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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Syndicat PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog du syndicat PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein du syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service (PACS) pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : Syndicat-PACS-DAC@paris.fr

 

 

 

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11 mai 2018 5 11 /05 /mai /2018 15:36
Il y avait du monde ce midi aux Catacombes (toujours en grève)

 

Et en plus, la Crypte archéologique suit également le mouvement (voir ici). C'est vraiment la guigne pour Paris-Musée...

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11 mai 2018 5 11 /05 /mai /2018 14:48

 

Deux semaines après le mouvement entamé par les agents des Catacombes, ceux de la Crypte archéologique était aussi en grève ce vendredi 11 mai. Le gestionnaire de ces deux sites, Paris-Musée, étant apparemment incapable d'entamer lui-même des négociations sérieuses, les agents grévistes et les syndicats sont  désormais obligés de s'en remettre à sa tutelle, la Mairie de Paris, pour sortir de la crise.

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11 mai 2018 5 11 /05 /mai /2018 09:51
Les grévistes des catacombes lancent un évènement Facebook

Rendez-vous ce vendredi 11 mai à partir de midi devant l'entrée de l'ossuaire de la Place Denfert-Rochereau

C'est une première dans les musées de la Ville de Paris de mémoire d'observateur. Et désormais l'impact est national après la dépêche publiée hier par l'Agence France Presse (AFP) sur cette « deuxième semaine de grève aux Catacombes de Paris » Une dépêche qui s'ajoute à une couverture médiatique déjà importante via Le Parisien, Le Figaro, France 3 Paris, France-Bleu ou encore de BFM-TV. Un mouvement social qui pourrait continuer à battre des records puisqu'il se poursuit toujours ce vendredi 11 mai ainsi que demain samedi si aucune proposition n'est faite par le gestionnaire du site, Paris-Musées pour sortir de  cette crise.

Pourtant, les revendications des agents des Catacombes sont on ne peut plus simples puisqu''ils réclament juste de meilleures conditions de travail notamment en terme de sécurité mais aussi une augmentation de leurs primes pour compenser leur activité en sous-sol (lire ici). Une demande légitime quand on sait les recettes générées par le célèbre ossuaire de la place Denfert-Rochereau, cinquante mille par jours selon les spécialistes. Il est donc curieux que de son côté, Paris-Musées, hormis utiliser de curieuses méthodes dignes du siècle dernier, n'entame aucune négociation pour sortir de ce long conflit qui devrait, selon nos calculs, lui coûter trois cent mille euros d'ici samedi. C'est pourquoi les grévistes en appellent désormais directement à la mairie de Paris dans une lettre ouverte envoyée le 9 mai (lire ici).

En tous cas, si les visiteurs trouverons portes closes en arrivant devant les catacombes, il devrait néanmoins y avoir du monde car les grévistes 2.0 (ils ont déjà mis en ligne une caisse de soutien) donnent rendez-vous ce vendredi à partir de midi via un événement Facebook. Et il y a déjà près de trois cents inscrits pour participer à cette manifestation. Évidemment, Anne Hidalgo a été invitée. Et bien sûr, elle est attendue

Elle sera forcément là, car elle est aussi sur Facebook

Elle sera forcément là, car elle est aussi sur Facebook

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9 mai 2018 3 09 /05 /mai /2018 13:11
Les agents des catacombes écrivent aux élus de la mairie de Paris pour sortir de la crise
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7 mai 2018 1 07 /05 /mai /2018 10:52
Crise aux Catacombes : Bruno Julliard victime d'un sale coup ?

En effet, Paris-Musées, l'organisme en charge des musées de la Ville de Paris, a demandé aux autres établissements qu'ils leur fournissent des volontaires pour ouvrir l'ossuaire de la place Denfert-Rochereau et ainsi casser la grève. En vain toutefois.

Au troisième jour de grève des agents des Catacombes de Paris (lire ici), le gestionnaire du site, Paris-Musées commence à paniquer grave. Il est vrai que le conflit lui a déjà coûté près de cent cinquante mille euros. Et ce n'est probablement pas fini.Si bien que cette perte de recette l'amène a utiliser des méthodes digne du patronat des années soixante dix.

En effet, de sources certaines, la direction de Paris-Musées a écrit aux encadrants des autres musées de la Ville de Paris (Petit Palais, Musée d'Art Moderne, Maison de Victor Hugo...) pour qu'ils leur fournissent des volontaires.... pour ouvrir les catacombes ! Mais pas de pot pour l'établissement public, ceux-ci ont répondu « qu'ils avaient trop de travail sur place pour se séparer d'un seul agent ». Et toc. C'est donc faute d'effectif suffisant dans les musées municipaux de la capitale, preuve des réductions budgétaires continuelles, que cette tentative de briser une grève tombe à l'eau !

Reste à savoir si cette initiative a été faite dans le dos de Bruno Julliard, ancien syndicaliste certes, mais surtout actuellement Président du Conseil d'Administration de Paris-Musées. Un sale coup dans ce cas.

 

 

      Quand Paris-Musée cherche des agents pour casser la grève aux Catacombes (en vain)

 

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5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 15:35
Troisième jour de grève aux Catacombes de Paris. Et c'est pas fini !

Le gestionnaire du site, Paris-Musées, semble incapable de gérer cette crise inédite. Pour sortir du conflit, la balle est désormais dans les mains de Bruno Julliard

Alors que le célèbre ossuaire de la place Denfert-Rochereau (XIVe) est fermé au public depuis jeudi, les agents sont toujours mobilisés ce samedi 5 mai. Or trois jours de grève aux Catacombes de Paris, c'est de mémoire d'observateur, une première. Et devant l'absence de réponse de Paris-Musées, le gestionnaire du site, les personnels semblent plus déterminés que jamais : « Nous, agents des Catacombes de Paris en grève depuis jeudi 3 mai, avons décidé de reconduire le mouvement, aujourd’hui samedi 5 mai, face à l’absence de réponse de la direction dans les négociations » déclarent-ils dans un communiqué.

Et les grévistes de pointer les raisons de leur colère : « Le site des Catacombes brasse des dizaines de milliers d’euros chaque jour…mais les agents travaillent dans des conditions indignes ! » (lire ici). Pour parvenir à de meilleures conditions de travail, les revendications des personnels sont on ne peut plus simples puisqu'ils demandent le recrutement immédiat de personnel supplémentaire, la mise en place d'un matériel fonctionnel pour pouvoir assurer correctement la sécurité des agents et du public et une augmentation de leur prime dite « ossuaire », eux qui travaillent en sous-sol dans des conditions sanitaires difficiles.

La surprise est plutôt de voir que Paris-Musées, le gestionnaire du site, est incapable de gérer de cette crise inédite alors qu'elle lui a déjà coûtée près de cent cinquante mille euros en perte de recette. Il faut dite que les catacombes sont une véritable poule aux œufs d'or qui rapporte environ cinquante mille euros par jour et nécessitent peu de frais en terme de renouvellement ou d'entretien des collections. Néanmoins, cette perte est déjà très supérieure au coût que représenterait la satisfaction des revendications des grévistes, surtout si le grève est reconduite en fin de semaine prochaine. Pour sortir du conflit, il semble que la balle soit maintenant dans les mains de Bruno Julliard, le premier adjoint à la maire de Paris en charge de la culture et par ailleurs président du conseil d'administration de l'établissement public, Paris-Musées.

 

                          Paris-Musées : la sortie de crise dans les mains de Bruno Julliard

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3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 13:06

 

      Pendant ce temps là, Paris-Musées, le gestionnaire du site, fait le mort..

C’est un des sites les plus rentables de la Mairie de Paris. C’est même une véritable « machine à cash ». Malheureusement  pour la municipalité,  aujourd’hui, jeudi 3 mai, les catacombes sont fermées au public pour toute la journée.

Car si l’ossuaire de la place Denfert-Rochereau (XIVe) brasse des dizaines de milliers d’euros chaque jour, en revanche les agents en charge de la sécurité du site travaillent, eux, dans des conditions indignes. Ils ont donc décidé de se mettre en grève. « Tous les jours et jusqu’à six jours par semaine, nous sommes privés de lumière naturelle et respirons l’air fétide des ossements en décomposition, sans même savoir quels sont les risques pour notre santé ! Et ce pour une prime d'à peine soixante euros par mois ! » dénoncent les personnels des Catacombes dont le site dépend de l’établissement public, Paris-Musées.

Mais en plus des mauvaises conditions de travail, les agents pointent désormais de graves défaillances en terme de sécurité : « tous les jours nous devons gérer des files d’attente énormes, la distribution des audioguides, le contrôle Vigipirate … mais le manque d’effectif nous oblige à travailler régulièrement à 2 voire à 1 seul à l’entrée au détriment de la qualité de l’accueil comme de la sécurité des agents et du public. Tous les jours nous faisons face au manque de matériel, qui met, encore une fois en danger les agents comme les visiteurs » constatent-ils.

C’est pourquoi ils réclament d’urgence le recrutement immédiat de personnel et un matériel fonctionnel pour assurer la sécurité du public et des agents mais aussi l’augmentation de la « prime ossuaire » pour reconnaitre leur pénibilité et les risques encourus. Et les personnels de conclure : « Quand on a une poule aux œufs d’or, on prend au moins soin de lui donner du bon grain ! ». Pour le moment, le terme est de circonstance, Paris-Musées fait le mort pour répondre à ces revendications. Jusqu'à quand ? En attendant, les agents des catacombes, viennent d'annoncer en début d'après-midi sur leur page Facebook que la grève sera également reconduite demain, vendredi 4 mai. Ils pourrait bien ne pas en rester là puisque l'on vient d'apprendre la création sur le net d'une caisse de soutien.

Les catacombes fermées en urgence pour cause de crise sociale !
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28 avril 2018 6 28 /04 /avril /2018 08:02
Paris : le musée Zadkine affronte la plus grave crise de son histoire

L’établissement est régulièrement fermé au public depuis déjà cinq jours pour cause de grève des agents de surveillance

La crise est à son comble au musée Zadkine, situé rue d’Assas dans le VIème arrondissement de Paris. Et le site qui abrite les collections du célèbre sculpteur est en train de connaitre son plus long mouvement social depuis sa création.

En effet, depuis le mardi 24 avril, le musée est régulièrement fermé au public tout ou partie de la journée. Il faut dire que le taux de gréviste à de quoi impressionner avec près de 90% des agents de surveillance présents qui décident chaque jours de cesser le travail. Motif de leur colère ? Ils s'opposent au départ forcé de leur responsable par Paris-Musées. Il est vrai que l'attitude de l’établissement public en charge des musées municipaux de la capitale est d'autant plus inacceptable qu'elle ne se fonde sur rien de concret. Et comme l'agent est très apprécié par l'ensemble de ses collègues, y compris de la direction du musée, la colère ne faiblit pas. D'ailleurs un débrayage est encore prévu ce dimanche.

Selon nos informations, l'incapacité de Paris-Musées a sortir de cette crise commence à susciter la perplexité du côté de l'Hôtel de Ville. Pour le moins. En attendant de nouveaux préavis ont été déposés pour la semaine prochaine.

                           

 L'incapacité de Paris-Musées à sortir de la crise suscite la perplexité du côté de l'Hôtel de Ville

 

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22 mars 2018 4 22 /03 /mars /2018 13:19
Les bibliothécaires en grève le 22 mars dans toute la France

Après le rapport Orsenna, défendre la lecture publique, défendre les services publics !

La publication du rapport Orsenna a permis une (brève !) médiatisation de quelques enjeux autour de la lecture publique. Mais quelques bonnes intentions ne peuvent masquer ni la politique d'austérité du gouvernement, qui détruit la lecture publique, ni les dangers de certaines propositions. Nous sommes bien loin d'une politique publique digne de ce nom et financée...

Car il n'y a qu'un seul crédo pour notre académicien : « Ouvrir le soir et le dimanche, avec des budgets réduits, des contrats aidés et des étudiants ». Et oui, voilà quand même en gros ce que propose ce fameux rapport. Et encore, à condition, selon Erik Orsenna, que l’État              « accompagne financièrement » la mise en œuvre de ces objectifs. C’est-à-dire l’augmentation de huit malheureux petits millions d’euros de la dotation générale de décentralisation en faveur des bibliothèques pour les cinq années à venir. Mais à condition seulement de « soutenir 200 projets d’extension d’horaires ». Il s'agit donc de ne financer que l'extension horaire alors que tous les budgets baissent... Jusqu’à la crise que subissent nombre de nos collègues partout en France.

Ainsi, sous le coup de restrictions de dotation, de nombreuses collectivités sont asphyxiées, réduisent leur budgets culturel et, à certains endroits, ferment des bibliothèques (Grenoble, Levallois-Perret...). A Brest, Metz, Rouen, Marseille, Laval, Saint-Malo, Caen, Saint-Quentin-en Yvelines, Lyon, les bibliothécaires dénoncent la baisse des moyens permettant d’exercer correctement leurs missions. La situation devrait encore s’aggraver alors que l’État doit réduire de 120 milliards d'euros la dotation aux collectivités locales d’ici la fin du quinquennat ! Pour les bibliothèques départementales de prêt s'ajoutent aussi la métropolisation et la fin des départements...

Dans ce contexte de désengagement de l’État, le rapport envisage « la mutualisation de locaux et de personnels d’accueil » entre les bibliothèques et les agences postales, le recours accru aux étudiants et aux contrats aidés, « chaînon indispensable entre les professionnels et les bénévoles ». Dans le réseau parisien, des ouvertures le dimanche se sont faites contre l'avis des équipes et sans création de postes. La baisse des effectifs  a eu aussi pour effet de réduire les horaires d’ouverture, le matin notamment ou pendant les vacances scolaires...

 

                     Un ancien directeur de la DAC, un académicien, une ministre et Jupiter

- Tenez Président, voici le rapport Corbin sur l'état désastreux des bibliothèques parisiennes

 

La « bibliothèque de demain » pour pallier à la destruction des services publics ? Considérer que les bibliothèques sont « des outils inestimables pour lutter contre les fractures de notre société » ne doit pas signifier qu'elles doivent devenir un (faux) substitut aux services publics détruits par les politiques gouvernementales. Comme l’Éducation, les bibliothèques ne peuvent pas compenser l'explosion des inégalités provoquées par les politiques libérales !

D'un côté, on gère la Poste ou la SNCF comme des entreprises privées en fermant des bureaux de poste ou des lignes de trains, on réduit les effectifs de Pôle emploi... De l'autre, on demande aux bibliothèques de contribuer à l'aide à l'insertion (avec des permanences de Pôle emploi !), à la lutte contre l’exclusion numérique (alors que la Poste va lancer des interventions d'aide numérique aux particuliers... facturées 50 euros !), d'installer des boîtes à livres dans les trains...

D'un côté, l’État et les collectivités ne donnent plus les moyens à l'Aide sociale à l'enfance de loger et de protéger les mineurs isolés étrangers (comme la loi les y oblige). Et dans l'éducation nationale les classes pour les jeunes primo-arrivants (avec des enseignants spécialisés en FLE) sont menacées par la baisse des moyens. De l'autre, le ministère de la Culture souhaite développer l’apprentissage du français dans les bibliothèques, notamment à destination des migrants.

D'un côté, le rapport entend promouvoir « l'éducation à la lecture » par le développement des partenariats avec l’Éducation Nationale et la création de modules de sensibilisation aux « fake news ». De l’autre, le budget moyen par élève baisse, les créations de poste d'enseignant sont largement insuffisantes pour répondre à la hausse du nombre d'élèves, le nombre d'élèves par classe augmente, le nombre de vacataires recruté par Pôle emploi et le nombre d'absences non remplacées augmentent aussi...

Le rapport préconise aussi des actions à destination des moins de trois ans et de leur famille, en partenariat avec les professionnels de la petite enfance. Dans le même temps, un projet d'ordonnance pour l'accueil des jeunes enfants prévoit des mesures de simplification et de nouvelles possibilités de dérogation qui risquent de se traduire par des normes d'encadrement dégradées et un appel toujours plus important à des personnels non diplômés.

Sans parler de la dernière offensive des éditeurs de la SCELF qui entendait taxer les lectures à voix haute ! Le rapport ne dit rien sur le droit de lire des livres aux enfants (et au-delà) et la protection de ces usages collectifs. Dans le réseau parisien, la fin des subventions à l’association L.I.R.E. à Paris, laquelle intervenait dans les structures de la petite enfance, avait déjà constitué un net recul sur ce plan. Les bibliothèques doivent faire partie de vrais dispositifs publics d'accès aux droits. Elles ne doivent pas devenir le cache-misère des politiques libérales de destruction des services publics.

 

 

Pas de lecture publique sans services publics ni fonctionnaires

Après le gel du point d’indice, l’instauration d’un jour de carence, la hausse de la CSG, le nouveau plan de guerre du gouvernement contre les services publics : supprimer 120 000 postes de fonctionnaires, recourir massivement aux contractuels, abandonner et privatiser des missions publiques, poursuivre les « réformes » qui aggravent les inégalités entre territoires, réaliser 16 milliards d’économies supplémentaires sur les collectivités les plus importantes ! Il veut aussi faire des performances individuelles la part la plus importante de notre salaire, pour nous mettre en concurrence, mettre fin au déroulement de carrière et au statut des agents publics (statut qui protège les missions d’intérêt général par rapport aux intérêts privés et aux pressions politiques).

Emmanuel Macron ne cesse de faire de nouveaux cadeaux financiers aux grandes entreprises dont les profits explosent. De son côté, Anne Hidalgo affecte 145 millions d'euros pour l’organisation des prochains Jeux Olympiques.  De l’argent il y en a pour développer les services publics, y créer massivement des emplois non précaires pour répondre aux besoins de la population, et améliorer les conditions de travail des agents.

L'heure est donc à la mobilisation unitaire de toutes et de tous. Et justement le 22 mars il y a une journée nationale de grève à l’appel d’une intersyndicale très large (CFTC, CGC, CGT, FAFP, FO, FSU et Solidaires). Parmi les revendications nationales de l’intersyndicale : créations massives de postes d’agents publics pour répondre aux besoins sociaux (petite enfance, éducation, culture, santé, logement, transports..), la titularisation des précaires, le dégel du point d’indice et le rattrapage salarial, ainsi que l’abrogation du jour de carence.

 

 

                                                    Le 22 mars, tous dans la rue.....

 

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7 décembre 2017 4 07 /12 /décembre /2017 16:51
La Mairie de Paris mise en péril sur décision du Gouvernement !

« La politique de suppression des contrats aidés pourrait rendre critique le fonctionnement de plusieurs dizaines de services de la Ville » a lâché un représentant de la mairie lors d'une réunion officielle

La phrase est arrivée sans crier gare. Il faut dire que l'assistance ne s'y attendait guère. Cela s'est passé au cœur même de l'Hôtel de Ville lors d'une réunion officielle réunissant syndicats, administration et Bruno Julliard, le premier adjoint d'Anne Hidalgo. Au menu la situation des contrats aidés dans les vingt mairies d'arrondissements de la Capitale.

C'est que le nombre de ces contrats précaires est essentiel au bon fonctionnement de ces services publics de proximité, environ 232 personnes. Soit plus de 10% du total des agents qui travaillent à la DDCT, la direction en charge des mairies mais aussi, entre autre, des maisons des associations... Et sur ses deux cents contrats aidés, plus de la moitié « est indispensable » selon la Ville de Paris. Mais voilà, ils vont bientôt être supprimés à la suite de la décision d’Emmanuel Macron.

« La situation est critique » a ainsi lâché le directeur de la DDCT, preuve à l'appui, devant un Bruno Julliard médusé. Il faut dire que le tableau Excel utilisé pour faire remonter, dixit la ville de Paris, « les emplois en tension » avait de quoi tétaniser le premier adjoint. Du côté des représentants des personnels, s'ils savaient la situation catastrophique, l'annonce a confirmé qu'elle devenait désormais quasiment désespérée.

Pour les organisations syndicales la réponse est on ne peut plus urgente : la titularisation des très nombreux, 1 543,  contrats aidés travaillant dans l'ensemble des services de la Ville. D'autant plus qu'elles ont dénombré, par exemple, plus de mille postes d’adjoints administratifs actuellement vacants. « Cela fait plus de cinq ans que nous dénonçons le remplacement  de fonctionnaires par des collègues sous-payés et jetés comme de kleenex tous les deux ans. Nous disons depuis cinq ans que près de 80 % de nos collègues en contrats aidés occupent des emplois permanents ce qui est illégal » déclare une élue représentante des personnels. Tellement illégale d'ailleurs que la ville a été condamnée par la cour de cassation sur cette question.

L'avenir des contrats précaires devrait ainsi être abordé au Conseil de Paris du 11 décembre ou plusieurs vœux sont proposés. Les débats devraient êtres animés au sein de l’exécutif municipal puisque plusieurs syndicats (CGT, FO et SUPAP) appellent également à un mouvement social ce jour là.  Et bien sûr, les agents en contrats aidés seront de la mobilisation !

 

                                Sa maison brûle mais la maire de Paris regarde ailleurs

          - Vas-y Brigitte fait lui le coup du "sage qui montre la Lune", ça marche à chaque fois

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