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Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

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4 novembre 2021 4 04 /11 /novembre /2021 16:12

 

Un plan de destruction qui paraît rien moins que programmé si l’on en croit les chiffres officiels publiés par.... l’administration elle-même !

« Franchement, je n’ai jamais vu une situation aussi catastrophique ». C’est le cri du cœur d’un spécialiste de la lecture publique qui travaille au plus haut niveau à la direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris. Cette sentence pourrait être reprise par de nombreux bibliothécaires vu l’état de dépérissement du réseau parisien. Un dépérissement qui apparait rien moins que programmé si l’on en croit les chiffres officiels publiés.... par l’administration elle-même !

Désormais les agents s’amusent à recenser tous les jours les postes vacants proposés en interne par le bureau des bibliothèques et du livre (BBL). Et ce chiffre a de quoi donner le vertige tant il semble irréel. Au dernier décompte le nombre s’élève en effet.... à cent douze ! Plus de 10% de l’effectif total. Le pire c’est qu’inexorablement ce nombre ne fait que croitre de semaines en semaines puisqu’il a été multiplié par deux en trente-six mois.

Preuve de cette faillite : les horaires d’ouverture des établissements. Ainsi, en plein mois d’octobre, la plupart des bibliothèques municipales de la capitale…sont encore en horaires d’été ! Ceux que l’on adopte normalement en période de vacances faute de personnels en nombre suffisant. Si la mairie tente, difficilement, de s’approprier le concept de Ville du quart d’heure, elle vient en fait d’inventer l’été en automne, voire en hiver. Et ce sans même faire intervenir le réchauffement climatique.

On se moque, mais le rire ne peut qu’être jaune car dans la réalité la situation est encore plus catastrophique que celle évoquée par les chiffres donnés plus haut. Car aux postes dits vacants, il faut aussi ajouter plusieurs dizaines d’autres qui eux sont manquants mais administrativement « non remplaçables » car concernent des agents en arrêt maladie, en disponibilité ou en congé maternité. Sans compter les personnels mis à pied dernièrement, faute de passe sanitaire en règle. Si bien que le manque de personnel approche en réalité les 20%. Vertigineux !

Certains établissements n’ouvrent qu’avec le soutien de personnels qui viennent des bibliothèques actuellement fermées pour travaux ou de « l’équipe de remplacement ». Pour d’autres site, c’est carrément l’agonie, puisque de source très sûre, on observe désormais des bibliothèques qui ne peuvent compter que sur 50% de leur effectif et fonctionne, comme on dit pudiquement, en mode dégradé. D’autres à peine 70%. Les bibliothèques qui sont restée ouvertes sans interruption depuis la fin du premier confinement en juin 2020 sont sur les jantes. Les chefs d’établissement pressurisés par l’administration sont au bord de l’explosion. À tel point qu’une forme de jacquerie interne commence à voir le jour. Là aussi du « jamais vu » pour les observateurs. Avec à la clef une fuite en avant : « Moi, dès que je trouve un poste dans une autre collectivité, je me casse » entend-on régulièrement.

Toutefois, les bibliothèques parisiennes peuvent être encore sauvées, même si ça prendra du temps vu l’acharnement qu’elles subissent depuis des années. Il suffirait pour cela d’appliquer la gestion que se doit de faire toute collectivité digne de ce nom puisque ce sont des postes vraiment « vacants », ce qui selon le jargon de l’administration sont budgétisés. Ils peuvent donc être pourvus à tout moment par voie de concours. Il suffit juste d’en organiser ! Sauf que des concours, il n’y en a pas. Mais alors que se passe-t-il ? Deux hypothèses...

L’administration parisienne ayant été longtemps réputée pour son expertise technique et administrative bien avant l’élection d’un maire de Paris en 1977, la première piste serait que le niveau de compétence a baissé de manière drastique. Possible, mais on n’ose le penser tant l’excellence règne au niveau du BBL, de la DAC et de la DRH. Ce qui amène alors à privilégier plus sérieusement une seconde piste : une volonté délibérée de la part de l’équipe d’Anne Hidalgo de faire couler le plus grand réseau de bibliothèques au monde. Vu le nombre de postes délibérément non pourvus depuis des années cette évidence a de quoi prendre un certain poids. Et puis au final, c’est bien le politique qui commande l’administration.

À moins que couper les vivres aux bibliothèques serve à financer les JO ? Dans ce cas, cela signifie qu’à court ou moyen terme il faudra fermer une vingtaine d’établissements dans tout Paris. Bon, évidemment, nombreux seraient alors les parisiens à ne plus avoir de bibliothèque de proximité comme c’est le cas actuellement, ruinant au passage le fumeux concept de la ville du quart d’heure ! Ouch ! En tout cas, pour le moment, le plan pour faire couler les bibliothèques parisiennes est bien en marche...

 

                                          -  Ben quoi, j'applique bien le plan Lire à Paris, non ?

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19 octobre 2021 2 19 /10 /octobre /2021 07:45
La recette d’Anne Hidalgo pour mettre en faillite les cantines des agents de la Ville de Paris !

Le progrès social selon les socialistes parisiens va désormais contraindre les personnels à se contenter d’un sandwich ou d’un plat surgelé mais surtout à manger au lance-pierre sur des lieux de travail où rien n’est prévu pour ça

C’est ce que l’on appelle probablement le « progrès social » et sans doute une des mesures phares du programme de la future candidate socialiste à la Présidentielle. Une mesure tellement formidable pour Anne Hidalgo qu’elle rentre en vigueur le 2 janvier prochain pour s’appliquer aux soixante mille agents qui travaillent à la mairie de Paris. Objectif ? Les mettre à la diète car ces derniers appréciaient trop d’aller déjeuner

Pour commencer, il faut savoir que dans toutes les entreprises privées ou bien dans le secteur public l’employeur doit compenser une partie des coûts des repas. Elles ont alors le choix entre deux options : soit la restauration collective (la bonne vieille cantine) soit l’octroi de Tickets-restaurant (prise en charge pour moitié). La Ville de Paris clame depuis des lustres qu’elle a choisi « de privilégier la restauration collective pour ses agents ».

Une formule qui permet de très grosses économies car il existe seulement une petite dizaine de cantines municipales pour les soixante mille agents de la Ville, et la plupart très éloignées des lieux de travail si bien que la majorité des gens n’y vont pas à moins de prendre les transports en commun. Toutefois, pour le peu d’agents qui tout de même faisaient valoir leur droit de manger pour pas trop cher ou prendre simplement un repas chaud, la Ville de Paris, magnanime, leur accordait jusque-là un « délai de route » leur permettant d’aller sur les lieux.

Pas du luxe, car souvent il fallait plus d’une demi-heure aller et retour de temps de trajet. Et c’est là que la Ville de Paris a concocté un plan (sans accrocs) qui va lui permettre d’empêcher les gens d’aller à la cantine et forcer ces dernières à fermer faute de fréquentation. Alors c’est quoi le plan ? Ben, on supprime les délais de route pardi ! Maintenant, les personnels n’auront droit qu’à une demi-heure, défalquée automatiquement pour la pause-déjeuner. Au-delà de cette durée minimum de trente minutes, le temps sera décompté de la journée de travail de l’agent et devra être rattrapé à un autre moment ce qui de facto empêchera tout le monde de s’y rendre et donc à très court terme conduira à  la fermeture des cantines de la Ville de Paris faute de fréquentation. Dans les couloirs de l’administration, on reconnait d’ailleurs que « c’est qui va arriver ».

Le progrès social selon la Ville de Paris va donc désormais contraindre les personnels à se contenter d’un sandwich ou d’un plat surgelé mais surtout à manger au lance pierre sur des lieux de travail où rien n’est prévu pour ça. Les observateurs appellent ça « le bien-être au travail  selon socialistes parisiens ». Peut-être est-ce aussi le projet que nourrit Anne Hidalgo pour la France ?

Enfin, signalons ce qui est finalement une véritable arnaque sociale dans cette histoire. Car si il n’y a plus de cantine à subventionner, l’équipe d’Anne Hidalgo refuse toujours d’aller vers le système des tickets restaurants qui là, O malheur, bénéficierait à tous les agents, surtout les plus modestes. Tout bénef pour la Ville de Paris qui gagne ainsi sur les deux tableaux. Visiblement, il lui faut tomber bien bas pour devoir désespérément gratter de l’argent sur le dos des personnels juste pour pouvoir financer ses JO.

 

            - Ma chère Anne, après cette idée géniale je suis obligée de te nommer ministre du travail !

                      

 

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