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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Syndicat PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog du syndicat PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein du syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service (PACS) pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : Syndicat-PACS-DAC@paris.fr

 

 

 

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27 novembre 2018 2 27 /11 /novembre /2018 14:42
Arrêt maladie, droit de grève : ce que dit vraiment la loi

Petit bréviaire à l’usage des collègues qui pourraient rencontrer des difficultés...

Arrêt maladie, modalité du droit de grève : à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, Il arrive parfois que des chefs d’établissement ignorent, de manière involontaire sans doute, les règles et les lois qui régissent tout ça. Alors petit bréviaire à l’usage des collègues qui pourraient rencontrer des difficultés

Commençons par le sujet des arrêts-maladie : pour bénéficier d'un congé de maladie ordinaire ou son renouvellement, l'agent doit adresser dans les 48 heures (sauf empêchement pour hospitalisation, etc...) le volet 2 et 3 du/des arrêt(s) de travail établis par le médecin. Il doit l’envoyer à son supérieur hiérarchique direct ou à son UGD. La nature de l'affection dont souffre l'agent ne figure pas sur les volets envoyés (secret médical). Il figure sur le volet 1 que l'agent conserve.

Le délai de 48 heures suivant l’établissement de l’arrêt vaut  uniquement pour son envoi ou sa transmission (pas pour sa réception donc). Et un certificat médical établi un vendredi peut être transmis via la poste, le cachet faisant foi, le lundi, ou le mardi si le lundi est férié. Il s’agit aussi de prévenir rapidement son service. La réglementation n’en fait pas une obligation mais un principe « de courtoisie ».

 La procédure est un peu différente pour les agents contractuels. Dans les 48 heures l’agent doit adresser le volet 3 de son arrêt de travail à son UGD pour justifier son absence et le volet 2 à son centre de sécurité sociale pour percevoir les indemnités journalières versées par la sécurité sociale. Il conserve le volet 1.

Passons sur le droit de grève maintenant. La grève se fait sur la base d'un préavis déposé par une organisation syndicale. Pour l'agent, le fait de faire grève n'est soumis à aucun délai ni obligation de prévenance (48h ou autre, ça n'existe pas !). Si un agent le fait c’est là encore uniquement par un « principe de courtoisie ».

Ce qui veut dire que là où côté management « ça se passe mal » (ça peut arriver), l'agent peut donc parfaitement se contenter de prévenir lors de son retour à son poste. Ou...pas ! Et  il en a parfaitement le droit puisque c’est en effet  à l’administration de constater si des personnels font grève ! Ainsi un responsable d’établissement très au fait de la chose nous confirme « Il n'y a effectivement aucun délai de déclaration préalable, mais cela va même plus loin. Ce qu'on envoie lors d'une grève, c'est juste un état constaté des grévistes. Pour moi, l'agent n'a même pas à déclarer qu'il est gréviste. On doit juste constater son absence et transmettre l’information à notre administration lorsqu'elle elle en fait la demande ».

Enfin pour conclure l'agent peut faire grève une heure, deux heures, trois heures, une demi-journée ou une journée.

Arrêt maladie, droit de grève : ce que dit vraiment la loi
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14 novembre 2018 3 14 /11 /novembre /2018 17:36
Événement : Gérard Mordillat sera avec nous pour se faire une toile le 23 novembre à Paris

                                       Et en plus l’entrée est libre !

Dans le cadre des mobilisations en lien avec la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, l'UD CGT Paris, avec son Collectif Culture et son Collectif Femmes-mixité, organise une projection-débat autour du film « Mélancolie ouvrière » de Gérard Mordillat.

Comme vous pourrez le découvrir dans le flyer ci-dessous, ce film adapté du livre de Michelle Perrot revient sur l'histoire de Lucie Baud, sur les luttes ouvrières et la places des femmes au travail et dans le mouvement syndical.

En présence du réalisateur, Gérard Mordillat, et d'une historienne du mouvement ouvrier, Fanny Gallot, nous pourrons revenir ensemble sur cette histoire et débattre des enjeux toujours d'actualités : les violences sexistes et sexuelles au travail ; la mise en concurrence des travailleuses ; la place des femmes dans l'action syndicale...

La projection aura lieu le vendredi 23 novembre 18h15, salle Eugène Hénaff. Annexe Varlin, 85 rue Charlot. 75003 Paris. N’hésitez pas à partager l'invitation, la projection-débat est ouverte à toutes. Et vous pouvez venir nombreuses et nombreux car en plus l’entrée est libre…

 

 

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15 mars 2018 4 15 /03 /mars /2018 08:18
La Ville de Paris ne reconnait qu'une seule CGT : la nôtre
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8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 08:03

                                               

                                               Y compris à la mairie de Paris

En 2018, les femmes en France sont toujours payées 26% de moins que les hommes. Comme si elles arrêtaient tous les jours d’être payées à 15h40 sur la base d’une journée standard (9h – 12h30/13h30 – 17h).

Dans ce contexte, un grand mouvement, auquel la CGT s'associe, lance une grande action le 8 mars qui appelle les femmes à cesser le travail dès 15h40, ce qui après tout est normal puisque elles ne sont plus payées.

A la mairie mairie de Paris, et en ce qui nous concerne dans la filière culturelle, la situation n'est guère meilleure. puisque c'est un des secteurs à majorité féminine où évidemment le personnel est le moins bien payé de toute la collectivité parisienne, notamment pour les primes. Alors le 8 mars à 15h40 envoyez tout valdinguer. Pour tout savoir sur cette journée et le mouvement de grève « pour l'égalité », cliquez ici. Pour télécharger matériel, tracts, affiches et vidéos, cliquez là. Signalons aussi la réunion d'information pour toutes celles qui travaillent à la Ville de Paris dès 9h30 à la Bourse du Travail (lire là)

 

 

                   Mairie de Paris : Le 8 mars, les femmes envoient tout valdinguer à 15h40

 

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14 février 2018 3 14 /02 /février /2018 07:15
Copyright : Alexandre Métivier - Le Parisien édition Seine et Marne

Copyright : Alexandre Métivier - Le Parisien édition Seine et Marne

« Les jeunes maigrissent depuis plusieurs mois vu les conditions délétères de la cuisine ! Ils préfèrent manger au fast food du coin » alerte le personnel du centre d’Alembert

L’information avait été révélé il y a trois mois : Anne Hidalgo était en train de laisser à l’abandon un établissement pour mineurs placés par l’Aide Sociale à l’Enfance, le centre d'Alembert. Située dans la petite commune de Montevrain, en Seine-et-Marne, cette institution est néanmoins dépendante du département de Paris. Constaté avec photos à l’appui, l’état de dégradation était tel que cela avait d’ailleurs créé un choc parmi les élus de la majorité municipale. Il est vrai que lorsque l’on regarde les images, il  y avait de quoi être effaré (voir ici).

Quelques semaines après notre publication, les choses se sont même terriblement dégradées... Pendant la période de Noël 2017, la cuisine centrale avait été effectivement fermée faute d’effectif suffisant. Résultat : les éducateurs ont été contraints d’acheter des plats surgelés à la supérette du coin ! Authentique. Le problème c'est que les locaux, laissés à l’abandon, ne possèdent pas de congélateur autre que celui de la cuisine centrale, devenue inaccessible. La nourriture a donc été stockée dans un simple frigo, hors de tout protocole d’hygiène. Et est donc susceptible d’être avariée... Pas grave, comme dit le dicton : « A la guerre comme à la guerre ».

Du côté des éducateurs du centre d’Alembert, les témoignages sont d’ailleurs accablants :      « Les jeunes maigrissent depuis plusieurs mois vu les conditions délétères de la cuisine ! Ils préfèrent manger au fast food du coin ». Heureusement qu’il existe une adjointe en charge de la protection de l’enfance. Il paraît même que c’est une pointure dans son domaine. Face à cette situation, que même les observateurs les plus modérés n’hésitent pas à qualifier de scandaleuse, tout le monde imagine alors que l’équipe dirigée par Anne Hidalgo et son adjointe Dominique Versini (oui, c’est bien elle !) a décidé de prendre des mesures fortes !

Justement, il s'est tenu une réunion de la DASES (Direction de l’Action Sociale, de l’Enfance et la Santé) dédiée à la douloureuse situation du centre d’Alembert. Et l’administration d’annoncer que les travaux n’auront pas lieu ! « A cause du montant trop élevé de l’investissement pour ces travaux de restauration bâtimentaire » avoue la mairie de Paris, qui a décidé de renvoyer le projet pour... 2021 ! Soit après les prochaines élections municipales. L’exécutif n’a donc plus à se soucier de savoir quel montant octroyer pour réhabiliter ce centre pour enfants placés puisque cela est repoussé pour la prochaine mandature ! A croire qu’Anne Hidalgo pense désormais ne pas être réélue...

 

 

                                            Dominique Versini et Anne Hidalgo

                   - Eh oui on ne réduit pas la fracture sociale mais seulement l'électorale !

 

Il y a surtout de quoi être très inquiet pour l’avenir,, car on voit mal la Ville de Paris s’engager dans des dépenses sociales en 2021 alors qu’il faudra toujours financer ce projet dispendieux que sont les Jeux Olympiques prévus l’année suivante. Mais en attendant que va donc devenir ce centre ? Et les enfants qui sont dedans ? Car avec cette dégradation continue des bâtiments, faute de réparations, même d’urgence, il faut bien évoquer les conditions de travail pour les uns, et les conditions de vie pour les autres. Une situation tellement préoccupante que le maire de la commune où est situé le centre d’Alembert a été obligé de monter au créneau dans l’édition Seine et Marne du quotidien Le Parisien : « C’est un beau site, une image de Montévrain, j’appelle la mairie de Paris à s’occuper clairement de son patrimoine » déclare ainsi l’édile en colère. Contacté à son tour par la presse, le cabinet de Dominique Versini, qui voulait garder la chose secrète, a alors été obligé - penaud - de lâcher que « des arbitrages et des discussions sont en cours et vont se poursuivre dans les prochains jours ».

Ainsi, pour parer au plus pressé et atténuer le scandale, la DASES a annoncé que la somme de 500 000 euros sera débloquée en urgence afin de faire des travaux « de sécurité ». Et c’est alors qu’a été levé un lièvre. Et un sacrément gros. Car une partie des dépenses irait dans une autre poche : « Dans cette somme, les honoraires des architectes sont également inclus » révèle dans un communiqué la CGT de l’Aide Sociale à l’Enfance de Paris. Et selon les premiers calculs, ces honoraires se monteraient à plusieurs centaines de milliers d’euros ! « Il ne restera pas grand chose pour consolider les  bâtiments, colmater les fuites d’eau, réparer les toitures » remarquent les spécialistes du secteur.

Face à cette situation ubuesque (ou « hidalgueste »), les agents ont donc décidé de se mettre en grève le mercredi 14 février. « Nous devons exiger des décideurs qu’ils remettent sur la table l’argent nécessaire pour consolider les bâtis, les sécuriser, les rendre viables, et pour fournir aux agents des conditions de travail décentes avec des effectifs en nombre suffisant, et un respect de leur travail » déclarent dans un communiqué les grévistes qui, de plus, iront manifester chez leur directeur, dont les bureaux sont situés du côté du Quai de la Rapée.

 

 

                                                                               Fake news ?

                          

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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 16:19
Mairie de Paris : Les personnels de catégorie C bientôt privés de formations internes ?

                                                 Bienvenue en Absurdie !

 

Cela se passe à Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. Mais cela concerne probablement toute l’administration parisienne. Une histoire assez hallucinante si l’on regarde de près. Une pratique qui en tout cas n’existait pas jusqu’à maintenant.

 

Il y a ce que l’on appelle à la mairie de Paris des « formateurs internes ». Des agents qui se portent volontaires généralement dans un domaine qu’ils maitrisent sur le bout des doigts. Et à la Direction des Affaires Culturelles ces formations internes portent aussi bien sur le logiciel de gestion des bibliothèques (le SIGB), les services numériques ou encore le portail internet. Sans parler des thématiques sur les collections (romans, jeunesse, musique…). Elles étaient jusqu’à présent ouvertes à tous les agents, quel que soit leur grade, en fonction de leurs besoins et des places disponibles. Avec la nouvelle mesure prise par la municipalité parisienne, de nombreux agents, principalement de catégorie C, pourraient par un effet pervers se voir privés de formation. Explication.

 

Avant le formateur interne était rémunéré quels que soient le nombre et la catégorie des agents participant à la formation. Pour la mairie de Paris c’est désormais fini. Le taux horaire ne sera pas le même si vous formez des catégories A, B ou C. Et l’écart est même abyssal. Quasiment du simple au double. Si ce sont des personnels de catégorie A, compter 35 euros de l’heure pour le formateur. Mais si ce sont des collègues de catégorie C, hop le même formateur (et pour la même formation) devra se contenter de 21 euros ! De quoi faire bondir les intéressés !

 

« En clair, nous serons payés en fonction du public formé. Je trouve ceci scandaleux et hautement discriminatoire vis-à-vis des agents formés : cela voudrait dire que les agents de catégorie  C méritent moins d’attention et d’efforts de la part du formateur » affirme ainsi un intervenant. Et une autre de rajouter : « En tant que formatrice, je ne pratique aucune discrimination de ce genre…tous les collègues, toutes catégories confondues, ont droit au même traitement. Je pense que tous les formateurs partagent ce point de vue ». Pas sûr que cela puisse continuer.

 

Car là où cela se complique c’est que ces formations internes sont suivies par des agents quel que soit leur grade…Alors comment calculer ?  Simple pour la Ville de Paris : « Le taux horaire sera en fonction de la catégorie la plus représentée dans chacune des sessions ». Ce qui peut donner lieu à de multiples combinaisons. Imaginons donc que dans une formation où il y a dix participants (en général c’est le cas) dont 4 de catégorie C, 3 de catégorie B et 3 de catégorie A, le taux horaire pour le formateur sera de 21 € de l’heure. Mettez un agent de catégorie A à la place d’un C et hop, le taux sera de 35 € de l’heure ! Et nos formateurs de s’exclamer : « On va donc être obligé de sélectionner notre public pour être mieux payé ? ». Bienvenue en Absurdie.

 

Mairie de Paris : Les personnels de catégorie C bientôt privés de formations internes ?
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3 janvier 2018 3 03 /01 /janvier /2018 13:23
La mairie de Paris contre la santé environnementale malgré la présence des élus écolos !

Soutenus par des milliers de Parisiens, les professionnels de l’hygiène lancent un cri d’alarme pour empêcher la vente du Centre Eastman

 

Comme bonne résolution pour cette nouvelle année, Anne Hidalgo va-t-elle supprimer les services municipaux qui s’occupent d’hygiène et de santé environnementale dans la Capitale ? Bien que l’administration parisienne soit plutôt discrète sur le sujet, ce serait pourtant une des conséquences de son projet de vente du Centre George Eastman, proche de la place d’Italie dans le XIIIe arrondissement de Paris. Un bâtiment surtout connu pour abriter un centre dentaire à destination des petits Parisiens, fruit d'une donation d’un million de dollars à la Ville de Paris dans les années 30 par le mécène George Eastman (lire ici)

 

Oui mais voilà : ce superbe immeuble de plus de cinq mille mètres carrés, du plus beau style Art déco, abrite également les services d’hygiène et de santé environnementale de la Ville de Paris, lesquels interviennent sur des questions éminemment d’actualité : perturbateur endocrinien, pollution de l’air, allergènes, particules fines, etc. Très concrètement, ces laborantins d’excellence sont, entre autres, en charge d’analyser la pollution de l'air dans les crèches ou les écoles, ou encore la qualité de l'eau des piscines municipales (voir ici). Un service qui  s'occupe également, par ailleurs, de dératisation et de désinfection. Des sujets mineurs sans doute pour la Mairie de Paris, malgré la présence d'élus écologistes...

 

Or, ce service essentiel pour la santé des Parisiens pourrait disparaître corps et âme si cette opération immobilière allait à son terme. Car l’Hôtel de Ville n’a pas prévu de nouveau lieu d’accueil... Délire de syndicaliste ? Pas sûr si l’on en croit les dernières décisions de l’équipe dirigée par Anne Hidalgo qui consistent à en privatiser des pans entiers, entraînant la suppressions de nombreuses missions, notamment celle de désinfection, qui était auparavant offerte à tous les Parisien(ne)s. Et cette dégradation de la salubrité publique ne touche pas uniquement les particuliers car les bâtiments municipaux sont également concernés comme l’illustre la bibliothèque Saint Eloi (XIIe) envahie par les cafards et farcie de moisissures pendant plusieurs mois après de multiples inondations (lire ici) !

 

D’où ce cri d’alarme poussé par les professionnels de l’hygiène et de la santé environnementale lesquels en appellent aux élus de tout bord pour empêcher la vente du centre Eastman. Ils sont déjà soutenus dans leur combat par plusieurs milliers de Parisiens soucieux non seulement des dents de leurs enfants mais également de leur santé à eux, habitants de la Capitale. Pour les rejoindre dans leur action, signez là.

 

     Paris : Les professionnels de la santé environnementale inquiets des projets de la Mairie

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27 décembre 2017 3 27 /12 /décembre /2017 11:11
Anne Hidalgo s’en prend elle aussi aux « sans dents »

   Et pour se faire de l’artiche, elle s’attaque aux ratiches des petits Parisiens

Pour pouvoir financer  les Jeux Olympiques, Anne Hidalgo est prête à tout. Même à brader un patrimoine qui ne lui appartient pas. Dernier épisode en date : le lancement d’un appel à projet pour se débarrasser du bâtiment George Eastman et le céder à des intérêts privés.

Or, ce superbe immeuble est d’abord le fruit d'une donation d’un million de dollars à la Ville de Paris dans les années 30 par le mécène George Eastman (par ailleurs inventeur de la pellicule photographique et fondateur de la marque Kodak) pour que soient prodigués des soins dentaires aux enfants de la Capitale. Et on peut dire que les volontés du philanthrope milliardaire américain avaient été jusque-là respectées par les différents maires de Paris. Œuvre plus qu’utile d’ailleurs, et menée par cette institution municipale, qui s'est occupée des dents de millions de petits Parisiens, depuis près de quatre-vingt ans.

Oui mais voilà, ce superbe complexe de plus de cinq mille mètres carrés, du plus beau style Art déco, situé dans le XIIIe arrondissement à proximité de la Place d’Italie, attire les convoitises. Et puis laisser un endroit de pure utilité sociale est désormais considéré comme une anomalie par la Mairie de Paris. Surtout lorsqu'elle est à l'affût du moindre sou pour épater la galerie en mondovision en 2024. Une nouvelle occasion pour Anne Hidalgo de se faire de l’artiche. Quitte à s’en prendre sans vergogne aux ratiches des petits Parisiens.

A la Mairie - qui ne recule plus devant rien depuis plusieurs années - vendre son patrimoine on appelle ça un « projet innovant ». Inutile de dire que cette pratique provoque un tollé non seulement chez les professionnels en soins bucco-dentaires mais aussi chez les Parisiens eux-mêmes, quand on voit les réactions postées sur le site officiel de l’appel au projet (lire ici). Et bim !!! Dans les gencives de la Mairie. Et sans anesthésie...

« Le maintien de ce site dédié à la santé des petits Parisiens est encore possible » affirme d’ailleurs un observateur bien informé. Il est vrai que le centre George Eastman n’est pas encore vendu. De leur côté, les opposants à cette vente commencent à s’organiser. « Nous refusons et ne laisserons pas faire ce projet, dans l’intérêt général des usagers et de la défense du service public pour la santé des Parisien(ne)s, mais aussi pour la défense du patrimoine » affirment des professionnels de santé, des associatifs, des syndicats et bien sûr des Parisiens, dans une pétition qui vient de recueillir déjà plus d’un millier de signatures (voir ici).

Alors Anne Hidalgo va-t-elle abandonner son funeste projet ? Ou bien s’obstinera-t-elle au risque de créer une nouvelle polémique autour des « sans dents » ?

 

 

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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 13:25
 JO 2024 : la mairie de Paris veut dès maintenant tailler un short à ses agents

Désormais même les observateurs les plus modérés n’hésitent pas à parler de crise sociale à la Ville de Paris. Les syndicats appellent à la grève le 11 décembre

L’équipe dirigée par Anne Hidalgo n’aime pas ses personnels qui sont pourtant quotidiennement au service des parisiens. Pas assez glamour sans doute. Eux n’auront jamais droit à un voyage à Lima (Pérou), tous frais payés, dans des suites cinq étoiles avec caviar et champagne. Ça c’est réservé aux amis ! Un petit cadeau à un million et demi d’euros tout de même pour la délégation parisienne pour les Jeux Olympique de 2024. Une somme faramineuse qui s’explique sûrement par les 320 personnes invitées alors que seules 60 personnes étaient accréditées, soit une note de 4687 euros par happy few. Il faudra désormais bannir du langage courant  l’expression : « c’est pas le Pérou ! ».

Pour récupérer cette somme, la mairie de Paris, étiquetée socialiste, a alors décidé de s’attaquer aux œuvres sociales de ses agents, via son association, l’AGOPAP en réduisant son budget de  près d’un tiers, soit 1,3 millions d’euros (la même somme que pour la petite sauterie à Lima). Résultat la majorité des enfants des personnels ne pourra plus s’inscrire aux colonies de vacances car comme le confirme subtilement le site de l’AGOSPAP « les inscriptions Vacances hiver/printemps sont ouvertes dans la limite de la subvention disponible ». C'est-à-dire à presque rien. Du jamais vu dans la Capitale. Il est vrai que la mairie compte dépenser l’argent sans compter pour « ses » futurs Jeux Olympiques : 145 millions d’euros minimum. Il paraitrait qu’Anne Hidalgo serait une des figures pour reconstruire la Gauche. C’est pas gagné, même en se dopant comme une médaillée d’or.

Plus inquiétant pour la morale publique, pour amadouer les médias et les élus, la Ville de Paris n’hésite pas non plus à mentir sans vergogne. Ainsi pour le prochain budget qui va être présenté au Conseil de Paris de décembre l’exécutif prétend que le dit budget prévoit une hausse des effectifs. En réalité, la Ville récupère simplement les agents et le budget de la préfecture de Police. Pour le reste on assiste plutôt à des réductions de postes malgré l’ouverture de nouveaux équipements. La haute administration appelle ça des « redéploiements » ce qui signifie concrètement une dégradation du service public accompagnée d’une charge de travail supérieure ici ou là. A noter également que celle qui veut reconstruire le progressisme ne prévoit rien non plus dans son fameux budget pour garder nos collègues en contrat aidés.

Désormais même les observateurs les plus modérés n’hésitent pas à parler de crise sociale à la Ville de Paris et c’est pourquoi trois syndicats (CGT, FO et SUPAP en en attendant d’autres)  appellent à la grève le lundi 11 décembre ainsi qu'à une manifestation, dès 8h30,  devant l’Hôtel de Ville où se tiendra le Conseil de Paris.

 

     Paris : la Gauche progressiste (et reconstruite) sera à côté des syndicats le 11 décembre

                              - Gaffe Martine, je crois qu'il y a une intruse parmi nous

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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 16:52

 

« C'est contraints et forcés que celles et ceux d'entre nous qui n'auront pas réussi à retrouver du travail ailleurs, devront rejoindre les rangs d'une entreprise de numérisation privée » dénoncent ainsi les personnels

La Mairie de Paris va-t-elle fermer La Parisienne de Photographie, agence qui gère un fonds historique exceptionnel, constitué notamment des archives Roger-Viollet ? Créée en 1938, sa collection de six millions de photographies avait été léguée à la ville de Paris en 2005. Riche d’images évoquant la Commune, le Front populaire, les Expositions universelles ou le Paris historique, cette structure pourrait être bientôt « sacrifiée sur l’autel de la rentabilité », comme le craignent les personnels.

Il semble en effet que ces craintes soient réellement fondées car la mairie de Paris aurait décidé d'externaliser les services de la numérisation de la Parisienne de Photographie, ce qui signifie pour les salariés un licenciement sec. « Notre direction prétend devant les élus de la Ville que " tous les salariés de l'équipe de numérisation sont satisfaits de suivre une aventure dans le privé ". Il n'en est rien et c'est bien contraints et forcés que celles et ceux d'entre nous qui n'auront pas réussi à retrouver du travail ailleurs, devront rejoindre les rangs d'une entreprise de numérisation privée » dénoncent ainsi les agents.

Pour protester contre ce plan social, encouragé par le cabinet de Bruno Julliard, le premier adjoint d'Anne Hidalgo en charge le Culture, les salariés de La Parisienne de Photographie manifesteront devant l'Hôtel de Ville le lundi 20 novembre, jour du Conseil de Paris, à partir de midi.

Les salariés de La Parisienne de Photographie bientôt licenciés suite à son abandon par Bruno Julliard
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