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  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 14:46

 

Les fainéants se lèvent tôt et ils se couchent tard

Ils vident les poubelles dans le matin blafard

Pendant que vous dormez dans votre beau plumard

Les fainéants des musées, ouverts, travaillent même le soir

 

Des crèches, des égouts, des mairies, faut les voir

Dans les bibliothèques aussi les fainéants se marrent

Du lundi au dimanche, pour un mensuel pourboire

De 1500 euros, franchement, quels lascars !

Ces agents de la Ville qui font bien des histoires

 

Ce sont eux les nantis et ils foutent le bazar !

Ils sont toujours en grève, arpentent les trottoirs

Ils veulent le respect, ils crient qu'ils en ont marre

Ils le crieront encore pour le faire savoir !

 

Faut que Macron l'entende avant qu'il soit trop tard

Tous dans la rue demain pour retrouver l'espoir !!!

 

Les fainéants saluent Emmanuel Macron
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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 08:23
Ordonnances : un journaliste du Figaro avoue que « c'est bien une réforme de droite qui va paupériser le salariat »

C'est pourquoi la CGT appelle à manifester dans tout le pays le mardi 12 septembre. Pour les franciliens le rendez-vous est donné à la Bastille pour un départ à 14h en direction de Place d'Italie

Le gouvernement Macron vient d’annoncer le contenu exact des ordonnances qui vont, une fois de plus, modifier le Code du Travail. Et surtout officialiser ce que l’on supposait déjà : un nouveau recul des droits sociaux »..Et pas des moindres.

Les entreprises, ce lieu bien connu de démocratie sociale, pourront désormais « proposer » à leurs salariés de déroger au code du travail ou aux accords de branches professionnelles sur des sujets aussi important que les primes, indemnités diverses, congé de maternité, temps de travail, nombre de jours de congés, taux des heures supplémentaires... Soit le salarié accepte la modification, à la baisse, de son contrat de travail, soit il est licencié en toute légalité

D’autant plus simple pour les entreprises de moins de cinquante salariés puisque invention macronienne, elles pourront négocier avec de simples employés non mandatés par un syndicat (contrairement à ce qui se fait aujourd'hui) et surtout même pas élus par leurs collègues. Bref, le patronat vient d’obtenir une relation de gré à gré avec un salarié isolé et non protégé dans les petites et moyennes entreprises. Mais comme le dit Macron et ses acolytes : « la réforme du code du travail a pour but de  faire baisser le chômage » et aussi « d’accorder plus de droits aux salariés ». « Il faut avouer que c’est une réforme de droite qui va paupériser la salariat » a tout de même reconnu, le journaliste vedette du Figaro, Yves Thréart dans l'émission C dans l’air (lire ici).

Autre progrès social, la suppression du Comité Hygiène et Sécurité et conditions du travail en tant qu’instance propre sur les questions de santé au travail. Il sera désormais « fusionné » avec les autres instances comme par exemple le Comité d’Entreprise (ou Comité Technique dans le secteur public). Cette « fusion » aura surtout pour but de réduire à la portion congrue le dialogue social puisque le temps accordé à aborder les problèmes sera probablement divisé par deux ou trois. Ainsi d’ailleurs que le nombre de représentants du personnel.

Ordonnances : un journaliste du Figaro avoue que « c'est bien une réforme de droite qui va paupériser le salariat »

Selon Olivier Sévéon, spécialiste reconnu depuis une trentaine d’années, des questions de santé au travail « le Gouvernement sous-estime visiblement le risque qu’il encourt en s’attaquant frontalement aux élus du personnel sur un terrain aussi sensible que la sécurité et les conditions de travail. À une époque où les rythmes s’intensifient et où les risques psychosociaux s’accroissent, il y a fort à parier que le débat ne restera pas confiné à un cercle restreint de spécialistes, d’autant plus que le nombre de représentants du personnel totalise 767 000 personnes (sans les suppléants), selon les dernières statistiques du ministère du Travail ».

Et de rajouter qu’en s’attaquant ainsi au CHSCT Jupiter risque fort de marquer la fin du mythe « ni droite, ni gauche et de reléguer nos gouvernants dans le camp d’une droite archaïque pour laquelle le dialogue social se réduit à un coût qu’il convient de comprimer » (lire ici). Inutile donc d’expliquer pourquoi la CGT appelle à manifester dans tout le pays le mardi 12 septembre.

Il semblerait que cette attaque en règle contre les droits des salariés fasse même peur à la CFDT si l’on en croit les déclarations de Laurent Berger, lequel a exprimé sa « profonde déception » sur les annonces du Gouvernement. « Il y a également des mesures qui nous inquiètent, comme la possibilité dans les entreprises d’avoir des décisions quasi unilatérales de l’employeur », a-t-il ajouté, et pour qui « le dogmatisme l’a emporté » sur des sujets comme le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif. Ouch !

De son côté François Hommeril, président de la CFE-CGC (syndicat de l’encadrement), a lui déclaré : « Il y a dans ces ordonnances […] beaucoup d’instruments de flexibilisation du marché du travail et probablement une précarisation plus importante des salariés ». On ne lui fait pas dire. En fait, seul le Patronat s’est déclaré « satisfait » de cette nouvelle remise en cause du droit du travail. Alors tous dans le rue le 12 septembre. Pour les franciliens le rendez-vous est donné à la Bastille pour un  départ à 14h  en direction de Place d'Italie.

 

                                  12 septembre : tous ensemble contre la régression sociale !

- Tu sais mon Philippe, j'ai juste dit à Manu que selon la formule FO était le syndicat qu'il lui faut

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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 10:26

 

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 14:21
Le musée Bourdelle laissé sans surveillance, constat d’huissier à l’appui !

La direction de Paris-Musée qui pensait pouvoir intimider les agents s’est au contraire vue notifier sa grande incompétence en matière de sécurité par l’officier ministériel

C’est une véritable crise qui touche le musée Bourdelle, situé dans le quartier de Montparnasse dans le XIVème arrondissement de Paris. A tel point que, chose extrêmement rare, l’ensemble des personnels (agents d’accueils, administratifs, techniques, caissières, ouvriers, intervenant culturels, conservateurs...) a décidé d’alerter Paris-Musée, l’établissement public en charge des musées municipaux de la capitale, sur les graves dysfonctionnements qui ont cours dans cet établissement dédié au célèbre sculpteur.

Il faut dire que les méthodes de la direction musée Bourdelle semblent des plus désinvoltes avec une gestion des effectifs à la petite semaine qui a pour conséquence, outre d’entrainer régulièrement des fermetures de salles, d’entraver le personnel dans ses missions de protection et d'entretien des œuvres ou du bâtiments. Quand au management, ce dernier est désormais décrit par tous au minimum comme maladroit. Bref, l’ambiance est aussi lourde que le bronze des statues d’Antoine Bourdelle.

Hélas, l'alerte a été traitée avec désinvolture du côté de Paris-Musées. C’est donc pour dénoncer cette incompétence de l’établissement public que tous les agents se sont mis en grève la semaine dernière à l’appel de tous les syndicats sans exception (CGT, CFDT, FO, SUPAP, UNSA). Une grève tellement suivie que le musée s’est ainsi retrouvé livré à lui-même. De quoi effrayer la direction de Bourdelle qui prise de panique s’est alors mise en faute…. en décidant d’ouvrir, au mépris de toutes les règles de sécurité en vigueur. Et pour rajouter de la honte au déshonneur, il a même fallut pour cela qu'elle réquisitionne les quelques vacataires présents, ces derniers ne pouvant faire grève de crainte des représailles. Inutile de dire que la plupart des salles, faute de personnels suffisant, étaient laissées sans surveillance. Et la sécurité des biens et personnes tournée en ridicule et ce en plein plan Vigipirate !

C’est alors que Paris-Musée a commis une grosse bourde. En effet l'établissement public toute à son obsession antisociale avait cru malin.... d’envoyer un huissier pour s’assurer que les grévistes ne bloqueraient pas l’entrée. Pas de pot, ce dernier a aussi pu constater les graves carences en matière de sécurité. Selon la déontologie qui régit la fonction d’huissier de justice il semble donc logique que Paris-Musée se soit alors vu notifier officiellement ses multiples négligences par l’officier ministériel ! D’autant plus que l'ensemble des agents et des syndicats était présent pour en témoigner.

 

 

  Comme l'huissier, les personnels de Bourdelle ont notifié à Paris-Musées la situation de crise

 

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 13:54
- Mouais, pas terrible !

- Mouais, pas terrible !

Il est vrai que le dans le bilan d'Anne Hidalgo sur la « démocratie participative », il y a a boire et à manger

A l'heure où Anne Hidalgo va faire son bilan de « la démocratie participative», les personnels en charge de ces questions, notamment au sein des « Maisons des Associations » organisent un « banquet » sur le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris ce mardi 28 mars à partir midi et demie.

Un acte citoyen pour expliquer les dessous de cette reforme et les conséquences pour le service public puisque est programmée la fermeture de quatre « maisons des associations » pas moins..

Par ailleurs la Direction de la Démocratie, de la Citoyenneté et des Territoires (DDCT) est une direction en souffrance, laquelle a été révélé par la mise en œuvre immédiate d'une enquête du Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT).

Enfin, dans ce secteur « social », celui-ci n'est pas vraiment au rendez-vous puisque la mairie utilise la précarité à tout va.En effet les syndicats ont dénombré que ...44% des agents étaient en situation de précarité.

Le personnel qui n'a toujours pas de réponse à ses revendications sera également en grève le mardi 28 mars à l'appel des syndicats CGT et Supap-FSU et donne rendez-vous sur le parvis de l'Hôtel de Ville à l'occasion d'un banquet qui lui sera vraiment « citoyen »

 

                Social, démocratie locale : Anne Hidalgo nous laisse (encore) sur notre faim   

                     - Bon aura au moins en apéritif quelques maisons des associations

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 13:07
Appel de Grenoble : les bibliothécaires parisiens soutiennent eux aussi le mouvement

Et ils seront au côté de leurs collègues venus d'un peu partout, le vendredi 24 mars à 10 heures au Salon du Livre de la Porte de Versailles

Les bibliothécaires de Grenoble appellent tous les professionnels de la lecture publique à venir manifester à Paris le 24 mars, à l’occasion de la tenue du Salon du Livre, pour défendre un métier qui est attaqué de toutes parts dans de nombreuses communes.Une initiative qui reçoit le soutien de nombreux bibliothécaires de la Ville de Paris. Bien que « l'appel de Grenoble » a été relayé par plusieurs syndicat municipaux de la Capitale (CGT, FO, SUD ou encore SUPAP) les bibliothécaires parisiens, à l'instar de ceux de Clamart, tenaient à diffuser un texte de soutien à leurs collègues Isérois puisque « leur appel s’inscrit complètement dans la continuité de ce que nous avons défendu ces derniers mois : défense de la lecture publique,  de nos conditions de travail, de politiques budgétaires cohérentes... ». Le voici donc dans son intégralité.

«  Les personnels du réseau des bibliothèques de la Ville de Paris sont solidaires avec les bibliothécaires de Grenoble en lutte qui dans un appel invitent tout les professionnels de la lecture publique à les rejoindre le 24 Mars à 10 heures à la Porte de Versailles lors de le tenue  du Salon du Livre. Cette mobilisation nationale des bibliothécaires et de l’ensemble des acteurs du livre souhaite attirer l’attention sur un nombre préoccupant de bibliothèques dont l’existence est aujourd’hui menacée en France. Il s’agit de défendre avec force et détermination une profession mise à mal par des collectivités qui privilégient de plus en plus la logique de rentabilité et de rendement, au lieu de faciliter davantage l’accès à la culture.

Et comme dans le reste du pays, la situation à Paris est aussi très préoccupante : les diminutions d’effectifs et des budgets d’acquisition sont continuels depuis plusieurs années malgré le fait que la collectivité parisienne soit la plus riche de France. Conséquences de cette politique de restriction budgétaire, des petites bibliothèques de quartier ont dû fermer leurs portes au cours des dernières mandatures. Enfin pour rajouter de la crise à la crise, les projets d’ouverture du dimanche de nouvelles bibliothèques dans la capitale ont entraîné un conflit ouvert avec la Ville de Paris, qui ne veut pas entendre les revendications du personnel : l’augmentation des effectifs de titulaires pour pouvoir fonctionner normalement avec ces nouvelles extensions d’horaire ; réelle prise en charge des personnels ne souhaitant pas travailler le dimanche plutôt que pressions diverses pour qu’ils changent de poste….

Le 24 mars prochain, à partir de 10 heures, nous seront donc aux côtés de nos collègues venus de toute la France qui comme nous sont en lutte contre la vague libérale entraînant le fermeture des bibliothèques de quartier, la précarisation du métier, le non-respect des conditions dignes de travail, en somme la disparition programmée de la culture de proximité sous une pression économique qui n’a pas lieu d’être ici. Alors oui, tous à la Porte de Versailles ».

Les bibliothécaires de la Ville de Paris ne seront pas seuls car outre ceux de Grenoble, de Clamart ou d'Amiens, nous pourrons compter également sur des délégations de Boulogne-Billancourt (Haut-De-Seine) ou encore de la Communauté Urbaine «  Grand Paris Seine et Oise ». Des bibliothécaires d'autres communes d’Île-de-France sont également attendus. Enfin selon le site d'information ActuaLitté «  L'Association des Bibliothécaires de France (ABF), absente depuis plusieurs années du salon Livre de Paris, devrait, selon nos informations, elle aussi, envoyer une délégation à l'occasion de cette journée de mobilisation de la profession » (lire ici). Pas de doute, les soutiens se multiplient.

Appel de Grenoble : les bibliothécaires parisiens soutiennent eux aussi le mouvement
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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 12:25
Crise dans les bibliothèques : les organisateurs du Salon du Livre fournissent une salle pour la tenue d’une conférence de presse

Les journalistes sont conviés le 24 mars à 11 heures, salle « Connexions », allée B20, à l'intérieur même du Parc des Expositions de la porte de Versailles

L’appel des bibliothécaires de Grenoble à tous les professionnels de la lecture publique à venir manifester à Paris le 24 mars, à l’occasion de la tenue du Salon du Livre, pour défendre un métier qui est attaqué de toutes parts dans de nombreuses communes (avec l'Isère, citons pêle-mêle Sevran, Brest, Caen, Rouen, Metz, Marseille, Saint-Quentin-en-Yvelines, Lyon, Levallois, Auch, Clermont-Ferrand, Le Havre, Paris...), commence à rencontrer un écho certain.

Les collègues grenoblois, qui arriveront après un long voyage en bus à la porte de Versailles sur le coup de 10 heures, sont d’ores et déjà sûrs d’être accueillis à l’entrée du Parc des Expositions puisque outre ceux de la Ville de Paris et d’autres communes d’Ile–de-France (Yvelines, Seine et Marne, Plaine Commune, Sevran...) des bibliothécaires d'Amiens (Somme) seront eux aussi présents ainsi que les personnels de la petite bibliothèque Ronde de Clamart (lire ici leur appel). Un mouvement qui pourrait faire tâche d’huile puisque l’appel de Grenoble circule abondamment sur les réseaux sociaux.

Une journée du 24 mars qui est en train de prendre une nouvelle dimension puisque les organisateurs du Salon ont accepté de mettre à disposition des initiateurs de l'appel une salle de deux cent places pour la tenue d’une conférence de presse. Les journalistes sont conviés à 11 heures dans la salle « Connexions », située dans l’allée B20 du Parc des Expositions (d'après le plan officiel, elle est à proximité du stand de Radio France).

Parions que des politiques seront également de la partie. Eux pour qui le Salon du Livre sert de prétexte à venir se montrer pour clamer leur attachement au livre et à la culture. Pour ce qui est de la lecture publique, en revanche, c’est assez flou (voire très faiblard) si l’on en croit les propos de campagne. Nous les invitons alors à venir expliquer leurs projets (s’ils en ont) et rencontrer (enfin) des bibliothécaires lors du rassemblement prévu lui à partir de 10 heures. En plus, bonne nouvelle pour eux, la presse devrait également être là.

   - Dites-moi les amis, il est pas mal l'appel des bibliothécaires de Grenoble                                       - Heu, ne marchez pas trop vite Président, n'oubliez pas que vous devez encore rallier Eric Piolle

- Dites-moi les amis, il est pas mal l'appel des bibliothécaires de Grenoble - Heu, ne marchez pas trop vite Président, n'oubliez pas que vous devez encore rallier Eric Piolle

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 07:16
- Nous sommes tous des Grenoblois

- Nous sommes tous des Grenoblois

« Toutes et tous à Paris, le vendredi 24 mars à 10 heures, pour manifester au Salon du Livre » lancent nos collègues de l'Isère

Les bibliothécaires de Grenoble (Isère) ont décidé de lancer un appel à tous les professionnels de la lecture publique pour revendiquer « la préservation et la valorisation d’un métier d’engagement » mis à mal non seulement du côté des Alpes mais également sur tout le territoire. Voici leur texte dans son intégralité.

« Nous, bibliothécaires de Grenoble, soutenu-es par l'intersyndicale CGT-FO-SUD-CNT, sommes en lutte depuis le mois de juin 2016. Cette lutte fait suite à l’annonce de la fermeture de trois bibliothèques de quartier et la suppression de 13 postes. Ces fermetures, dans le contexte d'un plan d'austérité mis en place par la municipalité grenobloise, viennent frapper un réseau de bibliothèques exemplaire à plus d'un titre. Face à une attaque sans précédent contre notre métier, nos emplois et les valeurs du service public, nous combattons ces choix que nous jugeons délétères et qui, nous l’affirmons haut et fort, hypothèquent l’idéal démocratique.

Nous récusons les choix budgétaires, qui, à Grenoble, dépossèdent les quartiers populaires de leur bibliothèque, et font peser sur les plus défavorisés le coût de l’austérité. A l’heure où la fragmentation sociale gagne du terrain, où le repli sur soi et la défiance à l’égard de l’autre gangrènent chaque jour un peu plus notre devenir commun, fermer des bibliothèques, c’est selon nous, se montrer aveugle ou se faire complice du délitement de la société.

Car ce qui fonde la bibliothèque, c’est son incarnation du principe d’égalité. Elle est encore l’un des derniers lieux ouvert à tous où se joue l’apprentissage du vivre ensemble et de la citoyenneté. Œuvrant activement pour la résorption des inégalités, elle reste l’instrument privilégié du projet de démocratisation culturelle. Convaincus de l’utilité sociale de notre métier, de l’importance de son rôle éducatif et émancipateur, nous sommes fermement décidés à le défendre au plan national, en organisant le déplacement d'une délégation de bibliothécaires jusqu'au Salon du Livre de Paris d'une part, jusqu'au Ministère de la Fonction Publique d'autre part, pour exiger les moyens d'exercer un service public de proximité et de qualité.

Faisant le constat que les bibliothèques de Grenoble ne sont pas les seules mises à mal et que d’autres bibliothèques françaises sont aux prises avec des difficultés similaires, nous appelons tous les professionnels de la lecture publique à rejoindre notre lutte pour revendiquer la préservation et la valorisation d’un métier d’engagement.

Si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifié-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail, le démantèlement et la marchandisation du bien commun, si vous aussi vous êtes indigné-es par le rouleau compresseur de l’austérité budgétaire, rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris ».

Un appel que ne nous ne pouvons que partager dans les bibliothèques de la Ville de Paris. Alors tous ensemble le 24 mars à partir de 10 heures à la Porte de Versailles pour rejoindre nos collègues de Grenoble dans leur défense de la lecture publique. Pour toutes infos complémentaires vous pouvez également vous rendre sur leur page Facebook. Pour ceux qui voudraient donner un petit coup de pouce à nos collègues et leur permettre de financer un peu leur virée dans la Capitale une cagnotte a été mise en ligne (voir ici).

Bibliothécaires de France et de Navarre, le 24 mars tous à Paris pour défendre la lecture publique

Bibliothécaires de France et de Navarre, le 24 mars tous à Paris pour défendre la lecture publique

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 17:48
Il ne fait pas bon être une femme à la Mairie de Paris

                En tout cas quand celle-ci travaille dans une bibliothèque

C’est un secteur à très forte majorité féminine. Pas loin de 70% selon les derniers chiffres officiels de la Mairie de Paris. Des femmes qui finissent souvent leur service à 19 heures et travaillent tous les samedis et aussi de plus en plus souvent le dimanche puisque notre Maire à tous veut étendre le travail dominical à de nouveaux établissements. Des femmes qui sont les moins bien payées de toute l’administration parisienne, car elles travaillent dans les bibliothèques municipales de la Capitale.

Mais vraiment moins bien payées ! Non pas pour ce qui concerne le traitement de base, mais pour toutes les rémunérations annexes appelées dans le jargon administratif « régime indemnitaire ». Même l’administration le reconnait officiellement. Il faut dire que les écarts sont abyssaux entre la filière culturelle et les autres directions de la Ville de Paris. Des différences qui vont de un à quatre avec la filière administrative, par exemple. Pour réparer cette inégalité de traitement, cette injustice surtout, les bibliothécaires demandent donc, via leurs représentants, un rattrapage de ce régime indemnitaire. La revendication présentée est plus que raisonnable puisque les syndicats demandent dans un premier temps de ramener cet écart de un à deux, puis de négocier dans un deuxième temps une augmentation régulière sur les années suivantes pour parvenir à l’égalité de traitement et en finir ainsi avec les discriminations qui témoignent de l’archaïsme et du sexisme bien présents à la Ville.

Si la Mairie de Paris a fait des propositions d’augmentation, celles-ci restent largement insuffisantes et très en deçà de nos demandes pourtant modestes. Et l’équipe d’Anne Hidalgo a beau affirmer sans vergogne dans la presse que « la concertation menée depuis plusieurs semaines a abouti à une augmentation moyenne de 47 % de la prime des agents d’ici à 2020 » le chiffre est trompeur car il faudrait au moins 300% d’augmentation pour arriver à une égalité réelle… Bref, avec de telles affirmations on ne peut que constater qu’il ne fait pas bon être une femme à la Mairie de Paris quand on travaille dans la filière culturelle. Leurs collègues masculins étant bien sûr logés à la même enseigne, notons que dans les bibliothèques de la Capitale un homme est d’ailleurs aussi une femme comme les autres.

Pour protester contre ce traitement, l'intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA) appelle les bibliothécaires parisiennes à fêter à leur façon la journée du 8 mars, qui est désormais celle du « Droit des femmes », en manifestant leur colère au siège de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris à 10 heures. Anne Hidalgo et son adjoint en charge de la Culture Bruno Julliard et bien entendue, Hélène Bidard, adjointe chargée de toutes les questions relatives à l'égalité femmes/hommes (ou encore à la lutte contre les discriminations ...) sont bien entendu invités à venir fêter avec eux dignement cet événement.

Pour prouver qu’ils ne tiennent pas un double discours du type « Paris aime les femmes, Paris aime l’égalité », ils peuvent aussi apporter des preuves d’amour en faisant des propositions qui  permettraient alors d’arriver à l’égalité homme/femme dans les bibliothèques de la Ville de Paris. Une égalité réelle. Des élues  du Conseil de Paris, de toutes les tendances politiques, ont également été invitées à cette manifestation.

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 17:16
Pantalonnade à la Ville de Paris pour le droit des femmes

 Pour célébrer le 8 mars, Anne Hidalgo oblige les femmes à se mettre en grève

La situation est on ne peut plus choquante. Alors que la Maire de Paris, Anne Hidalgo met continuellement en avant son combat pour l'égalité, notamment envers les femmes, elle refuse dans le même temps à ses employées de se réunir le 8 mars à l'occasion de la journée « des droits des femmes ».

En effet, le syndicat CGT avait prévu de tenir ce jour là une réunion d'information syndicale (sur le temps de travail comme le prévoit la réglementation) en début d'après-midi à la Bourse du Travail sur le thème justement de « l'égalité entre les femmes et les hommes à la Ville de Paris ». Une initiative refusée par les services d'Anne Hidalgo puisque l'administration a affirmé « qu'une telle autorisation ne peut être accordée ce jour-là » car....il existerait un préavis de grève nationale !

Pour la maire de Paris, les femmes travaillant dans son administration qui veulent assister à cette réunion pour s’informer de leurs droits ou encore comment réduire les inégalités qui existent toujours, et parfois de manière criante au sein des filière composées de personnels majoritairement féminins (social, santé, culture, nettoyage, petite enfance...) au sein de la municipalité parisienne devront donc se mettre en grève !

Pour mettre fin à ce que les observateurs pourraient bien qualifier de « pantalonnade », la CGT demande à Anne Hidalgo « de démontrer qu’elle prend au sérieux ces questions et qu’elle est prête à passer des discours aux actes, en commençant par lever l’interdiction de se rendre à des réunions d’informations ». Par ailleurs, signalons l'appel à la manifestation à République à partir de 15 h 40 heures. Pourquoi 15 h40 ? Ben, c'est justement l'heure à partir de laquelle les femmes de l'Hexagone travaillent gratuitement (voir ici).

- Osons le féminisme

- Osons le féminisme

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