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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 07:15

               


                          photo

 

 

Notre amie très chère, Ida Cohen, nous a quittés subitement ce 16 janvier nous rendant tous très tristes. Nous aurions pu esquisser son parcours syndical et son investissement sans faille mais Ida n’est pas une femme qu’on esquisse  

 

Pour nous Ida est un tableau en pied, mélange de la douceur d’un Watteau et de la chaleur d’un tournesol de Van Gogh. Ida c’est une rondeur avec des contours en saillies. C’est un gouffre de coups de greule et une montagne d’amour. Amour qu’elle a toujours donné sans compter.  

 

Nous, ses amis, étions ses chéris. L’expression n’est pas en l’air, elle nous chérissait, vraiment. Les copains finissaient tous au rang de ses amoureux sans jamais pouvoir atteindre la cote de Brad Pitt car Ida était aussi furieusement fleur bleue. Un curieux mélange d’Athéna et de fée pimprenelle dans la belle au bois dormant.

 

Allez manifester, plutôt deux fois qu’une mais toujours avec son portable rose à paillettes. Se battre bec et ongles dans les réunions mais arriver en retard souvent parce qu’une manucure s’impose.

 

A la fois sphinx d’Egypte où elle est née pour protéger sa vie privée et grisette Parisienne maniant avec plaisir les pires gros mots de la langue française. Elle était capable de commencer une phrase en qualifiant de sans C…, ceux qu’elle n’estimait pas très courageux et la finir au bord des larmes parce que le stabat mater qu’elle écoutait était sans aucun doute l’âme du monde. 

 

Nous plaignons celui qui un jour voudrait publier ses carnets. Nous avons en mémoire une réunion où elle a usé deux cahiers de cinquante pages en une heure. Non pas parce qu’elle écrivait beaucoup mais parce que son écriture était à son image, généreuse, opulente. Trois mots et la page était pleine !

 

Ida était aussi capable de travailler nuit et jour sur des dossiers mais de stopper une réunion syndicale importante parce qu’une camarade arrivait avec son bébé. Ida, on le devine, était maternelle et beaucoup d’entres nous ont le sentiment d’avoir perdu une seconde maman, quand bien même seule une poignée d’années nous séparait. 

 

La place particulière que nous avions dans son cœur, ne réduisait pas celle qu’elle donnait à ses filles. Aucun appel téléphonique ne restait en attente dès que l’une d’elles essayait de la joindre. Elles sont au centre de son amour. 

 

Ida avait des convictions mais pas de certitudes. Nous n’étions pas toujours d’accord mais elle savait écouter. Elle avait l’extrême courtoisie de même savoir changer d’avis. Elle travaillait sérieusement sans jamais se prendre au sérieux.

 

Sans volonté de pouvoir personnel, Ida a osé un syndicat où chacun est libre et respecté. Un syndicat Benetton, plein de couleurs, d’avis, de grades, de statuts différents. Des titulaires aux précaires, du cadre C au cadre A. Du maitre nageur tout en muscles à la bibliothécaire un peu poussiéreuse.

 

Vous l’avez compris, aujourd’hui nous ne disons pas au revoir à madame Cohen mais nous pleurons « Tata Rachel » et si on peut lui donner un dernier avis : « Ida, là haut, y sont pas encore tous syndiqués… Allez, au boulot ».

 

 

                  ida 1

                                                                                   Au boulot, mes chéris

 

 

 

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Published by CGT Culture DAC Ville de Paris - dans Ida
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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 17:01

 

               Jean-Bouin5.jpg

                                         Avec les barreaux aux fenêtres, on reconnait bien le style Riccioti

 

 Vu que c’est le même architecte derrière les deux constructions, la CGT demande une enquête du CHS

Dans la nuit du 25 au 26 septembre 2013, un employé de la société de gardiennage en service au nouveau stade Jean Bouin a été victime d’un accident qui lui a coûté la vie (lire ici).

Peu après minuit, M. Dany Evrard, chef de la sécurité incendie, a été amené, au cours d’une tournée d’inspection qu’il effectuait seul, à manipuler une grille dans l’enceinte de l’établissement. Celle-ci, intégralement déployée, est tombée sur lui et l’a écrasé mortellement. Pesant une tonne et demie, et mesurant 6 mètres de long sur 2 mètres de haut, elle n’était maintenue que par un rail au sol, et devait vraisemblablement être motorisée à la fin du chantier…qui n’était probablement pas terminé, malgré l’ouverture du stade, un mois plus tôt. L’agent n’a été découvert qu’au matin par les agents venus prendre leur service.

Cet événement tragique pose la question des travailleurs isolés que la CGT a dénoncé à plusieurs reprises, notamment au Comité Hygiène et Sécurité de la Direction de la Jeunesse et Sports. La présence d’un collègue auprès de cet agent aurait-elle permis d’éviter ce drame ? Agé de 39 ans, et père de 2 enfants, il était considéré comme un chef de sécurité professionnel et très prudent. Alors, comment un tel drame a-t-il pu se produire ?

Le nouveau stade Jean Bouin ( 20 000 places ) a été sujet, dès sa conception, à de nombreuses controverses entre la majorité PS d’une part, qui en faisait un projet emblématique, et l’UMP et Europe Ecologie les Verts d’autre part. Ces derniers lui reprochent son coût, qu’ils estiment exorbitant : 157 millions d’euros ( 200 millions selon les Verts et l’UMP ), engagés sur financement public, et dédiés au seul club de rugby du Stade Français.


                               Bertrand Delanoë avec une écharpe du Stade Français et son président

     guazzini-delanoe-stade-francais_437456.jpg

                                                  - Tu vois Max, ce sont tous des mesquins et des jaloux !


Balayant ces considérations bassement matérialistes, la Mairie de Paris a ordonné sa construction, et l’a inauguré en grandes pompes le 31 août 2013. Peut-être trop hâtivement, élections municipales obligent.  Il a été ouvert après passage de la commission de sécurité. Mais l’agent avait indiqué à sa famille que le stade n’était pas complètement terminé, et que des ouvriers y travaillaient toujours.

Ce stade est l’œuvre de Rudy Riccioti, également connu pour avoir commis le très controversé immeuble de T8 de l’avenue de France, triste établissement muni de barreaux de bois, où sont censés venir s’entasser en 2014 les agents des directions de l’urbanisme et de la voirie et des déplacements, dans des bureaux trop petits pour les accueillir. Sans parler des conditions juridiquement floues dans lesquelles la mairie de Paris a acquis les locaux en question…


                                                           L'immeuble T8, avenue de France (XIIIe)

                        un-peu-de-campana-dans-l-architecture-M101383.jpg

                               -  Ils sort d'où cet architecte, on peux même pas laver les vitres

                                      - Ah c'est sûr qu'on reconnait bien là le style Riccioti   


Durant la construction de T8, la Mairie de Paris a connu quelques déboires : Au cours d’une opération de contrôle effectuée sur le chantier en avril 2013, le comité opérationnel anti-fraude de Paris, ayant identifié 27 ouvriers non déclarés, a épinglé 11 employeurs sous-traitants. Pas sérieux tout ça…

La Ville, comme à son habitude, a décliné toute responsabilité, renvoyant la patate chaude à Nexity, maître d’ouvrage à ce stade du chantier, lequel a renvoyé la patate bouillante aux sous-traitants. En plus, les ouvriers contrôlés se trouvaient sur la partie habitation privée de l’immeuble. Ouf !!! L’honneur de la Ville était sauf !

Cette suite de regrettables incidents, ayant débouché sur l’accident mortel d’un vigile, on est en droit de s’interroger sur la sécurité et la fiabilité des deux établissements T8 et Jean Bouin.

Le stade Jean Bouin aurait-il été mis en service alors que l’établissement n’était pas encore sécurisé, comme le laisse supposer le décès de ce vigile ?

Et maintenant, quelles mesures vont être prises pour assurer la sécurité de ce bâtiment ?

Le T8 est-il fiable, et construit dans les règles de l’art ? Si la Mairie persiste, malgré l’opposition des agents concernés, à les y installer, devront-ils, avant d’y mettre les pieds, se munir d’une assurance vie ?

Nous rappelons que la Ville est juridiquement responsable de la sécurité de ses personnels, y compris des prestataires de service.

La CGT exige l’ouverture d’une enquête du CHS pour déterminer les responsabilités et la communication du rapport fait par la commission de sécurité venue inspecter les lieux avant l'inauguration.


                                  Le nouveau siège de la DJS conçu par Rudy Riccioti

            383a0ea929227b904f06c8be21e6bd39

                               Ah pas de doute, on reconnait bien là le style de l'architecte


 

 

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