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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

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31 août 2021 2 31 /08 /août /2021 11:38

 

Sans doute, selon les dernières procédures que met en place la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris

Ce mardi 31 août, jour de rentrée, les responsables des bibliothèques municipales de la capitale risquent d'avoir des sueurs froides puisque ils vont devoir décider qui, parmi leurs personnels, sera autorisé, ou pas, à pénétrer dans leur établissement selon que ces derniers possèdent, ou pas, un passe sanitaire valide. Car à la question : « comment ça va se passer », l’attitude qu’adopte la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris entraine la confusion la plus totale.

Pour le moment, ce que l'on sait, c'est que ces derniers temps, l'administration a demandé aux agents d'envoyer leur certificat de vaccination à une adresse électronique générique. Une procédure évidemment complètement illégale. Ce que d'ailleurs l'administration a fini par reconnaître. « Nous avons été victime de notre enthousiasme » a-t-elle d'ailleurs avoué. Illégale, car il faut uniquement envoyer le QR code de son passe sanitaire. Seulement le QR Code et rien d'autre que celui-ci que. C'est la loi et la condition sine qua non qu'a retenue le conseil constitutionnel pour valider le passe sanitaire, il y a quelques semaines.

Alors mardi, comment ça va se passer ? Bon, selon les informations que possèdent les responsables des bibliothèques du réseau parisien, ces derniers recevront dès mardi matin une liste des agents autorisés à venir travailler (suite à l’envoi du passe par les agents à cette fameuse adresse générique). Les autres devraient alors rentrer chez eux. Et ils risquent d’être nombreux car ce que l'on peut déjà dire, c'est que plusieurs centaines d’entre eux, au bas mot, n’auront pas fait connaître leur situation médicale pour diverses raisons (notamment parce qu’ils n’avaient pas à le faire). Ils ne pourront théoriquement pas être au planning mardi. Ce qui entraînera sans doute la fermeture de nombreuses bibliothèques parisiennes !

Ensuite, la situation va être très compliquée à gérer pour la mairie de Paris. Car le passe étant exigible dès le mardi 31 août mais aussi les jours suivant sans que personne pour le moment ne sache qui doit le contrôler réellement (les responsables d'établissements ? les gestionnaires de paye ?), le réseau risque de se retrouver paralysé toute la semaine. Comme si l'administration avait inventé une grève reconductible sans grévistes ! Une première mondiale sans aucun doute !

En effet, pour qu'un agent sans passe sanitaire valide soit suspendu de ses fonctions, il faut que l'administration se plie à une procédure très stricte comme le rappelle l'UCP, le syndicat des cadres de la Ville de Paris, dans son dernier tract : « la suspension prononcée par l’employeur est applicable à compter de sa notification à l’agent. Celle-ci ne peut intervenir que par une remise en main propre contre émargement ou devant témoins, d’un document écrit matérialisant la suspension de l’agent n’ayant pas fourni les justificatifs requis ». Et bim ! Mais dans ce cas précis qui est compétent en la matière ? Le chef d'établissement ? Sans doute pas, puisque ce dernier n'a aucun pouvoir disciplinaire sur les personnels.

Reste alors la Direction des Ressources Humaines (DRH). Sauf que, selon nos dernières informations, le service RH à la Direction des affaires culturelles (DAC) ne comptant, grand max, qu'une dizaine de personnes, il va leur falloir faire la tournée des popotes dès mardi matin. A raison de six établissements par contrôleurs assermentés, il leur faudra probablement de bonnes baskets. Bref, mardi ce sera le grand merdier ! Et probablement aussi les jours suivants. Mais après tout, on les avait prévenu (lire ici).

 

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25 août 2021 3 25 /08 /août /2021 12:21

 

C'est le scénario que notre administration craignait par-dessus tout, d’où les manœuvres actuelles pour tenter d’y échapper !

c'est probablement le signe d’une véritable panique dans ses services : la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris commence à battre le rappel auprès des personnels des bibliothèques pour que ces derniers envoient déjà leur passe sanitaire. Histoire d’anticiper peut être ? Plus sûrement pour tenter de s’éviter tout problème car dans sa communication elle sous entend qu’il faudrait plutôt envoyer à la place un certificat de vaccination complet en jouant sciemment sur les mots et l’angoisse des personnels sur d'éventuelles sanctions. Pervers. Mais surtout complètement illégal !

Non seulement le passe sanitaire ne sera exigible qu’à partir du mardi 31 août (et pas avant) pour les bibliothécaires parisiens mais surtout il ne s’agit en aucun cas d’envoyer de quelconques documents, que ce soit de preuve vaccinale ou de dépistage, lesquels sont de surcroît couvert par le secret médical. Il n’y a qu’un seul et unique document à fournir : un QR code et rien d’autre !

Or, c’est là qu’est l’os pour les services de l’administration parisienne. Puisque la validité dans le temps des passe sanitaires est incertaine, elle doit de facto être revérifié tous les jours. Car, eh oui, le QR code du passe sanitaire ne spécifie pas si sa validité est obtenue par la double vaccination, un test négatif de moins de soixante-douze heures ou encore pour avoir eu le Covid depuis quinze jours minimum dans un délai maximum à six mois ! Il affiche juste une couleur verte (là, c’est bon) ou rouge (là, vous êtes tricard).

Mieux : des passes non valides un jour peuvent subitement repasser au vert le lendemain si les délais de vaccination sont dans les clous, qu’on se soit fait passer un nouvel écouvillon ou bien qu’on a attrapé la Covid entre temps. Merci à ceux qui ont inventé cette mesure. Bref, les chefs d’établissement peuvent déjà réserver leur matinée pour transmettre tout ça au service des ressources humaines de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris, lequel devrait alors y passer toute la journée. Car ce scénario est désormais le cauchemar que craignait par-dessus tout notre administration d’où les manœuvres actuelles pour tenter d’y échapper, elle qui d’habitude adore les procédures. Alors renvoyions lui l’ascenseur pour une fois.

Imaginons un peu le tableau : chaque agent décide de fournir tous les matins juste le volet où figure le QR code avec nom et date de naissance (d’ailleurs, c’est inscrit dessus que seule cette partie doit être fournie à son employeur ou ailleurs). Les chefs d’établissement envoient ensuite les docs à leur administration de tutelle qui doit relire tous les QR code, un à un. Toutefois, si certains affirment dans l’administration que cela doit être l’agent qui envoie une copie directement aux services habilités, ce n’est pas forcément une bonne idée non plus.

Car, alors qui vont voir se remplir leur boite mail à vitesse grand V, vu le millier d’agents à contrôler ? On peut parier que la machine explose assez vite, au bout de deux - trois jours. Une perspective qui peut s’avérer intéressante, non ? Et sans doute plus efficace qu’une grève ! Et qui, pour le coup, serait vraiment reconductible pour marquer notre mécontentement sur la façon dont les choses se mettent en place depuis ces dernières semaines.

 

        Passe sanitaire dans les bibliothèques : l'administration parisienne prise à son propre piège !

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17 août 2021 2 17 /08 /août /2021 13:42
Passe sanitaire à la Ville de Paris : Anne Hidalgo discriminera-t-elle ses agents à partir du 30 août ?

L'administration parisienne pourrait lui proposer une porte de sortie en évitant d’engager de multiples procédures disciplinaires et ainsi respecter l’égalité de traitement qui lui est chère entre tous les personnels

Y aurait-il une inégalité de traitement à la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris ? S'apprête-t-elle à mettre en place « une rupture d’égalité entre différentes catégories de fonctionnaires », notion derrière laquelle se retranche continuellement l’administration pour refuser toute forme de progrès social ? Pire, dans le cas précis, une discrimination entre agents du même statut et dépendants de la même direction, en l’occurrence les personnels des bibliothèques ? La Ville de Paris va se retrouver désormais au pied du mur après la validation du Conseil constitutionnel de la procédure de suspension du contrat de travail sans rémunération, pour les salariés concernés par l'obligation de passe sanitaire. Ce qui signifiera pour les agents qui ne seront pas vaccinés,une procédure disciplinaire !

Des sanctions qui pourraient toucher des personnels des bibliothèques d’ici quelques jours, car la présentation d’un passe sanitaire pour venir travailler sera obligatoire à partir du 30 août ! Pour les non vaccinés, il faudra faire un test PCR tous les deux jours. Sur le temps de travail ? Un test gratuit et réalisé par la médecine préventive de la Ville de Paris ? Bonnes questions.

Sauf qu’en fait, tout le monde ne sera pas concerné car certains établissements sont soumis à l’obligation de passe sanitaire mais pas d’autres, pourtant de même nature. Avec parfois des situations franchement inexplicables, tant sur le plan sanitaire que professionnel. Comme pour les trois bibliothèques appartenant au réseau parisien dans le centre commercial du Forum des Halles (Ier). Toutes les trois accueillent le public sans distinction. Toutes ont des espaces de travail ou de consultation sur place. Et, évidemment, toutes prêtent des documents.

Sauf que l’une sera soumise au passe sanitaire (la bibliothèque de la Canopée) alors que les deux autres (la bibliothèque François Truffaut et la Médiathèque Musicale de Paris) en sont exemptes, car étant classées parmi les « patrimoniales ». Par conséquent, seuls les agents de la bibliothèque Canopée qui n’auront pas de passe sanitaire au 30 août, pourront se voir convoquer par leur hiérarchie.

Passe sanitaire à la Ville de Paris : Anne Hidalgo discriminera-t-elle ses agents à partir du 30 août ?

Même absurdité quelques centaines de mètres plus loin, pour la bibliothèque Arthur Rimbaud située, elle, dans la mairie du IVème arrondissement. Ainsi, pour entrer dans la mairie pas besoin de passe sanitaire mais une fois arrivé au deuxième étage au fond du couloir, il faut impérativement le présenter pour entrer dans la bibliothèque. Les agents de la mairie n’auront donc pas besoin de présenter de passe sanitaire à leur employeur à la fin du mois mais les bibliothécaires qui travaillent dans les mêmes locaux le devront impérativement. Idem pour les bibliothèques Saint-Simon (VIIe), Europe (VIIIe) ou encore  Batignolles (XVIIe) qui sont, elles aussi, situées dans les locaux de leur mairie d’arrondissement.

Plus fort : des bibliothèques, pourtant patrimoniales, peuvent êtres soumises au passe sanitaire. C'est le cas de la bibliothèque Marguerite Durand (XIIIe), implantée dans la bibliothèque Melville. Enfin ça, c'est selon la DAC. Car légalement, les usagers qui y accèdent en sont exemptés selon le décret (et donc de facto aussi pour les personnels de Durand). N'en jetez plus ! Ce ne serait pas si grave, si l’administration n’était pas en train de mettre en place des sanctions selon que vous travaillez dans le bon espace ou pas, selon elle.

En effet, interpellée par les syndicats, la Direction des Affaires Culturelles est très claire ! « La présentation du passe sanitaire sera exigible pour les personnels qui travaillent dans les lieux concernés par le contrôle du dit passe à partir du 30 août 2021. A défaut de présenter ce passe, le contrat de travail de l’agent pourra être suspendu, sans salaire ». On imagine déjà l’ambiance d’ici trois semaines dans les établissements concernés. Mais comment cela va-t-il se passer ?

Bon, on peut  déjà prévoir que ça va être assez chaotique. Dès leur arrivée, le mardi 31 août, les chefs d’établissements vont recevoir l’ordre du Bureau des bibliothèques de recenser les agents ayant, ou pas, un passe sanitaire valable en bonne et due forme. Si ce recensement n’est pas fait fissa, nul doute que l’administration va vite revenir à la charge. Et rebelote le lendemain. Car, eh oui, le QR code du passe sanitaire ne spécifie pas si sa validité est obtenue par la double vaccination ou par un test négatif ! Il affiche juste une couleur verte (là, c’est bon) ou rouge (là, c'est convocation). Sa validité dans le temps est donc incertaine.

D’ailleurs, c’est logique, puisque le chef d’établissement ne peut avoir accès à d’autres informations, secret médical oblige. Et cela devrait être comme ça tous les jours. Compter alors plusieurs heures de boulot quotidiennes pour faire remonter tout ça. Pour le traitement proprement dit, on ne sait pas trop comment ça pourrait se passer car contrôler la conformité sanitaire d'environ six à huit cent agents, risque de s’avérer une tâche très chronophage pour la DAC avec ses tableaux à remplir qu'elle devra ensuite renvoyer à l'étage supérieur, la DRH centrale. Digne des Shadoks pour sûr.

Toutefois, l’administration pourrait trouver une porte de sortie en évitant d’engager de multiples procédures disciplinaires et ainsi respecter l’égalité de traitement entre tous les agents qui lui est chère. Car elle a aussi annoncé officiellement, dans le même courriel, en principe relu et validé au plus haut niveau, que « si la situation se prolonge au-delà d’une durée équivalente à trois jours travaillés, l’agent sera convoqué à un entretien au cours duquel une affectation sur un autre poste, sans contact avec le public, pourra lui être proposé ». Ou, bien sûr, dans les établissements qui reçoivent du public mais qui n’exigent pas de passe sanitaire pour venir y travailler (voir la liste dans la rubrique commentaire).

 

 

                       Passe sanitaire La Mairie de Paris se prépare déjà pour le 30 aout !

 

 

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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 19:55
Passe sanitaire dans les bibliothèques : les questions qui embarrassent la mairie de Paris

                        D’ailleurs, elle est pour le moment toujours incapable de répondre

Dans un précédent article, on se demandait si les bibliothèques municipales de France et de Navarre seront soumises au Pass sanitaire pour accueillir le public (lire ici). Depuis hier la réponse est donc oui. Et malgré l’absence de loi votée par l’assemblée nationale et le Sénat validée ensuite par le Conseil Constitutionnel, la Mairie de Paris (comme d’autres, il est vrai) s’est néanmoins empressée de mettre cette nouvelle mesure en application. Ce qui ne l’empêche pas de proposer n’importe quoi. As usual

Ainsi, dans une « notice » officielle envoyée aux représentants des personnels, la direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris propose rien moins que l’impossible aux agents des bibliothèques parisiennes et surtout à leurs chefs d’établissement. Le tout dans la confusion la plus totale. On apprend tout d’abord que ces derniers sont les seuls « habilités à faire des contrôles » et par conséquent, les seuls responsables pénalement à être redevables des amendes.

La DAC ajoute  alors que les responsables des bibliothèques (y compris par intérim, en ces temps de vacances) pourront désigner des agents comme une sorte de délégation des responsabilités. On ignore si ce sera sur la base du volontariat ou pas. D’où une première série de questions : un agent se verra-t-il sanctionné s’il refuse de se porter volontaire mais qu’il est désigné de force ? Et l’agent « désigné » sera-t-il à son tour responsable pénalement des amendes ?

Autre proposition baroque de l’administration, la possibilité de ne pas vérifier les QR code mais seulement de pratiquer une vérification visuelle du fameux passe sanitaire  présenté sur téléphone. Il est vrai qu’aucun matériel de contrôle n’est  encore disponible pour les soixante-neuf bibliothèques du réseau parisien. Par conséquent en l’absence de tablette, il n’est pas possible de faire un « contrôle visuel », même « temporairement », car cela n’est pas prévu par l’application «Tous anti Covid » dont le mode d’emploi a été envoyé aux représentants des personnels ! Du pur mergitur

Autre proposition croquignolesque de la DAC lorsque surviendrons des « tensions » avec les usagers : remplir une fiche numérique pour la renvoyer à l’administration. C’est après toutes ces inepties que les représentants des personnels ont sorti la botte de Nevers en posant à l’administration une question des plus simplissimes : La mairie de Paris peut-elle communiquer en détails les noms des bibliothèques qui sont classées comme ayant une capacité supérieure à cinquante personnes et celles qui en ont une inférieure ? Bon, la mairie se préparerait à chercher, parait-il.

Enfin, le plus dur est probablement à venir car pour le moment la municipalité dirigée par Anne Hidalgo ne précise pas encore quelle attitude devra avoir l’administration et les chefs d’établissement envers les agents qui ne présenteront pas de passeport vaccinal « complet » ou de test PCR à jour ? Avec quelle échelle de sanctions ? Jusque à un licenciement ? Pas de réponse non plus face à ces questions il est vrai embarrassantes. 

Finalement, pour sortir de ce mauvais pas, la mairie de Paris pourrait avoir une porte de sortie : abaisser les jauges à quarante-neuf usagers pour toutes les bibliothèques du réseau ce qui permettrait alors de résoudre bon nombre de problèmes que ce soit contrôle du Passe, paiement des amendes et  toutes les procédures qu’il faudrait engager pour le futur régime de sanctions envers les agents.

 

 

                          Pass sanitaire dans les bibliothèques : ces questions qui embarrassent

   - Alors ma chère Anne, t'es cap de mettre en place quelque chose qui soit moins casse gueule ?

                                               - Rrrr Manu, tu m'embarrasse encore une fois......

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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 09:53
Les bibliothèques devront-elles se soumettre au passe sanitaire pour accueillir le public ?

                  En l’état, cette mesure parait toutefois complétement irréaliste !

Suite à la déclaration du Président de la République concernant  l’instauration d’un pass sanitaire pour pénétrer dans les lieux culturels et de loisirs qui reçoivent du public, ce qui sera semble-t-il le cas des bibliothèques, les interrogations sont nombreuses pour la mise en application de ces futures mesures que ce soient en termes organisationnels, règlementaires ou juridiques.

En premier lieu la question du contrôle du public : qui sera habilité à contrôler l'identité de la personne présentant (ou pas) un pass sanitaire ? Il faut en principe être assermenté. Or les personnels des bibliothèques ne le sont pas. Ainsi dans la capitale, si le règlement des bibliothèques municipales voté par le Conseil de Paris prévoit bien d’exiger une pièce d’identité c’est uniquement lors de l’inscription des usagers, les autres cas de figure en sont en effet exclus.

Par ailleurs le contrôle du pass sanitaire exige des moyens techniques comme des lecteurs de QR Code qui, c’est certain, ne sont pas disponibles dans les bibliothèques de France et de Navarre. Bref, à l’heure où nous écrivons ces lignes cette nouvelle règle sera clairement inapplicable dans les établissements de lecture publique.

Viennent aussi des détails pratiques. Oh de simple broutilles…. En effet, il a aussi été question de jauge dans les annonces de Jupiter. Par exemple pour s’affranchir de cette nouvelle mesure, peut-on abaisser la jauge d'un établissement à cinquante personnes maximum ? Malgré la classification de la commission de sécurité ? Toutefois les enfants de moins de douze ans, non soumis à contrôle, sont-ils inclus dans la jauge ? Sinon, comment contrôle-t-on leur âge ? Par ailleurs le personnel est-il inclus dans la jauge des cinquante personnes ? Et  tout le personnel ou seulement celui en service public ? Mais peut être que rien n’aurait été vraiment pensé…

Pour les personnels des questions sont encore plus cruciales : Est-ce que la vaccination (ou bien un test antigénique deux à trois fois par semaine) devra vraiment être obligatoire pour venir travailler dans sa bibliothèque ? Si oui, est-ce que ce sera au chef d’établissement de procéder à ce contrôle ? ou bien à la médecine du travail, seule habilitée à avoir pour le moment accès au dossier médical des agents ?

Enfin, si un ou une bibliothécaire refuse de présenter un pass sanitaire seront-ils vraiment soumis à des sanctions ? Des ministres parlent même de mise à pieds sans salaire ou encore de licenciement. Il est utile toutefois de préciser qu’en cas de suspension ou de radiation qu’il faudra tout de même engager une procédure administrative qui devra sans doute passer par le cadre du Conseil de discipline (compter dans ce cas plusieurs mois pour les organiser). À moins que la loi qui régit la fonction publique soit purement et simplement supprimée ! Shazbot ! Nanu nanu !

 

 

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31 mars 2021 3 31 /03 /mars /2021 12:52
Bon là ma chère on peut dire que c'est vraiment la guigne pour toi

Bon là ma chère on peut dire que c'est vraiment la guigne pour toi

Pendant ce temps là les les bibliothécaires parisiens sont toujours en droit de retrait pour protester contre la gestion par la mairie de Paris de la crise sanitaire

Alors que la direction des affaires de la Ville affirme que tous va bien après l'alerte sanitaire faites par les bibliothèques municipales de la capitale, il semblerait que la réalité aille à l'encontre du discours officiel de l'équipe dirigée par Anne Hidalgo

C'est qu'un nouveau foyer de contamination vient de se déclarer aux Archives départementales de Paris, situées boulevard Serrurier, à proximité de la Porte des Lilas, dans le XXème arrondissement avec cinq agents qui ont été testés positifs en date d’hier.

« Compte tenu du nombre de cas significatifs de COVID, il a été décidé  d’une part de fermer l’établissement  aux agents et au public,  et d’autre part de procéder à la désinfection des locaux dans lesquels les agents ont été amenés à travailler.. Les cas connus ont tous été signalés à l’ARS et au CMIE qui suivent  le dossier. » a déclaré l'administration parisienne dans un communiqué envoyé aux membres du Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT)

Pendant ce temps les les bibliothécaires parisiens sont, pour beaucoup, toujours en droit de retrait pour protester contre la gestion par la mairie de Paris de cette crise sanitaire (voir ici).

 

                                                             

                                                                   Politique fiction

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30 mars 2021 2 30 /03 /mars /2021 11:40
Covid : des dizaines de bibliothèques parisiennes fermées jusqu'à nouvel ordre !

Les personnels dénoncent les mesures mises en place par la mairie de Paris en cette période d'urgence sanitaire

Une révolte sire ? Une fronde probablement. Un ras-le-bol c'est certain. En tout cas depuis le vendredi  26 mars et ceci pour une période indéterminée, de nombreuses bibliothèques municipales de la capitale sont fermées pour cause de droit de retrait des agents. Le problème pour l'équipe dirigée par Anne Hidalgo est que d'autres établissements ont depuis rejoint leurs collègues (la liste mise à jour est ici).

Pourtant l'administration parisienne ne peut feindre la surprise puisque les bibliothécaires dénonçaient depuis plusieurs semaines « les mesures ineptes » prises par la mairie de Paris pour lutter contre la pandémie (lire ici) et ont été suivi dernièrement..... par les chefs d'établissements qui ont à leur tour rédigé une lettre ouverte pour appuyer les demandes de leurs équipes (voir ici). Une initiative historique pour de nombreux observateurs et signe d'une véritable fronde à tout les niveaux

La revendication des personnels est pourtant simple : une rotation des équipes sur la semaine pour que l’administration parisienne se conforme au Protocole national pour la santé des salariés face à l'épidémie qui demande de « limiter le nombre d'agents susceptibles d'être présents ou de se croiser sur le lieu de travail ». Une position relayée, et c'est à souligner par..... un service officiel de la mairie de Paris, la Mission Inspection Santé Sécurité Travail (MISST) de la Ville, laquelle déclarait qu'un fonctionnement « à effectif complet » était en contradiction avec la protection des agents. Vu comme ça les droits de retrait seront sans aucun doute validés par cette dernière !

 

 

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26 mars 2021 5 26 /03 /mars /2021 14:56
Covid : des bibliothèques parisiennes fermées pour cause de droit de retrait des agents !

Ils dénoncent les mesures mises en place par la mairie de Paris en cette période d'urgence sanitaire. D'autres établissements devraient se rajouter et fermer dès demain

Une révolte sire ? Une fronde probablement. Un ras-le-bol c'est certain. En tout cas dès aujourd'hui, et pour une période indéterminée, plus d'une dizaine de bibliothèques vont rester portes closes jusqu’à nouvel ordre pour cause de droit de retrait des agents.

Une liste qui commence à être longue comme un jour sans pain puisque parmi les premiers noms qui viennent de nous parvenir citons pêle-mêle, Buffon, (Ve), Rilke (Ve), Drouot (IVe), Walser Gaillard (IXe), Françoise Sagan (Xe), Parmentier (XIe), Faidherbe (XIe), Hélène Berr (XIIe), Melville (XIIIIe), Genevoix (XVIIIe), Rostand (XVIIe), Romilly (XVIIIIe) ou encore Rabier (XIXe).

Pour celles qui ne sont pas encore fermées, le fonctionnement risque toutefois d'être très réduit à l’instar de la MMP (Ier) où une vingtaine d'agents ont suivi le mouvement à la MMP (Ier). Un tiers des bibliothécaires s'est également mis en droit de retrait à Hergé (XIXe). Et il semble désormais probable que d'autres établissements, comme Arkoun (Ve) ou Malraux (VIe), se rajouteront à cette liste et fermer à partir de demain samedi (voir la liste complète mise à jour en temps réel dans la rubrique commentaire).

La revendication des agents est simple : une rotation des équipes sur la semaine pour que l’administration parisienne se conforme au Protocole national pour la santé des salariés face à l'épidémie qui demande de « limiter le nombre d'agents susceptibles d'être présents ou de se croiser sur le lieu de travail ». Une position relayée, et c'est à souligner par..... un service officiel de la mairie de Paris, la Mission Inspection Santé Sécurité Travail (MISST) de la Ville, laquelle déclarait qu'un fonctionnement « à effectif complet » était en contradiction avec la protection des agents. Vu comme ça les droits de retraits seront sans aucun doute validés par cette dernière.

 

 

                Covid : la gestion de la Ville de Paris saluée par le président en personne

           - Franchement Anne pourquoi je m’emmerde à continuer à me coltiner Castex et Veran...

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26 mars 2021 5 26 /03 /mars /2021 09:16
Covid : La bibliothèque Violette Leduc (XIe) fermée après un droit de retrait d'une partie des personnels

Ils dénoncent les mesures mises en place par la mairie de Paris en cette période d'urgence sanitaire. D'autres établissements devraient leur emboiter le pas aujourd'hui

Cela devait finir par arriver. Des agents d'une bibliothèque parisienne, en l’occurrence celle de Violette Leduc, située rue Faidherbe (XIe) se sont mis en droit de retrait hier pour dénoncer les conditions de travail en cette période de crise sanitaire. Elle devrait donc rester fermée les prochains jours

Pourtant l'administration ne peut feindre la surprise car alors que les bibliothécaires de la capitale dénonçaient « les mesures ineptes » prises par la mairie de Paris pour lutter contre la pandémie (lire ici) ils ont été rejoint cette semaine par les chefs d'établissements qui ont à leur tour rédigé une lettre ouverte pour appuyer les demandes de leurs équipes (voir ici). Une initiative historique pour de nombreux observateurs et signe d'une véritable fronde à tout les niveaux

La revendication des agents est simple : une rotation des équipes sur la semaine pour que l’administration parisienne se conforme au Protocole national pour la santé des salariés face à l'épidémie qui demande de « limiter le nombre d'agents susceptibles d'être présents ou de se croiser sur le lieu de travail ». Une position relayée, et c'est à souligner par..... un service officiel de la mairie de Paris, la Mission Inspection Santé Sécurité Travail (MISST) de la Ville, laquelle déclarait qu'un fonctionnement « à effectif complet » était en contradiction avec la protection des agents. Vu comme ça les droits de retrait seront sans aucun doute validés par cette dernière !

D'après les premières informations qui remontent, d'autres bibliothèques devraient emboiter le pas à Violette Leduc puisque de nombreuses équipes se réunissent ce matin pour discuter de la possibilité de se mettre elles aussi en droit de retrait. Parmi elles, on peut déjà citer la MMP (Ier), Buffon (Ve), Malraux (Vie), Sagan (Xe), Parmentier (XIe), Yourcenar (XVe) ou encore Duras (XXe). Une liste évidemment non exhaustive.

 

 

                                          - Pfff, je suis en train de me faire une Jean Castex moi !

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27 janvier 2021 3 27 /01 /janvier /2021 09:38
Covid19 : la révolte des bibliothécaires de la capitale contre les décisions ineptes de la mairie de Paris

Dans une lettre ouverte à Carine Rolland, l'adjointe à la culture d'Anne Hidalgo, ils dénoncent le manque total de compréhension et de bienveillance de leur administration alors que la situation sanitaire grave et exceptionnelle impose un couvre-feu à 18h

Le nombre est impressionnant, puisque plusieurs centaines de bibliothécaires parisiens, quatre cent trente huit précisément, ont décidé nommément d'interpeller leur tutelle sur les conditions d'ouverture de leur établissement en cette période de pandémie de Covid-19, rendues encore plus difficile avec la décision gouvernementale d'instaurer un couvre-feu dès dix-huit heure sur l'ensemble du pays. A ces trois cent soixante dix neuf agents qui représentent la totalité des soixante cinq bibliothèques de la capitale, on peut même rajouter des chefs d'établissement, lesquels n'ont pu signer publiquement pour d’évidentes raisons mais beaucoup d'entre eux ont fait savoir qu'ils étaient d'accord avec ce texte.

Cette lettre ouverte a été envoyée à Carine Rolland, l'adjointe à la culture d'Anne Hidalgo et à la direction des affaires culturelles, qui vient d'ailleurs de se doter d'une nouvelle directrice, Irène Basilis. Une lettre dans laquelle les bibliothécaires de la capitale pointent la Ville de Paris pour son « manque total de compréhension et de bienveillance alors que la situation sanitaire grave et exceptionnelle nous impose un couvre-feu à 18h ». La voici dans son intégralité.

« Un très grand MERCI… à NOUS !. C’est ainsi que la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris concluait son message de vœux pour cette nouvelle année et dans lesquels nous étions tous « formidables » pour avoir répondu présents pendant cette sale année 2020.  Sauf qu’une question se pose : était-ce un « Nous » vraiment destiné à tous les agents ou bien était-ce un « Nous de majesté » ? Car Nous, bibliothécaires du réseau, sommes plus qu’en colère ! Notre administration faisant montre d’un manque total de compréhension et de bienveillance alors que la situation sanitaire grave et exceptionnelle nous impose un couvre-feu à 18h.

Car oui « merci à Nous » de continuer à venir tous et toutes travailler dans des bureaux trop petits qui ne nous permettent pas de respecter les mesures sanitaires. « Merci à nous » d’accueillir le public avec des plexiglas qui ne servent à rien car non-calibrés pour le fonctionnement de nos établissements. « Merci à nous » de déjeuner à l’extérieur en hiver car il n’y a pas de cantine à proximité ni de cuisine assez grande pour manger à l’intérieur de nos établissements.« Merci à Nous » d’accepter d’ouvrir nos bibliothèques sans que les portes, les rampes d’escaliers, les toilettes ne soient nettoyées comme l’imposent les protocoles sanitaires, y compris ceux de la Ville de Paris.

Nous savons que l’ensemble des organisations syndicales qui nous représentent au Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) de la Direction des Affaires Culturelles, soit la CFDT, la CGT PACS, le SUPAP,-FSU, l’UCP et l’UNSA ont tous voté pour une fermeture à….17 heures ! Proposition balayée par la Ville de Paris qui a finalement concédé une fermeture à 17h30 pour en principe permettre aux agents de pouvoir rentrer au plus vite chez eux et de ne pas trop dépasser la limite du couvre-feu pour ceux qui n’habitent pas trop loin. Nos représentants ont également réclamé une Autorisation Spéciale d'Absence (ASA) par semaine pour chacun d’entre nous pour ne pas encombrer les transports, ni nos bureaux ou nos cuisines (pour les établissements qui en possèdent).

Au lieu de quoi, l’administration nous demande « de faire nos horaires » sans discussion aucune et sans prendre en compte la situation qui nous est imposée. Résultat : nous devons rester dans nos établissements jusqu’à 18 Heures ! Et donc pour beaucoup d’entre nous c’est un retour chez soi à 19h, 19h30, voire 20 h, vu que nous ne sommes pas vraiment des privilégiés qui pouvons nous permettre d’habiter à proximité de notre lieu de travail. Incompréhensible et surtout de quoi nous mettre en colère car pour « NOUS » les décisions de l’administration relèvent d’un manque de bienveillance totalement déplacé alors que les équipes des bibliothèques sont les seules à assurer une offre culturelle au niveau municipal, depuis des mois.

C’est pour cela que « NOUS », Nous demandons la fermeture des établissements à 17h sans préjudice aucun pour les agents ainsi qu’une ASA hebdomadaire, ces deux mesures permettant d’assurer les contraintes sanitaires dans les établissements et d’alléger les contraintes liées à l’organisation de la vie. Est-ce que pour se faire entendre les organisations syndicales qui nous représentent doivent êtres contraintes de déposer un préavis de grève ? À une époque où il est demandé à tous et toutes de faire des efforts cela en dit long sur l’état d’esprit qui anime notre administration ». Au vu du nombre impressionnant de signataires, signe d'une véritable fronde, sûr que cette lettre ne pourra être ignorée par une municipalité qui se clame progressiste !

 

 

 

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- Pffff, si ça continue comme ça, il va falloir mettre un couvre-feu sur mes ambitions élyséennes....

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