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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 18:10
Grève des bibliothèques parisiennes : le 8 mars, les féministes étaient bien là pour soutenir le mouvement

En revanche Anne Hidalgo et Christophe Girard, pourtant invités, n’ont pas eu le courage de se montrer

Hasard du calendrier ce huitième dimanche de mobilisation des bibliothèques municipales parisiennes tombait un 8 mars, soit pendant la « journée des droits des Femmes ». Un événement hautement symbolique pour un secteur, les bibliothèques, très largement féminisé et, en l’occurrence, sous-payé en comparaison d'autres secteurs de la Ville de Paris ! Et qui aura donc vu la présence de féministes devant la médiathèque Jean-Pierre Melville (XIIIe) pour soutenir le mouvement. En revanche la maire de Paris, Anne Hidalgo et son adjoint à la culture, Christophe Girard, pourtant invités, n’ont pas eu le courage de se montrer.

Ils auraient pu alors constater, malgré tous leurs efforts pour tenter de pourrir la situation, que le mouvement était toujours extrêmement suivi puisque les bibliothèques Canopée (Ier), Sagan (Xe), Melville (XIIIe), Yourcenar (XVe) ou encore Duras (XXe) étaient de nouveaux fermées au public. Sans oublier qu'Hélène Berr (XIIe) ou Rostand (XVIIe) sont aussi régulièrement en grève depuis le début du conflit, soit la totalité des établissements qui ouvrent le dimanche.

Après plus de deux mois de conflit, les bibliothécaires parisiens revendiquent toujours, en plus de bonnes conditions de travail pour leurs collègues de Melville, l'augmentation de la prime qui compense le travail du dimanche. Actuellement de cent euros (brut), cette prime n’a pas été réévaluée depuis plus de dix ans malgré le coût de la vie dans ce qui est une des capitales les plus chères du monde selon les études officielles. Les agents réclament qu’elle passe à cent cinquante euros net.

En attendant une réponse de la Ville de Paris aux demandes, pourtant très raisonnables, des bibliothécaires parisiens qui travaillent le dimanche, un nouveau préavis a été déposé par l'intersyndicale - CGT, FO, SUPAP-FSU, UCP –  pour le dimanche 15 mars et les dimanches suivants. Une assemblée générale pour tous les personnels concernés est également programmée le jeudi 19 mars à partir de 9h30 à la bibliothèque Melville.

 

 

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1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 11:38

 

Les bibliothèques municipales de la capitale qui travaillent le dimanche étaient de nouveau fermées pour cause de grève ce 1er mars, soit le septième dimanche de suite. Les personnels réclament toujours des moyens et une revalorisation de la prime dominicale mais surtout ne voulaient pas décevoir l’adjoint à la culture d’Anne Hidalgo

C’est devenu un classique de cette campagne municipale. En effet, aujourd'hui, et pour la septième fois consécutive, Anne Hidalgo, la maire de Paris, en lice pour un second mandat, Christophe Girard, son adjoint à la culture et Jérôme Coumet, le maire du XIIIe arrondissement, se sont encore cassé le nez pour assister vainement à un dimanche d'ouverture de la médiathèque Jean-Pierre Melville. C'est que les personnels de l'établissement situé dans le quartier Tolbiac-Olympiades sont toujours en grève pour dénoncer les conditions d’ouverture dominicale aussi bien en termes d’effectifs que de sécurité (voir ici).

Mais les personnels de Melville sont loin d'être isolés dans leurs revendications puisque la quasi totalité des autres bibliothèques municipales de la capitale qui travaillent déjà le dimanche était également fermée au public aujourd'hui à l'instar de Canopée (Ier), Sagan (Xe), Yourcenar (XVe), Rostand (XVIIe) ou encore Duras (XXe). Il est vrai que les personnels avaient un véritable challenge à relever : donner satisfaction à Christophe Girard en personne, l'adjoint à la culture, lequel avait en quelque sorte appelé à une mobilisation massive (voir ici)

Après deux mois de conflit, les bibliothécaires parisiens revendiquent, en plus de bonnes conditions de travail pour leurs collègues de Melville, l'augmentation de la prime qui compense le travail du dimanche. Actuellement de cent euros (brut), la prime dominicale n’a pas été réévaluée depuis plus de dix ans malgré le coût de la vie dans ce qui est une des capitales les plus chères du monde selon les études officielles. Les agents réclament qu’elle passe à cent cinquante euros net.

En attendant une réponse de la Ville de Paris  aux revendications, pourtant très raisonnables des bibliothécaires parisiens qui travaillent le dimanche, un nouveau préavis a été déposé par l'intersyndicale - CGT, FO, SUPAP-FSU, UCP –  le dimanche 8 mars pour la journée des droits des Femmes. Un événement qui tombera à pic pour Anne Hidalgo et son équipe (voir ici).

 

 

    Grève du dimanche : les bibliothécaires parisiens ont répondu à l’appel de Christophe Girard

     - Crois-moi en mon expérience ma chère Anne, un adjoint à la culture ne devrait pas dire ça

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16 février 2020 7 16 /02 /février /2020 11:57
Mairie de Paris : Christophe Girard toujours dans la tourmente !

Les bibliothèques municipales de la capitale qui travaillent le dimanche sont de nouveau fermées pour cause de grève ce 16 février, soit le cinquième dimanche de suite. Les personnels réclament toujours des moyens et une revalorisation de la prime dominicale

Si Christophe Girard a passé une semaine très compliquée, empêtré qu’il est dans l’affaire Matzneff (lire ici), un autre front lui ruine aussi la fin de son mandat. En effet, aujourd'hui et  pour la cinquième fois consécutive Anne Hidalgo, la maire de Paris, en lice pour un second mandat, Christophe Girard, son adjoint à la culture et Jérôme Coumet, le maire du XIIIe arrondissement, lui aussi candidat à sa réélection, se sont cassé le nez pour assister vainement à un dimanche d'ouverture de la médiathèque Jean-Pierre Melville.

C'est que les personnels de l'établissement situé dans le quartier Tolbiac-Olympiades sont toujours en grève pour dénoncer les conditions d’ouverture dominicale aussi bien en termes d’effectifs que de sécurité (voir ici). Mais les personnels de Melville sont loin d'être isolés dans leurs revendications car des bibliothèques municipales de la capitale qui travaillent déjà le dimanche sont elles aussi fermées au public pour cause de grève avec dans l’ordre : Canopée (Ie), Sagan (Xe), Yourcenar (XVe), Rostand (XVIIe) ou encore Duras (XXe). La mairie de Paris et Christophe Girard pariaient sur un pourrissement du conflit. L’actualité de ses derniers jours a montré que ça ne leur a finalement pas porté chance.

Les bibliothécaires parisiens revendiquent, en plus de bonnes conditions de travail pour leurs collègues de Melville, l'augmentation de la prime qui compense le travail du dimanche. En effet, actuellement de cent euros (brut), la prime dominicale n’a pas été réévaluée depuis plus de dix ans malgré le coût de la vie dans ce qui est une des capitales les plus chères du monde selon les études officielles. Les agents réclament qu’elle passe à cent cinquante euros net.

Jusqu’à maintenant  la mairie de Paris a refusé de répondre aux propositions des représentants pour sortir du conflit Une attitude incompréhensible qui fait même dire au quotidien Le Parisien que cette grève pourrait durer jusqu’aux élections de mars et après (lire ici). La balle est donc dans le camp d'Anne Hidalgo et de son équipe. En attendant une réponse de la Ville de Paris  aux revendications, pourtant très raisonnables, des bibliothécaires parisiens qui travaillent le dimanche, un nouveau préavis a été déposé par l'intersyndicale pour le 23 février et les dimanches suivants.

 

 

                                              Paris : Christophe Girard toujours dans la tourmente

           - Monsieur Girard, encore une question : vous serez encore là pour la grève du 23 février ?

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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 12:36
Paris : troisième dimanche de grève chez les bibliothécaires

Les trois-quart des bibliothèques municipales de la capitale qui travaillent le dimanche sont de nouveau restées fermées pour cause de grève ce 2 février. Les personnels réclament des moyens et une revalorisation de la prime dominicale

Les observateurs de la campagne des municipales parisiennes se passent désormais le mot en ricanant. Il est vrai que l’épisode a tout d’un véritable running gag. En effet, pour la troisième fois consécutive Anne Hidalgo, Christophe Girard, son adjoint à la culture et Jérôme Coumet, le maire du XIIIe arrondissement se seront  à nouveau cassé le nez pour assister vainement à un dimanche d'ouverture de la médiathèque Jean-Pierre Melville. C'est que les personnels de l'établissement situé dans le quartier Tolbiac-Olympiades étaient de nouveau en grève, avec le soutien de l'intersyndicale CGT-FO-SUPAP-FSU-UCP, pour dénoncer les conditions d’ouverture dominicale (voir ici)

Mais les personnels de Melville étaient loin d'être isolés dans leurs revendications car les trois-quart des bibliothèques municipales de la capitale qui travaillent déjà le dimanche étaient elles aussi de nouveau fermées au public pour cause de grève, à l’instar de Canopée (Ie),  Sagan (Xe), Yourcenar (XVe), Rostand (XVIIe) ou encore Duras (XXe). Une mobilisation plus que remarquable en ces temps surchargés ces dernières semaines par l'actualité sociale nationale.

C'est que les bibliothécaires parisiens revendiquent, en plus de bonnes conditions de travail pour leurs collègues de Melville, l'augmentation de la prime qui compense le travail du dimanche. En effet, actuellement de cent euros (brut), la prime dominicale n’a pas été réévaluée depuis plus de dix ans malgré le coût de la vie dans ce qui est une des capitales les plus chères du monde selon les études officielles. Les agents réclament qu’elle passe à cent cinquante euros net.

Pour le moment, la mairie de Paris refuse de répondre aux propositions des représentants pour sortir du conflit. Une attitude incompréhensible qui fait même dire au quotidien Le Parisien que cette grève pourrait durer jusqu’aux élections (lire ici)  La balle est donc dans le camp d'Anne Hidalgo et de son équipe. En attendant une réponse de la Ville de Paris  aux revendications, pourtant très raisonnables, des bibliothécaires parisiens qui travaillent le dimanche, un nouveau préavis a été déposé par l'intersyndicale pour le 9 février et les dimanches suivants.

 

 

     Anne Hidalgo et Jérôme Coumet se sont à nouveau cassé le nez ce dimanche devant Melville !

                    - Ma chère Anne si ça continue comme ça, notre campagne va finir en running gag !

                             

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26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 13:44
Paris : deuxième dimanche de grève chez les bibliothécaires

Plus de la moitié des bibliothèques municipales de la capitale qui travaillent le dimanche sont de nouveau restées fermées pour cause de grève ce 26 janvier. Les personnels réclament des moyens et une revalorisation de la prime dominicale

Anne Hidalgo, Christophe Girard, son adjoint à la culture et Jérome Coumet, le maire du XIIIe arrondissement se seront donc, à nouveau, après l’épisode de la semaine dernière, cassé le nez pour assister au second dimanche d'ouverture de la médiathèque Jean-Pierre Melville, laquelle réouvrait au public après plus d'un an de travaux. C'est que les personnels de l'établissement situé dans le quartier Tolbiac-Olympiades étaient de nouveau en grève, avec le soutien de l'intersyndicale CGT-FO-SUPAP-FSU-UCP, pour dénoncer les conditions d’ouverture dominicale (voir ici)

Mais les personnels de Melville étaient loin d'être isolés dans leurs revendications car d'autres bibliothèques municipales de la capitale qui travaillent déjà le dimanche étaient elles aussi de nouveau fermées au public pour cause de grève comme Sagan (Xe), Yourcenar (XVe) ou encore Duras (XXe). Une mobilisation plus que remarquable dans cette séquence déjà surchargée de l'actualité sociale. D’autant que d’autres établissements participent également au mouvement de manière tournante à l’image des bibliothèques Canopée (Ie) et Rostand (XVIIe) la semaine dernière

Les bibliothécaires parisiens revendiquent, en plus de bonnes conditions de travail pour leurs collègues de Melville, l'augmentation de la prime qui compense le travail du dimanche. En effet, actuellement de cent euros (brut), la prime dominicale n’a pas été réévaluée depuis plus de dix ans malgré le coût de la vie dans ce qui est une des capitales les plus chères du monde selon les études officielles. Les agents réclament donc qu’elle passe à cent cinquante euros net.

Pour le moment, la mairie de Paris refuse de répondre aux propositions des représentants pour sortir du conflit. Une attitude incompréhensible qui fait même dire au quotidien Le Parisien que cette grève pourrait durer jusqu’aux élections (lire ici)  La balle est donc dans le camp d'Anne Hidalgo et de son équipe. En attendant une réponse de la Ville de Paris  aux revendications, pourtant très raisonnables, des bibliothécaires parisiens qui travaillent le dimanche, un nouveau préavis a été déposé par l'intersyndicale pour le 2 février et les dimanches suivants.

 

 

   Bibliothèque Melville : La maire de Paris et son adjoint à la culture se sont encore cassé le nez

                       - J'comprend pas Christophe, tu m'avais pourtant juré que tout irais bien.... 

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27 décembre 2019 5 27 /12 /décembre /2019 17:07
Réforme des retraites : Anne Hidalgo mise dans l’embarras !

Interpellée par les syndicats de la ville de Paris, elle semble, comme certains de nos ministres, s’être enfuie à Marrakech. Inquiétant pour qui se veut être une figure politique nationale

Même le Parti Socialiste fait feu de tout de bois sur la question. C’est que la mobilisation contre le projet de la retraite par points, appelée à être une des plus longues, oblige les responsables politiques, en tout cas à gauche, à se positionner. Tous, sauf une. En effet, Anne Hidalgo, à priori toujours à gauche en tant que membre du parti dirigé par Olivier Faure, maire de la plus grande Ville de France, patronne de soixante mille agents municipaux, reste muette. Y compris quand elle est interpellée par l’ensemble des syndicats de la capitale. Très surprenant de la part de quelqu'un qui fait des communiqués sur tout et n’importe quoi et qui se répand abondement sur les réseaux sociaux. A croire, qu’à l’instar de certains de nos ministres, elle s'est enfuie sous des cieux plus cléments.

C’est vrai que l’intersyndicale (CGT, Union des Cadres Parisiens, SUPAP –FSU, Force Ouvrière) a mis la Maire de Paris dans un réel embarras avec son dernier communiqué diffusé à tous les agents travaillant dans son administration. On comprend alors pourquoi Anne Hidalgo joue les grandes muettes tellement c’est cinglant. « la Maire de Paris doit se positionner sur la réforme et son administration ne pas entraver la mobilisation de tous ses agent.es. » démarrent ainsi les représentants des personnels. Et de décrire une situation curieuse pour une des principales opposantes (du moins déclarée) à Emmanuel Macron car « force est de constater que l'administration de la Ville de Paris cherche à invisibiliser ce mouvement. » remarquent-t-ils.

Et de décrire les curieuses méthodes municipales qui, à travers la communication interne aux agents passent "sous silence la mobilisation des personnels » ou se félicitent « du maintien des services ouverts ». Il est vrai que dans certains services  cela passe par l’assouplissement des taux d’encadrement légaux. Des taux revus très à la baisse puisque il arrive que l’on en soit à un adulte pour trente deux enfants au lieu d'un adulte pour dix-huit enfants, normalement, en élémentaire. Plus du double quoi. Idem en maternelle où le taux d’encadrement est là aussi en forte baisse pour la cantine et / ou les activités après l’école. « Ces procédés semblent démontrer une volonté manifeste de la ville de Paris de casser cette grève » remarquent les syndicats. Pas faux.

Et les syndicats de rentrer dans le vif du sujet : « Nous comprenons d'autant plus mal cette attitude que les soutiens de campagne de Mme la Maire rejettent cette réforme du régime des retraites portée par LREM, qui de toute évidence sera l'adversaire de l'équipe Hidalgo aux élections municipales ». Toutefois l’intersyndicale n’est pas du genre à laisser Anne Hidalgo aller à la faute politique en lui suggérant mezza voce qu’en tant « qu'élu.e de notre collectivité, vous pouvez également participer à cette mobilisation en demandant à vos services, vos collaborateur.trices de reporter des réunions ou toutes décisions, à afficher votre soutien au mouvement sur notre page facebook Nous comprenons que votre engagement dépasse le seul cadre de cette mobilisation, mais cette réforme appelle une réponse d'envergure comparable à l'attaque contre notre modèle social ».

Et le communiqué de conclure : « enfin nous tenons à vous informer que votre solidarité est la bienvenue pour soutenir l’effort financier consenti par les grévistes ». Jusqu’à donner quelques pistes à la chantre du progressisme municipal dans ce pays en lui envoyant in petto un lien pour qu’elle puisse contribuer elle et son équipe à la caisse de grève spécialement mise en place ici. Une belle action qui sonnerait comme un sorte de retour aux sources toutes sommes...

 

 

                                              A la mairie de Paris on ne bat pas en retraite !

 - Allez ma chère Anne, t'as plus qu'à montrer que tu reste fidèle à tes engagements de jeunesse !

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23 décembre 2019 1 23 /12 /décembre /2019 17:07
Des bibliothécaires de toute la France lancent un appel pour soutenir le mouvement social sur les retraites

« Plus que jamais il est temps de s'organiser, s'entraider et lutter pour une société juste et solidaire et un service public de qualité » déclarent les premiers signataires en provenance des quatre coins du pays et jusque en Martinique  

C’est un texte qui a d’abord été publié sur le site spécialisé, ActuaLitté. Puis relayé sur Twitter. Désormais sa diffusion va bon train malgré la trêve des confiseurs.

Un appel écrit de concert par plusieurs agents travaillant à la BPI (Bibliothèque Publique d’Information située au centre Beaubourg), à la BNF (Bibliothèque Nationale de France) mais aussi par des personnels des bibliothèques universitaires ou encore des collectivités territoriales pour soutenir ce qui est désormais un des plus long mouvement social depuis sans doute mai 68, tout du moins pour sa durée (déjà 24 jours à l’heure où nous publions ces lignes).

Cet appel collectif est évidemment proposé à tous les bibliothécaires de France et de Navarre : « Il est important, primordial que ce travail collectif soit communiqué à chacune et chacun des collègues du plus grand nombre de bibliothèques sur l’ensemble de de la France parce qu’il énonce les valeurs fondamentales de nos métiers » précisent les initiateurs.

Si bien que les signatures commencent déjà à provenir des quatre coins du pays comme - liste non exhaustive - l’Hérault, Rennes, Rouen, Épinay sur Orge, Bordeaux, Lille, Villeurbanne, Athis-Mons, Béziers, Strasbourg, Noisiel, Lyon, Grenoble, Limoges, le Pas-de-Calais, Perpignan, Brest, Talence, Saint-Brieuc et… jusqu’en Martinique. La carte de France indiquant la  provenance de tous les signataires est d'ailleurs visible ici. Pour ce qui concerne le texte, il est disponible ici dans son intégralité. Pour le signer c’est également ici.

 

 

 

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3 décembre 2019 2 03 /12 /décembre /2019 08:17
Droit de grève : ce que dit vraiment la loi !

Petit bréviaire à l’usage des collègues grévistes qui pourraient rencontrer des difficultés...

Modalitésdu droit de grève : à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, Il arrive parfois que des chefs d’établissement ignorent, de manière involontaire sans doute, les règles et les lois qui régissent tout ça. Alors petit bréviaire à l’usage des collègues qui pourraient rencontrer des difficultés

La grève se fait sur la base d'un préavis déposé par une organisation syndicale. Pour l'agent, le fait de faire grève n'est soumis à aucun délai ni obligation de prévenance (48h ou autre, ça n'existe pas !). Si un agent le fait c’est là encore uniquement par un « principe de courtoisie ». Ce qui veut dire que là où côté management « ça se passe mal » (ça peut arriver), l'agent peut donc parfaitement se contenter de prévenir lors de son retour à son poste. Ou...pas ! Et  il en a parfaitement le droit puisque c’est en effet  à l’administration de constater si des personnels font grève !

Ainsi un responsable d’établissement très au fait de la chose nous confirme « Il n'y a effectivement aucun délai de déclaration préalable, mais cela va même plus loin. Ce qu'on envoie lors d'une grève, c'est juste un état constaté des grévistes. Pour moi, l'agent n'a même pas à déclarer qu'il est gréviste. On doit juste constater son absence et transmettre l’information à notre administration lorsqu'elle elle en fait la demande ».

Enfin pour conclure l'agent peut faire grève une heure, deux heures, trois heures, une demi-journée ou une journée. Ce qui sera donc valable pour le 5 décembre; Et bien sûr après si affinités.

 

 

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10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 13:41
Le 9 mai, les bibliothécaires parisiens ont vraiment répondu présent

Trente-cinq établissements ont fermé ou ont été fortement perturbés, soit plus de la moitié du réseau parisien

La dernière fois que cela était arrivé, c’était au plus fort de la crise des « Gilets jaunes », en décembre dernier. Mais les fermetures des établissements culturels de la capitale avaient alors été faites sur l’ordre de la Préfecture de Police. Cette fois ce sont plutôt les lubies de Macron et Darmanin, désormais surnommés « Pipo et Fluto » (voir ici), qui ont paralysé les bibliothèques municipales parisiennes

C’est que ce jeudi 9 mai était jour de mobilisation nationale contre le projet de réforme de la Fonction Publique à l’appel, il faut le souligner, de tous les syndicats sans exception. Un mouvement qui, s’il a pu paraître modeste au niveau national, a en tout cas été massivement suivi dans les bibliothèques de la Ville de Paris, avec un taux de grévistes supérieur à 50% avec des pointes, ici et là selon les établissements, qui atteignaient parfois….80%.

Résultat des courses : ce sont rien de moins que trente-cinq bibliothèques (sur la soixantaine que compte le réseau parisien) qui ont été soit totalement fermées soit très fortement perturbées avec des fermetures de sections jeunesse ou discothèque accompagnées de fermeture anticipée (souvent deux heures avant l’horaire normal).  Un chiffre considérable. Vous trouverez le détail des établissements concernés dans la rubrique « commentaire ».

À noter également la fermeture ce jour-là de site prestigieux dépendants eux du  Ministère de la Culture comme l’Arc de Triomphe, le Panthéon ou encore la Basilique de Saint Denis, selon les informations communiquées par nos camarades de la CGT de la rue de Valois (lire ici)

 

 

                         Les bibliothèques parisiennes sont restées majoritairement fermées le 9 mai !

                                                           - Grrr, encore un coup des communistes 

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7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 13:19
Quand George Orwell oblige Macron à faire un remaniement !

   Première mesure : Gérald Darmanin nommé au nouveau Ministère de la Vérité

Nous sommes nombreux et nombreuses à avoir fait grève en 2016 pour protester contre la loi El Khomri, loi pudiquement intitulée « Loi relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels ». La novlangue, déjà… Nous sommes redescendu(e)s dans la rue en 2017 contre les ordonnances travail portées par Muriel Pénicaud. Nous nous sommes souvent entendu dire alors : « Mais vous, les fonctionnaires, ça ne vous concerne pas » ou « Vous, vous êtes protégés »… Mais qui a pu croire une telle fable ? Qui a pu penser que cette vague néolibérale n’allait pas nous heurter de plein fouet ? Que, face à la précarisation accrue des salariés du privé, on nous laisserait conserver nos soi-disant privilèges ? Nous avions raison d’anticiper, car le projet de loi Dussopt de transformation de la Fonction Publique, présenté le 13 février dernier aux partenaires sociaux, est à maints égards un copié-collé des lois travail. C’est Gérald Darmanin lui-même qui le dit, évoquant « une sorte de pendant des ordonnances travail pour le public ». Un seul exemple ? La fusion de deux instances représentatives du personnel, les Comités Techniques et les CHSCT, qui retire de fait des moyens considérables à la lutte pour de meilleures conditions de travail des agents publics, à la préservation de leur santé et de leur sécurité au travail.

Bien sûr, le gouvernement parle de « modernisation » de la fonction publique et évoque une « fonction publique du vingt et unième siècle, plus agile, plus ouverte et plus attractive, avec des services publics plus efficaces ». Mais ne nous y trompons pas. C’est bien d’une attaque sans précédent contre le statut dont il s’agit, si ce n’est une casse directe, du moins son contournement grâce à un recours massif aux contractuels, y compris pour les plus hauts postes de direction, et une stratégie pour le vider de son sens, notamment en ouvrant la porte à la rémunération au mérite.  Décryptons un peu ce projet de loi tel qu’il est nous est agréablement présenté, jolies images publicitaires  à l’appui, sur le site officiel du gouvernement (voir ici)

L’axe 1 du projet est intitulé « Promouvoir un dialogue social plus stratégique dans le respect des garanties des agents publics ».Traduisons plutôt: « Affaiblir les syndicats ». Il s’agit en effet, outre la fusion des Comité Technique et des CHSCT, de vider les CAP (commissions paritaires) de leur substance en leur retirant  l’avis sur les questions de promotion, d’avancement et de mutation. La rapporteure du projet de loi, Mme Chalas, a pris moins de précautions oratoires quand elle a déclaré : « Nous aurons le courage de percuter le mode de fonctionnement des syndicats ».  

L’axe 2 nous promet lui de « Développer les leviers managériaux pour une action publique plus réactive et plus efficace ». Traduisons en fait : « Précariser et mettre en concurrence les agents » avec, entre autres, la généralisation des contrats précaires à temps non complet pour les emplois de catégorie C, la création d’un nouveau CDD type contrat de chantier n’offrant aucun droit à l’intégration ou au déroulement de carrière, la fin de la notation et l’individualisation accrue de l’évaluation, des objectifs et même de la rémunération…

L’axe 3 nous propose de « Simplifier et garantir la transparence et l’équité du cadre des gestions des agents publics ».Traduisons : « Dégrader les conditions de travail ». Il s’agit notamment d’ouvrir la porte à une augmentation du temps de travail par une renégociation généralisée des accords sur le temps de travail et une suppression de jours de congé type journée du (de la) Maire…  L’axe 4 lui nous vend carrément du rêve, avec rien moins que: « Favoriser la mobilité et accompagner les transitions professionnelles des agents publics dans la fonction publique et le secteur privé ». Traduisons en réalité : « Pousser les gens vers la sortie », car il s’agit ni plus ni moins de faire de véritables plans sociaux en facilitant l’externalisation de services entiers et le transfert de leurs agents au privé. Mais pas d’inquiétude ! On nous propose de voyager bien équipé avec « la création d’un mécanisme de détachement automatique et de sac à dos social » (sic) !                                       

                                            - Pfff, c'est vraiment lourd ce sac à dos social...

 

On a gardé le meilleur pour la fin avec, l’Axe 5 qui consisterait lui à « renforcer l'égalité professionnelle dans la fonction publique », lequel lustre le tout par l’application d’une couche de vernis progressiste, avec des formules creuses sur la parité ou le handicap et un geste magnanime envers les femmes enceintes qui auront le droit d’être malades sans jour de carence. Monseigneur est trop bon…  Tous ces éléments de langage vous mettent mal à l’aise ? Cela vous rappelle étrangement un certain roman d’anticipation  publié il y a tout juste soixante-dix ans ? Un roman dans lequel le Ministère de la Vérité disait tout le contraire et où le ministère de la Paix était celui qui organisait la Guerre perpétuelle contre différents états à tour de rôle. Et Quand l’ennemi changeait, ce qui arrivait tout le temps, le ministère de la Vérité se mettait alors en branle pour effacer toute trace du passé et réécrire l’histoire.

Ce que n’a pas manqué de relever le philosophe et économiste Frédéric Lordon dans sa lettre de refus à l’invitation au « grand débat des intellectuels », faisant justement référence à 1984 de George Orwell pour justifier son refus de ce semblant de débat :  « En réalité, Monsieur Macron, sur la manière dont vous utilisez le langage pour « débattre » comme vous dites, nous sommes assez au clair depuis longtemps. C’est une manière particulière, dont on se souviendra, parce qu’elle aura fait entrer dans la réalité ce qu’un roman d’Orwell bien connu avait anticipé il y a 70 ans très exactement (…). C’est une manière particulière d’user du langage en effet parce qu’elle n’est plus de l’ordre du simple mensonge (…).Vous et vos sbires ministériels venus de la start-up nation, c’est autre chose : vous détruisez le langage».

Et Lordon d’égrener les exemples :«  quand Mme Buzyn dit qu’elle supprime des lits pour améliorer la qualité des soins ; quand Mme Pénicaud dit que le démantèlement du code du travail étend les garanties des salariés ; quand Mme Vidal explique l’augmentation des droits d’inscription pour les étudiants étrangers par un souci d’équité financière ; quand vous-même présentez la loi sur les fake news comme un progrès de la liberté de la presse, la loi anti-casseur comme une protection du droit de manifester, ou quand vous nous expliquez que la suppression de l’ISF s’inscrit dans une politique de justice sociale, vous voyez bien qu’on est dans autre chose – autre chose que le simple mensonge. On est dans la destruction du langage et du sens même des mots. Si des gens vous disent « Je ne peux faire qu’un repas tous les deux jours » et que vous leur répondez « Je suis content que vous ayez bien mangé », d’abord la discussion va vite devenir difficile, ensuite, forcément, parmi les affamés, il y en a qui vont se mettre en colère (...) ». Le texte original est à lire ici.

Selon sa méthode désormais bien connue de la guerre éclair, le gouvernement espère faire voter cette réforme avant l’été. Et ce lors même que l’on se trouve dans une situation de crise politique majeure, que des milliers de nos concitoyens se sont mobilisés ces derniers mois, bien sûr les gilets jaunes, mais aussi les agents hospitaliers, les agents des finances publiques, les enseignants  en lutte contre la loi Blanquer…  Allons-nous (enfin) nous mettre en colère ? Réponse, bien sûr, le jeudi 9 mai dans la rue. Rendez-vous donc dès midi sur le parvis de l'Hôtel de Ville pour ensuite, en intersyndicale, rejoindre le cortège

 

 

                                           Le 9 mai allons rendre hommage à Pipo et Fluto

                        - Pff Manu je t'avais dit que nos éléments de langage étaient trop voyants..

     - Ah quelle guigne, il ne manquerait plus que le fantôme du Grand Charles nous poursuive

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