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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Syndicat PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog du syndicat PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein du syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service (PACS) pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com

 

 

 

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11 décembre 2020 5 11 /12 /décembre /2020 15:02
Ces cas de Covid que l’administration parisienne veut cacher !

« On ne s'en sortira pas avec des comportements pareils » déclare le corps médical complètement outré par les méthodes de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris

La pandémie de covid-19 ne semble pas être éradiquée malgré toutes les mesures prises par les différentes autorités ici et là. Mais à voir l’attitude de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris sur la gestion des détectés positifs à la Médiathèque Musicale de Paris (MMP), située au Forum des Halles dans le Ier arrondissement de la capitale, on comprend mieux pourquoi le virus continue à circuler.

C’est que les cas se sont succédés à la MMP sans qu’aucun membre de l’équipe ne soit averti. En effet, ils ont appris dernièrement et par un pur hasard que plusieurs de leurs collègues avaient été testés positifs ces dernières semaines et que cette information, pourtant d'importance, leur avait été dissimulée. Une attitude qui, murmure-t-on, aurait été dictée par le bureau des bibliothèques, la tutelle immédiate de la direction de l’établissement. C’est que dans le cas où un agent est détecté positif, il faut non seulement désinfecter les locaux mais aussi tracer les éventuels agents qui pourraient être « cas contact » comme le rappellent tous les protocoles sanitaires. Or, c’est vrai que ça ne plait pas trop à la mairie de Paris car cela a pour conséquence immédiate une fermeture des locaux pour la dite désinfection pour au moins une journée. Voire davantage si les cas contacts s’avèrent nombreux. Et ça, le chef de bureau ne veut pas. Même si ce n'est guère QualiParis d'un point de vue sanitaire.

« J’en ai assez avec ces histoires de covid » répète t-il ainsi continuellement à son entourage. Faut dire que le nombre de bibliothèques touchées par le virus a été assez conséquent puisque Duras (XXe), Yourcenar (XVe), Sorbier (XXe), Goutte d'Or (XVIIIe), Sagan (Xe), Malraux (Vie), Louise Michel (XXe), Couronnes (XXe) Oscar Wilde (XXe) ou encore Melville (XIIIe) ont du à un moment ou un autre se confiner. Le chef de bureau voulant sans doute présenter un moins mauvais bilan à sa hiérarchie sur les contaminations, il peut lui prendre la tentation de mettre tout ce qu’il peut sous le tapis. Et ce sans gel hydroalcoolique ! Raté, car maintenant on peut rajouter, et au grand jour, la Médiathèque Musicale de Paris à la liste.

Un problème toutefois pour les bibliothécaires du Forum des Halles qui, du coup, ont plutôt mal pris la chose. « En pleine situation de pandémie, n’est-ce pas une évidence, suite à des cas de covid avérés, que d’en informer l’équipe en toute transparence  afin de renvoyer chacun à ses responsabilités, et à son souhait de se faite tester ou pas ? D'autant plus que ces collègues malades travaillent en open-space » ont-ils déclarés à leur direction. Et niveau renouvellement d'air, l’établissement est situé en sous-sol, doit-on rappeler à toutes fins utiles.

Et les agents de la MMP d’enfoncer le clou : « nous soulignons aussi que si nous avions été informés, notre hiérarchie aurait ainsi fait preuve à notre égard du respect le plus élémentaire ». « Leur façon de procéder est dangereuse pour le personnel et par ricochet pour leurs proches, surtout à l'approche des fêtes de Noël ou un répit nous est gracieusement accordé par le gouvernement » concluent-ils. Une attitude qui choque jusqu’au corps médical puisque quand un des bibliothécaires parti se faire tester expliqua aux pharmaciens les raisons de sa venue, ces derniers ont été plus qu’outrés. On le serait à moins. Puis les professionnels de santé dépités de rajouter : « On ne s'en sortira pas avec des comportements pareils et dans ces cas de figure l'argument du secret médical ne tient pas ».

 

 

 

                  Mesures sanitaires contre le Covid : la mairie de Paris au fond du trou (des halles)

 

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16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 13:07
Droit du travail : la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris contre la mairie centrale ?

Surtout va-t-elle quand même persister à rester dans l’illégalité ? Ou bien dans l'insubordination envers sa propre tutelle ?

En cette période troublée de deuxième vague de pandémie de Covid-19, la mairie de Paris reste dans le vague ou propose des solutions pour ses personnels qui paraissent souvent en contradiction avec les propos du gouvernement, lequel impose un nouveau confinement et déclare la situation « plus préoccupante qu'en mars ». Pas étonnant donc qu'à l'instar d'une majorité de citoyens, un certain nombre d'agents travaillant dans les bibliothèques municipales de la capitale soient très inquiets puisque sous la pression d'Anne Hidalgo, leurs établissements sont contraints d'ouvrir leurs portes. De quoi craindre, notamment pour ceux qui habitent très loin de leur lieu de travail, pour leur santé ou celle de leur proches en raison de leur déplacement.

Chacun ne réagissant pas de la même façons, un certains nombre de collègues ont donc décidé d’exercer leur droit de retrait avec des arguments tellement incontestables que ces derniers mettent dans l'embarras la mairie de Paris (voir ici). Tellement dans l'embarras, que la direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris est désormais dans la panade, d’autant qu'elle n'a pas contesté à temps ces droits de retrait, il faut quarante-huit heures, les validant ainsi de facto.

Panique à bord ! Pour palier son incompétence la DAC, via son service de ressources humaines (le SRH), tente alors de faire pression sur les agents qui ont exercé leur droit de retrait ces derniers jours. En tapant des pieds et en maniant la menace : « vous êtes considérés en abandon de poste et nous allons donc engager une procédure disciplinaire si vous ne revenez fissa » n'hésite pas à asséner l'administration. Une tentative de bluff vaine car évidemment ce procédé est non seulement indécent mais surtout parfaitement illégal selon la procédure officielle de …….la Ville de Paris publiée en bas de cet article !

En effet, les textes précisent « qu'aucune sanction, aucune retenue de salaire ne peut être prise à l’encontre d’un agent ou d’un groupe d’agents qui se sont retirés d’une situation de travail dont ils avaient un motif raisonnable de penser qu’elle présentait un danger grave et imminent pour la vie ou pour la santé de chacun d’eux ».  En gros, c’est votre bonne foi qui conduit votre action. Si vous êtes sincère dans votre droit de retrait, la Ville ne pourra que prendre note mais ne pourra en aucune manière vous sanctionner et nul doute que vous ne le soyez.pas dans cette situation très particulière.

Évidemment, la direction des affaires culturelles et son SRH ont le droit de contester un droit de retrait mais dans ce cas, ils doivent le notifier par écrit à chaque personne puis saisir dans la foulée un comité d’hygiène et sécurité (CHSCT) pour officialiser leur réponse et la justifier au lieu de menacer ses propres agents. Maintenant que ces pratiques ont été mise au grand jour reste une question : la DAC (ou le SRH) va-t-elle quand même persister à rester dans l’illégalité dans une posture frondeuse envers son administration ? Jusque dans l'insubordination ?

 

Droit du travail : la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris contre la mairie centrale ?

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12 novembre 2020 4 12 /11 /novembre /2020 17:09
Confinement : la mairie de Paris fait de grandes annonces sur ses bibliothèques mais s'avance un tantinet

« Pas grave, faites au mieux » rassure le bureau des bibliothèques de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris pour qui l’important est d’afficher que les établissements sont ouverts même si très partiellement pour satisfaire Anne Hidalgo

« A Paris, les bibliothèques se mettent en mode click & collect » - en bon français réserver et venir chercher - si l'on en croit Livres-Hebdo dans un article qui reprend mot pour mot le communiqué triomphant de la Ville de Paris. Un système où l’usager peut choisir de bloquer cinq documents sur le portail internet des bibliothèques avant de venir chercher sa commande sur le pas de la porte.

Toutefois, si certains établissements ont accepté ce système de réservation en ligne beaucoup l'ont refusé car trop chronophage, le nombre d'usagers pouvant faire des commandes est théoriquement sans limite et donc impossible à traiter pour une majorité d’entre eux. Seul un message sur la boite courriel de ces bibliothèques sera pris en compte pour des commandes. Toutefois, si elles s’avèrent trop nombreuses, elles ne pourront bien sûr, être satisfaites. « Pas grave, faites au mieux » rassure le bureau des bibliothèques de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris pour qui l’important est d’afficher que les établissements sont ouverts même si très partiellement, pour satisfaire Anne Hidalgo.

Et même « en faisant au mieux » ce sera très compliqué vu la disparité du réseau des bibliothèques municipales de la capitale que ce soit en mètre carré ou en effectif, d’autant plus que beaucoup d’entre elles se sont paupérisées après les coupes budgétaires successives de ces dernières années  Si bien que selon ses moyens, chaque établissement est contraint de bricoler un dispositif local. Certains pourront ouvrir cinq après-midi par semaine pour permettre de retirer les « commandes » de 14 heures à 18 heures, d’autres seulement trois. Et pour d'autres encore, deux petits après-midi vu le peu d’effectif disponible. Sans parler de ceux qui ne proposent qu'une sélection sur présentoir. Mais au moins Anne Hidalgo aura réussi sa com.

Une com qui part d’ailleurs dans tous les sens puisque sur le site officiel de la Ville à destination des personnels, elle affirme, rien moins, « que dans cette seconde vague de l'épidémie de Covid, plus forte et plus virulente que la première, nous oblige à redoubler de vigilance, mais aussi à adopter des dispositions plus restrictives, tout en appelant à la responsabilité de chacun ».. Sans rire...

 

 

                        Covid-19 et bibliothèques : la com de la mairie de Paris dans ses œuvres !

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7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 17:44
Covid-19 : un agent de la mairie de Paris met dans l'embarras Anne Hidalgo et le gouvernement en suivant leurs recommandations

                      Des recommandations d'ailleurs suivies à la lettre !

Alors que la pandémie de coronavirus fait rage dans le monde, et plus particulièrement en France, selon les déclarations même du ministre de la santé, Olivier Véran, ou encore de Jérôme Salon le directeur Général de la Santé dans l’hexagone, un agent de la mairie de Paris a décidé de les prendre au mot en exerçant son droit de retrait. De plus il s'appuie sur les arguments , rien moins, de son employeur, la Ville de Paris. Verbatim.

« Je fais valoir mon droit de retrait pour exposition à un virus potentiellement mortel. J’estime que l’ouverture au public est un facteur aggravant (étant déjà obligé de prendre les transports pour venir travailler) qui me met en danger, ainsi que mes proches, mes collègues, les agents de ménage et les usagers qui viendraient dans notre établissement.

Mes craintes sont alimentées par les communiqués officiels, à savoir : La décision du Président de la République, Mr Macron de confiner la population. Le décret de la mise en œuvre de ce confinement par le 1er ministre, Mr Castex. Les informations de la Mairie de Paris sur l’intraParis à destination des agents et de tous les parisiens : « Cette seconde vague de l'épidémie de Covid, plus forte et plus virulente que la première, nous oblige à redoubler de vigilance, mais aussi à adopter des dispositions plus restrictives, tout en appelant à la responsabilité de chacun ».

Les chiffres du point hebdomadaire sanitaire diffusés hier, 6 novembre, est de soixante mille contaminations, trois mille huit cent hospitalisations (et vingt mille en une semaine) et surtout près de quatre cent décès à l'hôpital. En Ile de France, les places en réanimation sont occupées à près de 95% Des interventions pour des pathologies graves sont reportées. Des services d'urgence sont fermés pour mobiliser des moyens matériels et humains sur l'accueil des malades COVID. Je pense répondre aux ordres du Président de la république, du gouvernement et de la Maire de Paris en prenant mes responsabilités, celles d’essayer de ne pas propager ce virus ».

En l'absence de réponse sous quarante huit heures, le droit de retrait est validé. Pour que ce dernier ne le soit pas, il faudra que l'administration parisienne suive une procédure on ne plus stricte (voir le détail dans la rubrique commentaire).

 

 

Covid-19 : un agent de la mairie de Paris met dans la panade Anne Hidalgo et le gouvernement !

             - Oh Anne, mais pourquoi t'as écrit des conneries pareilles sur ton site Internet ?

                           - Pourtant mon Jeannot ça m'as pris bien plus d'un quart d'heure !

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5 novembre 2020 4 05 /11 /novembre /2020 15:08
Covid : une nouvelle bibliothèque parisienne touchée par le virus !

ll y a au minimum un cas positif avéré et cinq cas contacts. Mais d'autres pouraient se rajouter

Alors que la pandémie s'aggrave, que le gouvernement a décrété, après un couvre feu, un nouveau confinement, la Ville de Paris fait feu de tous bois pour ouvrir ses bibliothèques, avec une administration qui fait pression sur l'ensemble des chefs d'établissement du réseau parisien.

Des méthodes qui toutefois n'arrêtent pas la contamination puisque l'on vient d'apprendre que la médiathèque Jean-Pierre Melville, située dans le quartier de Tolbiac, dans le XIIIeme arrondissement, a dû cesser toute activité après la découverte d'un cas positif sur un de ses agents avec pour corollaire cinq cas contact dans les rangs de l'équipe. Toutefois selon les dernières infos, d’autres cas pourraient s’ajouter.

De quoi inquiéter les collègues de Melville qui « dans ce contexte inédit de crise sanitaire, trouvent que la protection des agents n'est pas suffisamment prise en compte ».« Il ne faudrait pas oublier que nous sommes en confinement et non pas en déconfinement... et que le virus circule comme jamais ! » Ce qui est parfaitement exact si l'on en croit les derniers chiffres de Santé Publique France.

La médiathèque Jean-Pierre Melville est donc la énième bibliothèque de la capitale à rejoindre les établissements touchés par la Covid-19 après Duras (XXe), Yourcenar (XVe), Sorbier (XXe), Goutte d'Or (XVIIIe), Sagan (Xe), Malraux (Vie), Louise Michel (XXe), Couronnes (XXe) ou encore Oscar Wilde (XXe). Pendant ce temps là, la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris fait comme si de rien n'était.

 

 

                          Covid : les bibliothèques parisiennes encore une fois touchée par le virus !

      - Mais Anne comment arrives tu à un tel désastre sanitaire dans ton champs de compétence ?

 - Ben j’essaie de suivre ton exemple mon cher Jeannot, car tu es une de mes idoles en politique !

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2 novembre 2020 1 02 /11 /novembre /2020 08:32
Confinement : quelle cacophonie dans les conservatoires parisiens !

Pour les personnels administratifs et techniques des conservatoires, c'est sûr,  la mairie de Paris a perdu le diapason !

C'est avec des trémolos dans la voix, que ce 28 octobre, le président de la république annonçait mezzo voce un confinement général, appelant à la solidarité nationale. Et que le lendemain son premier ministre forte entonnait les variations et annonçait que « les établissements qui proposent des activités extrascolaires, sportives ou artistiques, comme les conservatoires ou les clubs de sport … seront fermés », D'ailleurs, même une note du secrétariat général de la Ville de Paris annonçait le 30 octobre que les « fonctions non travaillables sont maintenues en présentiel sauf exception en particulier dans nos établissements visés par une mesure de fermeture administrative, notamment les conservatoires et les bibliothèques »

Pourtant on vient d’apprendre que les conservatoires parisiens....seront ouverts à une minorité d'élèves de troisième cycle, cycle spécialisé et horaires aménagés ! Il faut croire que ceux-là sont immunisés contre un virus qui touche tout le monde …. Un peu comme des trumpettistes, il ne passera par nous ! Or la mairie de Paris se trompe car elle ne peut pas s’appuyer sur cette dérogation qui ne concernent que les étudiants.... de l'enseignement supérieur. Ce qui n'est évidemment pas le cas des conservatoires municipaux de la capitale !

Et dans le bas monde, ceux que l’on ne concerte pas, ceux qui ne sont que des invisibles pour la haute administration parisienne ou l’exécutif municipal, ceux qui ouvrent les portes, répondent au téléphone, aménagent les salles de cours, distribuent gel hydroalcoolique et lingettes, ouvrent les fenêtres, les referment, ferment les pianos, rangent les instruments et les pupitres et qui par dessus tout veillent à la sécurité des bâtiments.... ceux là au final risquent d’inhaler les joyeux aérosols laissés par ceux qui les dispensent plus largement qu’ils n’obtiennent des Autorisations Spéciales d’Absence, ceux-là ont peur, en tout cas angoissés ….

C'est qu'Ils n’habitent pas Paris (une fausse note pour nos bobos municipaux) et malgré la pandémie qui fait rage, et malgré les chiffres des décès ou des malades avec séquelles qui augmentent, pour une poignée de privilégiés à qui l'on apprends ni le sens civique ni le respect de l'administration, ces agents des conservatoires municipaux d’arrondissement (CMA) devront passer des heures dans les transports pour ensuite être derrière leur plexiglas….. Enfin s’il y en a !

Est-ce bien raisonnable de risquer de tomber malade pour une poignée d’élèves ? Les priorités en matière de services essentiels et accessibles au plus grand nombre ne sont-elles pas ailleurs pour la Ville de Paris, laquelle s'autoproclame encore et toujours comme progressiste  ? C'est pourquoi les personnels administratifs et techniques des conservatoires municipaux de la capitale demandent l'annulation de cette mesure, incompréhensible dans cette actuelle pandémie. Ou à minima sa suspension durant au moins quinze jours, jusqu’à ce qu'apparaissent les premières courbes descendantes du nombre de malades et de décès en ensuite une application stricte du décret.

 

 

                   Conservatoires : Anne Hidalgo va-telle laisser contaminer les agents ?

 

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30 octobre 2020 5 30 /10 /octobre /2020 16:48
Confinement : les bibliothèques parisiennes restent fermées jusqu'à nouvel ordre !

La mairie de Paris s'est, une nouvelle fois, comportée comme une bande de branquignols en voulant ouvrir les bibliothèques « coûte que coûte ». Mais le décret gouvernemental et la fronde des bibliothécaires de la capitale l'ont contrainte à revoir sa copie

Nous posions hier la question : "après les annonces d'un nouveau confinement, est-ce que la Mairie de Paris allait renouveler son incompétence du mois de mars lors du premier confinement sur les ouvertures des bibliothèques ? " La réponse est hélas oui. Alors que le premier ministre annonçait hier soir jeudi 29 octobre, « une fermeture totale des bibliothèques » sur tout le territoire national , fermeture confirmée dans la foulée par l'article 45 du décret gouvernemental, les directeurs et directrices des soixante bibliothèques municipales parisiennes ont reçu l'étrange message qui suit de la part de leur tutelle.

« A ce stade la fermeture des bibliothèques n’est pas envisagée, nous nous orientons vers une ouverture en mode comptoir de prêt/retour dès demain » annonça tout de go, et à une heure plus que tardive, le chef du bureau des bibliothèques aux encadrants du réseau parisien. Panique chez ces derniers qui n'eurent donc que quelques heures pour appliquer cette mesure dans une impréparation totale qui les laissait en première ligne pour informer les agents concernés. Une méthode qui montrait soit une incompétence crasse ou bien une soumission totale aux désidérata d'Anne Hidalgo d'ouvrir « coûte que coûte » les bibliothèques.

Et puis les ennuis ont commencé : outre que le décret s’impose à la Ville de Paris et que si le mode « comptoir de prêt » est possible, il n'est en aucun cas rendu obligatoire par le décret. Mais c'est surtout des chefs d'établissements qu'est venue la fronde sur l’impossibilité de mettre en place une mesure qui n'avait jamais été envisagée jusqu'alors.

De quoi mettre à mal le chef de bureau qui dû se justifier encore plus tard dans la soirée : « Je comprends bien toutes les inquiétudes exprimées dans les différentes questions qui commencent à remonter. les réunions de demain vont permettre de préciser le process d’adaptation.comptoir de prêt/retour ne signifie pas forcément « click and collect » et pour cette modalité spécifique (qui n’est pas activée immédiatement, et qui n’est possible que pour les bibliothèques automatisées), nous pouvons envisager avec vous des allègements significatifs » C'est que l'on pourrait appeler un premier rétropédalage. Chute à l'arrière !

 

 

Puis la Bérezina s'est poursuivie ce matin. Alors que le chef de bureau s'entretenait via Skype avec les chefs d'établissements, il a reconnu, contrit « que la maire souhaite une ouverture des bibliothèques malgré que l’autorisation de déplacement ne prévoit pas que les usagers puissent y venir ». Sûr que ça complique les choses. Et d'ajouter penaud « qu'Il est possible que les élus, pour finir, ferment les bibliothèques ». Nouvelle chute à l'arrière.

Mais alors quid du comptoir de prêt ? Qu'il soit ou pas en mode « cliquer et retirez » ?. Et le chef de bureau d'être interpellé sur l’existence d'un nouveau plan de continuation d'activité (PCA) obligatoire dans cette situation. Ignorant la réponse un ange est passé... A une autre question de savoir quand ce PCA serait activé, le chef de bureau, toujours dans ses petits souliers, déclare que celui-ci doit d'abord être présenté au comité hygiène et sécurité (CHSCT) mais craint toutefois« qu'il soit bloqué » par les représentants des personnels !

Rassurons-le, sa crainte est plus que justifiée. Pas parce que le CHSCT bloquerait quoique ce soit puisque ce dernier est seulement consultatif mais parce qu'il faudrait d'abord que le PCA soit rédigé, ce qui est improbable si on se réfère au contenu indigent de la communication municipale. De plus, il faudrait que ce PCA soit décliné bibliothèque par bibliothèque. Pas une mince affaire vu la situation très hétérogène des soixante établissements du réseau en surface, en effectifs ou encore par leur configuration: certains accessibles depuis la rue, d'autres situés dans des étages de bâtiment municipaux aussi variés que des piscines, des mairies ou des centres mêlant habitations et salles pour associations. Bref, il faudra une bonne dizaine de jours pour aboutir à quelque chose qui puisse fonctionner de façon pragmatique et en respectant les règles sanitaires.

Et puis badaboum pour chef de bureau : ce PCA devra aussi, et surtout, être présenté au Comité Technique de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris. Lequel n'est toujours pas programmé à l'heure où nous écrivons ces lignes ! Autant dire que son rêve d’ouvrir certaines bibliothèques dès mercredi prochain, même en mode très réduit, semble tomber à l'eau....En tout cas sur ce sujet, et comme en mars, la mairie de Paris s'est, une nouvelle fois, comportée comme une bande de branquignols !

 

 

 

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29 octobre 2020 4 29 /10 /octobre /2020 15:43
Covid-19 : pour le fonctionnement de ses bibliothèques, la mairie de Paris pédale (mais pas sur un vélib’ toutefois)

Ce ne sont pourtant pas les énarques et hauts fonctionnaires qui manquent dans l’administration parisienne

Alors qu’Emmanuel Macron a annoncé hier soir un second confinement pour l’ensemble du pays, la mairie de Paris de son côté n’a toujours rien annoncé aux personnels pour savoir quels sont les services municipaux qui devraient continuer à fonctionner et surtout dans quelles conditions. Et dans les bibliothèques, secteur qui nous concerne, c’est silence radio. Beaucoup se demandent si la mairie de Paris ne va pas renouveler son incompétence du mois de mars (lire ici).

Pourtant selon l’ensemble des médias nationaux ou encore la presse professionnelle comme Livres-Hebdo on connait déjà la liste des commerces ou services publics qui devront continuer à ouvrir et les bibliothèques en sont clairement exclues (lire ici et ). Or, on ne peut pas dire que la mairie de Paris manque de penseurs vu les centaines d’énarques qui pullulent dans les cabinets ou dans les différentes directions de la Ville comme celle des affaires culturelles en gestion directe des bibliothèques municipales de la capitale.

Mais aucun n’a élaboré un plan A, un plan B ou encore un plan C pour s’adapter aux différents scénarios que mettrait en place le gouvernement sur ce nouveau confinement. Lequel était d’ailleurs assez prévisible pour n’importe lequel d’entre nous qui suivait un tant soit peu l’actualité. Visiblement pas chez nos « décideurs » municipaux.

De notre point de vue, la situation est assez grave pour demander la fermeture totale des établissements qui reçoivent du public comme les bibliothèques. D’autant qu’il est difficilement imaginable que les pouvoirs publics décident d'inclure dans les motifs dérogatoires le fait d’aller chercher un livre alors que dans le même temps les restrictions de déplacements devront être réduite au strict minimum et dans un rayon d’un kilomètre. Ou encore obliger les agents à faire eux des dizaines de kilomètres pour ce qui a été définie par les autorités comme réputé « non essentiel » à l’instar des libraires ou des disquaires ?

Il semble donc nécessaire, au minimum, de fermer les espaces au public et surtout rendre enfin effective des autorisations spéciales d’absence (ASA) pour tous les personnels fragiles dont la liste a été validée par le Conseil d’état et y ajouter ces mêmes autorisations pour les agents, nombreux, qui habitent loin afin d’éviter les déplacements et les éventuelles occasions de rencontrer le virus. Au cas où la mairie de Paris ne prendrait pas les mesures qui s'imposent, les syndicats appellent tous les personnels à rester vigilants et à user de leur droit de retrait s’ils se trouvaient dans une situation dangereuse.

 

 

 

                                   Covid-19 : la mairie de Paris toujours autant au taquet

 - Heu c'est que tous mes conseillers se sont barrés hier soir dans leur maison de campagne !

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27 octobre 2020 2 27 /10 /octobre /2020 16:33
Confinement

Confinement

Toutefois, il parait certain que le nombre d’agents touchés par le virus ou devenu cas contact devait être assez conséquent

C’est un étrange message en provenance de la bibliothèque Oscar Wilde, située rue du Télégraphe dans le XXème arrondissement qui est arrivé sur les messageries professionnelles des bibliothécaires de la Ville de Paris. « En raison de nouvelles complications liées à l’épidémie de coronavirus les horaires sont réduits pour la semaine du 27 au 31 octobre ». Sans plus de précisions.

Toutefois on ne peut que supposer qu'un, voire plusieurs agents sont touchés par la Covid-19 car la bibliothèque doit fermer ses portes toute la journée d’aujourd’hui, mardi 27 octobre. Autre indice du manque de personnels disponibles et en bonne santé : une fermeture très anticipée le vendredi à 17h ! Et pas à cause du couvre feu (en tout cas à l'heure où nous écrivons ces lignes).

Ce qui est certain en revanche c’est que le nombre d’agents touchés par le virus ou devenu cas contact devait être assez conséquent puisque l’établissement anciennement baptisé Saint Fargeau (du nom du quartier) était fermé toute la semaine dernière sans vraiment d’explication autre que sur le compte Twitter de la bibliothèque. « Les usagers en ont tellement ras le bol que le panneau des horaires a été tagué ! » rapporte d’ailleurs un témoin.

Lequel ajoute : « Ils essayent aussi de rendre les documents dans les autres bibliothèques du quartier mais ce n’est  pas possible. Et personne ne peut leur répondre ! ». Faut dire qu’aucun agent dans le réseau des bibliothèques parisiennes n’est au courant vu que l'administration a une nouvelle fois jouée la grande muette sur ce sujet. Un secret tellement bien gardé que le comité hygiène et sécurité est, lui aussi, mis à l'écart ! Raté, car pour la bibliothèque Oscar Wilde le mystère est maintenant éclairci et c'est bel et bien le virus qui est la cause de tous ces désagréments...

Oscar Wilde circa 1975
Oscar Wilde circa 1975

Oscar Wilde circa 1975

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23 octobre 2020 5 23 /10 /octobre /2020 14:23
Santé publique : le coronavirus continue à circuler activement dans les bibliothèques parisiennes !

Cette fois c’est la bibliothèque Couronnes (XXe) qui est touchée, laquelle est contrainte de fermer totalement ses portes puis ensuite une partie de son bâtiment

Une nouvelle bibliothèque parisienne vient d'être touchée par le covid-19 après la découverte d'un cas positif parmi ses agents. Après Duras (Xxe) Yourcenar (XVe), Sorbier (XXe), Goute d'Or (XVIIIe), Sagan (Xe), Malraux (Vie) ou encore Louise Michel (XXe) c'est maintenant au tour de la bibliothèque Couronnes située dans le XXème arrondissement de s’ajouter à cette liste.

Ainsi dans un communiqué diffusé sur la messagerie interne des bibliothèques de la Ville Paris il a été indiqué par la direction de cet établissement du nord est parisien. « qu’ en raison d’un cas de COVID, la bibliothèque Couronnes sera fermée aujourd’hui vendredi 23 octobre. Elle ouvrira à 14h samedi 24 octobre mais la section jeunesse restera fermée ».

Si les cas de covid-19 se multiplient dans les bibliothèques parisiennes, obligeant ces dernières à prendre les mesures sanitaires nécessaires, la polémique sur cette pandémie touche également les musées municipaux de la capitale suite à des pratiques jugées plus que douteuses non seulement par les agents  mais aussi, et c’est plus inquiétant par le public lui-même (lire ici).

 

 

                         Covid-19 dans les établissements de la mairie de Paris : vas y Jeannot !

                                         - Alors ma chère Anne, tu ne vois toujours rien venir ?

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