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Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 11:52
Dans les conservatoires parisiens, les enfants pourront désormais être laissés sans surveillance

Une proposition qui pourrait bien faire hurler les auteurs d'un rapport (qui avait défrayé la chronique) sur la protection des mineurs dans les conservatoires

C’est un texte que la mairie de Paris va bientôt soumettre au vote des élus de la capitale. Un règlement officiel régissant le fonctionnement des conservatoires municipaux d’arrondissement. Problème : certains passages  de ce règlement sont clairement à l’opposé des règles élémentaires de sécurité.

En effet, la Ville de Paris compte bientôt officialiser noir sur blanc que des enfants, s’ils ont simplement dépassé l’âge de onze ans, auront désormais le droit de pouvoir s’enfermer seul dans une salle pour répéter. Évidemment, hors de toute surveillance puisque les dites salles ne sont pas munies de hublot mais sont aussi souvent éloignées des espaces d’accueil où se trouve les personnels administratifs. Un véritable problème notamment en cas d’évacuation (incendie ou autre).  Nous posons donc la question de savoir comment un enfant de onze ans interprétera la sonnerie d’une alarme. Comme un appel à se barricader ou bien à évacuer ? Notre syndicat rappelle à tout hasard que les conservatoires sont notoirement en sous effectifs : ils manquent de personnels administratifs et ces derniers ne pourront pas surveiller des enfants qui pourraient se trouver isolés.

Pour justifier de laisser les enfants de plus de onze ans livrés à eux même dans ces bâtiments complexes que sont les conservatoires d’arrondissement, l’administration dans un premier temps affirmait que c'était « une demande des parents ». Mais après l'avoir poussée dans ses retranchements, la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris a fini par nous avouer que c'était en fait « une volonté politique » de nos élus. Ces derniers auraient-ils été soudain attrapés par le syndrome de Summerhill ? Bizarre tout de même que cette  « volonté politique » puisque les conservatoires ont toujours accueilli les élèves qui souhaitent répéter ; mais ils le font évidemment en fonction de leurs effectifs, de leurs disponibilités et de la disponibilité des locaux. Preuve de leurs difficultés, il arrive même que les cours soient donnés hors conservatoire du fait de la défaillance des bâtiments.

Mais cette proposition de laisser seuls des enfants encore très jeunes pourrait bien avoir des conséquences dans un tout autre domaine que la sécurité et faire hurler les membres….. de la  Mission « de prévention, de signalement et de traitement des risques d’infraction sexuelle sur des mineurs par des agents de la Ville de Paris » ! Il est vrai que ces derniers dans un rapport qui avait défrayé la chronique en juin 2015, avaient recommandé de « rendre les locaux transparents et visibles, notamment par la pose de portes entièrement en verre dans les conservatoires ». Mais surtout, pour les auteurs de ce rapport, il était hors de question de laisser des enfants  dans des « espaces isolés, à distance des regards et/ou isolés à un étage différent ». Soit tout le contraire de ce qui est dans ce projet de « règlement ».

C'est ce qu'on appelle soulever un lièvre. Voire dans le cas présent un loup. C’est pourquoi nous demandons à l’administration parisienne de revoir sa copie. Une position partagée par de nombreux agents des conservatoires de la Capitale.

 

 

     Sécurité des élèves dans les conservatoires :  la Ville de Paris doit revoir sa copie

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 08:28

 

L’administration rappelle que « consigne a été donnée de mettre en place ces mesures en lien avec son bureau de tutelle ». Sinon ce sera... « directement par le bureau de tutelle » !

Dans une note officielle envoyée aux membres du Comité Hygiène et Sécurité de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, l’administration précise les conditions d’ouverture en cas de baisse de température dans les établissements relevant de sa responsabilité comme les ateliers beaux-arts, les bibliothèques ou encore les conservatoires.

Une note très précieuse en ces périodes de grand froid, surtout quand les problèmes de chauffage sont aussi récurrents dans de nombreux bâtiments municipaux. D’autant plus précieuse que souvent le flou règne du côté des chefs d’établissement qui ne savent pas jusqu’où peut descendre le thermomètre avant de prendre des mesures qui s'imposent tant pour les agents que pour le public.

Désormais, ils sauront quoi faire puisque l’administration a été très claire en leur envoyant « les mesures de prévention dans les cas de figure suivants ». Si jusqu’à 19 degrés les lieux « fonctionnent normalement », juste en dessous les consignes officielles sont désormais sans appel. Ainsi en cas de température comprise entre seulement 18° et 14°, il faut immédiatement « mettre à disposition de chauffages d’appoint » et autoriser « le port du manteau personnel » notamment en service public. Enfin, last but not least, le responsable d’établissement doit bien sûr « aménager l’organisation du travail » ce qui signifie « davantage de roulements, davantage de pauses » avec la possibilité de prendre « des boissons chaudes ».

En cas de température inférieure à 14°, la direction des affaires culturelles demande immédiatement « la fermeture du lieu (le lieu pouvant être une salle) ». Ce qui signifie évacuer les usagers si cet espace reçoit du public mais aussi renvoyer les personnels s’il n’y a aucun autre endroit où aller se réchauffer. Pour les récalcitrants, l’administration rappelle que « consigne a été donnée de mettre en place ces mesures en lien avec son bureau de tutelle  » sinon ce sera « directement le bureau de tutelle qui interviendra ». Effectivement là ça refroidit !

Bibliothèques, conservatoires : à 14 degrés, on ferme !
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 11:33

 

Elle va glisser en douce dans une délibération d'un prochain Conseil de Paris l'autorisation de prendre un arrêté municipal qui ira dans ce sens

En musique, on appelle ça un couac ou une fausse note. Une dissonance qui ne doit toutefois pas atteindre les oreilles des élus du Conseil de Paris lesquels doivent rester soigneusement dans l’ignorance. En effet, au prétexte d’une délibération anodine sur l’évolution du régime indemnitaire de la filière culturelle, la mairie de Paris compte en profiter pour y glisser en douce l’autorisation de prendre un arrêté. Lequel arrêté aura pour but de classifier en deux catégories les conservatoires municipaux selon leur nombre d’élèves et le nombre d’écoles publiques de leur arrondissement.

Inutile de dire qu’au vu de la disparité selon les arrondissements en matière de superficie, de population, de natalité, d’écoles etc… c’est une véritable inégalité de traitement qui est proposée par l’équipe de Bruno Julliard. Mais surtout une véritable discrimination entre les conservatoires parisiens que rien ne justifie puisque depuis l’agrément du Ministère de la Culture tous les conservatoires municipaux d'arrondissement de la capitale sont classés sans exception en CRC : c’est à dire à rayonnement communal (voir ici le classement officiel). Logique puisque la ville de Paris est une seule et même commune, l’arrondissement n’ayant pas d’existence administrative propre. Dans ce classement officiel, le seul qui vaille d’un point de vue réglementaire, il n’est pas question du nombre d’élèves mais bien plutôt du rayonnement dans un cadre géographique ou administratif.

D’autant que la mairie de Paris se garde bien pour le moment d’annoncer aux élus la nouvelle donne, eux qui se sont battus il y a une vingtaine d’années pour l’agrément de leurs conservatoires. Ni sur quels critères elle va s'appuyer pour classifier les petits et les grands conservatoires. À huit cent cinquante élèves ? Plus de mille ? Entre mille cinq cent et deux mille ? Où bien l'âge du capitaine ? Même opacité pour le nombre d'écoles primaires ou élémentaires. Ce sont alors les parisiens et les maires d’arrondissement qui seraient les premières victimes de cette politique.

Car il ne faut pas s’y tromper : avec cette nouvelle configuration il y aura des retombées sur la tenue des bâtiments, la dotation en instruments, matériel et accessoires de musique, de danse, d'art dramatique mais aussi sur le niveau de recrutement des professeurs et des accompagnateurs ainsi que sur la constitution des équipes administratives et les conditions de travail… Et à terme, parce que tout se sait, les élèves s’inscriraient dans les grands conservatoires désormais mieux considérés. Ce qui signifierait alors la mort des petits.

Alors question : les conservatoires sont-ils les mal aimés de la politique culturelle menée par la Mairie de Paris ? Une affirmation qui est loin d’être une vue de l’esprit car elle exprime le ressenti quasi général des professeurs et des personnels administratifs pour lesquels les « petits » établissements (en terme de surface ou de nombre d’élèves – ce qui est une tautologie) sont appelés à disparaître. Pour notre part, s’il devait y avoir un sous classement instituant une discrimination entre les différents conservatoires municipaux de la capitale notre syndicat appellerait à la grève.

 

        Discrimination dans les conservatoires parisiens : la mairie de Paris prise en plein couac

                       - Si j'aurais su, j'aurais pas venu surtout avec mon badge

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 10:15
Rénovation de bibliothèque : Anne Hidalgo renvoie son incompétence sur les parisiens via son budget « participatif »

Du côté des conservatoires, on frise même carrément l’arnaque puisque elle demande de voter (ou pas) pour… l’achat d’instruments de musique !

C’est ce que l’on appelle un bon coup de com de la part de l’équipe d’Anne Hidalgo : faire croire à une « innovation démocratique majeure » avec la mise en place du fameux budget participatif.  Sauf que la mairie de Paris prend ses administrés pour des gogos, car l’astuce de ce budget participatif est de faire voter les parisiens sur des projets qui de toutes façons sont à la charge de la mairie de Paris. Ainsi, les rénovations de nombreuses bibliothèques sont, cette année, soumises au vote.

Et là, on peut dire que l’équipe d’Anne Hidalgo charge la barque avec pêle-mêle la rénovation de la bibliothèque Brassens (XIVe) ou de François Villon (Xe), voire de faire d’une pierre deux coups avec l’agrandissement et la rénovation de l'espace jeunesse de la bibliothèque Valeyre (IXe). Tudiou..Mieux, la mairie propose à nos participatifs de voter pour….l’achèvement de la rénovation de la bibliothèque Andrée Chedid (XVe). Il est vrai que celle-ci n’avaiit pu aller à son terme faute de crédit ! Habile…

Mais là où la mairie fait vraiment très fort, c’est lorsque elle propose de faire valider par la participation… la mise aux normes handicapées pour accéder à la bibliothèque Faidherbe (XIe) ou Sagan (Xe). Bon, la liste est non exhaustive puisque sont, entre autres, également concernées par ce dévoiement démocratique la bibliothèque Forney (IVe) et Germaine Tillion (XVIe).

Du côté des conservatoires, on frise carrément l’arnaque puisque la mairie demande aux parisiens de voter (ou pas) pour… l’achat d’instruments de musique (lire ici) ! C'est plus du participatif, c'est de la flute! Comme on le voit, alors que tout cela relève de l’administration normale d’une collectivité, l’équipe d’Anne Hidalgo se défausse désormais sur les (maigres) votants pour justifier de ses immenses carences. Reste plus l’année prochaine pour la mairie (qui doit déjà y penser) de demander aux parisiens si les bibliothèques doivent acheter des livres ou encore si les éboueurs doivent continuer de ramasser les poubelles ! Une innovation démocratique majeure pour sûr. 

Ah, on oubliait le meilleur pour la fin : cette année la mairie de Paris a décidé de demander aux parisiens de se pencher sur l’hygiène de nos petits pour savoir si il faut…des toilettes rénovées pour tout les élèves du XIIème arrondissement (lire ici). Merde alors, là fallait oser….

Rénovation de bibliothèque : Anne Hidalgo renvoie son incompétence sur les parisiens via son budget « participatif »

                                                   - Je vous l'avais promis, j'oserais tout !

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 09:03
Les conservatoires municipaux classés X par la mairie de Paris ?

                                      Honnie soit la ville qui mal y pense

Humiliés, outragés, diffamés, écœurés, trahis... les professeurs des conservatoires municipaux de Paris réagissent au rapport confié à l’inspection générale par la Maire de Paris et rendu en juin 2015. Un rapport au titre volontairement racoleur puisque intitulé : Mission de prévention, de signalement et de traitement des risques d’infraction sexuelle sur des mineurs de la Ville et du département (lire ici).

Bien sûr que les professeurs réaffirment haut et fort qu’ils condamnent les infractions sexuelles sur mineurs d’où qu’elles viennent. D’ailleurs cela va sans dire. Mais de là à accepter que « les cours individuels dans les conservatoires sont porteurs de risque de dérapages importants, notamment du fait d’une relation maitre-élève individuelle qui s’inscrit dans la durée, de rapports de proximité et de séduction et d’un contexte musical marqué par la banalisation des relations sexuelles et amoureuses entre maitre et élève » il y a un pas que la Mairie de Paris n’a pas hésité à franchir….

Et à lire le rapport on pourrait croire avoir la berlue, mais non ! Car il dit bien que « le contexte musical (est) marqué par la banalisation des relations sexuelles et amoureuses ». Une offensive de plus contre les conservatoires municipaux parisiens, qui malheureusement fait suite aux précédentes déclarations à la presse de Bruno Julliard, l’adjoint à la culture, lequel en assénant que « les conservatoires portent bien leur nom », les avaient relégués dans le conservatisme stagnant de ses mauvais souvenirs : il avait en effet auparavant confessé que dans sa jeunesse « les cours de piano étaient vite devenus une contrainte plus qu’un plaisir ». Allegro et fortissimo ! Mais de là à faire accuser les professeurs par le biais d’un rapport….on comprend que ces derniers soient écœurés.

Quatre situations de risque d’abus sexuels sur mineurs auraient été identifiées à la Direction des Affaires Culturelles (DAC). Or, ce sont plus de mille enseignants qui sont accusés par ce rapport. Inacceptable ! Alors, on peut s’interroger sur les moyens mis en place. Depuis la précédente mandature, les conservatoires vont à marche forcée au rythme effréné des réformes toujours imposées. Conséquences : manque de moyens pour d’abord accueillir trois mille élèves de plus (dans des lieux si mal famés), manque de moyens pour la mise en place des rythmes éducatifs, manque de moyens pour la mise en place du plan de sensibilisation musical auprès des élèves de CP. Une véritable anaphore. Bien que la CGT approuve cette ouverture à tous : où sont les moyens ?

Et puis, si le contexte musical favorise à ce point la banalisation des relations sexuelles, au risque de se répéter, il faut des moyens pour protéger les agents et les élèves. Des améliorations des conditions de vie des conservatoires qui passent par le recrutement d’appariteurs, l’installation de portes avec hublot dans des locaux adaptés. Sans oublier un système de communications adapté et performant avec les professeurs et la mise en place de véritables formations pour ces enseignants, y compris avec des notions juridiques. Enfin en cas de fragilité psychologique d’un agent en contact avec des mineurs, que la Ville mette très vite en place une cellule d’accompagnement et de soutien avant un éventuel passage à l’acte avant d’accuser ses agents.

Selon nos inspecteurs généraux, dans leur position du missionnaire, pour empêcher tout geste à caractère sexuel dans les conservatoires, le temps est venu de limiter les cours individuels et de privilégier les cours collectifs.

Et s’il s’agissait plutôt d’une réduction de budget qui ne veut pas dire son nom ? On peut d’autant plus s’interroger sur la finalité perverse de ce rapport que parmi les cas suspectés à la DAC, il n’y a pas que des professeurs : pourquoi le rapport ne dénonce-t-il que les cours individuels ? Alors, faut-il suspecter les professeurs ou le rapport ? Honnie la Ville de Paris qui très mal y pense…

Les conservatoires municipaux classés X par la mairie de Paris ?

                   - Oh my dear, ces inspecteurs parisiens ont l'esprit vraiment très mal tourné

                      - Hélas majesté, comme vous le savez, honni soit qui mal y pense

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 08:09
Les parents d’élèves dénoncent les conditions d’ouverture du nouveau conservatoire du Forum des Halles

               Pourtant Mozart avait l'habitude « de passer dans le coin » 

La mairie de Paris en était tellement fière qu’elle a sorti tambours et trompettes pour annoncer l’ouverture prochaine de quatre nouveaux équipements, notamment une bibliothèque et un conservatoire sous la canopée du Forum des Halles. « Ce sera un centre culturel majeur, l'émergence d'une nouvelle communeauté » n’hésitait d’ailleurs pas à claironner Bruno Julliard dans Le Parisien. Pour la bibliothèque on ne sait pas encore mais pour le conservatoire c’est loin d’être gagné si l’on en croit la lettre cinglante envoyée par l’association des parents d’élèves du conservatoire du centre (APEC) à la maire de Paris, Anne Hidalgo.

« A quelques jours de l’ouverture des nouveaux locaux du conservatoire, les élèves des classes de musique et de danse ne disposent toujours pas de lieux adaptés à leur travail quotidien » attaque d’entrée l’association. Si les danseurs se marcheront sur les pieds car les salles sont toutes « de dimensions étriquées », les musiciens devraient eux se passer de leurs instruments ! « Les locaux destinés à l’orchestre symphonique ne permettent pas à ses musiciens de rentrer tous ensemble » déplorent les parents d'élèves estomaqués. Heureusement, certains sont là pour leur expliquer ce qu'est un vrai centre culturel majeur.

« On veut dépoussiérer l’image du conservatoire », déclarait ainsi son directeur au Parisien. Tellement le dépoussiérer d’ailleurs que la musique et la danse, pourtant enseignements de base d’un conservatoire, devraient laisser la place à de « nouvelles disciplines » comme... le « soundpainting, un langage gestuel de création artistique » et « la musique pour jeux vidéo ». Bon, apparemment, ça prend moins de place.

N’empêche, l’association des parents d’élèves demande tout de même que la mairie pallie « cette absence surprenante de lieux de travail » surtout dans un conservatoire entièrement reconstruit ! Mieux, ce dernier n'a même pas d’auditorium ! Fallait quand même le faire. Peut être que la ville n’avait plus de sous après avoir tout dépensé dans le fameux toit en verre de la Canopée !

Face à ce couac, Bruno Julliard, l’adjoint en charge de la culture avait promis que le conservatoire pourrait utiliser de temps à autre les autres équipements du Forum des Halles qui dépendent de la Direction des Affaires Culturelles de la ville de Paris (Forum des images, Maison des pratiques amateurs...). Sauf qu’aucun accord n’a encore été signé et que de fait « les professeurs du Conservatoire du Centre ne pourront pas organiser les cours collectifs et les auditions pour leurs 1900 élèves ». Dommage pour un équipement qui aura coûté quand même des millions d’euros.

Il faut dire que le conservatoire du Forum des Halles était déjà rentré dans les annales municipales, outre sa difficile conception, puisque son nom aurait même été soufflé par les forces de l’esprit. En effet, le grand manitou du Conservatoire Mozart (c’est donc son nom de baptême) avait déclaré sur le site officiel de la Ville : « Conservatoire Mozart car Mozart, quand il était à Paris, avait pour habitude de passer dans le coin. Les obsèques de sa mère ont d'ailleurs eu lieu à l'église Saint-Eustache. Et puis Mozart, c’était un rebelle, ça plaît aux jeunes ! ». Il parait même qu'il faisait du soundpainting.

 

Les parents d’élèves dénoncent les conditions d’ouverture du nouveau conservatoire du Forum des Halles

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 15:16
La réforme des conservatoires parisiens tombe à l'eau

                            En tout cas dans celui du XVIème arrondissement

Depuis plus de deux ans, le conservatoire Francis Poulenc situé dans le quartier Ranelagh dans le XVIème arrondissement de Paris patauge, victime d’infiltrations d’eau probablement en provenance de la Seine (quoique personne n'a pu encore en déterminer l'origine). Conséquence : avec son sous-sol continuellement inondé l’établissement est privé de plusieurs salles pour accueillir élèves et professeurs.

A cette inondation, s'ajoute une panne récurrente du chauffage. A tel point que les techniciens qui intervenaient jusqu'à présent au moins une fois par semaine doivent désormais venir tous les jours. Brrr...

Mais comme si cela ne suffisait pour cette structure empêchée depuis trop longtemps de délivrer un enseignement artistique de qualité en bénéficiant de tout son espace, la voilà désormais touchée par un débordement d'eaux usées. C'est-à-dire rien de moins que les égoûts... Ce débordement qui va jusque dans la cour du conservatoire est évidemment accompagné d'une odeur qui n'épargne malheureusement personne.

Bruno Julliard, le premier adjoint à la maire de Paris en charge de la Culture, veut porter une réforme ambitieuse des conservatoires municipaux de la Capitale via une révolution pédagogique visant notamment à augmenter la mixité sociale. Force est de constater que pour le conservatoire du XVIème arrondissement, cela sera impossible faute de locaux adéquats.

 

    Inondation, eaux usées : les personnels du conservatoire du XVIe constatent les dégâts

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 09:59

La France est en deuil suite aux attaques terroristes qui ont fait plus d'une centaine de morts hier soir dans la capitale. Face à cette situation, les bibliothèques parisiennes vont rester fermer ce week-end, selon un communiqué de la mairie de Paris.

« Compte tenu de la situation, les bibliothèques seront fermées ce samedi » a indiqué l'administration parisienne dans un message envoyé à l'ensemble des personnels. Pour les quatre bibliothèques qui ouvrent le dimanche la mairie de Paris indiquera « si cette mesure est reconduite pour le dimanche ». Il est néanmoins probable qu'elles resteront fermées.

Cette décision de fermeture est étendue à l'ensemble des équipements municipaux recevant du public dont les conservatoires et les musées. La mesure, là aussi, concerne tout le week-end.

Pour des ouvertures éventuelles la semaine prochaine, il faudra attendre les consignes du Gouvernement et de la Ville de Paris. Actuellement le pays est placé en situation « d'état d'urgence ».

 

 

Les bibliothèques, les conservatoires et les musées parisiens fermés suite aux attentats qui ont frappé la capitale

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 10:08
Les conservatoires municipaux parisiens au bord de l’implosion

Depuis 2005, la situation se dégrade pour les personnels administratifs et techniques des conservatoires

En 2005, ils étaient cent vingt cinq…Qui ils ? Les personnels administratifs et techniques des conservatoires municipaux d’arrondissement. Soit les chargés de l’accueil, de la mise en place des salles de cours, de concerts et spectacles divers (n'en jetez plus) mais aussi ceux en charge de la scolarité, de la diffusion culturelle, des commandes, des ressources humaines (n'en jetez plus). Et n'oublions pas non plus les régisseurs, ces champions de la polyvalence, qui doivent aussi veiller au respect du plan Vigipirate (n'en jetez vraiment plus).

Quand les conservatoires ont été repris, il y a dix ans, en gestion directe par la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, Christophe Girard, l'adjoint au maire en charge de la culture à l'époque, avait alors pour objectif d’accueillir trois mille élèves de plus dans les conservatoires parisiens. Et pourtant, pendant ce temps là, les personnels administratifs et techniques ont vu leurs effectifs fondre de dix-sept postes budgétaires. Ils n’étaient donc plus que cent huit pour relever ce nouveau défi. Et évidemment la mairie de Paris ne s'est pas donnée les moyens de ses ambitions et n’a crée aucun poste supplémentaire pour absorber ces milliers de nouveaux inscrits.

Et puis est arrivée en 2013 la mise en place de l’Aménagement des Rythmes Éducatifs. Pour mener à bien cette nouvelle réforme gouvernementale imposée aux collectivités locales, la mairie n’a eu d’autre choix que de mettre (un peu) la main à la poche et fut alors contrainte de créer de nouveaux dix-sept postes dans les conservatoires. On en était alors revenu aux effectifs…. de 2005 ! Mais avec toujours d’avantage d’élèves et, de fait, d’avantage de dossiers …

C’est alors que pour la nouvelle mandature, Bruno Julliard, premier adjoint en charge de la culture à la mairie de Paris  a décidé de lancer son grand chantier : « ouvrir les conservatoires municipaux parisiens au plus grand nombre avec, à la clef, l’objectif (ambitieux) de plus de mixité sociale ». La CGT ne peut qu’applaudir…

Les conservatoires municipaux parisiens au bord de l’implosion

Si ce n’est que, pour mener à bien ce projet, il faut nécessairement renforcer les équipes techniques et administratives. Un objectif bien loin d’être atteint, si l’on en croit les chiffres, qui ne sont d’ailleurs pas très précis.

Et notre syndicat de poser les questions à Bruno Julliard et à son administration : Combien d’élèves sont actuellement inscrits dans les conservatoires municipaux de la Capitale ? Combien d’élèves fréquentent nos établissements dans le cadre de la réforme des rythmes éducatifs (ARE) ? Enfin combien de jeunes sont accueillis dans nos structures dans le cadre de partenariat avec des associations ou des centres d’animation pour la jeunesse ?

Ces questions doivent nécessairement obtenir des réponses si la municipalité veut accueillir les petits parisiens dans les meilleures conditions qui soient. Ce qui est loin d’être le cas pour le moment.

On peut même dire que les conditions sont mauvaises. Certains craquent et se plaignent désormais de la dégradation continue de leurs conditions de travail pour des questions d’effectifs, bien sûr, mais aussi pour des questions matérielles : espaces mal chauffés, avec problèmes acoustiques récurrents, des problèmes d’isolation et des inondations à gogo. Dans la plupart des conservatoires sous dimensionnés, il n'y a pas de salle des professeurs, ni de lieu de repos notamment pour les personnels d’accueil – pas de lieu de restauration pour les élèves qui déjeunent dans les salles de cours ou hall d’accueil. Les prestations de ménage sont insuffisantes pour le nombre exponentiel d’élèves.

Quant au logiciel d’inscription et de scolarité, le bien mal nommé Arpège, il est notoirement sous dimensionné et inintéressant…

Bref, dans ces conditions, on peut affirmer que Bruno Julliard se trouve face à un véritable défi et s’il n’apporte pas de réponses aux demandes des personnels alors les conservatoires municipaux parisiens vont bientôt très vite imploser...

Les conservatoires municipaux parisiens au bord de l’implosion

                       Conservatoires parisiens : Depuis 2005, la situation se dégrade vraiment

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 11:12
BTP : A Paris, les établissements culturels vont à vau-l’eau

Quand ils ne sont pas victimes d’inondation, c'est l’électricité qui court-circuite ou bien l'air qui se met à manquer. Parfois, ce sont même les portes qui se mettent à exploser !

Plouf ! Récemment, une importante fuite d’eau a obligé la bibliothèque Germaine Tillion-Trocadéro (XVIe) à fermer ses portes.

Cet épisode prouve une foi de plus l'état déplorable des bâtiments qui abritent les bibliothèques municipales parisiennes. Ainsi, la bibliothèque Italie (XIIIe) est victime, elle aussi, d'inondations répétées depuis plusieurs années. Il est vrai qu'elle est installée dans un immeuble de la RIVP (Régie immobilière de la Ville de Paris) des années soixante-dix qui souffre de problèmes d’étanchéité. Sa fermeture estivale pour divers travaux aurait été l'occasion de réparer les fuites. Ben, en fait non.

De son côté la bibliothèque Saint Eloi (XIIe) est fermée depuis le 26 mai dernier en raison également d’un important dégât des eaux. Tellement important qu'elle ne rouvrira pas avant... fin septembre. Soit quatre mois de travaux. La bibliothèque est, elle aussi, installée dans un immeuble de la RIVP. Notre syndicat se proposait de rebaptiser la bibliothèque saint Eloi du nom de Saint Vincent Ferrier, patron des plombiers (lire ici) !

Du côté des conservatoires la situation n'est pas meilleure. Une nappe phréatique incontrôlable s'invite au cœur même des enseignements artistiques amateurs du Conservatoire du XVIe, créant là aussi de nombreuses infiltrations d’eau. Pour lutter contre cette nappe qui a envahi le sous-sol, le personnel a passé régulièrement et pendant de longues semaines une raclette bien dérisoire sur la moquette spongieuse et les sols gorgés d'eau, après avoir charrié des kilos d’instruments d'une salle de cours à une autre, en fonction de la hauteur d'eau, tout en prenant soin de ne pas glisser dans l'huile issue de la trémie de l'ascenseur débordante, le tout dans une odeur qui rappelle d’excellentes vacances passées dans une cave.

C'était il y a dix huit mois et la situation ne semble malheureusement pas s'être améliorée car toutes les opérations récentes de pompage ont échoué.

 

               Paris : Un usager des équipements culturels municipaux pris au dépourvu

BTP : A Paris, les établissements culturels vont à vau-l’eau

                                                    - La prochaine fois je viens avec un ciré

Quand ils ne sont pas inondés, nos bâtiments culturels municipaux ont carrément les plombs qui sautent, comme à la médiathèque Yourcenar (XIVe) obligée de fermer quelques jours fin juillet faute d’électricité. Un épisode qui semble rappeler une mésaventure qui s'était déjà produite en 2012. Nous éviterons de parler de la climatisation qui contraint parfois l'établissement à fermer ses portes en cas de température trop forte en été ...ou trop basse en hiver !  Rappelons que cette bibliothèque a été inaugurée il y a quelques années à peine et qu'elle nous a été présentée comme le nec plus ultra des bâtiments municipaux

Côté qualité de l'air, ce n'est pas mieux si l'on en croit la mésaventure arrivée à la médiathèque Jean-Pierre Melville dans le XIIIe. Elle aussi a été contrainte de fermer plusieurs jours ses portes au public car « l’air y était devenu irrespirable » selon la direction. Un phénomène que même AirParif n'avait pas anticipé. La raréfaction de l'air était due cette fois à une panne du système de ventilation. Un  système  pourtant neuf car le moteur a été entièrement changé il y a huit mois à peine suite à des pannes répétées qui avaient déjà contraint l'établissement à fermer.

Ceci-dit, il semble que Melville, bâtiment construit dans les années quatre-vingt, soit en bout de course, car quand il ne cherche pas son second souffle, il doit s'attendre à ce que ce soit ses portes qui explosent comme cela est arrivé au mois de juin de cette année. Une explosion due à la chaleur, paraît-il (voir ici).

Devant ces phénomènes à répétition, notre syndicat va mettre ce point à l'ordre du jour du prochain CHS-CT (Comité Hygiène et Sécurité) de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris présidé par Bruno Julliard le premier adjoint en charge de la culture et désormais aussi en charge des travaux publics.

 

          La mairie de Paris a vraiment des problèmes avec l'état de ses bâtiments culturels

BTP : A Paris, les établissements culturels vont à vau-l’eau

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  - Alors là c'est une fuite, là bas une porte qui explose et bientôt on pourra même plus respirer

                                      - Bigre,  faut m'appeler Bruno d'urgence

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Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans bibliothèques Conservatoire-ABA
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