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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Syndicat PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog du syndicat PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein du syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service (PACS) pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com

 

 

 

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23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 16:53
La veille de Pâques, la salle Grande Croizat était vraiment pleine comme un œuf
La veille de Pâques, la salle Grande Croizat était vraiment pleine comme un œuf
La veille de Pâques, la salle Grande Croizat était vraiment pleine comme un œuf
La veille de Pâques, la salle Grande Croizat était vraiment pleine comme un œuf
La veille de Pâques, la salle Grande Croizat était vraiment pleine comme un œuf
La veille de Pâques, la salle Grande Croizat était vraiment pleine comme un œuf

La veille de Pâques, la salle Grande Croizat était vraiment pleine comme un œuf

Pour nombre d'agents des administrations parisiennes, c’était du jamais vu que les syndicats de la capitale appellent tous ensemble à une action commune ! La réunion intersyndicale du jeudi 18 avril promettait d’être historique. Elle le fut !

Du jamais vu puisque pour la première fois depuis des décennies, tous les syndicats représentatifs de la Ville de Paris, CFDT, CFTC, CGT, FO, Supap, UCP, UNSA (plus SUD venu en renfort) se tenaient côte à côte.

Du jamais vu car le moment est d’importance avec le projet de démantèlement de la fonction publique par le gouvernement et dont nous vous décryptons les grandes lignes ici. Chaque agent ayant pressenti cet enjeu, tous et toutes se sont mobilisé.e.s. La salle Grande Croizat de la Bourse du travail était pleine à craquer, comme le montre nos illustrations photos ainsi que notre vidéo.

Cette cohésion syndicale, cette forte mobilisation sont de très bons augures pour le prochain rendez-vous national prévu le jeudi 9 mai, un appel à la grève des agents de toutes les fonctions publiques, pour défendre nos droits.

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12 avril 2019 5 12 /04 /avril /2019 06:38
Euh, là Manu pour une fois je n'y suis pour rien

Euh, là Manu pour une fois je n'y suis pour rien

Unanimes, tous les syndicats appellent à une assemblée générale commune, le jeudi 18 avril à la Bourse du Travail

 

De mémoire de syndicaliste ou de simple observateur de l’actualité sociale à la Ville de Paris, c’est assurément une première ! En tout cas depuis l’élection du premier édile, Jacques Chirac, soit depuis au moins trente-deux ans ! Mais peut-être même depuis plus longtemps encore… Depuis 68, ou la Libération voire l'époque du Front Populaire ! C’est en effet du jamais vu pour nombre d'agents des administrations parisiennes que les syndicats de la première commune de France appellent tous ensemble à une action commune. Et il n'en manque pas un seul. Un exploit Jupitérien ? Presque, puisque ce sont les fondements mêmes de la fonction publique qui sont attaqués par le Gouvernement (lire ici)…

 

C'est pourquoi la totalité des syndicats représentatifs de la Ville de Paris, CFDT, CFTC, CGT, FO, Supap, UCP et UNSA invite tous les personnels de la Ville de Paris qui veulent en savoir plus à une grande assemblée générale, le jeudi 18 avril à la Bourse du Travail (salle Grande Croizat). Invitation sur les heures d'informations syndicales.

 

Au  menu : augmentation du temps de travail (avec la remise en cause des RTT et une suppression de huit jours de congés annuels) ; remise en cause des cycles de travail actuels ; rupture conventionnelle pour se séparer des fonctionnaires ; précarisation pour tous les personnels de la Fonction publique, titulaires et non-titulaires ; recrutement généralisé de contractuels à la place de fonctionnaires ; des instances du personnel vidées de leur contenu (CAP, CCP, CT, CHSCT) ; facilitation des privatisations de services entiers avec leurs agents. Et oui, c’est vraiment l’indigestion !

 

Alors, soyons toutes et tous au rendez-vous le jeudi 18 avril à partir de 9 heures à la Bourse du Travail de la rue du Château d'Eau, Métro République. Et puis accueillir cette intersyndicale en salle Croizat, salle classée où tant de luttes ont été menées, ne pourra que porter la nôtre ! Vu que l'affluence sera grande il est conseillé d'arriver tôt pour espérer avoir une place assise

 

 

 

               Le 18 avril, rendez-vous tous dans un lieu historique pour un moment historique !

 

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26 mars 2019 2 26 /03 /mars /2019 18:25

               Les conquêtes sociales de la France depuis le droit de grève en 1864

Et donc rendez-vous le 9 mai à l'appel de toutes les organisations syndicales......

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14 mars 2019 4 14 /03 /mars /2019 15:58

 

                                                    Changeons le système, pas le climat...

La CGT soutient l’appel de la jeunesse à une mobilisation mondiale pour le climat et appelle les salarié-e-s, les retraité-e-s, les privé-e-s d’emploi et les jeunes à participer massivement aux mobilisations organisées le 15 mars prochain dans toute la France (voir ici). Une mobilisation qui précédera la « Marche du siècle » qui se tiendra le lendemain, samedi 16 mars.

C’est le défi principal de notre temps : le réchauffement climatique et ses conséquences sur les pertes de biodiversité. Depuis l’adoption en 1992 des deux conventions mondiales des Nations Unies sur le Climat et sur la Biodiversité, les orientations nécessaires et les changements à opérer sont connus. Pourtant, de COP en COP, les rapports sont de plus en plus alarmants et, dans les faits, pas de changement de cap ! Pas de changement de système !

La hausse des températures s’accélère. Si le réchauffement climatique n’est pas contenu en deçà de 1,5°C, les conséquences seront irréversibles pour l’humanité et la biodiversité. Pour tenir cet objectif, les émissions de gaz à effet de serre doivent baisser de 45 % d’ici 2030 et atteindre la neutralité carbone en 2050.

Pourtant, l’Union Européenne vient de renoncer à ces objectifs et ne vise plus qu’une réduction à hauteur de 40 % pour 2030. Pour réduire massivement l’empreinte carbone et les émissions de gaz à effet de serre, il faut changer de type de développement, rompre avec une logique où les intérêts privés priment sur l’intérêt commun.

La transition écologique passe donc par des mesures en rupture avec les politiques actuelles : assurer un accès universel aux biens et services publics mondiaux, notamment l’eau et un développement et une amélioration des transports collectifs sur tout le territoire dans une approche multimodale et complémentaire des modes de transport, en respectant des critères sociaux et environnementaux ;

Mais aussi et surtout développer une politique industrielle cohérente conjuguant les enjeux sociaux et environnementaux ce qui signifie engager la réindustrialisation locale en réhabilitant une politique industrielle capable de favoriser les circuits courts ou encore contrôler et évaluer les aides publiques et demander leur restitution si leur efficacité n’est pas démontrée.

Le capital ne se préoccupe pas de l’avenir de l’Humanité. Pour notre syndicalisme, les questions environnementales et l’urgence climatique sont indissociables de nos combats pour le progrès et la justice sociale. Ce sont les deux faces d’une même médaille, pour un « développement humain durable ». Changeons le système, pas le climat.

Appel mondial pour le climat le 15 mars, « Marche du siècle » le 16

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 19:35
Pouvoir d’achat : Anne Hidalgo sous pression pour mettre en place la prime « Macron »

« Nous demandons à l’exécutif parisien de faire comme les grandes entreprises qui ont décidé d’accorder des primes de plus de mille euros à leurs salarié.e.s. La plus grande et la plus riche des collectivités du pays en a les moyens » déclarent  les syndicats de la Ville de Paris.

Dans le contexte des mobilisations sociales en cours, le président Emmanuel Macron a fermement invité les employeurs des grandes entreprises à accorder des primes exceptionnelles pour la fin de l’année. Plusieurs entreprises, Total, Carrefour, Free (etc.), ont annoncé publiquement ces derniers jours qu’elles allaient distribuer des primes de 1000 à 1500 euros pour l’ensemble de leurs salarié.e.s. Beaucoup d’autres, dont Michelin ou la SNCF, viennent de leur emboîter le pas.

Les syndicats CFDT, CGT, FO, Supap-FSU et SUD de la Ville de Paris ont donc décidé d’interpeller Anne Hidalgo pour qu’elle aussi prenne en compte ce problème de pouvoir d’achat, qui touche les agents municipaux de la Capitale, lesquels, comme l’ensemble des fonctionnaires, ont vu leur rémunération (calculée sur le point d’indice) gelée depuis de nombreuses années.

« Nous demandons à l’exécutif parisien l’obtention d’une prime exceptionnelle de 2000 euros pour les agents de catégorie C, de 1500 euros pour les agents de catégorie B et de 1000 euros pour les agents de catégorie A de la Ville de Paris. La plus grande et la plus riche des collectivités du pays en a les moyens » déclare ainsi l’intersyndicale dans un communiqué diffusé sur les messageries internes de la Ville. « L'exigence d'une telle prime ne dissocie pas les agents de la Ville de tous les citoyens qui se mobilisent actuellement pour leur niveau de vie. C'est une demande d'équité et justice » concluent d’ailleurs les représentants des personnels.

Pour obtenir satisfaction les syndicats ont d’ores et déjà déposé un préavis de grève pour le vendredi 21 décembre avec un rassemblement du côté de l’Hôtel de Ville sur les coups de midi.  Mais on imagine mal que les agents, qu'ils soient titulaires, vacataires ou encore en contrat aidé, puissent avoir une fin de non recevoir. Car Anne Hidalgo, qui se veut à l’avant-garde du progressisme, ne pourrait pas se permettre politiquement d’être débordée sur la question du pouvoir d’achat par Xavier Niel, le patron de Free, et ses amis... N'est ce pas ?

Quand Anne Hidalgo montrait Xavier Niel en exemple pour faire plaisir à Macron
Quand Anne Hidalgo montrait Xavier Niel en exemple pour faire plaisir à Macron

Quand Anne Hidalgo montrait Xavier Niel en exemple pour faire plaisir à Macron

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27 novembre 2018 2 27 /11 /novembre /2018 14:42
Arrêt maladie, droit de grève : ce que dit vraiment la loi

Petit bréviaire à l’usage des collègues qui pourraient rencontrer des difficultés...

Arrêt maladie, modalité du droit de grève : à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, Il arrive parfois que des chefs d’établissement ignorent, de manière involontaire sans doute, les règles et les lois qui régissent tout ça. Alors petit bréviaire à l’usage des collègues qui pourraient rencontrer des difficultés

Commençons par le sujet des arrêts-maladie : pour bénéficier d'un congé de maladie ordinaire ou son renouvellement, l'agent doit adresser dans les 48 heures (sauf empêchement pour hospitalisation, etc...) le volet 2 et 3 du/des arrêt(s) de travail établis par le médecin. Il doit l’envoyer à son supérieur hiérarchique direct ou à son UGD. La nature de l'affection dont souffre l'agent ne figure pas sur les volets envoyés (secret médical). Il figure sur le volet 1 que l'agent conserve.

Le délai de 48 heures suivant l’établissement de l’arrêt vaut  uniquement pour son envoi ou sa transmission (pas pour sa réception donc). Et un certificat médical établi un vendredi peut être transmis via la poste, le cachet faisant foi, le lundi, ou le mardi si le lundi est férié. Il s’agit aussi de prévenir rapidement son service. La réglementation n’en fait pas une obligation mais un principe « de courtoisie ».

 La procédure est un peu différente pour les agents contractuels. Dans les 48 heures l’agent doit adresser le volet 3 de son arrêt de travail à son UGD pour justifier son absence et le volet 2 à son centre de sécurité sociale pour percevoir les indemnités journalières versées par la sécurité sociale. Il conserve le volet 1.

Passons sur le droit de grève maintenant. La grève se fait sur la base d'un préavis déposé par une organisation syndicale. Pour l'agent, le fait de faire grève n'est soumis à aucun délai ni obligation de prévenance (48h ou autre, ça n'existe pas !). Si un agent le fait c’est là encore uniquement par un « principe de courtoisie ».

Ce qui veut dire que là où côté management « ça se passe mal » (ça peut arriver), l'agent peut donc parfaitement se contenter de prévenir lors de son retour à son poste. Ou...pas ! Et  il en a parfaitement le droit puisque c’est en effet  à l’administration de constater si des personnels font grève ! Ainsi un responsable d’établissement très au fait de la chose nous confirme « Il n'y a effectivement aucun délai de déclaration préalable, mais cela va même plus loin. Ce qu'on envoie lors d'une grève, c'est juste un état constaté des grévistes. Pour moi, l'agent n'a même pas à déclarer qu'il est gréviste. On doit juste constater son absence et transmettre l’information à notre administration lorsqu'elle elle en fait la demande ».

Enfin pour conclure l'agent peut faire grève une heure, deux heures, trois heures, une demi-journée ou une journée.

Arrêt maladie, droit de grève : ce que dit vraiment la loi

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17 juin 2018 7 17 /06 /juin /2018 18:07
Victoire historique pour les agents des Catacombes de Paris après sept semaines de conflit

Un bras de fer qui en valait toutefois la chandelle car les grévistes ont obtenu satisfaction sur toute la ligne

Après sept semaines de grève, le plus long mouvement social de l'histoire de Paris-Musées, les agents des Catacombes de Paris ont finalement réussi à imposer leurs revendications. Certes, Paris-Musées, le gestionnaire du célèbre ossuaire de la place Denfert-Rochereau, a tenté à de nombreuses reprises de casser le mouvement avec quelques complices (lire ici, ici et ) mais cela n'aura pas entamé la détermination des personnels. Un bras de fer qui en valait toutefois la chandelle car les grévistes ont obtenu satisfaction sur toute la ligne avec la signature d'un protocole de fin de conflit avec la mairie de Paris. Qu'en on juge.

« Sur les questions salariales, nous obtenons le triplement de la prime de pénibilité et l’harmonisation par le haut des salaires des collègues ex-vacataires (qui touchaient jusqu’à présent 150 euros de moins chaque mois par rapport aux ex-contractuels) » déclarent ainsi les grévistes dans un communiqué. Et les personnels des Catacombes d'ajouter : « sur les questions, plus épineuses, d’effectifs, nous n’obtenons pas l’ensemble des recrutements que nous avions réclamés. Cependant nous arrachons six nouveaux postes, ce qui dans le contexte actuel et la politique vis-à-vis des recrutements de fonctionnaires constitue une avancée considérable. C’est donc avec une énorme fierté que nous sortons du conflit » (lire ici).

Une fierté justifiée car effectivement les résultats obtenus sont exceptionnels. « Franchement cette victoire est historique » comme le rappellent les observateurs attentifs des mouvements sociaux à la Ville de Paris.

 

Victoire historique pour les agents des Catacombes de Paris après sept semaines de conflit

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 15:29
La grève des Catacombes a déjà coûté un million d’euros à la Ville de Paris. La directrice de Paris-Musées est désormais dans la tourmente

Dans son entourage, on murmure que Delphine Levy veut désormais atteindre la somme de deux millions d’euros. Pas moins. Anne Hidalgo et Bruno Julliard s’en étranglent déjà !

Le mouvement de grève des personnels des Catacombes de Paris n’en finit toujours pas. Il est vrai que Paris-Musées, le gestionnaire de l’ossuaire de la place Denfert-Rochereau, joue visiblement le pourrissement. Une stratégie pour le moment perdante financièrement car, depuis le début du conflit, commencé il y a maintenant près d’un mois, le site habituellement hyper rentable a été totalement fermé aux visiteurs au moins une vingtaine de fois. Avec presque 50 000 euros de recette journalière, la douloureuse se monte désormais pour la Mairie de Paris à la somme faramineuse de un million d’euros.

Une perte sèche qu'il sera difficile de rattraper. Et qui met clairement en cause Delphine Levy, la directrice de Paris-Musées, dans la gestion de cette crise. Enfin gestion le mot est un peu grand. En effet, après avoir tenté de soudoyer d’autres musées pour casser la grève, sans succès hélas !, puis demandé à un syndicat de déposer un faux préavis de grève, elle a tenté d’ouvrir le site avec seulement trois agents, au mépris de toutes les règles de sécurité. Une initiative qui a été dénoncée sur les réseaux sociaux (voir ici).

Si bien que les grévistes reprennent l’initiative « La direction ne sait plus comment faire » déclarent-ils dans un communiqué publié en début de semaine sur leur page Facebook. « Alors que les dimanches et les mardis avaient été épargnés par la grève lors des trois premières semaines du conflit, depuis la semaine dernière ces deux journées sont maintenant elles aussi touchées. Aujourd’hui, comme mardi dernier, le site est resté fermé. Le dimanche, la direction a opté pour une ouverture « à l’arrache en faisant fonctionner le site essentiellement grâce aux vacataires présents, avant d’être contrainte à la fermeture à 17 heures » (lire ici).

Pourtant, sortir de cette crise est on ne peut plus simple pour les agents : « que Paris-Musées et derrière lui le cabinet de M. Julliard fassent des propositions convenables aux grévistes, sans quoi le conflit risque de durer… À croire que la direction ne manque pas d’argent, elle qui préfère jusqu’à présent aller au bras de fer alors que nos demandes sont légitimes et raisonnables. D’autant plus que nous avons proposé en fin de semaine dernière une réunion de travail à la direction pour déterminer l’effectif cible en collaboration avec le responsable de la sécurité des musées et la conseillère en prévention des risques professionnels ». Des propositions plus que raisonnables, non ? À moins que Delphine Levy veuille encore plus creuser le trou budgétaire de Paris-Musées ? Dans son entourage, on murmure qu’elle veut désormais atteindre la somme de deux millions d’euros. Minimum ! Anne Hidalgo et Bruno Julliard s’en étranglent déjà.

 

 

                  Crise à Paris-Musées : La mairie de Paris a déjà perdu un million d'euros !

                        - Rrrrr, après m'être étranglé, je vais ensuite étrangler les coupables

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24 mai 2018 4 24 /05 /mai /2018 17:35
Pour casser la grève des Catacombes, des « syndicalistes » de l’UNSA ont tenté de se faire passer pour d’autres

Puis une fois démasqués, ils ont proféré menaces et insultes avant de sortir sous les lazzis

Les agents des Catacombes sont en grève depuis le 3 mai déjà. Ce qui en fait (et de loin) le plus long conflit social dans l’histoire des musées municipaux parisiens. De quoi faire perdre parfois tous sens commun à la direction Paris-Musées, l'établissement public également en charge du célèbre ossuaire de la place Denfert (voir ici). Mais aussi à.... certains « syndicalistes » lesquels avaient, certes, déjà un peu sombré dans le ridicule (voir ici). Sauf que selon les témoignages des personnels des Catacombes, cette semaine ils ont désormais passé un cap. Et haut la main.

Tout commence d’abord par une scène assez surréaliste : à une personne présente sur le piquet de grève qui leur demandait « qui ils étaient », nos représentants de l’UNSA (car oui, ce sont encore bien eux) se sont présentés comme étant…..de la CGT ! Tudieu. Mais probablement le seul moyen pour eux d’approcher les personnels sans doute. Surtout après leur précédent faits d'armes. Inutile de dire qu’ils ont été très vite démasqués. De vrais pieds nickelés…C'est vrai que comme leur modèle ils étaient trois.

Mais alors pourquoi se rendre sur le site des Catacombes puisque personne ne leur avait demandé de venir ? Certains murmurent que Paris-Musées les aurait un peu encouragés. Bingo ! « Leur objectif était de convaincre les agents d'arrêter la grève et d'aller en négociations avec eux » ont ainsi rapporté les personnels sur leur page Facebook. Et les grévistes d’envoyer évidemment bouler nos trois pieds nickelés.

C’est peu dire que ces derniers l’ont mal pris comme l’ont constaté les témoins sur place. « Ils ont haussé le ton, d'abord en accusant les syndicats qui nous soutiennent de mener les agents dans le mur, ensuite en proférant des menaces puis en bousculant des jeunes documentaristes venues filmer la grève (qu'ils ont aussi menacées, tant qu'à faire) » peut-on lire. Pas vraiment joli-joli tout ça. Il était temps alors pour nos pieds nickelés de partir ensuite sous les lazzis. Pas sûr qu’aux Catacombes, on les revoie de sitôt.

Pour casser la grève des Catacombes, des « syndicalistes » de l’UNSA ont tenté de se faire passer pour d’autres

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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 13:37
Troisième semaine de grève aux Catacombes de Paris : certains en font même une jaunisse !

La direction de Paris Musées propose à un « syndicat » de prendre un arrêt maladie pour casser le mouvement

Visiter les Catacombes ? Pour le moment c'est toujours mort comme le confirme le communiqué officiel de Paris Musées, le gestionnaire du site (voir ici). En effet, les personnels du célèbre ossuaire de la place Denfert-Rochereau rentrent dans leur troisième semaine de grève pour demander l'amélioration de leurs conditions de travail. Et ils semblent plus déterminés que jamais, comme ils viennent de l'annoncer dans un communiqué publié sur leur page Facebook.

Pourtant l’établissement Paris Musées fait tout ce qu'il peut pour casser le mouvement. Jusqu'à demander à un syndicat qui ne participe pourtant pas au mouvement de demander aux agents... de mettre fin à la grève ! La manœuvre est simple : vous demandez, en tant qu'employeur, à un syndicat ami de déposer un « faux » préavis de grève, ici donc pour le site des Catacombes. Un préavis d'autant plus faux qu'en l'occurrence le mouvement est en cours depuis plus de deux semaines. Pas grave, comme ça on peut inviter le dit syndicat pour une rencontre de « négociations », lequel appellera ensuite les agents à « arrêter la grève ». Bon d'accord, la ficelle est un peu grosse, mais plutôt normal quand on ait que Paris Musées adore souvent  se vautrer dans le ridicule... Le syndicat UNSA aussi visiblement (car c'est bien lui) ! Même si on peut comprendre que ses représentants doivent sûrement être un peu souffrants, puisque touchés par une jaunisse...

Il faut dire que le communiqué de l'UNSA est, il est vrai, assez hallucinant :« Nous sommes parvenus à un accord de fin de conflit avec la direction » affirment nos souffreteux. Qu'ont-ils obtenu ? Bon, là, attachez vos ceintures car c'est du très lourd : « Grâce à sa détermination et sa force de proposition, l’UNSA obtient enfin la mise en place d’une audience de travail ». Bref ils ont donc arraché une réunion, certes pour bien plus tard, mais toujours « avec détermination ». Pour les curieux, le texte est disponible in extenso dans la rubrique commentaire .

Évidemment, l'UNSA, désormais syndicalement en arrêt maladie, n'a pas vraiment convaincu les personnels des Catacombes. « Cette manœuvre cache une volonté de gagner du temps en espérant que d’ici là les agents se seront fatigués… Ce qui n’est pas près d’arriver ! » déclarent les grévistes dans leur communiqué. Et les agents de se moquer de l'UNSA : « Nous en profitons pour signaler aux organisations syndicales qui s’inquiètent pour les salaires des agents en grève dans des communiqués qu’elles peuvent toujours nous aider en donnant sur notre caisse de soutien mise en ligne ou en se rendant sur notre piquet de grève pour faire un don dans notre urne ». A leur place, on irait plutôt donner sur Internet car il est recommandé aux personnes atteintes de la jaunisse d'éviter de s'approcher des Catacombes : ce n’est pas bon pour le teint.

De toute façon la majorité des autres syndicats continue à soutenir le mouvement des agents des Catacombes puisque, après la CGT et Sud, c'est au tour du SUPAP-FSU et de Force Ouvrière d'entrer dans la danse. En tout cas la grève se poursuit et les Catacombes seront encore fermées demain jeudi 17 mai. Et le même jour une manifestation est prévue vers 15 heures au départ du Châtelet pour arriver en fin d'après-midi devant le siège de Paris Musées dans le Xe arrondissement.

 

 

          Troisième semaine : les agents des Catacombes sont encore et toujours mobilisés

 

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