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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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2 novembre 2020 1 02 /11 /novembre /2020 08:32
Confinement : quelle cacophonie dans les conservatoires parisiens !

Pour les personnels administratifs et techniques des conservatoires, c'est sûr,  la mairie de Paris a perdu le diapason !

C'est avec des trémolos dans la voix, que ce 28 octobre, le président de la république annonçait mezzo voce un confinement général, appelant à la solidarité nationale. Et que le lendemain son premier ministre forte entonnait les variations et annonçait que « les établissements qui proposent des activités extrascolaires, sportives ou artistiques, comme les conservatoires ou les clubs de sport … seront fermés », D'ailleurs, même une note du secrétariat général de la Ville de Paris annonçait le 30 octobre que les « fonctions non travaillables sont maintenues en présentiel sauf exception en particulier dans nos établissements visés par une mesure de fermeture administrative, notamment les conservatoires et les bibliothèques »

Pourtant on vient d’apprendre que les conservatoires parisiens....seront ouverts à une minorité d'élèves de troisième cycle, cycle spécialisé et horaires aménagés ! Il faut croire que ceux-là sont immunisés contre un virus qui touche tout le monde …. Un peu comme des trumpettistes, il ne passera par nous ! Or la mairie de Paris se trompe car elle ne peut pas s’appuyer sur cette dérogation qui ne concernent que les étudiants.... de l'enseignement supérieur. Ce qui n'est évidemment pas le cas des conservatoires municipaux de la capitale !

Et dans le bas monde, ceux que l’on ne concerte pas, ceux qui ne sont que des invisibles pour la haute administration parisienne ou l’exécutif municipal, ceux qui ouvrent les portes, répondent au téléphone, aménagent les salles de cours, distribuent gel hydroalcoolique et lingettes, ouvrent les fenêtres, les referment, ferment les pianos, rangent les instruments et les pupitres et qui par dessus tout veillent à la sécurité des bâtiments.... ceux là au final risquent d’inhaler les joyeux aérosols laissés par ceux qui les dispensent plus largement qu’ils n’obtiennent des Autorisations Spéciales d’Absence, ceux-là ont peur, en tout cas angoissés ….

C'est qu'Ils n’habitent pas Paris (une fausse note pour nos bobos municipaux) et malgré la pandémie qui fait rage, et malgré les chiffres des décès ou des malades avec séquelles qui augmentent, pour une poignée de privilégiés à qui l'on apprends ni le sens civique ni le respect de l'administration, ces agents des conservatoires municipaux d’arrondissement (CMA) devront passer des heures dans les transports pour ensuite être derrière leur plexiglas….. Enfin s’il y en a !

Est-ce bien raisonnable de risquer de tomber malade pour une poignée d’élèves ? Les priorités en matière de services essentiels et accessibles au plus grand nombre ne sont-elles pas ailleurs pour la Ville de Paris, laquelle s'autoproclame encore et toujours comme progressiste  ? C'est pourquoi les personnels administratifs et techniques des conservatoires municipaux de la capitale demandent l'annulation de cette mesure, incompréhensible dans cette actuelle pandémie. Ou à minima sa suspension durant au moins quinze jours, jusqu’à ce qu'apparaissent les premières courbes descendantes du nombre de malades et de décès en ensuite une application stricte du décret.

 

 

                   Conservatoires : Anne Hidalgo va-telle laisser contaminer les agents ?

 

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14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 09:21
Covid-19 : un conservatoire parisien facteur de contamination !

                             Les cas positifs vont-ils continuer à se multiplier ?

Alors que du côté des bibliothèques parisiennes les cas de coronavirus se succèdent, les mesures sanitaires ne semblent guère prises au sérieux dans certains conservatoires municipaux de la capitale. Il est vrai que la Ville de Paris entretient le flou et refuse toujours d’appliquer les prescriptions des gestes barrières pour l’enseignement de la pratique musicale édictées par la Direction Générale de la Création Artistique (DGCA), un organisme qui dépend du ministère de la Culture.

Si déjà plusieurs conservatoires parisiens sont touchés par la pandémie, pour un établissement au moins, le conservatoire Frédéric Chopin, situé dans le XVème arrondissement la situation sanitaire est devenue particulièrement critique. En effet depuis la rentrée plusieurs agents que ce soit à l’accueil, dans l'administration ou chez les professeurs, ont été successivement testés positifs. Pour enfoncer le masque, un élève a aussi été déclaré positif entrainant immédiatement la mise en quarantaine de toute la classe !

Enfin, plus récemment l'ensemble du batiment a même dû fermer subitement pendant deux jours faute de personnels d’accueil, l'un étant déclaré positif et deux autres identifiés comme cas contact. Pour les observateurs, c'est clair c'est ce que l'on appelle un « foyer de contamination » selon les critères des autorités sanitaires.

Surtout que le conservatoire Frédéric Chopin est construit à la place d'un ancien parking et qu'il connait par conséquent de graves problèmes de ventilation sans parler des salles qui ne donnent que vers des espaces clos, donc sans renouvellement d’air possible ou encore de son circuit de circulation qui oblige professeurs et élèves à se croiser de très près régulièrement. Bref, ce conservatoire, à moins de revoir de fonds en comble son protocole sanitaire, va probablement être bientôt de nouveau sous les feux de l’actualité sur le Covid-19. Bien sûr nous ne manquerons pas d’y faire écho...

 

 

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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 15:09
Paris : vers une fermeture des bibliothèques et conservatoires pour cause de Coronavirus ?

                        C'est en tous cas la position des adjoints concernés

Ce matin, la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris recevait les syndicats avec la présence exceptionnelle de madame Karen Taïeb, adjointe d'Anne Hidalgo en charge du patrimoine et présidente du Comité Hygiène et sécurité (CHSCT) de la direction. Il a été décidé, à mots couverts, que l'on se dirigeait vers une fermeture des bibliothèques et des conservatoires de la capitale

Il a fallu cependant avoir recours à la menace de droits de retrait massifs pour que l'administration admette qu'il va falloir prendre des mesures fortes pour rester en cohérence avec les décisions de fermer tous les établissements scolaires. Pour aller dans le sens des représentants des personnels, madame Taïeb a dit que c’était sa position ainsi que celle de Monsieur Girard, l'adjoint à la culture. Les établissements culturels de la Ville de Paris - bibliothèques, conservatoires –, lesquels accueillent tous des jeunes publics, devraient donc fermer au public pour au moins 15 jours. Voire sans doute davantage. Même si au moment où nous écrivons ces lignes il n'y a toujours aucune communication officielle de la municipalité parisienne.

En tout cas ce qui est sûr, après l'intervention présidentielle, c'est que les agents fragiles doivent rester chez eux. Cela concerne particulièrement les personnes immunodéprimées ou les gens qui ont des maladies chroniques : asthme, diabète, problèmes cardiaques... Évidemment les salaires seront versés normalement et intégralement. Si besoin prenez contact avec votre médecin qui peut vous fournir un certificat disant que votre état de santé vous place dans le groupe des personnes fragiles mais il n’est pas nécessaire de déclarer de quelle maladie vous souffrez. Par ailleurs les parents seront placés en absence exceptionnelle pour garder leurs enfants.

Au cas où la mairie de Paris ne prendrait pas les mesures qui s'imposent, les syndicats appellent tous les personnels à rester vigilants et à user de leur droit de retrait s’ils se trouvaient dans un situation dangereuse. Vous pouvez vous retirer individuellement ou en groupe. Écrivez à votre supérieur hiérarchique et remplissez le registre de retrait si vous en avez un. Une fiche de signalement dite SST fera l’affaire si vous n’en avez pas (voir le modèle dans la rubrique commentaire).

 

 

       Paris : vers une fermeture des bibliothèques et conservatoires pour cause de Coronavirus

 

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4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 09:49
Alerte sur le fonctionnement des conservatoires parisiens selon un rapport d'un service de la mairie

Et pas que dans les conservatoires d’ailleurs puisque les bibliothèques sont elles aussi touchées selon les mêmes spécialistes

C’est une sacrée pierre dans la politique mise en place depuis plusieurs années par la mairie de Paris. D’autant qu’elle provient d’un service municipal on ne peut plus officiel et à l’expertise incontestable : le service de médecine préventive (SMP) de la Ville de Paris, l’équivalent de la médecine du travail pour les agents travaillant sous les ordres d’Anne Hidalgo.

De nouveau, les médecins du SMP référents pour la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville se sont penchés sur l’état des conservatoires municipaux d'arrondissement, lesquels sont au nombre de dix-sept dans toute la capitale. La lecture du rapport vient malheureusement confirmer les constats accablants des agents et des organisations syndicales car, comme nousles médecins du travail décrivent une «  charge et une intensité de travail de l’équipe administrative et d’encadrement  importantes et croissantes » avec l’augmentation du nombre d’élèves accueillis, « sans adaptation en conséquence, des effectifs ». Les spécialistes de la santé notent ainsi que cette charge de travail « intense » a augmenté avec « l’ouverture des établissements à des activités de partenariat avec les structures scolaires ». Et bien que « l’équipe pédagogique ait été augmentée, l’équipe administrative serait restée à effectif constant ».

Chacun des dix-sept conservatoires de la capitale accueille entre neuf-cent et deux-mille élèves selon l'arrondissement, tous les jours de 9h à 22h (jusqu'à 20h le samedi) mais il n'y a qu'un agent administratif pour environ 130 élèves soit près de vingt élèves de plus que sur la moyenne nationale ! Rappelons qu'il y a dans les conservatoires, outre les professeurs, des agents qui s'occupent du bâtiment, de l'organisation, des plannings, des inscriptions, de la communication, en bref de tout ce qui permet aux élèves d'apprendre la musique, la danse ou le théâtre dans de bonnes conditions. La ville a donc créé des postes de professeurs coordinateurs, avec une heure par semaine à consacrer à l'administration. Sauf que....

Cela n'a pas eu l'effet escompté, en réalité cela complique parfois même le travail car on peut être un excellent violoniste sans rien connaitre à la maintenance du bâtiment et à l'organisation des équipes. Ce qui n’est pas sans conséquences d’après les médecins de la Ville qui pointent  « la polyvalence » voire le « glissement de tâches », le  «  travail à flux-tendu », du stress, le « sur-présentéisme » des agents qui ne peuvent plus répondre « à leurs obligations familiales et personnelles et disposer de la flexibilité des temps de repos auxquels ils ont droit ». Cinglant !

Dans certains conservatoires, la situation est encore plus critique car subissant de très grandes amplitudes horaires (9h-22h) et pour les agents d’accueil cela se traduit par des horaires flexibles, décalés ou de nuit (bien après 21h), parfois de manière totalement imposée. Une situation qui n’a pas échappé à nos médecins, c’est pourquoi dans son rapport, le SMP évoque la nécessité de « repenser à la hausse des effectifs administratifs, de régie et d’encadrement », et au sein de chaque conservatoire d’ « établir au moins deux régisseurs », bref de recruter ! Maintenant, c'est officiel, il y a urgence.

Un constat d'ailleurs valable pour les autres équipements culturels qui dépendent de la municipalité parisienne (bibliothèques, Ateliers Beaux-Arts…) car le SMP relève là aussi une intensification du travail du fait de l’augmentation des tâches de reporting et d'évaluation : analyses des tâches de travail, rédactions de rapports, de tableaux Excel… d’autant plus que les services centraux ne collaborent pas toujours entre eux. Avec une mention spéciale  pour les bibliothèques car dans leur rapport, les médecins parisiens mentionnent en plus de ce qui a été décrit plus haut des conflits en raison de « la promiscuité et de l’interdépendance des postes de travail (répartition des tâches de travail, plannings hebdos, prise de congés ou nécessités de remplacement en cas d’absence de collègues ». Pour notre syndicat, « l’impression ressentie de répartition inégale des tâches » relève de missions en hausse et d’effectifs insuffisants pour y faire face. Pas d’autre choix que de rompre avec le dogme libéral d’Hidalgo, il faut recruter du personnel !

 

 

            Équipements culturels : Anne Hidalgo va-t-elle oser rompre avec le dogme libéral ?

           - Oups, il me reste à peine une année pour appliquer mon programme de campagne

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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 07:37

 

Même l’adjoint à la Culture d'Anne Hidalgo approuve cette proposition de la CGT

C’est une idée qui semblait aller de soi. Faut croire que non. Elle a tout de même été présentée au Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles, puis adoptée à l’unanimité de ses membres élus. Mieux, elle a même été soutenue avec force par celui qui présidait cette séance : rien moins que l’adjoint à la Maire de Paris en charge de la Culture, Christophe Girard. C’est dire que le moment a été d’importance !

Le texte en question ? Le voici : « Pour faire face à l’afflux du nombre des élèves fréquentant les conservatoires et appliquer la volonté politique de la Maire de Paris, le Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelle demande que l’exécutif municipal mette en place une filière de personnel technique - régisseurs lumière et son, afin d’assurer la mission d’éducation artistique à destination d’un public toujours plus large, sur site ou hors les murs, dans des conditions d’excellence affichée par les élu.e.s » Difficile en effet pour l’exécutif parisien de ne pas y souscrire. C’est qu’il y urgence.

Car si la politique de la Mairie de Paris, d’impulser une ouverture des conservatoires municipaux de la Capitale vers de nouveaux publics a été rapidement mise en place, « aux forceps » et a visiblement été atteinte, notamment lors de l’Aménagement des Rythmes Éducatifs mis en place par le Gouvernement il y a cinq ans, cette réussite pourrait bientôt être remise en cause. Car après la réforme liée à l’Aménagement des Rythmes Éducatifs, voici la réforme liée au PSM (Parcours de Sensibilisation Musicale) qui consiste à accueillir dans les conservatoires les 17000 élèves parisiens scolarisés en CP en proposant des ateliers, des concerts et toute idée créative … Réforme qui part d’un bon sentiment mais rencontre des difficultés et devra être revue à la baisse du fait du manque criant d’une catégorie socio-professionnelle : les régisseurs – il faut des régisseurs qualifiés son, lumière, plateau, ayant un métier préalable à leur arrivée dans les conservatoires, munis des habilitations inhérentes à ce métier.

Il ne faudrait pas oublier les 22 600 élèves des conservatoires qui se produisent sur scène dans leur conservatoire ou exportent leur talent et font vivre la culture dans des lieux toujours plus insolites à la grande joie des édiles parisiens. D’autant plus que la dernière réforme a contraint les conservatoires à augmenter leur amplitude de travail, allant de 8h45 à 22h30. À souligner également, pour ceux qui finissent à 22h30, l’absence totale de restaurant administratif.

Tout ça parce que la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris n’arrive pas à concevoir une fiche de poste spécifique, qui pourtant existe pour le Conservatoire à Rayonnement Régional (CRR), géré par la même administration ! Du coup, les conservatoires municipaux qui ont un auditorium s’organisent avec des fiches de poste fourre-tout…

Pour pallier cette grave carence, il est désormais urgent de mettre en place la création d’une véritable filière de régisseurs pour les conservatoires de la Ville de Paris avec une vraie fiche de poste qui corresponde à un métier d’agents qualifiés et diplômés. Il faut aussi permettre une véritable déprécarisation de certains agents en activité recrutés sous le régime de contractuels et souvent à temps très partiel. Au vu de la prise de position publique de Christophe Girard, il est maintenant plus que temps pour la mairie de Paris de se mettre au diapason.

 

 

          Pour de véritable professionnels son et lumière dans les conservatoires parisiens

                                                           - Que la lumière soit !

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3 avril 2018 2 03 /04 /avril /2018 07:14
Paris : le bureau de la nouvelle directrice des affaires culturelles était bien trop petit

         Pourtant il est considéré habituellement comme plutôt assez grand

C’est une rencontre au sommet qui a eu lieu à l’Hôtel d’Albret, le prestigieux siège de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris. Alors qu’elle a pris ses fonctions au début de ce mois, Madame Claire Germain, nouvelle directrice de la DAC a souhaité rencontrer chaque syndicat. Ce vendredi 23 mars ce fut donc notre syndicat qui était au rendez-vous avec une délégation fournie de délégués des personnels en provenance des bibliothèques, des conservatoires ou encore des ateliers des beaux-arts. « Pfuuuu, vous être très représentatifs de la diversité de notre direction » souffla surprise l’administration devant notre aréopage. Si bien que le bureau de la directrice considéré habituellement comme plutôt assez grand s’est révélé soudainement bien trop petit. D’autant qu’il a fallut ramener des chaises.

Dans le court temps (une heure) de cette « première prise de contact », nous avons évoqué plusieurs questions : Les effectifs théoriques et réels dans les bibliothèques, ceux des personnels administratifs dans les conservatoires ou encore les questions de santé au travail. Pour ce qui est des effectifs nous avons rappelé d’emblée que depuis des années, il y a en permanence un important volant de postes vacants. Avec l’augmentation des missions dans les conservatoires et l’ouverture d’établissements le dimanche dans les bibliothèques (en plus du reste), cette réalité a un impact sur les conditions de travail des agents.  Un désaccord persiste sur la réalité de ces postes vacants, l’administration soutenant qu’au total les effectifs ont augmenté… Bon, comme on est poli on a fait semblant d’êtres convaincus…. Néanmoins ils ne nous étonneraient pas qu’une nouvelle crise soit à l’œuvre dans un laps de temps pas très lointain si l’on en croit les échos qui nous viennent du réseau.

Sur les questions de santé et de sécurité au travail. Au-delà des réponses qui ont été apportées suite aux incidents qui ont touché bibliothèque Vaclav Havel en janvier puis il y a encore quelque jours, la politique de prévention concernant des établissements potentiellement « sensibles » doit être précisée/renforcée (renforcement des effectifs, outils donnés aux équipes pour signaler les incidents, …).  La CGT ne peut que constater qu’on arrive toujours en retard sur les faits ! L’administration ne parvenant pas à établir des procédures de prévention efficace. La décharge horaire des Relais de prévention vient d’ailleurs d’être rabotée une journée par mois (contre quatre auparacvant) alors même que les questions de santé, de sécurité et d’accessibilité vont leur incomber. Un très mauvais signal… Quand aux  projets de déménagement, de restructuration ou de construction de locaux (bibliothèque, atelier des beaux arts, conservatoire) doivent associer les agents et le CHSCT et s’appuyer sur leur connaissance des métiers concernés. Plusieurs conservatoires connaissent des problèmes de vétusté (fuites d’eau, problèmes d’aération…) auxquels l’administration doit apporter des réponses !

Bon avant de prendre congés nous avons évoqué un petit point d’actualité. Ainsi, interrogée sur le rapport Orsenna, Mme Germain s’est déclarée « en accord avec les orientations, exprimant sa satisfaction de l’avance prise par le réseau parisien » et nous annonçant dans la foulée que « la question a été débattue au conseil de Paris de ce mois de mars. La majorité a adopté un vœu pour demander l’ouverture de Bibliothèques universitaires le dimanche (bien que ces dernières ne seraient accessibles ni aux collégiens ni aux élèves des classes préparatoires, gros bataillons des accapareurs de tables en bibliothèques). Devant un tel enthousiasme, et par politesse toujours, nous avons bien entendu évité de surenchérir mais nos différents ponts de vues sont disponibles ici et . L’heure étant passée nous avons alors pris congés car il n’y a pas de bonne compagnie qui ne se quitte, n’est ce pas ?

 

     Madame Claire Germain, la nouvelle directrice des affaires culturelles de la Ville de Paris

               - En tout cas moi en décembre je vote CGT, car c'est eux les plus sympas

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12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 17:13
Les écoliers parisiens bientôt privés d'initiation artistique ?

La guerre fait rage entre la direction des affaires scolaires et celle des affaires culturelles à la mairie de Paris

Encore une nouvelle déconvenue pour la mairie de Paris ? Il est vrai que cette dernière les collectionne depuis le début de l’année (Vélib, Decaux, voies sur berges...) comme si un mauvais sort avait été jeté sur la capitale. Cette fois ci, cela concerne les écoliers parisiens dans le cadre des activités périscolaires. Bien que le problème couve depuis plusieurs mois, celui-ci vient d’éclater au grand jour avec une note diffusée par la direction des affaires scolaires de la Ville Paris (DASCO) : les enfants ne seraient pas en sécurité selon les directives de la préfecture de Police. Explications...

C'était une des mesures phare, il y a cinq ans, du ministre de l'éducation de l'époque, Vincent Peillon : désormais, chaque mardi et vendredi l'école s'arrête à 15h pour laisser place à une activité « périscolaire » : À charge ensuite pour les communes de les mettre en place, quel que soit le coût. Cette disposition étant politique, la DASCO demanda alors à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris (DAC) de lui fournir des professeurs de conservatoire pour dispenser leur enseignement. De son côté la DASCO devait engager ce que l'on appelle dans le jargon administratif des « accompagnateurs piétons » (en principe muni du BAFA) pour amener les écoliers/danseurs dans les conservatoires. Notamment pour des raisons de sécurité.

En effet, après 15h, ce n'est plus l'Éducation Nationale mais bien la commune qui est responsable de la sécurité des enfants toujours scolarisés. Encore plus lorsque les dites-activités ont lieu en dehors de l'école et nécessitent donc une sortie sur la voie publique. La règle est simple : il faut que deux adultes déclarés auprès de la Préfecture de Police soient présents. C'est alors qu'est apparu un sacré problème

Depuis plusieurs mois, faute de personnel en nombre suffisant, la mairie de Paris s'aperçoit qu'elle est en infraction pénale au regard de la sécurité des enfants qu'elle conduit hors de l'école dans le cadre des activité périscolaires pour les emmener soit dans un gymnase, soit un conservatoire ou  tout autre lieu pour que les petits parisiens puissent exercer une activité sportive ou artistique. En effet, il n'y a aucun adulte qui soit règlementairement qualifié pour accompagner les enfants. Plutôt gênant. Et même très gênant en cas d'accident car dans ce cas la mairie de Paris serait condamnée devant les tribunaux. Panique à bord du côté de l'Hôtel de Ville.

C'est alors que la DASCO a eu une idée de génie. Alors que cette dernière est en charge d'organiser du début à la fin les activités périscolaires, elle a décidé de se défausser sur d'autres directions de la Ville, en l'occurrence la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) et la Direction des Affaires Culturelles (DAC). Et même de leur donner des ordres dans la plus totale illégalité : « c'est désormais à vous de fournir un accompagnateur assermenté, sinon les activités seront annulés ». Parmi les « désignés volontaires » se trouvent donc les profs des conservatoires parisiens.

Évidemment, ces derniers refusent. Et avec raison. Ils ne voient pas en quoi ce serait à eux de pallier les carences de la mairie de Paris. D'autant plus qu’en allant chercher les gamins dans leur école et les raccompagner ensuite, c'est près de 45 minutes d'activité périscolaire qui seraient amputées. En fait, c'est comme si lors d'une sortie scolaire, au musée par exemple, on demandait au personnel de surveillance de venir chercher les enfants dans les écoles car ni les professeurs ni les parents ne seraient présents pour jouer les accompagnateurs. Absurde et dangereux, n'est ce pas ? On est bien d'accord.

En plus, on ne s'explique pas trop bien comment une direction, en l'occurrence la DASCO, peut se permettre de donner des instructions à une autre direction, la DJS et la DAC dans le cas présent alors que ces entités sont placées administrativement parlant sur un strict pied d'égalité. Évidemment, toutes les organisations syndicales sans exception soutiennent sans réserve les professeurs de conservatoires qui refusent de se soumettre aux ordres de la direction des affaires scolaires.

Résultat, la Ville de Paris, faute de personnel adéquat, ne pourra plus faire accompagner les enfants hors de l'enceinte de leur école et devra donc annuler toutes les activités qui étaient prévues. Dans les conservatoires, on appelle ça un couac. Si la Ville de Paris ne veut pas que ces activités disparaissent, elle sait désormais ce qui lui reste à faire : recruter des accompagnateurs piétons qualifiés pour assurer ces missions. À moins qu'elle ne décide tout simplement de priver les écoliers parisiens d'initiation artistique ? Il paraitrait que cette hypothèse est prise très au sérieux au sein de l'administration.

 

 

  Vincent Peillon et son DirCab à l'époque de la mise en place des nouveaux rythmes scolaires

                               - Ben mince mon Bruno, qu'est ce qui se passe à Paris ?

      - Ben Vincent, je crois qu'en ce moment il y a comme un climat délétère à l'Hôtel de Ville !

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2 mars 2018 5 02 /03 /mars /2018 08:51
Anne Hidalgo veut « réinventer » Paris - mais sans artistes amateurs

A l’Hôtel de Ville, qui ne recule plus devant rien depuis plusieurs années, on appelle ça un « projet innovant »

C’est un superbe hôtel particulier, construit au XVIIème siècle ; jadis, il abrita une institution privée qui eut comme enseignant Léon-Auguste Michelet, puis devint une école municipale élémentaire de filles. Ce bâtiment possède une magnifique cage d’escalier du XVIIème siècle, en partie remaniée au XVIIIème sur les deux premiers étages. Certaines salles ont conservé de merveilleuses poutres peintes d’origine ainsi que certains dessus de porte. Mais quel est donc ce petit joyau ? Je suis, je suis….le centre Sévigné ! Un établissement qui fait partie des ateliers beaux-arts (ABA) de la ville de Paris et l’un des plus importants sites d’éducation artistique municipale de la capitale. Rénové à grands frais en 1994, il est aussi l’un des plus fréquentés avec près de huit cent élèves probablement parce qu’il est parmi les moins chers de toute l’Île-de-France, les tarifs d’inscription étant modulés selon les revenus.

C’est également l’un des mieux situés puisque niché au cœur du Marais, rue de Sévigné (IIIe), entre une artère calme et sa cour ensoleillée, sa situation centrale à proximité de deux lignes de métro et dans une aire culturelle qui compte, notamment, le musée Picasso, le musée de la chasse, la maison de Victor Hugo, le musée Carnavalet, le musée Cognac-Jay, le centre Georges Pompidou ou encore le musée d’art juif. Un « véritable patrimoine artistique » pour tous les observateurs avisés - et surtout, qui vaut de l’or au prix actuel du mètre carré.

Ce dernier point n’a pas échappé à Anne Hidalgo, laquelle est actuellement en quête désespérée de liquidités pour certains projets dispendieux. Notamment celui de s’afficher en 2024 en mondovision. La maire a donc décidé de se défaire de l’immeuble de la rue de Sévigné. A la mairie, qui ne recule plus devant rien depuis plusieurs années, vendre son patrimoine s’appelle un « projet innovant » caché derrière l’opération « réinventer Paris 2 ». En général, c‘est destiné à des amis qui en font soit des « show-rooms », soit des espaces de « co-working », autrement dit des bureaux. Rien de très innovant donc.

Inutile de dire que la perspective de voir disparaître le site de la rue de Sévigné provoque l’indignation de tous les amoureux des arts. « Les Ateliers Beaux-Arts de Sévigné ont une histoire qui en fait une institution au sein des pratiques amateurs de la Ville de Paris. Au fil des années, le centre a acquis une réputation dépassant largement le quartier : nombre de Parisiens mais aussi de Franciliens et d'étrangers sont venus s'exercer aux différentes pratiques proposées : dessin, peinture, gravure, photographie, histoire de l'art, écriture » écrivent ainsi professeurs et élèves dans une pétition mise en ligne, qui a déjà recueilli plus de deux mille signatures.

De plus, contrairement à ce que voudrait faire croire la mairie de Paris, cet atelier d’éducation artistique n’est pas destiné à une élite privilégiée qui habiterait au centre de Paris. « Bien relié par le réseau de transports en commun, il est devenu un espace de mixité sociale, ouvert à la banlieue et aux quartiers périphériques de Paris » est-il précisé. Une réalité qu’auront bien du mal à contester Anne Hidalgo et son adjoint en charge de la Culture, Bruno Julliard.

Comme les initiateurs de cette pétition, notre syndicat s’élève (ainsi que Force Ouvrière d'ailleurs) contre cette vente, synonyme de disparition de l’atelier des Beaux-Arts de Sévigné, lequel est pour nous un bien commun. Surtout si c’est pour le transformer en espace inutile pour quelques privilégiés bien mis de leur personne. Et comme le disent si bien nos collègues professeurs et modèles, ou encore les nombreux élèves artistes, « ce site doit continuer pour contribuer au rayonnement et à une démocratisation des pratiques artistiques ». Pour signer la pétition, c’est ici.

 

                                                  C'est vrai que le site est superbe, non ?

 

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9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 15:24
Pour ses conservatoires, la mairie de Paris compte faire (enfin) preuve de génie créatif

Disons plutôt que l'administration finaude et voudrait alourdir la tâche des profs en leur refilant un boulot jusque-là exercé par les personnels administratifs !

Certains professeurs des conservatoires municipaux parisiens viennent de recevoir un drôle de cadeau. Mais, malgré la période, ce n’était pas vraiment des étrennes. Non, l’administration préfère plutôt appeler cela une « lettre de mission ». C’est que les heureux élus ont choisi de se porter volontaires pour exercer des fonctions de « coordination » dans leur secteur d’activité (piano, violon, bois, cuivres, danse, chant, etc.). Et visiblement la situation de ces profs rend très fébrile l’administration parisienne, quitte à s’emmêler les archets.

« C’est urgent ! Cette lettre de mission, vous devez la signer » a ainsi lancé, péremptoire, un directeur de conservatoire à ses enseignants. Une position qui n’est semble-t-il pas partagée par tous ses collègues homologues pour lesquels « il n'y a aucune hâte » et qui préfèrent plutôt attendre le prochain Conseil Pédagogique de leur établissement pour en parler avec les professeurs. C’est que le sujet est à manier avec précaution car la mairie de Paris, finaude, voudrait alourdir la tâche des futurs profs coordinateurs en leur refilant un boulot jusque-là exercé par les personnels administratifs. Pour mieux supprimer ces derniers ?

« C’est vrai que cette lettre de mission pose question » ont ainsi réagi de nombreux responsables d’administration en place dans les conservatoires. D’autant que le boulot ne manque pas, leurs charges s’étant considérablement alourdit ces dernières années : les  réformes de l’enseignement artistique dans la capitale se sont empilées au fil des mandatures. D'abord l’absorption de trois milles élèves supplémentaires et la gestion qui va avec puis ensuite l’intervention auprès des élèves du primaire dans le cadre de l’aménagement des rythmes éducatifs (ARE) ou encore l’accueil obligatoire de tous les élèves de CP dans le cadre du plan de sensibilisation musicale (PSM). « Ces modifications successives auraient dû être précédées par les recrutements de personnels administratifs nécessaires pour gérer à la fois les recrutements des professeurs intervenants, mais aussi les plannings et la logistique des espaces dédiés, notamment pour le PSM qui ne peuvent se faire à n’importe quel prix » dénonce ainsi un spécialiste du secteur.

Et c’est là que se dévoile le génie inventif de la municipalité parisienne : au lieu de recruter des personnels administratifs, il a été proposé à ces coordinateurs issus du corps enseignant des heures…… qui induisent un temps de travail administratif ! Absurde pour tous ceux qui travaillent dans les conservatoires car si le travail en question est difficilement absorbable par les agents en charge de la gestion quotidienne de ces établissements d’éducation artistique, c’est indéniablement une véritable surcharge de travail pour les professeurs coordinateurs qui deviendraient ainsi les dindons de la farce, sans véritablement soulager l’administration. Et certains de dénoncer le procédé : « les missions qui sont conférées aux coordinateurs listent l’ensemble des missions qui nous appartiennent à tous, professeurs, directeurs, secrétaires généraux, chargés de scolarité ou encore conseillers aux études ».

Pour notre syndicat il existe une solution très simple : que la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris (DAC) recrute les agents nécessaires pour le fonctionnement quotidien des conservatoires d’arrondissement et laisse les professeurs (qu’ils soient coordinateurs ou pas) se recentrer sur leur  tâche qui est d’apporter une éducation artistique de qualité aux petits parisiens, leur expertise étant reconnue de tous, tout en s’appuyant sur le professionnalisme de leurs collègues administratifs. Cela ne devrait pas en principe rencontrer de difficulté puisque la mairie de Paris, par la voix de son premier adjoint en charge de la culture, Bruno Julliard a déclaré faire des conservatoires « une priorité ».

 

                                - Bon Bruno, la prochaine fois, tiens ta langue

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 17:04

De quoi désormais éviter aux personnels administratifs et enseignants bien des situations conflictuelles

Les conservatoires municipaux de la Ville de Paris étaient jusqu’alors dans une sorte de no man's land administratif. Ces établissements, bien que contrôlés directement depuis 2006, par la mairie de Paris en application d’une décision de Christophe Girard de « municipaliser » ce qui était alors un système « associatif », n’avaient toujours pas de règlement intérieur, contrairement aux autres établissements municipaux qui reçoivent du public. Une carence qui était parfois source de conflits entre les personnels et les usagers, public, parents d’élèves et élèves.

Des épisodes qui seront peut être derrière nous puisque la mairie a décidé enfin de doter ses conservatoires d’un règlement intérieur. Un texte, en forme d’arrêté municipal qui avant d’être validé par le Conseil de Paris, a été présenté aux représentants des personnels. Une première version écrite par la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris avait toutefois soulevé de nombreuses craintes, notamment sur le fait d’autoriser à laisser des enfants de onze ans sans surveillance. Une situation impossible à gérer vu le manque récurrent d’effectifs (lire ici).

Finalement, après moult sollicitations, l’administration a accepté nos amendements. Si bien que ce règlement, voté à l’unanimité par les syndicats de la Direction des Affaires Culturelles est désormais finalisé et va être appliqué dans les conservatoires d’arrondissement dès septembre 2017. Un bon départ qui protège les agents confrontés aux demandes parfois les plus baroques. De quoi éviter au maximum les situations conflictuelles…

Maintenant les enseignants attendent les règlements pédagogiques, actualisés en fonction des réformes qui se multiplient

Enfin un règlement intérieur pour les conservatoires parisiens

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