Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Syndicat PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog du syndicat PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
  • Contact

Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein du syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service (PACS) pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : Syndicat-PACS-DAC@paris.fr

 

 

 

Recherche

20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 19:55
Pass sanitaire dans les bibliothèques : les questions qui embarrassent la mairie de Paris

                        D’ailleurs, elle est pour le moment toujours incapable de répondre

Dans un précédent article, on se demandait si les bibliothèques municipales de France et de Navarre seront soumises au Pass sanitaire pour accueillir le public (lire ici). Depuis hier la réponse est donc oui. Et malgré l’absence de loi votée par l’assemblée nationale et le Sénat validée ensuite par le Conseil Constitutionnel, la Mairie de Paris (comme d’autres, il est vrai) s’est néanmoins empressée de mettre cette nouvelle mesure en application. Ce qui ne l’empêche pas de proposer n’importe quoi. As usual

Ainsi, dans une « notice » officielle envoyée aux représentants des personnels, la direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris propose rien moins que l’impossible aux agents des bibliothèques parisiennes et surtout à leurs chefs d’établissement. Le tout dans la confusion la plus totale. On apprend tout d’abord que ces derniers sont les seuls « habilités à faire des contrôles » et par conséquent, les seuls responsables pénalement à être redevables des amendes.

La DAC ajoute  alors que les responsables des bibliothèques (y compris par intérim, en ces temps de vacances) pourront désigner des agents comme une sorte de délégation des responsabilités. On ignore si ce sera sur la base du volontariat ou pas. D’où une première série de questions : un agent se verra-t-il sanctionné s’il refuse de se porter volontaire mais qu’il est désigné de force ? Et l’agent « désigné » sera-t-il à son tour responsable pénalement des amendes ?

Autre proposition baroque de l’administration, la possibilité de ne pas vérifier les QR code mais seulement de pratiquer une vérification visuelle du fameux pass sanitaire  présenté sur téléphone. Il est vrai qu’aucun matériel de contrôle n’est  encore disponible pour les soixante-neuf bibliothèques du réseau parisien. Par conséquent en l’absence de tablette, il n’est pas possible de faire un « contrôle visuel », même « temporairement », car cela n’est pas prévu par l’application «Tous anti Covid » dont le mode d’emploi a été envoyé aux représentants des personnels ! Du pur mergitur

Autre proposition croquignolesque de la DAC lorsque surviendrons des « tensions » avec les usagers : remplir une fiche numérique pour la renvoyer à l’administration. C’est après toutes ces inepties que les représentants des personnels ont sorti la botte de Nevers en posant à l’administration une question des plus simplissimes : La mairie de Paris peut-elle communiquer en détails les noms des bibliothèques qui sont classées comme ayant une capacité supérieure à cinquante personnes et celles qui en ont une inférieure ? Bon, la mairie se préparerait à chercher, parait-il.

Enfin, le plus dur est probablement à venir car pour le moment la municipalité dirigée par Anne Hidalgo ne précise pas encore quelle attitude devra avoir l’administration et les chefs d’établissement envers les agents qui ne présenteront pas de passeport vaccinal « complet » ou de test PCR à jour ? Avec quelle échelle de sanctions ? Jusque à un licenciement ? Pas de réponse non plus face à ces questions il est vrai embarrassantes. 

Finalement, pour sortir de ce mauvais pas, la mairie de Paris pourrait avoir une porte de sortie : abaisser les jauges à quarante-neuf usagers pour toutes les bibliothèques du réseau ce qui permettrait alors de résoudre bon nombre de problèmes que ce soit contrôle du Pass, paiement des amendes et  toutes les procédures qu’il faudrait engager pour le futur régime de sanctions envers les agents.

 

 

                          Pass sanitaire dans les bibliothèques : ces questions qui embarrassent

   - Alors ma chère Anne, t'es cap de mettre en place quelque chose qui soit moins casse gueule ?

                                               - Rrrr Manu, tu m'embarrasse encore une fois......

Partager cet article
Repost0
16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 09:53
Les bibliothèques devront-elles se soumettre au pass sanitaire pour accueillir le public ?

                  En l’état, cette mesure parait toutefois complétement irréaliste !

Suite à la déclaration du Président de la République concernant  l’instauration d’un pass sanitaire pour pénétrer dans les lieux culturels et de loisirs qui reçoivent du public, ce qui sera semble-t-il le cas des bibliothèques, les interrogations sont nombreuses pour la mise en application de ces futures mesures que ce soient en termes organisationnels, règlementaires ou juridiques.

En premier lieu la question du contrôle du public : qui sera habilité à contrôler l'identité de la personne présentant (ou pas) un pass sanitaire ? Il faut en principe être assermenté. Or les personnels des bibliothèques ne le sont pas. Ainsi dans la capitale, si le règlement des bibliothèques municipales voté par le Conseil de Paris prévoit bien d’exiger une pièce d’identité c’est uniquement lors de l’inscription des usagers, les autres cas de figure en sont en effet exclus.

Par ailleurs le contrôle du pass sanitaire exige des moyens techniques comme des lecteurs de QR Code qui, c’est certain, ne sont pas disponibles dans les bibliothèques de France et de Navarre. Bref, à l’heure où nous écrivons ces lignes cette nouvelle règle sera clairement inapplicable dans les établissements de lecture publique.

Viennent aussi des détails pratiques. Oh de simple broutilles…. En effet, il a aussi été question de jauge dans les annonces de Jupiter. Par exemple pour s’affranchir de cette nouvelle mesure, peut-on abaisser la jauge d'un établissement à cinquante personnes maximum ? Malgré la classification de la commission de sécurité ? Toutefois les enfants de moins de douze ans, non soumis à contrôle, sont-ils inclus dans la jauge ? Sinon, comment contrôle-t-on leur âge ? Par ailleurs le personnel est-il inclus dans la jauge des cinquante personnes ? Et  tout le personnel ou seulement celui en service public ? Mais peut être que rien n’aurait été vraiment pensé…

Pour les personnels des questions sont encore plus cruciales : Est-ce que la vaccination (ou bien un test antigénique deux à trois fois par semaine) devra vraiment être obligatoire pour venir travailler dans sa bibliothèque ? Si oui, est-ce que ce sera au chef d’établissement de procéder à ce contrôle ? ou bien à la médecine du travail, seule habilitée à avoir pour le moment accès au dossier médical des agents ?

Enfin, si un ou une bibliothécaire refuse de présenter un pass sanitaire seront-ils vraiment soumis à des sanctions ? Des ministres parlent même de mise à pieds sans salaire ou encore de licenciement. Il est utile toutefois de préciser qu’en cas de suspension ou de radiation qu’il faudra tout de même engager une procédure administrative qui devra sans doute passer par le cadre du Conseil de discipline (compter dans ce cas plusieurs mois pour les organiser). À moins que la loi qui régit la fonction publique soit purement et simplement supprimée ! Shazbot ! Nanu nanu !

 

 

Partager cet article
Repost0
31 mars 2021 3 31 /03 /mars /2021 12:52
Bon là ma chère on peut dire que c'est vraiment la guigne pour toi

Bon là ma chère on peut dire que c'est vraiment la guigne pour toi

Pendant ce temps là les les bibliothécaires parisiens sont toujours en droit de retrait pour protester contre la gestion par la mairie de Paris de la crise sanitaire

Alors que la direction des affaires de la Ville affirme que tous va bien après l'alerte sanitaire faites par les bibliothèques municipales de la capitale, il semblerait que la réalité aille à l'encontre du discours officiel de l'équipe dirigée par Anne Hidalgo

C'est qu'un nouveau foyer de contamination vient de se déclarer aux Archives départementales de Paris, situées boulevard Serrurier, à proximité de la Porte des Lilas, dans le XXème arrondissement avec cinq agents qui ont été testés positifs en date d’hier.

« Compte tenu du nombre de cas significatifs de COVID, il a été décidé  d’une part de fermer l’établissement  aux agents et au public,  et d’autre part de procéder à la désinfection des locaux dans lesquels les agents ont été amenés à travailler.. Les cas connus ont tous été signalés à l’ARS et au CMIE qui suivent  le dossier. » a déclaré l'administration parisienne dans un communiqué envoyé aux membres du Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT)

Pendant ce temps les les bibliothécaires parisiens sont, pour beaucoup, toujours en droit de retrait pour protester contre la gestion par la mairie de Paris de cette crise sanitaire (voir ici).

 

                                                             

                                                                   Politique fiction

Partager cet article
Repost0
30 mars 2021 2 30 /03 /mars /2021 11:40
Covid : des dizaines de bibliothèques parisiennes fermées jusqu'à nouvel ordre !

Les personnels dénoncent les mesures mises en place par la mairie de Paris en cette période d'urgence sanitaire

Une révolte sire ? Une fronde probablement. Un ras-le-bol c'est certain. En tout cas depuis le vendredi  26 mars et ceci pour une période indéterminée, de nombreuses bibliothèques municipales de la capitale sont fermées pour cause de droit de retrait des agents. Le problème pour l'équipe dirigée par Anne Hidalgo est que d'autres établissements ont depuis rejoint leurs collègues (la liste mise à jour est ici).

Pourtant l'administration parisienne ne peut feindre la surprise puisque les bibliothécaires dénonçaient depuis plusieurs semaines « les mesures ineptes » prises par la mairie de Paris pour lutter contre la pandémie (lire ici) et ont été suivi dernièrement..... par les chefs d'établissements qui ont à leur tour rédigé une lettre ouverte pour appuyer les demandes de leurs équipes (voir ici). Une initiative historique pour de nombreux observateurs et signe d'une véritable fronde à tout les niveaux

La revendication des personnels est pourtant simple : une rotation des équipes sur la semaine pour que l’administration parisienne se conforme au Protocole national pour la santé des salariés face à l'épidémie qui demande de « limiter le nombre d'agents susceptibles d'être présents ou de se croiser sur le lieu de travail ». Une position relayée, et c'est à souligner par..... un service officiel de la mairie de Paris, la Mission Inspection Santé Sécurité Travail (MISST) de la Ville, laquelle déclarait qu'un fonctionnement « à effectif complet » était en contradiction avec la protection des agents. Vu comme ça les droits de retrait seront sans aucun doute validés par cette dernière !

 

 

Partager cet article
Repost0
26 mars 2021 5 26 /03 /mars /2021 14:56
Covid : des bibliothèques parisiennes fermées pour cause de droit de retrait des agents !

Ils dénoncent les mesures mises en place par la mairie de Paris en cette période d'urgence sanitaire. D'autres établissements devraient se rajouter et fermer dès demain

Une révolte sire ? Une fronde probablement. Un ras-le-bol c'est certain. En tout cas dès aujourd'hui, et pour une période indéterminée, plus d'une dizaine de bibliothèques vont rester portes closes jusqu’à nouvel ordre pour cause de droit de retrait des agents.

Une liste qui commence à être longue comme un jour sans pain puisque parmi les premiers noms qui viennent de nous parvenir citons pêle-mêle, Buffon, (Ve), Rilke (Ve), Drouot (IVe), Walser Gaillard (IXe), Françoise Sagan (Xe), Parmentier (XIe), Faidherbe (XIe), Hélène Berr (XIIe), Melville (XIIIIe), Genevoix (XVIIIe), Rostand (XVIIe), Romilly (XVIIIIe) ou encore Rabier (XIXe).

Pour celles qui ne sont pas encore fermées, le fonctionnement risque toutefois d'être très réduit à l’instar de la MMP (Ier) où une vingtaine d'agents ont suivi le mouvement à la MMP (Ier). Un tiers des bibliothécaires s'est également mis en droit de retrait à Hergé (XIXe). Et il semble désormais probable que d'autres établissements, comme Arkoun (Ve) ou Malraux (VIe), se rajouteront à cette liste et fermer à partir de demain samedi (voir la liste complète mise à jour en temps réel dans la rubrique commentaire).

La revendication des agents est simple : une rotation des équipes sur la semaine pour que l’administration parisienne se conforme au Protocole national pour la santé des salariés face à l'épidémie qui demande de « limiter le nombre d'agents susceptibles d'être présents ou de se croiser sur le lieu de travail ». Une position relayée, et c'est à souligner par..... un service officiel de la mairie de Paris, la Mission Inspection Santé Sécurité Travail (MISST) de la Ville, laquelle déclarait qu'un fonctionnement « à effectif complet » était en contradiction avec la protection des agents. Vu comme ça les droits de retraits seront sans aucun doute validés par cette dernière.

 

 

                Covid : la gestion de la Ville de Paris saluée par le président en personne

           - Franchement Anne pourquoi je m’emmerde à continuer à me coltiner Castex et Veran...

Partager cet article
Repost0
26 mars 2021 5 26 /03 /mars /2021 09:16
Covid : La bibliothèque Violette Leduc (XIe) fermée après un droit de retrait d'une partie des personnels

Ils dénoncent les mesures mises en place par la mairie de Paris en cette période d'urgence sanitaire. D'autres établissements devraient leur emboiter le pas aujourd'hui

Cela devait finir par arriver. Des agents d'une bibliothèque parisienne, en l’occurrence celle de Violette Leduc, située rue Faidherbe (XIe) se sont mis en droit de retrait hier pour dénoncer les conditions de travail en cette période de crise sanitaire. Elle devrait donc rester fermée les prochains jours

Pourtant l'administration ne peut feindre la surprise car alors que les bibliothécaires de la capitale dénonçaient « les mesures ineptes » prises par la mairie de Paris pour lutter contre la pandémie (lire ici) ils ont été rejoint cette semaine par les chefs d'établissements qui ont à leur tour rédigé une lettre ouverte pour appuyer les demandes de leurs équipes (voir ici). Une initiative historique pour de nombreux observateurs et signe d'une véritable fronde à tout les niveaux

La revendication des agents est simple : une rotation des équipes sur la semaine pour que l’administration parisienne se conforme au Protocole national pour la santé des salariés face à l'épidémie qui demande de « limiter le nombre d'agents susceptibles d'être présents ou de se croiser sur le lieu de travail ». Une position relayée, et c'est à souligner par..... un service officiel de la mairie de Paris, la Mission Inspection Santé Sécurité Travail (MISST) de la Ville, laquelle déclarait qu'un fonctionnement « à effectif complet » était en contradiction avec la protection des agents. Vu comme ça les droits de retrait seront sans aucun doute validés par cette dernière !

D'après les premières informations qui remontent, d'autres bibliothèques devraient emboiter le pas à Violette Leduc puisque de nombreuses équipes se réunissent ce matin pour discuter de la possibilité de se mettre elles aussi en droit de retrait. Parmi elles, on peut déjà citer la MMP (Ier), Buffon (Ve), Malraux (Vie), Sagan (Xe), Parmentier (XIe), Yourcenar (XVe) ou encore Duras (XXe). Une liste évidemment non exhaustive.

 

 

                                          - Pfff, je suis en train de me faire une Jean Castex moi !

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2021 3 27 /01 /janvier /2021 09:38
Covid19 : la révolte des bibliothécaires de la capitale contre les décisions ineptes de la mairie de Paris

Dans une lettre ouverte à Carine Rolland, l'adjointe à la culture d'Anne Hidalgo, ils dénoncent le manque total de compréhension et de bienveillance de leur administration alors que la situation sanitaire grave et exceptionnelle impose un couvre-feu à 18h

Le nombre est impressionnant, puisque plusieurs centaines de bibliothécaires parisiens, quatre cent trente huit précisément, ont décidé nommément d'interpeller leur tutelle sur les conditions d'ouverture de leur établissement en cette période de pandémie de Covid-19, rendues encore plus difficile avec la décision gouvernementale d'instaurer un couvre-feu dès dix-huit heure sur l'ensemble du pays. A ces trois cent soixante dix neuf agents qui représentent la totalité des soixante cinq bibliothèques de la capitale, on peut même rajouter des chefs d'établissement, lesquels n'ont pu signer publiquement pour d’évidentes raisons mais beaucoup d'entre eux ont fait savoir qu'ils étaient d'accord avec ce texte.

Cette lettre ouverte a été envoyée à Carine Rolland, l'adjointe à la culture d'Anne Hidalgo et à la direction des affaires culturelles, qui vient d'ailleurs de se doter d'une nouvelle directrice, Irène Basilis. Une lettre dans laquelle les bibliothécaires de la capitale pointent la Ville de Paris pour son « manque total de compréhension et de bienveillance alors que la situation sanitaire grave et exceptionnelle nous impose un couvre-feu à 18h ». La voici dans son intégralité.

« Un très grand MERCI… à NOUS !. C’est ainsi que la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris concluait son message de vœux pour cette nouvelle année et dans lesquels nous étions tous « formidables » pour avoir répondu présents pendant cette sale année 2020.  Sauf qu’une question se pose : était-ce un « Nous » vraiment destiné à tous les agents ou bien était-ce un « Nous de majesté » ? Car Nous, bibliothécaires du réseau, sommes plus qu’en colère ! Notre administration faisant montre d’un manque total de compréhension et de bienveillance alors que la situation sanitaire grave et exceptionnelle nous impose un couvre-feu à 18h.

Car oui « merci à Nous » de continuer à venir tous et toutes travailler dans des bureaux trop petits qui ne nous permettent pas de respecter les mesures sanitaires. « Merci à nous » d’accueillir le public avec des plexiglas qui ne servent à rien car non-calibrés pour le fonctionnement de nos établissements. « Merci à nous » de déjeuner à l’extérieur en hiver car il n’y a pas de cantine à proximité ni de cuisine assez grande pour manger à l’intérieur de nos établissements.« Merci à Nous » d’accepter d’ouvrir nos bibliothèques sans que les portes, les rampes d’escaliers, les toilettes ne soient nettoyées comme l’imposent les protocoles sanitaires, y compris ceux de la Ville de Paris.

Nous savons que l’ensemble des organisations syndicales qui nous représentent au Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) de la Direction des Affaires Culturelles, soit la CFDT, la CGT PACS, le SUPAP,-FSU, l’UCP et l’UNSA ont tous voté pour une fermeture à….17 heures ! Proposition balayée par la Ville de Paris qui a finalement concédé une fermeture à 17h30 pour en principe permettre aux agents de pouvoir rentrer au plus vite chez eux et de ne pas trop dépasser la limite du couvre-feu pour ceux qui n’habitent pas trop loin. Nos représentants ont également réclamé une Autorisation Spéciale d'Absence (ASA) par semaine pour chacun d’entre nous pour ne pas encombrer les transports, ni nos bureaux ou nos cuisines (pour les établissements qui en possèdent).

Au lieu de quoi, l’administration nous demande « de faire nos horaires » sans discussion aucune et sans prendre en compte la situation qui nous est imposée. Résultat : nous devons rester dans nos établissements jusqu’à 18 Heures ! Et donc pour beaucoup d’entre nous c’est un retour chez soi à 19h, 19h30, voire 20 h, vu que nous ne sommes pas vraiment des privilégiés qui pouvons nous permettre d’habiter à proximité de notre lieu de travail. Incompréhensible et surtout de quoi nous mettre en colère car pour « NOUS » les décisions de l’administration relèvent d’un manque de bienveillance totalement déplacé alors que les équipes des bibliothèques sont les seules à assurer une offre culturelle au niveau municipal, depuis des mois.

C’est pour cela que « NOUS », Nous demandons la fermeture des établissements à 17h sans préjudice aucun pour les agents ainsi qu’une ASA hebdomadaire, ces deux mesures permettant d’assurer les contraintes sanitaires dans les établissements et d’alléger les contraintes liées à l’organisation de la vie. Est-ce que pour se faire entendre les organisations syndicales qui nous représentent doivent êtres contraintes de déposer un préavis de grève ? À une époque où il est demandé à tous et toutes de faire des efforts cela en dit long sur l’état d’esprit qui anime notre administration ». Au vu du nombre impressionnant de signataires, signe d'une véritable fronde, sûr que cette lettre ne pourra être ignorée par une municipalité qui se clame progressiste !

 

 

 

    Covid19 : la révolte des bibliothécaires contre les décisions ineptes de la mairie de Paris !

- Pffff, si ça continue comme ça, il va falloir mettre un couvre-feu sur mes ambitions élyséennes....

Partager cet article
Repost0
11 décembre 2020 5 11 /12 /décembre /2020 15:02
Ces cas de Covid que l’administration parisienne veut cacher !

« On ne s'en sortira pas avec des comportements pareils » déclare le corps médical complètement outré par les méthodes de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris

La pandémie de covid-19 ne semble pas être éradiquée malgré toutes les mesures prises par les différentes autorités ici et là. Mais à voir l’attitude de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris sur la gestion des détectés positifs à la Médiathèque Musicale de Paris (MMP), située au Forum des Halles dans le Ier arrondissement de la capitale, on comprend mieux pourquoi le virus continue à circuler.

C’est que les cas se sont succédés à la MMP sans qu’aucun membre de l’équipe ne soit averti. En effet, ils ont appris dernièrement et par un pur hasard que plusieurs de leurs collègues avaient été testés positifs ces dernières semaines et que cette information, pourtant d'importance, leur avait été dissimulée. Une attitude qui, murmure-t-on, aurait été dictée par le bureau des bibliothèques, la tutelle immédiate de la direction de l’établissement. C’est que dans le cas où un agent est détecté positif, il faut non seulement désinfecter les locaux mais aussi tracer les éventuels agents qui pourraient être « cas contact » comme le rappellent tous les protocoles sanitaires. Or, c’est vrai que ça ne plait pas trop à la mairie de Paris car cela a pour conséquence immédiate une fermeture des locaux pour la dite désinfection pour au moins une journée. Voire davantage si les cas contacts s’avèrent nombreux. Et ça, le chef de bureau ne veut pas. Même si ce n'est guère QualiParis d'un point de vue sanitaire.

« J’en ai assez avec ces histoires de covid » répète t-il ainsi continuellement à son entourage. Faut dire que le nombre de bibliothèques touchées par le virus a été assez conséquent puisque Duras (XXe), Yourcenar (XVe), Sorbier (XXe), Goutte d'Or (XVIIIe), Sagan (Xe), Malraux (Vie), Louise Michel (XXe), Couronnes (XXe) Oscar Wilde (XXe) ou encore Melville (XIIIe) ont du à un moment ou un autre se confiner. Le chef de bureau voulant sans doute présenter un moins mauvais bilan à sa hiérarchie sur les contaminations, il peut lui prendre la tentation de mettre tout ce qu’il peut sous le tapis. Et ce sans gel hydroalcoolique ! Raté, car maintenant on peut rajouter, et au grand jour, la Médiathèque Musicale de Paris à la liste.

Un problème toutefois pour les bibliothécaires du Forum des Halles qui, du coup, ont plutôt mal pris la chose. « En pleine situation de pandémie, n’est-ce pas une évidence, suite à des cas de covid avérés, que d’en informer l’équipe en toute transparence  afin de renvoyer chacun à ses responsabilités, et à son souhait de se faite tester ou pas ? D'autant plus que ces collègues malades travaillent en open-space » ont-ils déclarés à leur direction. Et niveau renouvellement d'air, l’établissement est situé en sous-sol, doit-on rappeler à toutes fins utiles.

Et les agents de la MMP d’enfoncer le clou : « nous soulignons aussi que si nous avions été informés, notre hiérarchie aurait ainsi fait preuve à notre égard du respect le plus élémentaire ». « Leur façon de procéder est dangereuse pour le personnel et par ricochet pour leurs proches, surtout à l'approche des fêtes de Noël ou un répit nous est gracieusement accordé par le gouvernement » concluent-ils. Une attitude qui choque jusqu’au corps médical puisque quand un des bibliothécaires parti se faire tester expliqua aux pharmaciens les raisons de sa venue, ces derniers ont été plus qu’outrés. On le serait à moins. Puis les professionnels de santé dépités de rajouter : « On ne s'en sortira pas avec des comportements pareils et dans ces cas de figure l'argument du secret médical ne tient pas ».

 

 

 

                  Mesures sanitaires contre le Covid : la mairie de Paris au fond du trou (des halles)

 

Partager cet article
Repost0
16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 13:07
Droit du travail : la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris contre la mairie centrale ?

Surtout va-t-elle quand même persister à rester dans l’illégalité ? Ou bien dans l'insubordination envers sa propre tutelle ?

En cette période troublée de deuxième vague de pandémie de Covid-19, la mairie de Paris reste dans le vague ou propose des solutions pour ses personnels qui paraissent souvent en contradiction avec les propos du gouvernement, lequel impose un nouveau confinement et déclare la situation « plus préoccupante qu'en mars ». Pas étonnant donc qu'à l'instar d'une majorité de citoyens, un certain nombre d'agents travaillant dans les bibliothèques municipales de la capitale soient très inquiets puisque sous la pression d'Anne Hidalgo, leurs établissements sont contraints d'ouvrir leurs portes. De quoi craindre, notamment pour ceux qui habitent très loin de leur lieu de travail, pour leur santé ou celle de leur proches en raison de leur déplacement.

Chacun ne réagissant pas de la même façons, un certains nombre de collègues ont donc décidé d’exercer leur droit de retrait avec des arguments tellement incontestables que ces derniers mettent dans l'embarras la mairie de Paris (voir ici). Tellement dans l'embarras, que la direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris est désormais dans la panade, d’autant qu'elle n'a pas contesté à temps ces droits de retrait, il faut quarante-huit heures, les validant ainsi de facto.

Panique à bord ! Pour palier son incompétence la DAC, via son service de ressources humaines (le SRH), tente alors de faire pression sur les agents qui ont exercé leur droit de retrait ces derniers jours. En tapant des pieds et en maniant la menace : « vous êtes considérés en abandon de poste et nous allons donc engager une procédure disciplinaire si vous ne revenez fissa » n'hésite pas à asséner l'administration. Une tentative de bluff vaine car évidemment ce procédé est non seulement indécent mais surtout parfaitement illégal selon la procédure officielle de …….la Ville de Paris publiée en bas de cet article !

En effet, les textes précisent « qu'aucune sanction, aucune retenue de salaire ne peut être prise à l’encontre d’un agent ou d’un groupe d’agents qui se sont retirés d’une situation de travail dont ils avaient un motif raisonnable de penser qu’elle présentait un danger grave et imminent pour la vie ou pour la santé de chacun d’eux ».  En gros, c’est votre bonne foi qui conduit votre action. Si vous êtes sincère dans votre droit de retrait, la Ville ne pourra que prendre note mais ne pourra en aucune manière vous sanctionner et nul doute que vous ne le soyez.pas dans cette situation très particulière.

Évidemment, la direction des affaires culturelles et son SRH ont le droit de contester un droit de retrait mais dans ce cas, ils doivent le notifier par écrit à chaque personne puis saisir dans la foulée un comité d’hygiène et sécurité (CHSCT) pour officialiser leur réponse et la justifier au lieu de menacer ses propres agents. Maintenant que ces pratiques ont été mise au grand jour reste une question : la DAC (ou le SRH) va-t-elle quand même persister à rester dans l’illégalité dans une posture frondeuse envers son administration ? Jusque dans l'insubordination ?

 

Droit du travail : la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris contre la mairie centrale ?
Partager cet article
Repost0
12 novembre 2020 4 12 /11 /novembre /2020 17:09
Confinement : la mairie de Paris fait de grandes annonces sur ses bibliothèques mais s'avance un tantinet

« Pas grave, faites au mieux » rassure le bureau des bibliothèques de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris pour qui l’important est d’afficher que les établissements sont ouverts même si très partiellement pour satisfaire Anne Hidalgo

« A Paris, les bibliothèques se mettent en mode click & collect » - en bon français réserver et venir chercher - si l'on en croit Livres-Hebdo dans un article qui reprend mot pour mot le communiqué triomphant de la Ville de Paris. Un système où l’usager peut choisir de bloquer cinq documents sur le portail internet des bibliothèques avant de venir chercher sa commande sur le pas de la porte.

Toutefois, si certains établissements ont accepté ce système de réservation en ligne beaucoup l'ont refusé car trop chronophage, le nombre d'usagers pouvant faire des commandes est théoriquement sans limite et donc impossible à traiter pour une majorité d’entre eux. Seul un message sur la boite courriel de ces bibliothèques sera pris en compte pour des commandes. Toutefois, si elles s’avèrent trop nombreuses, elles ne pourront bien sûr, être satisfaites. « Pas grave, faites au mieux » rassure le bureau des bibliothèques de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris pour qui l’important est d’afficher que les établissements sont ouverts même si très partiellement, pour satisfaire Anne Hidalgo.

Et même « en faisant au mieux » ce sera très compliqué vu la disparité du réseau des bibliothèques municipales de la capitale que ce soit en mètre carré ou en effectif, d’autant plus que beaucoup d’entre elles se sont paupérisées après les coupes budgétaires successives de ces dernières années  Si bien que selon ses moyens, chaque établissement est contraint de bricoler un dispositif local. Certains pourront ouvrir cinq après-midi par semaine pour permettre de retirer les « commandes » de 14 heures à 18 heures, d’autres seulement trois. Et pour d'autres encore, deux petits après-midi vu le peu d’effectif disponible. Sans parler de ceux qui ne proposent qu'une sélection sur présentoir. Mais au moins Anne Hidalgo aura réussi sa com.

Une com qui part d’ailleurs dans tous les sens puisque sur le site officiel de la Ville à destination des personnels, elle affirme, rien moins, « que dans cette seconde vague de l'épidémie de Covid, plus forte et plus virulente que la première, nous oblige à redoubler de vigilance, mais aussi à adopter des dispositions plus restrictives, tout en appelant à la responsabilité de chacun ».. Sans rire...

 

 

                        Covid-19 et bibliothèques : la com de la mairie de Paris dans ses œuvres !

Partager cet article
Repost0