Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Syndicat PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog du syndicat PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
  • Contact

Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein du syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service (PACS) pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com

 

 

 

Recherche

21 mai 2019 2 21 /05 /mai /2019 06:33
Un problème au travail ? Mais que faire ?

                     Il existe pourtant un outil pour faire entendre votre voix.....

L’ascenseur, le chauffage ou les toilettes ne fonctionnent plus dans mon établissement depuis plusieurs mois ; que faire ?  Un conflit interne pourrit les relations de travail ; que faire ?  Un projet de réaménagement est en cours, je ne parviens pas à faire entendre mes idées sur la question ; que faire ? Mon poste de travail n’est pas adapté à mon état de santé ; que faire ? Le registre Santé et Sécurité au Travail est un outil pour faire entendre votre voix.

Dans chaque établissement, un registre santé sécurité au travail est à votre disposition. Il doit être dans un endroit facilement accessible, la cuisine, par exemple. Vous pouvez à tout moment signaler une situation problématique concernant l’hygiène des locaux, les conditions de travail, tout autre problème que vous rencontrez, toute question que vous vous posez. Vous pouvez également proposer des améliorations des conditions de travail.

Vous remplissez la fiche de manière nominative et vous la faites parvenir à votre responsable. Il ou elle doit alors soit viser la fiche soit indiquer si une solution est envisagée. Dans tous les cas, il doit transmettre le double de la fiche au bureau des bibliothèques et au Bureau de prévention des risques professionnels (BPRP). L’administration doit apporter une réponse à la fiche, elles sont également transmises au Comité d’hygiène de santé de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) donc aux représentants du personnel. Votre employeur est responsable de votre santé mais il vous revient de signaler tous les problèmes que vous rencontrez sur le terrain et de les porter à la connaissance du CHSCT.

Mais le CHSCT, c’est quoi ? C’est une instance consultative mais qui n’est pas sans pouvoir. L’employeur a le devoir d’identifier les risques et de mettre en œuvre des mesures de prévention suffisantes, sa responsabilité sur le plan pénal pouvant être engagée. Cette structure peut donc l’interpeller sur toutes les difficultés rencontrées par les agents et lui demander des réponses claires.

Quelques tâches du CHSCT : Visites de services, examen des registres SST, enquêtes sur les accidents de service, enquête en cas de d’exercice du droit de retrait et/ou d’alerte pour risque grave et imminent, appel à un expert indépendant agréé en cas de risque grave ou de modification importante des conditions de travail, examen du rapport annuel de la médecine préventive… Le CHSCT est aussi consulté pour avis sur les projets de réorganisation modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail, le bilan annuel de la santé, de la sécurité et des conditions de travail des agents et le programme annuel de prévention, les mesures prises pour le maintien au travail des accidentés du travail et des personnes handicapées…

Toutes ces prérogatives ont pour intérêt de donner les moyens aux représentants du personnel d’analyser les risques professionnels et, en lien avec les agents, de proposer des actions. Les mandaté-e-s de la CGT ont à cœur de remplir leur mandat, de siéger, de travailler avec les autres représentants du personnel, de rendre compte des réunions et actions du CHSCT. Mais c’est l’intervention des agents sur le terrain qui est déterminante pour l’amélioration des conditions de travail. C'est est un outil à la disposition de tous-tes, utilisons-le ! N’hésitez pas à contacter les mandaté-e-s de la CGT au CHSCT de la Direction des Affaires Culturelles, via notre boite mail  : SYNDICAT-CGT-DAC@paris.fr

Un problème au travail ? Mais que faire ?

Partager cet article

Repost0
16 mai 2019 4 16 /05 /mai /2019 16:09
Des faux Vélib’ installés au nez et à la barbe d'Anne Hidalgo !

       Avec le gestionnaire, Smovengo, maintenant les bornes sont pleines

On savait que le nouveau Vélib’, dont le marché avait été confié à la société Smovengo, avait été source de fiasco avec ses nombreux retards. A tel point, que la Ville de Paris avait même été obligée de mettre à contribution les ingénieurs de la voirie pour aider à la mise en place et l’électrification des nouvelles bornes. Un prestataire qui fait travailler son client, ce n’est pourtant pas commun; Toutefois ce scandale connaît désormais un nouveau rebondissement selon les dernières découvertes faites par les usagers et confirmées par des sources internes à Smovengo, soit  rien moins que la mise en place… de vélib’ fantôme !

Faut dire que pour l’emporter face à ses concurrents, Smovengo a fait le choix de vélos low cost et par conséquent  moins robustes. Résultat des courses si l’on peut dire : des vitesses qui ne passent pas, des pneus souvent crevés voire des pédaliers vrillés. Une grande partie du parc est donc désormais hors service…Sans qu’il soit possible de le réparer !! La raison serait parait-t-il que Smovengo n’a pas suffisamment de pièces détachées en stock. On ne rit pas… Et c’est là que le gestionnaire du nouveau Vélib’ a eu une idée de génie digne du Village Potemkine.

Car comme ces nombreux vélos sont devenus inutilisables il a été décidé pour ne pas éveiller l’attention de les laisser en station histoire de faire illusion ! Quand les usagers (pardon des clients) décident d’en emprunter un il lui reste en quelque sorte entre les pieds. Ces derniers sont donc furieux et on les comprend (lire ici toute l'histoire). Et là, c’est vrai que les bornes sont pleines.

Et la CGT de la Ville de Paris de pointer dans son communiqué « qu’en dépit de ces constats, Anne Hidalgo et sa majorité n’entendent pas rompre avec la politique de privatisations et ses conséquences néfastes. Il est désormais question de privatiser la piscine municipale Rigal dans le XIème arrondissement ! »  Et probablement un nouveau plouf…

 

 Privatisation des services publics : La mairie de Paris en marche vers une politique casse-gueule

 

Partager cet article

Repost0
15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 13:48

Pour toute information sur le colectif Femmes-Mixité de la CGT de la Ville de Paris voir leur page Facebook

Partager cet article

Repost0
7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 13:19
Quand George Orwell oblige Macron à faire un remaniement !

   Première mesure : Gérald Darmanin nommé au nouveau Ministère de la Vérité

Nous sommes nombreux et nombreuses à avoir fait grève en 2016 pour protester contre la loi El Khomri, loi pudiquement intitulée « Loi relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels ». La novlangue, déjà… Nous sommes redescendu(e)s dans la rue en 2017 contre les ordonnances travail portées par Muriel Pénicaud. Nous nous sommes souvent entendu dire alors : « Mais vous, les fonctionnaires, ça ne vous concerne pas » ou « Vous, vous êtes protégés »… Mais qui a pu croire une telle fable ? Qui a pu penser que cette vague néolibérale n’allait pas nous heurter de plein fouet ? Que, face à la précarisation accrue des salariés du privé, on nous laisserait conserver nos soi-disant privilèges ? Nous avions raison d’anticiper, car le projet de loi Dussopt de transformation de la Fonction Publique, présenté le 13 février dernier aux partenaires sociaux, est à maints égards un copié-collé des lois travail. C’est Gérald Darmanin lui-même qui le dit, évoquant « une sorte de pendant des ordonnances travail pour le public ». Un seul exemple ? La fusion de deux instances représentatives du personnel, les Comités Techniques et les CHSCT, qui retire de fait des moyens considérables à la lutte pour de meilleures conditions de travail des agents publics, à la préservation de leur santé et de leur sécurité au travail.

Bien sûr, le gouvernement parle de « modernisation » de la fonction publique et évoque une « fonction publique du vingt et unième siècle, plus agile, plus ouverte et plus attractive, avec des services publics plus efficaces ». Mais ne nous y trompons pas. C’est bien d’une attaque sans précédent contre le statut dont il s’agit, si ce n’est une casse directe, du moins son contournement grâce à un recours massif aux contractuels, y compris pour les plus hauts postes de direction, et une stratégie pour le vider de son sens, notamment en ouvrant la porte à la rémunération au mérite.  Décryptons un peu ce projet de loi tel qu’il est nous est agréablement présenté, jolies images publicitaires  à l’appui, sur le site officiel du gouvernement (voir ici)

L’axe 1 du projet est intitulé « Promouvoir un dialogue social plus stratégique dans le respect des garanties des agents publics ».Traduisons plutôt: « Affaiblir les syndicats ». Il s’agit en effet, outre la fusion des Comité Technique et des CHSCT, de vider les CAP (commissions paritaires) de leur substance en leur retirant  l’avis sur les questions de promotion, d’avancement et de mutation. La rapporteure du projet de loi, Mme Chalas, a pris moins de précautions oratoires quand elle a déclaré : « Nous aurons le courage de percuter le mode de fonctionnement des syndicats ».  

L’axe 2 nous promet lui de « Développer les leviers managériaux pour une action publique plus réactive et plus efficace ». Traduisons en fait : « Précariser et mettre en concurrence les agents » avec, entre autres, la généralisation des contrats précaires à temps non complet pour les emplois de catégorie C, la création d’un nouveau CDD type contrat de chantier n’offrant aucun droit à l’intégration ou au déroulement de carrière, la fin de la notation et l’individualisation accrue de l’évaluation, des objectifs et même de la rémunération…

L’axe 3 nous propose de « Simplifier et garantir la transparence et l’équité du cadre des gestions des agents publics ».Traduisons : « Dégrader les conditions de travail ». Il s’agit notamment d’ouvrir la porte à une augmentation du temps de travail par une renégociation généralisée des accords sur le temps de travail et une suppression de jours de congé type journée du (de la) Maire…  L’axe 4 lui nous vend carrément du rêve, avec rien moins que: « Favoriser la mobilité et accompagner les transitions professionnelles des agents publics dans la fonction publique et le secteur privé ». Traduisons en réalité : « Pousser les gens vers la sortie », car il s’agit ni plus ni moins de faire de véritables plans sociaux en facilitant l’externalisation de services entiers et le transfert de leurs agents au privé. Mais pas d’inquiétude ! On nous propose de voyager bien équipé avec « la création d’un mécanisme de détachement automatique et de sac à dos social » (sic) !                                       

                                            - Pfff, c'est vraiment lourd ce sac à dos social...

 

On a gardé le meilleur pour la fin avec, l’Axe 5 qui consisterait lui à « renforcer l'égalité professionnelle dans la fonction publique », lequel lustre le tout par l’application d’une couche de vernis progressiste, avec des formules creuses sur la parité ou le handicap et un geste magnanime envers les femmes enceintes qui auront le droit d’être malades sans jour de carence. Monseigneur est trop bon…  Tous ces éléments de langage vous mettent mal à l’aise ? Cela vous rappelle étrangement un certain roman d’anticipation  publié il y a tout juste soixante-dix ans ? Un roman dans lequel le Ministère de la Vérité disait tout le contraire et où le ministère de la Paix était celui qui organisait la Guerre perpétuelle contre différents états à tour de rôle. Et Quand l’ennemi changeait, ce qui arrivait tout le temps, le ministère de la Vérité se mettait alors en branle pour effacer toute trace du passé et réécrire l’histoire.

Ce que n’a pas manqué de relever le philosophe et économiste Frédéric Lordon dans sa lettre de refus à l’invitation au « grand débat des intellectuels », faisant justement référence à 1984 de George Orwell pour justifier son refus de ce semblant de débat :  « En réalité, Monsieur Macron, sur la manière dont vous utilisez le langage pour « débattre » comme vous dites, nous sommes assez au clair depuis longtemps. C’est une manière particulière, dont on se souviendra, parce qu’elle aura fait entrer dans la réalité ce qu’un roman d’Orwell bien connu avait anticipé il y a 70 ans très exactement (…). C’est une manière particulière d’user du langage en effet parce qu’elle n’est plus de l’ordre du simple mensonge (…).Vous et vos sbires ministériels venus de la start-up nation, c’est autre chose : vous détruisez le langage».

Et Lordon d’égrener les exemples :«  quand Mme Buzyn dit qu’elle supprime des lits pour améliorer la qualité des soins ; quand Mme Pénicaud dit que le démantèlement du code du travail étend les garanties des salariés ; quand Mme Vidal explique l’augmentation des droits d’inscription pour les étudiants étrangers par un souci d’équité financière ; quand vous-même présentez la loi sur les fake news comme un progrès de la liberté de la presse, la loi anti-casseur comme une protection du droit de manifester, ou quand vous nous expliquez que la suppression de l’ISF s’inscrit dans une politique de justice sociale, vous voyez bien qu’on est dans autre chose – autre chose que le simple mensonge. On est dans la destruction du langage et du sens même des mots. Si des gens vous disent « Je ne peux faire qu’un repas tous les deux jours » et que vous leur répondez « Je suis content que vous ayez bien mangé », d’abord la discussion va vite devenir difficile, ensuite, forcément, parmi les affamés, il y en a qui vont se mettre en colère (...) ». Le texte original est à lire ici.

Selon sa méthode désormais bien connue de la guerre éclair, le gouvernement espère faire voter cette réforme avant l’été. Et ce lors même que l’on se trouve dans une situation de crise politique majeure, que des milliers de nos concitoyens se sont mobilisés ces derniers mois, bien sûr les gilets jaunes, mais aussi les agents hospitaliers, les agents des finances publiques, les enseignants  en lutte contre la loi Blanquer…  Allons-nous (enfin) nous mettre en colère ? Réponse, bien sûr, le jeudi 9 mai dans la rue. Rendez-vous donc dès midi sur le parvis de l'Hôtel de Ville pour ensuite, en intersyndicale, rejoindre le cortège

 

 

                                           Le 9 mai allons rendre hommage à Pipo et Fluto

                        - Pff Manu je t'avais dit que nos éléments de langage étaient trop voyants..

     - Ah quelle guigne, il ne manquerait plus que le fantôme du Grand Charles nous poursuive

Partager cet article

Repost0
23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 16:53
La veille de Pâques, la salle Grande Croizat était vraiment pleine comme un œuf
La veille de Pâques, la salle Grande Croizat était vraiment pleine comme un œuf
La veille de Pâques, la salle Grande Croizat était vraiment pleine comme un œuf
La veille de Pâques, la salle Grande Croizat était vraiment pleine comme un œuf
La veille de Pâques, la salle Grande Croizat était vraiment pleine comme un œuf
La veille de Pâques, la salle Grande Croizat était vraiment pleine comme un œuf

La veille de Pâques, la salle Grande Croizat était vraiment pleine comme un œuf

Pour nombre d'agents des administrations parisiennes, c’était du jamais vu que les syndicats de la capitale appellent tous ensemble à une action commune ! La réunion intersyndicale du jeudi 18 avril promettait d’être historique. Elle le fut !

Du jamais vu puisque pour la première fois depuis des décennies, tous les syndicats représentatifs de la Ville de Paris, CFDT, CFTC, CGT, FO, Supap, UCP, UNSA (plus SUD venu en renfort) se tenaient côte à côte.

Du jamais vu car le moment est d’importance avec le projet de démantèlement de la fonction publique par le gouvernement et dont nous vous décryptons les grandes lignes ici. Chaque agent ayant pressenti cet enjeu, tous et toutes se sont mobilisé.e.s. La salle Grande Croizat de la Bourse du travail était pleine à craquer, comme le montre nos illustrations photos ainsi que notre vidéo.

Cette cohésion syndicale, cette forte mobilisation sont de très bons augures pour le prochain rendez-vous national prévu le jeudi 9 mai, un appel à la grève des agents de toutes les fonctions publiques, pour défendre nos droits.

Partager cet article

Repost0
12 avril 2019 5 12 /04 /avril /2019 06:38
Euh, là Manu pour une fois je n'y suis pour rien

Euh, là Manu pour une fois je n'y suis pour rien

Unanimes, tous les syndicats appellent à une assemblée générale commune, le jeudi 18 avril à la Bourse du Travail

 

De mémoire de syndicaliste ou de simple observateur de l’actualité sociale à la Ville de Paris, c’est assurément une première ! En tout cas depuis l’élection du premier édile, Jacques Chirac, soit depuis au moins trente-deux ans ! Mais peut-être même depuis plus longtemps encore… Depuis 68, ou la Libération voire l'époque du Front Populaire ! C’est en effet du jamais vu pour nombre d'agents des administrations parisiennes que les syndicats de la première commune de France appellent tous ensemble à une action commune. Et il n'en manque pas un seul. Un exploit Jupitérien ? Presque, puisque ce sont les fondements mêmes de la fonction publique qui sont attaqués par le Gouvernement (lire ici)…

 

C'est pourquoi la totalité des syndicats représentatifs de la Ville de Paris, CFDT, CFTC, CGT, FO, Supap, UCP et UNSA invite tous les personnels de la Ville de Paris qui veulent en savoir plus à une grande assemblée générale, le jeudi 18 avril à la Bourse du Travail (salle Grande Croizat). Invitation sur les heures d'informations syndicales.

 

Au  menu : augmentation du temps de travail (avec la remise en cause des RTT et une suppression de huit jours de congés annuels) ; remise en cause des cycles de travail actuels ; rupture conventionnelle pour se séparer des fonctionnaires ; précarisation pour tous les personnels de la Fonction publique, titulaires et non-titulaires ; recrutement généralisé de contractuels à la place de fonctionnaires ; des instances du personnel vidées de leur contenu (CAP, CCP, CT, CHSCT) ; facilitation des privatisations de services entiers avec leurs agents. Et oui, c’est vraiment l’indigestion !

 

Alors, soyons toutes et tous au rendez-vous le jeudi 18 avril à partir de 9 heures à la Bourse du Travail de la rue du Château d'Eau, Métro République. Et puis accueillir cette intersyndicale en salle Croizat, salle classée où tant de luttes ont été menées, ne pourra que porter la nôtre ! Vu que l'affluence sera grande il est conseillé d'arriver tôt pour espérer avoir une place assise

 

 

 

               Le 18 avril, rendez-vous tous dans un lieu historique pour un moment historique !

 

Partager cet article

Repost0
2 avril 2019 2 02 /04 /avril /2019 06:36
CGT : Des syndiqué.e.s refusent un fonctionnement mortifère

                                     Il faut savoir militer heureux !

Militant-e-s CGT, nous décidons de quitter le syndicat des cadres de la Ville de Paris et de nous affilier à un autre syndicat CGT, celui des administratifs.car nous constatons qu'il n'est aujourd'hui plus possible de militer sereinement : la violence des échanges, les menaces ou les calomnies utilisées par certains camarades du bureau, en réunion ou par mails interposés, ont eu tôt fait de décourager et de faire fuir de la Commission Exécutive (CE) des camaradEs dont c’était (ou pas) le premier mandat.

Depuis la crise qui s’est ouverte début 2017, force est de constater que les dirigeants de ce syndicat ont tourné le dos aux valeurs et à l’orientation de la CGT. Cette orientation votée en congrès du syndicat des cadres était celle de reconstruire l’unité entre les syndicats de l’Union Syndicale (US) et ceux qui avaient scissionné sur la base d’un cadre commun d’échanges et d’initiatives, sur la base aussi de la souveraineté des syndicats et donc du refus de tout diktat. En dépit de cette orientation unanime, le secrétaire général du syndicat des cadres a décidé, bientôt suivi par une CE déjà vidée d’une partie de ses membres, de rompre avec l’US et d’obéir aux injonctions de la fédération des services publics. Pire, la direction de ce syndicat des cadres (officiellement un SG et quatre SG adjoints) souvent réduite à seulement deux personnes s’est permise de cautionner, en y apposant la signature du syndicat, des tentatives de coups de force comme la volonté de la Fédération de mettre sous tutelle des syndicats de l’US ou de leur interdire l’accès aux locaux à la Bourse du travail (voir ici).

Se refusant à convoquer un comité général qui aurait permis à l’ensemble des adhérent-e-s de s’informer, de débattre et de décider de ce qu’il convenait de faire, la direction en est même venue lors d’une AG à organiser en urgence un vote pour...qu’il n’y ait pas de vote sur une motion s’opposant aux mises sous tutelle de syndicats de l’US ! Ce refus de respecter un cadre démocratique élémentaire s’est aussi accompagné de procédés d’un autre âge : cooptation des fidèles, dénigrement, calomnies et parfois menaces pour celles et ceux qui n’acceptaient pas ces choix.

À cette stratégie mortifère s’est ajoutée la concentration des libertés syndicales et le refus de les partager à partir de la réalité de l’implantation et de l’activité syndicale comme par exemple le refus de temps pour les activités du  collectif femmes mixité de l'US, investi sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Des camarades qui travaillent et portent loyalement les valeurs et l’orientation de la CGT notamment au travers leur travail de terrain se sont extraits de cette ambiance toxique et malveillante. D’autres qui depuis quelques années ont montré le sérieux de leur engagement et ont permis à la CGT de se renforcer aux dernières élections professionnelles, se voient aujourd’hui écarté-e-s de leur mandat dans ces instances (CHSCT central en particulier).

Attaché-e-s à un syndicalisme de transformation sociale, au plus près des syndiqué-e-s et des personnels, nous sommes à la CGT et nous y resterons ! Mais pas dans un syndicat où la direction impose un fonctionnement et des mœurs en rupture avec la démocratie interne et la bienveillance entre camarades. Pas dans un syndicat où des membres de la direction font preuve d’attitudes violentes,  d’insultes, de sexisme ou de calomnie, ou au mieux les tolèrent. Pas dans un syndicat où la direction, sous prétexte de « lutte de classe » et de ceux qui en seraient dignes, confisque « les places » et le pouvoir. Pas dans un syndicat dont la seule boussole de la direction reste celle de l’entre-soi interne et souvent  du refus sectaire de tout travail avec des organisations syndicales avec lesquelles nous pouvons mener des combats communs, parfois victorieux.

Implication des agent.e.s, combat pour la santé au travail, lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes et contre les discriminations, organisation des personnels précaires,  place de l’encadrement dans la stratégie syndicale interprofessionnel/solidarité internationale, nouvelles formes de communication, éducation populaire, démocratie et qualité de vie syndicale, veille juridique,...les terrains et les enjeux sont nombreux pour faire face à la crise du syndicalisme et reconstruire une stratégie offensive face aux attaques toujours plus dures,que ce soit par les gouvernements successifs mais aussi à la Mairie de Paris, contre les services publics et le monde du travail.

Nous continuerons à y apporter notre pierre. Mais pour mener cette tâche souvent difficile, il faut aussi savoir militer heureux. En se faisant confiance. En militant ensemble pour des jours heureux ! C’est pourquoi, pour continuer à le faire tout en restant à la CGT, nous rejoignons le syndicat CGT des administratifs de la Ville de Paris

CGT : Des syndiqué.e.s refusent un fonctionnement mortifère

Partager cet article

Repost0
26 mars 2019 2 26 /03 /mars /2019 18:25

               Les conquêtes sociales de la France depuis le droit de grève en 1864

Et donc rendez-vous le 9 mai à l'appel de toutes les organisations syndicales......

Partager cet article

Repost0
14 mars 2019 4 14 /03 /mars /2019 15:58

 

                                                    Changeons le système, pas le climat...

La CGT soutient l’appel de la jeunesse à une mobilisation mondiale pour le climat et appelle les salarié-e-s, les retraité-e-s, les privé-e-s d’emploi et les jeunes à participer massivement aux mobilisations organisées le 15 mars prochain dans toute la France (voir ici). Une mobilisation qui précédera la « Marche du siècle » qui se tiendra le lendemain, samedi 16 mars.

C’est le défi principal de notre temps : le réchauffement climatique et ses conséquences sur les pertes de biodiversité. Depuis l’adoption en 1992 des deux conventions mondiales des Nations Unies sur le Climat et sur la Biodiversité, les orientations nécessaires et les changements à opérer sont connus. Pourtant, de COP en COP, les rapports sont de plus en plus alarmants et, dans les faits, pas de changement de cap ! Pas de changement de système !

La hausse des températures s’accélère. Si le réchauffement climatique n’est pas contenu en deçà de 1,5°C, les conséquences seront irréversibles pour l’humanité et la biodiversité. Pour tenir cet objectif, les émissions de gaz à effet de serre doivent baisser de 45 % d’ici 2030 et atteindre la neutralité carbone en 2050.

Pourtant, l’Union Européenne vient de renoncer à ces objectifs et ne vise plus qu’une réduction à hauteur de 40 % pour 2030. Pour réduire massivement l’empreinte carbone et les émissions de gaz à effet de serre, il faut changer de type de développement, rompre avec une logique où les intérêts privés priment sur l’intérêt commun.

La transition écologique passe donc par des mesures en rupture avec les politiques actuelles : assurer un accès universel aux biens et services publics mondiaux, notamment l’eau et un développement et une amélioration des transports collectifs sur tout le territoire dans une approche multimodale et complémentaire des modes de transport, en respectant des critères sociaux et environnementaux ;

Mais aussi et surtout développer une politique industrielle cohérente conjuguant les enjeux sociaux et environnementaux ce qui signifie engager la réindustrialisation locale en réhabilitant une politique industrielle capable de favoriser les circuits courts ou encore contrôler et évaluer les aides publiques et demander leur restitution si leur efficacité n’est pas démontrée.

Le capital ne se préoccupe pas de l’avenir de l’Humanité. Pour notre syndicalisme, les questions environnementales et l’urgence climatique sont indissociables de nos combats pour le progrès et la justice sociale. Ce sont les deux faces d’une même médaille, pour un « développement humain durable ». Changeons le système, pas le climat.

Appel mondial pour le climat le 15 mars, « Marche du siècle » le 16

Partager cet article

Repost0
27 novembre 2018 2 27 /11 /novembre /2018 14:42
Arrêt maladie, droit de grève : ce que dit vraiment la loi

Petit bréviaire à l’usage des collègues qui pourraient rencontrer des difficultés...

Arrêt maladie, modalité du droit de grève : à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, Il arrive parfois que des chefs d’établissement ignorent, de manière involontaire sans doute, les règles et les lois qui régissent tout ça. Alors petit bréviaire à l’usage des collègues qui pourraient rencontrer des difficultés

Commençons par le sujet des arrêts-maladie : pour bénéficier d'un congé de maladie ordinaire ou son renouvellement, l'agent doit adresser dans les 48 heures (sauf empêchement pour hospitalisation, etc...) le volet 2 et 3 du/des arrêt(s) de travail établis par le médecin. Il doit l’envoyer à son supérieur hiérarchique direct ou à son UGD. La nature de l'affection dont souffre l'agent ne figure pas sur les volets envoyés (secret médical). Il figure sur le volet 1 que l'agent conserve.

Le délai de 48 heures suivant l’établissement de l’arrêt vaut  uniquement pour son envoi ou sa transmission (pas pour sa réception donc). Et un certificat médical établi un vendredi peut être transmis via la poste, le cachet faisant foi, le lundi, ou le mardi si le lundi est férié. Il s’agit aussi de prévenir rapidement son service. La réglementation n’en fait pas une obligation mais un principe « de courtoisie ».

 La procédure est un peu différente pour les agents contractuels. Dans les 48 heures l’agent doit adresser le volet 3 de son arrêt de travail à son UGD pour justifier son absence et le volet 2 à son centre de sécurité sociale pour percevoir les indemnités journalières versées par la sécurité sociale. Il conserve le volet 1.

Passons sur le droit de grève maintenant. La grève se fait sur la base d'un préavis déposé par une organisation syndicale. Pour l'agent, le fait de faire grève n'est soumis à aucun délai ni obligation de prévenance (48h ou autre, ça n'existe pas !). Si un agent le fait c’est là encore uniquement par un « principe de courtoisie ».

Ce qui veut dire que là où côté management « ça se passe mal » (ça peut arriver), l'agent peut donc parfaitement se contenter de prévenir lors de son retour à son poste. Ou...pas ! Et  il en a parfaitement le droit puisque c’est en effet  à l’administration de constater si des personnels font grève ! Ainsi un responsable d’établissement très au fait de la chose nous confirme « Il n'y a effectivement aucun délai de déclaration préalable, mais cela va même plus loin. Ce qu'on envoie lors d'une grève, c'est juste un état constaté des grévistes. Pour moi, l'agent n'a même pas à déclarer qu'il est gréviste. On doit juste constater son absence et transmettre l’information à notre administration lorsqu'elle elle en fait la demande ».

Enfin pour conclure l'agent peut faire grève une heure, deux heures, trois heures, une demi-journée ou une journée.

Arrêt maladie, droit de grève : ce que dit vraiment la loi

Partager cet article

Repost0