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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 20:49
La Mairie de Paris veut couler la bibliothèque Château d’Eau

Pourtant les élus du Xe arrondissement veulent garder cette bibliothèque qui ne manque pas d'atouts. Bref, pour défendre Château d’Eau, y a pas photo !!!

Déjà que nombre de bibliothèques doivent fermer à chaque fois qu’il pleut sur la Capitale, voilà que la mairie de Paris veut maintenant en couler une, celle de Château d’Eau (Xe). Pourtant, cette dernière ne fuit pas. Ni ses lecteurs d’ailleurs.

En fait, la Ville veut supprimer cet établissement pour des raisons bassement budgétaires. Funeste projet pour cette bibliothèque située à l’intérieur de la mairie du Xe arrondissement, l'une des premières à avoir vu le jour dans la Capitale (elle a été créée en 1862, avant son déménagement dans la mairie en 1896). Un drôle de signal dans le contexte actuel.

La municipalité argue de la création d'une nouvelle médiathèque dans l’arrondissement pour justifier de cette fermeture. Argument évidemment fallacieux car les usagers sont toujours présents et le nombre d’emprunts n’est qu’en légère baisse à Château d'eau, malgré l’ouverture de ce grand équipement culturel qu’est la médiathèque Françoise Sagan. En fait, on assiste plutôt à une reconstitution de ligue dissoute, car la mairie avait déjà tenté de fermer la bibliothèque Château d’Eau… Il y a près de quatre ans (lire ici) !

 

          Anne Hidalgo va-t-elle réduire en miettes les bibliothèques du Xème arrondissement ?

La Mairie de Paris veut couler la bibliothèque Château d’Eau

                                           - Après Chateau d'Eau, j'écraserais Lancry

Pourtant, la bibliothèque de Château d’Eau ne manque pas d’atouts. En plus de ses collections habituelles, elle possède un fonds de livres consacré à la photo et à la vidéo unique en France. La bibliothèque est également réputée pour l'organisation des Rencontres photographiques du Xe avec ses colloques et expositions autour de la photographie dont la renommée dépasse le cadre des spécialistes (lire ici et ).

Autre atout et non des moindres pour une future complémentarité de l'offre de lecture publique à Paris : Château d’Eau est une bibliothèque de mairie (elles sont encore cinq dans ce cas). En raison des contraintes du bâtiment leurs horaires d’ouverture, notamment le samedi, ne sont pas toujours en adéquation avec les autres bibliothèques municipales de la capitale. Il suffirait d'ouvrir ces équipements culturels de proximité…. du lundi au samedi matin, avec un roulement des agents sur le modèle de ceux qui ouvrent déjà du mardi au dimanche. Comme ça, le réseau parisien sera unique au monde puisque il y aura tout les jours de la semaine au moins une bibliothèque ouverte. On voit mal Bruno Julliard, le premier adjoint en charge de la culture, aller contre cette formidale avancée culturelle, au moins avec Chateau d'Eau, n'est ce pas ?

Et du côté des élus locaux ? En 2012, une intersyndicale avait rencontré l’équipe municipale du Xème. Cette dernière avait alors déclaré « partager la vision de la richesse du fonds photo de Château d’Eau, fonds précieux pour la mairie, et qu’il serait dommage de disperser. Le maire est également  très attaché à l’existence de la bibliothèque au sein de la mairie et ne souhaite pas récupérer ses locaux » bref, pour le maintien de Château d’Eau, Y a pas photo comme ont dit.

La CGT va contacter les autres organisations syndicales (CFDT, FO, SUPAP, UCP, UNSA ) pour se mobiliser en faveur de Château d’Eau. Le Supap-FSU s'est déjà positionné en dénonçant cette fermeture par voix de tract auprès des personnels.

 

         Rémi Ferraud, le maire du Xe ( à gauche) très attaché à Chateau d'eau va-t-il être trahi ?

La Mairie de Paris veut couler la bibliothèque Château d’Eau
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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 12:19
Paris : Ces bibliothèques qui doivent fermer à chaque fois qu’il pleut

      Certaines ne sont plus très fluctuat et même parfois carrément mergitur

Le phénomène commence à être bien connu des collègues du réseau parisien. Quand il pleut sur la Capitale, il arrive que certaines bibliothèques se retrouvent inondées et doivent fermer dare-dare leurs portes au public. Au moins quatre établissements ont été concernés ces derniers mois : Parmentier (XIe), Saint Eloi (XIIe), Italie (XIIIe) ou encore Benjamin Rabier (XIXe).

Du côté de Parmentier, c’est la verrière qui avait fait des siennes au mois de septembre : l’eau était tombée et les collègues avaient dû installer onze seaux (oui onze !!!) pour colmater la fuite (voir ici la spectaculaire vidéo). Il n’empêche : l’eau avait envahi partiellement les deux niveaux de l'établissement, ainsi que les locaux du personnel... Lesquels venaient d’être rénovés !  D’après la mairie de Paris, bien que le problème soit connu et récurrent, il serait difficile de réparer la verrière car celle-ci est en multi-copropriété avec les immeubles voisins. Ce qui permet à chacun de se renvoyer la balle... En l'occurence : de water-polo !!! 

Si la bibliothèque Benjamin Rabier a connu deux fuites successives, le 16 et le 19 novembre, la bibliothèque de la Place d’Italie a elle aussi défrayé la chronique météorologique, en fermant encore une fois en catastrophe la semaine dernière. Là aussi, à chaque période passablement pluvieuse, les personnels ressortent seaux, bâches et serpillières (voir ici la vidéo). Et ça dure depuis de nombreuses années (lire ici). L’origine des intempéries vient cette fois du toit-terrasse. Celui-ci a, paraît-il, été l’objet de travaux d’étanchéité. « Une rénovation visiblement pas correctement menée » a déclaré dans la presse la direction des Affaires culturelles, avec un art consommé pour la litote (lire ici les articles du Parisien et d’ActuaLitté). Seulement cette fois pas d’excuse : la ville de Paris ne peut pas se retrancher derrière de sombres et tortueuses histoires de copropriété, car les murs de la bibliothèque Italie appartiennent à la mairie via la RIVP (Régie Immobilière de la Ville de Paris) !!!

Toutefois la palme (et le tuba !!!!) revient à nos infortunés collègues de Saint-Eloi. Après avoir subi à chaque pluie des inondations, dues également à une terrasse mal isolée, et entraînant parfois des fermetures de plusieurs semaines, la bibliothèque a dû carrément fermer au printemps dernier après avoir reçu toutes les eaux usagées des étages de l’immeuble situés au-dessus ! On vous laisse imaginer l’état des sols, des murs et des collections. Sa réouverture n’est pas attendue avant plusieurs mois, hélas ! Là aussi, les murs appartiennent à la RIVP. Le directeur des Affaires culturelles doit bientôt rencontrer son homologue de la RIVP pour mettre fin à ces inondations répétées. Dans le cas contraire, des bibliothèques devront encore être obligées de fermer à chaque fois qu’il pleut sur Paname. Pas très fluctuat et même parfois carrément mergitur. Et il faudrait alors changer la devise de la ville de Paris

 

A Paris, les bibliothécaires expérimentent une nouvelle technique du désherbage

Paris : Ces bibliothèques qui doivent fermer à chaque fois qu’il pleut

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 09:59

La France est en deuil suite aux attaques terroristes qui ont fait plus d'une centaine de morts hier soir dans la capitale. Face à cette situation, les bibliothèques parisiennes vont rester fermer ce week-end, selon un communiqué de la mairie de Paris.

« Compte tenu de la situation, les bibliothèques seront fermées ce samedi » a indiqué l'administration parisienne dans un message envoyé à l'ensemble des personnels. Pour les quatre bibliothèques qui ouvrent le dimanche la mairie de Paris indiquera « si cette mesure est reconduite pour le dimanche ». Il est néanmoins probable qu'elles resteront fermées.

Cette décision de fermeture est étendue à l'ensemble des équipements municipaux recevant du public dont les conservatoires et les musées. La mesure, là aussi, concerne tout le week-end.

Pour des ouvertures éventuelles la semaine prochaine, il faudra attendre les consignes du Gouvernement et de la Ville de Paris. Actuellement le pays est placé en situation « d'état d'urgence ».

 

 

Les bibliothèques, les conservatoires et les musées parisiens fermés suite aux attentats qui ont frappé la capitale

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 12:15
 A Paris, certaines bibliothèques expérimentent encore (et encore) la mesure du temps

Une expérience Chronogestor qui génère parfois des scènes cocasses auprès des usagers

Peu de bibliothécaires le savent, mais dans le réseau parisien quelques établissements (Trocadéro, Vandamme, Amélie, Valeyre …)  expérimentent Chronogestor,  ce logiciel de gestion du temps de travail (en fait une pointeuse). Une expérience qui dure maintenant pour certaines d’entre elles depuis dix ans ! Un fiasco d’ailleurs. A tel point que la Direction des Affaires Culturelles est même incapable d’en délivrer le moindre bilan.

Il faut dire que Chronogestor, à l’origine destiné aux personnels administratifs de la Ville de Paris dans le cadre de l’accord sur l'aménagement du temps de travail, n’est absolument pas compatible avec le fonctionnement des bibliothèques municipales parisiennes pour une raison simple : les personnels sont en horaire fixe toute l’année alors que Chronogestor n’a d’utilité que pour les agents en horaire variable et qui peuvent moduler leur heures d’arrivée ou de départ de leur travail.

Ce qui fait dans que dans ces bibliothèques l’outil Chronogestor tourne au casse tête et au stress permanent pour les agents. D’abord  le calcul est fait sur une journée type Ville de Paris soit 7h48 alors que celle d’un ou d’une bibliothécaire est bien plus longue, généralement de 8h30, plusieurs fois par semaine. Et oui, sinon il n’y aurait plus personne pour mettre en place la bibliothèque le matin ou fermer les établissements le soir. D’où un résultat absurde dans la machine qui ne correspond à rien de connu pour les spécialistes de temps travail dans les établissements de lecture publique.

En plus ce système est d’un compliqué qui génère parfois des scènes cocasses : Ainsi nos infortunés collègues doivent parfois penser à badger… pendant leurs plages de service public ! Et les usagers surpris de les voir filer vers la sortie en pleine opération d’enregistrement de leurs documents ! Ça ne s’invente pas.

Mais si nos bibliothécaires, toujours en pleine phase d’expérimentation, se précipitent vers notre pointeuse electronique, c’est qu’il leur faut impérativement prendre leur quarante cinq minutes de pause déjeuner, plus le temps de trajet imparti. En effet à la ville (et avec Chronogestor) le temps de trajet équivaut à du temps de travail. Or les aléas du service public ne permettent pas toujours aux agents de prendre la totalité de leur pose méridienne qui doit, de plus, être prise impérativement entre 11h30 et 15h30. Il faut donc pointer et repointer...

 A Paris, certaines bibliothèques expérimentent encore (et encore) la mesure du temps

       Avec Chronogestor, les bibliothécaires parisiens explorent le temps entre 11h30 et 15h30

C’est qu’en cas d’oubli tout est décalé. L’horaire d’arrivée devient l’horaire de départ et vice versa. Un bug qui impose au responsable de l’établissement un contrôle journalier. Il paraitrait qu’il y aurait encore une bibliothèque qui aurait fait acte de candidature pour elle aussi tenter l’expérience. Une idée sortie sûrement tout droit d’un cerveau pervers.

En plus cette expérimentation hors de prix, près de deux mille euros par appareil (gasp !), est en train d’avoir un effet que la mairie de Paris n’avait pas prévu.  Les bibliothécaires peuvent en effet avec ce système de Chronogestor….. générer des jours de récupération supplémentaires !  Une possibilité qui s’avère impossible pour les autres collègues du réseau.

Il est vrai que cet avantage soudain va à l’encontre de la délibération sur le temps de travail votée en 2002 par le Conseil de Paris. Les élus pleins de sagesse avaient en effet compris que si les personnels arrivaient plus tôt ou plus tard, sans justification en termes de service public, pour fabriquer des jours de RTT supplémentaires, la plupart des établissements devrait mettre la clef sous la porte, vu la faiblesse des effectifs. Mais peut être est-ce l’objectif de la municipalité parisienne…

Mais si l'installation de Chronogestor, n'a pour but que de n'être qu'une vulgaire pointeuse pour contrôler les horaires de travail des uns et des autres, inutile dans ce cas d'installer cette très coûteuse machine car c'est justement le rôle des chefs d'établissements. Et celà se passe en général très bien. Bref, il est temps que l’administration mette fin à cette expérience sans fin mais néanmoins insupportable pour les bibliothécaires qui la subissent au quotidien. La CGT mettra d’ailleurs ce sujet à l’ordre du jour du prochain Comité Technique des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.

 

                Le Bureau des Biliothèques en train de présenter son bilan de Chronogestor

 A Paris, certaines bibliothèques expérimentent encore (et encore) la mesure du temps

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 14:29
La Ville de Paris fait appel à un transporteur privé pour déplacer un ordinateur…. sur 60 mètres !

Pas loin de plusieurs centaines d'euros, aller et retour, pour se rendre de la Bibliothèque Historique à la rue des Francs-Bourgeois

Il parait que la Ville de Paris cherche à faire des économies. La Direction des Affaires Culturelles n’est d’ailleurs pas en reste puisque pour cause de restriction budgétaire nos établissements culturels (ateliers beaux-arts, bibliothèques ou conservatoires) voient leurs moyens de fonctionnement diminuer années après années. Des restrictions qui visiblement ne concernent pas tout le monde.

C'est ce qu'ont pu constater les personnels de la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (BHVP) dès qu'un des ordinateurs de l'établissement tombe en panne. Dans ce cas, un bibliothécaire fait une demande d’intervention auprès du Service Organisation et Informatique (SOI) de la Direction des Affaires Culturelles (DAC). Mais depuis plusieurs mois, peut être pour des problèmes d’effectifs, au lieu de se déplacer eux-mêmes ou d’envoyer le service des transports pour venir récupérer le matériel défectueux, le SOI fait appel... à un transporteur privé !

Problème, la distance entre la Bibliothèque Historique et le service informatique n'est que... de soixante mètres (à peine), soit la distance entre le 24, rue Pavée, adresse de la BHVP et le 29 ter, rue des Francs Bourgeois où logent les agents du SOI. Mais peut être que le matériel defectueux de la BHVP est impossible à transporter autrement que par un professionnel de la livraison? Ben, en fait pas vraiment car ce n’est à chaque fois qu’une simple unité centrale, 30 x 30 x 10 cm, d’une dizaine de kilos, sans écran, sans rien.

Toutefois, pour transporter cette petite unité centrale sur soixante mètres, ce n’est pas donné. Montant de la douloureuse : 52 euros (hors taxes !) pour chaque trajet aller et retour. Et comme  cette petite opération se renouvelle régulièrement, c’est désormais pas loin de plusieurs centaines d’euros de facture que doit régler la DAC comme le prouvent les bons de livraisons délivrés à la bibliothèque historique.

On ignore toutefois si ce transporteur privé est venu en voiture. Dans ce cas, il est  vrai, la distance est plus longue. La rue des Francs-Bourgeois étant à sens unique, le livreur, en sortant de la rue Pavée, doit en effet impérativement prendre la rue de Rivoli pour ensuite… revenir dans le Marais. Enfin, après nombre de détours et circonvolutions pour cause de sens unique, l’unité centrale arrive à bon port...Si la rue des Francs-Bourgeois n’est pas embouteillée ! Ce qui est rare, avouons le....

Bref, en pleine COP 21 et de restriction budgétaire, la Ville de Paris réalise un double exploit : polluer plus la capitale malgré ses prétentions de favoriser les mobilités non polluantes et les alternatives à la voiture individuelle (lire ici) et gaspiller l’argent public, des sommes modestes certes, mais quand même. Reste à savoir si dans les prochaines semaines, elle va réitérer cette performance.

 

                                Climat : la mairie avait pourtant fait des effets d'annonce

La Ville de Paris fait appel à un transporteur privé pour déplacer un ordinateur…. sur 60 mètres !

    - Objection, on ne s'est jamais engagé pour le climat, cette image a été photoshopée !

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 18:23
Bruno Julliard censure les bibliothécaires parisiens qui osent relayer sur twitter les critiques sur le prêt numérique

                  Ils ne font pourtant que diffuser un communiqué de l'ABF

La mise en place de la bibliothèque numérique à la ville de Paris semble rendre fous ses zélateurs. Pourtant ce dispositif, on ne peut plus contesté, méritait bien un débat public. C'en était encore trop pour la mairie de Paris qui a sommé les bibliothécaires de la capitale de retirer in petto leurs tweet trop critiques même quand il s’agissait de faire connaître le communiqué d'une institution aussi sérieuse que l'association des bibliothécaires de France (ABF)

Ainsi plusieurs collègues ont relayé sur les comptes Twitter officiels de leur bibliothèque ce fameux communiqué. Un texte très mesuré mais qui a la mauvaise idée d'analyser les lacunes du système de Prêt Numérique en Bibliothèque (PNB) et les coûts astronomiques générés pour les collectivités qui utilisent ce dispositif (lire ici). Pas cool pour la mairie de Paris qui par le biais de son bureau des bibliothèques (BBL) et le Cabinet de Bruno Julliard a appelé les établissements concernés à retirer leurs tweets...

« Nous avons été sommés de retirer ces tweets qui ne représentent à nos yeux qu'un droit à l'information pensons-nous; le droit à l'information, c'est aussi le droit à l'information contradictoire pour que chacun, chacune se fasse une idée » affirment choqués de nombreux bibliothécaires parisiens qui croient encore à la diffusion des savoirs. Alors comme ça, Bruno Julliard se met à jouer les censeurs comme un vulgaire Patrick Balkany ? A moins que cette censure ne soit qu'une initiative d'une administration trop zélée ? A notre avis la mairie de Paris et son premier adjoint en charge de la cultue ne devraient pas tarder à diffuser un communiqué pour s'expliquer sur cette triste histoire.

 

                                               Censure : la mairie de Paris manie le ciseau

Bruno Julliard censure les bibliothécaires parisiens qui osent relayer sur twitter les critiques sur le prêt numérique
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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 08:48
A Paris, la bibliothèque numérique sera très vite inutile faute de livres à télécharger

Le collectif SavoirCom1 met la ville de Paris face à ses contradictions en lançant une grande campagne sur Twitter avec le hashtag la #chasseauxjetons

C’est aujourd’hui que la Ville de Paris sort sa bibliothèque de prêt numérique et elle pourrait vite se retrouver en rupture de stock. La faute à une initiative lancée par SavoirCom1, collectif d'universitaires, des bibliothécaires et de juristes en droit d’auteur. La méthode est des plus simplissime :  télécharger jusqu'à épuisement des stocks tout les fichiers disponibles. Comme nous l'avions décrit « Au bout de trente emprunts votre document s'autodétruira......... » si bien que le 31ème emprunteur n'aura plus rien (lire ici). Formidable, n'est ce pas dans une ville qui se veut métropole mondiale.

C'est pourquoi SavoirCom1 histoire de dénoncer ce système absurde et mettre la ville de Paris face à ses contradictions vient de lancer ce matin une grande campagne sur Twitter avec le hashtag la #chasseauxjetons. « N’hésitez pas à l’utiliser et à la tester, elle va probablement être rapidement inutilisable avec le merveilleux système de jetons que PNB propose. Comme les bibliothèques sont facturées au nombre d’emprunt de livres numériques et qu’elles ont des budgets limités, plus le public consulte les fichiers de PNB et moins la bibliothèque peut les proposer! Plus on fait notre métier de médiateurs sur ces contenus et moins on a de livres numériques à recommander, n’est-ce pas formidable ? Allez n’hésitez pas à télécharger des livres et le dire sur twitter, la #chasseauxjetons est lancée! » ont déclaré les membres du collectif dans un communiqué.

Pour SavoirCom1 le modèle de bibliothèque numérique proposé par la ville de Paris (et d'autres) est complètement inadapté au monde d'aujourd'hui. D’un simple point de vue économique, l’offre est même tout simplement inabordable pour les budgets publics comme l'avait montré, chiffres à l’appui, le collectif en fin d’année dernière (lire ici). Un argumentaire que le site du journal L’Express avait d'ailleurs relayé.

«Voici donc les éléments plus développés d’une critique constructive, c’est à dire avec des chiffres, des alternatives, des exemples étrangers et une volonté de mettre cette approche du livre numérique en perspective avec les communs de la connaissance » conclut le collectif SavoirCom1 (lire ici). On ne saurait dire mieux.

 

                          Des usagers parisiens tentent (en vain) de télécharger un livre numérique

A Paris, la bibliothèque numérique sera très vite inutile faute de livres à télécharger

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                                                                        - Nardin NUMOK !

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 13:40
Prêt numérique en bibliothèque : au bout de trente emprunts votre document s’autodétruira

« Les gens sont assez choqués lorsqu'ils réalisent combien payent les bibliothèques pour des livres numériques qu’en en fin de compte nous ne possédons même pas » déclare dépitée une directrice de bibliothèque qui a expérimenté ce système

La Ville de Paris compte bientôt mettre en place un système de prêt numérique au sein des bibliothèques municipales de la capitale. Un système loin de faire l’unanimité chez nombre de professionnels.

Car le livre numérique (ou ebook) coûte cher. Systématiquement plus cher qu’un livre traditionnel (en papier quoi) en ce qui concerne le tarif appliqué aux bibliothèques. Très cher même, car le modèle en vigueur est celui d'une cession de licences, à la fois limitées dans le temps (six ans, pour Paris) et plafonnées au nombre d’emprunt. Avec le PNB (prêt numérique en bibliothèque) c’est fromage et dessert. Des livres électroniques qui contrairement aux bons vieux livres en papier ne sont jamais vraiment acquis. Sauf à les racheter éternellement.

Ainsi la ville n’aurait le droit de prêter un livre numérique que 30 fois maximum. Après, il disparaîtrait des bases de données. On imagine que pour une nouveauté ou un best seller cela ne devrait prendre que quelques semaines même en limitant les téléchargements simultanés. Quand au livre qui serait moins demandé au bout de six ans il disparaîtrait également. Et hop, plus de livre numérique  alors que son grand frère en papier avait la particularité d’être propriété inaliénable de la collectivité. 

« Les gens sont assez choqués lorsqu'ils réalisent combien payent les bibliothèques pour des ebooks », a ainsi déclaré, dépitée, une directrice de bibliothèque de l’Ontario au site ActuaLitté.com. « Pour faire court, nous devons utiliser plus de ressources financières pour proposer ce service et en fin de compte, nous ne possédons même pas le titre en question » (lire ici).

 

                                 Au bout de trente emprunts votre document s'autodétruira.........

Prêt numérique en bibliothèque : au bout de trente emprunts votre document s’autodétruira

                                                    Un livre numérique vers son 29ème emprunts

Une dérive également dénoncée par le collectif SavoirsCom1 qui après avoir réalisé une étude d’impact sur le coût du PNB pour les bibliothèques, livre une conclusion sans appel. « En l’état le PNB ou le livre numérique est inabordable pour les bibliothèques » (lire ici).  « Et s'il fallait tout simplement ne pas acheter le moindre livre numérique dans PNB pour ne pas entrer dans cet engrenage ? Et si le modèle de vente à l'acte devait être abandonné au profit d'une vente en bouquet à un prix abordable ? ». Voilà les questions qui sont posées par ce collectif qui regroupe des universitaires, des bibliothécaires ou encore des juristes en droit d’auteur. Lesquels n'ont pas hésités à répondre aux assertions du ministère de la culture sur ce même sujet (lire ici).

Autre problème et non des moindres. Sur quel budget vont être imputés ces livres électroniques ? La mairie de Paris affirme que c’est sur une ligne spécifique. Étonnant, car la municipalité nous parle continuellement de « contrainte budgétaire » et envisage encore des coupes dans le fonctionnement de son réseau pour l’année prochaine si l’on en croit les chiffres alarmants qui circulent pour le budget de 2016, avec un programme « d’économie » de 300 millions d’euros.

D’autre affirment qu’il faudra, pour équilibrer les comptes, encore diminuer les budgets d’acquisitions de l’ensemble des bibliothèques parisiennes alors qu’ils sont déjà en baisse régulière depuis plusieurs années. Cela se fera alors au détriment des acquisitions des livres papier qui garnissent nos rayonnages et pour lesquels, rappelons le, une immense majorité d’usagers est encore attachée. C’est alors tout un pan de l’accès à la lecture publique qui serait encore diminué. On attend les précisions de Bruno Julliard, l’adjoint en charge de la culture.

Si la mairie de Paris veut mettre en place une bibliothèque numérique, pourquoi pas ! Mais il faut alors un autre rapport de force avec les éditeurs et un droit de prêt numérique similaire au droit de prêt papier sans contrainte de durée ni de nombre de prêt.

Sinon vu le coût exponentiel que cela va engendrer, on va tout droit vers des bibliothèques sans livre. Le rêve du bureau des bibliothèques de la Ville de Paris ? Bon, en même temps avec les fichiers qui seront inutilisables après un certain nombre de téléchargements elle aurait droit aussi à une bibliothèque sans livre numérique !

 

                       Des bibliothécaires cherchent un livre numérique dans les rayonnages

Prêt numérique en bibliothèque : au bout de trente emprunts votre document s’autodétruira

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                                      -  Les gars je crois que nos bouquins ont disparu

                                         - Bon au moins, ça nous évitera de piloner !

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 15:14
Bibliothèques : Anne Hidalgo débordée par Alain Juppé sur la gratuité de tous les supports (et en plus pour tous les publics)

    Le libéralisme est de gauche, la gratuité est de droite : tout fout le camp…

C’était il y a vingt deux mois. Ça commence à faire un bail. Le conseil de Paris avait alors voté la gratuité des CD en bibliothèque pour les mineurs et les bénéficiaires des minima sociaux. Depuis plus rien. A croire qu’Anne Hidalgo et son premier adjoint à la culture, Bruno Julliard n’ont pas la volonté politique d’appliquer une mesure pourtant réclamé par sa majorité de gauche. « Les espaces discothèques implantés dans de nouveaux établissements et disposant d’un fonds important rencontre un réel succès » affirmaient d’ailleurs les conseillers de Paris pour qui « la culture doit être accessible à tous sans distinction de revenu » (lire ici).

C’est alors que, face à l’immobilisme de la Ville de Paris, une figure politique s’est décidée à appliquer cette mesure de gauche. Une personnalité que l’on n’attendait pas. Mais alors vraiment pas. Voire même pas du tout du tout. Et pourtant, c’est un ancien élu de la Mairie de Paris…

C’est un ancien premier ministre (ancien ministre aussi d’ailleurs). Un ténor de la vie politique française. Après une tentation de Venise, il est parti en exil au Québec se reposer d’une condamnation (bien) méritée. Il fut aussi durant plus de quinze ans une figure de la vie municipale à Paris en ayant été adjoint de Jacques Chirac… Je suis, je suis… Alain Juppé !

Car depuis le 1er octobre, les emprunts en bibliothèque sont gratuits à Bordeaux. Tous les emprunts ! Des livres et des magazines bien sûr mais aussi des CD ! Et même des DVD ! « Le tarif est le même : c'est gratuit ! » affirme le site de la Ville dirigée par Alain Juppé. En plus, c’est pour tout le monde sans restriction d’âge, de sexe ni de condition. Même si l’on n’habite pas Bordeaux. « Vous habitez dans une autre commune de la métropole, ailleurs en Gironde, en France, en Europe, plus loin ? Vous êtes étudiants, actifs, retraités, en recherche d'emploi, etc ? Le tarif est le même : c'est gratuit ! » Et toc pour la mairie de Paris qui prend un sale coup de vieux dans sa politique culturelle. Fortiche le Alain qui vient donc de déborder Anne Hidalgo et son équipe sur sa gauche. Reste à savoir si la Mairie de Paris va rester droite dans ses bottes…

 

             Bibliothèques : gratuité pour tous les supports et tous les publics, je suis, je suis...

Bibliothèques : Anne Hidalgo débordée par Alain Juppé sur la gratuité de tous les supports (et en plus pour tous les publics)

                                                                -.... Je suis Alain Juppé !

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 17:21
Bibliothèques : La mairie de Paris partage-t-elle les positions de Marylise Lebranchu ?

« Avoir encore des médiathèques de nos jours n’est plus vraiment pertinent » a ainsi fortement suggéré la ministre de la décentralisation au journal Les Échos.

Les temps sont rudes sous ce gouvernement qui s’est un temps (brièvement certes) réclamé de la Gauche. Après les salaires trop élevés, le temps de travail pas assez long, les chômeurs pas assez contrôlés ou encore les fonctionnaires trop protégés, c'est maintenant au tour des équipements culturels d'être dans le collimateur. C'est le cas notamment des bibliothèques municipales qui ne sont plus en odeur de sainteté dans les hautes sphères du socialisme de plus en plus macronisées. A preuve cette déclaration d’une proche de François Hollande

« Il y a beaucoup d’émissions de télévision sur les gabegies locales (..) les médiathèques sont-elles un équipement toujours d’actualité au XXIe siècle ? On peut se poser la question » a déclaré au journal Les Échos, la ministre de la décentralisation et de la fonction publique, Marylise Lebranchu, en réponse aux maires qui dénoncent les baisses de moyens alloués par l’État aux collectivités locales. On ne sait pas encore ce que pensent les élus de la Capitale, notamment Anne Hidalgo et son premier adjoint en charge de la culture, Bruno Julliard, des déclarations de leur camarade.

La seule chose que l’on sait pour le moment, c’est que la maire de Paris a annoncé vouloir faire 150 millions d’euros d'économies supplémentaires pour son prochain budget, les dotations de l’État ayant encore baissé de 300 millions (lire ici). Des économies qui devraient probablement encore toucher les personnels qui sont quotidiennement en contact avec le public. Alors des équipements culturels vont-ils devoir être sacrifiés faute de moyens dans la ville la plus riche de France ? On attend avec impatience les précisions de la maire et de son premier adjoint. Toutefois, il se murmure toujours dans les couloirs de l'Hôtel de Ville, la fermeture, entre autres, de la bibliothèque Château d’Eau (Xe). Alors ?

En tout cas, le manque de personnel à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris est désormais criant si l’on en croit… le cabinet de Bruno Julliard lui-même !  « On ne peut plus se permettre d’avoir plus de personnel aujourd‘hui avec le budget limité que connait la ville de Paris » a-t-il ainsi été avoué ( et à moitié pardonné ?) récemment au journal 20 Minutes. Aîe, il se pourrait donc que l'on ne puisse plus ouvrir le dimanche.

 

                                          Bibliothèques : Marylise Lebranchu mouille Anne Hidalgo

Bibliothèques : La mairie de Paris partage-t-elle les positions de Marylise Lebranchu ?

              - C'est pas sympa Marylise, maintenant la CGT va m'obliger à me découvrir

 

 

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