicat SUD

Le « graffiti » est là depuis trois semaines sur les murs et les fenêtres de la bibliothèque Assia Djebar, située du côté de la Porte de Montreuil dans le XXème arrondissement. Un laps de temps inhabituellement long s'agissant d'un message de menace. D'autant plus qu'il vise clairement un agent travaillant pour la Ville de Paris. Un message qui, semble-t-il, n'est pas prêt d’être effacé selon le syndicat SUD qui vient ce matin de révéler l’affaire : « Cette attaque directe et publique contre un agent travaillant pour la Ville de Paris ne semble pas émouvoir l'administration, qui a commencé par rejeter la responsabilité du nettoyage sur le bailleur Paris Habitat, qui possède l'immeuble ».

Et nos collègues de SUD  de compléter dans leur communiqué envoyé également à la maire de Paris. « Nous ne pouvons qu'être choqué.e.s par cette absence de considération. Après une fermeture de plus de quinze jours suite à l'exercice du droit de retrait des bibliothécaires quasiment aucune des mesures annoncées par l'administration n'a été suivie d'effet à ce jour, si ce n'est justement l'affectation stable d'un agent de sécurité, qui doit lire tous les jours cette attaque personnelle à son encontre en venant travailler ».

Des termes que nous ne pouvons qu’approuver à la CGT. Il est temps en effet que la Ville de Paris tienne ses promesses après les annonces officielles faites au derniers Comité Hygiène et Sécurité de la Direction des Affaires Culturelles après les très sérieux incidents qui se sont déroulés à la bibliothèque Assia Djebar (lire ici). Parmi les mesures promises figuraient le recrutement de deux médiateurs en plus des effectifs actuels et la mise en place d'une NBI dite « politique de la Ville ». En ce qui concerne cette NBI il suffira juste à la mairie de Paris d'approuver la procédure lancée par notre syndicat (voir ici). 

Affichette posée au moment du droit de retrait des personnels d'Assia Djebbar

Affichette posée au moment du droit de retrait des personnels d'Assia Djebbar

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10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 13:41
Le 9 mai, les bibliothécaires parisiens ont vraiment répondu présent

Trente-cinq établissements ont fermé ou ont été fortement perturbés, soit plus de la moitié du réseau parisien

La dernière fois que cela était arrivé, c’était au plus fort de la crise des « Gilets jaunes », en décembre dernier. Mais les fermetures des établissements culturels de la capitale avaient alors été faites sur l’ordre de la Préfecture de Police. Cette fois ce sont plutôt les lubies de Macron et Darmanin, désormais surnommés « Pipo et Fluto » (voir ici), qui ont paralysé les bibliothèques municipales parisiennes

C’est que ce jeudi 9 mai était jour de mobilisation nationale contre le projet de réforme de la Fonction Publique à l’appel, il faut le souligner, de tous les syndicats sans exception. Un mouvement qui, s’il a pu paraître modeste au niveau national, a en tout cas été massivement suivi dans les bibliothèques de la Ville de Paris, avec un taux de grévistes supérieur à 50% avec des pointes, ici et là selon les établissements, qui atteignaient parfois….80%.

Résultat des courses : ce sont rien de moins que trente-cinq bibliothèques (sur la soixantaine que compte le réseau parisien) qui ont été soit totalement fermées soit très fortement perturbées avec des fermetures de sections jeunesse ou discothèque accompagnées de fermeture anticipée (souvent deux heures avant l’horaire normal).  Un chiffre considérable. Vous trouverez le détail des établissements concernés dans la rubrique « commentaire ».

À noter également la fermeture ce jour-là de site prestigieux dépendants eux du  Ministère de la Culture comme l’Arc de Triomphe, le Panthéon ou encore la Basilique de Saint Denis, selon les informations communiquées par nos camarades de la CGT de la rue de Valois (lire ici)

 

 

                         Les bibliothèques parisiennes sont restées majoritairement fermées le 9 mai !

                                                           - Grrr, encore un coup des communistes 

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9 mai 2019 4 09 /05 /mai /2019 16:18
Paris XXe : La médiathèque Marguerite Duras part à vau l’eau

A tel point que la maire de l’arrondissement, Frédérique Calandra, a fait un esclandre après être venu constater la situation sur place

Ils prient le ciel pour qu’il ne pleuve pas. Dans le cas contraire ils sont obligés de quitter leur bureau tellement ça mouille. « Depuis plus de trois ans, nous avons en permanence dans le bureau deux seaux, bien utiles, notamment lorsqu’il pleut fort, que nous devons ensuite vider à l’extérieur » déclarent sans rire les bibliothécaires qui occupent les lieux. De toute façon, même quand le temps semble au sec, ils doivent bâcher tous les soirs bureaux, ordinateurs et étagères par précaution.

Pourtant la médiathèque Marguerite Duras, située dans le XXème arrondissement de Paris, est un bâtiment neuf, puisque inaugurée il y a moins de dix ans. Mais qui fuit depuis maintenant quasiment quatre ans. Un problème d’étanchéité de la terrasse paraît-t-il. Au début les bibliothécaires n’ont rien vu venir. Puis l’eau a commencé à couler. D’abord le plafond a été touché, puis les murs. Il y eu parfois tellement de flotte que la moquette n’arrivait plus à en absorber le trop plein. D'ailleurs, elle a fini par être foutue.

Évidemment, au fil du temps, des taches de moisissure sont apparues sur le plafond, le long des murs. Cela fait désormais six mois que le bureau a été condamné, car l’odeur de moisi était bien trop forte. De plus une analyse des champignons a montré qu’ils étaient « allergènes », et que le taux d’hygrométrie atteignait 85%, un chiffre digne d'un climat tropical ! La situation commençait franchement à tourner au ridicule après trois ans d’études et de visites d’expertises. C’est alors…..

Que des travaux ont finalement été réalisés. Faut dire que le syndic avait touché de l’argent pour cela depuis plus de deux ans et demi. Nous étions alors en février de cette année quand les travaux ont débuté. Et ils ont duré…deux petits jours. Eh oui, seulement ! Un laps de temps étonnement court pour étanchéifier une terrasse d’une centaine de mètres carrés et refaire entièrement le bureau qui avait été victime des intempéries. Mais bon…. Et puis plouf deux jour plus tard. Il pleuvait alors sur Paris. Mais aussi (et toujours) à l’intérieur de la médiathèque. Il parait que la maire du XXè, Frédérique Calandra, a fait un esclandre après être venu constater la situation sur place. Sur ce coup-là, on ne pourra lui donner tort.

Quant aux bibliothécaires concernés, ils font depuis six mois du « nomadisme » en squattant les bureaux de leurs collègues au gré de leur congé, stage et vacances… Pas peu dire qu'ils commencent un peu à fatiguer. Aux dernières nouvelles, une nouvelle expertise aurait été programmée. Ce qui signifie que de vrais travaux ne sont donc pas prêts de commencer. Reste à savoir si la Ville de Paris va continuer à laisser la médiathèque Marguerite Duras partir à vau l’eau car en plus de la terrasse toujours pas étanche donc, il y a aussi d’autres fuites dans l’établissement, notamment dans les toilettes et l’escalier public. Si bien que désormais ce sont les usagers qui risquent des chutes. Même s'ils se munissent de bottes et de cirés ! Sur, maintenant Il y a urgence.

 

 

            Anne Hidalgo parcourant les rayonnages de la médiathèque Marguerite Duras 

                                       - Wouah, j'en ferais bien un site olympique.pour 2024..

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11 avril 2019 4 11 /04 /avril /2019 07:13
Ouverture du dimanche : les bibliothécaires de Melville et Sabatier posent leurs conditions

L'une d'elles est tellement explosive que cela pourrait bien empêcher l’ouverture du septième jour

Peut-être un conflit en vue ? Cela va être sûrement le dernier projet de la mandature avant les prochaines élections municipales de mars prochain : L’ouverture du dimanche des bibliothèques Jean-Pierre Melville, dans le quartier des Olympiades (XIIIe) et Robert Sabatier, située -elle- à proximité de la mairie du XVIIIème arrondissement. Ces établissements étant pour le moment en travaux, ces extensions concernant l’ouverture ne verront évidemment le jour qu’à leur reprise d’activité. Pas avant début 2020 cependant, au vu des retards qui se sont accumulés sur les chantiers dans l’un et l’autre établissement.

En attendant, ce projet se fait dans le flou le plus total puisque l’administration n’a rien encore proposé en termes de recrutement notamment. De quoi aviver les inquiétudes. Surtout quand on voit dans quelles (très) mauvaises conditions s’est opérée l’ouverture dominicale à la bibliothèque Hélène Berr (XIIe). C’est pourquoi les bibliothécaires de Melville et Sabatier, dans leur majorité, posent leurs conditions avant d’ouvrir un jour supplémentaire. Des conditions qui se sont exprimées lors d’une réunion organisée par les principaux syndicats – CFDT, CGT, SUPAP, UCP - de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris.

En premier lieu, les agents réclament du personnel supplémentaire, sept recrutements nets pour la bibliothèque Melville (pour un total de 40 titulaires) et deux pour Sabatier (pour un total de 32 titulaires), associés à du personnel de remplacement (« équipe volante du BBL »). Par ailleurs, cette future ouverture dominicale doit se faire sous la responsabilité d’un cadre A. Un prérequis indispensable pour des grands établissements comme Melville et Sabatier. Mais nous ont dit les agents « si cela n’était pas possible », plusieurs pistes se sont dessinées pour pallier le manque de cadres : première possibilité, verser une prime d’encadrement aux personnels de catégorie B qui seraient responsables et, autre option, leur accorder des promotions dans le grade supérieur. En tout état de cause, veiller à ce qu’ils soient formés à la sécurité des bâtiments et des usagers.

Persiste toutefois un gros point de blocage : la majorité des agents de Melville refuse que les espaces de la bibliothèque Marguerite Durand, située dans les mêmes locaux, soient ouverts au public le dimanche. D’abord parce que ce sont deux établissements différents, mais aussi parce que cela obligerait les bibliothécaires de Marguerite Durand, qui elles aussi refusent cette hypothèse, à devoir déménager chaque samedi soir une partie des collections pour faire place nette. De quoi réveiller l’ire d’un élu célèbre pour la défense de la bibliothèque des Femmes qui se retrouve désormais en première ligne. Pour savoir qui c’est, cliquez là.

Autre demande très forte : la fermeture des deux établissements à 18 heures le samedi. Comme la plupart des autres bibliothèques du réseau parisien, en fait. On ignore pourquoi Melville et Sabatier fermaient à 19 heures ce jour-là. L’ouverture d’un jour supplémentaire est donc un motif plus que légitime pour revenir sur ce point.

Pour conclure, les agents ont alors mis sur le tapis un thème qui pourrait s’avérer explosif pour la municipalité car impliquant quantité d’autres établissements : il s’agit de l’augmentation de la prime dominicale. Il est vrai que cette dernière n’a pas été revalorisée depuis au moins six ans. Tellement explosif que cela pourrait bien empêcher l’ouverture du septième jour. La dernière fois, un conflit du même genre avait alors duré près de trois mois. Douze semaines pour être plus précis durant lesquelles le public se cognait à des portes restées closes après le gigot dominical. La mairie avait fini par céder en faisant passer la prime de 75 à 100 euros bruts.

 

 

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10 mars 2019 7 10 /03 /mars /2019 10:30
Ouverture du dimanche : À la bibliothèque Hélène Berr, l’hostie est vraiment dure à avaler

Faut dire que l'ouverture dominicale de l'établissement de la rue de Picpus, il y a deux ans, était mal emmanchée dès le départ

Erik Orsenna risque ne rien pouvoir y faire. La bibliothèque Hélène Berr, située rue de Picpus dans le XIIème arrondissement, pourrait très prochainement devoir fermer ses portes le dimanche. Normal, vu le manque de personnels actuellement mis à sa disposition. En effet ce n'est pas un, ni deux, ni trois ni même quatre mais bien... cinq postes qui sont actuellement manquant !!! Et bientôt un sixième, car une bibliothécaire part dans quelques jours en congés parental. À moins que la mairie de Paris ne s'y oppose...

Mieux, les trois cinquième de l'équipe de direction est actuellement décimée. Si bien que la médiathèque en est aujourd’hui à ouvrir le dimanche sans responsable.« Promis, juré, craché, avait affirmé Noël Corbin alors directeur des affaires culturelles, on n’ouvrirait jamais sans un catégorie A » ! Aujourd’hui, l’administration répond platement : « on ne pouvait pas prévoir qu’il manquerait trois cadres ». La haute administration de la capitale de la cinquième puissance mondiale est donc incapable de prévoir et d’évaluer des effectifs suffisants. Et aujourd’hui, les conditions de fonctionnement à la bibliothèque Hélène Berr sont donc on ne peut plus anormales.

Faut dire que l'ouverture dominicale de cet établissement, il y a deux ans, était mal emmanchée dès le départ. Le manque de moyens, déjà, avait provoqué un long mouvement social avec des grèves plusieurs dimanches de suite. Résultat de la faillite de la politique menée par Bruno Julliard, l’adjoint à la culture de l'époque et de Catherine Baratti-Elbaz, la maire du XIIème arrondissement (voir ici). Sans oublier l’inénarrable Corbin parti depuis en « voyage » avec le susnommé Orsenna.

Toutefois l'affaire Hélène Berr tombe plutôt mal pour la mairie de Paris et son nouvel adjoint à la culture, Christophe Girard, car l’exécutif municipal compte, d'ici la fin de l'année, étendre l'ouverture du dimanche à deux nouvelles bibliothèques : Jean-Pierre Melville (XIIIe) et Robert Sabatier (XVIIIe). De quoi effrayer les bibliothécaires de ces deux établissements à l'idée d'ouvrir un sixième jour dans des conditions plus qu'incertaines. Un sacré défi social (et culturel) en perspective pour le créateur des « Nuits Blanches ».

 

 

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15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 13:44
Les bibliothécaires d'Assia Djebar demandent et obtiennent le report de la réouverture de leur établissement.

« L’équipe souhaite rouvrir le plus sereinement possible, sans prendre le risque majeur de faire face aux exactes mêmes problématiques qu’avant » ont écrit les agents

Suite aux « évènements » qui ont amené les agents de la bibliothèque Assia Djebbar à faire valoir leur droit de retrait (XXe), un CHSCT exceptionnel s’est tenu en urgence le 12 février dernier (lire ici). A l'issue de cette réunion, la mairie de Paris a proposé le recrutement d'un médiateur, d'un bibliothécaire (à temps partiel toutefois) et la mise en place d'un vigile tous les jours de la semaine. Si bien que la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris (DAC) croyait l'affaire entendue et pouvait annoncer une réouverture de l'établissement sans coup férir dès ce jeudi. Presque tranquilou. C'était sans compter sans une réaction qu’elle n’attendait pas, des personnels.

Certes, les bibliothécaires d'Assia Djenbar actent des améliorations : « l’équipe est consciente des efforts faits par la DAC au sujet du poste de médiateur titulaire et du poste de bibliothécaire ainsi que sur la question de la pérennité du vigile et l’en remercie. Malheureusement cela ne change pas la problématique actuelle de notre structure à court terme » ont-ils alerté dans une lettre envoyée à leur administration et relayée par les organisations syndicales.

Pour contester une réouverture précipitée les agents pointent une situation objective: « l’équipe a besoin de temps. Cela fait treize jours que l’établissement est fermé et nous n’avons pris connaissance qu’hier au moment du CHSCT des solutions proposées par notre administration ». Et les agents d'argumenter : « L’équipe ne se sent pas suffisamment armée pour une réouverture immédiate, l’impact psychologique de cette première année d’ouverture et du climat de tension croissant n’est pas à négliger, et nous souhaitons aller jusqu’au bout de ce que cette fermeture nous permet de faire, de manière à rouvrir le plus sereinement possible, sans prendre le risque majeur de faire face aux exactes mêmes problématiques qu’avant ».

Et de poursuivre aussi sur l'état du bâtiment. « Le chauffage a été réparé après plus de dix jours de panne, une grosse intervention est prévue par ailleurs sur les fenêtres, sans assurance qu’elle soit terminée dans les délais, ce qui rajoute un stress supplémentaire à l’équipe qui depuis deux semaines ne fonctionne que sur des échéances à termes quasi immédiats ». Message entendu par Christophe Girard, l'adjoint d'Anne Hidalgo en charge de la culture, qui repousse donc la réouverture au mardi 19 février. Et avec des horaires réduits pour quelque temps avant de se réorganiser pour un fonctionnement, espérons-le, pérenne.

                            

                           Christophe Girard a entendu les bibliothécaires d'Assia Djebar

 

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1 février 2019 5 01 /02 /février /2019 14:23
La bibliothèque Assia Djebar (XXe) ferme ses portes en urgence pour cause de droit de retrait des personnels

« C’est difficile pour nous de prendre cette décision et de voir la bibliothèque fermée, mais il en va de la sécurité des usagers, du bâtiment et de la nôtre, ainsi que de notre santé » précisent les agents d'Assia Djebar dans une lettre ouverte envoyée à la mairie de Paris

La bibliothèque Assia Djebar, située entre les Porte de Montreuil et de Vincennes, a fermée aujourd'hui ses portes en urgence. Ouvert il y a tout juste un an, cet établissement au confluent des XIIème et XXème arrondissement de la capitale vit une véritable crise sociale comme le démontre la lettre ouverte envoyée par les bibliothécaires d'Assia Djebbar à tous leurs collègues du réseau parisien ainsi qu'à leur administration de tutelle. Voici le teneur de cette missive reproduite dans son intégralité.

«  Aujourd’hui, vendredi 1er février 2019, l’équipe de la bibliothèque Assia Djebar a décidé d’exercer son droit de retrait et de ne pas rouvrir la bibliothèque tant que des solutions réelles et pérennes ne seront pas proposées.

Depuis la préfiguration, l’équipe a trouvé du sens dans ce projet de bibliothèque dans un territoire prioritaire de la politique de la ville. La bibliothèque se voulait un établissement de proximité accueillant pour tous les publics, en accord avec les lignes directrices de la mairie et du Bureau des Bibliothèques (BBL) de la Ville de Paris de se soucier des « publics éloignés ». Les caractéristiques du quartier étaient connues de l’équipe de préfiguration : pollution et nuisances sonores du boulevard périphérique, indicateurs de précarité élevés dans la population, conflits et violence qui accompagnent les situations sociales compliquées. Nous n’avons jamais pensé que l’implantation de la bibliothèque à la confluence de trois cités serait facile et se ferait tout en douceur. Mais nous savions pourquoi nous venions travailler là, et nous pensions bénéficier du soutien de nos tutelles.

La réalité nous montre tout autre chose. En tant que seul lieu du quartier ouvert sans condition, où il n’est pas nécessaire de montrer patte blanche, nous avons le sentiment de devenir le réceptacle de la colère sociale, et d’être abandonnés par la mairie face à cette situation. Les conflits quotidiens, les relations tendues avec certains usagers, sont devenus trop durs, traumatisants, la peur s’invite dans la bibliothèque et nous poursuit parfois même dans la rue. Sans soutien de la part de notre hiérarchie, que pouvons-nous faire face aux menaces (« attaques au mortier », « balle dans la tête », « tout casser »), aux insultes, aux bagarres, à la consommation de stupéfiants dans l’établissement ? Hier, nous avons fait face à des livres et élastiques qui volaient à travers le plateau, atteignant parfois usagers ou bibliothécaires, à des bouteilles jetées sur la façade et au refus de quitter la bibliothèque de la part des groupes en cause.

C’est difficile pour nous de prendre cette décision et de voir la bibliothèque fermée, mais il en va de la sécurité des usagers, du bâtiment et de la nôtre, ainsi que de notre santé. Après un an d’ouverture, nous constatons qu’on ne nous donne pas les moyens d’assurer nos missions et de pérenniser cette bibliothèque. Nos partenaires locaux sont à bout de souffle, la collaboration avec les inspecteurs de sécurité et les correspondants de nuit ne donne pas les résultats escomptés. Nous ne pouvons pas cumuler nos missions de bibliothécaires avec celles d’agent de sécurité, d’assistant social et d’éducateur. Cinq collègues sont partis avant même un an d’ouverture et deux autres départs sont imminents. Et désormais il semble que le nouveau mode de recrutement n’implique pas d’entretien préalable mais le catapultage arbitraire par notre tutelle. Aucune solution n’est proposée malgré les multiples signalements, enregistrés en silence par le BBL.

Quel était donc le vrai projet de la mairie ? Tout nous laisse croire qu’il s’agissait d’affichage politique à peu de frais, et que derrière on ne trouve que mépris. Un bâtiment neuf aux multiples dysfonctionnements, un budget d’acquisitions réduit de 30% dès la deuxième année d’ouverture, et une équipe laissée à l’abandon, pendant que les élus se targuent d’ouvrir de nouvelles bibliothèques dans des quartiers populaires. La situation du quartier nous renforce dans notre conviction que la bibliothèque a du sens dans cet environnement, mais nous sommes forcés de constater que sans moyens adaptés, sans accompagnement, nous ne pouvons assurer ce service public dans des conditions acceptables.

Vendredi 1er février nous n’ouvrirons pas la bibliothèque : notre droit de retrait répond ici à une situation de danger grave et imminent. Au-delà des annonces rassurantes qui seront faites, au-delà des ajustements et des solutions temporaires, nous attendons des solutions organisationnelles, pratiques, et urgentes » concluent les bibliothécaires d'Assia Djebar. Évidemment la CGT des affaires culturelles appuie sans réserve les revendications de nos collègues.

D'ailleurs nous pouvons déjà affirmer que tous les syndicats de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris vont demander un CHSCT extraordinaire sur cette situation qui fait écho à celle rencontrée dans plusieurs autres établissements, notamment à la bibliothèque Vaclav Havel dont l’équipe avait elle auss lancé une alerte il y a un an (lire ici). A noter que le syndicat SUD, bien que non membre de cette instance se joint à cette action. Christophe Girard l'adjoint en charge de la Culture va donc connaitre son premier dossier chaud de l'année 2019

 

                - Si je comprends bien, les bibliothécaires d'Assia Djebar en ont ras la casquette ?

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13 novembre 2018 2 13 /11 /novembre /2018 11:11
Droit du travail : cette entreprise qui défie Anne Hidalgo sur ses terres

L’ancienne inspectrice du travail pourrait bien se mettre en colère face à une société qui défie ouvertement son autorité à l’intérieur même d’un bâtiment de la Ville de Paris, ici la médiathèque Marguerite Duras

La société Nickel, qui a récupéré le marché de prestation de ménage dans les bibliothèques et conservatoires municipaux de la Capitale était connue pour ses pratiques douteuses. Devant le scandale, la mairie de Paris engagée moralement et politiquement en tant que donneur d’ordre avait alors promis de la rappeler à l’ordre.

Pas suffisamment sans doute car fin octobre cette entreprise a tenté une nouvelle attaque au droit du travail cette fois-ci contre une salariée en poste à la médiathèque Marguerite Duras (XXe). La manœuvre de Nickel était pourtant grossière : elle consistait, à faire signer un avenant modifiant les horaires de travail à l’insu d’une femme de ménage travaillant sur le site depuis 2013, celle-ci  ne lisant pas le français, pour ensuite…. l’empêcher de venir travailler à ses horaires habituels et tenter de l’éjecter du chantier ! Un document de plus complètement illégal car il ne mentionne pas le lieu de travail sur les avenants au contrat de travail que la société Nickel fait signer à ses salariés. Une pratique qui avait contraint le collectif CGT parisien du nettoyage à saisir l’inspection du travail (lire ici).

Alertée sur cette nouvelle situation, la mairie de Paris avait promis de rappeler de nouveau à la société Nickel à respecter vraiment le droit du travail. Une promesse faite devant nous au nom d’Anne Hidalgo par la voix de Christophe Girard, l’adjoint en charge de la Culture (et donc de ce qui se passe au sein de la médiathèque Marguerite Duras). Ce qui nous fait penser que la société Nickel a donc décidé de défier ouvertement la maire de la capitale en passant désormais un cran au dessus

Les faits se sont déroulés le 5 novembre, soit dix jours après la première alerte. Dès potron-minet deux sbires de la société Nickel, inconnus des agents travaillant sur place, sont venus de nouveau menacer la salariée  de quitter les lieux au plus vite. Même la chef d’équipe du site  en a pris pour son grade. Elle avait le tort de défendre ses collègues. Évidemment face à ces nouvelles attaques le collectif CGT parisien  du nettoyage  a de nouveau alerté l’inspection du travail. De son côté Anne Hidalgo, elle l’ancienne inspectrice,  pourrait bien se mettre en colère face à une société qui défie ouvertement son autorité en bafouant le droit du travail à l’intérieur même d’un bâtiment de la Ville de Paris. De quoi rompre le marché liant la mairie à la société Nickel ?

 

                    - Là faut vraiment que je réagisse car cette fois mon autorité est mise en cause

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24 octobre 2018 3 24 /10 /octobre /2018 13:01
A la médiathèque Marguerite Duras, la société Nickel manœuvre pour se débarrasser d'une salariée

Bon en plus de l’Inspection du Travail, le collectif CGT parisien du nettoyage a aussi alerté la mairie de Paris

La société Nickel, qui a récupéré le marché de prestation de ménage dans les bibliothèques et conservatoires municipaux de la Capitale était connue pour ses pratiques douteuses (lire ici). Devant le scandale, la mairie de Paris avait alors promis de la rappeler à l’ordre. Pas suffisamment sans doute car elle vient de nouveau d’être prise la main dans le sac à la médiathèque Marguerite Duras (XXe). Cette fois le lièvre a été levé par le collectif CGT parisien du nettoyage, lequel a décidé de saisir l’inspection du travail !

L’affaire remonte au mois de juin lorsque la société Nickel remplace la société Maintenance Industrie jusqu’alors en charge du ménage dans la médiathèque de la rue de Bagnolet. En général, les personnels sont repris aux mêmes conditions. D’autant plus que la convention collective du secteur du nettoyage les y oblige. Encore trop sans doute pour cette société, pour laquelle le Code du travail c’est vraiment pas nickel. Et de tenter de se débarrasser d’une salariée en profitant qu’elle ne sache pas lire le français pour lui faire signer n’importe quoi. Pour ensuite mieux la menacer

« Depuis quelques jours on me demande oralement et avec insistance de ne plus entrer sur le site de la médiathèque pendant mes horaires habituels, de six heures jusqu’à neuf heures  comme mes autres collègues » a témoigné l’agent de ménage. C’est que, habile, la société Nickel se retranche derrière un avenant qui modifie ses horaires.... à son insu ! « Ne sachant pas lire le français, le nouveau repreneur m’a fait signer un papier qui ne correspond pas à ma volonté puisque ces soi-disant nouveaux horaires, de 17h45 à 20h45 sont incompatibles avec mon travail chez un autre employeur l’après-midi » conclut-elle. Sans parler qu’elle se retrouverait alors toute seule dans la bibliothèque à partir de 19 heures.

De toute façon il semble que les contrats rédigés par la société Nickel soient plus que fantaisistes puisque il est par exemple indiqué comme lieu de travail, «  Ville de Paris ». Ce qui est plutôt vague avec ses plusieurs milliers de sites recensés. Et le collectif parisien du nettoyage de faire un petit rappel à la loi : « la mention Ville de Paris correspond à la collectivité locale cliente mais pas au lieu d’activité dont la mention est obligatoire dans les contrats de travail, selon les dispositions du Code et en application de la Directive Européenne n° 91 / 533 ». Et pan sur le bec de nos moins disant social !

Bon en plus de l’Inspection du Travail, le collectif CGT parisien du nettoyage a aussi alerté la mairie de Paris. De notre côté nous avons fait aussi une petite bafouille à Christophe Girard, l’élu en charge de la Culture en lui rappelant « que la municipalité s'était engagée au mois de juin lors du changement de prestataire du marché de ménage dans les établissements de la Direction des Affaires Culturelles à ce que celui-ci respecte le droit du travail pour les salariés en charge du ménage dans les bibliothèques ou les conservatoires de le Ville ». Message reçu par Christophe Girard qui nous affirmé avoir saisi ses services pour faire respecter le droit du travail. Nickel chrome ?

 

                                         - Moi je te le dis Manu, force doit rester à la loi !

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